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AgoraVox devient la Fondation AgoraVox : nouveau modèle médiatique ?

Après un an de réflexion, j’ai pris la décision de transformer prochainement AgoraVox de société commerciale en fondation. Les raisons sont multiples mais le but principal est de garantir son indépendance et de préserver son avenir. Les implications et les conséquences sont toutes aussi nombreuses et à mon sens enthousiasmantes.

Le contexte historique

L’idée d’AgoraVox remonte à plusieurs années. Elle était en gestation en 1997, année durant laquelle j’ai publié un ouvrage et débuté un doctorat de recherche qui s’est achevé presque 10 ans plus tard... Le véritable élément déclencheur a été le triste épisode du Tsunami de 2004 qui m’a vraiment fait comprendre que nous sommes désormais tous devenus des capteurs d’information. L’aventure s’est alors enclenchée très vite. Le site a été lancé en mars 2005 avant le fameux référendum européen. Le succès fut très rapide et j’ai eu l’opportunité de détailler le phénomène dès la fin 2005 en collaborant avec Joël de Rosnay à la publication de l’ouvrage « La Révolte du Pronétariat ».

C’est justement avec Joël de Rosnay, que nous avions créé en 1995 Cybion, la première société française spécialisée dans la veille et la recherche d’informations sur internet. Joël a toujours été enthousiaste par rapport au projet AgoraVox et continue à être source d’inspiration et de conseil. Dès le départ, notre objectif était de préserver l’indépendance du projet. Pour cette raison, au lieu d’aller chercher des investisseurs externes, nous avons préféré lancer AgoraVox dans le cadre de Cybion qui est une société indépendante.

Grâce à ses rédacteurs et à ses lecteurs, AgoraVox a progressé et est aujourd’hui fort d’une communauté de presque 30 000 inscrits, 1 000 modérateurs potentiels et environ un million de visiteurs par mois.

Mais en grandissant une question cruciale s’est posée à nous : comment continuer à développer AgoraVox tout en préservant son indépendance et son originalité ? Comme l’explique l’historienne suisse Sylvie Oberson (en faisant justement référence à AgoraVox), «  l’autocensure à laquelle se livrent les grands médias sous la pression des annonceurs et des actionnaires - selon le principe du "qui paie commande" - représente paradoxalement une opportunité pour les "petits" éditeurs, ainsi que pour les citoyens qui souhaitent s’impliquer dans la vie publique ». Et même si nous « grandissons », nous ne souhaitons ni censure, ni auto-censure...


Pourquoi vouloir transformer AgoraVox en fondation ?

Tout simplement pour garantir son indépendance, son autonomie et préserver le journal de tout type de pressions ou menaces. Je vais essayer de détailler en illustrant mon propos avec quelques exemples.

Grâce à vous tous, rédacteurs, commentateurs ou lecteurs, AgoraVox jouit globalement d’une très bonne image auprès du public, des médias et, en conséquence, de certains investisseurs de la sphère web 2.0. Ainsi, depuis le mois de février 2007 nous avons régulièrement été approchés par des sociétés souhaitant investir dans AgoraVox des fonds relativement importants. Cela nous a fait beaucoup réfléchir, car contrairement à ce que certains pensent, faire fonctionner AgoraVox coûte de l’argent à plusieurs niveaux (gestion du site, modération, promotion, communication, hébergement, juridique, procès, etc.).

J’ai beaucoup hésité car un apport financier externe aurait facilité le développement du site en permettant notamment de professionnaliser notre démarche. En même temps, je perçois une incompatibilité intrinsèque entre un média dit « citoyen » ou « participatif » et une levée de fonds classique. D’autant plus que, vous vous en doutez, les investisseurs les plus intéressés exercent surtout dans les sphères classiques du pouvoir, de la finance et des médias traditionnels...

En outre, lors de la dernière présidentielle (date à laquelle AgoraVox a eu une importante couverture médiatique), je me suis rendu compte des pressions ou menaces que nous pouvions subir et surtout de notre fragilité relative.

C’est donc pour préserver l’indépendance et la pérennité d’AgoraVox que j’ai envisagé de créer une fondation.

Pourquoi créer une fondation ? Pourquoi ne pas créer simplement une nouvelle société commerciale ?

Nous rentrons là dans des considérations presque d’ordre socio-philosophiques... Sans vouloir prendre une posture anticapitaliste, qui n’est pas la mienne, toute société commerciale (et en particulier la société par actions) a pour finalité intrinsèque le profit de ses actionnaires. La recherche du profit fait partie de l’ADN de toute société commerciale et c’est cet ADN qui lui impose de tendre perpétuellement vers cet objectif avec fermeté, lucidité et trop souvent sans aucun état d’âme. Il s’agit-là d’un fait et non d’un jugement de valeur.

Si l’on veut continuer avec des analogies sur l’ADN, il est intéressant de lire un récent article de Benoît Raphaël : « Les 8 nouveaux gènes du nouvel ADN de l’information  ». Selon lui, l’ADN de l’information a été bouleversée par la révolution numérique et comporte désormais 8 nouveaux gènes... Benoît Raphaël conclut en affirmant que l’ADN de l’information ayant bel et bien changé, l’ADN des journalistes doit également changer... Je partage complètement ce point de vue, mais j’irais encore plus loin. Si l’ADN de l’information a réellement changé, c’est non seulement l’ADN des journalistes qui doit changer, mais aussi et surtout celle de l’éditeur...

Je pense qu’aujourd’hui concilier éthique et quête de neutralité informationnelle demande l’invention de nouveaux modèles médiatiques. Ainsi, la création d’une fondation nous a paru la démarche la plus appropriée pour préserver l’indépendance et la pérennité d’AgoraVox.

Par ailleurs, si on y parvient, ce sera la première fois (à ma connaissance) qu’un média est géré par une fondation indépendante.

En quoi consiste précisément une fondation ?
Selon l’European Foundation Center, une fondation est une personne morale à but non lucratif créée pour accomplir une œuvre d’intérêt général. Plus précisément, comme l’explique Wikipedia, « le terme de fondation désigne l’acte par lequel une ou plusieurs personnes physiques ou morales décident l’affectation irrévocable de biens, droits ou ressources à la réalisation d’une œuvre d’intérêt général et à but non lucratif. La fondation se distingue de l’association par le fait qu’elle ne résulte pas du concours de volonté de plusieurs personnes pour œuvrer ensemble, mais de l’engagement financier et irrévocable des créateurs de la fondation, qu’il s’agisse de particuliers ou d’entreprises. Une fondation, c’est avant tout de l’argent privé mis à disposition d’une cause publique ».

Même si ce n’est pas trop le cas en France, beaucoup de services qui évoluent dans la sphère du logiciel libre, de l’open-source ou du collaboratif fonctionnent sous forme de fondations notamment dans les pays anglo-saxons. Il suffit de penser à la Wikimedia Foundation, à la Fondation Mozilla pour Firefox, à la Fondation Linux, à la Fondation Ubuntu, à la Fondation pour le logiciel libre de Richard Stallman ou à la Electronic Frontier Foundation.


Où créer la fondation ?

Au départ, nous souhaitions créer une fondation en France, mais nous avons vite compris que cela était impossible, voire déconseillé vu la portée de notre projet. Schématiquement, en France il existe trois types de fondations :

  • La « fondation d’entreprise » (ex. : Fondation Ford) qui, comme son nom l’indique, est créée par une entreprise : nous avons vite écarté cette solution car même si fiscalement elle peut-être intéressante pour la société qui la lance, elle ne fournit guère de garanties d’indépendance pour un média comme AgoraVox puisqu’elle demeure tributaire des décisions de l’entreprise.

  • La « fondation abritée » consiste à obtenir une reconnaissance de la part de la Fondation de France ou de l’Institut de France afin de bénéficier de leur statut d’utilité publique. Mais pour ces deux instituts que j’ai contactés, curieusement la problématique de la liberté d’expression ne semble pas entrer dans leurs champs d’action... En outre, la fondation abritée n’ayant pas le statut de personne morale, cette formule était peu intéressante.

  • La « fondation reconnue d’utilité publique » était la perspective qui nous enthousiasmait le plus, mais le problème est qu’il faut au moins un an pour obtenir ce statut en France, avec un apport minimum d’un million d’euros et surtout il faut accepter que le ministre de l’Intérieur siège au conseil d’administration... Il était hors de question qu’AgoraVox et son conseil d’administration puissent être liés de près ou de loin à un quelconque ministère ou fonction politique...

Ces différentes alternatives nous ont donc semblé ni réalistes ni souhaitables...

Ainsi, nous nous sommes tournés vers l’étranger, mais avec la volonté de rester en Europe : l’Italie ou la Belgique peuvent accueillir la fondation AgoraVox dans des conditions respectables et garantir pleinement l’indépendance de la structure. En effet, dans les deux cas, la législation semble bien plus ouverte et favorable à ce type d’initiative d’intérêt général.

En principe, la fondation AgoraVox aura donc vraisemblablement son siège en Belgique ou en Italie à moins que quelqu’un n’arrive à nous démontrer qu’un montage garantissant l’indépendance recherchée est également possible en France.

Quelles vont être les finalités de la fondation ?

D’une part, il s’agit de garantir et de pérenniser l’engagement d’AgoraVox en faveur de la liberté d’expression. Tout citoyen doit pouvoir s’exprimer indépendamment de ses orientations politiques, économiques, religieuses, culturelles ou sociales. Cela peut paraître une banalité, mais ça ne l’est pas du tout. Encore moins en ce moment.

Quand on parle d’indépendance, je ne peux pas m’empêcher de penser à la célèbre Déclaration d’indépendance du Cyberespace que John Perry Barlow (le co-fondateur de la Electronic Frontier Foundation) eu le courage de lire à Davos devant tous les chefs d’Etat de la planète en 1996... Je pense que ce texte garde toute son actualité et vu les temps qui courent, je ne peux qu’encourager à le méditer...

D’autre part, le site AgoraVox va se développer, et nous souhaitons perfectionner le modèle afin de le reproduire en lançant éventuellement d’autres sites participatifs. Dans le cadre de la fondation, nous allons lancer un grand projet nommé AgoraVoices. Celui-ci va suivre le modèle de l’open-source et du logiciel libre. Tout un chacun pourra créer son propre média participatif selon des modèles qui restent à définir et qui permettront de générer dans certains cas des revenus. Dans cette optique, je collabore avec Thierry Crouzet au projet Cozop (encore en pré-test) qui est une zone de coopération : une sorte de club de lecture géant, un espace de « social reading ». Je reviendrai prochainement sur ces innovations.

Par ailleurs, comme je l’ai précisé samedi dernier lors de la séance plénière du 28e congrès annuel de l’Union des clubs de la presse de France (UCPF), notre objectif est aussi de renforcer par tous les moyens de nombreuses enquêtes participatives en collaboration avec des journalistes d’investigation ou des experts reconnus. Différentes nouveautés sont à prévoir à ce niveau. Comme l’indique Libération, il est encouragent de voir qu’aux Etats-Unis des mécènes américains commencent à financer des enquêtes indépendantes et des véritables initiatives de journalisme d’investigation.


Comment va vivre la fondation ? De quoi avons-nous besoin ?

La question du financement de la fondation AgoraVox est bien sûr un point crucial...

A partir du moment où AgoraVox évolue au sein d’une fondation, il est clair qu’il faut trouver des compétences et des sources de financement complémentaires qui puissent faire fonctionner le site. La publicité financera vraisemblablement une partie des coûts, mais cela ne sera pas suffisant, notamment si l’on souhaite garantir l’essor d’AgoraVox dans d’autres pays ou sur d’autres thématiques. Il y aura un appel aux dons auprès des lecteurs volontaires qui souhaitent librement financer cette aventure comme le fait Wikipédia. Nous en reparlerons bien sûr. Nous irons aussi à la recherche de mécènes qui souhaitent favoriser la liberté d’expression. Mais nous cherchons aussi des nouvelles compétences et des volontaires.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des compétences techniques (notamment Lamp et/ou Spip) ou si vous envisagez de soutenir la Fondation en versant un don : cela nous permettra de mesurer votre adhésion à cette initiative et de vous recontacter le moment venu.

Il est clair que les compétences et les finances sont le nerf de la guerre de l’information et de la désinformation dans laquelle les médias sont plongés depuis plusieurs années.

Certains parmi vous pourraient penser que dans un souci d’indépendance il faudrait également renoncer aux revenus publicitaires. Dans l’idéal peut-être, mais de manière réaliste je pense que cela est inutile et dangereux. Dangereux, car sans publicité ce modèle sera difficilement viable, surtout au début, même si à terme les revenus publicitaires ne doivent constituer qu’une partie minoritaire des ressources de la fondation. Même Wikipedia a du mal à vivre des seuls dons et elle cherche des sources de diversification. Et pourtant les pays anglo-saxons ont une tradition des dons bien plus poussée que la nôtre.

Personnellement, je ne crois pas trop aux pressions des annonceurs sur internet. En presque trois ans, je n’ai subi aucune pression de la part d’un annonceur. Probablement pour une raison assez simple : nous n’avons aucun contact direct avec les annonceurs qui sont gérés par des régies publicitaires autonomes. Je ne dis pas que des pressions sont impossibles, mais pour l’instant je n’en ai pas vu à notre niveau. En revanche, nous nous réservons le droit d’interdire tel ou tel annonceur sur le site et ce sera toujours le cas pour le futur.

Quoi qu’il en soit, sachez que cette décision n’a pas été évidente à prendre, elle a été longuement réfléchie depuis un an et constitue probablement le choix le plus difficile que j’aie jamais eu à faire. Mais je pense sincèrement que c’est la meilleure opportunité pour garantir notre essor. Le fonctionnement d’AgoraVox ne peut appartenir qu’à ceux qui le font vivre tous les jours.


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187 réactions à cet article    


  • Vilain petit canard Vilain petit canard 21 janvier 2008 10:37

    Ça me paraît une excellente idée, basée sur d’excellentes préoccupations, bravo pour l’idée et le courage. Mais le financement va poser le même problème à plus ou moins long terme que dans une société commerciale ou une fondation d’entreprise : le plus gros financeur pèsera plus lourd dans les décisions ? Et si c’est un financeur lié à des groupes ou des intérêts, etc... Ou je me trompe ?

    Par ailleurs, va-t-il y avoir une refonte de la politique éditoriale à cette occasion ?

    Et enfin, avez-vous besoin de rédacteurs ou de rewriters, c’est une compétence utile quand même...


    • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 10:44

      En principe, dans une fondation un gros donateur n’a aucun poids dans les décisions vu que sa donation ne lui garanti pas de droits particuliers.

      Je sais pas s’il y aura une refonte complète de la politique éditoriale mais elle sera sûrement optimisée, notamment afin qu’elle puisse aussi s’adapter à d’autres sites ou médias participatifs. Le but de la fondation est en effet de préserver la politique éditoriale.

      Bien sûr qu’on a besoin de rédacteurs ou rewriters... Sinon on va faire comment ? 


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 21 janvier 2008 11:00

      Merci de votre réponse, qui me rassure (un peu). Je lis un peu tout ce qui se dit sur le fil et je reviendrai.


    • Avatar 21 janvier 2008 11:30

       

      Ah ben merde alors !!!

      J’aurais dû croire Demian West lorsqu’il l’avait annoncé (à sa façon) :

      "Actu-en-bref : Agoravox vient dêtre racheté par la moldavie". ici :

      www.centpapiers.com/Le-Maitre-instant-de-Fischer,2830

      Faut faire attention quand même ; car lorsqu’on se rapproche des fondations, on est plus très loin du sous-sol...

       

       


    • Carlo Revelli Carlo Revelli 22 janvier 2008 23:08

      Pour ceux qui ont un peu de courage et une heure de libre devant eux, j’ai eu la chance ce soir d’être invité sur France Culture par Jean Lebrun dans son émission Travaux Publics. C’était une discussion autour de l’avenir de la presse à l’heure du numérique avec en arrière-plan la crise actuelle du Monde. J’ai eu l’occasion de décrire en détail le fonctionnement d’AgoraVox et la finalité de la future Fondation AgoraVox. Etaient également invités, l’ancien président de France Télévision Marc Tessier et Thomas Bronnec, journaliste à l’Express et également auteur d’un très intéressant dossier publié sur le numéro de janvier 2008 de la Revue des Deux Mondes qui, entre autres, détaille le fonctionnement de nombreuses expériences journalistiques dont AgoraVox.

      Marc Tessier m’a indiqué à la fin de l’émission une autre forme de fondation qui permettrait peut-être de garder la Fondation AgoraVox en France. Je suis pas sûr d’avoir bien retenu le nom mais de mémoire c’était la fondation pour le mécenat ou quelque chose de ce style mais lié à la presse. Je vais essayer d’en savoir un peu plus. Ca vous dis rien ?

      Le podcast de l’émission peut-être écouté directement sur le site de France Culture.

      ou ici : http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=5396&BD=22012008


    • cactus07 23 janvier 2008 07:42

      Mais voyons, Monsieur Carlo Revelli a résolu le problème  ! ! !

      Sa fondation (sic) aura son siège en BELGIQUE - cf. Le Soir du 22 janvier 2008 - donc plus de comptes à rendre à la France. Son site est vraiment un ramassis de posts anti-sarkozy !

      N’y a-t-il aucun PRO-sarkozy en France...pour un président élu par 53 % des Français...Bizarre ! Non...De plus, l’illustre Cde Hollande critique à tout vat Sarkozy d’user sans cesse de l’expression " moi je " , je constate que Monsieur Revelli emploie le même procédé dans son illustre biographie Chaque ligne contient le mot " je "...Autant j’admire et ai lu les ouvrages de Joël de Rosnay, autant ce rédac en chef se croit sorti de la cuisse de Juîter.

      Modestie Modestie Modestie

       

       

       

       

       

       

       

       

       


    • Guit'z Guit’z 23 janvier 2008 09:52

      Félicitations en tous cas pour votre travail ; AGORAVOX est un espace de grande qualité,et de liberté vraie. Encore une fois bravo et merci.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 janvier 2008 23:43

      Cozop semble un modele intéressant : un bond en avant et la voie de l’avenir. Quand à cette fondation, Agoravox, c’est un choix corporatif et fiscal qui concerne les actionnaires. Merci de nous le communiquer, mais je n’en ne vois pas l’impact sur les rédacteurs.

       Bonne chance dans vos entreprises

      Pierre JC Allard


    • stephanemot stephanemot 19 mai 2008 13:49

      Bonjour Carlo,

      Un an apres, l’univers des possibles se reduit. A part la piste de Tessier, on reste sur le best case "offshore".

      Je me rejouis du passage au mode fondation mais sur le fond c’est la qualite editoriale qui compte et force est de constater qu’en un an, AV a plutot recule qu’avance en la matiere vis a vis de la concurrence.

      La situation s’est en revanche améliorée de façon spectaculaire sur le trolling (excellente mise au pas des derives en la matiere).

      Il est temps de finaliser le projet, mais aussi et surtout de redonner une seconde jeunesse a AV (sans oublier ses rejetons sportvox et agoravox.com).

      Avec tous mes voeux de réussite.

      Bien a toi

      Stephane


    • Voltaire Voltaire 21 janvier 2008 10:51

      Félicitation pour cette initiative !

      Le statut de fondation est certainement celui qui, à long terme, peut le mieux assurer l’indépendance d’Agoravox, et aussi son financement.

      Ayant une certaine expérience des fondations dans le domaine scientifique, je pense que votre idée de la délocaliser est la meilleure : nous avions il y a deux ans soumis une proposition de changement des règles qui gouvernent les fondations en France, sans succès. La réglementation actuelle est contre-productive, et décourage aussi bien les contributeurs que les créateurs. En revanche, la création d’une fondation à l’étranger ne permettra pas aux donnateurs de bénéficier des exemptions fiscales comme si la fondation était reconnue d’utilité publique en France (les délais sont d’ailleurs bien supérieur à un an actuellement). Mon conseil est donc de vérifier que vous pourriez attirer des donnateurs dans le pays siège. Je vous recommande de regarder aussi la Suisse comme pays d’accueil potentiel.

