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Accueil du site > Actualités > Médias > 2030 : le big bang démographique

2030 : le big bang démographique

1,5 milliard d’habitants sur la Terre en 1900, 6,5 milliards aujourd’hui, sans doute 8 milliards en 2030... Jamais la population mondiale n’aura augmenté aussi vite et dans de telles proportions. Mais quels changements économiques, politiques, écologiques, ce « big bang » démographique implique-t-il ? Comment nos sociétés ainsi que les rapports de force internationaux vont-ils s’en trouver bouleversés ? La planète sera-t-elle capable de « nous » supporter en si grand nombre ? Futuribles international et Mano-a-mano ont produit avec Arte France une émission de deux heures dans l’espace et dans le temps, dans la réalité de 2007 et dans la prospective à l’horizon 2030. Une exploration de l’évolution démographique de l’espèce humaine, de ses conséquences sociales, culturelles, économiques, politiques, géopolitiques et environnementales. Diffusion le 27 mars à 20h40 sur Arte

Deux tendances lourdes se dessinent déjà pour les vingt-cinq années à venir : le vieillissement démographique des pays industrialisés et l’émergence du bloc asiatique.

Alors que l’Allemagne, en état d’urgence, risque de perdre 4 à 7 millions d’habitants en un quart de siècle sur les 82 qu’elle compte aujourd’hui, les pyramides des âges du vieux continent tendent à s’inverser inexorablement. Si elle se poursuit, cette évolution menace tout à la fois les systèmes de santé et de retraites et l’équilibre économique et social des nations concernées. En France, où le taux de natalité est, avec l’Irlande, le plus fort d’Europe, si le système de protection sociale reste le même, le nombre d’inactifs dépassera celui des actifs en 2050. Qui va payer ? Quelles priorités défendre dans ce contexte ? Des questions taboues qui risquent pourtant d’attiser conflits entre générations et tensions sociales.

Ainsi, à l’heure où l’Europe débat sans fin sur les questions identitaires, elle sera vraisemblablement amenée à se tourner vers les pays du Sud pour rajeunir sa population. D’autant qu’avec un âge moyen de 19 ans par habitant, l’Afrique connait une véritable explosion démographique et dépassera la Chine et l’Inde à partir de 2030. Plus que jamais, cette main-d’oeuvre jeune est pressée d’investir de nouveaux territoires, quitte à prendre tous les risques, pour pénétrer le marché du travail. D’où là nécessité de trouver des solutions dans le dialogue Nord/Sud.

Une Europe en panne de natalité qui vieillit dangereusement, une Afrique jeune, en pleine croissance démographique, et un pôle « Chindia » qui s’imposera demain comme le nouveau centre économique international : en dépit d’un certain aveuglement politique, la population mondiale est en pleine révolution. Un séisme à venir qui s’apprête à redessiner les contours de la carte du monde et à transformer nos vies.

Le big bang démographique

C’est pourquoi déjà, à contre-courant des discours ambiants, s’esquisse peu à peu un droit de migrer. Libre circulation des capitaux aujourd’hui et des personnes demain ? Car, outre les migrations traditionnelles, il faut aussi prévoir celles liées au réchauffement climatique, aux catastrophes naturelles et aux pénuries d’eau. Une opportunité, disent certains, pour repeupler les régions du monde en voie de désertification. De fait, souvent présentée comme une menace, l’immigration pourrait bien, dans un futur proche, faire l’objet d’une véritable concurrence entre nations. Avant de générer de nouvelles identités dont les Etats-Unis, laboratoire de cohabitation de civilisations, préfigurent le métissage à travers l’Amexica ou l’inexorable rapprochement de l’Amérique du nord et celle du sud.

" Chindia" : Chine et Inde, "coeur" du monde de demain ?

Mais sur cette planète en mouvement, les flux migratoires viennent aussi d’Asie, un continent contrasté et dominé par deux géants. Avec un taux de croissance constant de 8 à 10% par an, la Chine et l’Inde sont en passe de retrouver la suprématie économique mondiale qu’elles avaient perdue avec la révolution industrielle. Shanghai, désignée capitale du XXIe siècle, avance à marche forcée vers le futur, en tentant de résoudre, à grands renforts de publicité, toutes les contradictions auxquelles elle est confrontée. Déséquilibres environnementaux, énergétiques, sociaux : la Chine, entravée par son héritage totalitaire, parviendra-t-elle à relever les défis qui l’attendent ?

D’autant que, en conséquence du contrôle des naissances, la Chine vieillit rapidement, l’Inde en revanche, devrait devenir, à l’aube de 2050, le pays le plus peuplé (1,6 milliard d’habitants soit 1/6e de la population mondiale). Un sous-continent dynamique et résolument tourné vers l’avenir. Fort de son poids économique croissant, le pôle Chindia, en phase avec la mondialisation, a déjà compris la nécessité d’investir en Afrique, alors que l’Europe, elle, se refuse obstinément à anticiper.

