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Accueil du site > Actualités > Médias > Amour, prison et gloire ou la société de spectacle

Amour, prison et gloire ou la société de spectacle

Amour, prison et gloire ou la société de spectacle.

Florence Cassez, savoure sa réussite médiatique.

C'est l'occasion de tenter de comprendre les mécanismes qui font que certains bénéficient plus d'attention et de considération que d'autres.

Affaire la plus récente : affaire Cassez

Elle manifeste une personnalité pour le moins étonnante, peut-on en déduire une personnalité narcissique, voire perverse ??? .

Les médias, sa famille et son réseau de soutien ont beau faire par procuration l'éloge de son courage, de sa détermination, de son combat, j'ai observé une femme à l'aise face aux caméras, se prêtant professionnellement comme une star au jeu des questions-réponses, des poses devant les caméras, il lui manquait la robe de soirée et le tapis rouge. Je m'attendais plutôt à une gestuelle maladroite, peu sûre.

La posture corporelle de Alexandre Berceaux rescapé de la prise d'otages In Aménas, son agacement des questions des journalistes etc, l'expression corporelle et orale de ce rescapé d'une mort certaine tranchent visiblement avec celles de cette femme qui arrive triomphalement comme si elle a gagné le Vendée Globe.

Des esprits brillants vont me rétorquer : « heureusement que l'on est unique et que chacun à sa manière pour gérer et composer avec les drames et les tragédies de la vie ». Pourtant, j'en suis moins convaincue.

Outre les médias, les politiques lui ont consacré le même accueil triomphal. Ils se disputent même la paternité de ce triomphe. Pourquoi le leur reprocher, c'est tout ce qu'il leur reste, quand nous observons consternés la France aller à vau-l'eau.

Affaire Cantat

C'était également une affaire médiatique par la force des choses. Les deux antagonistes n'étaient pas des visages nouveaux pour les médias. Le drame de la mort de Marie Trintignant a fait surgir pour un laps de temps le sujet de la femme battue, victime de son conjoint, mais avec des acteurs photogéniques, des stars, chacun à son niveau.

D'un coup, ce n'est plus la ménagère sans attraits, la bonne femme ordinaire qui se présente au commissariat du quartier, après s'être fait rouée de coup par son compagnon. Il s'agissait d'une comédienne, d'une célébrité.

Les médias ont trouvé en Marie Trintignant une égérie pour la cause des femmes victimes de violences domestiques.

Face à la force de frappe médiatique des milieux intellectuels maniant le verbe et le geste, pour la plupart appartenant au théâtre, cinéma, télévision, un monde de communication et d'image, un accusé, sa famille et ses amis se défendent de manière artisanale. Une famille de bourgeois bordelais fait crânement face à un monde de paillettes et de tapis rouge qui défend une des siens .

Bien que Cantat soit également une célébrité, a des fans, il faisait partie de ces outsiders, sans pedigree et assume sa marginalité face à une caste bien satisfaite d'elle-même. Sa famille a dû batailler durement (sa femme Christina et son frère entre autres) pour lui éviter un lynchage médiatique avant le lynchage juridique. Il ne fuyait pas sa responsabilité, il voulait tout simplement que l'on le jugeât comme n'importe quel coupable, ni plus ni moins. Que sa responsabilité et opprobre de sa faute ne soient pas sanctionnés plus que ce qui se fait habituellement dans ce genre d'affaires.

Bien que coupable, il pouvait aussi se défendre, demander la clémence. Sa famille l'a soutenu malgré le déséquilibre des forces des deux parties antagonistes. Elle l'a soutenu durant son séjour en prison à l'étranger. Elle a œuvré pour son transfert dans une prison en France.

Affaire de disparition : Estelle Mouzin

Nous sommes face à des situations tragiques qui concernent tout particulièrement la disparition d'enfants. Il y en a un certain nombre de cas qui aboutit à l'impasse. L'enquête, malgré les moyens mis en œuvre, la mobilisation de l'opinion publique, se révèle sans issue. Face à la routine administrative, au découragement des enquêteurs, la famille devient la conscience et la mémoire pour défendre et entretenir la cause des disparus.

Sans la famille, ou des familles négligentes ou démunies, la disparition peut passer inaperçue. Le cas d'Emile Louis est emblématique.

