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AgoraVox devient la Fondation AgoraVox : nouveau modèle médiatique ?

Après un an de réflexion, j’ai pris la décision de transformer prochainement AgoraVox de société commerciale en fondation. Les raisons sont multiples mais le but principal est de garantir son indépendance et de préserver son avenir. Les implications et les conséquences sont toutes aussi nombreuses et à mon sens enthousiasmantes.

Le contexte historique

L’idée d’AgoraVox remonte à plusieurs années. Elle était en gestation en 1997, année durant laquelle j’ai publié un ouvrage et débuté un doctorat de recherche qui s’est achevé presque 10 ans plus tard... Le véritable élément déclencheur a été le triste épisode du Tsunami de 2004 qui m’a vraiment fait comprendre que nous sommes désormais tous devenus des capteurs d’information. L’aventure s’est alors enclenchée très vite. Le site a été lancé en mars 2005 avant le fameux référendum européen. Le succès fut très rapide et j’ai eu l’opportunité de détailler le phénomène dès la fin 2005 en collaborant avec Joël de Rosnay à la publication de l’ouvrage « La Révolte du Pronétariat ».

C’est justement avec Joël de Rosnay, que nous avions créé en 1995 Cybion, la première société française spécialisée dans la veille et la recherche d’informations sur internet. Joël a toujours été enthousiaste par rapport au projet AgoraVox et continue à être source d’inspiration et de conseil. Dès le départ, notre objectif était de préserver l’indépendance du projet. Pour cette raison, au lieu d’aller chercher des investisseurs externes, nous avons préféré lancer AgoraVox dans le cadre de Cybion qui est une société indépendante.

Grâce à ses rédacteurs et à ses lecteurs, AgoraVox a progressé et est aujourd’hui fort d’une communauté de presque 30 000 inscrits, 1 000 modérateurs potentiels et environ un million de visiteurs par mois.

Mais en grandissant une question cruciale s’est posée à nous : comment continuer à développer AgoraVox tout en préservant son indépendance et son originalité ? Comme l’explique l’historienne suisse Sylvie Oberson (en faisant justement référence à AgoraVox), «  l’autocensure à laquelle se livrent les grands médias sous la pression des annonceurs et des actionnaires - selon le principe du "qui paie commande" - représente paradoxalement une opportunité pour les "petits" éditeurs, ainsi que pour les citoyens qui souhaitent s’impliquer dans la vie publique ». Et même si nous « grandissons », nous ne souhaitons ni censure, ni auto-censure...


Pourquoi vouloir transformer AgoraVox en fondation ?

Tout simplement pour garantir son indépendance, son autonomie et préserver le journal de tout type de pressions ou menaces. Je vais essayer de détailler en illustrant mon propos avec quelques exemples.

Grâce à vous tous, rédacteurs, commentateurs ou lecteurs, AgoraVox jouit globalement d’une très bonne image auprès du public, des médias et, en conséquence, de certains investisseurs de la sphère web 2.0. Ainsi, depuis le mois de février 2007 nous avons régulièrement été approchés par des sociétés souhaitant investir dans AgoraVox des fonds relativement importants. Cela nous a fait beaucoup réfléchir, car contrairement à ce que certains pensent, faire fonctionner AgoraVox coûte de l’argent à plusieurs niveaux (gestion du site, modération, promotion, communication, hébergement, juridique, procès, etc.).

J’ai beaucoup hésité car un apport financier externe aurait facilité le développement du site en permettant notamment de professionnaliser notre démarche. En même temps, je perçois une incompatibilité intrinsèque entre un média dit « citoyen » ou « participatif » et une levée de fonds classique. D’autant plus que, vous vous en doutez, les investisseurs les plus intéressés exercent surtout dans les sphères classiques du pouvoir, de la finance et des médias traditionnels...

En outre, lors de la dernière présidentielle (date à laquelle AgoraVox a eu une importante couverture médiatique), je me suis rendu compte des pressions ou menaces que nous pouvions subir et surtout de notre fragilité relative.

C’est donc pour préserver l’indépendance et la pérennité d’AgoraVox que j’ai envisagé de créer une fondation.

Pourquoi créer une fondation ? Pourquoi ne pas créer simplement une nouvelle société commerciale ?

Nous rentrons là dans des considérations presque d’ordre socio-philosophiques... Sans vouloir prendre une posture anticapitaliste, qui n’est pas la mienne, toute société commerciale (et en particulier la société par actions) a pour finalité intrinsèque le profit de ses actionnaires. La recherche du profit fait partie de l’ADN de toute société commerciale et c’est cet ADN qui lui impose de tendre perpétuellement vers cet objectif avec fermeté, lucidité et trop souvent sans aucun état d’âme. Il s’agit-là d’un fait et non d’un jugement de valeur.

Si l’on veut continuer avec des analogies sur l’ADN, il est intéressant de lire un récent article de Benoît Raphaël : « Les 8 nouveaux gènes du nouvel ADN de l’information  ». Selon lui, l’ADN de l’information a été bouleversée par la révolution numérique et comporte désormais 8 nouveaux gènes... Benoît Raphaël conclut en affirmant que l’ADN de l’information ayant bel et bien changé, l’ADN des journalistes doit également changer... Je partage complètement ce point de vue, mais j’irais encore plus loin. Si l’ADN de l’information a réellement changé, c’est non seulement l’ADN des journalistes qui doit changer, mais aussi et surtout celle de l’éditeur...