      Je suis à votre disposition pour une aide pratique supplémentaire, si besoin.


      • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 10:57

        Merci Voltaire pour vos conseils. Cela dit, le montage qu’on essaye de faire a pour but de garder la déductibilité de 66% des dons versés (au niveau de la réduction d’impôt côté donateur). En principe, cela devrait être possible à partir du moment où la fondation européenne mène également une activité en France (ce qui sera bien sûr le cas). Mais c’est un montage pas simple. Je vais prendre contact avec vous pour avoir votre vision des choses vu que vous avez déjà expérimenté ce type d’opération.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 janvier 2008 10:58

        Bonne idée la Suisse,

        Justement, demain je suis interviewé par la radio suisse romande à propos d’un article que j’ai publié ici sur le lectorimat. Si l’occasion se présente, j’évoquerai la question du mécénat.


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 21 janvier 2008 14:20

        Bonjour,

        Malheureusement dans le domaine des fondations je ne suis pas très au fait de la réglementation juridique mais par pur projection théorique, le cas de la Suisse (romande) se doit d’être étudié comme le préconise Voltaire.

        A défaut, voici les références pour s’établir en Suisse : Livre premier, titre deuxième, chapitre trois du Code Civil.

        Du fait d’une certaine autonomie fiscale entre les différents cantons de la confédération, il serait utile de faire un tour d’horizon de ceux-ci pour vérifier que l’un ne soit pas plus intéressant que l’autre.

        Cordialement


      • brieli67 21 janvier 2008 17:30

        faudrait faire un tour chez Eric Sauter rue des Ecrivains ; même pour ton activité professionnelle.

        http://www.idl-am.org/ac_contenu.asp?id=54

        Au plaisir.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 janvier 2008 10:52

        Bonjour Carlo

        C’est certainement une sage décision surtout si on voit ce qu’à dû endurer Libération et aussi la crise que traverse le Monde actuellement. Et pour le dire franchement, ici je me sens libre de publier ce que je pense et d’argumenter sans autre risque que celui d’agacer le lecteur et surtout, l’espérance de satisfaire d’autres lecteurs en attente d’une lecture personnelle des faits du monde, indépendamment des grosses structures d’information où le chroniqueur doit épouser le pli d’une ligne de conduite éditoriale.


        • Rage Rage 21 janvier 2008 10:52

          Bonjour Carlo,

          Effectivement, l’idée d’une "Fondation" sanctuarise Agoravox des vélléités financières.

          Néanmoins, le statut de fondation risque de faire passer Agoravox pour un canal d’information à "vocation" : les fondations ont toujours un objet ou un but clair.

          Quel sera le but d’Agoravox ?

          La liberté de parole et d’expression ? Est-ce que cela veut dire qu’en France il n’y a plus que ce canal là pour s’exprimer en toute liberté ?

          Changer les statuts occasionne une nécessaire réflexion sur ce que l’on veut faire de l’outil Agoravox. Il est aussi nécessaire de penser aux "poids" des alliés et membres de la fondation pour ne pas retrouver ce que l’on fuit avec une société commerciale. Je pense qu’il est nécessaire que tu t’entoures d’un groupe solide de "membres fondateurs" afin de garantir l’indépendance d’idées et de contrôle d’Agoravox. Les compétences de gestion technique et de régulation sont aussi à mesurer finement (c’est vraiment une question de personne dans ce cas là).

          En tous cas, la démarche mérite réflexion et recule : tu peux t’appuyer sur ton "pool" de modérateurs/comités de rédacteur pour leur soumettre ton approche et voir leurs réactions.


          • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 11:03

            "Est-ce que cela veut dire qu’en France il n’y a plus que ce canal là pour s’exprimer en toute liberté ?"

            Oui il y a une réflexion importante à faire au niveau des statuts c’est évident. Et nous avons besoin de vos idées et suggestionsà ce stade. Ceux qui souhaitent prolonger les discussions même au délà de cet article et de s’y impliquer peuvent prendre contact via le formulaire habituel. Merci en tous les cas pour le soutien.

             


          • tvargentine.com lerma 21 janvier 2008 10:54

            Votre montage demande des précisions,cela peut interresser beaucoup de gens

            Quel est le statut juridique à ce jour d’Agoravox ?

            Quel sera l’actionnaire principal d’Agoravox demain ?

            Quel structure juridique aura votre fondation en Belgique ou en Italie ?

            Merci de vos réponses

            PS : vous reconnaissez qu’en france il est assez difficile de developper quelques chioses ! et que des réformes seraient necessaires,choses qu’un certain nombres de rédacteurs semblent contester

            C’est ce qui pourrait expliquer que des aventures comme Microsoft,Google ou Yahoo sont impossible en France

             

             

             


            • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 11:08

              Comme j’explique dans l’article, à ce jour AgoraVox fait partie d’une société anonyme (Cybion). Dans une fondation, il n’y a pas d’actionnaires justement. C’est le but de l’opération !  

              Sinon, une fondation est considérée comme une personne morale un peu partout en Europe mais certains pays sont plus ou moins réactifs. En France, pour avoir une fondation d’utilité publique il faut plus d’un an, un million d’euros et accepter le ministre de l’intérieur dans le conseil d’administration. En Belgique, il suffit dans le pire des cas de 3 mois et de 25.000 euros...


            • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 21 janvier 2008 11:04

              Bjr Carlo,

              Je souscris totalement à l’idée d’une fondation. Cela me semble être le meilleur équilibre pour le média participatif. Quant au pays d’implantation, je serais bien entendu ravi de voir Agoravox s’installer chez nous

               

              Ce petit lien décrit le prescrit légal qui était en vigueur en 2004 en Belgique dans l’optique d’une constitution d’une fondation. Ces informations doivent toutefois être prises avec les réserves d’usage, car n’étant pas juriste, je ne saurais dire si le droit belge a évolué depuis ou non.

              http://www.businessandlaw.be/article587.html

              Acte unilatéral – Une fondation ne naît pas uniquement de la volonté unilatérale d’un particulier. Elle peut être créée par une ou plusieurs personnes, physiques ou morales. Lorsqu’il y a plusieurs fondateurs, cela ne signifie pas que la création de la fondation résulte d’une convention. Elle est le fruit de la volonté concordante de plusieurs individus qui ont décidé d’affecter tout ou partie de leurs biens à la réalisation d’une œuvre déterminée. "

              "La loi n’a pas confirmé la pratique administrative existante en matière et qui exigeait la présence d’un patrimoine de départ de EUR 25.000 minimum. Il n’y a aucun seuil minimum prévu par les textes."


              • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 11:31

                Merci pour ce lien très riche et intéressant !


              • fourminus fourminus 21 janvier 2008 11:10

                Ca ne doit pas etre facile de renoncer a quelques millions d’euros : alors bravo pour cette initiative !

                Je ne suis qu’une petite fourmie mais une petite partie de mon bas de laine vous est dores et deja reserve !

                fourminus smiley


                • Manuel Atreide Manuel Atreide 21 janvier 2008 11:25

                  Bonjour Carlo ...

                  Voilà donc un papier important qui fera date dans l’histoire d’agoravox, peut être même dans celle des médias en ligne. Ainsi donc notre média participatif préféré va devenir une fondation. L’idée est séduisante. Très séduisante.

                  Ce statut vous met - je crois - à l’abri des tentations que peuvent susciter des promesses de gros, très gros chèques de la part d’investisseurs qui se présentent - toujours au départ - comme des business angels. J’ai déjà vu, de l’intérieur, ce qui pouvait en être par la suite. Volonté de "rationnaliser", business plans qui ne sont que des machines à casser un projet, une équipe, un concept. Oui, la finalité d’une société commerciale es de gagner de l’argent. Ne pas le savoir est une naiveté, s’en offusquer est une bêtise. Tous les moyens sont bons, in fine, et c’est sans doute bien mieux comme ça dans certains cas.

                  Pour autant les "entreprises" qui créent et/ou diffusent de l’information ne peuvent pas avoir le même statut que celles qui vendent des chewing-gums ou des cravates. Dans nos démocraties libérales, l’information est une denrée vitale pour le peuple qui forge son opinion et exprime ses décisions à partir de ce que lui révèle la presse. Sans presse, point de démocratie. Sans presse indépendante, je devrais dire ...

                  Alors, pourquoi pas une fondation ? Les barrières mises face aux appétits des investisseurs "uniquement-interessés-par-le-développement-du-concept" sont plus solides et vous permettront de mieux résister aux pressions.

                  Pour autant il reste deux écueils majeurs que vous devrez sans doute apprendre à gérer au mieux

                  1/ La publicité.

                  Elle est je crois nécessaire pour apporter une source de financement régulière. Mais elle peut être une porte d’entrée pour les lobbyistes et "presseurs" de tous poils. Une organisation technique via une régie centrale peut elle vous protéger ? Déconnecter les annonceurs du médias est une étape mais les pressions se déplacent dans ce cas sur la régie. Quid de ce qui se passe si elle accède aux désidératas d’un annonceur en faisant le relais vers le média des pressions qu’elle subit ?

                  2/ Le financement

                  Le statut de fondation ne va pas vous permettre, par un coup de baguette magique, de trouver des sources de financement propres et désinteressés. Le mécenat est dans noter culture peu développé, et l’est moins encore quand il est difficile à rendre public ou à médiatiser. Si les gouvernements actuels s’attachent à augmenter l’importance de ce mode de financement, nous sommes loin de la situation outre-atlantique. Bref, une grande carrière de démarcheurs auprès des fortunes européennes s’ouvre à vous.

                  Pour autant, dans ce commentaire parfois un peu sombre, je vois quand même un formidable rayon de soleil. Agoravox est riche de son audience. Une audience qui ne se contente pas seulement de lire ce qui lui est proposée. Elle crée elle même la substantifique moelle d’agoravox, donne chair à un squelette que vous avez eu le mérite, pour ne pas dire le génie, de créer. En définitive, la force d’agoravox en face des sources de financement, c’est que personne n’en détient réellement le contrôle. Vous pouvez fermer les robinets aux rédacteurs, mais vous tuerez le bébé. Nous pouvons déserter vos colonnes, sans garantie de retrouver une liberté de ton, une capacité à nous exprimer librement.

                  Votre fondation va donner une ossature plus forte à ce bébé étrange et beau qu’est ce média. Appuyez vous sur ses forces vives, votre vision, ses rédacteurs, et vous aurez un outil formidable pour aller convaincre les portes monnaies de vous aider. Pour le reste, je crois que petit à petit, les agorvoxiens eux mêmes apporteront à cette fondation ce dont elle a besoin. Financement, j’espère, soutien technique, moral, conceptuel aussi sans doute.

                  En tout cas l’aventure est belle. Et j’espère en être, d’une manière ou d’une autre.

                  Manuel Atréide


                  • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 11:53

                    Tout à fait d’accord avec ton commentaire Manuel. On ne devrait pas diffuser l’information (et aussi les médicaments d’ailleurs) comme on diffuse des cacahuètes ou de la lessive. Hélas ce n’est pas le cas d’où les abus énormes dans l’univers médiatique (et pharmaceutique).

                    Je suis tout à fait conscient des deux écueils que tu évoques (pub et financement). D’ailleurs, si parmi vous il y a des personnes qui ont travaillé dans la sphère du mécénat et qui veulent nous filer un coup de main...

                    En tous les cas, merci encore pour ta disponibilité passée, présente et si j’ai bien compris future... 

                     


                  • snoopy86 21 janvier 2008 11:57

                    Bonjour Carlo

                    Manuel a posé la bonne question.

                    Fondation ou société commerciale, les recettes publicitaires et le financement de l’opération restent des questions incontournables.

                    Parlons crument

                    Quel est le budget annuel de fonctionnement d’un site comme Agoravox ?

                    A combien évaluez-vous le besoin de financement initial ?

                    Ces deux question pour la simple information des futurs donateurs dont je pourrais être ?


                  • Gasty Gasty 21 janvier 2008 12:08

                    Les rédacteurs sont les premiers donateurs d’agoravox, au boulot snoopy.


                  • snoopy86 21 janvier 2008 12:12

                    Salut Gasty

                    Je peux utiliser un de tes générateurs automatiques ?

                    Un article lermawestien t’agréerait-il ?


                  • Gasty Gasty 21 janvier 2008 12:23

                    C’est une bonne base pour se faire huer et moissé, tu feras l’hunanimité à coup sûr !


                  • Tristan Valmour 21 janvier 2008 11:34

                     

                    Saint Carlo,

                     

                    Cette excellente initiative est la meilleure réponse à ceux qui doutaient de ta probité, de la sincérité de ton engagement. Je crois que nous pouvons collectivement souligner ton courage, ta ténacité, ta compétence et ta bonne foi (liste non exhaustive ).

                     

                    Effectivement, installer le siège d’Agoravox en France est une très mauvaise idée. Les autorités peuvent administrativement dissoudre toute association sur la base de considérations fallacieuses, et tu risques des contrôles sociaux et fiscaux dès que tu gênes le pouvoir.

                     

                    Je crois me souvenir (mes vieux cours de Droit) qu’il existe des associations de droit européen. Il faut pour cela qu’une association dispose d’un siège dans plusieurs pays européens. Cela reste à confirmer ou infirmer par des lecteurs plus compétents que moi en la matière.

                     

                    Le financement posera effectivement problème, car le don ne relève pas de la culture latine. Peut-être que des produits dérivés, l’organisation de conférences et autres évènements (…) pourraient apporter des fonds.

                     

                    En tout cas, tu peux compter sur mon soutien (financier et autre), même si je suis souvent à l’Etranger.

                     

                    Merci de me communiquer ton numéro aux îles Caïmans. Non, je rigole. (pas la peine de moinsser !)


                    • Vincent 4 juin 2009 13:20

                      Bonjour, avant de m’enflammer dans un « Oura » salvateur, pouvez-vous m’indiquer où et comment avoir accès aux informations suivantes concernant AgoraVox :

                      1) qui dirige, ( nom, prénom, preuve de leur engagement ), et comment ?

                      2) comment connaitre la part des revenus et leur emploi ?

                      3) qui décide de publier tel ou tel article ?

                      4) ou trouver les statuts d’AgoraVox ?

                      Je vous prie de pardonnez mon scepticisme, mais quand je me rend compte à quel point j’ai été manipulé, je n’ai plus aucune confiance en qui que se soit, sauf peut être mon chat. ( et encore ... il m’a volé mes herbes folles quand j’avais le dos tourné )

                      Merci, Vincent


                    • Gasty Gasty 21 janvier 2008 11:39

                      Tout le monde connait "l’association pour la recherche sur le cancer", ARC. Et le scandale du détournement de fonds.

                      Quel différence peut-il y avoir entre association et Fondation ?

                       


                      • Gasty Gasty 21 janvier 2008 11:42

                        Sa transparence !


                      • Avatar 21 janvier 2008 11:45

                         

                        Courte page de pub :

                        "Après Cécilia Sarkozy (voir Agoravox), c’est au tour de Carla Bruni d’être mise en page. Trois livres sortent en librairie sur l’ex-top model toujours chanteuse et peut-être déjà première dame de France (voir Agoravox).

                        Carla Bruni la dame de cœur (éditions Luc Pire) de Thierry Coljon, Carla Bruni, itinéraire sentimental (éditions Privé) de Christine Richard et Carla et Nicolas : la chanteuse et le président (éditions Edit Plus) d’Alain Perceval."

                         

                        www.agoravox.fr/article.php3

                         

                         

                         


                      • stephanemot stephanemot 21 janvier 2008 11:51

                        Carlo,

                        Le choix de la fondation va dans le bon sens, et dans celui de la clarification, mais le maintien de la pub pourrait poser problème ; on se retrouverait sur un modèle inédit très éloigné des démarches citoyennes / 2.0 type Wikipedia ou Linux. J’ai par ailleurs des questions sur les futurs liens entre Cybion et la Fondation AgoraVox.

                        Au-delà des dons, ton projet me semble couvrir quelques grandes sources de revenus potentielles :

                        * syndication : des media partenaires rétribuent AV pour utiliser son contenu (ex abonnement, pourcentage sur la pub). est-ce le cas aujourd’hui pour Yahoo ! et l’Equipe ?

                        * solution provider : AV commercialise sa plateforme media (agoravoices ?), ex sous forme de licence.

                        * publicité : AV continue à commercialiser de la pub sur ses propres pages.

                        * ...

                        Dans tous les cas, il est question de media, mais sous des angles très différents (éditorial, techno, pub...).

                        La dimension syndication met l’éditorial au coeur du projet mais le principe d’un contenu payant pourrait marquer une rupture avec l’esprit citoyen. Maintenir la pub sur les sites de la fondation créerait un drôle de précédent et poserait des questions d’éthique (ça ne passerait effectivement pas comme fondation en France).

                        Reste la dimension ASP / solutions. C’est le coeur de l’expertise Cybion et le focus AgoraVox actuel (cf libertés éditoriales). Comment cela va-t-il s’articuler entre les deux entités ? Qui sera propriétaire des solutions et quels seront les flux entre AV et Cybion (ex frais de fonctionnement de la fondation = salaires des employés affectés à AV + royalties pour usage des plateformes...) ?

                        Bien à toi,


                        • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 12:16

                          La pub doit rester minoritaire et elle doit pouvoir être "contrôlée" voire bloquée. Notre agence nous a souvent demandé si on voulait éviter certains types d’annonceurs par exemple. Mais dans cette phase initiale, elle me semble indispensable pour bien démarrer. J’ai souvent vu de la pub dans des revues caritatives voire même dans des revues papier liées à des fondations.

                          La syndication j’y crois pas trop. Yahoo nous paie pas (échange de contenu contre visibilité). En revanche, nous avons un abonnement avec L’Equipe pour la maintenance de Sportvox. Ca c’est une piste à renforcer en effet. Au sujet de tes questions ASP, ce sont des points importants mais pour l’instant aucune décision n’est encore prise.


                        • stephanemot stephanemot 22 janvier 2008 10:27

                          merci pour ta réponse

                          la différence avec d’autres fondations, c’est qu’AgoraVox se définit comme un media, que la publication n’est pas un élément périphérique mais au coeur du métier

                          bien à toi


                        • Djanel 21 janvier 2008 12:20

                           

                          Salut Carlo

                           

                          Voyez-vous, je prends l’audace de vous envoyer ce poste sans avoir lu votre article dans l’espoir d’arriver dans les premiers. Et c’est raté d’avance, je suis sur que tous ces crétins qui composent le noyau dur de votre rédaction m’auront devancé.

                           

                          Je suis en colère parce que je m’applique à rédiger des articles dignes d’être publiés et à chaque fois j’arrive au moment où tout le monde s’en va parce que le soir arrivé il est trop tard le lendemain ils ne seront plus d’actualité et jetés au rebut. Si bien que ces corniauds d’oisifs ont l’avantage sur les actifs. Un seul remède divisé par deux les publications en ne publiant que tous les deux jours ce qui multipliera par deux votre pouvoir de sélection et laissera aux commentateurs du temps pour affiner leur texte.

                           

                          Les commentaires peuvent être aussi important par leur qualité que l’article lui-même en voici un exemple concret et j’en profite pour me faire de la publicité car il faut être sacrément culotté sur AV pour ne pas passer inaperçu :  

                           

                          http://www.agoravox.fr/commentaire_static.php3?id_article=34577&id_forum=1596028

                           

                          Ce commentaire passé inaperçu hier sur le fil de Manuel M Martin vaut à lui tout seul le déplacement que l’on mérite nous autres rédacteurs anonymes et bénévoles mais à mon goût il y a trop de corniaud bénéficiant d’un droit de vote sur AV puisque beaucoup ont voulu le censurer ce texte.