Affaire politique : Clinton/Lewinsky

Ici, nous sommes face à un « deal » politique pour sauver les apparences. La réputation a son prix dans le monde politique. Parfois, il est utile de ranger des considérations de coeur, d'honneur et de fierté dans une armoire et de la fermer à double clé. Réfléchir la tête froide, calculer les conséquences de tous les actes, sur le long terme et le moyen terme sont indispensables avant toute prise de décision. Il peut s'avérer très utile de pardonner et de jouer la famille unie, très appréciés par l'opinion publique, que de dévoiler au grand jour son indignation et la flétrissure de sa blessure. La force est plus appréciée que la faiblesse, et même si la réalité n'a rien à voir avec l'image médiatique construite, celle-ci sert des projets de carrière à long terme.

Hillary Clinton devait montrer, qu'elle y croyait sur le moment ou non, la solidité de son couple, transformer l'image d'un homme adultère en celle d'un homme normal, cédant à la tentation, mais tenant quand même à sa femme et à son mariage. Son pardon n'était pas à l'époque sans calcul politique pour sa propre carrière. Elle l'a soutenu, et en contrepartie, il doit l'épauler pour réaliser son ambition d'être la première femme qui accède à la présidence des États Unis.

Son mari, s'est donc impliqué dans la compagne de Obama. Et il seconde sa femme, qui reste déterminée de tenter sa chance en 2017, la désastreuse guerre en Libye, l'assassinat de l'ambassadeur américain par les djihadistes, sa maladie n'ont pas eu raison de sa détermination. Mais pourrait-elle tenir encore, quatre ans c'est long, surtout pour quelqu'un de son âge avec les problèmes de santé qui commencent par se manifester publiquement.

Affaire de moeurs : DSK

C'est le même registre que Hillary Clinton. Comment inverser une situation défavorable, faire en sorte de ne révéler que le côté positif de la chose. Les amis, les médias amicaux, les fans se chargeront du reste, expliquant le courage, le dévouement, l'amour par dessus toute autre considération de cette femme qui accepte de rester aux côtés de son mari. Anne Sinclair a tenté péniblement et sans succès de revenir dans les médias français, elle a eu l'occasion de tourner la page en commentant l'élection présidentielle française de 2012. Mais les boulets de son mari sont trop nombreux et trop lourd pour rebondir comme ce fut le cas de Hillary Clinton et ce malgré le soutien, l'indulgence et le traitement de faveur (au contraire de Nafisatou Diallou) de la part des médias français.

Et les gueux !!!

Ceux-là, ils rament dans leur galère au petit bonheur la chance.

J'ai pensé tout particulièrement à Pierre Robert.

Le journal gratuit 20 Minutes nous informe ainsi"Puis l'avocat a su mobiliser l'opinion et les autorités. « Florence Cassez est jolie et médiatique, grince un avocat. Mais qui va se bouger pour un Français converti à l'islam qui croupit dans une prison marocaine » Page 10 au format PDF. L'article est signé (V.V. = Vincent Vantighem). Le journaliste soit n'a pas le courage de son opinion et la fait dire à un avocat anonyme. Soit il a réellement rapporté fidèlement les propos de cet avocat qui grince. Mais dans les deux cas il a failli à son devoir de recouper et de vérifier l'information.

Le Français converti à l'islam est Pierre Robert. Pourquoi n'a-t-il pas attiré autant de sympathie que Cassez ? Sexisme à l'envers ? Moins photogénique ? Ou d'autres raisons, comme sa conversion à l'islam entre autres. Il n'est nullement question de se prononcer ni sur sa culpabilité (déjà jugée par la justice marocaine), ni sur sa responsabilité dans les actes qui lui sont reprochés.

Pourtant, il reste un citoyen français. L'absence d'entourage pratiquant un lobbying auprès de l'État français pour demander et accélérer son transfert en France est la conséquence de la quasi amnésie à son sujet.

Ceci s'observe aussi bien lors de son arrestation, et tout au long de son procès que lors du prononcé du jugement. Le manque d'intérêt pour cet homme dresse un écran opaque quant à sa version des faits, sa défense, ses regrets, ses besoins, sa souffrance. En outre, il a toujours nié avoir participé à des actions terroristes.

Il a pourtant déclaré que ses aveux ont été extorqués sous la torture. Il a également révélé qu'il était une sorte d'agent double de la DST (Direction de la surveillance du territoire français).