Je pense qu’aujourd’hui concilier éthique et quête de neutralité informationnelle demande l’invention de nouveaux modèles médiatiques. Ainsi, la création d’une fondation nous a paru la démarche la plus appropriée pour préserver l’indépendance et la pérennité d’AgoraVox.

Par ailleurs, si on y parvient, ce sera la première fois (à ma connaissance) qu’un média est géré par une fondation indépendante.

En quoi consiste précisément une fondation ?
Selon l’European Foundation Center, une fondation est une personne morale à but non lucratif créée pour accomplir une œuvre d’intérêt général. Plus précisément, comme l’explique Wikipedia, « le terme de fondation désigne l’acte par lequel une ou plusieurs personnes physiques ou morales décident l’affectation irrévocable de biens, droits ou ressources à la réalisation d’une œuvre d’intérêt général et à but non lucratif. La fondation se distingue de l’association par le fait qu’elle ne résulte pas du concours de volonté de plusieurs personnes pour œuvrer ensemble, mais de l’engagement financier et irrévocable des créateurs de la fondation, qu’il s’agisse de particuliers ou d’entreprises. Une fondation, c’est avant tout de l’argent privé mis à disposition d’une cause publique ».

Même si ce n’est pas trop le cas en France, beaucoup de services qui évoluent dans la sphère du logiciel libre, de l’open-source ou du collaboratif fonctionnent sous forme de fondations notamment dans les pays anglo-saxons. Il suffit de penser à la Wikimedia Foundation, à la Fondation Mozilla pour Firefox, à la Fondation Linux, à la Fondation Ubuntu, à la Fondation pour le logiciel libre de Richard Stallman ou à la Electronic Frontier Foundation.


Où créer la fondation ?

Au départ, nous souhaitions créer une fondation en France, mais nous avons vite compris que cela était impossible, voire déconseillé vu la portée de notre projet. Schématiquement, en France il existe trois types de fondations :

  • La « fondation d’entreprise » (ex. : Fondation Ford) qui, comme son nom l’indique, est créée par une entreprise : nous avons vite écarté cette solution car même si fiscalement elle peut-être intéressante pour la société qui la lance, elle ne fournit guère de garanties d’indépendance pour un média comme AgoraVox puisqu’elle demeure tributaire des décisions de l’entreprise.

  • La « fondation abritée » consiste à obtenir une reconnaissance de la part de la Fondation de France ou de l’Institut de France afin de bénéficier de leur statut d’utilité publique. Mais pour ces deux instituts que j’ai contactés, curieusement la problématique de la liberté d’expression ne semble pas entrer dans leurs champs d’action... En outre, la fondation abritée n’ayant pas le statut de personne morale, cette formule était peu intéressante.

  • La « fondation reconnue d’utilité publique » était la perspective qui nous enthousiasmait le plus, mais le problème est qu’il faut au moins un an pour obtenir ce statut en France, avec un apport minimum d’un million d’euros et surtout il faut accepter que le ministre de l’Intérieur siège au conseil d’administration... Il était hors de question qu’AgoraVox et son conseil d’administration puissent être liés de près ou de loin à un quelconque ministère ou fonction politique...

Ces différentes alternatives nous ont donc semblé ni réalistes ni souhaitables...

Ainsi, nous nous sommes tournés vers l’étranger, mais avec la volonté de rester en Europe : l’Italie ou la Belgique peuvent accueillir la fondation AgoraVox dans des conditions respectables et garantir pleinement l’indépendance de la structure. En effet, dans les deux cas, la législation semble bien plus ouverte et favorable à ce type d’initiative d’intérêt général.

En principe, la fondation AgoraVox aura donc vraisemblablement son siège en Belgique ou en Italie à moins que quelqu’un n’arrive à nous démontrer qu’un montage garantissant l’indépendance recherchée est également possible en France.

Quelles vont être les finalités de la fondation ?

D’une part, il s’agit de garantir et de pérenniser l’engagement d’AgoraVox en faveur de la liberté d’expression. Tout citoyen doit pouvoir s’exprimer indépendamment de ses orientations politiques, économiques, religieuses, culturelles ou sociales. Cela peut paraître une banalité, mais ça ne l’est pas du tout. Encore moins en ce moment.

Quand on parle d’indépendance, je ne peux pas m’empêcher de penser à la célèbre Déclaration d’indépendance du Cyberespace que John Perry Barlow (le co-fondateur de la Electronic Frontier Foundation) eu le courage de lire à Davos devant tous les chefs d’Etat de la planète en 1996... Je pense que ce texte garde toute son actualité et vu les temps qui courent, je ne peux qu’encourager à le méditer...

D’autre part, le site AgoraVox va se développer, et nous souhaitons perfectionner le modèle afin de le reproduire en lançant éventuellement d’autres sites participatifs. Dans le cadre de la fondation, nous allons lancer un grand projet nommé AgoraVoices. Celui-ci va suivre le modèle de l’open-source et du logiciel libre. Tout un chacun pourra créer son propre média participatif selon des modèles qui restent à définir et qui permettront de générer dans certains cas des revenus. Dans cette optique, je collabore avec Thierry Crouzet au projet Cozop (encore en pré-test) qui est une zone de coopération : une sorte de club de lecture géant, un espace de « social reading ». Je reviendrai prochainement sur ces innovations.

Par ailleurs, comme je l’ai précisé samedi dernier lors de la séance plénière du 28e congrès annuel de l’Union des clubs de la presse de France (UCPF), notre objectif est aussi de renforcer par tous les moyens de nombreuses enquêtes participatives en collaboration avec des journalistes d’investigation ou des experts reconnus. Différentes nouveautés sont à prévoir à ce niveau. Comme l’indique Libération, il est encouragent de voir qu’aux Etats-Unis des mécènes américains commencent à financer des enquêtes indépendantes et des véritables initiatives de journalisme d’investigation.