                           

                          Je n’analyserai pas ce texte pour en extraire sa valeur littéraire néanmoins les abrutis de soi-disant chercheur devrait le lire pour relever ce défi en répondant à cette question. A quel moment ce texte mérite-t’il un point négatif ? Je suis et certain que personne n’osera m’affronter tellement ils sont incultes au point de ne pas savoir ce qu’est une preuve.

                           

                          Bon je vais me coucher j’ai fini ma journée à quoi çà me sert de me fatiguer pour être bafoué enfin de journée.

                           

                          Salut camarade.


                          • Djanel 21 janvier 2008 12:52

                             

                            Bien sur, il lui faut trouver un financement car l’argent, c’est le pouvoir. Comment rester indépendant du pouvoir financier ? En ouvrant un espace à la publicité ? Non c’est le piège TF1 n’est pas libre puisqu’il dépend des annonceurs qui peuvent faire pression s’ils sont suffisamment puissants. Et ils le sont et les actionnaires s’en mêlent.

                             

                            Ouvrir un club avec billet d’entrée payant, c’est la mort d’agora vox. Reste donc la loi 1905 pour vous complètement américanisé créer une fondation ce qui revient au même. Mais çà c’est votre problème vous avez signé, c’est pour en chier comme dise les gars de la légion. 

                             

                            Plus agora prendra de l’importance et plus il faudra du personnel. A votre bon cœur Messieurs Dames, on va vers une ambiance à l’américaine genre vente de bijoux pour financer la presse libre qui ne l’ait plus par la faute de n’avoir pas su trouver de l’argent. C’est votre problème après tout. Merci de nous informer.

                             

                            Salut camarade. Je trouve ma formule de politesse adéquate.


                          • Crapulox 22 janvier 2008 23:25

                            DJANEL

                            http://www.agoravox.fr/comment...

                            Après avoir lu votre lien (et vos posts), on en arrive à la conclusion qu’il est effectivement dommage que la vie soit plus courte pour les souris que pour les humains.

                            Certains, bien sûr.
                             


                          • brieli67 21 janvier 2008 12:23

                            Contactez l’IDL je pense qu’il peuvent vous proposez quelque chose !

                            http://www.idl-am.org/contenu.asp?id=3

                            aH ces juristes français............. qui oublient toujours parce que c’est trop facile et peu cher et très malléable.

                            de nombreuses filiales tournent sur cette jurisprudence dont les japonais Sony etc...

                            Les associations en Alsace-Lorraine

                            La loi du 1er juillet 1901 n’est pas applicable aux associations ayant leur siège en Alsace-Moselle, celles-ci sont soumises aux articles 21 à 79 du Code civil local et à la loi d’Empire du 19 avril 1908. On parle d’associations « inscrites » au registre des associations et non pas d’associations « déclarées » en Préfecture, comme dans le reste de la France.

                            Les statuts doivent être signés par 7 membres au moins. Ils sont déposés au greffe du tribunal d’instance. Le juge d’instance procède à une vérification formelle. Le préfet dispose d’un délai de 6 semaines pour s’opposer à l’inscription si l’association est illicite ou son objet contraire à l’ordre public, aux lois pénales ou aux bonnes moeurs. Du fait de l’inscription sur le registre tenu au tribunal d’instance, l’association acquiert la pleine capacité juridique et peut même poursuivre un but lucratif, c’est-à-dire prévoir le partage des bénéfices entre les membres.

                            IDL dépend de la Fac de droit à sa tête un énarque ancien Président de Tribunal administratif. C’est pas du pipeau ! En plus de la forme administratives il y a aussi une jurisprudence particulière pour les NTIC qui est en voie d’élaboration !



                              • janequin 21 janvier 2008 14:57

                                Tu sais, Briel, l’Alsace-Moselle, pour beaucoup de gens de l’"intérieur", c’est au-delà de l’Oural !!

                                 


                              • brieli67 21 janvier 2008 17:43

                                BEN OUI. Je « participe » bien à six associations droit local. Qu ’importe ! Je ne peux faire plus..... pour tous les créateurs d’entreprise.

                                et en plus on se fait moinsser ! la honte !


                              • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 18:27

                                Brieli, comme je disais quelque part dans les commentaires pour des raisons de prestige, aura et transparence, on préfère plutôt de partir avec une fondation (si possible déclarée d’utilité publique) qu’avec une association.


                              • brieli67 21 janvier 2008 19:25

                                désolé de revenir à la charge.

                                prenez contact avec cet Institut de Droit Local à Strasbourg. Celà n’a rien à voir avec une Association.

                                En quoi ce statut particulier dénigrerait l’image d’Avox... Si vous saviez le nombre de telles structures juridiques qui sont inscrites à un tribunal d’instance en Alsace Moselle et ont leur siège social et leurs activités à Paris au 92 ou à Bruxelles...

                                Il y a même des Consulats et des Ambassades qui en usent et en abusent...


                              • tvargentine.com lerma 21 janvier 2008 12:36

                                @ Yves Rosenbaum

                                Une entreprise française peut elle avoir une fondation belge comme actionnaire unique  ?

                                Merci votre réponse


                                • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 12:46

                                  Mais il est hors de question que la Fondation AgoraVox devienne l’actionnaire unique de Cybion !

                                  Vous avez vu ça où ???


                                • Martin Lucas Martin Lucas 21 janvier 2008 13:03

                                  L’exemple d’une fondation très réussie, appuyée par une communauté d’utilisateurs :

                                  http://www.blender.org/

                                  L’auteur du logiciel et président de la fondation a demandé 100000 euro à la communauté pour sauver Blender, et a installé un compteur de donations sur la page d’accueil du site. L’intérêt de cette démarche, c’est qu’elle a véritablement responsabilisé les usagers, qui ont fait la comparaison avec ce que leur coûterait le logiciel en magasin.

                                  La Blender Foundation se porte maintenant comme un charme depuis 4 ans, et sort très régulièrement de nouvelles versions de ce logiciel LIBRE !

                                   


                                  • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 13:53

                                    Exemple très intéressant que je ne connaissais pas. Merci beaucoup.


                                  • TALL 21 janvier 2008 13:04

                                    Bonjour Carlo

                                    Si tu as encore le choix, juste une info sur la Belgique : le contrôle fiscal des asbl est quasi nul dans la pratique car de très très nombreuses asbl sont liées aux politicards locaux ( communes, etc.. ). Je tiens ça d’un contrôleur fiscal. smiley Mais c’est peut-être encore mieux en Italie, je n’en sais rien smiley


                                    • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 13:55

                                      Peut-être pour les assos mais pour les fondations d’utilité publique le contrôle est bien strict et réel j’ai l’impression. D’ailleurs, selon mon comptable ce type de montage entre deux pays risque d’entraîner un double contrôle fiscal...


                                    • tvargentine.com lerma 21 janvier 2008 13:16

                                      @Carlo Revelli

                                      C’est juste pour ma culture personnelle que je pose ces questions car j’ai du mal à comprendre qu’en France rien ne soit jamais possible même avec la présidence de Nicolas Sarkozy.

                                      La question qui m’interresse le plus c’est de savoir si une fondation belge peut etre actionnaire d’une entreprise en france et dans quel mesure elle peut peut majoritaire ?

                                       

                                       

                                       

                                       

                                       


                                      • Gasty Gasty 21 janvier 2008 13:44

                                        http://www.indexa.fr/actu/-937652137.htm

                                        (extrait)

                                        . Changement d’actionnariat :

                                        Le groupe CERAN vient de franchir une nouvelle étape dans son développement
                                        en passant d’une structure familiale à un actionnariat plus large,
                                        regroupé autour du management.

                                        En effet, la famille Bastin a cédé ses actions et créé une fondation
                                        dont la majorité des parts est détenue par le management des sociétés
                                        CERAN LINGUA INTERNATIONAL et CERAN-Institut des Langues et d e la
                                        Communication et par un groupe d’entreprises belges (issues de toutes
                                        les régions et communautés linguistiques du pays) :

                                        BBL (Groupe ING), Banque Degroof, Chaudfontaine, Compagnie mobilière
                                        et foncière du Bois Sauvage, Etilux, Assurances du Crédit , NOMA Invest
                                        (Groupe NMC), Recticel, Surongo.

                                        Monsieur et madame Bastin ont souhaité ainsi garantir la pérennité de
                                        leur entreprise. Ils conservent une participation minoritaire dans la
                                        fondation afin d’assure r la poursuite de leur projet et le maintien des
                                        valeurs qui le sous-tendent.



                                      • Parpaillot Parpaillot 21 janvier 2008 13:44

                                        @ Carlo Revelli :

                                        Bravo et félicitations pour votre initiative tendant à pérenniser AgoraVox !

                                        La transparence dont vous faites preuve vous honore !

                                        En complément aux commentaires de "Voltaire" et de Bernard Dugué, vous trouverez ci-après, à toutes fins utiles, les bases légales régissant les associations et fondations en Suisse. Vous pouvez consulter le lien suivant (extrait du Code civil suisse : Personnes morales - Chapitre II "Associations" et Chapitre III "Fondations") :

                                        http://www.admin.ch/ch/f/rs/210/index1.html#id-1-2

                                        Bien à vous !

                                         


                                        • maxim maxim 21 janvier 2008 13:55

                                          avez vous pensé également à un système de souscription auprès des inscrits ,après tout Avox ,bien qu’étant votre bien,est aussi un bien collectif qui nous permet de nous exprimer librement ...

                                          en plus des dons auquels vous faites allusion,pourquoi ne pas calculer un montant accessible à tous ( le nombre d’inscrits étant déjà considérable),ce qui permettrait en plus à chacun de se responsabiliser ,se sentant réellement intégré à une famille ....

                                           


                                          • clairette 23 janvier 2008 11:24

                                            Bonjour M. Révelli, j’apprécie beaucoup ce que vous envisagez comme avenir pour AgoraVox, je n’y connais pas grand chose en droit, et j’ai lu avec attention tous les commentaires des gens compétents et instruits qui vous donnent des conseils pertinents.

                                            Cependant j’apprécie l’idée de Maxim, est-ce envisageable de lancer une souscription auprès de nous tous ? (Pour ma part, je suis tout à fait d’accord pour participer suivant un barème, en fonction de mes revenus.)

                                            Cordialement à tous.


                                          • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 14:17

                                            Florentin, effectivement le point central se situe au niveau de la politique éditoriale et de la modération. Entre autres, c’est le processus de filtrage en trois étapes que nous avons développé qui devra être intégré dans la fondation et être optimisé pour en éviter les dérives potentielles que vous évoquez tout en laissant une liberté d’expression vaste. Notre valeur ajoutée et notre différence est là je pense. Et si on veut éviter d’avoir un comité rédactionnel avec une ligne éditorial bien précise qui décide ce qu’on peut publier ou pas (comme c’est le cas pour tous les autres médias), c’est à nous d’optimiser les processus d’intelligence collective que nous avons initié tant au niveau des articles que des commentaires.


                                          • brieli67 21 janvier 2008 14:04

                                            http://www.reseau-sara.org/outils/dons/dons_csq_mars05.pdf

                                            http://www.reseau-sara.org/outils/mecenat/DOSSIER_PARTICIPANTS.pdf

                                            sinon petites différences sur METZ http://www.moselle.pref.gouv.fr/demarches_administratives/d_a_assoc_arrete_ generosite.pdf

                                            HA HA...... les associations de pêches et des clubs de foot ont ainsi des activités lucratives. Des hôtels fonctionnent ainsi. Même des cabinets de médecins.......


                                            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 21 janvier 2008 15:06

                                              Je suis tout à fait favorable à cet te fondation. Je pourrais aussi envisager de m’y engager à titre de donateur, mais la question est de savoir si les donateurs seraient ou non partie prenante, ainsi que les rédacteurs et/ou modérateurs, et sous quelle forme, de la ligne éditoriale de cette fondation.

                                              S’engager financièrement implique des devoirs mais aussi des droits particuliers, bref des responsabilités. Et cela d’autant plus que si une fondation en général refuse la logique du profit, une fondation citoyenne se doit de rejeter toute logique partisane. Il faut donc, pour un donateur, être assuré que son ou ses dons ne soient pas dévoyés en un sens politique ou idéologique déterminé. Comment un telle assurance pourrait-elle être donnée et garantie ?


                                              • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 15:27

                                                Le coeur de la question est au niveau de la politique éditoriale et du processus en 3 étapes qui pourra être optimisé dans le cadre d’une fondation. Cf ma réponse à Florentin Piffard juste ci-dessus.


                                              • joseW 21 janvier 2008 15:45

                                                Cette idée de fondation est une idée généreuse et bienvenue : il était en effet impensable qu’un site comme Agoravox se plie aux lois capitalistes tout en les condamnant.

                                                Reste à savoir le contenu éditorial et les objectifs fondamentaux de cette fondation : il y a du pain sur la planche...

                                                Espérons aussi qu’au gré des événements, la Fondation ne sera pas récupérée par des rapaces qui ont plus d’un tour dans leur sac pour récupérer un objet brillant.

                                                Une crainte cependant : que cette institutionnalisation ne déteigne sur le contenu des articles.

                                                Il faut rester suffisamment percutant.


                                                • A. Nonyme Trash Titi 21 janvier 2008 16:22

                                                  Initiative intéressante, tout comme la réflexion qui y conduit.

                                                  Attention toutefois au choix de la Belgique, très instable politiquement, et dont on ne sait si elle va pencher du côté moules ou du côté frites...

                                                  Bon courage.


                                                  • Icks PEY Icks PEY 21 janvier 2008 16:28

                                                    Devant un tel torrent de félicitations, qui oserait donner un son de cloche différent ?

                                                    MOI !

                                                    Ayez un peu plus l’esprit d’analyse et arrêtez de croire tout ce qu’on vous dit !!!

                                                    Vous ne voyez pas que Carlo est en train de nous faire un montage où Agora Vox sera financé par des dons (ça, c’est pas mon problème) ouvrant droit à des réductions d’impôt français (là, cela le devient, car nous sommes tous contribuables !).

                                                    Il le dit lui-même dans ses commentaires : il espère bien que sa domiciliation en Belgique n’empêchera pas le dispositif des réductions mécénat de s’appliquer !

                                                    Car, je décrypte : en France, l’activité d’Agora Vox serait qualifiée, sans nul doute, d’activité lucrative (principe des 4 P : prestations, public, prix, publicité), ce qui interdit l’usage d’une fondation, et d’un, et disqualifie le régime fiscal du mécénat, et de deux.

                                                    De là à penser que Carlo veut visiter Bruxelles ou Milan pour les mêmes raisons que ceux qui voulaient visiter la Suisse ou Monaco, il n’y a qu’un pas ... c’est beau l’optimisation fiscale communautaire ...

                                                    Bien cordialement,

                                                    Icks PEY


                                                    • Icks PEY Icks PEY 21 janvier 2008 16:35

                                                      21.01.2008 à 10h57, Carlo a dit :

                                                      "Merci Voltaire pour vos conseils. Cela dit, le montage qu’on essaye de faire a pour but de garder la déductibilité de 66% des dons versés (au niveau de la réduction d’impôt côté donateur). En principe, cela devrait être possible à partir du moment où la fondation européenne mène également une activité en France (ce qui sera bien sûr le cas). Mais c’est un montage pas simple. Je vais prendre contact avec vous pour avoir votre vision des choses vu que vous avez déjà expérimenté ce type d’opération.

                                                      Chouette, ce sont mes impôts (les votres aussi, rassurez vous !) qui vont payer le salaire de Carlo !

                                                      Carlo, bienvenue dans la fonction publique !!

                                                      Icks PEY


                                                    • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 16:43

                                                      Quelle finesse d’analyse... Primo, je ne vais pas être salarié de la fondation. Secondo, si jamais cette disposition fiscale que vous évoquez se concrétisait, le premier à en bénéficier vraiment c’est celui qui fait le don. C’est lui qui récupère 66%, pas la fondation...


                                                    • Icks PEY Icks PEY 21 janvier 2008 16:54

                                                      Carlo,

                                                      Ne faites pas le naïf : la réduction d’impôt mécénat est un argument classique du bénéficiaire pour inciter le donateur à donner trois fois ce pour quoi il est prêt à s’appauvrir puisqu’il récupère le deux tiers sous forme de réductions d’impôt.

                                                      Enfin, même si je vous donnais raison, cela revient quand même à dire que les finances publiques françaises s’appauvriraient à hauteur de 66% des dons qui vous seraient versés.

                                                      En tout cas, vous ne me ferez pas croire un seul instant que c’est la seule persepctive de devoir intégrer un représentant du ministère de l’intérieur qui vous fait partir en Belgique. Car, dans ce cas, pourquoi ne faites vous pas une association loi 1901 ??

                                                      De façon générale, tout schéma de délocalisation est suspect, vous n’y échapperez pas. A fortiori en Italie lorsqu’on est un site francophone.

                                                      Bien cordialement,

                                                      Icks PEY


                                                    • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 17:03

                                                      Comme j’ai expliqué dans l’article, faire une fondation en France est long (minimum un an), demande beaucoup d’argent (minimum un million d’euros) et implique la présence d’un représentant du ministère de l’intérieur dans le conseil d’administration. Ces trois conditions rendent le tout très compliqué. J’ai passé plusieurs mois dessus et je vous assure ce serait bien plus simple de faire ça en France s’il n’y avait pas ces contraintes.
                                                       

                                                      On pourrait faire en effet une association 1901 (ici ou en Europe) mais une association n’a pas le même prestige et aura qu’une fondation. Par ailleurs, le fonctionnement d’une Fondation est bien plus transparent que celui d’une association (même en Belgique ou en Italie). Enfin, sachez qu’il n’y a pas besoin de faire une fondation pour obtenir la déductibilité des donateurs. Toute organisation d’intérêt général obtient ce statut.
                                                       


                                                    • snoopy86 21 janvier 2008 17:06

                                                      ..@ ickx pey

                                                      Si vous et moi sommes si souvent sur ce site, c’est que nous y trouvons notre compte ; alors pourquoi pas ?

                                                      L’idée de demander à ceux qui se retrouvent ici de participer financièrement ne me choque pas. Si le système de la donation nous permet d’obtenir une déduction fiscale, c’est encore mieux. Enfin, les dons n’étant pas soumis à la TVA, des économies substantielles seront réalisées.

                                                      J’imagine aisément que beaucoup n’auraient pas manifesté le même enthousiasme si on leur avait proposé un projet "commercial". Au final, le résultat sera le même, l’essentiel étant que cela fonctionne.

                                                       


                                                    • brieli67 21 janvier 2008 17:21

                                                      VoUs avez pris contact avec l IDL ? à Strasbourg ? à Metz ? En 6 semaines et dans les faits au sortir de la première réunion du Comité de l’Association.


                                                    • Icks PEY Icks PEY 21 janvier 2008 18:05

                                                      Salut Snoopy,

                                                      Je ne fais que me rebeller contre un gavage d’informations devant lesquelles il faudrait applaudir sans réfléchir.

                                                      C’est vrai que fondation, cela fait joli. Sans doute plus joli qu’association loi 1901. De là à partir en Belgique ou en Italie pour cela, à mes yeux, cela fait louche. Je ne connais personne qui délocalise son activité pour uniquement une histoire de dénomination.

                                                      Je suis donc enclin à penser que quelques autres arguments moins politiquement corrects participent à cette décision. C’est tout.

                                                      Pour répondre plus directement à ton commentaire :

                                                      - faire participer financièrement les visiteurs m’est complètement égal s’ils en trouvent prêts à donner : chacun fait ce qui lui plait avec son pognon ;

                                                      - mais il me semble que, jusqu’à lors, la question était plutôt de savoir comment les auteurs et les modérateurs seraient payés et non de savoir comment Agora Vox serait financée !!

                                                      - trouver un montage qui permette de faire bénéficier d’une réduction d’impôt au donateur me parait être une vision bien extensive de la générosité publique.