Ceci nous rappelle une autre histoire, assez récente, qui manifeste la DCRI, des années après, incapable de surveiller de plus près un autre jeune qui allait en vadrouille, en solitaire d'après la version officielle, sans que personne n'envisage sa dangerosité voire son passage à l'acte.

Pierre Robert «  comptait « porter plainte contre certains responsables » et a même donné quelques détails sur ses rencontres avec un agent de la DST appelé « Monsieur Luc », auquel il aurait remis une cassette audio d’Hassan Hattab, le chef du Groupe islamiste pour la prédication et le combat, ou encore un faux-passeport établi à son nom par la « mafia turque » de Bruxelles. Face à cette mise en cause, le ministère français de l’Intérieur a tout de suite démenti et a récusé « formellement ces allégations ». » Ce genre déclaration est passée comme s'il parlait du beau temps, tout au plus un petit article de rien de tout ou une dépêche qui ne demande pas trop de développement. Il a surtout fait grief des méthodes d'interrogations plus que brutales, les inexactitudes des traductions etc. Question respect des droits de la défense, cela dépasse largement la mise en scène médiatique de l'arrestation de Florence Cassez.

Au Maroc, la police et la justice sont des institutions qui ne bénéficient pas d'une bonne renommée, même pour les affaires de droit commun. Les méthodes de collecte de preuves et d'obtention des aveux n'ont rien à voir avec celles des pays nordiques, elles ne font pas dans la dentelle. La Commission de Vérité et de Réconciliation en sait quelque chose.

Ce Français, qui risquait la peine capitale, n'a eu aucune sympathie, aucune empathie. Au contraire, quand la presse daigne lui consacré finalement un peu de son précieux temps et de sa très fabuleuse fenêtre de visibilité, c'est pour faire de lui un portrait peu flatteur.

Elle se base sur les ragots distillés par les services secrets marocains et français. Ses cris de fond de sa cellule restent sans échos. Personne pour entendre son souhait d'être transféré en France, le besoin de se rapprocher de sa famille, ou du moins de ne plus subir des conditions de détention inhumaines dans un pays étranger et un environnement hostile. En effet, sans renier sa conversion (on imagine le risque qu'il encourt), il souhaite retrouver ses racines et son identité.

Comment susciter l'émotion, l'empathie, parce qu'il s'agit bien de cela, quand la presse ne lui laisse aucune chance de se racheter ou de voir en lui le contraire de ce pourquoi on l'accuse.

Elle le décrit ainsi « Pourtant Pierre Robert n’est pas un ange  » et trouve que Pierre Robert a de la chance d'être emprisonné au Maroc au lieu du camp de Guantanamo. Il n'a donc pas de quoi trop se plaindre «  Être Français embastillé au Maroc peut se révéler commode  ».

Le summum du mépris se dégage de l'article de la journaliste Lara Mace qui a rapportaé les propos de Pierre Robert « « je déclare entamer une grève de la faim illimitée jusqu’à ce que je sois transféré en France afin que des magistrats français s’assurent de la caducité de la sentence prononcée à mon rencontre (mon dossier ne contient pas moins de dix vices de procédure) et que je retrouve ma liberté. » Ben voyons… ».

Un autre l'a qualifié de « falot d'Allah ». Le journaliste de Libération

 ../local/cache-vignettes/L356xH533/jpg_pierreroed27-ced50.jpga « instruit » un article à charge avec un ton certain et convaincu, qui ne peut qu'inspirer indifférence sinon répulsion « le nouvel habit paraît taillé bien large pour un personnage décrit comme falot. Pierre Robert n'a pas laissé une image forte dans sa région d'origine ». Le portrait a été effectivement brossé pour le démolir, en utilisant des termes et des qualificatifs négatifs et faisant parler des témoins (comme en haut pour le journal gratuit 20 Minutes rapportant les propos d'un avocat) qui ont peu de considération pour lui «  Jamais il ne montrait ses jambes, même pour jouer au foot. Il avait une petite barbe toute blonde. Il buvait de l'eau, mangeait des gâteaux au beurre », résume un des deux garçons, réprimant mal un sourire moqueur », « Il essayait de nous entraîner dans son truc, parce qu'on était des gamins. Mais ça marchait pas vraiment. ». », « traîne une scolarité sans éclat jusqu'au lycée professionnel. ». Les témoignages en faveur de Pierre Robert sont présentés de telle façon à leur donner moins de crédit.