Comment va vivre la fondation ? De quoi avons-nous besoin ?

La question du financement de la fondation AgoraVox est bien sûr un point crucial...

A partir du moment où AgoraVox évolue au sein d’une fondation, il est clair qu’il faut trouver des compétences et des sources de financement complémentaires qui puissent faire fonctionner le site. La publicité financera vraisemblablement une partie des coûts, mais cela ne sera pas suffisant, notamment si l’on souhaite garantir l’essor d’AgoraVox dans d’autres pays ou sur d’autres thématiques. Il y aura un appel aux dons auprès des lecteurs volontaires qui souhaitent librement financer cette aventure comme le fait Wikipédia. Nous en reparlerons bien sûr. Nous irons aussi à la recherche de mécènes qui souhaitent favoriser la liberté d’expression. Mais nous cherchons aussi des nouvelles compétences et des volontaires.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des compétences techniques (notamment Lamp et/ou Spip) ou si vous envisagez de soutenir la Fondation en versant un don : cela nous permettra de mesurer votre adhésion à cette initiative et de vous recontacter le moment venu.

Il est clair que les compétences et les finances sont le nerf de la guerre de l’information et de la désinformation dans laquelle les médias sont plongés depuis plusieurs années.

Certains parmi vous pourraient penser que dans un souci d’indépendance il faudrait également renoncer aux revenus publicitaires. Dans l’idéal peut-être, mais de manière réaliste je pense que cela est inutile et dangereux. Dangereux, car sans publicité ce modèle sera difficilement viable, surtout au début, même si à terme les revenus publicitaires ne doivent constituer qu’une partie minoritaire des ressources de la fondation. Même Wikipedia a du mal à vivre des seuls dons et elle cherche des sources de diversification. Et pourtant les pays anglo-saxons ont une tradition des dons bien plus poussée que la nôtre.

Personnellement, je ne crois pas trop aux pressions des annonceurs sur internet. En presque trois ans, je n’ai subi aucune pression de la part d’un annonceur. Probablement pour une raison assez simple : nous n’avons aucun contact direct avec les annonceurs qui sont gérés par des régies publicitaires autonomes. Je ne dis pas que des pressions sont impossibles, mais pour l’instant je n’en ai pas vu à notre niveau. En revanche, nous nous réservons le droit d’interdire tel ou tel annonceur sur le site et ce sera toujours le cas pour le futur.

Quoi qu’il en soit, sachez que cette décision n’a pas été évidente à prendre, elle a été longuement réfléchie depuis un an et constitue probablement le choix le plus difficile que j’aie jamais eu à faire. Mais je pense sincèrement que c’est la meilleure opportunité pour garantir notre essor. Le fonctionnement d’AgoraVox ne peut appartenir qu’à ceux qui le font vivre tous les jours.


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187 réactions à cet article    


  • Vilain petit canard Vilain petit canard 21 janvier 2008 10:37

    Ça me paraît une excellente idée, basée sur d’excellentes préoccupations, bravo pour l’idée et le courage. Mais le financement va poser le même problème à plus ou moins long terme que dans une société commerciale ou une fondation d’entreprise : le plus gros financeur pèsera plus lourd dans les décisions ? Et si c’est un financeur lié à des groupes ou des intérêts, etc... Ou je me trompe ?

    Par ailleurs, va-t-il y avoir une refonte de la politique éditoriale à cette occasion ?

    Et enfin, avez-vous besoin de rédacteurs ou de rewriters, c’est une compétence utile quand même...


    • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 10:44

      En principe, dans une fondation un gros donateur n’a aucun poids dans les décisions vu que sa donation ne lui garanti pas de droits particuliers.

      Je sais pas s’il y aura une refonte complète de la politique éditoriale mais elle sera sûrement optimisée, notamment afin qu’elle puisse aussi s’adapter à d’autres sites ou médias participatifs. Le but de la fondation est en effet de préserver la politique éditoriale.

      Bien sûr qu’on a besoin de rédacteurs ou rewriters... Sinon on va faire comment ? 


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 21 janvier 2008 11:00

      Merci de votre réponse, qui me rassure (un peu). Je lis un peu tout ce qui se dit sur le fil et je reviendrai.


    • Avatar 21 janvier 2008 11:30

       

      Ah ben merde alors !!!

      J’aurais dû croire Demian West lorsqu’il l’avait annoncé (à sa façon) :

      "Actu-en-bref : Agoravox vient dêtre racheté par la moldavie". ici :

      www.centpapiers.com/Le-Maitre-instant-de-Fischer,2830

      Faut faire attention quand même ; car lorsqu’on se rapproche des fondations, on est plus très loin du sous-sol...

       

       


    • Carlo Revelli Carlo Revelli 22 janvier 2008 23:08

      Pour ceux qui ont un peu de courage et une heure de libre devant eux, j’ai eu la chance ce soir d’être invité sur France Culture par Jean Lebrun dans son émission Travaux Publics. C’était une discussion autour de l’avenir de la presse à l’heure du numérique avec en arrière-plan la crise actuelle du Monde. J’ai eu l’occasion de décrire en détail le fonctionnement d’AgoraVox et la finalité de la future Fondation AgoraVox. Etaient également invités, l’ancien président de France Télévision Marc Tessier et Thomas Bronnec, journaliste à l’Express et également auteur d’un très intéressant dossier publié sur le numéro de janvier 2008 de la Revue des Deux Mondes qui, entre autres, détaille le fonctionnement de nombreuses expériences journalistiques dont AgoraVox.