                                                      Bien cordialement,

                                                      Icks PEY


                                                    • Tristan Valmour 21 janvier 2008 18:14

                                                       

                                                      @ Icks Pey

                                                       

                                                      Je vous trouve bien suspicieux à l’égard de quelqu’un qui refuse des millions d’Euros. Pensez-vous réellement qu’une telle personne irait créer une fondation pour en être salarié ?

                                                       

                                                      Pour ma part, quand j’ai quitté mon travail pour me mettre à mon compte, j’ai songé à monter une association. J’ai en fait opté pour l’entreprise car on peut fonctionner de façon bien plus souple, et dans plusieurs pays.

                                                       

                                                      Carlo recherche de l’argent pour faire fonctionner Agoravox, et c’est normal qu’il se penche sur la fiscalité. Des dons déductibles seront plus nombreux que des dons non déductibles, et il y a autant de bienfait à financer une information libre de toute tutelle qu’une action caritative. Que l’Europe harmonise d’abord sa fiscalité et le fonctionnement des personnes morales ! 

                                                       

                                                      @ Carlo

                                                       

                                                      Je suis assez sceptique quant au fonctionnement d’Agoravox par des dons. Il y aura peut-être un engouement initial, mais les bonnes volontés s’essouffleront avec le temps. J’espère me tromper. Mieux vaut chercher à vendre du savoir, qui est la richesse de demain. Et Agoravox peut être une immense source de savoir.


                                                    • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 18:24

                                                      C’est sûr Tristan que la culture du don n’est pas la même dans les pays latins que dans les pays anglo-saxons. Ta piste sur le savoir est intéressante. Ce qui est sûr c’est qu’il faudra diversifier les différents sources de revenus, ne serait-ce que pour minimiser les risques. Merci pour ton enthousiasme


                                                    • snoopy86 21 janvier 2008 18:29

                                                      @ Ickx Pey

                                                      "Je suis donc enclin à penser que quelques autres arguments moins politiquement corrects participent à cette décision "

                                                      Laissons à l’équipe d’Agoravox le bénéfice du doute, et même dans cette hypothèse ne les privons pas des dons des bisounours..

                                                      " trouver un montage qui permette de faire bénéficier d’une réduction d’impôt au donateur me parait être une vision bien extensive de la générosité publique" :

                                                      Considèrant le nombre d’opérations foireuses qui bénéficient de la dite générosité publique depuis plus de 25 ans, considèrant aussi l’invraisemblable maquis des déductions fiscales autorisées dans ce pays, il ne me déplairait finalement pas que mon "abonnement" à Agoravox, car le don reviendra à celà, soit déductible à 66% de mes revenus.

                                                       


                                                    • lavalle Lavallé 21 janvier 2008 16:32

                                                      Bonjour à vous tous ,

                                                      Qu ’ importe le nom du support ; il est certain que tout a un titre , trés bien pour cette initiative qui n ’ est pas donnée à tout le monde ce support a aussi un coût, ce que j ’ ai peur c ’ est celui qui ne pourra pas aider la fondation soit rejeté , en quelque sorte ne fera pas parti de la " famille " si c ’ est le cas dommage même le pauvre a la droit et le devoir de pouvoir s ’ éxprimer et encore plus que les autres , ce qui est plus difficile que l ’ on peut le penser l ’ éxpréssion et la liberté d ’ éxpréssion n ’ est pas évidente , les droits de l ’ homme ne sont pas ce qu ’ ils devraient être , pas plus que les 10 commendements !..... surtout qu ’ AgoraVox est sans doute l ’ un des médiats des plus intéréssant connu et devient une signature incontestée !

                                                       Ne faite pas " et que pour quelques dollars de plus vous entrez , sinon vous sortez " , n ’ y a t ’ il déja pas assez de causes muettes , rejettées et qui devraient sortir de l ’ ombre systématiquement et justement celles ci .

                                                      bon vent et bonne chance pour l’ avenir , mais avec tout le monde ... Merci

                                                      argus55


                                                      • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 16:46

                                                        Merci pour votre commentaire. Le fait de faire ou pas un don ne changera rien pour la consultation du site qui restera gratuit et librement accessible à tout le monde bien sûr.


                                                      • Sandro Ferretti SANDRO 21 janvier 2008 17:09

                                                        Oui, vous répondez sur la CONSULTATION du site (et sans doute, mais vous ne le dites pas, sur le droit de commenter les article).

                                                        Mais vous ne répondez pas sur les REDACTEURS et les critères "complémentaires" de la modération (étre membre bienfaiteur du Club).

                                                        Bref, une sorte de E- Rotary, les petits fours en moins,un look plus moderne, mais le méme esprit "je tourne en rond avec quelques amis habituels".....


                                                      • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 17:16

                                                        Vous pensez qu’on va aller croiser les dons qu’on va recevoir avec les milliers de rédacteurs qui sont inscrits... ? Et comment on va faire même si on voulait ? En effet, la plupart des rédacteurs sont inscrits avec des pseudos. Et je doute qu’on recevra un jour un don signé Snoopy, Zen, Le Chat ou Caderange pour qu’on le reconnaisse tout de suite afin de favoriser ces éventuels futurs articles.... Je vous renvois dans tous les cas à l’article qui explique le processus de publication.


                                                      • Mohammed MADJOUR Mohammed 21 janvier 2008 17:18

                                                        @Carlo REVELLI

                                                        Heureuse initiative dont vous avez d’emblée notre soutien moral en attendant le soutien matériel à la mesure de notre engagement dans la lutte contre le fléau de la Désinformation !

                                                        C’est vrai que la France n’est pas tout à fait le pays indiqué pour abriter la Fondation, les raisons sont multiples...

                                                        MOHAMMED.


                                                        • snoopy86 21 janvier 2008 17:20

                                                          @ Carlo

                                                          Pour un trés gros don pourrait-on avoir un droit de vote multiple ?


                                                          • jamesdu75 jamesdu75 21 janvier 2008 17:45

                                                            Désolé mais je vois pas ce que ce statut aménera comme changement dans l’utilisateur lambda d’agoravox ?

                                                            Sinon Yahoo diffuse constamment des articles du site sur les pages news. Agoravox est il remunéré pour ça ?

                                                            Si oui, diffusé sur d’autres site pourrais peut etre, être un gain de revenus supplémentaire.

                                                             

                                                             


                                                            • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 18:15

                                                              Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris votre première question. Il s’agit juste d’un moyen pour préserver l’indépendance du site.

                                                              Non Yahoo ne nous paie pas. Il s’agit d’un échange "contenu contre visibilité". Je ne suis pas sûr qu’en France ce soit facile de vendre du contenu "citoyen" syndiqué.


                                                            • jamesdu75 jamesdu75 21 janvier 2008 18:27

                                                              Ok c’est bien ce que j’avais compris. Sinon le statut changera pour naturavox ou pas ?

                                                              Pour publiez plus d’article, il serait intéressant d’avoir un autre vox dedié aux nouvelles technologies.

                                                              Une page où la culture du jeux vidéo ne serait pas aussi denigré que sur Agoravox. Que ca ne se resume pas à Microsoft et Linux.... et Apple (sinon je vais me faire encore frapper dessus)

                                                              3 Vox = 3 plus de plaisir


                                                            • Castor 21 janvier 2008 18:50

                                                              Hummm...S’installer en Belgique, c’est se rapprocher de Morice ... en Italie, de Crapulox...

                                                              Au-delà de ça, j’ai lu cet article avec attention et je m’interroge sur la finalité d’une décision de cet ordre.

                                                              Je comprends les réticences développées au regard de l’(in)dépendance d’AV, mais j’ai du mal à voir de quelle manière  :

                                                              • cette indépendance pourrait être mise à mal si rien ne bouge  ;
                                                              • cette indépendance pourrait être garantie en changeant de modèle.

                                                              Vous indiquez qu’il faut assurer l’hébergement, ...le juridique, les procès...

                                                              Or si je conçois le coût technique je crois que la plus grande menace pour l’indépendance d’une "ligne éditoriale" n’est pas celle liée à des recettes publicitaires (si généreuses soient -elles, nous sommes quand même dans une économie de marché avec des investisseurs nombreux...à moins de se fâcher avec tous...) mais bel et bien celle que vous évoquez in fine  : juridique et procès.

                                                              Et là, le statut juridique d’AV n’est d’aucune protection, car pour réduire un coût qui plombe les comptes, il faut agir pour réduire ce risque... En l’occurrence en ayant une ligne éditoriale plus ferme.

                                                              Mais je peux me tromper et ne demande qu’à être détrompé...


                                                              • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 19:06

                                                                Je pense qu’il y une incompatibilité de fond entre un site qui doit diffuser de l’information avec les prérogatives de rentabilité (justifiées je le précise) des actionnaires d’une société commerciale classique. En passant sous forme de fondation, d’une part on n’aura plus la tentation de céder aux « sirènes » des investisseurs. Et d’autre part, on évitera tout type de pression (sur le site ou sur la société qui l’édite) à chaque fois qu’on publie un article qui dérange.


                                                              • Crapulox 21 janvier 2008 20:52

                                                                Merci du rapprochement avec Morice ................

                                                                Mais tu aurais pu éviter

                                                                Tu n’utilises les alliances sur les fils que lorsqu’elles te conviennent ?

                                                                A moins que tu ne fasses double emploi avec HAHAHAHA ?

                                                                 


                                                              • Castor 22 janvier 2008 10:53

                                                                Il ne faut pas y voir malice, Crapulox, juste une tentation à laquelle j’ai cédé trop rapidement de faire un bon mot... Et puis, à ma décharge, je ne connais de la géographie des commentateurs que celle de Morice et la tienne, qui sont en outre idéalement situées pour illustrer ma (mauvaise ?) blague.

                                                                Ceci étant dit, je reviens sur la réponse de Carlo  :

                                                                ce qui m’interpelle, c’est l’amalgame qui est fait entre risque inhérent à la forme juridique (céder aux sirènes des investisseurs) et risque éditorial (pression sur le contenu des articles).

                                                                Je considère pour ma part que le changement de statut ne vous met à l’abri ni de l’un ni de l’autre.

                                                                1. Pourquoi cette peur de céder à des sirènes ? 

                                                                  Votre Site fonctionne bien, il attire des "contributeurs", des lecteurs et donc potentiellement, attire des financements publicitaires. Ces recettes vous permettraient de faire face aux coûts que vous évoquiez et éventuellement de faire quelques bénéfices (c’est tout le mal que je vous souhaite). 

                                                                  Je relis votre article et je note que vous justiiez ce changement par la nécessité de garantir votre indépendance. Du coup, je repose ma question  : quel risque pèse aujourd’hui sur cette indépendance, risque bien entendu né de la forme juridique actuelle ? Vous devinez le prolongement de la question  : quelle assurance apportez-vous qu’une nouvelle forme juridique ferait disparaître ce risque  ?

                                                                2. Pourquoi un risque éditorial ?

                                                                Vouloir échapper à ce risque signifie qu’il existe...Qu’en est-il aujourd’hui de cette pression qui se profile à l’horizon ? Evidemment, si vous cédez aux sirènes évoquées plus haut, vous prenez le risque de vous voir imposer une ligne éditoriale (encore que je ne suis pas comme Morice à croire qu’il existe des complots droitiers partout, je crois moi, que le capitalisme a ceci de bon qu’il est prêt à accepter la critique si elle fait vendre !!!)...

                                                                Mais d’une part qui vous y oblige, et d’autre part, qu’est-ce qui vous fait croire que sous forme de fondation, vous échapperez à cette pression ?

                                                                Car même si, en principe, cette forme juridique vous épargne l’obligation de rentabilité, il reste que le risque que vous évoquiez (et que je reprenais dans mon post), à savoir le volet juridique pèsera toujours.

                                                                Et là, la seule réponse à apporter à une situation qui plombe des comptes (procès et condamnations en cascade) est de durcir la ligne éditoriale, et ce que vous soyiez en société commerciale ou non.


                                                              • Crapulox 22 janvier 2008 23:29

                                                                Tu es tout pardonné Castor, d’autant plus que lorsque tu fais référence à l’Italie, l’auteur est beaucoup plus concerné que moi.


                                                              • Hervé Torchet 21 janvier 2008 19:03

                                                                Voilà une idée exemplaire pour l’indépendance de la presse et des nouveaux médias. Très bien.


                                                                • franc3704 21 janvier 2008 19:58

                                                                  impressionné par la rigueur morale qui vous anime et qui est la richesse de ce média.

                                                                  Bravo


                                                                  • wizi 21 janvier 2008 20:50

                                                                    Très bonne initiative,

                                                                    Une décision surement difficile à prendre, mais qui je l’espere permettra une longue vie d’indépendance à AV


                                                                    • draaf 21 janvier 2008 21:39

                                                                      S’agissant du futur statut juridique d’Agoravox, avez-vous envisagé une éventuelle configuration « SCIC » (société coopérative d’intérêt collectif ») ?
                                                                      Voir par exemple : http://www.scic.coop/entreprise-cooperative.htm
                                                                      Celle s’adresse plus généralement à un territoire donné, doit être agréée par un préfet et correspondre à une utilité sociale … mais : l’information libre et de qualité ne participe-t’elle pas à la cohésion sociale ? le territoire doit-il être délimité par une frontière et ne peut-il être virtuel ?

                                                                       


                                                                      • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 21 janvier 2008 21:52

                                                                        Carlo,

                                                                        il s’agit effectivement d’une annonce importante ; elle permet de répondre - en partie - à la question du futur d’Agoravox et de la vision qui sous tend le site. A partir du moment où le site est valorisé sur la base de sommes très importantes comme tu l’indiques il est sain que la communauté Agoravoix sache ce que ses fondateurs souhaitaient en faire. Je tiens ici à saluer ta décision qui respecte comme tu le dis l’ADN du projet. Elle sans doute été difficile mais préserve le caractère unique et excitant d’Agoravox.

                                                                        Maintenant les ennuis commencent et j’ai quelques commentaires/questions smiley

                                                                        - quel est l’objet de la Fondation AX (FAX) : le développment du site ? l’essaimage du site ?

                                                                        - il me paraît évidemment que la gouvernance d’une éventuelle fondation est capitale : qui décide et selon quelles régles ? est-ce l’équipe actuelle de Cybion qui est "transférée dans la fondation ? tout souscripteur/supporter de la fondation a-t-il son mot à dire ? quel est le statut des personnes y travaillant ? Comment se passe la transition entre maintenant et la fondation ?

                                                                        - quels sont les moyens dont a besoin la fondation (là il va bien falloir rentrer dans du concret) ?

                                                                        - publicité : pourquoi ne pas instaurer une régle simple, du style un annonceur, quel qu’il soit, ne pourra jamais contribuer à plus de 1% des ressources de la fondation ; cela garantirait une totale indépendance vis à vis des annonceurs

                                                                        - souscription : je suggère de la lancer dès que possible (il faut sans doute prpposer des sommes)

                                                                        - utopie : et si on utilisait Internet comme outil de prise de décision pour les actions de la fondation ? Tout souscirpteur enregistré aurait droit à une voix et pourrait se prononcer sur des questions soulevées par l’organe de "gestion" de la Fondation. Ces déliberations engageraient la FAX

                                                                        Voilà.

                                                                        En tout cas bon vent encore une fois et j’espère bien continuer à participer de cette jolie aventure.

                                                                        Cordialement,

                                                                        Chem Assayag

                                                                         


                                                                        • Avatar 21 janvier 2008 22:11

                                                                           

                                                                          Ca me ferait bien rigoler que Silvio Berlusconi fasse un gros don.

                                                                          Un gros don dans le cul du journalisme citoyen.

                                                                           

                                                                          ps : humoooour


                                                                        • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 23:16

                                                                          Chem,

                                                                          Comme d’habitude tu poses les bonnes questions et les plus complexes... Aucune des questions que tu soulèves n’est complètement arrêtée. Il faudra donc en débattre dans les prochains jours pour trouver la meilleur solution. Une chose sur laquelle en revanche je suis sûr. Il ne faut pas que quelqu’un qui fait un don ait un rôle plus important au niveau de la gestion de la politique éditoriale du site. Ce serait la porte ouverte à tous les abus dans le pire des cas (je pense à des mécènes fortunés) ou à un joyeux bordel dans le meilleur des cas. En revanche, ce que tu mets dans ’utopie’ a un sens. On en reparle


                                                                        • herbe herbe 21 janvier 2008 22:14

                                                                          J’ai l’impression que c’est un bon choix pour l’avenir d’agoravox.

                                                                          Entre pragmatisme et utopie...

                                                                          en attendant un bon article sur le soutien de la culture libre en général qui pourra apporter de l’eau au moulin :

                                                                           

                                                                          http://framablog.org/index.php/post/2008/01/18/Faire-un-don-Wikipedia-et-soutenir-la-culture-libre-utopiste

                                                                          Bonne continuation.

                                                                          Je suivrai avec mes modestes moyens (temps, énergie, argent, implication...) cette nouvelle aventure...


                                                                          • Avatar 21 janvier 2008 22:20

                                                                             

                                                                            Vous imaginez alors un article contre Silvio Berlusconi (hypothèse) , le plus grand donateur de la fondation.

                                                                            Passera-t-il le cap de la modération ?

                                                                            Les deux plus grands journaux d’économie ont bien été acheté par le même groupe en France...

                                                                            En situation de monopole illicite.

                                                                            Vive la médiacratie....

                                                                             


                                                                          • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 22:35

                                                                            Si j’étais contre la prise de participation dans le capital d’une société de tout « Berlusconi » français ou italien, un don dans le cadre d’une fondation me générait beaucoup moins vu que cela ne donne aucun droit à aucun niveau. Mais ne vous en faites pas, ils vont pas se battre pour apporter leurs millions...


                                                                          • Avatar 21 janvier 2008 22:45

                                                                            Mr Revelli,

                                                                            En terme de droit, vous avez entièrement raison.

                                                                            Et je suis désolé si mon humour vous a offensé.

                                                                            Mais reconnaissez que, dans mon hypothèse, le comité de rédaction aurait à publier un article contre son employeur et investisseur.

                                                                            Pas facile de ne pas tomber dans l’autocensure.

                                                                            En fait le problème du financement est le noeud gordien qu’il faut trancher.

                                                                            Et en France, il y a peu d’exemple de journaux autonomes ; hormis le canard enchaîné.

                                                                            Je sais que je vais à l’encontre de la gratuité d’Agoravox, mais une forme d’abonnement serait possible (avec une Une gratis) et résoudrait bien des problèmes...

                                                                             

                                                                             


                                                                          • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 22:57

                                                                            Non je suis pas du tout vexé.  

                                                                            Juste pas d’accord. Vous pensez vraiment que si Berlusconi (hypothèse o combien absurde) allait nous faire un don, cela empêcherait un Morice (exemple pris au hasard...) de faire un article pour l’attaquer sur tel ou tel point ? Et puis le système de modération est fait en telle sorte que plein de modérateurs voient les articles proposés. Potentiellement environ 1.000 rédacteurs ont accès à l’interface avec tous les articles proposés avant publication. Donc s’il y avait une censure réelle, voire même une autocensure sérieuse, cela finirait par se savoir et par se voir.


                                                                          • Avatar 21 janvier 2008 23:26

                                                                             

                                                                            Justement, Mr Revelli, je sais pas si vous avez choisi le bon exemple.

                                                                            En l’occurrence Morice.

                                                                            Je me souviens de son article sur Rachida Dati qui, après avoir passé le cap de la modération, fut publié puis retiré brusquement en ligne le matin pour laisser une belle page blanche...

                                                                            Pour une semaine plus tard être republié...

                                                                             


                                                                          • Carlo Revelli Carlo Revelli 21 janvier 2008 23:30

                                                                            Justement car plusieurs modérateurs s’étaient rendus compte de certains propos potentiellement diffamatoires de l’article sans aucune référence précise. Il a donc été demandé à l’auteur de sourcer tous ces dire pour ensuite republier son article. Ce qu’il fit. Il pourra vous le confirmer je pense.


