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Affaire DSK : un 11-Septembre médiatique et politique ?

Journalistes, femmes politiques, hôtesses de l'air, femmes de chambre, économistes... Le tableau de chasse de DSK impressionne, comme les plaintes qui l'émaillent, et les silences qui les enrobent. L'arrestation du directeur général du FMI, dimanche dernier, a soudainement libéré la parole et fait remonter en surface quantité d'affaires, plus ou moins graves, mais toutes fort préoccupantes pour celui qui prétendait succéder à l'Elysée à un autre agité : Nicolas Sarkozy.

"Tout le monde savait", entend-on désormais partout, tout le monde savait que DSK, coupable ou innocent dans l'affaire du Sofitel new-yorkais, avait un comportement souvent très pressant envers les femmes et s'était, au moins à une occasion, fort mal comporté. Mais personne n'a rien dit. L'omerta française est du coup pointée du doigt par la presse internationale, et nos médias - chose rare - entament un examen de conscience. L'affaire DSK donne lieu, ce n'est pas son moindre mérite, à un procès des médias.

Certains observateurs, choqués au plus haut point - traumatisés même - par la chute brutale et imprévisible de Dominique Strauss-Kahn, ont comparé l'événement au 11-Septembre. La comparaison, malgré son excès évident, revêt néanmoins une certaine pertinence en ce qu'elle nous renvoie à un seul et même phénomène politico-médiatique : l'omerta.

"C'est un nouveau 11-Septembre", lance Pierre Jovanovic, le 18 mai 2011 sur Radio Ici et maintenant, pour décrire l'onde de choc provoquée par l'arrestation du directeur général du Fonds Monétaire International. D'autres observateurs, comme le cinéaste Eric Rochant et le journaliste Michaël Darmon, ont osé la même comparaison, pour signifier l'état de sidération dans lequel cet événement nous a plongé, et pour remarquer que, dans les deux cas, des "théories du complot" ont rapidement émergé pour calmer nos angoisses, tant la réalité apparaissait inacceptable. Mais il s'agit de "théories du complot" de deux types bien distincts : dans un cas, elles mettent en accusation les puissants, et leur usage est alors vivement dénoncé par les médias, il relève du délire, de la folie ; dans l'autre cas, elles servent à protéger des puissants dans la tourmente, et sont accueillies avec une relative bienveillance par ces mêmes médias.

Le rapprochement le plus pertinent entre ces deux événements, si dissemblables par ailleurs (car comme le dit très cyniquement Jack Lang, "il n'y a pas mort d'homme" dans l'affaire DSK...), réside dans l'attitude des médias et des politiques, dans leur silence pendant tant d'années sur ce que chacun savait pourtant dans les "milieux autorisés". Comme le titre France Soir le 18 mai, "tout le monde savait" que DSK avait un gros problème de maîtrise de ses pulsions sexuelles et que nombre de femmes en avaient fait les frais. Et tout le monde s'est tu, et a laissé faire, jusqu'à ses plus fervents supporters au PS qui continuent de nier l'évidence - "ce n'est pas le Dominique que nous connaissons" - et crient, comme Michèle Sabban, et sans le moindre début d'argument, au "complot international". Dans le cas du 11-Septembre, les dirigeants américains savaient - avec force détails - qu'un énorme attentat impliquant des avions était en préparation sur leur territoire, ce qui permit au New York Post de barrer sa Une d'un énorme "Bush knew", mais ils n'ont rien fait, ils ont laissé faire, et ont ensuite nié avoir reçu le moindre avertissement. Chacun sait aussi que le rapport de la Commission d'enquête est une escroquerie, dont le seul but, de l'aveu même l'ex-officier de la CIA Michael Scheuer, était de faire diversion et de dissimuer la vérité (qui reste largement à déterminer) ; pourtant chacun fait mine de l'ignorer.

Enquêter... quand j'aurai le temps

L'omerta médiatique et le déni des politiques, voilà ce que l'affaire DSK nous révèle en priorité. Jean-Michel Aphatie a bien pensé, nous confie-t-il le 18 mai sur son blog, au dîner auquel il était convié en février 2007 dans l'émission de Thierry Ardisson 93, Faubourg Saint-Honoré, et au cours duquel Tristane Banon avait révélé qu'un "chimpanzé en rut" nommé DSK avait tenté de la violer. Mais au bout de 4 longues années, il n'a malheureusement jamais trouvé l'occasion d'en parler : "Je fus naguère convive d’une tablée où une femme raconta des violences dont elle aurait été victime de la part de Dominique Strauss-Kahn. Le film de ce dîner est visible sur Internet. (...) L’histoire du dîner mérite d’être racontée. J’y ai souvent repensé. Mais j’ai le droit, je crois, de le faire quand je l’aurai décidé, où je voudrais, et sous des formes que je choisirai." Et le 19 mai, dans son duel sur RTL avec Alain Duhamel, il s'étonne qu'après la diffusion de l'émission sur Paris Première, aucun de ses confrères n'ait songé à l'appeler pour avoir de plus amples informations sur le cas Banon. Duhamel, de son côté, confesse sans honte n'avoir jamais entendu parler de cette affaire... Aphatie promet à présent de mettre les choses au point sur ce fameux dîner, de sortir enfin du silence, d'ici quelques jours sur son blog.

De la même manière, Laurent Joffrin, successivement directeur du Nouvel Observateur et de Libération, reconnaissait en 2002 lors de son passage dans une autre émission de Thierry Ardisson, Tout le monde en parle, qu'il existait de très nombreuses zones d'ombre dans l'histoire du 11-Septembre ; d'ailleurs, à l'époque, il promettait même d'enquêter sur l'une d'entre elles : la fuite de Ben Laden de Jalalabad en novembre 2001 avec un convoi d'une centaines de véhicules, qui ne devait pas passer inaperçu aux yeux des Américains. L'anecdote avait été rapportée, entre autres, par le grand reporter Michel Peyrard sur le plateau d'Ardisson. Presque dix ans plus tard, Joffrin n'a, lui non plus, pas trouvé le bon moment pour s'y mettre... "L'homme en noir" avait eu à l'époque des mots très justes, qui résonnent étrangement dans le contexte de l'affaire Strauss-Kahn :

- Ardisson : ... Peyard dit ça, alors j'ai appelé les journaux, et je leur ai demandé "est-ce que vous allez enquêter ?", j'ai appelé le Journal du Dimanche, "non on ne va pas enquêter", Libération, "on n'enquête pas", Le Monde, Schneidermann me dit "de toute façon mon problème c'est pas d'enquêter, voir ça avec Plenel", ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'un truc est dit dans une émission devant 2 millions et demi, 3 millions de gens un samedi soir, et le lundi matin la presse n'en parle pas, est-ce un fonctionnement normal ? (...)

Je trouve quand même que c'est grave, il y a des choses qui sont dites et qui sont complètement ignorées...

[ Finkielkraut parle alors de secret de Polichinelle...]

- Ardisson : Ce que j'appelle un secret de Polichinelle, c'est l'information à deux vitesses, d'un côté y a les journalistes qui savent des trucs, qui en parlent entre eux dans les dîners, "tu sais Mitterrand a une fille cachée, elle s'appelle Mazarine... et puis tu sais que Mitterrand a eu la Francisque, mais ça on le dit pas au bon peuple qui achète nos journaux, on se le dit entre nous dans les dîners", et donc est-ce qu'Internet c'est pas la fin de cette information à deux vitesses ? (...)

Qu'est-ce qu'il va se passer le jour où y a un truc qui va sortir, on va s'apercevoir que dans la version de la CIA et du FBI y a un truc qui cloche ?

- Joffrin : Y a peut-être des choses qui clochent déjà, y a effectivement des contradictions, des bizarreries, les journaux qui ont parlé de ça ont dit que les autorités n'ont pas tout dit, donc y a des questions qui restent posées, évidemment, bien sûr...

Que vont se dire les gens lorsqu'ils vont se rendre compte que les choses ne se sont pas vraiment passées comme on le leur a dit ? Et surtout que personne n'a enquêté pour savoir comment elles se sont passées ? Pertinentes questions d'Ardisson... Le manque de curiosité des journalistes pour certaines affaires potentiellement explosives (comme ici) est toujours source d'étonnement. Internet permet, en effet, non pas de mettre fin à l'information à deux vitesses, mais de limiter fortement l'écart entre ceux qui savent et les autres, et même d'inverser parfois la hiérarchie entre sachants et ignorants.