      Marc Tessier m’a indiqué à la fin de l’émission une autre forme de fondation qui permettrait peut-être de garder la Fondation AgoraVox en France. Je suis pas sûr d’avoir bien retenu le nom mais de mémoire c’était la fondation pour le mécenat ou quelque chose de ce style mais lié à la presse. Je vais essayer d’en savoir un peu plus. Ca vous dis rien ?

      Le podcast de l’émission peut-être écouté directement sur le site de France Culture.

      ou ici : http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=5396&BD=22012008


    • cactus07 23 janvier 2008 07:42

      Mais voyons, Monsieur Carlo Revelli a résolu le problème  ! ! !

      Sa fondation (sic) aura son siège en BELGIQUE - cf. Le Soir du 22 janvier 2008 - donc plus de comptes à rendre à la France. Son site est vraiment un ramassis de posts anti-sarkozy !

      N’y a-t-il aucun PRO-sarkozy en France...pour un président élu par 53 % des Français...Bizarre ! Non...De plus, l’illustre Cde Hollande critique à tout vat Sarkozy d’user sans cesse de l’expression " moi je " , je constate que Monsieur Revelli emploie le même procédé dans son illustre biographie Chaque ligne contient le mot " je "...Autant j’admire et ai lu les ouvrages de Joël de Rosnay, autant ce rédac en chef se croit sorti de la cuisse de Juîter.

      Modestie Modestie Modestie

       

       

       

       

       

       

       

       

       


    • Guit'z Guit’z 23 janvier 2008 09:52

      Félicitations en tous cas pour votre travail ; AGORAVOX est un espace de grande qualité,et de liberté vraie. Encore une fois bravo et merci.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 janvier 2008 23:43

      Cozop semble un modele intéressant : un bond en avant et la voie de l’avenir. Quand à cette fondation, Agoravox, c’est un choix corporatif et fiscal qui concerne les actionnaires. Merci de nous le communiquer, mais je n’en ne vois pas l’impact sur les rédacteurs.

       Bonne chance dans vos entreprises

      Pierre JC Allard


    • stephanemot stephanemot 19 mai 2008 13:49

      Bonjour Carlo,

      Un an apres, l’univers des possibles se reduit. A part la piste de Tessier, on reste sur le best case "offshore".

      Je me rejouis du passage au mode fondation mais sur le fond c’est la qualite editoriale qui compte et force est de constater qu’en un an, AV a plutot recule qu’avance en la matiere vis a vis de la concurrence.

      La situation s’est en revanche améliorée de façon spectaculaire sur le trolling (excellente mise au pas des derives en la matiere).

      Il est temps de finaliser le projet, mais aussi et surtout de redonner une seconde jeunesse a AV (sans oublier ses rejetons sportvox et agoravox.com).

      Avec tous mes voeux de réussite.

      Bien a toi

      Stephane


    • Voltaire Voltaire 21 janvier 2008 10:51

      Félicitation pour cette initiative !

      Le statut de fondation est certainement celui qui, à long terme, peut le mieux assurer l’indépendance d’Agoravox, et aussi son financement.

      Ayant une certaine expérience des fondations dans le domaine scientifique, je pense que votre idée de la délocaliser est la meilleure : nous avions il y a deux ans soumis une proposition de changement des règles qui gouvernent les fondations en France, sans succès. La réglementation actuelle est contre-productive, et décourage aussi bien les contributeurs que les créateurs. En revanche, la création d’une fondation à l’étranger ne permettra pas aux donnateurs de bénéficier des exemptions fiscales comme si la fondation était reconnue d’utilité publique en France (les délais sont d’ailleurs bien supérieur à un an actuellement). Mon conseil est donc de vérifier que vous pourriez attirer des donnateurs dans le pays siège. Je vous recommande de regarder aussi la Suisse comme pays d’accueil potentiel.

      Je suis à votre disposition pour une aide pratique supplémentaire, si besoin.


      • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 10:57

        Merci Voltaire pour vos conseils. Cela dit, le montage qu’on essaye de faire a pour but de garder la déductibilité de 66% des dons versés (au niveau de la réduction d’impôt côté donateur). En principe, cela devrait être possible à partir du moment où la fondation européenne mène également une activité en France (ce qui sera bien sûr le cas). Mais c’est un montage pas simple. Je vais prendre contact avec vous pour avoir votre vision des choses vu que vous avez déjà expérimenté ce type d’opération.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 janvier 2008 10:58

        Bonne idée la Suisse,

        Justement, demain je suis interviewé par la radio suisse romande à propos d’un article que j’ai publié ici sur le lectorimat. Si l’occasion se présente, j’évoquerai la question du mécénat.


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 21 janvier 2008 14:20

        Bonjour,

        Malheureusement dans le domaine des fondations je ne suis pas très au fait de la réglementation juridique mais par pur projection théorique, le cas de la Suisse (romande) se doit d’être étudié comme le préconise Voltaire.

        A défaut, voici les références pour s’établir en Suisse : Livre premier, titre deuxième, chapitre trois du Code Civil.

        Du fait d’une certaine autonomie fiscale entre les différents cantons de la confédération, il serait utile de faire un tour d’horizon de ceux-ci pour vérifier que l’un ne soit pas plus intéressant que l’autre.

