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Accueil du site > Actualités > Médias > À la défense du journalisme citoyen

À la défense du journalisme citoyen

Deux articles remettant en cause le journalisme citoyen furent publiés le 9 janvier 2009, le premier signé par Fleur sous le titre « Le "journaliste citoyen" est mort, vive le "témoin participatif" » dans le blogue (e)veille, et le second sous le titre « Pour en finir avec le journalisme citoyen » sous le plume d’Aurélien Viers dans le blogue « Après la télé... » Les auteurs de ces deux articles soutiennent que l’on doit abandonner l’expression « journaliste citoyen » au profit de « témoin participatif », soit disant pour clore le débat avec le milieu professionnel journalistique.

Je tiens à me porter à la défense de « l’amateur ». Je ne suis pas d’accord avec l’idée que tous les journalistes citoyens se reconnaissent comme des professionnels.

 
« Amateur » vient du latin « amator » qui signifie « celui qui aime », de amare (Aimer). Un amateur est donc une « personne qui aime, cultive, recherche (certaines choses, certaines activités) ». (Le grand Robert de la langue française).
 
Personnellement, je me considère comme un amateur. Je n’ai pas de diplôme en journalisme qui pourrait me conférer le titre de professionnel. Mais cela ne m’a pas empêché d’écrire des articles, des reportages, des dossiers, des chroniques et même des éditoriaux pour plusieurs médias reconnus depuis mon adolescence.
 
À mon avis, le journaliste citoyen demeure un amateur. Et je n’y vois rien de péjoratif, au contraire. L’amateur agit ici à titre de citoyen concerné. Il vient en quelque sorte contrebalancer le silence de tous les autres.
 
Le journaliste citoyen est aussi utile que l’est l’amateur de vin. Et je n’ai pas entendu ni l’un ni l’autre prétendre être des professionnels.
 
Dans notre société, les professionnels et leurs corporations occupent presque toute la place. Dès qu’un amateur se pointe, ils le dévalorisent. Plier sous la pression en acceptant de changer le titre de l’amateur, de journaliste citoyen à témoin participatif, c’est jouer le jeu de ceux et celles qui contrôlent l’information et qui cherchent à sauver leurs emplois par tous les moyens face à l’internet où l’amateur pratique son loisir.
 
Il y a dans le terme « journaliste citoyen » un exercice de démocratisation des sources d’information, résultante directe de l’accès à Internet. Le journaliste citoyen n’est pas un témoin participatif, il est un acteur. C’est le journaliste professionnel qui devrait être un témoin, c’est-à-dire impartial, sans partie pris. Malheureusement, le journaliste professionnel participe un peu trop aux événements à mon goût. Il s’est éloigné de la catharsis intellectuelle nécessaire à son impartialité.
 
Le journaliste professionnel nous offre une fausse représentation du monde parce qu’il affuble les vérités de faits de différentes opinions dont le choix l’éloigne d’emblée de l’objectivité.
 
Le journaliste citoyen ne prétend pas à cette objectivité déontologique professionnelle. Il prend tout simplement la parole. Et s’il témoigne, c’est uniquement pour illustrer son propos.
 
Enfin, qui a dit que tout le monde ou n’importe qui pouvait désormais être journaliste citoyen ? C’est une conclusion erronée tirée de l’invitation populaire des médias citoyens. Ces derniers invitent bel et bien tout un chacun à soumettre des textes. Comme je peux inviter tout le monde à écrire un livre, à devenir amateur de jardinage, amateur de gastronomie, etc. L’invitation générale est lancée pour souci de démocratie et c’est bien ainsi car elle encourage les uns et les autres à avoir confiance en eux si le journalisme les intéresse. Or, d’une part, tout le monde ne s’intéresse pas au journalisme et, d’autre part, ceux et celles qui s’y intéressent ne prétendre pas d’emblée être des professionnels. Ce sont les médias professionnels qui ont fait le rapprochement entre « journalisme citoyen » et « professionnel » venant une fois de plus fausser la perception de la population.
 
Au plaisir,
 
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

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63 réactions à cet article    


  • Tonton Tall 10 janvier 2009 10:03

    Cet article est rempli d’illogismes et de contradictions.


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 17:24

      Des explications seraient les bienvenues.


    • Tonton Tall 10 janvier 2009 18:36

      Le journaliste citoyen ne prétend pas à cette objectivité déontologique professionnelle.