                                                                          • Kieser 24 janvier 2008 15:34

                                                                            Carlo Revelli
                                                                            "Et puis le système de modération est fait en telle sorte que plein de modérateurs voient les articles proposés. Potentiellement environ 1.000 rédacteurs ont accès à l’interface avec tous les articles proposés avant publication. Donc s’il y avait une censure réelle, voire même une autocensure sérieuse, cela finirait par se savoir et par se voir."
                                                                            Il n’y a pas que les questions de censure qui se posent, il ya celle de la qualité et du savoir faire journalistique. Que vous vous dotiez d’une structure qui corresponde à des nécessités économiques, c’est un impératif que vous devez affronter de toute façon.
                                                                            Mais ces contingences ne posent ni ne résolvent la question du savoir faire journalistique. Vous dites : 1000 rédacteurs ont accès à l’interface, etc. Ce chiffre n’est pas un gage de qualité, ni de transparence. Croyez-vous vraiment que vous allez échapper au noyautage, à l’infiltration par quelques raiders solitaires, si vous ne vous dotez pas d’une véritable conférence de rédaction chargée de veiller chaque jour à la cohérence et à l’harmonie des pages quotidiennes. Sans cette veille, AgoraVox deviendra un organe de compilation, une sorte d’annuaire d’articles de tendances variées.

                                                                            Par ailleurs, vous raisonnez depuis votre centre, sans à aucun moment vous placer du point de vue de l’auteur. Sans parler d’argent, on peut concevoir, en effet, une forme de bénévolat qui marquerait une adhsion consentie à une forme de bataille pour défendre des idéaux de liberté d’expression. Mais qu’offrez-vous en échange, en qualité d’équipement rédactionnel, comme garantie de préservation d’un esprit journalistique (qui a fait la notoriété de Libération au départ) ?
                                                                            Par exemple : depuis quelques semaines sur vos pages un auteur, dont la modestie n’est pas le point fort, publie jusqu’à deux articles par jour. Si on lit soigneusement ses articles, ce sont de bons cours pour une classe de terminale, section technique. Si on approfondit encore un peu, on constate que ses articles sont une sorte de broderie d’autres articles du net à partir de laquelle il ajoute quelques avis personnels sans épaisseur aucune, d’un scolaire applati. En saturant ainsi les rubriques société, tribune libre, Citoyenneté, etc., croyez-vous que le lecteur ne sera pas intrigué, voire choqué par une médiocrité régulièrement affichée ?
                                                                            Vous parlez de "Politique éditoriale" dans un autre post, de quoi s’agit-il ? De vos intentions lisibles sur les URL de la colonne de dorite ou de ce qui se fait et s’écrit vraiment ?
                                                                            La question des équilibres de tendances se pose ou se posera très vite.
                                                                            Autre question concernant des articles de la rubrique Science ..., on y trouvera, aujourd’hui, entre autre, des articles qui ne sont ni une vulgarisation ni même une tentative de présentation d’un fait scientifique. Non, une sorte de glose métaphysico-pscyho-philosophique, pas ce que l’on pourrait attendre d’une rubrique de ce genre.
                                                                            Qui contrôle de tels articles ? Comment ? Etes-vous doté d’un comité scientifique qui pourrait au moins juger de la qualité éditoriale, sans juger le fond ? Sur Natura Vox, vous avez laissé passer un article sur la "Psychologie quantique" qui est un modèle de ce qu’il ne faut pas faire, des références fausses, faisant état de pseudo avancées scientifiques récentes alors que, déjà, en 1936 le problème était évoqué. Que la question de la dynamique de la psyché, en relation avec la physique quantique a alimenté des discussions sans fin entre savants illustres au sein de groupes prestigieux et dont l’auteur ignore l’existence.
                                                                            Un autre article répond aujourd’hui à cet auteur sur AgoraVox, dans la rubrique sciences sur "la Quantique"... il est de la même trempe et se veut philosophique et il est imbuvable.

                                                                            Où est la politique éditoriale. Evoquez le nombre de modérateurs, cela ne fait ni la qualité éditoriale ni une sorte de signature qui serait propre à AgoraVox.
                                                                            A l’inverse - je donne mon cas - je propose, lundi, à la publication un article de mon cru qui reprend au rebond une info de 20minute - 280 signes pour un article original de 8000 signes environ, mon article fait, en gros 10 000 signes et dans l’article je cite et donne l’URL de l’article source. Je sais, en l’écrivant, que je suis dans les règles classiques de la citation. (Je suis éditeur depuis plus 20 ans et je fais toujours très attention à ce genre de chose)
                                                                            Et je reçois l’annonce de non publication argumentée ainsi : "Certains passages semblent avoir t repris du Soir et de 20 minutes.

                                                                            Nous vous encourageons, l’avenir, proposer des articles qui apportent un clairage nouveau, en une construction et un dveloppement personnel."
                                                                            (J’ai laissé les fautes du mail original)
                                                                            Pour 20minutes, c’est dans mon article avec guilements et URL. Pour Soir, je ne sais pas de quoi il s’agit, ni de quel journal il est question. Où un modérateur a-t-il trouvé cette info, d’autant que je suis connu pour l’originalité de mes articles ? Tout juste, si on fait une recherche avec les mots clefs suivants : kieser, ordre sécurité, va-t-on tombé en première page de Google sur un article du Grand Soir qui ressemble, en effet, à celui que j’avais soumis à la rédaction de AgoraVox. Certaines phrases sont identiques, les tournures verbables étrangement semblables. Un linguiste ne s’y tromperait pas. Sauf que j’en suis l’auteur et il date de 2002. Dans l’article récent, je reprends un développement de manière complètement originale sur la base de deux événement d’actualité.

                                                                            Ce n’est pas fini, un article publié aujourd’hui reprend certains de mes termes et un développement proche. Etonnant quand on sait que l’auteur est aussi modérateur.

                                                                            Je termine, vous dites, si j’ai bien compris votre info, que mon article est visible par plus de 1000 personnes sur l’interface rédacteur avec la mention : "problème de droit d’auteur", en regard de mon nom...

                                                                            En somme, 1000 personnes vont voir que Illel Kieser ’l Baz pompe ses articles. On va rire dans le landerneau.

                                                                            Vous parlez d’éthique, de souci d’équité, c’est le moment de montrer votre savoir faire et savoir réparer.
                                                                            Je vous prie de noter que je suis habitué à des refus par les rédactions, c’est le quotidien même, j’ai voulu dire ici et souligner l’incohérence qui transparaît, déjà, entre vos idéaux éditoriaux et les moyens dont vous vous dotez pour les mettre en actes.
                                                                            La structure juridique n’est rien si, en amont, il n’y a pas de véritable philosophie de l’acte éditorial.
                                                                            Merci de votre réponse.

                                                                            Ps : il m’a paru important de faire ce commentaire ici, car je ne vois pas où j’aurais pu le faire et exercer un droit de suite.


                                                                          • Kieser 25 janvier 2008 18:53

                                                                            L’éthique est un bien joli mot, un peu comme épistémologie. Quand on le prononce, ça fait bien ! Mais de là à donner l’exemple... Toi d’abord !

                                                                             


                                                                          • Carlo Revelli Carlo Revelli 29 janvier 2008 12:33

                                                                            Merci pour votre long commentaire que je n’avais pas vu. Désolé donc pour cette réponse tardive. Vous dites :

                                                                             
                                                                            « 1000 rédacteurs ont accès à l’interface, etc. Ce chiffre n’est pas un gage de qualité, ni de transparence. Croyez-vous vraiment que vous allez échapper au noyautage, à l’infiltration par quelques raiders solitaires, si vous ne vous dotez pas d’une véritable conférence de rédaction chargée de veiller chaque jour à la cohérence et à l’harmonie des pages quotidiennes. »
                                                                             
                                                                            C’est ce qu’on fait mais sans une véritable conférence de rédaction comme l’on peut trouver dans les médias traditionnels. Nous avons mis en place un processus de publication et de vérification en 3 étapes qui est détaillé ici : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=8843
                                                                             
                                                                            Vous verrez donc que l’étape que vous citez (les modérateurs externes qui votent) n’est constitue que la phase initiale du processus. La seconde phase est tout aussi importantes avec un certain nombre de vérifications importantes en terme de copyright, diffamation, pertinence et notamment pour minimiser les risques que vous évoquez (noyautage) qui sont bien réels sur un média en ligne collaboratif. Nous sommes dans l’univers de la recherche d’information et de la veille depuis 1995. On essaie de mettre à disposition ce savoir faire pour minimiser toute dérive potentielle mais qui est hélas toujours possible.
                                                                             
                                                                            Ensuite, sur la remarque concernant certains auteurs, il est vraie que la qualité des papiers est parfois inégale. Mais il faut toujours évaluer un article à la lumière de l’ensemble des commentaires qu’il génère. Ainsi, un article « scolaire », comme vous dites, peut être complètement enrichi par l’analyse des commentateurs. C’est ce qu’on explique également dans le lien du haut.
                                                                             
                                                                            Vous voudriez qu’on calque le fonctionnement d’AgoraVox avec celui d’un média classique avec un comité éditorial qui ait une orientation précise et avec un comité scientifique pour valider le tout. Nous ne suivons pas ce modèle classique qui a par ailleurs montré souvent ces limites et ses connivences. Nous ne proclamons pas être meilleurs, mais nous sommes en train d’expérimenter des pistes nouvelles qui essaye de mettre en avant d’avantage l’intelligence collective et connective plutôt que l’intelligence d’un cercle restreint de personnes.
                                                                             
                                                                            Je ne peux pas vous répondre au sujet de votre article refusé ne l’ayant pas lu. Il se peut que les modérateurs n’ont pas perçu que le passage en question était une citation. Vous auriez du peut-être les recontacter pour demander des précisions via le formulaire indiqué. On est très prudentssur ces questions de copyright car nous pouvons être attaqués en justice en cas de reproduction d’articles non sourcés (ce qui n’était visiblement pas votre cas). Sinon, je vous rassure aucun modérateur ne peut voir les commentaires des autres justement pour ne pas influencer le vote.

                                                                          • Kieser 31 janvier 2008 17:47

                                                                            « 1000 rédacteurs ont accès à l’interface, etc. Ce chiffre n’est pas un gage de qualité, ni de transparence. Croyez-vous vraiment que vous allez échapper au noyautage, à l’infiltration par quelques raiders solitaires, si vous ne vous dotez pas d’une véritable conférence de rédaction chargée de veiller chaque jour à la cohérence et à l’harmonie des pages quotidiennes. » C’est ce qu’on fait mais sans une véritable conférence de rédaction comme l’on peut trouver dans les médias traditionnels.

                                                                            Si j’ai évoqué une conférence de rédaction, ce n’est pas comme modèle à suivre mais pour insister sur la nécessité d’une vérification sur la cohésion et la variété des thèmes abordés... Car, sur une actualité brûlante comment voulez-vous échapper à la pression de l’emportement émotionnel, sur lequel d’ailleurs les cellules de communication jouent avec une facilité déconcertante ?

                                                                            Non, malgré votre volonté de transparence que je crois sincères, votre organisation éditoriale n’est pas paré pour y faire face.

                                                                            Exemple : Dans le temps du pseudo-"krach" boursier, nous avons eu droit à tout-ce-qu’on-ne-nous-dit-pas et au ce-que-vous-devez-savoir. Mais dans le même temps on assistez à l’introduction du droit dans les écoles accompagné d’une annonce sur l’hamonisation policières des sanctions à l’école, au collège et au lycée avec le fameux "impunité zéro". Rien ! Peu ou pas d’articles alors que cela mérite une certaine attention.

                                                                            Si vous-même, par une forme plus ou moins "sauvage" de direction éditoriale - car c’en est une - vous laissez vos colonnes envahir par l’afflux émotionnel, vous perdez, du même coup un des point fort de votre charte d’engagement.

                                                                            Par ailleurs, et vous n’avez absolument pas répondu sur ce point : vous n’êtes pas seuls, ce n’est pas par la grâce d’une jolie interface que AgoraVox va fonctionner mais c’est aussi grâce à des auteurs dont certains auront des idées, voire du style. Comment voulez-vous que ces derniers fassent confiance dès lors que, d’une manière ou d’une autre ils retirent plus ou moins vaguement l’impression qu’ils ne sont qu’instruments ? Que vous la pensiez ou non il se dégagera une signature "Agoravox". A vous de savoir si vous voulez en garder le contrôle, en partager le contrôle ou la laisser vivre à la bonne franquette. Ce n’est pas le droit de vote qui fait l’intégration.

                                                                            Protéger les auteurs c’est aussi, pour eux, se protéger de leur propre excès par l’acceptation d’une éthique et d’un code de bonne conduite. C’est aussi la possibilité de se familiariser avec votre esprit, celui que vous essayez d’inculquer à travers cet article. Demain il sera passé dans les "pages suivantes" mais si les auteurs, dès le premier article, de plein droit et sur l’interface auteur bébéficient d’une espace échange et d’un forum interne, il se pourrait qu’il participent avec un peu plus de conviction et d’affectio societatis à votre entreprise.

                                                                            C’est aussi, pour vous, accepter un partenariat de plein gré !

                                                                            Que veut dire ce seuil de 5 articles pour accèder à l’espace rédacteur ? Sinon une sorte de cap initiatique en dessous duquel, vous en êtes - vous le moins-5 - réduit à : "Remplissez le formulaire"
                                                                            Créer cet espace transversal de communication, c’est aussi le risque de perdre un certain contrôle "centralisé". regardez votre pyramide des contrôles sur l’URL que vous m’indiquez. Elle ne vous rappelle rien ? Le modèle jacobin de l’exercice du pouvoir ! Désolé d’être aussi bref.



                                                                            Nous avons mis en place un processus de publication et de vérification en 3 étapes qui est détaillé ici :http://www.agoravox.fr/article... Vous verrez donc que l’étape que vous citez (les modérateurs externes qui votent) n’est constitue que la phase initiale du processus. La seconde phase est tout aussi importantes avec un certain nombre de vérifications importantes en terme de copyright, diffamation, pertinence et notamment pour minimiser les risques que vous évoquez (noyautage) qui sont bien réels sur un média en ligne collaboratif.

                                                                            Avant de m’inscrire, j’avais tout lu de vos articles de recommandations et sur le processus de vérification. C’est pour cette même raison que je vous interpelle ici, dans les commentaires car je ne pense pas que vos outils présents soient à la hauteur de vos intentions. Il y a, me semble-t-il quelque chose qui n’est pas pensé. Alors inventer, sûrement !

                                                                            Sur le contrôe du contenu, disons qu’il y a des ratages : celui concernant mon article mais un autre que je n’ai pas gardé en référence concernant un article d’information sur les changements climatiques qui était une reprise, in extenso, de l’article d’un ami journaliste qui n’a pas jugé bon de protester. Il en existe d’autres, plus fréquents et facilement repérabe si l’on balaie la toile : ces articles qui reprennent, sans plagier des opinions glanées ça et là pour en faire un amalgame cohérent. Il y a aussi des articles qui sont à la limite de la PUB rédactionnelle, je pense à cet article très orienté d’un psychiâtre nous vanntant les mérites des anti-dépresseurs...

                                                                            Je ne vous fais pas un procès d’intention ni une demande de justifications mais votre processus de vérification pose problème, il manque de transparence et il fait fi de toute forme de communication avec l’auteur. Vous dites que j’aurais pu contacté "les". Qui, "les" ? Comment ? Par le formulaire contact ? Allons, soyez sérieux ! Je l’ai fait tout de même... pas de réponse.



                                                                            Nous sommes dans l’univers de la recherche d’information et de la veille depuis 1995. On essaie de mettre à disposition ce savoir faire pour minimiser toute dérive potentielle mais qui est hélas toujours possible.

                                                                            La recherche d’information et la veille informative n’ont rien à voir avec les théories - d’idéologies diverses -’ de l’organisation et de la transmission des savoirs. Justement, en proposant une organisation "traversante", je m’inscris dans l’axe d’une de ces théories.

                                                                            Ensuite, sur la remarque concernant certains auteurs, il est vraie que la qualité des papiers est parfois inégale. Mais il faut toujours évaluer un article à la lumière de l’ensemble des commentaires qu’il génère. Ainsi, un article « scolaire », comme vous dites, peut être complètement enrichi par l’analyse des commentateurs. C’est ce qu’on explique également dans le lien du haut.

                                                                            Ha ! Que la qualité des papiers soit inégale, pourquoi pas ! Cela n’a rien de gênant mais votre système d’évaluation est assez spécial. J’avoue que votre propos, sur ce point, me choque. Vous dites qu’un article peut-être amélioré par l’analyse des commentateurs. De plus vous rappelez que cette appel est inscrit dans votre charte d’intention. Je suis obligé de vous dire que votre vigilance est quelque peu dépassée et vous ne lisez pas souvent AgoraVox. Les exemples sont multiples de ces commentaires haineux, brefs comme des invectives, émanant même d’auteurs déjà dans le cercle des initiés. Ne croyez-vous pas que l’on attende de vous des mises au point ?

                                                                            Un exemple : L’excellent article de Adeline Journet
                                                                            http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=35126
                                                                            Mutilation génitale féminine et tradition

                                                                            Dans un premier article, maladroit certes, l’auteure abordait naïvement un sujet délicat. A sa charge beaucoup de maladresses mais le fond ouvrait un débat. Dans un second article elle aborde un autre sujet très délicat, celui de l’excision. J’ai été frappé des progrès que cette jeune auteure avait faits. Mais, si les commentaires du premier article étaient complaisants et aidants, ceux du deuxième frisent la bassesse et l’injure (pas tous heureusement mais il est impossible d’avance un débat). Or, si l’on connaît un peu Agora Vox, on découvre que les plus proches de la vomissure émanent d’auteurs "initiés". Je ne suis pas intervenu, même si le sujet m’est familier, mais si un forum interne avait existé, je ne me serais pas privé de dire tout mon bonheur à la lecture de ces écrits barbares.


                                                                            Vous voudriez qu’on calque le fonctionnement d’AgoraVox avec celui d’un média classique avec un comité éditorial qui ait une orientation précise et avec un comité scientifique pour valider le tout. Nous ne suivons pas ce modèle classique qui a par ailleurs montré souvent ces limites et ses connivences. Nous ne proclamons pas être meilleurs, mais nous sommes en train d’expérimenter des pistes nouvelles qui essaye de mettre en avant d’avantage l’intelligence collective et connective plutôt que l’intelligence d’un cercle restreint de personnes.

                                                                            Oui, vous faites la lecture qui vous convient pour assurer vos arguments. Ce faisant, j’ai déjà l’habitude des rejets d’articles par les rédactions. Et, la plupart du temps, il suffit d’un seul contact pour que, définitivement, on argumente les raisons d’une rejet, à plus forte raison d’une refonte. A plus forte raison quand l’auteur démontre l’erreur grossière.

                                                                            Vous êts 1000, dites-vous, vous ne manquez donc pas de personnel motivé !



                                                                            Je ne peux pas vous répondre au sujet de votre article refusé ne l’ayant pas lu. Il se peut que les modérateurs n’ont pas perçu que le passage en question était une citation.
                                                                            Vous auriez du peut-être les recontacter pour demander des précisions via le formulaire indiqué. On est très prudentssur ces questions de copyright car nous pouvons être attaqués en justice en cas de reproduction d’articles non sourcés (ce qui n’était visiblement pas votre cas). Sinon, je vous rassure aucun modérateur ne peut voir les commentaires des autres justement pour ne pas influencer le vote.