        Cordialement


      • brieli67 21 janvier 2008 17:30

        faudrait faire un tour chez Eric Sauter rue des Ecrivains ; même pour ton activité professionnelle.

        http://www.idl-am.org/ac_contenu.asp?id=54

        Au plaisir.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 janvier 2008 10:52

        Bonjour Carlo

        C’est certainement une sage décision surtout si on voit ce qu’à dû endurer Libération et aussi la crise que traverse le Monde actuellement. Et pour le dire franchement, ici je me sens libre de publier ce que je pense et d’argumenter sans autre risque que celui d’agacer le lecteur et surtout, l’espérance de satisfaire d’autres lecteurs en attente d’une lecture personnelle des faits du monde, indépendamment des grosses structures d’information où le chroniqueur doit épouser le pli d’une ligne de conduite éditoriale.


        • Rage Rage 21 janvier 2008 10:52

          Bonjour Carlo,

          Effectivement, l’idée d’une "Fondation" sanctuarise Agoravox des vélléités financières.

          Néanmoins, le statut de fondation risque de faire passer Agoravox pour un canal d’information à "vocation" : les fondations ont toujours un objet ou un but clair.

          Quel sera le but d’Agoravox ?

          La liberté de parole et d’expression ? Est-ce que cela veut dire qu’en France il n’y a plus que ce canal là pour s’exprimer en toute liberté ?

          Changer les statuts occasionne une nécessaire réflexion sur ce que l’on veut faire de l’outil Agoravox. Il est aussi nécessaire de penser aux "poids" des alliés et membres de la fondation pour ne pas retrouver ce que l’on fuit avec une société commerciale. Je pense qu’il est nécessaire que tu t’entoures d’un groupe solide de "membres fondateurs" afin de garantir l’indépendance d’idées et de contrôle d’Agoravox. Les compétences de gestion technique et de régulation sont aussi à mesurer finement (c’est vraiment une question de personne dans ce cas là).

          En tous cas, la démarche mérite réflexion et recule : tu peux t’appuyer sur ton "pool" de modérateurs/comités de rédacteur pour leur soumettre ton approche et voir leurs réactions.


          • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 11:03

            "Est-ce que cela veut dire qu’en France il n’y a plus que ce canal là pour s’exprimer en toute liberté ?"

            Oui il y a une réflexion importante à faire au niveau des statuts c’est évident. Et nous avons besoin de vos idées et suggestionsà ce stade. Ceux qui souhaitent prolonger les discussions même au délà de cet article et de s’y impliquer peuvent prendre contact via le formulaire habituel. Merci en tous les cas pour le soutien.

             


          • tvargentine.com lerma 21 janvier 2008 10:54

            Votre montage demande des précisions,cela peut interresser beaucoup de gens

            Quel est le statut juridique à ce jour d’Agoravox ?

            Quel sera l’actionnaire principal d’Agoravox demain ?

            Quel structure juridique aura votre fondation en Belgique ou en Italie ?

            Merci de vos réponses

            PS : vous reconnaissez qu’en france il est assez difficile de developper quelques chioses ! et que des réformes seraient necessaires,choses qu’un certain nombres de rédacteurs semblent contester

            C’est ce qui pourrait expliquer que des aventures comme Microsoft,Google ou Yahoo sont impossible en France

             

             

             


            • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 11:08

              Comme j’explique dans l’article, à ce jour AgoraVox fait partie d’une société anonyme (Cybion). Dans une fondation, il n’y a pas d’actionnaires justement. C’est le but de l’opération !  

              Sinon, une fondation est considérée comme une personne morale un peu partout en Europe mais certains pays sont plus ou moins réactifs. En France, pour avoir une fondation d’utilité publique il faut plus d’un an, un million d’euros et accepter le ministre de l’intérieur dans le conseil d’administration. En Belgique, il suffit dans le pire des cas de 3 mois et de 25.000 euros...


            • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 21 janvier 2008 11:04

              Bjr Carlo,

              Je souscris totalement à l’idée d’une fondation. Cela me semble être le meilleur équilibre pour le média participatif. Quant au pays d’implantation, je serais bien entendu ravi de voir Agoravox s’installer chez nous

               

              Ce petit lien décrit le prescrit légal qui était en vigueur en 2004 en Belgique dans l’optique d’une constitution d’une fondation. Ces informations doivent toutefois être prises avec les réserves d’usage, car n’étant pas juriste, je ne saurais dire si le droit belge a évolué depuis ou non.

              http://www.businessandlaw.be/article587.html

              Acte unilatéral – Une fondation ne naît pas uniquement de la volonté unilatérale d’un particulier. Elle peut être créée par une ou plusieurs personnes, physiques ou morales. Lorsqu’il y a plusieurs fondateurs, cela ne signifie pas que la création de la fondation résulte d’une convention. Elle est le fruit de la volonté concordante de plusieurs individus qui ont décidé d’affecter tout ou partie de leurs biens à la réalisation d’une œuvre déterminée. "

              "La loi n’a pas confirmé la pratique administrative existante en matière et qui exigeait la présence d’un patrimoine de départ de EUR 25.000 minimum. Il n’y a aucun seuil minimum prévu par les textes."


              • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 11:31

                Merci pour ce lien très riche et intéressant !


              • fourminus fourminus 21 janvier 2008 11:10

                Ca ne doit pas etre facile de renoncer a quelques millions d’euros : alors bravo pour cette initiative !

                Je ne suis qu’une petite fourmie mais une petite partie de mon bas de laine vous est dores et deja reserve !

                fourminus smiley


                • Manuel Atreide Manuel Atreide 21 janvier 2008 11:25

                  Bonjour Carlo ...