      Mais alors il ne faut pas appeler ça "journalisme"... ça n’a pas de sens
      Le choix de cette exrpession fallacieuse est évidemment promotionnel

      Pour moi avox est un blog collectif. Ce qui a aussi son intérêt, mais ce n’est pas du journalisme


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 19:53

      Il existe plusieurs formes de journalisme. Il y a le journalisme critique, satirique, pamphlétaire, polémiste,..., et le journalisme citoyen. Ce qui caractérise le journalisme n’est pas son code de déontologie, amateur ou professionnel. Je dis simplement que l’amateur de prétend pas suivre un code de déontologie « professionnel » car, pour lui, le journalisme est un loisir et non pas une profession. Il n’en demeure pas moins que l’amateur peut se doter d’un code de déontologie, comme c’est le cas avec la politique éditoriale d’Agora Vox.


    • Tonton Tall 10 janvier 2009 20:17

      désolé, mais ces jeux de mots ne résistent pas à la réalité des faits
      je suis sur avox depuis 2 ans ( bien + périodiquement maintenant ) et il ne m’a pas fallu tout ce temps pour le constater
      c’est d’ailleurs pour ça que d’autres sites ( rue89, lepost.fr ) ont décidé d’encadrer et filtrer les articles des internautes par des journalistes pros
      et le résultat audimatique est là
      avox perd des parts de marchés par rapport à eux illustration ici


    • Tonton Tall 10 janvier 2009 20:20

      mais avox a une autre spécificité, c’est d’être dirigée par le boss de cybion
      tirez-en vos conclusions


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 20:43

      L’encadrement et le filtrage, c’est justement ce que je reproche aux médias traditionnels, physiques ou virtuels. Car le résultat ne se traduit pas par une publication systématique de tout ce qui a été soigneusement encadré et filtré : « Une partie seulement. Ils sont sélectionnés par l’équipe de Rue89 en fonction de leur intérêt, de leur pertinence et de leur qualité. Avant de vous lancer, nous vous conseillons de nous soumettre vos idées en quelques lignes. » Source Bref, Rue69, est semblable aux médias traditionnels. On ne peut parler dans ce cas de « journalisme citoyen » mais tout simplement de journalisme en ligne. Je n’ai absolument rien contre le journalisme en ligne, encadré et filtré. En revanche, je préfère Agora Vox parce que ses rédacteurs sont de simples citoyens qui se sont mis d’accord sur une politique éditoriale d’ouverture. Je suis plus particulièrement intéressé par la perception des faits par les journalistes citoyens. Les faits sont intéressants mais on trouve facilement ; aujourd’hui, presque tous les médias traitent les mêmes sujets et faits. C’est le traitement en lui-même qui est captivant.


    • Tonton Tall 11 janvier 2009 00:57

      je comprends, mais il faut sacrément filtrer les infos dans la blogosphère
      et comme personne n’est naturellement objectif, ce n’est pas toujours facile
      personnellement, j’aime bien le système google-news qui donne accès à plein de médias différents en fonction d’une même thématique
       


    • Aurélien 10 janvier 2009 12:01

      Bonjour,

      Petite précision : l’article de Fleur est un résumé de mon billet, il ne s’agit pas d’un autre article.

      Si je préfère le terme de "témoignage participatif" à celui de "journalisme citoyen", c’est pour clarifier la situation, pas pour critiquer la possibilité même offerte à tout un chacun d’exprimer son point de vue sur une situation, comme le permet cet excellent site qu’est Agoravox. 

      Voici la réponse que j’ai déjà publié sur mon blog :

      @Serge-André Guay :

      Merci pour ce commentaire argumenté et très intéressant. Je vais essayer de répondre point par point.

      "Je ne suis pas d’accord avec l’idée que tous les journalistes citoyens se reconnaissent comme des professionnels." Je parle de la perception des professionnels par rapport aux amateurs. En les appelant "journaliste citoyen", les détenteurs de carte de presse ont clairement pu penser qu’on s’attaquait frontalement à leur profession, que des contributions amateurs et gratuites allaient submerger leur travail.

      Personnellement, je trouve géniale la possibilité que tout un chacun puisse alerter, témoigner sur un fait précis, et faire entendre sa voix.

      Etre amateur, "cela ne m’a pas empêché d’écrire des articles, des reportages, des dossiers, des chroniques et même des éditoriaux pour plusieurs médias reconnus depuis mon adolescence."