                                                                             

                                                                            C’est vous qui le dites mais il ya bien quelqu’un qui clique sur la puce rouge ! Il ne vous est pas demandé de lire l’article mais d’être à la hauteur de vos intentions et, parlant plus haut de responsabilité, vous êtes bien en train de dire qu’il est préférable pour vous de protgéger Agoravox, même si cela se fait au détriment de la réputation ou du sentiment d’un auteur. J’avais compris avant ! C’est bien pour cela que j’ai mis l’accent sur la partenariat avec les auteurs, pointant un risque d’instrumentalisation de la plume. C’est pourtant elle qui fera votre notoriété.

                                                                            Merci de votre compréhension et mille excuse d’avoir troller votre forum

                                                                            Illel Kieser


                                                                          • Forest Ent Forest Ent 21 janvier 2008 23:17

                                                                            Ca semble très bien. Et cette transparence est très appréciable. Effectivement, ça ne devrait pas changer grand chose pour la plupart d’entre nous, à court terme en tout cas. Mais ça évitera peut-être un parachutage de Minc, sait-on jamais. En cas de partage, ce sera une fondation flamande ou wallone ?


                                                                            • Céline Ertalif Céline Ertalif 22 janvier 2008 00:10

                                                                              Bonjour,

                                                                              Cet article de Carlo, à la suite de quelques autres, me fait irrésistiblement penser à Chateaubriand. Le vicomte pensait qu’il était infiniment plus raisonnable de confier le pouvoir, et donc l’intérêt public, aux rentiers plutôt qu’aux manants incapables de percevoir avec objectivité l’ordre du monde au-delà de leurs petites préoccupations intéressées.

                                                                              Je dis cela sans provocation, mais je regrette sincèrement de ne pouvoir investir à long terme dans une entreprise d’intérêt général qui perd de l’argent, quel que soit le statut. Je commente le soir, après avoir fait la vaisselle - cette formule est mon harcèlement à moi. Ma condition m’obligeant à la modeste, j’essaie de transfigurer beaucoup d’amertume en un peu d’amusement.

                                                                              Sans provocation, je suis peut être un peu présomptueuse, alors disons sans agressivité. Léon et Le Furtif sont d’une orthodoxie démocratique impeccable, mais ils manquent de doutes sur les bienfaits de l’orthodoxie idéologique, fût-ce en faveur de la démocratie. Finalement, pour développer un peu d’intérêt général dans un monde où les termes de l’échange économique perdent l’essentiel de leur pouvoir à donner une direction, dans un monde où l’utilité sociale de l’éditeur s’effondre, eh bien, eh bien, que faire pour construire ?

                                                                              Que l’on juge moins de la procédure et plus du résultat, voilà ce que je veux dire. Voulez-vous juger François-René Chateaubriant ou son oeuvre ? De l’oeuvre de Marx ou du rentier au crochet de l’industriel Engels ? La démocratie ne fait pas disparaître le pouvoir, ses ressorts et sa servitude. Voyez comment ce pauvre Carlo est obligé de se détourner discrètement de certaines provocations parce que l’esprit citoyen n’anéantit pas certaines nécessités de discrétion pour gérer une affaire. La seule garantie de notre cause commune autour d’AgoraVox, ce sont les gens autour de Carlo Revelli, notamment ceux qui lui conseillent de prendre du recul, de s’appuyer sur les autres pour valider ses tentations.

                                                                               Cordialement à tous.


                                                                              • Argo Argo 22 janvier 2008 00:13

                                                                                @Carlo,

                                                                                AgoraVox disparaît du giron de la société commerciale Cybion ? Cela me paraît si évident que j’étais persuadé que le cordon ombilical était coupé depuis un moment...

                                                                                Fonder une entité indépendante est un choix logique, sain et inévitable, que ce soit du point de vue de l’indépendance éditoriale, de la recherche de financements ou simplement de la "lisibilité" de la structure par les tiers, lecteurs et rédacteurs entre autres, et les employés. In fine, c’est ce qui garanti le mieux son évolution.

                                                                                A partir du moment où on abandonne l’idée de but lucratif, la solution de la fondation est une bonne idée, meilleure que l’association. Et à l’étranger, sa création est plus simple (qu’est ce qui est plus simple en France, en matière d’entreprise, me direz-vous ?).

                                                                                Je me joins à tous mes camarades pour souhaiter bon vent à ce nouveau navire et à son équipage.


                                                                                • ddacoudre ddacoudre 22 janvier 2008 00:14

                                                                                  bonjour carlos

                                                                                  je ne participe que depuis peu et la diversité des articles est bien sympathique et il est somme toute de qualité, non par la teneur des articles professorals mais par ceux d’opinions avec toutes leurs convictions qui se corrigent les unes les autres et donne une réalité à ces ateurs et comentateurs. Pour le moment cela ne vas pas changer la face du monde, et l’on ne sera jamais en mesure de pouvoir lire la totalité de ce qui s’y exprime, mais il faut laisser le temps au temps et parfois s’y entrouvent des portes innexplorés.

                                                                                  Donc si vous penser qu’il se développera mieux sous une autre formules poursuivez votre but et si jamais vous vous étes trompé n’ayez pas peur de revenir sur vos pas pour que ce média citoyen coexiste, j’en serai donc un donateur anonyme le moment venu, et je ne dispose pas de millions d’euros pour être interessé par la fiscalité.

                                                                                  cordialement.


                                                                                  • haddock 22 janvier 2008 08:45

                                                                                    L’argent est un métal précieux, dont le nom désigne aussi les billets et pièces de monnaies. L’origine du mot viendrait d’un étymon indo-européen arg- signifiant « brillant » et serait l’équivalent en sanskrit de ar-jun signifiant « brillant ».

                                                                                    C’est un métal relativement ductile et très malléable, apprécié pour son éclat blanc particulier. Son principal défaut provient de son oxydation spontanée à l’air libre et surtout de sa sulfuration, qui forme une couche sombre à la surface du métal : il suffit par exemple de manger un œuf avec une cuillère en argenterie pour la faire noircir. L’argent est utilisé en joaillerie, en orfèvrerie, comme métal précieux ; en électronique, car il présente la conductivité la plus forte de tous les métaux ; ainsi qu’en photographie, les sels d’argent étant photosensibles. Cette dernière activité était la plus grande consommatrice de ce métal, avant que les procédés modernes permettent de récupérer l’argent dans les bains de développement et ainsi de le recycler en bonne partie ; la diminution du nombre de pellicules argentiques commercialisées en raison de l’avènement du numérique a également contribué à réduire considérablement le besoin de l’industrie de la photographie en argent.

                                                                                    Les économistes distinguent, à la différence du langage courant, l’argent (métal) de la monnaie (outil de régulation des échanges économiques).

                                                                                     

                                                                                    oseille , thune , fraîche , lové , biftons , etc 

                                                                                     

                                                                                    Arletty :

                                                                                     

                                                                                    file-moi ton avoine j’te montre la lune

                                                                                     

                                                                                     


                                                                                    • La Taverne des Poètes 22 janvier 2008 09:14

                                                                                      Bonjour Carlo,

                                                                                      Après la période de test par la société Cybion, le projet devient donc "irrévocable" (l’affectation irrévocable de biens, droits ou ressources". Société, association ou fondation, peu importe le contenant porvu que demeure le contenu...Je continuerai à donner de mon temps et de ma plume (ainsi que quelques plumes) au débat citoyen.

                                                                                      En tout cas, je constate que le virage est aussi pris pour ne pas froisser non amis belges en ces temps où le bilinguisme se fait châtouilleux : l’affiche et tout en anglais !

                                                                                       

                                                                                       


                                                                                      • La Taverne des Poètes 22 janvier 2008 09:16

                                                                                        Scusi pour les deux fautes.

                                                                                         


                                                                                      • karquen karquen 22 janvier 2008 10:59

                                                                                        Je suis simple lecteur, parfois je fait des commentaires.

                                                                                        C’est une exellente chose et une bonne idée qu’Agoravox devienne une fondation. Je suis sans emplois, mais si un jour j’ai une somme d’argent conséquente, je soutiendrai Agoravox, son esprit de liberté et ses interactions, ses rédacteurs - tous - pour leurs esprits critiques, leurs savoirs, leurs investigations. je trouve admirable de "donner" à refléchir - média consultable sur internet, populaire librement - de prendre le temps de "donner" de la qualité et de l’esprit critique c’est... de la bonté en soit, de la philosophie, de la générosité, un sens humain à la valeur de notre monde, une profondeur d’âme, un caractère altruiste, et au final le concept même de la liberté d’expression.

                                                                                        Même si quelque-uns se "tappent" dessus - de bonne guerre car qui aime bien chatie bien - c’est les différences politiques, concepts de vie, choix, implications, intérêts et passions... qui font la qualité redactionnelle des intervenants, leurs humours, leurs contradictions, la joie en fin de compte de lire quelque chose d’intelligent !

                                                                                        Bon c’est pas une déclaration d’amour, mais vraiment Agoravox est un média où j’aime me pavaner, reflechir, me bidonner, intervenir parfois... Il y a quelque chose de beau, de fort, un pan de vie sublime, subtile, intelligent.

                                                                                        Merci, donc, d’être.


                                                                                        • aequopulsatpede 22 janvier 2008 11:02

                                                                                          Lorsque des gens de votre niveau "réflechissent" un an au cadre juridique qui doit régir leurs activités, on est en droit de se poser des questions sur leurs compétences ou sur leurs objectifs.

                                                                                          Je ne pense pas que votre "consultation" vous empêche de prendre les décisions que vous jugerez les plus intéressantes pour vous.

                                                                                          Mais une petite note de philanthropisme ou de démocratie participative est toujours bonne pour son image.

                                                                                          AMICUS PLATO, SED MAGIS AMICA VERITAS.


                                                                                          • Gasty Gasty 22 janvier 2008 11:26

                                                                                            Il est certain que Carlo aurait pu nous dire depuis longtemps, " VOUS ME FAITES CH.. ! " démerdez-vous.

                                                                                             

                                                                                            http://www.agoravox.fr&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ;error 404 file not found ( le fichier n’existe plus)


                                                                                          • aequopulsatpede 22 janvier 2008 11:37

                                                                                            Forme d’une certaine honnêteté.


                                                                                          • aurelien aurelien 22 janvier 2008 11:29

                                                                                            A ne pas manquer non plus la thèse de l’auteur :

                                                                                            "Comment exploiter les internautes : de l’opportunisme économique à la spéculation morale individuelle", dont le rapport est disponible sur son profil.


                                                                                            • Icks PEY Icks PEY 22 janvier 2008 13:11

                                                                                              @ Aurelien et aequo...

                                                                                              Il est clair que l’exhibitionnisme philanthropique qui caractérise cet article peut mettre mal à l’aise.

                                                                                              Genre « j’ai refusé des millions d’euros car je ne voulais pas prendre le risque d’être soumis un jour à un conflit d’intérêt » ... on croit rêver ... Ce n’est plus Carlo qui parle, c’est l’Abbé Pierre ... et encore .. l’Abbé Pierre, il aurait empoché les sous pour les réinvestir dans son oeuvre Emmaüs ...

                                                                                              Ce doute est manifestement entretenu par le caractère bancal des arguments présentés :

                                                                                              1. la forme juridique n’a pas d’impact sur le niveau de pressions des annonceurs : fondation ou société, il faut que l’argent rentre !

                                                                                              2. la fondation doit être rentable, comme toute entité qui veut équilibrer ses recettes et ses dépenses : ce n’est qu’au niveau de la gestion des excédents que la différence peut éventuellement (pas toujours) se faire

                                                                                              3. une société n’est jamais obligée d’accueillir de nouveaux actionnaires : il appartient à Carlo de ne pas augmenter son capital s’il ne veut pas être soumis à l’obligation de leur rendre des comptes : il n’a pas besoin d’une fondation pour cela

                                                                                              4. il est possible d’intégrer des actionnaires sans en dépendre : émission d’actions sans droit de vote, transfo en société en commandite, etc.

                                                                                              5. le caractère à but non lucratif est un leurre marketing qui permet bien souvent d’habiller de vertus des montages qui n’ont rien à envier à des sociétés classiques (une fondation peut parfaitement redistribuer des bénéfices, mais sous formes de salaires, droits d’auteur, honoraires, etc.) : le président de l’ARC va bien, il vous remercie : l’habit ne fait pas le moine, alors la fondation ne garantit ni la transparence ni l’honnêteté

                                                                                              6. Carlo dit qu’il ne sera pas salarié de la fondation : la question se pose de savoir comment son travail est rémunéré (ce qui est parfaitement légitime, personne ne le conteste) : indemnité, honoraires, droits d’auteur, commission, etc. je ne crois pas un seul instant que Carlo est totalement bénévole dans cette histoire là : ou alors qu’il affirme sur l’honneur qu’il ne retire aucun bénéfice direct ou indirect de l’exploitation d’Agora Vox.

                                                                                              7. le choix de la fondation est en réalité l’aveu d’un besoin de financement par le biais de dons : les recettes publicitaires ne suffisent donc pas ? Le business model d’Agora Vox serait-il réellement le succès qu’on essaie de nous faire croire ? Alors pourquoi aller chercher des dons auprès de ceux qui font déjà le contenu d’Avox ?

                                                                                              8. de mon point de vue, l’expatriation hors de France est louche par nature et répond au besoin d’obtenir quelque chose que la loi française ne permettrait pas (la réduction d’impôt sur les dons, par exemple ?) : par exemple Carlo dit que la fondation en France est trop compliquée : je crois au contraire que la fondation en France n’est tout simplement pas possible pour une activité lucrative comme celle d’Agora Vox.

                                                                                              Et j’en passe ...

                                                                                              Merci Carlo, pour vos éclairages sur ces points.

                                                                                              C’est quand même étonnant que les commentateurs d’Agora Vox toujours prompts, d’habitude, à voir des complots ici ou là deviennent soudainement aussi dociles devant les incohérences de cet article.

                                                                                              Icks PEY


                                                                                              • aequopulsatpede 22 janvier 2008 13:33

                                                                                                Sauf votre respect.....................


                                                                                              • Castor 22 janvier 2008 13:58

                                                                                                 

                                                                                                à Icks Pey,

                                                                                                D’accord sur le fond, pas sur la forme (J’évoquais d’ailleurs ces questionnements dans un post plus haut.)....

                                                                                                Mais c’est finalement tout le piquant d’AV  : se retrouver à écrire un article avec cette sourde angoisse de savoir que les réactions les plus virulentes peuvent pleuvoir...


                                                                                              • Tristan Valmour 22 janvier 2008 14:08

                                                                                                 

                                                                                                 

                                                                                                @ Icks Pey

                                                                                                 

                                                                                                Je ne vois nulle philanthropie dans cet article puisqu’il s’agit de déterminer la meilleure solution pour la pérennité d’Agoravox. Ce que vous dites sur les structures juridiques est vrai, cependant, il m’apparaît difficile qu’une société commerciale puisse fonctionner avec des rédacteurs bénévoles. Plus clairement, si j’ouvre un magasin ou si je monte une usine, je dois rémunérer tous ceux qui travaillent pour moi, de façon pérenne ou ponctuelle. Il y a peut-être exception en matière de « journalisme », je ne le sais pas. En tout cas, une structure juridique de type associatif me semble plus conforme au bénévolat.

                                                                                                 

                                                                                                L’Abbé Pierre n’est pas le seul a avoir voulu le bien d’autrui. Beaucoup d’anonymes partagent cette philosophie et agissent en ce sens. Pourquoi Carlo n’en ferait-il pas partie ? Même si Carlo est un homme d’affaires avisé – et il vaut mieux l’être pour gérer un tel site -, il peut très bien renoncer à posséder la Terre. Après tout, nous sommes tous biodégradables. 

                                                                                                 

                                                                                                La fondation ou l’association sont moins sujettes aux pressions du marché, mais plus soumises aux pressions de l’Etat. Ces structures juridiques permettent de diluer plus facilement le poids des responsabilités, et de résister à la tentation, en s’abritant derrière les statuts qui tiennent lieu de constitution. Le plus important tiendra donc dans la rédaction des statuts ; c’est cela qui mettra en conformité les intentions louables et l’action. Avant de voir les statuts, on ne peut qu’entretenir des suppositions.

                                                                                                 

                                                                                                Effectivement, Carrefour ou Auchan pourraient exister sous forme associative sans pour autant remettre en question la nature de leur activité. Il y a bien des moyens de s’octroyer de confortables revenus quand on tient sa comptabilité à jour. Je ne vois pas de mal à ce que quelqu’un qui s’investisse à fond dans un projet en retire un bénéfice personnel à condition que celui-ci ne soit pas exorbitant. Agoravox fonctionne sur le triptique Carlo et son équipe - les rédacteurs - les lecteurs. Les rédacteurs sont donc loin d’être les seuls éléments de ce triptique et ne pourraient être lus sans le concours des deux autres éléments.

                                                                                                 

                                                                                                Je connais beaucoup d’entrepreneurs qui ont des activités à l’Etranger et en France. La plupart, pour des raisons fiscales (paradis fiscaux) ; d’autres (comme moi), pour des raisons juridiques (constitutions de sociétés de droit local pour contracter avec des Etats étrangers). Je répète : l’administration française peut facilement intervenir dans le domaine associatif. Il suffit qu’Agoravox dérange nos gouvernants, et le préfet trouvera une bonne raison pour ennuyer Carlo. Il est beaucoup plus facile de mettre fin à une activité associative que commerciale. 

                                                                                                 

                                                                                                Il faudra bien penser aux différentes activités qu’Agoravox mettra en place, car ça sent un peu l’usine à gaz. Surtout lorsqu’on exerce dans différents pays. En tout cas, pour se mettre en conformité avec l’administration française, il vaut mieux obtenir un RESCRIT.

                                                                                                 

                                                                                                En tout cas Icks, vos interrogations d’avocat fiscaliste sont légitimes, mais pourrait-on accorder à Carlo le bénéfice du doute en attendant d’avoir plus de précisions ? Je crois qu’un si petit article pour un si grand projet ne peut répondre à votre attente légitime. Peut-être que Carlo mettra en ligne les statuts et les soumettra au vote ? Ca serait pas mal non ?

                                                                                                 

                                                                                                Bien à vous mon cher Icks et bonne année

                                                                                                 

                                                                                                 

                                                                                                 

                                                                                                 


                                                                                              • Carlo Revelli Carlo Revelli 22 janvier 2008 14:13

                                                                                                Icks Pey, que vous me croyez ou pas peu importe. Ce qui me connaissent ou travaillent avec moi autour de ce projet connaissent la réalité des choses. Je pourrais passer des heures à vous répondre, vous ne changerez d’un iota votre opinion déjà forgée depuis plusieurs années... Les valorisations dont je parle sont propres à pas mal d’autres sites dans l’univers du participatif et de notre taille. C’est bien probable d’ailleurs qu’il y aura bientôt des annonces sur d’autres sites dans ce sens... Vous pourrez alors comparer.

                                                                                                Cela dit, au travers de vos questionnements, vous êtes persuadé qu’évoluer sous forme d’entreprise ou de fondation est strictement identique. Pour quelles raisons alors la plupart des grands projets qui évoluent dans la sphère du du logiciel libre, de l’open-source ou du collaboratif fonctionnent sous forme de fondations ? Il suffit de penser à la Wikimedia Foundation, à la Fondation Mozilla pour Firefox, à la Fondation Linux, à la Fondation Ubuntu, à la Fondation pour le logiciel libre de Richard Stallman ou à la Electronic Frontier Foundation. Toutes proportions gardées, il s’agit là pour moi de modèles vers lesquels tendre et s’inspirer.


                                                                                              • aequopulsatpede 22 janvier 2008 14:33

                                                                                                 "..........virulentes peuvent pleuvoir..."

                                                                                                Tout en en ayant rien à glander, puisque la consultation est de pure forme et n’aura aucune incidence sur les décisions.

                                                                                                De là à ce qu’elles soient bonnes................................................................ .


