Et donc enrichissant.
En plus, j’approuve le ton général (rare !), bien qu’à mon avis un peu alarmiste (vain ?).
C’est vrai qu’on a l’impression d’un malaise, quand, après avoir chanté son élection, on découvre petit à petit les collaborateurs préssentis par Obama. Il a l’air de puiser d’ un vivier croupi des poissons trop connus pour être honnêtes, ou trop connus seulement pour garder intact l’espérance. Il y a comme une impression de déjà vu : ça pourrait presque rappeler le renouveau d’un PS, virant des éléphants pour élire un éléphante...
C’est vrai aussi qu’on a l’impression que la plus forte armée du monde n’a l’air de ne pouvoir que s’enliser dans des conflits côuteux, meurtriers et interminables. Je dis "interminables" pour parler poliment de ces guerres diverses dont on a peu à peu compris qu’elles sont, sinon perdues d’avance, du moins ingagnables à vue de 1ère génération.
Il Faut dire que dire qu’il fallait être gonflé ou particulièrement illuminé (je penche pour le second) pour déclarer la guerre au "Terrorisme"... Soyons clair : d’une part il n’y aura pas de dommages de guerre à la fin (et la guerre ça coûte cher), et d’aute part, à moins d’encercler les Proche et Moyen Orients de barbelés et de baptiser le tout "al Gant’Anamah 2".
Spécialement quand on le qualifie d’emblée de "Terrorisme International" : ça vous universalise sacrément l’affaire et ça vous complique généreusement les dépat et:ou la rupture diplomatique avec cette nouvelle souveraineté sans drapeau. D’autant plus qu’on l’a légitimisée et purement et simplement reconnue officiellement au niveau international en lui "déclarant la guerre" ; j’y connais rien, mais je devine qu’il va falloir réviser la convention de Genève quelque part.... Dans le genre "La France déclare la guerre à la Courneuve" ! Tous derrière Nicolas ! Ne vous insquiétez pas, y’aura des Karcher pour tous le monde !...
C’est vrai enfin, et c’est malheureusement presque devenu un lieu commun de l’entendre ces derniers temps, que le recours à la guerre est un bon moyen sinon de sortir de la crise, au moins de "recentrer "une opportune relance de l’activité nationale... Et aussi un excellent moyen -mais c’est peut-être de la médisance ?- de raviver un certain sentiment national salutaire, et ce à divers degré : "paix" sociale, survie politique, etc.). Mais encore faut-il la gagner, cette guerre... Or, comme je disais plus haut...
Ceci-dit, s’il devait se confirmer qu’une guerre devait éclater en corollaire direct de cette crise économique que nous nous apprêtons à traverser, ce n’est pas d’une guerre lointaine (quoiqu’avec les attentats, la guerre est aujourd’hui partout) à laquelle je penserais d’abord...http://www.agoravox.fr/smileys/surp....
Car celle qui me semble la plus probable (mais je sais, encore une fois, j’y connais rien, je ne suis qu’une merde puante) est la guerre que déclareront un ou plusieur pays-membres de l’UE lorsqu’ un ou plusieurs d’entre entre eux, cédant sous le renouveau nationaliste dont je parlais plus haut, quitteront le système euro ou mieux, lanceront l’arnaque à la planche à billets... genre faux-monnayeur qui frappe de la vraie monnaie... Ce risque me semble réel vu le délabrement de l’institution Europe. Les couacs récents au conseil et surtout l’impuissance de la machine admistrativo-judiciaire à réagir... L’évidence nous pête à la figure ! Nous n’avons "malheureusement" pas eu assez de temps pour élire un ministre de l’intérieur...
"Mais, ça ne s’élit pas un Ministre, me direz-vous !
Je suis ravi de vous l’entendre dire !" Vous répondrai-je.
Petit apparté ciblé :
C’est donc bien du Président de l’Union Européenne qu’il fallait se préoccuper ces dernières années, et de la formation de son gouvernement, son ministre de la défense, son ministre de l’économie, son ministre des affaires étrangères (des affaires chinoises ?) bande de fallabraques ! au lieu de ça que foutiez-vous, jeunes inconscients ? Vous votiez NON à la constitution ! Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, maintenant ? Bon, je me calme : On a pas de président, remarquez, mais on a une présidence. Une tournante. La réforme express en 6 mois ni-vu ni-connu ; et on y croit (Ils s’y croient) ; remarquez qu’avec notre gesticulo-jogger à ray-ban, on occupe pas mal la scène, ç’est pas comme gagner une guerre mais ça flatte un peu quand-même, non ? La preuve : y’arrête pas d’y être, à la télé !
DONC, les paris sont ouverts : qui, de Berlusconi, Juncker ou Albert II commencera ? Qui réalisera tout d’un coup l’évidence : l’assise politique contre l’obédience à la politique monétaire commune. Remarquez, y’ a l’autre solution aussi, dans le genre parano : Allez hop ! on repasse au Franc. A moins qu’on ne quitte l’Union, carrément ; Lumineuse et évidente simplicité... Quelque soit la donne, je ne donne pas cher de la peau du premier qui sortira du rang... Mais grouillons-nous, on va se faire griller par l’Inde...
Excusez la légèreté sur de tels sujets : c’est nerveux.