      C’est tout à votre honneur, d’être un citoyen s’intéressant à l’actualité et d’y participer. Mais combien d’autres font la même chose que vous ? Vous en connaissez beaucoup, des "amateurs", qui cherchent des sujets originaux, démarchent des publications, rédigent des articles, et sont publiés ? Le fait même qu’avec un blog vous puissiez le faire vous même, c’est un révolution. En passant de cette infime minorité à une petite minorité, la production amateur devient massive (mais on ne parle pas de 100% de la population).

      Pour moi l’amateur n’est justement pas un risque mais une chance, car il offre une multiplicité de points de vue et peut alerter, témoigner sur des faits non-connus du public. J’essaie juste de dire qu’il ne s’agit pas de "tout le monde" mais de témoins "qualifiés", "éclairés" comme vous.


      - Prenons un amateur de vin et le monde des médias. Il ne menace personne, bien entendu. Prenons tous les amateurs de vin du Canada. Combien vont vouloir ouvrir un blog sur le vin, laisser des commentaires sur les sites d’oenologie ? Pas 100% d’entre eux. Plutôt 1%.


      - "Plier sous la pression en acceptant de changer le titre de l’amateur, de journaliste citoyen à témoin participatif, c’est jouer le jeu de ceux et celles qui contrôlent l’information et qui cherchent à sauver leurs emplois par tous les moyens". J’écris le contraire. Je pense que le journaliste citoyen ne menace pas la presse, car il reste un amateur, certes, et que son rôle ne remplace pas celui d’une rédaction. Mais l’existence et la généralisation de nouveaux réseaux obligent (et c’est tant mieux) les journalistes à composer, dialoguer avec les citoyens désireux de témoigner pour faire avancer l’info. Faire ce travail de dialogue, de coproduction de l’info créera de nouveaux postes, comme je l’indique à la fin de mon billet.

      Encore une fois, le terme de "témoin participant" n’est pas du tout dévalorisant, bien au contraire, il clarifie juste la situation.


      - "Le journaliste citoyen n’est pas un témoin participatif, il est un acteur". Acteur, dans quel sens ? Il a clairement un rôle à jouer. Je ne vois pas de contradiction.


      - "Le journaliste citoyen ne prétend pas à cette objectivité déontologique professionnelle. Il prend tout simplement la parole."
      Certes, c’est pourquoi le terme de témoignage est plus clair : il ne s’agit pas d’une analyse, d’un travail de recherche d’angles, de sélection des sources, d’édition le plus souvent, mais simplement quelqu’un qui témoigne d’une situation vécue.

      Il y a aussi les experts qui racontent leur éclairage sur des thèmes précis, souvent très intéressants, comme des médecins parlant de la réforme de la santé, des juristes parlant d’une nouvelle loi. Ces EGC - expert generated contents sont aussi l’une des grandes avancées du web 2.0. Ce sont des témoins éclairés de leur temps.

      Le journaliste ne peut prétendre à donner "la" vérité mais à effectuer un travail rémunéré de recherche d’angles, de sélection et de vérification. Je ne pense pas que toutes les paroles se valent, mais qu’un travail doit être fait pour distinguer entre ce qui est établi, recouper les paroles, chercher des infos s’y rapportant pour apporter un récit le plus proche possible des faits. Sinon tout le monde peut monologuer dans son coin, sans contradiction, ce n’est pas très intéressant, et même parfois dangereux.


      - "Ce sont les médias professionnels qui ont fait le rapprochement entre « journalisme citoyen » et « professionnel »" : vous avez parfaitement raison, c’est pourquoi j’ai écrit ce billet.
      Bien cordialement,
      Aurélien


      • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 17:58

        Je ne pas d’accord avec vous parce qu’un témoin n’est pas un rédacteur. Il n’est pas nécessaire d’avoir été témoin d’un événement pour rédiger un article sur le sujet. Le terme « témoin » est réducteur.


      • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 17:40

        La citoyenneté d’une femme ou d’un homme n’est pas liée à la représentativité et au sufrage.