Silence coupable

Ces derniers jours s'est donc spontanément ouvert - dans nos médias - le procès des médias (voir Les Dernières Nouvelles d'Alsace, La Montagne, Le Républicain lorrain, La République du Centre...). Evénement assez rare pour être souligné. Ainsi, Le Monde du 20 mai consacre un article au "procès des journalistes", et à l'accusation d'omerta qui leur est portée, mais c'est pour mieux se dédouaner de ne pas avoir parlé de l'histoire de Tristane Banon : "Il y avait bien, pourtant, le témoignage de Tristane Banon, cette écrivaine qui assure avoir subi des violences sexuelles de la part de DSK, en 2002. Un témoignage public, accessible à tous, mais qui n'a jamais été suivi d'un dépôt de plainte. Fallait-il enquêter sur cette base, fouiller le passé de Dominique Strauss-Kahn, interroger les femmes ayant partagé des moments d'intimité avec lui, se procurer, peut-être, des éléments de son dossier médical ? Voire, comme l'auraient peut-être fait les tabloïds britanniques, lui tendre des pièges ? Non, répondent d'instinct la plupart des journalistes français, qui érigent en tabou le respect de la vie privée." C'est l'absence de plainte qui est invoquée pour justifier l'absence d'enquête. Piètre argument, quand on lit ici ou les témoignages de femmes victimes de viol qui disent toute la difficulté qu'il peut y avoir à porter plainte. Une telle décision réclame souvent de nombreuses années. Faut-il dès lors ne rien faire ?

D'ailleurs, un autre article du Monde, daté aussi du 20 mai, prend le total contre-pied du précédent, en dénonçant l'absence d'enquête des journalistes, leurs justifications foireuses, et en dénonçant clairement l'omerta après la diffusion par AgoraVox, en 2008, du témoignage accablant de Tristane Banon :

"L'information s'arrête au seuil de la chambre à coucher", a professé Le Canard Enchaîné. Un peu court, lorsqu'on se souvient que le patron de l'hebdomadaire satirique, Michel Gaillard, avait reconnu dans un entretien accordé à Libération que "Le Canard aurait dû, durant les années Mitterrand, ne pas dissimuler l'existence de Mazarine". Même au Canard, apparemment, la porte de la chambre est entrebâillée !

Ailleurs, Franz-Olivier Giesbert, patron du Point, a soutenu qu'en l'absence de délit caractérisé, la presse n'avait pas à lancer d'enquête. Foutaises ! Si telle était la règle dans la profession lorsqu'il s'agit de faits divers, qui touchent le plus souvent des citoyens ordinaires, beaucoup d'entre nous seraient au chômage technique. Autant de dénégations qui masquent la frilosité de la presse face au chouchou des médias. Lorsque le site Agoravox, le 22 octobre 2008, publie le témoignage de l'écrivaine Tristane Banon, dénonçant l'agression de Strauss-Kahn, personne ne relaie l'information.

Sur France 2, David Pujadas consacrait le 19 mai une grande soirée à débattre, entre autres choses, du silence des médias au sujet du comportement problématique de DSK avec les femmes. Etrangement, le nom de Tristane Banon ne sera pas prononcé une seule fois... même si Ivan Rioufol du Figaro essaya vainement d'amener le sujet sur la table, immédiatement coupé par le directeur du Point Franz-Olivier Giesbert. Dans Ce soir ou jamais du 18 mai, c'est la même thématique de l'omerta médiatique qui était abordée : "DSK : La presse française sur le banc des accusés ? Les journalistes français auraient-ils dû révéler ce qu’ils savaient depuis des années ? Les frasques supposées de Dominique Strauss Kahn étaient, semble t-il, un véritable secret de polichinelle au sein des rédactions."

Dans Le Monde du 16 mai, Christophe Deloire, directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ) et co-auteur, en 2006, de Sexus Politicus, s'interrogeait déjà sur l'étrange omerta des médias sur le cas DSK et s'inquiètait des répercussions qu'elle pourrait avoir dans l'opinion : "Si demain les Français, lecteurs ou électeurs, nous accusent une nouvelle fois d'avoir gardé un secret entre soi, d'avoir accepté chez les puissants ce que nous refusons aux humbles, que leur répondrons-nous ? Que nombre d'entre nous ne savaient pas ou n'ont pas cherché à savoir ? (...) Se garder de propager les rumeurs, tel est notre devoir. Les laisser se propager sans avoir la curiosité de les vérifier est une erreur." On croirait entendre Ardisson, dix ans après...

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Titres du Time, du New York Times et du Vancouver Sun

Mais si les médias français font ici ou là leur auto-critique, c'est à l'étranger que leur attitude choque le plus. ABC News s'interroge ainsi : "Pourquoi les médias français n’ont pas enquêté plus avant sur les dires de Tristane Banon, pour voir si son témoignage était exact ou non ?" Le Washington Post et le New York Times questionnent "l'omerta" et la "loi du silence" qui règnent en France concernant les moeurs - contestables - des responsables politiques. Le Guardian et l'Australian parlent d'un "code du silence". Le Time et le Vancouver Sun se font également l'écho de cette critique planétaire du silence des médias français. Le Canadien Patrick Lagacé titre son article dans Cyberpresse : "Sexe, mutisme et impunité" et, faisant référence à l'affaire Tristane Banon, résume ainsi la situation : "La presse française sait qu'un fleuron du Parti socialiste a fait ce qui s'apparente à des avances « musclées » à une jeune femme de 24 ans. Mais la presse n'enquête pas. Elle n'inquiète pas DSK. (...) Les journalistes sont de mèche. Comme les flics. Comme vos amis - et même vos ennemis - politiques. On sait. Mais on tait."

Une omerta également dénoncée dans la presse italienne. Dans Il Giornale du 16 mai, Marcello Foa fustige "l’hypocrisie de la France" : "Strauss Kahn était un homme malade qui n'a pas été bloqué à temps, payant ainsi paradoxalement pour l'hypocrisie d'une France où la presse n'hésite jamais à donner de leçons de transparence et de moralité aux autres mais qui face aux puissants de son propre pays- qu'ils s'appellent Strauss Kahn ou Sarkozy- se montre extraordinairement lâche, lâche jusqu'à l'omerta". Dès dimanche, jour de l'arrestation de DSK, Marcello Foa taclait la presse française : "Le Tout-Paris savait que Dominique Strauss-Kahn était très décontracté sexuellement. (…) Mais l’opinion française n’était pas au courant. Avec cette hypocrisie typique de la France, les nouvelles n’ont jamais quitté le cercle des salons. Les journalistes savent tout, personne n’écrit rien. (…) La France, qui ces deux dernières années a été choquée par le Bunga Bunga de Berlusconi n’a pas écrit une ligne sur Strauss-Kahn".

Nul doute que si l'affaire DSK n'avait pas éclaté aux Etats-Unis, elle n'aurait jamais éclaté en France. C'est l'opinion d'Eva Joly et de Nicolas Dupont-Aignan, mais aussi du journaliste de Libération Jean Quatremer, qui, dans une interview au quotidien suisse Le Matin, se réfère à l'affaire Banon, et se montre impitoyable envers ses confrères (et aussi certains élus socialistes) :

... Où entend-on les journalistes qui connaissaient les dérives de DSK ? Où lit-on leurs enquêtes ? Où sont les témoignages des femmes victimes de ses propositions inappropriées ? Nulle part. Ma soudaine « gloire » souligne les manquements de la presse française. (...)

En 2007, M. Strauss-Kahn est accusé de tentative de viol. Et personne n'a enquêté. C'est affolant ! Cette année-là, lorsque j'écris qu'il frôle le harcèlement, j'avais évidemment assisté à des scènes et recueilli des témoignages. Ensuite, j'en ai reçu d'autres. Des dérapages au sein du Parti socialiste. Des étudiantes à Sciences-po qui savaient toutes qu'il ne fallait pas se retrouver seule dans une pièce avec DSK.

Que s'est-il passé lorsque vous aviez dénoncé le rapport problématique qu'entretiendrait DSK avec les femmes ?
Son conseiller m'a prié de retirer le texte d'Internet. Je n'ai évidemment pas accepté. Mais le problème c'est qu'il ne s'est rien passé. Strauss-Kahn a-t-il déposé une plainte, parlé de diffamation ? Non. D'autres journalistes ont-ils enquêté ? Non plus. L'omerta. On parle pourtant de quelqu'un qui traite les femmes - la moitié de la population ! - avec mépris. (...)

En France, ce qui me fait honte, c'est justement qu'on en plaisante, c'est la bagatelle. Jack Lang a osé dire que dans l'affaire DSK, il n'y avait « pas mort d'homme ». Mais il y a peut-être tentative de viol ! C'est effarant. (...)

« Je pense à l'homme », a osé Ségolène Royal plaignant Dominique Strauss-Kahn. Eh bien moi, je pense à la femme ! (...)

Il n'est certes pas dans notre tradition - et c'est tant mieux - de scruter à la loupe la vie sexuelle de nos politiciens ; et d'ailleurs celle, toute libertine, de Dominique Strauss-Kahn ne nous intéresse pas, et n'a d'ailleurs rien de condamnable, si tant est que l'on fasse du plaisir l'une des valeurs cardinales de la vie. Là où le silence devient coupable, c'est lorsqu'un homme politique use de son pouvoir pour faire pression sur ses proies féminines, c'est lorsque ce genre d'individu, ivre de sa puissance, se croit tout permis et ne recule plus devant rien pour aboutir à ses fins, ou, du moins, s'autorise tous les harcèlements pour faire céder ses conquêtes qui lui sont généralement subordonnées. Or, de tels agissements semblent - si l'on en croit les témoignages - coutumiers de Dominique Strauss-Kahn.