Comment la planète supportera-t-elle cette pression démographique ? Seule une gestion concertée des ressources naturelles et surtout de l’eau permettra d’y faire face. Une impérative prise de conscience écologique qui tarde à se manifester, malgré les mises en garde répétées des scientifiques.

En effet, comme le rappelle Hugues de Jouvenel, à la question : "La Terre peut-elle supporter 8, 10, 12 peut-être 15 milliards d’habitants ?" la réponse est oui, mais cela dépend de comment nous vivons.

La généralisation au monde entier du mode de vie américain ou européen parait inimaginable dans les conditions actuelles. Comme le souligne Lester Brown, ce big bang démographique nous montre que le modèle occidental "du pétrole, de l’automobile et du jetable" ne peut être viable pour la planète.

Le défi est donc de trouver les solutions pour que ce big bang démographique ne soit pas une catastrophe.

----

Pour développer ces sujets, ARTE France, Mano a Mano et Futuribles International se sont associés pour produire une émission intitulée « 2030 : le big bang démographique » qui sera diffusée sur Arte le 27 mars 2007 à 20h40.

Pendant deux heures, Annie-Claude El Kaïm nous conduira dans un tour du monde, convoquant tour à tour et d’un continent à l’autre les signes, les futurs possibles et les futurs souhaités, par des interviews d’experts, des reportages sur des « signes avant-coureurs qui sont autant de faits porteurs d’avenir, et esquissant des scénarios illustrés par le dessinateur Kisler.

Mettre en image le futur n’est pas chose aisée, et le choix de ce va-et-vient entre "dires" d’experts, reportages autour de la planète (en Allemagne, en France, au Sénégal, en Californie, à Shangaï et à Bangalore) et courtes fictions dessinées de prospective 2030 est une solution originale à ce problème.

« Les citoyens doivent connaître ces informations »
Christian Le Peutrec (Mano-a-mano) auteur et producteur précise la démarche suivie par Futuribles et Mano-a-Mano :

- En quoi la prospective peut-elle être utile au grand public ?

La prospective reste peu ou pas exploitée par la télévision. Ni réalité, ni fiction, c’est un territoire intermédiaire qui se situe entre le raisonnement et l’imaginaire et donc difficile à aborder en image. Cependant, nous avons tous besoin de ces informations pour orienter nos vies, nos choix politiques, économiques etc...C’est pourquoi nous avons voulu rapprocher les chercheurs des attentes du grand public. D’autant que je me suis rendu compte, en préparant l’émission, que les scientifiques étaient réellement en attente d’une courroie de transmission pour pouvoir diffuser plus largement ces informations.

- Pourquoi avoir choisi la démographie ?

Parce qu’elle livre des éclairages surprenants et inattendus. A l’horizon 2030, les mutations démographiques ont des incidences géopolitiques, économiques, sociales et culturelles considérables. En France, les enfants du baby boom arrivent à l’âge de la retraite.Combien cela va coûter ? En Allemagne, la langue, la culture dominante au XIXe siècle, sont menacées. Le pays vieillit très vite, comme l’Italie et l’Espagne. L’arrivée de nouveaux États au sein de l’Union ne comblera même pas ces déficits. Quant aux migrations, qu’on nous renvoie en permanence, elles ont toujours existé. Même si la population mondiale augmente, le taux de migrants varie finalement peu et on en a toujours besoin. Autant de réalités en rupture avec les discours qu’on entend. Par stratégie électoraliste, les politiques proposent souvent des visions à court terme.

- Comment avez-vous procédé pour illustrer ces mutations ?

A partir d’un plateau virtuel, notre histoire démarre de l’Ouest vers l’Est pour croiser l’émergence des pays asiatiques. Pour les reportages, nous sommes délibérément partis à la recherche de pionniers des phénomènes en cours comme cette famille indienne, contemporaine de la mondialisation, formée dans des universités anglo-saxonnes, et qui revendique profondément cependant son identité indienne. Enfin pour rendre attractifs les scénarios de futurs possibles, dont les germes existent déjà dans notre société, nous avons fait appel à Jean-Marc Kisler, un dessinateur de bande dessinée qui a produit un travail remarquable.


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33 réactions à cet article    


  • Avatar (---.---.19.202) 27 mars 2007 10:39

    « Plus on est de fous, moins il y a de riz... »

     smiley


    • tovara (---.---.149.182) 27 mars 2007 12:35

      « La terre peut supporter 5, 8 , 15 milliards d’habitants » : peut-être. Mais 30 milliards, c’est exclu (celà voudrait dire 300 millions d’habitants en France, p exemple , la population des USA aujourd’hui), à moins d’accepter des conditions de vie atroces, infra-humaines (avec disparition compléte de la nature p exemple). La bombe démographique est la plus grave menace à laquelle nous ayons à faire face aujourd’hui, hélas bien peu en ont encore conscience !