        Citoyen-ne : N. m. et f. (1751). Mod. Personne considérée comme personne civique ( Ressortissant) ; se dit particulièrement des nationaux d’un pays qui vit en république, et (suivi d’un nom de ville), de toute personne qui remplit les conditions requises pour avoir le droit de cité (aujourd’hui purement honorifique) dans cette ville ( Abus, cit. 3 ; agent, cit. 8 ; anachorète, cit. 1 ; antérieur, cit. 2 ; arbitraire, cit. 9 ; attentat, cit. 9 ; attroupement, cit. 2 ; brutalité, cit. 5 ; capacité, cit. 8). | Un citoyen français, une citoyenne française et un sujet britannique. | Jean-Jacques Rousseau, le citoyen de Genève. | La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. | Accomplir son devoir de citoyen. Voter. | Aux armes, citoyens !, refrain de la Marseillaise. | Admettre un étranger au nombre des citoyens. Naturaliser. | Citoyen d’honneur* d’une ville. | Simple citoyen, qui ne remplit aucune charge honorifique.

        Personne qui respecte les libertés démocratiques. | Agir en citoyen. è Démocrate, républicain. | Un bon, honorable citoyen. | Un vrai citoyen, une âme de citoyen : une personne qui met le bien de l’État au premier rang de ses préoccupations. è Patriote. | Un grand citoyen, qui a rendu d’éminents services à son pays. — (xviie ; repris xxe). | Citoyen du monde, de l’univers, qui met l’intérêt de l’humanité au-dessus du nationalisme.

        Source : Le grand Robert de la langue française.

        Le journaliste citoyen est loin d’être une imposture.

        Si vous aimez mieux les blogs personnels où l’auteur affiche ses partis pris, c’est votre affaire. Mais tous les blogs perso ne sont pas militants.



      • Philou017 Philou017 11 janvier 2009 08:24

        Le Furtif : "Le premier à cause d’une prétention à la citoyenneté hors la représentativité...et le suffrage....
        Le second pour sa prétention maintes fois affichée à une déontologie dont il serait oint par on ne sait quel processus mystérieux."
        Pourquoi le journaliste citoyen devrait être représentant de quoi que ce soit ? élu par qui ?
        Le journaliste citoyen ne représente que lui-même, il n’a pas de prétention à un code de déontologie dont on sait qu’il n’est qu’une facade trouée dans les médias. Au moins, les choses sont claires.
        La diversité des points de vue exprimés permet d’y voir clair, pour qui veux bien se donner la peine.


      • Castor 10 janvier 2009 15:29

        Hummm...

        A quand les médecins-amateurs, les chirurgiens-amateurs ou les pilotes d’avion-amateurs ?

        Il ne s’agit pas de prétendre que tous les journalistes professionnels sont exempts de défauts, mais de dire avec clarté qu’aucune déontologie ne dirige l’amateurisme en matière de ’journalisme".

        Par conséquent, il est clair que l’on peut côtoyer, en toute opacité, le meilleur comme le pire.

        Dangeureuse façon d’informer le citoyen...


        • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 17:52

          Le journalisme citoyen ne consiste pas à informer les citoyens mais plutôt à s’informer entre nous. Le journaliste citoyen n’est pas comme le journaliste professionnel qui se voit souvent lui-même au-dessus, supérieur à son lectorat parce qu’il prétend être mieux informer.

          Vous écrivez « qu’aucune déontologie ne dirige l’amateurisme en matière de ’’journalisme’’ ». C’est faux. Un amateur est une « personne qui cultive un art, une science pour son seul plaisir (et non par profession). » Il faut savoir que la déontologie n’est pas attachée à la personne mais à l’activité. Il faut lire la politique éditoriale d’Agora Vox.


        • Castor 10 janvier 2009 18:47

          Chacun peut vérifier, en effet, que tout ce qui se trouve sur internet en termes d’information, est rigoureusement vérifié et passé au crible d’une salle de rédaction.

          Il suffit de lire les théories les plus variées sur des évènements tels que les guerres, les attentats, les discours politiques, les naissances de fils et fils de ministres ... pour constater qu’il s’y dit tout et n’importe quoi.

          Que le citoyen informe son voisin sur ce qu’il a constaté à côté de chez lui est peut-être une bonne chose.

          Quand il se mêle de politique et d’échafauder des théories, en ne bougeant pas de son canapé, qui se rapprochent de la rumeur plus que de l’info, je ne peux que répéter : danger.

          Il existe au surplus une sorte de satisfecit donné à cette info citoyenne, qui voudrait que, comme elle n’émane pas des médias traditionnels (à la solde de Pierre, Paul ou Jacques, selon la théorie que l’on a adoptée), elle est forcément plus vraie que la vraie.