                  Voilà donc un papier important qui fera date dans l’histoire d’agoravox, peut être même dans celle des médias en ligne. Ainsi donc notre média participatif préféré va devenir une fondation. L’idée est séduisante. Très séduisante.

                  Ce statut vous met - je crois - à l’abri des tentations que peuvent susciter des promesses de gros, très gros chèques de la part d’investisseurs qui se présentent - toujours au départ - comme des business angels. J’ai déjà vu, de l’intérieur, ce qui pouvait en être par la suite. Volonté de "rationnaliser", business plans qui ne sont que des machines à casser un projet, une équipe, un concept. Oui, la finalité d’une société commerciale es de gagner de l’argent. Ne pas le savoir est une naiveté, s’en offusquer est une bêtise. Tous les moyens sont bons, in fine, et c’est sans doute bien mieux comme ça dans certains cas.

                  Pour autant les "entreprises" qui créent et/ou diffusent de l’information ne peuvent pas avoir le même statut que celles qui vendent des chewing-gums ou des cravates. Dans nos démocraties libérales, l’information est une denrée vitale pour le peuple qui forge son opinion et exprime ses décisions à partir de ce que lui révèle la presse. Sans presse, point de démocratie. Sans presse indépendante, je devrais dire ...

                  Alors, pourquoi pas une fondation ? Les barrières mises face aux appétits des investisseurs "uniquement-interessés-par-le-développement-du-concept" sont plus solides et vous permettront de mieux résister aux pressions.

                  Pour autant il reste deux écueils majeurs que vous devrez sans doute apprendre à gérer au mieux

                  1/ La publicité.

                  Elle est je crois nécessaire pour apporter une source de financement régulière. Mais elle peut être une porte d’entrée pour les lobbyistes et "presseurs" de tous poils. Une organisation technique via une régie centrale peut elle vous protéger ? Déconnecter les annonceurs du médias est une étape mais les pressions se déplacent dans ce cas sur la régie. Quid de ce qui se passe si elle accède aux désidératas d’un annonceur en faisant le relais vers le média des pressions qu’elle subit ?

                  2/ Le financement

                  Le statut de fondation ne va pas vous permettre, par un coup de baguette magique, de trouver des sources de financement propres et désinteressés. Le mécenat est dans noter culture peu développé, et l’est moins encore quand il est difficile à rendre public ou à médiatiser. Si les gouvernements actuels s’attachent à augmenter l’importance de ce mode de financement, nous sommes loin de la situation outre-atlantique. Bref, une grande carrière de démarcheurs auprès des fortunes européennes s’ouvre à vous.

                  Pour autant, dans ce commentaire parfois un peu sombre, je vois quand même un formidable rayon de soleil. Agoravox est riche de son audience. Une audience qui ne se contente pas seulement de lire ce qui lui est proposée. Elle crée elle même la substantifique moelle d’agoravox, donne chair à un squelette que vous avez eu le mérite, pour ne pas dire le génie, de créer. En définitive, la force d’agoravox en face des sources de financement, c’est que personne n’en détient réellement le contrôle. Vous pouvez fermer les robinets aux rédacteurs, mais vous tuerez le bébé. Nous pouvons déserter vos colonnes, sans garantie de retrouver une liberté de ton, une capacité à nous exprimer librement.

                  Votre fondation va donner une ossature plus forte à ce bébé étrange et beau qu’est ce média. Appuyez vous sur ses forces vives, votre vision, ses rédacteurs, et vous aurez un outil formidable pour aller convaincre les portes monnaies de vous aider. Pour le reste, je crois que petit à petit, les agorvoxiens eux mêmes apporteront à cette fondation ce dont elle a besoin. Financement, j’espère, soutien technique, moral, conceptuel aussi sans doute.

                  En tout cas l’aventure est belle. Et j’espère en être, d’une manière ou d’une autre.

                  Manuel Atréide


                  • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 11:53

                    Tout à fait d’accord avec ton commentaire Manuel. On ne devrait pas diffuser l’information (et aussi les médicaments d’ailleurs) comme on diffuse des cacahuètes ou de la lessive. Hélas ce n’est pas le cas d’où les abus énormes dans l’univers médiatique (et pharmaceutique).

                    Je suis tout à fait conscient des deux écueils que tu évoques (pub et financement). D’ailleurs, si parmi vous il y a des personnes qui ont travaillé dans la sphère du mécénat et qui veulent nous filer un coup de main...

                    En tous les cas, merci encore pour ta disponibilité passée, présente et si j’ai bien compris future... 

                     


                  • snoopy86 21 janvier 2008 11:57

                    Bonjour Carlo

                    Manuel a posé la bonne question.

                    Fondation ou société commerciale, les recettes publicitaires et le financement de l’opération restent des questions incontournables.

                    Parlons crument

                    Quel est le budget annuel de fonctionnement d’un site comme Agoravox ?

                    A combien évaluez-vous le besoin de financement initial ?

                    Ces deux question pour la simple information des futurs donateurs dont je pourrais être ?


                  • Gasty Gasty 21 janvier 2008 12:08

                    Les rédacteurs sont les premiers donateurs d’agoravox, au boulot snoopy.


                  • snoopy86 21 janvier 2008 12:12

                    Salut Gasty

                    Je peux utiliser un de tes générateurs automatiques ?

                    Un article lermawestien t’agréerait-il ?


                  • Gasty Gasty 21 janvier 2008 12:23

                    C’est une bonne base pour se faire huer et moissé, tu feras l’hunanimité à coup sûr !