      • troll (---.---.82.129) 27 mars 2007 13:15

        grace a monsanto et ses aliments transgeniques produits directement en usine, gageons que la terre peut supporter plus d’une centaine de milliards d’habitants...

        mais quel est l’interet de vivre une terre surpeuplee ou il n’y a plus de place a la decouverte, au reve, a la solitude, a la nature ?

        de toute facon si l’homme ne reduit pas sa demographie galopante, la Terre saura bien nous remettre a notre place... smiley


      • tovara (---.---.149.182) 27 mars 2007 13:34

        « de toutes façons si l’homme ne réduit pas sa démographie galopante, la Terre se chargera de nous remettre à notre place » écris -tu : illusion, illusion courante, mais illusion. Nous avons déjà créé une « noosphère » comme disait Teilhard de Chardin,un monde complétement artificiel -dont le monde virtuel d’Internet, par exemple- nous en sommes arrivés à être capables de nous cloner, à survivre dans des « bulles » improbables (stations spatiales, bases antarticques, bientôt bases sous marines ou interplanétaires ?) Nous avons créé un monde de plastique de silicone ,de robots, de nucléaire, non biodégradable, qui peut survivre des millions d’années, des mégapoles de béton et de verre, etc. Ce n’est pas le malheureux rechauffement climatique qui viendra à bout de celà ! L’homme est capable de survivre dans un univers totalement artificiel : c’est triste à dire, mais je pense que nous survivrons (mal, mais c’est une autre question) même à la disparition de la nature, en nous nourrissant d’alicaments OGM.....


      • Geoffrey Geoffrey 27 mars 2007 19:50

        Bonsoir, 30 milliards d’habitants est un chiffre que nous n’atteindrons pas selon toute vraisemblance sauf modification extrême des comportements et une révolution scientifique majeure (concernant la longévité par exemple). Cela ne veut pas dire que cela soit impossible, c’est juste un peu au-delà de la prospective « classique » !


      • Gilles Gilles 1er avril 2007 14:51

        @ tovara

        Bien sûr que nous survivrons même dans un monde dévasté grâce à la technologie et à l’instinct de survie, reste à savoir combien et dans quelle conditions !

        Les hommes sont comme les rats. Voici, une expérience bien connue. Prenez 2 rats de sexe différents dans un espace fermé avec des ressources pour 100 individus. Ils vont se reproduire, croître puis arriver au delà des 100 rats, ils commenceront à se disputer les ressources tout en continuant leur croissance exponentielle. Au bout d’un moment, disons à 250 individus, la férocité des combats et la maigreur des ressources fera que la population va s’effondrer d’un coup à quelques rats....les plus forts. Et le cycle recommencera, sans fin !

        Que fait l’humanité, si ce n’est la même chose ? Exploitation des ressources jusqu’à leur quasi instinction avant que quelqu’un ne commence à hurler dans le désert, combats incarnés par une concurrence exhacerbée entre les puissants (les autres quedalle..) et guerres pour la maitrise égoïste des ressources (terre arables, pétrole, métaux, eau...)

        Finiront nous comme les rats ? C’est à dire à quelques millions...pour un nouveau départ


      • TOVARA (---.---.86.163) 5 avril 2007 20:52

        @ Gilles : c’est exactement çà, je pense que c’est ce qui arrivera (dans 100 ans ? 500 ans ? plus ?)


      • Jojo (---.---.246.51) 27 mars 2007 14:25

        L’ile de paques est un bon exemple de ce qui nous attend.

        Après analyse détaillée, les chercheurs (qui trouvent de temps en temps) sont tombés d’accord sur les conséquences de l’excès démographique. Le canibalisme : la fin des denrées alimentaires (plus d’arbres, plus de fruits....plus de légumes)

        Il est toujours étonnant que l’homme ne sache pas apprendre de son passé qui est une très bonne base pour appréhender son futur.

        Jojo


        • Jojo (---.---.246.51) 27 mars 2007 14:27

          Une bonne grippe aviaire la dessus et on remet les compteurs à zéro pour une bonne période..... C’est affreux et malheureux mais c’est par là qu’il va falloir passer.

          Jojo


        • aquad69 (---.---.33.228) 27 mars 2007 14:58

          Bonjour Jojo,

          L’île de Pâques est un cas intéressant : car, même si très pauvrement, ils ont survécu, contrairement à d’autres qui se sont éteint.

          Je cherche un ethnologue qui aurait étudié l’île de Pâques.

          Car je crois qu’il s’est vraiment passé quelque chose d’intéressant là-bas, entre leur premier et deuxième contact avec nous, un basculement de leur société, et un changement complet de valeurs, ce qui leur a précisément permis de survivre.