Si l'on compare un article comme celui de Libération qui sort du cadre de la neutralité, s'éloigne de l'objectivité et écorne le sens de la mesure avec un article sur le même sujet fait par Jeune Afrique l'on mesure combien nos médias peuvent biaiser certains faits, devenir partie prenante dans une affaire, ou ne pas rapporter fidèlement l'information afin d'influencer l'opinion publique. 

Pierre Robert a été transféré en France, contrairement à ce que laisse entendre le journal gratuit 20 Minutes

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/paris-confirme-le-transferement-d-un-francais-condamne-au-maroc_1115417.html

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/maroc-un-terroriste-francais-veut-purger-sa-peine-dans-l-hexagone_1047380.html

 Mais le plus scandaleux des cas, c'est le blackout, un endiguement, un embargo sur l'information concernant Salah Hamouri.

http://www.lepoint.fr/monde/israel-palestine-salah-hamouri-je-n-ai-pas-ete-defendu-comme-un-vrai-citoyen-francais-20-12-2011-1410654_24.php

 


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21 réactions à cet article    


  • FRIDA FRIDA 26 janvier 2013 15:23

    L’affaire Florence Cassez a des similitudes dans le traitement médiatique avec l’emballement médiatique concernant Lance Armstrong.
    Tout le monde soupçonnait le dopage, certains le savaient et avaient des preuves, mais les médias et le monde du sport ont bien joué leur comédie, des sommes faramineuses étaient en jeu. Ils ont pris les gens pour des cons.
    et les mêmes reviennent jouer l’épilogue, toujours sans pudeur....


    • velosolex velosolex 26 janvier 2013 16:48

      Bravo Frida pour cet article, courageux, et de bonne analyse, qui nous sort des inepties à la petite semaine. Du genre Cassez : Pour ou contre.....

      Ces affaires successivement nous en apprennent beaucoup sur notre société, du moins sur la façon, dont la société du spectacle, des journalistes et des politiques, cherchent à nous formater, et à nous entrainer dans des débats stériles.
       L’affaire Cassez est effectivement irritante, à sa façon de nous instrumentaliser, de nous faire prendre parti pour des peccadilles.

      Ca ne sert à rien de hurler d’indignation sur le sort de cette arriviste, qui n’a pas été copine pour rien avec une petite frappe voulant jouer les gros bras.
      On est prié de s’identifier à cette fille, au cas où l’on serait bouclé dans une prison du bout du monde.
      Raymond Barthes en aurait fait un petit billet acide, digne des mythologies, entre celle qu’il écrivait sur la DS citroen, et une autre sur le tour de france.
      Avec de l’ironie aussi. Seul l’humour parfois, il est vrai, nous permet de survivre.
      Le tour de France, Armstrong, nous avons les Ulysse que nous méritons. En tout cas que l’on nous renvoie, en guise d’identification.

      Car bien sur cette affaire est un marronnier, comme on dit dans la profession. Rien que du gros, mais qui ne demande pas d’effort, et qui remplit les journaux.

      Acoquinez vous avec un mafieux, dans un pays sans loi.
      Avec un joli minois, si l’on veut, quoique, il y a quelque chose qui me gène dans ces traits sans expression....
      Ecrivez un roman, ou on vous l’écrira. Soi disant qu’il existe des lois pour empêcher ce genre de chose, je veux dire profiter d’un crime.
      Mais que dites vous mon bon monsieur.
      Rien n’ a été prouvé. Cette jeune fille est blanche comme neige !

      Ecoutez là, comme un oiseau en cage, « clamer son innocence » !

      On fera même des retouches sur Photoshop, afin de creuser les rides, ou pour les boucher, selon les événements, et les exigences de médias, qui font la pluie et le beau temps.
      Faut-il rajouter quelques barreaux ?
       Rien de plus facile.

      Il ne fait pas bon s’appeler Robert, en ce moment.

      Je ne parle pas de Denis Robert, qui eut le courage de faire son métier de journaliste, dans plusieurs affaires, et en particulier dans la sulfureuse affaire clairstream.

       Sans doute aurait-il du faire des billets en faveur de Cassez ; même s’il y avait gagné moins d’honneur qu’à traité l’affaire des frégates, il en aurait eu que des avantages.
      Mais au moins peut il se regarder dans une glace !