DSK, multirécidiviste

Dressons une liste - non exhaustive - de ces témoignages :

L'ouvrage Sexus politicus de Christophe Deloire et Christophe Dubois évoque en 2006 les frasques sexuelles de DSK et l'histoire de Tristane Banon, qui ne serait pas passée inaperçue. Page 365 : "L'affaire, à l'époque, fait grand bruit dans les arcanes du pouvoir, mais la presse l'ignore."

Jean Quatremer écrit en 2007 sur son blog : "Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France)."

La socialiste Aurélie Filipetti reconnaît les précautions qu'elle prend en présence de DSK : "Je me suis arrangée pour ne pas me retrouver seule avec lui dans un endroit fermé."

Danièle Evenou demande lors d'une émission de Laurent Ruquier sur Europe 1 : "Qui n’a pas été coincée par Dominique Strauss-Kahn ?"

Thierry Ardisson juge sur RMC que DSK est malade, qu'il a un rapport pathologique au sexe, et affirme qu'il a convoité 14 de ses copines...

Azouz Begag confie lui aussi sur RMC avoir quelques copines qui ont eu à subir les assauts de DSK, au point d'éclater en sanglots : "Depuis 30 ans tout le monde sait que DSK a glissé à maintes reprises", affirme-t-il.

Daniel Schneidermann accuse sur France 3 DSK de harcèlement sur deux de ses amies, et considère qu'il a un vrai problème de maîtrise de ses pulsions.

Yannick Olland, envoyé spécial de RMC, est allé enquêter sur les lignes Air France qu'empuntait DSK : le directeur du FMI y avait une très mauvaise réputation à cause d'un comportement "très déplacé" à l'endroit de certaines hôtesses de l'air ; l'une d'elles lui avait même rendu une paire de claques, et aurait pu porter plainte aux dires d'un stewart, en raison d'un geste de DSK qui était allé au-delà de la main aux fesses... Son comportement déplacé était "de notoriété publique" au sein du personnel naviguant d'Air France.

Le Point  rapporte d'ailleurs - signe de sa très grande décontraction avec les femmes - que les derniers mots de Strauss-Kahn en liberté auraient été "Quel beau cul !" : "Quel beau c...l !" Cette interjection, à l'adresse d'une des hôtesses du vol New York-Paris AF023 du samedi 14 mai, d'autant plus leste que faite à voix haute devant le personnel navigant commercial, est la dernière phrase prononcée par Dominique Strauss-Kahn avant d'être invité par deux policiers à quitter le siège de la Business Class sur lequel il avait pris place pour se rendre à Paris."

Libération du 18 mai révèle que le journal avait pris la décision de ne jamais envoyer une femme seule interviewer DSK. Une journaliste de Libé, sous couvert d'anonymat, raconte à midilibre.fr : "Au journal, à chaque fois qu'il fallait interviewer Dominique Strauss-Kahn, on envoyait un homme, parce qu'on racontait que, par le passé, il y avait eu des bugs entre lui et des journalistes femmes".

Un proche de DSK déclare dans France Soir du 18 mai : "On aurait dû lui mettre des gardes du corps pour l'empêcher de faire des conneries".

Tristane Banon, qui se dit politiquement proche de DSK, raconte qu'elle a dû se battre à terre pour se défaire de l'homme politique qui voulait lui ouvrir son pantalon et dégrafer son soutien-gorge : "On a fini par se battre, donc ça s'est fini très très violemment... on s'est battu au sol, pas qu'une paire de baffes, moi j'ai donné des coups de pieds, il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d'ouvrir mon jean... Quand on se battait, je lui avais dit le mot "viol" pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait peur plus que ça". 

Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon, affirme que sa fille était sous le choc après sa rencontre avec DSK, qui aurait d'ailleurs reconnu avoir tenté de séduire sa fille : "Ecoute, je ne sais pas ce qui m'est arrivé, j'ai pété un câble. Je l'avais invitée parce que j'avais l'impression qu'elle était d'accord, ensuite j'ai pété un câble", aurait avoué DSK. Mansouret dissuadera sa fille de porter plainte contre lui, un ami politique, mais aussi un ami de la famille. Aujourd'hui, elle affirme que DSK est malade : "Pour moi, Dominique Strauss-Kahn est malade. Ce n’est pas une injure de dire cela, il a un vrai problème : une addiction au sexe, comme d’autres ont des soucis avec l’alcool, la drogue ou le jeu. Il est malade. Sur les faits eux-mêmes [à New York], je ne peux pas me prononcer, je n’y étais pas. Mais pour moi, c’est très plausible que cette femme a été agressée sexuellement. En revanche, je suis formelle, il a bien tenté d’abuser de Tristane".

France Soir rapporte l'existence d'autres affaires en France : "Elles auraient eu pour victimes plusieurs jeunes femmes, dont des militantes du PS et des Beurettes, selon nos informations émanant de proches, pourtant bienveillants à l’égard de DSK. Toutes ces affaires se seraient réglées à l’amiable entre les parents de ces victimes et des responsables du PS. Ces derniers auraient réussi à calmer, avec beaucoup de difficultés, ces sympathisants socialistes (certains s’étaient armés d’une hache ou d’un couteau, selon notre source) les persuadant de ne pas déposer plainte."

Bernard Debré juge que DSK doit se faire soigner et lance, dans une interview à L'Express, une grave accusation : "Il faut sortir de l'hypocrisie. Ce n'est pas la première fois que DSK se livrait à ce genre d'agissements au Sofitel. C'est là qu'il descendait toujours. Ça s'est produit plusieurs fois et depuis plusieurs années. Tout le monde le savait dans l'hôtel. (...) Les employés étaient sur le point de se révolter. La direction était au courant mais jusque là n'osait rien dire. Elle a étouffé toutes les autres affaires. D'autres femmes de chambre avant Ophelia - une femme charmante de 32 ans qui travaillait très bien - avaient été agressées". Mais Rue 89, qui essaie de joindre Debré, reçoit mardi dernier un démenti de ses collaborateurs : "Ce n'est pas une concierge, Bernard Debré ! Il n'a jamais dit qu'il y avait d'autres cas d'agressions au Sofitel ! C'est un malentendu." Etrange retournement, qui réclamerait une véritable clarification de la part du député de Paris.

Les accusations de harcèlement émanent aussi de l'étranger. L'économiste hongroise Piroska Nagy, au coeur d'une première affaire avec DSK, écrit le 20 octobre 2008 une lettre aux enquêteurs alors mandatés par le FMI, qui sera publiée par L'Express : "Je pense que M. Strauss-Kahn a abusé de sa position dans sa façon de parvenir jusqu'à moi. Je vous ai expliqué en détail comment il m'a convoquée plusieurs fois pour en venir à me faire des suggestions inappropriées. [...] Je pense que M. Strauss-Kahn est un leader brillant, qui a une vision pour affronter la crise financière mondiale en cours. C'est également un homme agressif, bien qu'il soit charmant. [...] Je crains que cet homme ait un problème pouvant le rendre peu adapté à la direction d'une institution où des femmes travaillent sous ses ordres."

Martina, une journaliste interrogée par The Times, accuse aujourd'hui DSK de chantage sexuel : il exigeait un rapport sexuel contre une interview. Le 18 mai, Le Nouvel Obs se fait l'écho de cette histoire : "Selon la journaliste, le directeur du FMI aurait "obtenu son numéro de téléphone par son ambassade ou l'Institut Français et a commencé à [l']'appeler, en disant : "Si tu sors avec moi tu pourras avoir ton interview. Il voulait venir à mon travail mais j'ai raccroché"". Toujours selon des propos repris par le site Internet d'un article du Times, DSK s'est acharné pour séduire la jeune femme d'une trentaine d'années puisque, deux ans plus tard, il aurait de nouveau tenté sa chance. La jeune femme devait "aller passer le week-end avec lui à Paris ou ailleurs. Il était incroyablement insistant… Il a presque dit explicitement que je devais coucher avec lui pour avoir une interview"."

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Irma Nici, DSK et la maquerelle Kristin Davis

Dans le Daily Mail et le Daily Telegraph, la directrice d’une agence de call-girls, Kristin Davis, déclare qu’elle a eu deux fois affaire à DSK en 2006, "recommandé" par Irma Nici, une prostituée bosniaque qui vivait alors à Paris. La première fille qu’elle lui avait envoyée l’avait trouvé agressif et ne voulait plus y retourner ('The first girl I sent to him said he was aggressive and didn’t want to be back with him again'). Nici raconte sa supposée liaison avec DSK et souligne elle aussi son agressivité : "Speaking about her alleged liaison with the IMF boss, Ms Nici told the Daily Mail : 'Strauss-Kahn was rough and aggressive, however he maintained a certain level of decorum because he was dealing with an agency. 'The girls said he was pushy, overly grabby and forceful. He did not rape anyone. However, at $1,000 or more an hour, we expected the clients to behave like gentlemen, not animals'."