          Celà pourrait bien nous concerner...

          Cordialement Thierry


        • tovara (---.---.149.182) 27 mars 2007 15:07

          « une bonne grippe aviaire là dessus et çà remettra les compteurs à zéro » : mais c’est un propos de de « café du commerce » ! la grippe aviaire a tué en tout et pour tout quelques centaines de personnes sur 6, 5 milliards, çà n’a AUCUNE incidence ! même le paludisme, même le SIDA, même les guerres ! et je trouve assez choquant et cynique qu’on souhaite la propagation d’épidemies pour résoudre le problème démographique ! commence par te sacrifier toi-même ! FDans cette ordre d’idées, une bonne guerre nucléaire réglerait plus sûrement le problème (et rendrait la Terre invivable), est ce que tu souhaites. Moi je préfère parier (même si c’est encore utopique) sur l’éducation et la prise de conscience, peut-être aussi des mesures coercitives quand tout le reste a échoué ...


        • Geoffrey Geoffrey 27 mars 2007 19:52

          Sur l’île de Paques, je vous conseille l’excellent ouvrage de Jared Diamond « Effondrement » (Collapse en VO) qui évoque le destin de cette culture. Hubert Reeves le cite d’ailleurs à la fin de notre émission.


        • Geoffrey Geoffrey 27 mars 2007 19:55

          Il est vrai que pour parler en faux cynique, ce genre d’« événements » n’est pas à l’échelle des évolutions démographiques. Ainsi, même dasn un pays comme la France, un cynique ne pourrait pas dire « une bonne canicule comme celle de 2003 et on règle le problème des retraites ». Les deux mouvements ne sont, heureusement pas à la même échelle. La prégnance terrifiante du VIH en Afrique est une bombe pour ce continent, mais surtout pour son développement et le bien-être de ses habitants. PAs pour son « boom » démographique.


        • (---.---.235.33) 27 mars 2007 15:42

          Voici un résumé (en copié-collé)du film « Soleil vert » : New York au moins d’Août 2022. La population de la mégalopole compte 40 millions d’habitants et souffre de surpopulation et de pollution.

          Le détective Thorn enquête sur la mort de William Simonson, un avocat et politicien tué avec un pied de biche, dirigeant de la compagnie « Soylent Green ». Cette multinationale fournit la nourriture à une population aisée, seule à pouvoir acheter de quoi subsister. Ainsi, les riches se nourissent de tablettes à base de plancton et appelées « Soleil jaune », « Soleil rouge » et « Soleil vert ».

          Thorn est un policier privilégié qui travaille pour le 14ème commissariat. Il partage un minuscule appartement délabré avec Sol Roth, un vieillard ex-bibliothécaire. A mesure que Thorn avance dans son enquête, il se rend compte que le meurtre de l’avocat implique directement le Gouverneur. Sous les pressions de ce dernier, Hatcher, le chef de Thorn, lui enlève l’enquête des mains et déçide de classer le meurtre en crime crapuleux.

          Peu après, alors que les rationnements de Soleil vert sont de moins en moins bien acceptés par la population, Thorn échappe de justesse à un assassinat au cours d’une émeute où la foule est maîtrisée par la police à l’aide de camions-benne. Intimement persuadé que l’enquête est loin d’être terminée, Thorn déçide de chercher la vérité aidé par son ami le vieux érudit Sol Roth.

          Malheureusement trop vieux, fatigué de la vie et impotent, le vieillard sera conduit dans le « foyer », un centre d’euthanasie où l’on aide les gens à mourir dans la dignité en leur faisant visionner des images d’animaux, de forêts et de paysages idylliques. Thorn tente une dernière fois de l’en dissuader mais sans réussite... Le corps du vieillard disparaît dans un corridor.

          Soupçonneux, Thorn décide de suivre discrètement le chemin pris par le corps du vieillard. Il va alors découvrir l’atroce vérité, la Soylent Company se cache derrière le foyer, il y a bien longtemps qu’il n’y a plus de plancton dans les mers et le Soleil vert est fabriqué à partir de cadavres humains...


          • Internaute (---.---.151.53) 27 mars 2007 20:18

            Que signifie « rajeunir notre population en faisant appel aux pays du Sud ». Vous êtres d’un cynisme sans borne. Cela veut seulement dire d’abandonner notre pays aux autres. J’aimerais bien savoir en vertu de quelle loi naturelle ou surnaturelle nous devrions tout laisser tomber sans nous battre.

            Je vous ferez d’abord remarquer, ce qui me vaudra sans doute la censure de ce message, que le bien-être et la civilisation ne sont pas une question de géographie mais de peuple. Lorsque vous aurez remplacé les peuples européens par des africains n’allez pas vous imaginez que vous aurez sauvé l’Europe. Nous aurons alors l’Afrique en Europe avec le même niveau alimentaire, culturel, de couverture sociale, d’agriculture et d’industrie. Je ne vois pas pourquoi des gens qui n’ont jamais rien développé chez eux feraient brusquement tout marcher comme il faut chez nous. Expliquez-moi svp.