                                                                                              • aurelien aurelien 22 janvier 2008 15:21

                                                                                                Le comité de rédaction a déjà montré son niveau en publiant un de mes articles sous un faux profil dans le but de le ridiculiser (publication sur Agora Vox sur mon profil et sur sportvox sans m’avertir, sous un faux profil), à la suite de quoi, entre autres, j’ai demandé la suppression de mon compte et de mes articles, chose que j’ai eu du mal à obtenir, tout en notant qu’Agora Vox n’a pas respecté alors le protocole de la CNIL que je lui avais demandé. Depuis, j’ai laissé un temps se passer et me suis réinscrit et observe que tous mes articles sont depuis systématiquement refusés sous des prétextes bidons, alors que d’autres lecteurs au par ailleurs ont jugé de leur intérêt, et alors que certains en publient pratiquement tous les jours.

                                                                                                Le caractère non éthique et non citoyen de la fondation Agora Vox n’est plus à démontrer de mon côté, quant à l’expérience personnelle que j’en ai pu avoir :

                                                                                                "Salut à tous, je m’appelle Aurélien, j’ai 15 ans et j’habite en région parisienne"

                                                                                                 

                                                                                                 


                                                                                              • aurelien aurelien 22 janvier 2008 15:23

                                                                                                Mais sûrement cela doit faire rire certains, je rajouterai : tant mieux pour eux.

                                                                                                 

                                                                                                Personnellement , c’est la prétention d’Agora Vox a être un "modèle médiatique" et encore plus citoyen, qui me fait doucement rigoler.


                                                                                              • Icks PEY Icks PEY 22 janvier 2008 15:25

                                                                                                @ Tristan Valmour

                                                                                                Merci pour votre réponse agréable et cordiale : cela fait plaisir, un peu de finesse dans un monde de brutes ! Un exemple à suivre, y compris par moi-même.

                                                                                                @ Carlo

                                                                                                Oui je n’aime pas le mélange des genres et surtout je n’aime pas avoir le sentiment d’être enfumé.

                                                                                                Et pour être honnête, votre prose typée « web 2.0 », « journalisme citoyen », « pronétariat », « révolution de l’intelligence collective » et autre terminologie de sodomisateur de mouches me gonfle prodigieusement.

                                                                                                Vous prenez le risque de consulter vos visiteurs, assumez le fait qu’on ne partage pas les mêmes points de vue.

                                                                                                Cela étant dit, je suis content de l’avoir dit. Qui vivra verra.

                                                                                                Icks PEY


                                                                                              • aurelien aurelien 22 janvier 2008 16:54

                                                                                                Et oui Icks Pey, Agora Vox, c’est le royaume de l’auto-congratulation satisfaite, du sourire et de l’"indépendance", mais dans l’arrière boutique, c’est moins joli à voir parfois.

                                                                                                Cela dit c’est comme cela que fonctionne la manipulation des foules, maintenir une cohésion maximale avec un noyau dur, et marginaliser les voix les plus dangereuses au regard de la cohésion de ce système.

                                                                                                Agora Vox n’est rien de moins, ou rien de plus, qu’une communauté avec ses rédacteurs pour la plupart attitrés, etavec son image de marque...etc : une petite entreprise.

                                                                                                Quant à l’expression "Média citoyen", si l’on entend par citoyenneté, une structure sociale hiérarchique, triangulaire, comme Agora Vox et ses dirigeants ont toujours tenu à faire valoir : c’est bien de cela qu’il s’agit : une autorité souveraine et une pseudo démocratie à la base, qui en fin de compte dépend toujours de la petite élite des dirigeants de cette entreprise.

                                                                                                Mais c’est le dévoiement premier de l’internet quen l’on retrouve ici comme ailleurs, par l’appropriation des espaces et la création d’espaces de libre expression dépendant en arrière-plan d’une structure totalement privatisée.

                                                                                                Agora Vox n’a rien à voir avec une bulle de citoyenneté comme peut l’être la bulle informationnelle d’internet dans son ensemble, et c’est d’ailleurs pourquoi le statut de cette entreprise pose aujourd’hui problème à leurs créateurs, et notamment en terme d’image publique à faire valoir.


                                                                                              • aurelien aurelien 22 janvier 2008 17:26

                                                                                                Agora Vox : c’est un coup de pub, un symbole.

                                                                                                Le rêve de leurs créateurs seraient que les médias mainstream en parlent : Agora Vox ceci , Agora Vox cela.... etc

                                                                                                Et tout cela en utilisant le travail d’écriture des citoyens, et en récupérant gratuitement leur temps de cerveau en échange d’une reconnaissance quotidienne par une publication dans l’"agora".

                                                                                                Mais au final Agora Vox c’est qui c’est quoi ?

                                                                                                Combien de rédacteurs parfois avec des articles de qualité sont passés ici et ont été vite oubliés ?

                                                                                                Agora Vox est une sorte d’égrégore, de troll citoyen récupérant toute la nourriture médiatique déposée bon gré mal gré en son sein par des individus en quête d’un espace d’expression, d’une valorisation, ou d’un simple dialogue.

                                                                                                Ce troll médiatique qu’est Agora Vox sur Internet a soif d’espace et de reconnaissance, il se nourrit du cerveau des citoyens, mais pour son seul et unique avantage, sa propre perpétuation. Il crée ses propres réseaux et entend avoir de l’influence tout en maintenant le contrôle omniscient et non nécessairement impartial sur ce qu’il publie.

                                                                                                Le troll restera-t-il un troll indéfiniment ? that’s the question


                                                                                              • Foudebassan Foudebassan 22 janvier 2008 13:20

                                                                                                @ Auteur,

                                                                                                J’ignore ce que cela peut apporter à l’indépendance de votre structure, mais votre démarche est orignale. Le contraire est d’ailleurs beaucoup plus fréquent : des personnes qui se montent en association pour bénéficier de subventions publiques et qui, lorsque les affaires commençent à rapporter, bidouillent pour transformer cette assocation en entreprise.

                                                                                                La question que je me pose c’est comment une entreprise (Cybion donc), juridiquement et comptablement, peut-elle transférer ses actifs (agoravox) à une fondation. A mon avis, cela ne s’est jamais fait et vous allez poser une sacrée colle aux administrations.


                                                                                                • Pierre Beaudouin 22 janvier 2008 18:44

                                                                                                  Wikipédia...

                                                                                                  Nupédia puis Wikipédia ont été lancé en 2000 et 2001. Dans un premier temps ils ont été hébergé (c’est la principale dépense lorsqu’un site participatif est petit) sur les serveurs de la société de Jimmy Wales, Bomis. Puis en 2003, une fondation de droit américain a été créé, Wikimedia Foundation, Inc. Tous les actifs (nom de domaine, marques...) ont été transféré à cette société.

                                                                                                  http://en.wikipedia.org/wiki/Wikimedia_Foundation#Foundation_history_and_growth

                                                                                                   


                                                                                                • Quitterie Delmas Quitterie Delmas 22 janvier 2008 15:06

                                                                                                  Je tiens à féliciter Carlo Revelli et toute l’équipe d’Agoravox pour cette excellente nouvelle pour les nouveaux médias.

                                                                                                  A l’heure où les anciens modèles traversent une crise sans précédent, l’innovation, la recherche de nouveaux modèles médiatiques, économiques, politiques, sociaux sont primordiaux pour entrer enfin dans les 21ème siècle et en affronter debout les grands enjeux. Merci de donner un exemple aussi concret !

                                                                                                  Tous les voeux les plus chers à la Fondation Agoravox. Longue Vie !


                                                                                                  • aequopulsatpede 22 janvier 2008 15:31

                                                                                                    Il et vrai qu’adopter le statut de fondation c’est entrer de manière éclatante dans le XXI° siècle !

                                                                                                    L’aveuglement n’excuse pas certaines outrances Delmas !

                                                                                                    Pour l’auteur, comparer votre site (mais vous allez rétorquer que c’est simplement sur le statut juridique) à Mozilla, Linux et les autres me laisse perplexe sur votre modestie.

                                                                                                    Vous auriez pu citer les Hôpitaux de Paris avec Mme Chirac, l’abbé Pierre, Brigitte Bardot ou Nicolas Hulot.

                                                                                                    Pour justifier vote choix, il n’est pas nécessaire que vos exemples touchent ostensiblement au monde du net.


                                                                                                  • ronchonaire 22 janvier 2008 15:37

                                                                                                    Après avoir lu les réactions des "poids lourds" d’Agoravox, permettez-moi de vous donner mon avis de simple commentateur. Votre article soulève les deux préoccupations majeures de votre organisation : le financement et l’indépendance éditoriale.

                                                                                                    Concernant le financement, je comprends que cela vous préoccupe. Il n’est jamais facile de choisir le "bon" statut juridique a priori, surtout lorsqu’il s’agit de fournir de l’information et des idées. J’imagine d’ailleurs que les difficultés actuelles de la presse écrite ont dû peser pour beaucoup dans votre choix. La création d’une fondation ne me semble pas être une mauvaise idée, du moins d’après le peu que je sais dans le domaine.

                                                                                                    En revanche, l’indépendance éditoriale (ou la "neutralité informationnelle" pour reprendre vos termes) est un leurre, et ce pour deux raisons :

                                                                                                    1. la première vient tout simplement du fait que vous et vos collègues du comité de rédaction avez des opinions (comme tout le monde) et que quoique vous fassiez, le contenu du site en sera toujours influencé. Cela fait environ 1 an et demi que je consulte Agoravox, sporadiquement au début, quotidiennement désormais ; j’attends encore de lire un article qui soit peu ou prou favorable au Président actuel. En revanche, je ne compte plus les odes à la gloire d’Hugo Chavez, des FARC, de mai 68 et de tout ce qui ressemble de près ou de loin à du "gauchisme". Non pas que je sois un fervent partisan du Président et non pas que j’attende qu’Agoravox devienne Le Figaro online, mais je note simplement qu’en termes de "neutralité informationnelle", ça se pose un peu là. J’insiste sur le fait que je ne vous jette pas la pierre pour cela, il s’agit d’un biais inhérent à tout relais d’information ; je dis simplement qu’il vaudrait mieux l’assumer et éviter de nous faire croire à une "neutralité informationnelle" qui n’a jamais existé (et qui n’est, pour tout dire, pas vraiment souhaitable). Agoravox est orienté, et alors ?! Qui ne l’est pas de toute façon ?
                                                                                                    2. la seconde vient du fait que lier le mode de financement à la politique éditoriale me semble être fallacieux, voire dangereux, là encore pour deux raisons :
                                                                                                    • ce sont tout d’abord, du point de vue d’un organe de presse quel qu’il soit, deux problématiques totalement déconnectées l’une de l’autre qui sont d’ailleurs gérées par des services différents dans les structures dignes de ce nom. Or, si j’ai bien lu entre les lignes de votre article, Agoravox est en train de franchir un palier et s’apprête justement à devenir plus structuré, d’où le compte-rendu de brainstorming stratégique que vous venez de nous livrer. La première décision à prendre serait précisement de définir clairement les rôles au sein de votre organisation, en prenant bien soin de ne surtout pas mélanger l’équipe en charge de la gestion financière et celle en charge du contenu.
                                                                                                    • ensuite, en quoi le mode de financement que VOUS choisirez aura-t-il une quelconque influence sur les articles que NOUS écrivons (j’emploie le terme "nous" au sens large, n’ayant moi-même jamais produit d’article à ce jour) ? La plupart n’ont rien de spécifiques à Agoravox dans le sens où ils sont également publiés sur le blog des auteurs ; s’il s’avérait qu’un jour ces auteurs soient "privés d’antenne", leurs articles n’en seraient pas moins accessibles. Quant aux articles rédigés spécifiquement pour Agoravox, il serait très facile de contourner une censure éventuelle ; n’oublions pas que nous sommes sur internet, penser comme un groupe de presse classique serait une erreur.

                                                                                                    En conclusion, vous soucier de votre survie financière est tout à fait légitime. Vouloir y greffer des préoccupations éditoriales l’est nettement moins.

                                                                                                     


                                                                                                    • Rabelais Rabelais 22 janvier 2008 16:35

                                                                                                      Cher Carlo,

                                                                                                      Votre souhait de péréniser Agoravox est bein entendu compris et apprécié de tous ici (bien sur).

                                                                                                      Vous avez, nous avons, construit un espace d’expression libre, rare de nos jours.

                                                                                                      Ceci étant dit, sans créer de fondation, il y a des moyens techniques (pacte d’actionnaires sur mesure...) pour empécher des investisseurs financiers de se méler de la ligne éditoriale.

                                                                                                      La question que vous posez, et vous posez, est plus celle du modèle économique. Fondaion ou non il reste entier (vous évoquez la publicité...).La vraie discussion est là, et c’est mon métier que d’aider les entrepreneurs à inventer les solutions..

                                                                                                      Si vous avez beson d’un coup de main la-dessus, je suis à votre disposition.


                                                                                                      • TALL 22 janvier 2008 17:08

                                                                                                        [Article élogieux d’un grand média belge sur Agoravox->http://www.lesoir.be/culture/medias/internet-le-patron-du-media-2008-01-22-572739.shtml]

                                                                                                        Qui a dit que les Belges ne sont pas sympas, hmm ? smiley



                                                                                                        • aequopulsatpede 22 janvier 2008 17:18

                                                                                                          Il n’y a aucun éloge (ni aucune critique) dans cet article qui reprend l’article de l’auteur,et cite abruptement quelques références. point à la ligne.

                                                                                                          Y voir un éloge quelconque, c’est vraiment pour faire plaisir à l’auteur.
                                                                                                           

                                                                                                           


                                                                                                        • aequopulsatpede 25 janvier 2008 14:13

                                                                                                          Quel mot ou quelle phrase serait élogieux dans cet article ?

                                                                                                          Allez les moinsseurs, au travail !

                                                                                                          Il vous faut quoi pour constater que cet article n’est pas un éloge mais une transcription du projet de Revelli ?

                                                                                                          Un copié-collé ?

                                                                                                          Le voici. Et lisez le bien ! Et veuillez constater qu’il est bourré de citations entre parenthèses du "boss" !

                                                                                                          AgoraVox mue et lorgne la Belgique

                                                                                                          VALERY SAINTGHISLAIN

                                                                                                          mardi 22 janvier 2008, 11:19

                                                                                                          <script type="text/javascript"><!--
                                                                                                          function swapimg(index) {
                                                                                                          for (var i=1; i<=; i++) {
                                                                                                          document.getElementById('photo'+i).style.display="none";
                                                                                                          }
                                                                                                          document.getElementById('photo'+index).style.display="block";
                                                                                                          }
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                                                                                                          AgoraVox, le « média citoyen » français qui attire chaque jour 100.000 visiteurs uniques et regroupe aujourd’hui une communauté de près de 30.000 « journalistes citoyens », installera-t-il bientôt sa fondation en Belgique ? Selon son créateur, les probabilités sont grandes. Pourquoi chez nous et pas en France, là où le site a été créé fin 2005 ? Carlo Revelli l’a expliqué samedi à Mons, devant un parterre de journalistes, réunis lors du congrès de l’Union des Clubs de la presse de France et francophones. Il évoque également les raisons de ce choix sur le site (1).

                                                                                                          La fondation parce qu’il entend avant tout « préserver l’indépendance éditoriale et financière » d’AgoraVox qui fait l’objet depuis un an d’approches de sociétés désireuses d’investir des fonds importants. « J’ai beaucoup hésité parce qu’un apport financier aurait facilité notre développement, reconnaît Carlo Revelli. Mais je perçois une incompatibilité intrinsèque entre un média dit « citoyen » ou participatif et une levée de fonds classiques ».

                                                                                                          Moins coûteux, plus rapide

                                                                                                          L’option de la fondation s’est imposée pour des considérations quasi sociophilosophiques. « Parce qu’elle garantit aussi aux rédacteurs et aux lecteurs une plus forte appropriation de leur journal  ». Cette fondation aurait dû naturellement voir le jour en France mais cela s’est vite avéré impossible. La seule perspective attrayante, celle de la fondation d’utilité publique, y nécessitait un an d’attente, un apport minimum d’un million d’euros et l’acceptation de voir siéger au conseil d’administration le ministre de l’Intérieur. Carlo Revelli s’est donc tourné vers l’Italie (son pays d’origine) et la Belgique où la législation est visiblement plus souple. « En Belgique, 25.000 euros et trois mois d’attente suffisent », répondait hier le boss d’AgoraVox à un internaute.

                                                                                                          Depuis son lancement en 2005, le site a connu une explosion. Propriété de la société Cybion, pionnière en France dans la veille informatique sur Internet, il a été créé conjointement par Joël de Rosnay et Carlo Revelli, docteur en sciences de l’information. AgoraVox a vu le jour au lendemain du tsunami du 26 décembre 2004. « Cette catastrophe a été un vrai déclic. Elle a été la confirmation de ce que nous sommes tous des journalistes citoyens, capteurs d’infos et détenteurs d’opinion ».

                                                                                                          Comme le résume Wikipédia, « AgoraVox est un site Web d’actualités alimenté par des rédacteurs volontaires et non professionnels ».

                                                                                                          Chaque jour, une soixantaine d’articles sont proposés. Et chaque mois, 700 sont publiés après avoir franchi les filtres internes.

                                                                                                          « L’objectif, souligne Carlo Revelli, était de faire remonter des informations différentes de celles que l’on trouvait jusqu’ici dans les médias traditionnels ».

                                                                                                          Le précurseur de ce type de site est le coréen Ohmynews (2) avec 40.000 « citizens reporters ».

                                                                                                          (1) www.agoravox.fr

                                                                                                           


                                                                                                        • Avatar 29 janvier 2008 11:58

                                                                                                           

                                                                                                          A Tall,

                                                                                                           

                                                                                                          Y’a pas qu’en Belgique qu’on parle de ce projet de fondation.

                                                                                                          Au Canada, aussi !!! 

                                                                                                          Voici l’analyse de Demian West, qu’il m’a suggéré de copier-coller car il n’en avait pas le courage...

                                                                                                          (en me précisant l’effaçage rapide du message et mon banissement à cause de cela...)

                                                                                                          On va bien voir...

                                                                                                          Voici son texte :

                                                                                                          "Fondation d’esclaves.

                                                                                                          A ce stade des débats et des mouvements internétiques, permettez-moi de vous exposer ce qu’il est en train de se passer dans la blogosphère, et selon mon point de vue. La pointe des entreprises de sondages, qui est en cherche de scrutation la plus fine de la population sur le net, a constitué un journal dit "citoyen" intitulé Agoravox. Les primes intérêts en amont sont probablement de pouvoir mieux observer la population en lui donnant le droit à la parole, donc au dévoilement de soi-même.

                                                                                                          Ce projet est naturellement légal, et c’est uniquement dans ses applications que l’on pourrait craindre des dérives contraignantes. Tout d’abord, il faut rappeler que cette entreprise est dirigée par des individus manifestement mus par des ambitions dévoratrices, puisqu’il s’agit d’une entreprise commerciale et en pointe de son domaine. Il suffit de constater la nébuleuse qu’elle tente de mettre en place. Et, par des groupes de sites cumulés, qui viseraient, on peut le supposer, à brouiller la localisation de la tête soit du bureau directeur.

                                                                                                          Par ailleurs, la notation des commentaires sur Agoravox a été mise en oeuvre en prenant pour prétexte des activités d’individus frondeurs,lesquels étaient pourtant encouragés par la direction et la ligne même de communication du site. Puisque l’audience y est recherchée, par toutes voies, comme sur les chaînes les plus provocantes de la télévision privée. Il suffit de se référer aux communications de Carlo Revelli, qui insiste régulièrement sur des chiffres si exagérés, qu’ils sont forcément un argument publicitaire en soi.