Enfin, une dépêche de l’agence mexicaine Notimex reprend des allégations publiées par l’auteur anonyme Cassandre dans le livre DSK, secrets d’un présidentiable : "le directeur général du FMI Dominique Strauss Kahn a à son actif plusieurs agressions sexuelles présumées dont une employée de maison mexicaine lors d’une visite de travail au Mexique".

The First Post a dressé, le 19 mai, une liste très synthétique de ces témoignages de comportements agressifs.

Hollande au courant ?

Si les journalistes n'ont jusqu'ici rien dit, les politiques n'ont rien dit non plus. Or eux aussi savaient. Ils savaient, certes, que DSK était libertin, mais de ceci nous n'avons cure. Mais savaient-ils que leur ami, leur camarade, leur champion pouvait être inquiétant aux yeux des femmes, et même violent ? Nicolas Demorand pose la question dans son édito du 19 mai, sans esquiver le cas Banon :

Que savaient exactement les dirigeants socialistes de la vie privée de DSK ? De son rapport aux femmes ? Estimaient-ils qu’il y avait là un problème, voire un risque politique ? Ou pensaient-ils que les communicants sauraient trouver les mots, arrondir les angles, peut-être étouffer les scandales ? Comment ont-ils reçu les propos d’une des leurs, députée PS, avouant sa peur de se retrouver seule dans la même pièce que lui ? Et ceux de la fille d’une des leurs, faisant état à la télévision d’une tentative de viol présumée ? Sur cette dernière affaire, que savait exactement François Hollande, dont les journalistes Christophe Deloire et Christophe Dubois disent, dans Sexus politicus (Albin Michel), qu’il avait à l’époque réconforté la jeune fille ? Ces questions, et toutes les autres, doivent être posées et appellent désormais des réponses.

Que savait, en effet, François Hollande, nouveau favori des socialistes dans la course de 2012, de l'agression présumée de Tristane Banon ? Le scandale ne pourrait-il pas retomber aussi sur lui, si l'on apprenait qu'il avait couvert une tentative de viol ?

Anne Mansouret vient justement d'apporter, le 19 mai, sa réponse à cette douloureuse question, dans une dépêche AFP. La mère de Tristane Banon est formelle : des personnalités "au plus haut niveau" du Parti socialiste "étaient au courant" d'une agression sexuelle remontant à 2002 dont sa fille accusait Dominique Strauss-Kahn. Elle est convaincue que François Hollande et Laurent Fabius étaient au courant, même si elle n'en a jamais parlé directement avec eux. "François Hollande a témoigné à mon égard d'une attention particulière. Il a demandé des nouvelles de ma fille et il ne l'a pas fait par hasard", a-t-elle déclaré. "Il a toujours témoigné de beaucoup d'humanité. Il était parfaitement au courant", a insisté Mansouret. "Je n'en ai pas parlé avec Laurent Fabius bien que je sache qu'il est au courant. Fabius, c'est la prudence sur deux pieds (...) Son attitude m'a laissé penser qu'il savait mais qu'il ne voulait pas en parler", a ajouté la conseillère régionale PS de Haute-Normandie.

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François Hollande le 15 mai 2011 lors de l’émission « Dimanche + » devant une photo de DSK

Dans une interview qu'elle a accordée le 19 mai à Médiapart, on apprend que Laurent Fabius n'aurait pas voulu être mis au courant : "Il a dit « je ne veux pas savoir, je ne veux pas être au courant." Quant à François Hollande : "Il a été formidable, d'une gentillesse... Il a téléphoné personnellement à Tristane, il a été superbe." Le bras droit du député de Corrèze, Stéphane Le Foll, confirme cette version : "Je n'ai pas eu directement à gérer cette affaire. Mais je sais que cela a été évoqué, François a essayé de le faire de façon très respectueuse. Il avait appelé Tristane Banon, il n'a pas cherché à imposer quoi que ce soit, il l'a écoutée et a essayé de la rassurer. C'était lui en direct qui gérait."

On est dès lors stupéfait des dénégations de François Hollande aujourd'hui. En effet, interrogé le 20 mai par des journalistes à bord d'un TGV pour Dijon, l'ancien Premier secrétaire du Parti socialiste prétend n'avoir été au courant de rien : "Je n'ai jamais eu connaissance des faits de la gravité qui ont été à un moment évoqués. (...) Les rumeurs, elles existaient mais je n'ai jamais conçu que mon rôle était de faire la police au sein du PS." Et de se réfugier derrière l'absence de plainte de Banon, dont il semble ignorer toute la difficulté de la démarche : "Si les faits avaient été démontrés, je pense qu'une plainte aurait été déposée. Je ne veux pas dire qu'il n'y ait pas eu de faits. Dans la vie, il y a des procédures : une femme est attaquée, elle porte plainte". "Arrêtons de nous mettre dans une espèce de culpabilité mutuelle", a-t-il conclu. Une belle preuve d'humanité que voilà...

Le candidat à la présidence de la République reste fidèle à sa stratégie : invité le 15 mai de Dimanche+, François Hollande avait déjà déclaré au sujet du crime reproché aujourd'hui à DSK : "Je pense que commettre un acte de cette gravité ne ressemble pas à l’homme que je connais. Il n’y a pas de doutes à avoir là-dessus." On peut, gageons-le, faire confiance à l'homme qui, dans ses jeunes années politiciennes, endossait le costume du leader de droite "Caton" et participait à l'une des plus incroyables opérations de manipulation de l'opinion qu'on ait connue dans l'Hexagone...

PS : réflexe de caste, oubli du peuple

Anne Mansouret dit regretter de ne pas avoir reçu de marques de soutien de la part de responsables socialistes depuis l'annonce de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn. "J'ai reçu quantité de marques de sympathie de responsables de droite. Pas une seule de personnalités de gauche", déplore-t-elle. Il faut dire que l'attitude des socialistes - déjà largement critiquée - a sidéré presque autant que l'arrestation de DSK elle-même. Pas un mot pour la victime présumée, une jeune femme modeste d'origine africaine vivant dans le Bronx, et toute leur compassion - de caste - réservée pour le patron du FMI et sa famille. Michèle Sabban ira jusqu'à réclamer l'exclusion du PS d'Anne Mansouret, qui aura manqué de solidarité avec DSK en parlant de la supposée tentative de viol de sa fille...

Bernard-Henri Lévy (philosophe officiel du PS) piquera sa colère contre tous les "petits mecs" qui soudainement se mettent à dire dans les médias qu'ils savaient depuis longtemps que DSK était un danger pour les femmes : "Les gens feraient mieux de se taire", lança-t-il furax au micro de Pascale Clark. "Ils n’avaient qu’à le dire avant", avant que son champion ne soit sur le point d'accéder à l'Elysée, si près du but... Il s'en prendra aussi à Tristane Banon : "J'en veux à tous ceux qui accueillent avec complaisance le témoignage de cette autre jeune femme, française celle-là, qui prétend avoir été victime d'une tentative de viol du même genre ; qui s'est tue pendant huit ans ; mais qui, sentant l'aubaine, ressort son vieux dossier et vient le vendre sur les plateaux télé", écrit-il dans son bloc-notes du Point. Rappelons que Tristane Banon n'est passée sur aucun plateau de télévision depuis l'arrestation de DSK... BHL se fera étriller par la presse américaine pour son attitude partisane, irrespectueuse de la femme de chambre et, au final, grotesque. Le comble de l'abjection sera atteint par Jack Lang qui osa lancer à la face du monde, dans le 20h de France 2, que, dans les faits imputés à DSK, il n'y avait "pas mort d'homme"... rien qu'une éventuelle tentative de viol sur une pauvre femme de chambre, on va pas en faire tout un fromage ! Lang eut beau se dire indigné de l'indignation provoquée par ses propos, qui auraient été mal compris, le mal était fait...

Olivier Picard, dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, a bien raison lorsqu'il écrit : "Le petit monde politico-médiatique parisien pourrait s’interroger sur sa fâcheuse tendance à minimiser, ou à tolérer, les comportements limite (fric ou sexe ou les deux) de ses élites. Depuis des années, le personnel politique et nombre de journalistes étaient parfaitement au courant des « petites faiblesses » de DSK. Les dirigeants du PS aussi, quoi qu’ils en disent. Mais au nom du respect de la vie privé, on a laissé faire, comme autant de péchés véniels. Et au bout du compte, on a pris consciemment le risque d’une catastrophe. Elle vient de se produire avec l’explosion en plein vol d’un des prétendants à la fonction suprême que personne, semble-t-il n’a eu le courage de protéger de lui-même. Il ne faudra pas s’étonner si sa chute sidérante fracasse avec elle un peu plus la confiance des forces vives du pays envers un personnel politique en retard sur le peuple."