            Vous partez du dogme que la baisse de population doit être compensée. Cela est faux. Ce n’est pas une nécessité, bien au contraire. La France était la première puissance mondiale lorsqu’elle n’avait que 15 millions d’habitants. Moins de personnes signifie une place pour nos enfants. Cela signifie des logements plus grands et moins chers, des routes moins encombrées. Cela signifie plus de place disponibles au travail. C’est une amélioration de la qualité de vie qui nous attend. Il faudra bien-entendu aménager l’activité, reculer la retraite à 75 ans si nécessaire et mettre celle des fonctionnaires à 90 ans pour compenser l’injustice des avantages qu’ils ont actuellement sur les autres citoyens. terme, nos enfants ayant denouveau un avenir devant eux repeupleront notre pays. Ne les privons pas de ce droit inaliénable et opposable en faisant venir des populations exogènes. Ne comptez pas sur les peuples du Sud pour payer votre retraite. C’est un leurre. Il ne la paieront jamais car le système aura été détruit par cette immigration.

            Votre point de vue qui consiste à détruire tout l’avenir que pourraient avoir les générations futures pour la simple satisfaction des besoins domestiques de notre génération est d’un égoïsme alarmant. A ce prix là je préfère voir baisser ma retraite.


            • Nicolas (---.---.160.194) 27 mars 2007 23:11

              Votre discours ne tient pas... Vos arguments archaïques et votre vision étriquée de l’ordre des choses est déconcertante.

              Tout d’abord, le monde a bien changé depuis que la France était la 1ere puissance du monde, car aujourd’hui ce monde tend inexorablement vers l’uniformisation, mondialisation aidant. Les frontières que nos ancêtre ont établi risquent peu à peu de s’effondrer, car établies dans l’unique but de protéger ses propres intérêts, ce qui aujourd’hui n’a plus aucun sens. Nous sommes tous des immigrés, donc cette notion « d’étranger » est absurde, surtout quant elle est entourée de clichés réducteurs et idiots comme « abandonner notre pays aux autres », « remplacé les peuples européens par des africains », ou encore « Je ne vois pas pourquoi des gens qui n’ont jamais rien développé chez eux feraient brusquement tout marcher comme il faut chez nous ».

              Il n’a jamais été question de remplacer qui que ce soit, mais de « mélange », processus naturel et ancestral. Et si vous aviez un minimum de culture et d’intelligence, vous auriez conscience que le retard économique de l’afrique est du en grande partie aux occidentaux, qui prennent ce continent pour un gigantesque supermarché gratuit en le pillant.

              Vous parlez de la France lorsqu’elle était la 1ere puissance mondiale, du haut de ses 15 millions d’habitants. Sauf qu’aujourd’hui, la puissance est avant tout économique, et plus un pays possède de main d’oeuvre, plus il produit, plus il est riche.

              Peut-être que dans un siècle les frontières n’existeront plus, que toutes les regions du monde travailleront ensemble sous l’égide d’un gouvernement mondial, et les gens circuleront librement. Le monde change, il va falloir s’y faire.


            • tovara (---.---.149.182) 28 mars 2007 10:05

              Frontières ou pas frontières,immigration ou pas, ce n’est pas tout à fait le débat ici : la question est : pourrons nous encore avoir une vie digne de ce nom dans un mode de 15, 20, 30, 40...milliards d’habitants. Personnellement, je pense que non. Il faut donc espérer que la transition démographique aura bientôt lieu en Afrique et dans tous les pays à forte natalité qu’ils soient en Europe ou ailleurs, ce n’est pas une question de race, certains pays d’Asie (Japon, Chine, voire Thaïlande) ont réussi à enrayer leur natalité. En revanche, le système de retraite par répartition est pervers, car il fait dépendre le versement des retraites de la génération X de la masse salariale de la génératon X+1 ; celà fait un appel d’air pour de plus en plus de main d’oeuvre (immigrée ou autochtone) ; donc un système de retraite par capitalisation (ouh ! le vilain mot !) serait à mon avis meilleur.