          Je répète donc, sur internet, on trouve le meilleur et le pire, indifféremment et sans aucun balisage ou signe qui puisse prévenir les jeunes, par exemple, de l’absence de vérification de telle ou telle info.

          Se forger une réelle opinion sur ce "media" relève du tour de force dans une société où la vitesse est de plus en plus requise.


        • Philou017 Philou017 11 janvier 2009 08:36

          Castor : "A quand les médecins-amateurs, les chirurgiens-amateurs ou les pilotes d’avion-amateurs ?"
          Il y a de bon pilotes amateurs, et même de bons guérisseurs. Nul besoin d’être professionnel pour rapporter des faits pertinents ou éclairer un évenement d’une vision nouvelle.


          "Il ne s’agit pas de prétendre que tous les journalistes professionnels sont exempts de défauts, mais de dire avec clarté qu’aucune déontologie ne dirige l’amateurisme en matière de ’journalisme".

          La déontologie journalistique actuelle a d’énormes limites. D’abord parce qu’elle s’auto-censure sur plein de sujets, ensuite parce qu’elle n’enquête plus réellement sur d’autres sujets. Sans parler de l’orientation conformiste avec les idées des pouvoirs constamment présente sur les grands médias.
          La déontologie journalistique aujourd’hui n’est plus qu’une coquille vide( mais faut dire que ca n’a jamais été terrible).

          "Chacun peut vérifier, en effet, que tout ce qui se trouve sur internet en termes d’information, est rigoureusement vérifié et passé au crible d’une salle de rédaction. "
          Depuis quand une salle de rédaction est-elle une garantie d’authenticité ? C’est le rédacteur en chef qui décide de passer ou pas telle ou telle info. Une salle de rédaction ne peut donner qu’une opinion, cad un parti pris.


        • Castor 11 janvier 2009 12:38

          Philou,

          mon propos est simplement de dire que si Jacques est définitivement un sale con, ça ne rend pas Gérard plus intelligent.

          En d’autres termes, dire que les journalistes accrédités font bien petitement leur travail ne fait pas du journaliste citoyen le roi du bac à sable.


        • Castor 11 janvier 2009 12:53

          En revanche, les moinsseurs sont bel et bien la milice indispensable du journaliste si moyen.

          Bravo les gars, bon boulot, continuez !

           smiley


        • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 10 janvier 2009 17:44

          Salut Serge André,

          	 	 	 	 	 	

          Dans la confrontation journalistes pros et rédacteurs citoyens, je pense qu’il y a beaucoup de jalousie,... mais le fait est là et rien de changera les choses, et comme les pros sont de moins en moins crédibles et de plus en plus « cireurs de pompes » le phénomène ne peut que prendre de l’ampleur !

           

           

          @+ P@py 


          • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 18:12

            Bonjour,

            Je d’accord avec vous. La confrontation entre journalistes professionnels et journalistes citoyens ne cessera pas de prendre de l’ampleur. Cependant, ce sont les journalistes professionnels qui alimentent cette malheureuse confrontation.


          • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 18:14

            Que voulez-vous dire par « pitoyen » ?


          • Tonton Tall 10 janvier 2009 18:43

            .... et que ne fut pas la stupeur de la bande de boys-scouts qui la découvrit le lendemain matin ligotée à un arbre, de constater qu’il s’agissait d’un travesti brésilien.
            Une équipe de secourisme psychologique a été immédiatement envoyée sur les lieux du drame


          • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 20:02

            La fausse information n’est pas le propre du journalisme citoyen.


          • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 20:03

            Votre commentaire n’enrichit pas le débat.


          • Tonton Tall 10 janvier 2009 19:16

            Un périmètre de sécurité a rapidement été instauré afin de permettre aux experts arrivés sur place de procéder aux analyses adn de la culotte du brésilien.
            Ségolène a déclaré ce matin qu’il s’agissait d’un "coup monté".
            Au PS, la polémique fait rage sur le sens exact de cette déclaration.


          • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 20:05

            Votre commentaire n’enrichit pas non plus le débat.


          • Gül, le Retour II 10 janvier 2009 21:43

            Heu.....Tall, tu t’es planté de fil...et d’auteur !!! smiley


          • italiasempre 10 janvier 2009 21:46

             smiley Et avec mr Serge-André il vaut mieux pas !