Après le séisme, les répliques...

Alors l'affaire DSK, un 11-Septembre médiatique et politique ? Certainement, dans le sens où l'on appelle désormais "un 11-Septembre", dans le langage journalistique, tout événement brutal et traumatisant qui remet en cause une croyance ancienne, une vision rassurante du monde, et qui bientôt révèle autre chose : un déficit politique et médiatique, démocratique pour tout dire, un abandon, voire une trahison du peuple par certaines de ses élites dirigeantes. L'affaire DSK nous révèle bien cela, un renoncement journalistique - à enquêter, à informer -, et une déconsidération du peuple par sa caste dirigeante. C'est peut-être par ce type de chocs salutaires que la démocratie progressera.

Sur un plan strictement politique, l'affaire DSK est en train de devenir l'affaire du PS tout entier, et notamment de son ancien Premier secrétaire François Hollande, qui réfute avoir eu la moindre connaissance de l'agression supposée de Tristane Banon, alors même que son bras droit Stéphane Le Foll a confirmé à Médiapart que c'est lui qui gérait à l'époque la crise "en direct". Si Hollande ment, cela pourrait lui coûter cher dans la course à l'Elysée. Car si le témoignage de Tristane Banon a longtemps suscité l'indifférence en France, il pourrait bientôt revêtir une importance capitale. La justice américaine, via le procureur de New-York, commence à s'y intéresser sérieusement, à en croire une récente dépêche de l'agence Reuters.

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Tristane Banon et David Koubbi, son avocat, mardi à Paris. Crédits photo : CHARLES PLATIAU/Reuters

L'avocat de Tristane Banon a immédiatement fait savoir, le 20 mai sur BFM TV, que sa cliente ne comptait pas participer au procès américain, ce qui n'enlève rien à sa détermination d'intenter une action en France : "Si Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn ont des choses à se dire cela se fera en France et selon des règles de droit qui seront applicables au citoyen français", a déclaré David Koubbi. "En aucun cas, ni Tristane Banon, ni moi-même ne souhaitons être instrumentalisés par la justice américaine ou prêter quelque concours que ce soit afin que ces deux dossiers soient liés d’une manière ou d’une autre. Il est absolument hors de question dans le dossier de Tristane Banon qu’un mouvement de notre part ait pour conséquence une condamnation de Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis. Il ne s’agit pas de participer à une condamnation médiatique de Dominique Strauss-Kahn, et je veux être extrêmement clair sur ce point. Si monsieur Dominique Strauss-Kahn doit être condamné aux Etats-Unis d’Amérique, ce sera pour des faits qui relèvent du dossier américain dont je ne connais rien, que je n’ai pas eu à regarder et pour lequel je n’ai pas à me prononcer." Me Koubbi a précisé à Reuters : "La présomption d'innocence n'existe pas aux Etats-Unis. Ma cliente ne souhaite pas inscrire sa démarche dans ce cadre". Le procureur de New York pourrait néanmoins tenter de mener une audition avec Tristane Banon ; il devrait pour ce faire formuler une demande d'entraide officielle à la France.

Les réactions en chaîne à l'affaire DSK sont encore imprévisibles...


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139 réactions à cet article    


  • Emmanuel Aguéra LeManu 21 mai 2011 20:36

    La curée. 


  • xray 6 juin 2011 21:03


    Dominique Strauss-Kahn 

    Quand on sait les saloperies auxquelles se livrent les politiques, DSK a sa place en prison. Cela,  quelle qu’en soit la raison. 
    On comprend que les politiques de tous bords gagnent à minimiser. 


    Ce n’est pas son genre. 
    Martine Aubry prend la défense de DSK.  Elle prétend que ce n’est pas son genre. 
    Il est évident que lorsque l’on regarde Martine Aubry, celle-ci ne risque rien. 
    D’autres femmes de la classe politique n’en diront pas autant. 


    Les réseaux français 
    En France, il existe des réseaux pour alimenter, en femmes modestes, les perversions de ces personnages « importants ». 


    Dans ces réseaux, figurent des flics, des magistrats, etc. 
    Les victimes n’ont pas intérêt à porter plainte. Ces affaires de mœurs sont toujours étouffer au niveau des Préfets. 

    LA MAIN DU PRÉFET, quatrième partie  
    Page 211,  « Le toubib interdit et la grosse affaire de mœurs » 
    http://mondehypocrite.midiblogs.com/files/cd_Le_Pr%C3%A9fet_29_12_05_b_pages_de_169_%C3%A0_241.2.doc 

    La niche à chien fait de la résistance. 
    http://www.euro-injustice101.blogspot.com/ 



  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 mai 2011 02:52

    @ Taïkè Eilée 


    Un article brillant et indiscutable, comme d’habitude. Quand vous avez traité un dossier, généralement c’est clos. Mais ici, il y a une autre question que vous n’abordez pas du tout - et je vous comprends ! - qui va au-dela des gestes de DSK et se situe tout entière dans la sphère du complot/piege

    Vous dites : 

     Tout le monde le savait dans l’hôtel. (...) Les employés étaient sur le point de se révolter. La direction était au courant mais jusque là n’osait rien dire. Elle a étouffé toutes les autres affaires. D’autres femmes de chambre avant Ophelia - une femme charmante de 32 ans qui travaillait très bien - avaient été agressées".

    N’y aurait-il eu qu’elle a ne pas savoir ? Et si elle savait, POURQUOI était-elle là ? Je pense que d’ici quelques temps personne mieux que vous ne pourra nous le dire.


    Pierre JC Allard


    • Rousquille Rousquille 21 mai 2011 04:05

      Quand bien même elle l’eût su, que vouliez-vous qu’elle fît ?

      Je vous rappelle que les deux employés croyaient que la chambre était vide lors de leur passage.


    • DACH 21 mai 2011 11:30

      Les 2 employés de l’hôtel qui sont entrés dans cette chambre pour accomplir leur mission avaient la conviction qu’il n’y avait personne, que la suite était vide. Une simple chambre avec salle de bains n’aurait pas permis une telle confusion fortute ou erreur imprévisible.
      D’autre part, afficher dans la salle de travail des employés des photos de VIP, en prendre connaissance et savoir qui est qui me semble un chemin que seuls des lecteurs de journaux politiques ou économiques feront naturellement. Bien cordialement à vous et à l’auteur de cet article bien documenté. Namaste. DAChH


    • morice morice 21 mai 2011 11:33

      Mr Allard, la semaine dernière vous souteniez la thèse du complot. Dans ce remarquable article ; comme il en a a l’habitude, l’auteur démontre que ça n’a pas pu être le cas. DSK est effectivement un malade, et peu de gens ont osé le dire : au delà du personnage, laminé par son attitude visible en vidéo lors de l’audience, il y a une dénonciation claire à faire de ce dont il a bénéficié comme soutiens pour commettre ces frasques. Et ils sont nombreux. Pas qu’au sein du PS. Sarko le savait, son chien de garde Lefebvre ayant lâché le morceau il y a deux ans déjà en menaçant en fin de campagne de « montrer des photos ». La droite les a, c’est sûr. Et Debré sait des choses, c’est une évidence également. 


      Finalement, ce qui vient de lui arriver nous sauve de ça, dont je suis très surpris ne pas avoir lu la moindre allusion depuis.. et pourtant...


      L’ex-président israélien Moshé Katzav a été condamné mardi à sept années de prison ferme après avoir été reconnu coupable de deux viols, une affaire sans précédent dans l’histoire de l’Etat d’Israël, selon les médias israéliens.

      L’ex-chef de l’Etat, âgé de 65 ans, a en outre été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 100.000 shekels (20.000 euros). Katzav a crié « Ils se trompent, c’est un mensonge » et, pleurant, a enlacé ses fils aussitôt après l’annonce de la condamnation.

      La peine a été prononcée à la majorité de deux des trois juges du tribunal de district de Tel-Aviv, présidé par le juge George Kara.

      L’ex-président avait été reconnu coupable le 30 décembre par le tribunal de district de Tel-Aviv de deux viols sur une de ses subordonnées à l’époque où il était ministre du Tourisme dans les années 1990. Il a en outre été reconnu coupable de deux actes indécents, dont un avec usage de la force, et de harcèlement sexuel contre trois de ses employées au ministère du Tourisme puis à la présidence après son élection en 2000.

      Moshé Katzav a d’autre part été reconnu coupable d’entrave à la Justice.

      Il était passible d’un minimum de huit ans de prison pour ses crimes, et a obstinément clamé son innocence, se disant victime d’« un ignoble complot »et d’un « lynchage organisé ».


      relisez, c’est le même scénario...

      sa condamnation date du 22 mars 2011 pourtant.

    • Clouz0 Clouz0 21 mai 2011 12:26

      PJCA ne peut se résoudre à abandonner un si joli petit complot supplémentaire et fait quelques charmants entrechats pour lier la thèse complot à la thèse pas de complot !  Très fort.