            • goc (---.---.197.234) 28 mars 2007 00:10

              je pense qu’il faut placer l’hypothèse du bigbang démographique sous l’aspect de l’énergie

              d’abord l’énergie nécessaire pour se nourrir : faire pousser une plante ou un animal de boucherie

              ensuite l’énergie pour se défendre (ou pour attaquer et trouver de nouveaux territoires)

              puis l’énergie nécessaire pour se chauffer ou se refroidir

              enfin les énergies annexes, celle du transport, de la gestion des déchets

              n’oubliez pas que notre société aussi enorme soi-elle ressemble dans ses contraintes, a celle des fourmis, des termites ou des abeilles

              or ces sociétés ont un forme de regulation naturelle basée justement sur l’energie quand celle-ci est insuffisante, alors la société periclite, ou se separe d’une partie de ses membres (qui iront creer une autre société)

              nous vivons exactement ce phenomene avec l’immigration

              mais dans tous les cas, je dis biens, TOUS LES CAS, les sociétés disparaissent des lors que l’énergie nécessaire a la survie, vient a manquer

              Vous parlez de l’ile de Paque, mais nous vivons actuellement un drame encore plus grand a Madagascar

              Quand au fait que l’homme est capable de survivre en se créant un nouveau monde artificiel, cela ne concernera que quelques individus, et encore. Je pense que ce genre de société se modifiera tellement qu’a moyen terme, il n’y aura plus aucun rapport avec nos sociétés humaines

              bref la seule chose qu’ils réussiront a faire, c’est de prolonger la vie, et non l’homme


              • Cyrrus Smith (---.---.176.67) 28 mars 2007 00:59
                Une fuite en avant .

                Les jeunes immigrés que nous ferons venir vont viellir. Entre temps il vont partiellement se rapprocher du model français, je le souhaite en tout cas. Il ferons donc moins d’enfants. Faudra-t-il faire alors venir encore d’autres immigrés ?

                Quelques problèmes alors.

                Serons nous encore en France ?

                Ne risquons nous pas simplement de devenir victime de rivalités ethnique sur notre propre sol. c’est déjà arrivé dans l’histoire.

                Agriculture. limites.

                Le pétrole ne sera plus abondant et va devenir cher et rare. Quand est que notre agriculture s’est passé de pétrole pour la dernière fois ?

                Entre 1940 et 1945, avec 40 millions d’habitants. Même en tenant compte de difficultés d’alors, main d’ouevre en allemagne, réquisitions, il était difficile pendant et aprés l’occupation, de nourir 40 millions d’habitants en France. Dans l’avenir, sans pétrole, pourrons nous en nourir 70 millions ?

                Je pense que nous ne devons plus accueillir d’immigration qui ferait augmenter notre population et préparerait les guerres civiles du futur, qu’affronterons nos enfants. Nous devons faire des échanges de formations, accuillir temporairement de nombreux jeunes africains ou faire des échanges d’étudiants, mais avec l’idée claire que ces échanges sont temporaires et que viendra un jour ou ces africains retournerons chez eux pour que leur pays profite de leur formation de plombier, électricien, enseignant, infirmier, etc..

                Parler clair.

                Dans les années 70 renée dumon prévenait que la crise démographique serait catastrophique. de nombreux chefs d’états africains répondaient que cette jeunesse était une chance pour l’afrique. Renée Dumon avait raison. Qui maintenant ose dire à ces pays, <>, et <<éduquez vos enfants, surtout vos filles, qu’ils développent vos pays, mais eux même fassent moins d’enfants.>>


                • Geoffrey Geoffrey 28 mars 2007 09:06

                  Sans rentrer dans la polémique, je signale juste qu’en effet, les comportements de natalité des immigrés rejoignent très rapidement ceux des populations dites « autochtones » : François Héran et Gilles Pison, démographes à l’INED, montrent que l’apport des femmes d’origine étrangère au taux de fécondité national est modeste (+ 0,1 enfant) malgré une fécondité en hausse chez les nouveaux entrants. http://www.ined.fr/fr/ressources_doc...blication/1242


                • tovara (---.---.149.182) 28 mars 2007 09:42

                  Le probléme, c’est que comme le taux de natalité français est le plus élevé d’Europe (quasiment 2 enfants/femme), en s’alignant sur le taux de natalité français, les immigrés conservent en France un taux de natalité relativement élevé : exemple des Portugais : le taux de natalité au Portugal est désormais plus bas que le taux de natalité français (1,3 enfants/femme !) En réalité depuis 15 ans, la fécondité française ne cesse d’augmenter (de 1,7 enfants/femme en 1990 à 2, 0 enfants/femme aujourd’hui) et rien ne semble indiquer un ralentissement de cette tendance...


                • Makan (---.---.1.178) 28 mars 2007 11:39

                  « Dans les années 70 renée dumon prévenait que la crise démographique serait catastrophique. de nombreux chefs d’états africains répondaient que cette jeunesse était une chance pour l’afrique. Renée Dumon avait raison »

                  Non, Réné Dumont n’avait pas raison. On ne construit rien de solide avec des pays sous-peuplés. La plupart des pays d’Afrique sont sous peuplés. Aucun des pays d’Afrique occidentale, excepté le Nigeria, ne dépasse de loin la population de la région parisienne. Le marché intérieur de ces pays est nul.