          • Yohan Yohan 10 janvier 2009 18:58

            A la différence près que le journaliste professionnel peut être santionné pour entorse grave à la déontologie, un journaliste amateur citoyen n’a que sa propre conscience ou sa raison pour s’interdire de débiter des mensonges et propager des rumeurs. Comment fait-on pour écarter les nuiibles et les menteurs ? 


            • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 20:07

              Le journaliste citoyen doit se conformer à la politique éditoriale du média citoyen auquel il participe. Dites-vous qu’Agora Vox est une source de mensonges et de rumeurs ?


            • Tonton Tall 10 janvier 2009 20:24

              très clairement, oui...


            • Tonton Tall 10 janvier 2009 20:28

              c’est pour ça que j’ai pris le parti d’en rire, et d’en faire rire parfois les autres, puisque la direction a l’ouverture d’esprit de me le permettre
              parce que ça, je dois reconnaître qu’un espace de liberté d’expression comme ici, ça vaut son pesant de cacahuètes


            • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 20:57

              Vous croyez qu’Agora Vox est une source de mensonges et de rumeurs. Parlez-vous des commentaires ou des articles, voire des deux à la fois ? Si oui, êtes-vous vous-même une source de mensonges et de rumeurs ?


            • Serge-André Guay Serge-André Guay 10 janvier 2009 21:04

              Alors, à titre de participant à Agora Vox, face aux mensonges et aux rumeurs, votre réaction est d’en rire. C’est en quelque sorte du cynisme (mépris des convenances, de l’opinion, de la morale qui pousse à l’effronterie ou à l’impudence). Je ne suis pas surpris car la plupart des gens préfèrent se poser en observateur critique, souvent même cynique, plutôt que d’améliorer les choses. Le journaliste citoyen fait face à ce cynisme satirique de la part de ses lecteurs au même titre que les journalistes professionnels. 


            • Tonton Tall 11 janvier 2009 00:52

              mais pour améliorer les choses, les recettes sont connues
              il faut des garde-fous éthiques avec responsabilisation et système bâton/carotte
              sinon, l’animalité humaine ressurgit très rapidement

              or ici, c’est tout le contraire : c’est l’anonymat, et il n’y a ni récompense ni sanction

              mais si on se place dans la logique cybion, ce n’est pas si illogique que ça
              car pour cybion, la liberté d’expression est très importante

              veuillez noter anecdotiquement que j’ai écrit il y a plus d’un an une dizaine d’article ici
              autrement dit, je parle d’expérience


            • Gül, le Retour II 11 janvier 2009 00:58

              Toi !!! T’e sensé être au lit !!!!

              Si tu veux une pause, juste...il suffit de le dire, hein ?

               smiley

              Désolée, Monsieur...heu...merde !...qui déjà ? Enfin le monsieur qui a écrit et qui rigole pas, là !

               smiley


            • Yohan Yohan 11 janvier 2009 01:14

              Elle en abrite quelques spécimens qui auraient giclé ailleurs mais AVox est effectivement assez coulant.


            • Philou017 Philou017 11 janvier 2009 08:45

              "Comment fait-on pour écarter les nuiibles et les menteurs ?"
              Les menteurs sont écartés de façon beaucoup plus efficace que dans les médias traditionnels. Quelqu’un qui raconte des conneries est vite décridibilisé dans les commentaires et les gens s’en souviennent. Dans les medias traditionnels, les "erreurs" ne font souvent même pas l’objet d’une rectification ou en 24e page en bas à droite.

              Et puis, il y a une sanction ici. Suivant que votre article est apprécié, il sera mieux placé, mieux noté, mieux commenté.
              Il y a quand même un vrai probleme , c’est l’intérêt des sujets les plus lus, donc mis en avant. Certains auteurs en rajoutent dans le sensationnel ou dans la provocation afin d’être plus lu. C’est le seul domaine où à mon avis, un controle serait utile et nécéssaire.


            • Tonton Tall 11 janvier 2009 12:21

              complètement faux, morice ( par exemple ) est un menteur invétéré
              quiconque a dialogué avec lui assez longtemps le sait


            • Tonton Tall 11 janvier 2009 12:35

              gül
              non, mais tu me surveilles maintenant ??
              je fais ce que je veux !
              c’est moi le chef !! smiley

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