      Morice ne peut se résoudre à ne pas faire dans l’allusion « comprenne qui pourra ». Et il a de la chance, tout le monde comprend et connaît sa démarche affublée de gros sabots.  Boiteux.

    • Abou Antoun Abou Antoun 21 mai 2011 14:56

      Mr Allard, la semaine dernière vous souteniez la thèse du complot. Dans ce remarquable article ; comme il en a a l’habitude, l’auteur démontre que ça n’a pas pu être le cas. DSK est effectivement un malade,
      Non, l’auteur ne démontre rien a contrario. Il donne beaucoup d’éléments qui laissent à penser que DSK est un malade. Je suis d’ailleurs personnellement convaincu par cette argumentation. Cela dit, les deux choses ne sont pas mutuellement exclusives, DSK peut être un malade victime d’un complot. D’ailleurs si j’avais à monter un complot contre DSK j’exploiterais sa ’maladie’.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 mai 2011 16:04

      @ Morice


      Si je niais les faits je ne parlerais pas de complot mais de mensonge. Quand un geste a de telles conséquences, il est quasi impossible que, selon leurs intérêts, plusieurs personnes n’aient pas concouru à faciliter la commission du crime et ne s’efforcent pas - avant pendant et après - à en modifier l’Interprétation. Il y a pas « un complot », mais un faisceau de complots qu’il s’agit de découvrir sous peine de ne chercher à comprendre le réalité qu’en en regardant la surface.

       Si vous allez lisez les articles que j’ai publiés sur cette affaire, vous voyez que je ne prétend pas connaitre la vérité, mais que je souligne au contraire que JE NE LA CONNAIS PAS et que je pense que nous aurons sous peu plus de renseignements qui nous permettront de défaire le noeud. 

      Je ne crois simplement pas à l’hypothese simpliste d’un DSK aspirant présidentiel qui met sa bitte dans la bouche d’une femme de chambre contre son gré, puis part tout guilleret déjeuner avec sa fille comme s’il ne s’était rien passé. Dès que j’en saurai plus je vous reviendrai et je pense que Taike est sans doute celui qui a la fin en fera le meilleur compte rendu. Le faits ne sont simplement pas encore connus.

       PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 mai 2011 16:11

      A Musima :


      « L’énergie que la caste masculine met pour justifier, éviter, excuser, réinterpréter en minorant toute révélation ayant trait à la violence masculine dès qu’il s’agit de s’accaparer une femme ou de se soulager quand la pulsion se manifeste » est un fait. Soyez sûre qu’il en a été tenu compte dans tous les scenarios, comme de la réaction anticipée des femmes à ce fait bien connu. Ce qu’il faut trouver, c’est ce qui est SPECIFIQUE à cette affaire, car c’est à ce palier que la manipulation est possible.

      Pierre JC Allard

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 mai 2011 16:19

      @ Abou Antoun


       Bien d’accord. c’est un élément commun qui est constant dans toutes les theories qu’on pourra voir par la suite.

       PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 mai 2011 17:23

      @ Clouzu


      Il ya complots et complots et ils ont en commune de ne pas être simplistes. Prenons une hypothès, juste une hypothese

      DSK Il a envie de tirer un coup et propose . Elle est une bonne fille, mais comprend qu’un esclandre avec un client de ce genre ne lui fera pas de bien aupres de l’hotel. Elle a une famille et a été élevée a la dure. Elle regle pour une pipe et pas d’ennuis ; bon prince, il lui offre 1 000 $ en prime et c’est inespérée. Elle se rconcilie avec la vie. Tout se passe vite et il part en regardant sa montre pendant qu’elle se rince la bouche.

      Comme la sortie de la chambre est sous surveillance video, et qu’elle a l’air un peu bizarre - because le 1000$ autant que la pipe - elle est priée de se présenter à la direction.  Là, on comprend qu’il y a une opportunité en on fait asseoir Ophelia dans l’antichambre pendant qu’on jase entre responsables ( mettez 50 pages pour décrire ces consultations au plus haut niveau - et on demande a Ophelia de revenir. On va la cuisiner un peu.

      On lui demande quoi, à la bonne fille ? De dire la vérité…. ! D’oublier cette histoire de 1 000 $ a moins qu’on ne le lui demande et, si on en arrive la, on lui expliquera comment le dire. Son avocat se chargera du reste. On ne lui demande pas de mentir. Elle s’est bien sentie menacée, n’est-ce pas…. ?  Ensuite on la protege (sequestre) pour qu’elle ne dise pas de betises et on lance l’affaire…

      Mais pourquoi, comment, qui est dans le coup et quee est le résultat cherché ?…. Ça on ne sait pas. C’est ça, le complot.

      Une simple hypothèse. Il y en a d’’autres…. mais celle-ci rend plausible ce qui autrement ne l’est simplement pas. C’est un premier essai.

       Pierre JC Allard

       

    • oncle archibald 21 mai 2011 18:18

      Monsieur ALLARD nous la joue façon Madame Irma voyante et je trouve cela bien dégueulasse ... Seuls Monsieur DSK et la femme de chambre savent la vérité. Il y a eu plainte. La justice a été saisie. Dès lors, en France comme aux USA, la justice lance sa machine qui met en jeu plusieurs acteurs avec chacun un role bien défini : 

      Les experts chargés de présenter ce qu’ils estiment « la vérité scientifique »
      Les avocats chargés d’exposer « la vérité de leur client »
      Les Juges et les jurés chargés d’analyser ce que les deux premiers acteurs leur ont présenté, d’animer le débat pour essayer de les amener soit à se contredire, soit à conforter leurs arguments, et après réflexion de prononcer un jugement qui sera « la vérité judiciaire ».

      On peut le tourner dans tous les sens ça n’est pas si mal que cela si le débat est de qualité, et surtout que proposer d’autre de plus « juste » .

      Mais aux USA « justement », ou plutôt à mon sens « injustement », il y a autre chose ... La possibilité d’un arrangement moyennant grosses finances qui ne manquent en rien (euphémisme) à l’une des deux parties ... 

      Et mon petit doigt me dit que de procès il n’y en aura pas .. Que l’on va impressionner, effrayer et faire miroiter à la plaignante un avenir qui lui laissera l’alternative soit, solution 1, d’être trainée publiquement dans la boue, voir le moindre de ses faits et gestes d’il y a vingt ans décortiqué à son désavantage, exposé publiquement, etc ... soit, solution 2, de recevoir tellement de brouettes pleines de dollars que jusqu’à son dernier souffle elle pourra se féliciter d’avoir choisi cette solution ...

      Qui prend les paris ?? Cette sinistre histoire va finir en eau de boudin et personne ne connaitra ni « la vérité vraie », ni même la « vérité judiciaire ». 

    • boris boris 21 mai 2011 19:17

      Vous feriez un bien mauvais écrivain pour roman de gare Mr Allard.

      Vu le nombres d’antécédents du sieur DSK dans sa propansion à agresser les jeunes femmes de chambres, il est inutile de se faire un mauvais scénario pour essayer de nous faire croire à la probité de ce gros pervers.

      DSK était un gros dégeulasse qui profitait de son statut pour agresser sexuellement tout ce qui se trouvait à porter de sa bite.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 mai 2011 00:37

      Oncle Archibald


      Mon oncle, quand Madame Irma vous dira comme moi qu’elle ne sait pas, ce sera le moment de l’introduire au dossier. Pour le reste, vous avez probablement raison, je suis seulement moins sûrr que vous, mais je penche aussi de ce côté.

      PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 mai 2011 00:50

      @ Boris,


      Je ne vois pas ce que j’ai pu dire pou disculper DSK. La « Madame Irma » en moi me souffle que vous êtes sans doute une femme.  Pour les romans de gare - enfin, genre polar - j’en ai écrit un. Vous etes le (a) bienvenu(e) à m’en faire la critique : http://manuscritdepot.com/a.pierre-jc-allard.2.htm

       PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 mai 2011 03:07

      On me dit que le lien ne fonctionne pas. Je le remets. De toute façon, c’est hors sujet, pour le premier week-end de pluie.



      PJCA

      • bluebeer bluebeer 21 mai 2011 08:55

        Merci Digger pour ces liens très éclairants.

        Il me semblerait utile de s’extraire de la dichotomie simpliste coupable/non coupable. DSK est vraisemblablement un obsédé sexuel compulsif immature et un économiste « compétent » - pour peu que l’espèce existe. Il est certainement un fleuron de la gauche caviar et - pourquoi pas ? - un bonhomme qui pense plus à gauche, ou moins à droite que ses pairs. Il est sans doute un nervi du libéralisme mondialiste et des puissances financières, et peut-être un politique trop pro-européen ou pas assez inféodé à Washington.