                  Les Occidentaux pointent malhonnêtement du doigt l’Afrique dès qu’on parle de démographie. S’inquiètent-ils vraiment du sort des Africains ? Aucun Africain ne le croit vraiment.

                  L’Occident rêve d’une Afrique sous peuplée, habitée par quelques habitants, un peu comme les réserves indiennes, et qui lui servirait indéfiniment de source d’approvisionnement en matières premières. Ce sera beaucoup plus facile d’envoyer quelques mercenaires rétablir l’ordre si ces indigènes se révoltent. Il n’y aura aucun risque qu’ils se fassent torcher comme les GI’S en Somalie ou qu’ils s’embourbent comme la force Licorne en Côte d’Ivoire.

                  Les occidentaux savent qu’une Afrique normalement peuplée n’acceptera jamais de jouer indéfiniment ce rôle. La population de ce continent se régulera lorsque le moment sera venu. Pour le moment, nous faisons des enfants. Que cela vous plaise ou non.


                • Cyrrus Smith (---.---.176.67) 29 mars 2007 21:42

                  [Non, Réné Dumont n’avait pas raison. On ne construit rien de solide avec des pays sous-peuplés. La plupart des pays d’Afrique sont sous peuplés. Aucun des pays d’Afrique occidentale, excepté le Nigeria, ne dépasse de loin la population de la région parisienne. Le marché intérieur de ces pays est nul.]

                  Avec le climat qui change ?

                  La sécheresse et la désertification, le chomage et la sous instruction ?

                  N’importe quoi !

                  Vous aller manquer de terre arables, ou devoir les défricher au prix de détruire ce qui vous reste de nature vierge. Je souhaiterai moi une France de 5 millions d’habitants, comme du temps des gaulois, avec une densité de population proche de celle des pays scandinaves ou du canada. Tiens ? ce sont les pays au monde ou l’on vit le mieux.

                  Cette Nature sauvage que vous avez encore est source de beauté et de qualité de vie aussi pour les Africains, ou ne savez vous plus la regarder ?

                  Vous voulez faire pleins d’enfants ?

                  Soit, mais réflechissez au monde ou vous vivrez, et prenez conscience qu’il n’y aura pas de place pour eux en Europe, déjà trop densément peuplée en cas d’accident climatique ou de crise énergétique.

                  Vous n’avez pas assez d’eau, de ressources naturelles pour trop augmenter votre population. L’économie n’y pourra RIEN. Ce sont des limites physique que le milieux vous imposera de plus en plus.

                  Votre discours est aussi irresponsable que celui de tout les chefs d’état africains qui révaient de main d’oeuvre abondante ou de chair à canon facile. D’ailleurs il suffit de voir le nombre d’enfants soldats, de gosses des rues, de jeunes prostituées des villes africaines.

                  Cette faible population apparente est déjà en train d’atteindre ses limites. Vos terres sont moins fertiles que les notres même si les apparences sont trompeuses en milieu équatorial humide.

                  Éduquez vos enfants, et vos filles en particulier. Quand vous pourrez payez tout vos instituteurs correctement, et offrir une place à tous les orphelins des rues de vos villes, vous penserez à faire d’autres enfants. Occupez vous d’abord de ceux qui existent comme il le méritent.

                  NB : J’ai eu plusieure élèves africaines dans mon collège de banlieu, qui étaient remarquablement inteligentes et avaient un peu de jugeote. Plus que les garçons africains, souvent macho et jmenfoutistes. Comme il ne fichaient rien, il ne savaient rien. Ce sont elle qui me donnent de l’espoir pour l’Afrique, elle et mes anciens collègues étudiants de fac de science.


                • tovara (---.---.240.115) 31 mars 2007 15:30

                  L’Afrique ne pourra jamais avoir une densité de peuplement comparable à celle de l’Europe tout simplement parce que le climat ne le permet pas (et avec le réchauffement climatique, çà va encore empirer), entre les déserts, les savanes, les jungles (qui une fois déforestées se transforment en déserts de latérite) : ce n’est pas une question idéologique de « fantasme de réserve d’Indiens ». Donc si la fécondité africaine continue au rythme actuel, et que la transition démographique continue à se faire attendre, le trop-plein de population continuera à se déverser en Europe, posant des problémes de plus un plus insurmontables d’équilibre des comptes sociaux, de dumping social, d’assimilation, d’hébergement des nouveaux venus...en ce moment nos sociétés sont dans une attitude de déni, on continue à bêler des mantras antiracistes sans apporter l’ombre d’une solution, on va vers la catastrophe.


                • Makan (---.---.1.178) 31 mars 2007 23:15

                  Pendant que vous prescrivez aux autres de faire ci, de s’abstenir de ça, vous même que faites-vous ?