                  • Tristan Valmour 21 janvier 2008 11:34

                     

                    Saint Carlo,

                     

                    Cette excellente initiative est la meilleure réponse à ceux qui doutaient de ta probité, de la sincérité de ton engagement. Je crois que nous pouvons collectivement souligner ton courage, ta ténacité, ta compétence et ta bonne foi (liste non exhaustive ).

                     

                    Effectivement, installer le siège d’Agoravox en France est une très mauvaise idée. Les autorités peuvent administrativement dissoudre toute association sur la base de considérations fallacieuses, et tu risques des contrôles sociaux et fiscaux dès que tu gênes le pouvoir.

                     

                    Je crois me souvenir (mes vieux cours de Droit) qu’il existe des associations de droit européen. Il faut pour cela qu’une association dispose d’un siège dans plusieurs pays européens. Cela reste à confirmer ou infirmer par des lecteurs plus compétents que moi en la matière.

                     

                    Le financement posera effectivement problème, car le don ne relève pas de la culture latine. Peut-être que des produits dérivés, l’organisation de conférences et autres évènements (…) pourraient apporter des fonds.

                     

                    En tout cas, tu peux compter sur mon soutien (financier et autre), même si je suis souvent à l’Etranger.

                     

                    Merci de me communiquer ton numéro aux îles Caïmans. Non, je rigole. (pas la peine de moinsser !)


                    • Vincent 4 juin 2009 13:20

                      Bonjour, avant de m’enflammer dans un « Oura » salvateur, pouvez-vous m’indiquer où et comment avoir accès aux informations suivantes concernant AgoraVox :

                      1) qui dirige, ( nom, prénom, preuve de leur engagement ), et comment ?

                      2) comment connaitre la part des revenus et leur emploi ?

                      3) qui décide de publier tel ou tel article ?

                      4) ou trouver les statuts d’AgoraVox ?

                      Je vous prie de pardonnez mon scepticisme, mais quand je me rend compte à quel point j’ai été manipulé, je n’ai plus aucune confiance en qui que se soit, sauf peut être mon chat. ( et encore ... il m’a volé mes herbes folles quand j’avais le dos tourné )

                      Merci, Vincent


                    • Gasty Gasty 21 janvier 2008 11:39

                      Tout le monde connait "l’association pour la recherche sur le cancer", ARC. Et le scandale du détournement de fonds.

                      Quel différence peut-il y avoir entre association et Fondation ?

                       


                      • Gasty Gasty 21 janvier 2008 11:42

                        Sa transparence !


                      • Avatar 21 janvier 2008 11:45

                         

                        Courte page de pub :

                        "Après Cécilia Sarkozy (voir Agoravox), c’est au tour de Carla Bruni d’être mise en page. Trois livres sortent en librairie sur l’ex-top model toujours chanteuse et peut-être déjà première dame de France (voir Agoravox).

                        Carla Bruni la dame de cœur (éditions Luc Pire) de Thierry Coljon, Carla Bruni, itinéraire sentimental (éditions Privé) de Christine Richard et Carla et Nicolas : la chanteuse et le président (éditions Edit Plus) d’Alain Perceval."

                         

                        www.agoravox.fr/article.php3

                         

                         

                         


                      • stephanemot stephanemot 21 janvier 2008 11:51

                        Carlo,

                        Le choix de la fondation va dans le bon sens, et dans celui de la clarification, mais le maintien de la pub pourrait poser problème ; on se retrouverait sur un modèle inédit très éloigné des démarches citoyennes / 2.0 type Wikipedia ou Linux. J’ai par ailleurs des questions sur les futurs liens entre Cybion et la Fondation AgoraVox.

                        Au-delà des dons, ton projet me semble couvrir quelques grandes sources de revenus potentielles :

                        * syndication : des media partenaires rétribuent AV pour utiliser son contenu (ex abonnement, pourcentage sur la pub). est-ce le cas aujourd’hui pour Yahoo ! et l’Equipe ?

                        * solution provider : AV commercialise sa plateforme media (agoravoices ?), ex sous forme de licence.

                        * publicité : AV continue à commercialiser de la pub sur ses propres pages.

                        * ...

                        Dans tous les cas, il est question de media, mais sous des angles très différents (éditorial, techno, pub...).

                        La dimension syndication met l’éditorial au coeur du projet mais le principe d’un contenu payant pourrait marquer une rupture avec l’esprit citoyen. Maintenir la pub sur les sites de la fondation créerait un drôle de précédent et poserait des questions d’éthique (ça ne passerait effectivement pas comme fondation en France).

                        Reste la dimension ASP / solutions. C’est le coeur de l’expertise Cybion et le focus AgoraVox actuel (cf libertés éditoriales). Comment cela va-t-il s’articuler entre les deux entités ? Qui sera propriétaire des solutions et quels seront les flux entre AV et Cybion (ex frais de fonctionnement de la fondation = salaires des employés affectés à AV + royalties pour usage des plateformes...) ?

                        Bien à toi,


                        • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 12:16

                          La pub doit rester minoritaire et elle doit pouvoir être "contrôlée" voire bloquée. Notre agence nous a souvent demandé si on voulait éviter certains types d’annonceurs par exemple. Mais dans cette phase initiale, elle me semble indispensable pour bien démarrer. J’ai souvent vu de la pub dans des revues caritatives voire même dans des revues papier liées à des fondations.

                          La syndication j’y crois pas trop. Yahoo nous paie pas (échange de contenu contre visibilité). En revanche, nous avons un abonnement avec L’Equipe pour la maintenance de Sportvox. Ca c’est une piste à renforcer en effet. Au sujet de tes questions ASP, ce sont des points importants mais pour l’instant aucune décision n’est encore prise.