        Ce qui moi me paraît indéniable, c’est que le show actuel est d’abord un spectacle intérieur, domestique comme on dit aux States. Un spectacle qui raconte « nous ici en Amérique, on n’a pas peur de rendre justice aux plus faibles : pauvres, femmes, coloured, quitte à étriller les puissants : riches, blancs, étranger. Nous sommes maîtres chez nous. » DSK est-il tombé dans un piège ? Peut-être, peut-être pas, mais à un moment, la décision de ne pas étouffer l’affaire a du être prise. Et quand elle a été prise, elle a du impliquer davantage qu’un petit juge new-yorkais - élu !, n’en déplaise aux admirateurs inconditionnels de la plus grande démocratie du monde.

        Et ça marche. DSK est remplacé...

        Soit dit en passant, si on se penche sur la vie privée des grands hommes, on ne rencontre la plupart du temps que des petits hommes. C’est comme ça. Alors inutile de se poser la question de coupable, pas coupable. Disons plutôt, couvert, pas couvert. Pourquoi ?


      • boris boris 21 mai 2011 19:20

        D’accord avec Ourston, DSK à pu tout simplement être laché, un jeu d’enfant de faire tomber un queutard toujours braguette ouverte !


      • boris boris 21 mai 2011 19:21

        Heuu .... Bluebeer


      • ourston 21 mai 2011 03:29

        Dsk en train de faire cuire un steack sous le regard attendri de Mme, ou défroissant ses chemises, voilà de la bonne information. Braves gens, voyez comme les grands de ce monde sont des gens simples, avec leur petits soucis quotidiens. Adorables dans leur intimité.
        Pour le reste, circulez, y a rien à voir. Rien qui puisse intéresser l’électeur . Et tant pis si ce dernier risque de remettre les clés du pays à un malade.


        • UMP_POUR_ RICHES_DE_FRANCE 21 mai 2011 17:50

          Cela fait des années que vous refusez de comprendre, et vous en payerez le prix. Et alors, vous serez réduits en esclaves de ces capitalistes, franc-maçons qui gouvernent vos Etats et ridiculisent vos élus, vos magistrats. Ils vont vous affamer, vous appauvrir et vous conditionner dans l’instinct de survie afin de vous faire accepter n’importe quel travail car l’essentiel pour vous sera de survivre.

          Et de  dire que Jean Marc Morandini dans ses émissions des semaines passées, une chronique humoristique qui faisait écho de l’existence d’un site internet qui annonçait la fin du monde pour le 21 MAI 2011 ! Décidément nous sommes des imbéciles, nous qui refusons de décrypter les signes que nos ennemis forces occultes franc-maçons et capitalistes essaient de nous envoyer tous les jours. Oui après  avoir fomenté le plus grand mensonge pour détruire un homme qui a le tord d’aimer les femmes et le sexe, on peut l’arrêter le 15 mai 2011, détruire son image, le mettre en prison et pronostiquer sur un relâchement sous caution vers le 20 ou 21 MAI . Oui c’est cool tout ça, c’est la preuve que ces franc-maçons capitalistes sont forts ; Le 21 MAI, c’est bel et bien la fin du monde oui, c’est la date où Dsk a été définitivement tué pour sa famille et pour la France qui voulait l’avoir comme président socialiste.

          Après quoi, pour effacer DSK et faire perdurer le mandat de l’inculte  de L’UMP qui tenaille les pauvres de France, on nous dit que sa barbie est enceinte , félicitation pour elle ! Mais on s’en moque, le jour où elle pondra de sa foufoune périmée  son rejeton de capitaliste, qu’elle le fasse hors de France car nous savons ce couple de Bling bling ne partage rien avec la France. DSK n’est plus là mais le parti socialiste sauvera la France.



        • Rousquille Rousquille 21 mai 2011 04:03

          Aux dernières nouvelles, le Bristol Plaza, où son épouse comptait louer 2 appartements, a refusé d’accueillir l’ex-président du FMI, le bloquant plusieurs heures à l’île Rikers. Par ailleurs, deux employées de l’hôtel Sofitel ont déclaré aux enquêteurs qu’elles avaient été molestées par DSKul.

          Notre prolétaire —papa Noël des peuples affamés de la terre —devra se contenter du 71 à Broadway, un immeuble locatif de 22 étages construit il y a un siècle, convenable mais très éloigné du Bristol, avec ses chambres à 14000 dollars par mois et son SPA sur le toit avec piscine de 15 mètres. 

          Décidément, quand on est gauche caviar, c’est pour la vie...


          • impro 21 mai 2011 05:22

            Lamentable torchon, réquisitoire nauséabond, copier-coller de ragots et de jugements péremptoires...

            Tirer sur l’ambulance est un sport bien français, le manque de courage de ces pleutres journaleux et autres politicards véreux n’ayant d’égal que leur indigence verbale.

            Autant dire que je quitte ce site sans m’y attarder...


            • djanel Le viking- djanel Le viking- 21 mai 2011 06:10

              je ne sais d’où sort cet « impro » mais en consultant sa fiche d’auteur, j’ai appris qu’il ne s’est inscrit qu’aujourd’hui et n’a publié qu’un seul commentaire. 


            • therasse therasse 21 mai 2011 07:30

              Dès lors qu’il y a viol ou agression (Tristane Banon), il s’agit d’un délit, d’un crime ; dès lors, il est impardonnable que la classe médiatique se réfugie derrière l’argument de la vie privée, de la chambre à coucher ou d’une absence de plainte. 


              Une plainte a pour but de mettre en oeuvre la résolution d’un CONFLIT ENTRE INDIVIDUS avec à la clé des éventuels dédommagements , il s’agit d’une action civile. Un délit, c’est autre chose, c’est une affaire entre un délinquant (ou criminel) ET LA SOCIETE avec in fine si la culpabilité est reconnue, une peine de prison et /ou une amende. La privation de liberté a donc pour but de protéger la société tout entière d’éventuelles récidives.

              Contrairement aux coucheries en tous genres entre adultes consentants, il y a précisément dans ce cas absence de consentement.

              Et si on ne met pas fin à ces agissements dans le chef d’un individu qui s’en est rendu coupable, la société est menacée par la répétition de ces actes, ce qu’on a pu constater dans le cas qui nous occupe depuis quelques jours. Ceux qui se sont tus ont donc permis ces récidives. 

              De surcroît, DSK était un homme politique, qui allait se présenter aux suffrages des citoyens ; il y avait donc nécessité absolue que ceux-ci connaissent le profil de celui pour lequel ils étaient susceptibles de voter, en particulier s’agissant d’un travers aussi grave que celui qui nous est apparu depuis l’épisode New Yorkais.

              C’est donc un déni de démocratie que de ne pas révéler aux électeurs une « pathologie » comme celle dont semble souffrir DSK, car il est incontestable que de très nombreux citoyens sachant ce qui est arrivé à Tristelle Banon, s’il s’avère qu’elle disait vrai, n’auraient jamais voté pour ce type d’individu, en particulier s’agissant de l’électorat féminin, à l’exception peut-être de Michèle Sabban. 

              La question qui me parait aujourd’hui centrale et qui mériterait un débat bien plus important que ceux qui ont été organisés ces derniers temps (identité nationale et tutti quanti), il s’agirait en l’occurence de s’interroger sur les CAUSES REELLES du silence et de la lâcheté de la plupart des médias. 

              • avocatdudiable avocatdudiable 21 mai 2011 08:24

                Les CAUSES REELLES ? C’est évident : les journalistes et les politiques sont à l’image de l’opinion publique :) Qu’aurait dit l’opinion si l’affaire Tristane avait vraiment éclaté en France ? Déjà vu le déchaînement de certains parlant de complot aujourd’hui, bien évidemment cela aurait été pareil pour Tristane. On aurait dit « Sa mère au parti socialiste veut se faire de la Pub ». Les victimes ont peur de ne pas être crûes, les journalistes aussi.


                Qu’une partie de l’opinion publique demande à l’autre de regarder son nombril afin que des journalistes puissent parler.

                Dans l’affaire Dutroux un journaliste a trouvé le chainon manquant : des ballets roses orchestrés par les services secrets britanniques pour corrompre des politiciens par la pédophilie. Il a dit qu’il n’a pas vraiment pu le faire savoir par passivité de l’opinion publique !

                L’opinion publique ne veut entendre que la matrice d’une certaine réalité virtuelle. Entendre que la classe politique qu’elle a élue commet des actes délictueux comme le viol ou la pédophilie elle ne veut pas parce que cela crée ce qui s’appelle la dissonance cognitive qui se résout par le négationisme. C’est d’ailleurs de cela dont se sert les spécialistes du psy ops pour moutonner les gens.

                C’est donc à l’opinion publique de changer avant même que les médias et la classe politique puisse changer. Le problème c’est que les médias se font le porte parole biaisé de l’Opinion ... c’est encore hélas un autre débat !