                                                                                                          Donc, ce système de commentaires notés sert probablement à une entreprise de sondage permanent des intentions et des comportements du lectorat actif, et selon des informations exploitables légalement. Car, il est toujours une faille dans le système des formules de lois qui restreignent ces actions obscures. Et donc ces restrictions pourraient être contournées. D’autant plus qu’il ne fait aucun doute que l’ambition d’Agoravox est de dominer la sphère internétique, tout comme Google l’a fait aux USA puis mondialement.

                                                                                                          Seulement, ce dispositif a naturellement rencontré un obstacle incontournable. Bien qu’étant prévue et même attendue dans le livre inaugural du projet, la manifestation artistique individuelle a été encouragée mais jusqu’à un certain point ou jusqu’au seuil de tolérance. C’est pourquoi, quand le système Agoravox a installé les notations de commentaires pour effectuer son contrôle entier du système, l’opposition vive s’est faite entre la machine cybionique et un bouc émissaire qu’il fallait exclure. Pour signifier aux autres rédacteurs l’exemple et le contre-exemple de ce qu’il fallait faire et les risques encourus par les déviants et les candidats à la déviance.

                                                                                                          Vrai, que l’art est souvent imprévisible et toujours libre et donc que les maîtres ne le maîtrisent jamais entièrement, même par tous sondages ou renseignements. Puisqu’ils veulent le posséder sans l’avoir reçu en eux-mêmes et par la vocation de naissance, c’est le mystère ultime qui échappe aux maîtres des esclaves. Donc ils l’excluent et perdent tout. Car c’est leur limite qui apparaît, c’est-à-dire la limite de leur pouvoir manifeste et occulte, dans la fameuse dialectique hégélienne "du maître et de l’esclave".

                                                                                                          Et cet acte de la pièce, qui s’est produit il y a un an, manifesta enfin la limite du projet cybionique. En tant qu’il évoqua publiquement une évocation troublante de la structure du "Village du Prisonnier" , du fameux feuilleton fantastique anglais. Et que la sphère, qui sait toujours ramener le prisonnier dans le village, est, d’une certaine façon, la notation même des commentaires dans Agoravox. Puisque c’est un dispositif subtil et puissant qui sait accrocher le participant par des revanches sans fin, et par le biais de sa propre volonté complice.

                                                                                                          On voit toute la connaissance psychologique appliquée à bâtir les murs de cette prison immatérielle. Puisque tout le système est bâti sur ces actions/réactions de type vexatoires, ou bien d’adorations réciproques qui entretiennent réellement les liens entre maîtres et esclaves, et surtout entre les esclaves. Et ce système s’achève en une pyramide finalement cimentée par un culte de la personnalité du fondateur, entouré de lieutenants zélés à son culte et qu’ils anticipent même ses désirs. C’est pourquoi le terme de "Fondation" qui sort aujourd’hui renvoie à ce culte même du fondateur.

                                                                                                          De toutes les façons, une entreprise de veille et donc de renseignement ne peut agir autrement que vers la domination de ceux qui ne savent pas et qui ne voient pas le bureau. Et quand bien même les propos du projet seraient bienveillants et de type humaniste, il ne saurait y avoir assez de barrages ou de verrous pour empêcher cette dérive vers le pire pouvoir du renseignement d’un contre tous, puis de tous contre tous. Comme dans le "Village du Prisonnier" tout est rencontre de civilités, mais jusqu’à l’irruption d’une déviance et c’est l’enfermement et le jugement devant le tribunal des numéro 1 et numéro 2, qui sont les maîtres du village.

                                                                                                          Enfin, les connaissances en biologie de Joël de Rosnay trouvent là un terrain de recherche unique. Agoravox ressemble à s’y tromper à un assemblage de cages montées pour observer les rats de laboratoires, mais qu’ils y seraient pris habilement par leur propre appétit. Ce qui peut être utile pour mener vers des découvertes scientifiques ou sociologiques sur la psychologie animale ou humaine et les structures du pouvoir. Mais selon l’époque et la nature des péripéties qui nous attendent dans les temps disputeux et tempétueux qui viennent, on peut y voir aussi une sorte de forme expérimentale qui pourrait préfigurer de neuves et insoupçonnées formes de fascismes qui exploiteront les individus les plus fragiles, si poussés par la misère dans la crise économique.

                                                                                                          Poussés, dis-je, à se jeter dans les prisons et labos des maîtres, pour toutes expériences vaguement rémunérées en dons d’un sandwiche pour éviter de crever dans l’heure qui suit. Un peu comme dans l’édifiant film de Bergman, l’"Oeuf du Serpent", qui montre comment et dans l’Allemagneallemagne d’après la crise de 29, les plus pauvres se sont jetés dans les expériences qui annonçaient la folie allemande des années 39-45. Tout a commencé par des promesses d’un monde nouveau et utopique qui a vite tourné dans le cauchemar du contrôle de chaque citoyen par le pouvoir contraignant qui a enrôlé tous les citoyens à ce qu’ils se contrôlent entre-eux, vers la paranoïa collective et destructrice au dernier degré. Il faut donc voir le serpent quand il serait encore dans son oeuf, ce qui est raison du titre du film de Bergman.

                                                                                                          On ne doutera pas que les maîtres du projet Agoravox mis en avant scène espèrent quelque place dans l’histoire des grands hommes, ce qui vaut certes la peine d’oeuvrer. Mais il reste les ambitions plus solides comme la jouissance du pouvoir et les intérêts et capital, qui savent ajouter du fun à la vie et au prix de risques qui incluent l’entourage. Et ça vaut bien quelques sacrifices de bons principes et de l’idéal qui n’est pas de ce monde, nous dira-t-on à la fin, pour justifier ce cynisme de dealers des espérances qui tournent au désenchantement. Car cynisme il y a pour reprendre les terminologies du prolétariat qui a quand même fait des millions de morts en prétendant installer le paradis sur terre, ce que prétend Agoravox aujourd’hui pour demain. Et cette utopie s’achèvera comme les autres, comme l’a démontré la leçon des pouvoirs contraignants du XXè siècle.

                                                                                                          Carlo Revelli a menti quand il annonçait que les rédacteurs seraient rémunérés dans le cours du processus de développement. Et quand il manoeuvre par toutes voies de suggestion en favorisant les seuls rédacteurs qui vont dans son sens, afin que ces rédacteurs disent et demandent, contre leurs propres intérêts et sans que Carlo Revelli ait à le dire lui-même, qu’il est mieux et plus citoyen de ne pas payer les travailleurs. Voilà la manoeuvre cynique qui signe l’exploitation capitaliste qui s’achève dans la transformation du travailleur intellectuel en rouage objectal de la machine à profit. Et participer à cette entreprise est une aliénation en soi de celui qui y participe et de l’ensemble de la communauté des travailleurs et des créateurs, qui sont tous déshumanisés par ce fait et cette idéologie ultra libérale et inhumaine.

                                                                                                          Aussi, ne pas rémunérer les rédacteurs, c’est favoriser d’emblée les plus nantis qui n’ont pas besoin de rémunération. C’est pourquoi on assiste à ces débats de retraités qui ont et du temps et leurs rentes qui leur permettent de débattre jour et nuit, loin des alcôves désormais inutiles aux plaisirs oubliés. Et l’injustice serait donc et déjà au coeur du dispositif Agoravox. Et avant même qu’il ruine les attentes des plus défavorisés qui s’y pressent tout de même. Puisque l’aliénation qu’ils vivent dans la société qui les refuse pourrait trouver-là une fenêtre où s’exprimer. Mais non pas pour rebondir ce qui serait humaniste et humanitaire ... Non ! juste pour distraire de leurs plaintes et cris amusants les plus nantis qui sont là comme au spectacle de la misère ultime, qui dévoile ses indignités dans l’urgence des espoirs vains, comme on mourait dans l’arène à Rome.

                                                                                                          Qui n’a pas vu que les plus accrochés rédacteurs au site Agoravox sont des personnes en attente d’une activité que la société leur refuse ou qu’ils sont simplement inadaptés ? Et donc l’expérience du "Village" se précise-t-elle sur des personnes vulnérables, et forcément, pour mieux saisir comment ces personnes pourraient être plus exploitése encore dans la sphère globale de la pure idéologie ultra libérale mondiale. On n’imagine pas un Dugué frappé de volonté d’évergétisme, c’est-à-dire en rôle du nanti offrant ses dons à la communauté, puisqu’il serait affranchi de tous besoins. Quand en réalité, il emploie ses textes comme des envois ou des courriers jetés au vent contraire, pour toucher quelque employeur futur et sans jamais l’avoir trouvé en deux ans de cet exercice obsessionnel de rédacteur bénévole, en forme de suicide moral.

                                                                                                          C’est pourquoi, la non rémunération des rédacteurs est la signature indicielle d’une entreprise cynique qui fait de l’homme-rédacteur une marchandise déshumanisée, c’est-à-dire non rémunérée comme l’était l’esclave ou le doulos qui était considéré comme un rouage sans ego de la méga machine romaine antique.

                                                                                                          Tout homme qui se voudrait libre saura résister à ces dispositifs de ce type contrôleur, qui annoncent, d’ores et déjà, des pouvoirs contraignants qui alièneront nos libertés fondamentales. En conséquence, il faut s’éveiller quand il serait assez tôt, pour éviter qu’advienne une société contraignante qui serait bâtie par notre propre inertie devant la constitution de tels monopoles inadmissibles. Finalement, ces monopoles ne visent-ils pas explicitement à remplacer les institutions et livres qui garantissent nos libertés. C’est-à-dire qu’à toujours prétendre à démasquer des complots institutionnels, Agoravox prétendrait presque à remplacer la République, ce qui est trop. Et que cette neuve entreprise prompte et habile en promesse de neuves libertés, nous assure plutôt une aventure présomptueuse, dont on sait comment elle commence et jamais comment elle finira.

                                                                                                          Et je ne doute pas que mes réserves exprimées inciteront les plus fanatiques à s’accrocher plus encore à un projet douteux, pourvu que l’ancien monde des institutions tombe, pour la satisfaction des frustrations et des pulsions de mort de quelques-uns. Il reste les plus prudents, qui trouveront-là les mots qu’ils sauront voir comme les leurs, mais dits par un autre. Et que nous nous reconnaîtrons dans cette fraternité universelle par-delà les contingences et les pressions des maîtres ès feintises qui sont finalement des maîtres ès aventures filantes.

                                                                                                          Quoi qu’il en soit et hors de toutes ces considérations, la dimension même du projet de nature hégémonique de la Fondation Agoravox signe la volonté de puissance, qui ne saurait jamais garantir la liberté de l’information et de la Presse. Tout à l’inverse, le projet revellien ou agoravocien se contredit dans son hypertrophie qui est sa propre négation et son déni définitif. Puisque la vérité ne saurait être imposée à tous comme étant le monopole d’un seul groupe ou d’un seul homme, et de sa vision du monde qu’il voudrait imposer à tous.

                                                                                                          C’est tout simplement un projet d’une agora romaine hypertrophiée et impériale donc contraignante qui voit le jour, et jamais la prime agora grecque à échelle humaine. Et encore moins l’agora d’aujourd’hui qui se doit d’être affranchie de toute velléité d’esclave.

                                                                                                          Demian West

                                                                                                          Cet article n’a pas été soumis à aucune rédaction. Il a pour seule vocation de figurer en commentaire underground diffusable librement. Que ceux qui ont des yeux pour lire comprennent ce qui est écrit du livre dans le livre, th’book in th’book."

                                                                                                           

                                                                                                          27 janvier 2008 |

                                                                                                          http://www.centpapiers.com/La-malle-des-Indes-de-Carla-et,2889#forum9282


                                                                                                        • Pierre-Albert 22 janvier 2008 18:26

                                                                                                          Si j’ai bien compris, le modèle économique que vous choisissez est mixte. Agoravox vivra de don faits à la fondation, mais aussi de la publicité (un peu comme l’audiovisuel public qui vit à la fois d’un budget alloué par l’Etat et de la publicité).

                                                                                                          Je suis pour la fondation. Elle permet en effet de garantir une certaine liberté et une certaine indépendance. Elle a aussi l’avantage de lever une ambiguité inhérente à un site comme le vôtre. Le contenu que vous diffusez ne vous coûte rien. Vous ne le rémunérez pas que je sache. Or vous prétendez à une certaine qualité grâce au concours de vos modérateurs. La fondation est cohérente avec cet esprit car le bénévolat est présent des deux côtés.

                                                                                                          Je suis contre la publicité. Votre audience, qui est garante de vos recettes publicitaires est générée par un contenu réalisé par des bénévoles, ils donnent du temps en écrivant, parfois en fouillant des sujets. Ce qui serait rémunéré dans n’importe quel autre média selon le principe que "tout travail mérite salaire". Or la valorisation économique d’Agoravox repose sur ce contenu produit gratuitement. Vous utilisez cette matière pour gagner de l’argent et vous avez conscience j’en suis sûr que si elle était rémunérée à sa juste valeur Agoravox ne serait pas viable économiquement. En clair en générant des revenus publicitaires vous devriez répartir ces derniers entre tous les contributeurs, lesquels, comme leur nom l’indique, contribuent à l’audience et la valeur du contenu.

                                                                                                          En résumé, je trouve que vous devriez opter pour un financement exclusivement par des dons pour lever toute ambiguité vis à vis des rédacteurs. Votre fondation devrait être à but non lucratif. De cette manière les contributeurs seront bénévoles sans avoir le soupçon que l’on gagne de l’argent sur leur dos. Je trouve que c’est l’énorme défaut de sites contributifs comme youtube et autre dailymotion : ils parient sur un contenu gratuit pour créer de l’audience et gagner de l’argent et participent de cette manière à la dévalorisation générale des contenus.


                                                                                                          • Pierre-Albert 22 janvier 2008 19:07

                                                                                                            Des millions !!! Je plaisante. Le média citoyen c’est bien, mais il faut de la transparence sur son financement. Ca me choque que les fondateurs de youtube soient devenus très riches en valorisant (site vendu très cher à Google) un contenu donné ou piraté. Le grand rêve de tous les médias c’est de produire du contenu qui coûte le moins possible pour réaliser les marges les plus fortes possibles, alors quand le contenu ne coûte rien.... c’est le rêve qui se réalise et dépasse toutes les espérances.


                                                                                                          • trou noir trou noir 22 janvier 2008 19:08

                                                                                                            Trés bonne initiative pour garantir l’indépendance nécessaire.

                                                                                                            Je me suis toujours demandé combien rapportaient les banières

                                                                                                            un donateur potentiel et modeste !


                                                                                                            • grangeoisi grangeoisi 22 janvier 2008 19:37

                                                                                                              Sourire... pas con ce que vous dites Pierre-Albert ! Pas con du tout !


                                                                                                              • Marc P 22 janvier 2008 20:00

                                                                                                                Bonjour à tous,

                                                                                                                 

                                                                                                                cela a peut être été évoqué (je n’ai pas trop lu les comm, pas de temps) auquel cas j’en rajoute une couche... J’ai bien envie d’aider la fondation mais à condition d’avoir une idée de ses comptes, de son fonctionnement économique, en terme d’effectif de personnel, de qualifications des employés, des charges diverses et des entrées d’argent réelles et potentielles, combien, comment...

                                                                                                                 

                                                                                                                Y a t il un obstacle à cela ? Car la cause me plaît mais je n’ai pas trop d’idée du degré d’équilibre financier d’Avox ... Est ce Cybion qui le fait vivre et à quel point ?

                                                                                                                 

                                                                                                                Bien cordialement.

                                                                                                                Marc P


                                                                                                                • Crapulox 23 janvier 2008 01:04

                                                                                                                  Pardon M. Delhomme,"Agora Vox", bon,

                                                                                                                  Mais "Agora Vox Populi", alors là c’est un massacre, étant donné qu’"Agora" c’est déjà la "vox populi".

                                                                                                                  Il vous suffit de voir ce qu’était l’Agora à Athènes pour me comprendre.

                                                                                                                  Le coeur des institutions, et de la vie sociale de la ville ne pouvait être que la vox populi d’Athènes.

                                                                                                                  Ce serait donc un pléonasme. Agora suffirait amplement, puisque c’était l’émanation ou l’expression du peuple.

                                                                                                                  Un peu comme si vous disiez aujourd’hui "Assemblée Nationale Vox Populi"

                                                                                                                   


                                                                                                                • haddock 23 janvier 2008 06:41

                                                                                                                  Sinon il y a

                                                                                                                   

                                                                                                                  " Agoravanti populo "

                                                                                                                   

                                                                                                                   " Popagorapulivox "

                                                                                                                   

                                                                                                                  " Opégorapulivox "

                                                                                                                   

                                                                                                                  " ragopopulivox " ( moins beau )

                                                                                                                   

                                                                                                                  " voxauproratadesvots " ( assez pas trop mal )

                                                                                                                   

                                                                                                                  " j’votdoncjevox " ( ça vient )

                                                                                                                   

                                                                                                                  " Agorajvotdoncjesuis " ( chèquespirien )

                                                                                                                   

                                                                                                                  " Agoravoxhall " ( genre berline )

                                                                                                                   

                                                                                                                   " Agoragodésespoir " ( ça prend racine )

                                                                                                                   

                                                                                                                  " Augaragevox " ( la voix des garages )

                                                                                                                   

                                                                                                                  Fondation Agaravox fondée en 2008 ;


                                                                                                                • Crapulox 24 janvier 2008 19:33

                                                                                                                  M. Delhomme,

                                                                                                                  Vous me rajeunissez !

                                                                                                                  Le style de votre post me rappelle un certain Dali.

                                                                                                                  Je vais tenter de le comprendre.

                                                                                                                   


                                                                                                                • grangeoisi grangeoisi 22 janvier 2008 23:11

                                                                                                                  mort de rire g ;f;Delhomme...que vous avez raison ! Et la création dépasse ses auteurs.

                                                                                                                   

                                                                                                                   


                                                                                                                  • Crapulox 23 janvier 2008 00:30

                                                                                                                    Et les appréciations, vous avez remarqué à quelle vitesse elles s’inversent ?

                                                                                                                    Arrêtez de me faire rigoler Revelli, faites votre bussiness mais en silence.

                                                                                                                    Quelqu’un vous a demandé des comptes sur vote gestion ?

                                                                                                                    L’autre jour c’était "bilan de la modération et du chat sur A.V" (encore passe) aujourd’hui c’est "la Fondation" ? Mais vous ferez comme bon vous semble, alors pourquoi cette hypocrisie ?

                                                                                                                    Qu’est ce que vous voulez prouver ? Que contrairement à Sarkozy vous respectez l’article 3 de la Constitution ? Que vous, vous consutez le peuple ?

                                                                                                                    Commencez par n’autoriser les votes qu’aux participants au sujet, ça évitera que des plaisantins fassent le tour des articles seulement pour "moinsser" des avatars qui ne leur plaisent pas et fausser ainsi l’appréciation de l’article. En l’état, vos "votes" ne veulent rien dire et sont le reflet de règlements de comptes.

                                                                                                                    Vous avez le culot de vous en référer à des Fondations comme Mozila ou Linux où des techniciens de niveau supérieur participent au développement de l’open source alors que vous vous proposez Morice et Dugué pour ne citer qu’eux.

                                                                                                                    Voyez le nombre de participants à des sujets élaborés et techniqjues sur AV ! Personne !

                                                                                                                    Allons M. Revelli, vous n’êtes pas sur les marchés de Sassari ou Santa Teresa du Gallura pour faire valoir votre marchandise.

                                                                                                                    Quel que soit votre statut juridique, votre site ne sera fréquenté que tant que les intervenants y trouveront leur compte.
                                                                                                                    Prenez exemple sur Sakozy, on n’avance pas en remuant du vent, mais en obtenant des résultats.

                                                                                                                    Et les résultats peuvent s’obtenir en silence et en toute modestie.

                                                                                                                    Et par d’autres supports juridiques que "la fondation" et en restant en France.
                                                                                                                    Mais ça, je sais qu’il serait inutile de vous l’expliquer.

                                                                                                                     

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