                        • stephanemot stephanemot 22 janvier 2008 10:27

                          merci pour ta réponse

                          la différence avec d’autres fondations, c’est qu’AgoraVox se définit comme un media, que la publication n’est pas un élément périphérique mais au coeur du métier

                          bien à toi


                        • Djanel 21 janvier 2008 12:20

                           

                          Salut Carlo

                           

                          Voyez-vous, je prends l’audace de vous envoyer ce poste sans avoir lu votre article dans l’espoir d’arriver dans les premiers. Et c’est raté d’avance, je suis sur que tous ces crétins qui composent le noyau dur de votre rédaction m’auront devancé.

                           

                          Je suis en colère parce que je m’applique à rédiger des articles dignes d’être publiés et à chaque fois j’arrive au moment où tout le monde s’en va parce que le soir arrivé il est trop tard le lendemain ils ne seront plus d’actualité et jetés au rebut. Si bien que ces corniauds d’oisifs ont l’avantage sur les actifs. Un seul remède divisé par deux les publications en ne publiant que tous les deux jours ce qui multipliera par deux votre pouvoir de sélection et laissera aux commentateurs du temps pour affiner leur texte.

                           

                          Les commentaires peuvent être aussi important par leur qualité que l’article lui-même en voici un exemple concret et j’en profite pour me faire de la publicité car il faut être sacrément culotté sur AV pour ne pas passer inaperçu :  

                           

                          http://www.agoravox.fr/commentaire_static.php3?id_article=34577&id_forum=1596028

                           

                          Ce commentaire passé inaperçu hier sur le fil de Manuel M Martin vaut à lui tout seul le déplacement que l’on mérite nous autres rédacteurs anonymes et bénévoles mais à mon goût il y a trop de corniaud bénéficiant d’un droit de vote sur AV puisque beaucoup ont voulu le censurer ce texte.

                           

                          Je n’analyserai pas ce texte pour en extraire sa valeur littéraire néanmoins les abrutis de soi-disant chercheur devrait le lire pour relever ce défi en répondant à cette question. A quel moment ce texte mérite-t’il un point négatif ? Je suis et certain que personne n’osera m’affronter tellement ils sont incultes au point de ne pas savoir ce qu’est une preuve.

                           

                          Bon je vais me coucher j’ai fini ma journée à quoi çà me sert de me fatiguer pour être bafoué enfin de journée.

                           

                          Salut camarade.


                          • Djanel 21 janvier 2008 12:52

                             

                            Bien sur, il lui faut trouver un financement car l’argent, c’est le pouvoir. Comment rester indépendant du pouvoir financier ? En ouvrant un espace à la publicité ? Non c’est le piège TF1 n’est pas libre puisqu’il dépend des annonceurs qui peuvent faire pression s’ils sont suffisamment puissants. Et ils le sont et les actionnaires s’en mêlent.

                             

                            Ouvrir un club avec billet d’entrée payant, c’est la mort d’agora vox. Reste donc la loi 1905 pour vous complètement américanisé créer une fondation ce qui revient au même. Mais çà c’est votre problème vous avez signé, c’est pour en chier comme dise les gars de la légion. 

                             

                            Plus agora prendra de l’importance et plus il faudra du personnel. A votre bon cœur Messieurs Dames, on va vers une ambiance à l’américaine genre vente de bijoux pour financer la presse libre qui ne l’ait plus par la faute de n’avoir pas su trouver de l’argent. C’est votre problème après tout. Merci de nous informer.

                             

                            Salut camarade. Je trouve ma formule de politesse adéquate.


                          • Crapulox 22 janvier 2008 23:25

                            DJANEL

                            http://www.agoravox.fr/comment...

                            Après avoir lu votre lien (et vos posts), on en arrive à la conclusion qu’il est effectivement dommage que la vie soit plus courte pour les souris que pour les humains.

                            Certains, bien sûr.
                             


                          • brieli67 21 janvier 2008 12:23

                            Contactez l’IDL je pense qu’il peuvent vous proposez quelque chose !

                            http://www.idl-am.org/contenu.asp?id=3

                            aH ces juristes français............. qui oublient toujours parce que c’est trop facile et peu cher et très malléable.

                            de nombreuses filiales tournent sur cette jurisprudence dont les japonais Sony etc...

                            Les associations en Alsace-Lorraine

                            La loi du 1er juillet 1901 n’est pas applicable aux associations ayant leur siège en Alsace-Moselle, celles-ci sont soumises aux articles 21 à 79 du Code civil local et à la loi d’Empire du 19 avril 1908. On parle d’associations « inscrites » au registre des associations et non pas d’associations « déclarées » en Préfecture, comme dans le reste de la France.

                            Les statuts doivent être signés par 7 membres au moins. Ils sont déposés au greffe du tribunal d’instance. Le juge d’instance procède à une vérification formelle. Le préfet dispose d’un délai de 6 semaines pour s’opposer à l’inscription si l’association est illicite ou son objet contraire à l’ordre public, aux lois pénales ou aux bonnes moeurs. Du fait de l’inscription sur le registre tenu au tribunal d’instance, l’association acquiert la pleine capacité juridique et peut même poursuivre un but lucratif, c’est-à-dire prévoir le partage des bénéfices entre les membres.

                            IDL dépend de la Fac de droit à sa tête un énarque ancien Président de Tribunal administratif. C’est pas du pipeau ! En plus de la forme administratives il y a aussi une jurisprudence particulière pour les NTIC qui est en voie d’élaboration !

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