              • avocatdudiable avocatdudiable 21 mai 2011 08:30

                En rapport avec ce que j’ai dit de l’affaire Dutroux, cela peut apporter un certain éclairage sur pourquoi des déviants délinquants potentiels peuvent se retrouver au pouvoir : parce que ça permet des les faire chanter le jour où ils refuseraient de faire ce que la vraie élite (pas les politicards qui ne sont que des sous-fiffres) veut qu’ils fassent (Globalisation etc...).


              • JL JL 21 mai 2011 08:53

                @ avocat du diable : bien vu !

                De fait, c’est peut-être que dans le cas de DSK, en jouant avec le feu, ils se sont brûlés, parce que dans ce diner de cons là, le « con » ne l’était pas tant que ça et a pris les devants. Il faut dire que ses adversaires potentiels, aussi bien Le Pen que Sarkozy l’auraient littéralement ratatiné, et il le savait.


              • therasse therasse 21 mai 2011 09:08

                @Avocatdudiable : 

                J’entends bien. Qui de l’oeuf ou de la poule... ?
                L’opinion publique, la foule aurait les médias qu’elle mérite ; ...et les médias façonnent, formatent l’opinion ou tentent de le faire.
                Un cercle vicieux dont on n’est pas près de sortir. Sauf que des affaires comme celle-ci présente un triple avantage : 1)rappeler aux politiques qu’ils ne sont en démocratie que des mandataires, rien de plus, 2)aux journalistes que la toile est sur le point de les remplacer - seuls les seniors prêtent encore crédit à leur propagande- 3)au public, qu’ils sont en permanence cocufiés par les deux catégories ci-avant.

              • sisyphe sisyphe 21 mai 2011 09:36
                Par therasse (xxx.xxx.xxx.132) 21 mai 07:30

                Dès lors qu’il y a viol ou agression (Tristane Banon), il s’agit d’un délit, d’un crime ; dès lors, il est impardonnable que la classe médiatique se réfugie derrière l’argument de la vie privée, de la chambre à coucher ou d’une absence de plainte. 


                Tout est là. 

                Le très français « respect de la vie privée », qui inciterait les médias à s’arrêter au seuil de la chambre à coucher, peut être louable (par rapport aux presses anglo-saxonnes, voyeuristes et sensationnalistes), mais il ne tient plus dès lors qu’il s’agit d’une infraction à la loi, d’un délit. 

                Dès lors, le silence devient complice , et devrait être passible, juridiquement, de mise en examen pour complicité et non-assistance à personne en danger. 

                Lamentable omerta, qui fait le jeu du populiste « tous pourris », et qui met l’accent sur une connivence malsaine entre les hommes de pouvoir, et les journalistes, augurant d’une justice à plusieurs vitesses, selon que l’on soit « puissant ou misérable ». 

                Par ailleurs, je pense que les médias anglo-saxons n’ont aucune leçon à donner, quand on se souvient que, pour l’histoire des « armes de destruction massive », de la fiole montée à l’ONU par Colin Powell, et l’implication (menseongère) de Saddam Hussein dans les attentats du 11/09, TOUS les médias US ont accrédité ces mensonges, et entrepris une véritable campagne contre la France, qui refusait de participer à la deuxième guerre en Irak. 

                Conséquences hélas infiniment plus graves que l’affaire Strauss-Khan ; ayant entraîné plus d’1 million de morts. 

                Pour ce qui est de l’actuelle affaire Strauss Khan, on attendra que la justice se prononce, pour tenter de connaître la vérité des faits ; mais, là encore, on sait très bien qu’aux Etats Unis, toute « affaire » ; si grave soit-elle, peut, selon les procédures, se régler avec les plaignants ; ce n’est qu’une question d’argent... 

                Bref, l’omerta des médias français pouvait se justifier, tant que les agissements de DSK n’avaient pas donné lieu à des plaintes en justice ; sauf que, pour le cas de Tristane Banon, déjà, une plainte aurait été légitime, et les médias auraient dû y faire plus d’écho. 

                De même que ses nombreuses pressions de toutes sortes sur pratiquement toutes les femmes qui ont été amenées à l’approcher. 

                Malade pulsionnel ou paranoïaque empreint du sentiment de sa toute-puissance et de son impunité ; il était temps que cela cesse pour un homme politique appelé aux plus hautes fonctions. 

                Sur le coup présent, a-t-il réellement craqué, ou bien est-il tombé dans un piège ; on peut espérer que l’enquête permettra de le savoir ; bien que, par expérience, on puisse avoir des doutes sur la justice US...

                Quoi qu’il en soit, c’est désormais aux médias français de faire leur auto-critique, leur examen de conscience, pour ne pas abonder dans le sens d’une décrédibilité, d’un sentiment de connivence, qui ferait, évidemment, le jeu de tous les populismes et de toutes les démagogies, dans le style « tous pourris », qui ne servira qu’aux extrêmes, dont, on le sait, aucune solution plus démocratique ne saurait venir. 


              • avocatdudiable avocatdudiable 21 mai 2011 10:04

                Dans une société où l’emploi est menacé à tous les niveaux, combien vont jouer aux héros alors qu’il risquera que cela se retourne contre lui ? Quand quelqu’un dénonce le dopage en cyclisme, que s’est-il passé ? Que se serait-il passé pour un journaliste de premier plan s’il avait porté aux actus que Banon aurait subi une tentative de viol ? Probablement la chaîne ne l’aurait même pas autorisé. Et s’il le faisait sur son blog ? Idem (c’est arrivé à Quatermer) sauf que là ça n’a quasiment pas d’impact.


                L’opinion ne s’émeut que si le reste du troupeau s’émeut aka quand ça arrive aux actus sinon c’est comme si le fait n’existait ou est insignifiant.

                 

              • avocatdudiable avocatdudiable 21 mai 2011 10:43

                @therasse « 1)rappeler aux politiques qu’ils ne sont en démocratie que des mandataires, rien de plus »


                Hélas la démocratie a été trahie depuis son origine même. Dans un livre de loi pour étudiant un professeur dit que lors de la rédaction de la Constitution ils ont hésité à mettre « Peuple Souverain » ou « Nation Souveraine » et ils ont opté pour « Nation Souveraine » car une fois élue la « Nation » aka les élus du peuple n’ont au fait juridiquement aucun compte à rendre si ce n’est cette pression de l’opinion qui est en fait créée par les médias, médias contrôlés par ... qui tente de nous faire croire qu’ils suscitent des vrais débats de société ou un contre-pouvoir au politique mais pour ceux qui ont un peu perspicace ce contre-pouvoir est pré-fabriqué. Cette vidéo des Guignols est particulièrement lucide à ce propos :




              • papi 21 mai 2011 10:44

                @ sisiphe

                +1 rien à ajouter..


              • paoum 21 mai 2011 15:10

                très juste...« le canard » m’a déçu sur ce coup-là, pour la presse,

                inutile de parler de nos bons maîtres et des gens de cour, remoras journalistiques, adeptes de la théorie de la redistribution des miettes, qui apparaissent dans toute leur splendide corruption, vous le faites si bien.

                merci donc.


              • avocatdudiable avocatdudiable 21 mai 2011 08:07

                Eh benh pour qu’une prostituée de luxe soit refuse de retourner coucher avec DSK c’est on ne peut plus dire parlant :)


                « ’Strauss-Kahn was rough and aggressive, however he maintained a certain level of decorum because he was dealing with an agency. ’The girls said he was pushy, overly grabby and forceful. He did not rape anyone. However, at $1,000 or more an hour, we expected the clients to behave like gentlemen, not animals’. »« 

                Quant aux médias, je »comprends" qu’ils n’aient pas parlé même en sachant qu’il ne s’agissait pas de harcèlement mais carrément de tentatives de viol car si les victimes des viols elles-même n’osent pas parler de peur de ne pas ête crû c’est la même chose pour les journalistes !

                Quant aux politiciens ils ont encore moins à faire de la dénonciation cela aurait été jugé comme du lynchage politique par l’opinion, rien qu’aujourd’hui avec des accusations étayées et gravissime certains en viennent encore à prétexter ça !

                Ce qui est scandaleux ce sont les opinions exprimées APRES et non AVANT : que des journalistes prétendent qu’il s’agit de vie privée alors qu’une tentative de viol relève de la vie publique, que la mère de Tristane qui souhaite à présent dire explicitement les choses soit menacée à présent d’être exclue du PS ... on comprend mieux pourquoi elle n’a pas pu avant !


                • antonio 21 mai 2011 08:31

                  Qu’aurait fait François Hollande si DSK s’en était pris à l’une de ses filles comme il l’a fait avec Tristane Banon ? Qu’aurait fait Ségolène Royal ?

                  Quant à l’apathie des médias...M. Apathie était présent à l’émission de M. Ardisson et a entendu les propos de Tristane Banon...depuis il n’a pas eu le temps...

                  Jack Lang dit « qu’il n’y a pas mort d’homme », Jean-François Khan qu’il s’agit ’un « troussage de domestique »... Rien que de très normal en fait !

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Taïké Eilée

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