      • FRIDA FRIDA 26 janvier 2013 16:59

        @Velosolex
        Merci pour votre commentaire. Je ne me rappelle pas avoir vu les médias faire autant pour Julien Coppat ???
        Pourtant, c’est notre police républicaine qui a falsifié des preuves. Coppat et ses copains ont fait de la prison préventive, on ne leur pas déroulé le tapis rouge....
        http://www.lexpress.fr/actualite/affaire-de-tarnac-pour-julien-coupat-la-seule-facon-de-disparaitre-c-est-d-apparaitre_1186418.html


      • alinea Alinea 26 janvier 2013 17:00

        Cet article me laisse rêveuse ; les français à l’étranger subissent la loi du pays où ils sont ; bizarrement ils ne se trouvent rarement en Europe du Nord ! C’est comme si on se réveillait sur ce qui se passe ailleurs quand « un des nôtres » est concerné ! Dans l’identification personnelle que chacun peut faire, sûr qu’on tremble ! Mais tripoter la drogue en Asie, il faut le faire.
        Cassez m’est insupportable, rendue insupportable par tout ce cirque ; je me souviens de Bettoncourt déjà ; lassitude. Par pure connerie méchante de ma part, je souhaiterais voir sa culpabilité confirmée.
        DSK : vous avez l’air de trouver qu’il a été bien traité ; moi j’ai vu plutôt l’hallali sonnée, la meute des assoiffés de scandale se ruer sur ce qu’hier ils adoraient !
        Quant aux gueux !! Un dictionnaire n’y suffirait pas. Mais les gueux n’ont pas été idoles, ils sont nombreux, on en parle peu : qu’ils crèvent. Et ce sentiment d’injustice est insupportable



        • FRIDA FRIDA 26 janvier 2013 17:04

          @Alinea

          « moi j’ai vu plutôt l’hallali sonnée, la meute des assoiffés de scandale se ruer sur ce qu’hier ils adoraient »
          Je trouve que DSK a eu malgré tout un traitement de faveur, quelqu’un d’autre aurait eu pire, et comparé à N Diallou, il n’y a pas photo, les méidas étaient prompts à colporter toute information pour la discréditer.


        • alinea Alinea 26 janvier 2013 17:27

          Je savais bien que j’avais écorché le nom : Bétancourt !! je viens de le voir sur un autre article ; excuses !!


        • alinea Alinea 26 janvier 2013 17:33

          Je ne veux pas épiloguer là-dessus, j’étais si heureuse ce 14 mai qu’on soit débarrassé de lui ; mais je ne suis pas d’accord, il a été sali à la mesure qu’il avait été encensé !
          Des soutiens, oui évidemment, et du beau monde ; mais, somme toute assez discret tout de même chez les caciques du PS, non ?


        • FRIDA FRIDA 26 janvier 2013 17:47

          @Alinea

          Je comprends ce que vous voulez dire.
          Personnellement j’étais opposée à l’acharnement contre DSK, et j’ai souhaité laisser faire la justice, sans que chacun le juge uniquement sur sa bonne tête ou non, pourtant il est un politique que je n’apprécie pas.


        • alinea Alinea 26 janvier 2013 17:50

          Frida, je veux dire la même chose que vous ! Où ai-je été ambigüe, peu importe...


        • alinea Alinea 26 janvier 2013 19:42

          Sabine ? : l’humour méchant ? L’ironie ? Chacun vit les choses à sa façon, non ?


        • Fergus Fergus 26 janvier 2013 17:05

          Bonjour, Frida.

          Les gueux sont les dindons de la grande farce politico-médiatico-judiciaire. Seuls parmi eux ceux qui ont réussi à attirer un avocat de renom ayant flairé la bonne affaire, et attiré sur lui et son client micros et caméras, ont une chance de bénéficier d’un traitement privilégié.

          Tous les autres gueux sont passés par pertes et profits social !

          Même le traitement de l’affaire Mouzin est choquant à certains égards. Certes, nous aurions tous souhaité que cette gamine soit retrouvée et rendue à ses parents. Pour autant, comment ne pas s’étonner que tant de policiers aient, depuis des années, été affectés à cette cette disparition alors que enfants disparaissent chaque année sans que l’Etat y consacre le 100e des efforts et des coûts d’enquête consentis pour Estelle ?Combien de gamins et de gamines auraient pu être sauvés si les moyens donnés aux enquêteurs avaient été mieux répartis ? A titre indicatif, il faut savoir que le dossier Mouzin comporte 40 000 pages, et des milliers d’individus dans toute la France ont fait l’objet d’une analyse ADN.