                  Vous vivez égoïstement avec des voitures/usines/villes qui polluent la planète et vous osez parler d’irresponsabilité des autres peuples. Vous croyez qu’ils vous reconnaissent le droit de leur prescrire ceux qu’ils doivent faire ?

                  Qui est à la base du réchauffement climatique ? Commencez par balayer devant votre porte au lieu de donner des leçons.

                  En matière de natalité, l’Afrique n’a pas besoin de vos conseils.


                • Makan (---.---.1.178) 31 mars 2007 23:59

                  @tovara

                  Vous racontez vraiment des inepties concernant la désertification et la densité de population.

                  Concernant l’émigration des Africains, ce n’est qu’une petite minorité qui prend le chemin de l’exil, malgré ce que vous racontent vos médias mensongers. L’Afrique sub-saharienne compte près de 600 millions d’habitants, soit plus que la population de l’Europe des 27. Si on décidaient tous d’émigrer en Europe ce ne sont pas quelques gardes-côtes qui pourraient nous en empêcher. Il vous faudrait installer des mitrailleuses lourdes sur les côtes pour nous en empêcher (ou lancer quelques unes de vos têtes nucléaires). smiley


                • tovara (---.---.240.115) 1er avril 2007 17:10

                  Vous reconnaissez donc vous mêmes, que l’Afrique, avec plus de 600 millions d’habitants, est d’ores et déjà plus peuplée que l’Europe (=500 millions), et renseignez vous auprés de n’importe quel climatologue ou spécialiste de géophysique et vous verrez que je ne dis pas des inepties ! Bien sûr tous ne vont pas partir comme un seul homme, parce que certains pays africains ne fonctionnent encore pas trop mal, comme l’Afrique du Sud, ou ont de telles richesses minérales et pétroliéres ou naturelles qu’ils ont un fort potentiel , comme le Nigéria, les Congos, l’Angola, le Kenya, et pour bien d’autres raisons : tout le monde n’est pas apte à être candidat à l’émigration !Mais si seulement 10% de la population africaine émigre en Europe , celà représente 60 millions d’individus, plus de 10% de la population européenne ! à celà il faut ajouter l’immigration maghrébine, du Proche-Orient, asiatique, on voit que la pression sur les ressources de l’Europe -et l’espace vital disponible pour chaque habitant-demeure trés forte !


                • tovara (---.---.240.115) 1er avril 2007 17:16

                  Moi personnellement (je ne m’engage pas pour les autres), je me suis limité VOLONTAIREMENT à 1 enfant (vasectomie), je trie mes déchets, j’essaie de polluer un minimum, etc. Donc je ne suis pas de la tribu « faites ce que je dis, pas ce que je fais »...


                • Gilles Gilles 2 avril 2007 09:26

                  @ makan

                  « La plupart des pays d’Afrique sont sous peuplés. » N’importe quoi. Va voir à :

                  http://www.fondation-farm.org/IMG/pdf/Dossier_chiffres_fr.pdf?PHPSESSID=42778a0820039642d8848792fb798bc3 et compare population avec superficie.

                  Nigéria = 127 M hab 1.6 fois la France.

                  ethipie = 72 M hab 1.9 fois la France

                  Rwanda = 8.5 M hab 1/20 de la France

                  kenya 32 M hab 1 fois al France

                  La plupart des pays ont une densité de population supérieur à la moitié de la densité française, ce qui n’est déjà pas si mal.

                  Plusieurs pays sont plus denses que la France, voir carrément surpeuplés

                  Beaucoup d’autres pays sont moins denses que la France. Mais au Tchad, Soudan, Algérie, Mali, Niger, namibie etc etc le désert inhabitable et/ou la steppe aride prédomine. Pour d’autres pays c’est la jungle équatoriale qu’il est essentiel de préserver.


                • paugral (---.---.10.5) 28 mars 2007 10:36

                  J’ai raté la diffusion d’hier, est-elle encore disponible (VOD, podcast ?)


                  • Geoffrey Geoffrey 30 mars 2007 09:50

                    Pour le moment, l’émission n’est pas disponible en VOD, malheureusement. Nous réfléchissons à une vente de DVD.


                  • seb59 (---.---.180.194) 30 mars 2007 09:10

                    Interessant comme article, mais j’ai raté l’emission.

                    L’augmentation des populations est une evidence.

                    Je ne m’en fais pas pour la terre, tot ou tard, une guerre ou une large epidemie reduira la population. C’est cyclique.

                    « elle sera vraisemblablement amenée à se tourner vers les pays du Sud pour rajeunir sa population »

                    Pas forcement.

                    Pour ce qui est de la demographie en europe, elle est surtout du à une culture de l’enfant « unique/heureux » que n’ont pas d’autres peuples.

                    L’europeen ne fait (souvent) un enfant qui s’il est sur de pouvoir subvenir à ses besoins, et s’il voit un avenir pour lui. Une economie florissante relancerai surement notre natalité.

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