          Mais revenons au retour de Cassez. Je n’ai que deux qualificatifs pour qualifier le cirque auquel à donné lieu l’arrivée d’une femme dont nul ne peut dire si elle a été une victime idiote mais innocente ou une coupable manipulatrice et opportuniste : grotesque et scandaleux !

          Cordialement.


          • FRIDA FRIDA 26 janvier 2013 17:17

            @Bonjour Fergus

            Beaucoup parle de la brutalité de la police mexicaine, en plus corrompue, ainsi que la justice. Mais, s’attarder sur ce qui se passe chez les autres, notre police n’est pas parfaite, notre justice non plus.La France n’est pas le Mexique, certes.
            Mais qu’est ce qui justifie que l’ont fasse un tel cirque médiatique et que les politiques se sentent concernés alors qu’en France on a aussi des erreurs judiciaires, et que des gens innocents ont passé plus de dix ans voire même plus en prison.
            Qui leur rendu de la considération en présentant des excuses ou des dédommagements (hormis le cas Tapis bien sûr).
            http://www.youtube.com/watch?v=EceiGC0vhbQ


          • alinea Alinea 26 janvier 2013 17:29

            Frida : Tapie ! une carpette ! décidément, c’est le jour !!


          • Piere CHALORY Piere Chalory 26 janvier 2013 18:06

            @ Auteure & Autres lecteurs,


            N’importe quelle personne sensée est en droit de se demander comment, après 7 années ’’d’enfer’’, Florence Cassez fait elle pour être aussi détendue, rayonnante et belle comme une ’’star’’ de télé réalité. Ce qu’elle est, en fait ; une ’’héroïne’’ fabriquée de toute pièce, un avatar du Storytelling forcené, du mainstream frelaté. 

            Nous sommes certainement nombreux désormais à douter de ’’ l’enfer carcéral mexicain ’’, au vu de l’état parfait des prisonniers après 7 ans. Filmez donc un condamné de droit commun au sortir des Baumettes à Marseille après la même peine. 

            Cette histoire ressemble à un conte de fée faisandé, l’image surjouée de l’innocence supposée de la belle donzelle acoquinée à un mafieux mexicain malchanceux toujours en prison.

            Gogo scénario idéal. Puissant Président Libérateur (à quelles conditions, et moyennant combien ?) contre méchants mexicains qui ont incarcéré une belle innocente. Belle oui, nul doute que petite, grosse et laide, les soutiens ’’d’en haut’’ dont a bénéficié notre échappée de l’enfer auraient été plus filandreux et l’exposition médiatique moins enthousiaste.

            Surtout on peut se demander qui décide dans ces médias gavants des critères de sélection du clampin (e) qui a le droit d’irrupter au journal de 20 heures, puis sur le perron de l’élysée, puis ???



            • rocla (haddock) rocla (haddock) 26 janvier 2013 18:17

              C ’est y quoi donc les mots Storytelling , mainstream  pour les non-initiés .


              Merci pour la réponse .

              • Piere CHALORY Piere Chalory 26 janvier 2013 18:24

                Story telling veut dire raconter une histoire, romancer la réalité pour la rendre plus génératrice d’émotions, émotions qui font perdre l’objectivité et la lucidité aux spectateurs ’’fascinés’’.


                 Mainstream veut dire courant dominant, genre de croisement de Tf 1, Fr 2, 3, Bfm... Mass médias, ce que la ’’majorité silencieuse ’’ tient pour la vérité, la vraie vie...

              • rocla (haddock) rocla (haddock) 26 janvier 2013 18:34

                Merci Piere ,



                Je crois que ma femme me raconte des fois des Story telling .

                La majorité silencieuse  est dans ce cas appelée à disparaître vu qu’ elle ne
                 peut jamais avoir le dernier mot .

                Il y a encore un mot qui m’ intrigue : la doxa ?


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 janvier 2013 18:41

                  La doxa est un impot au réel ....


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 26 janvier 2013 18:47

                  si c’ est un impôt je jette mon assiette .


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 janvier 2013 20:13

                    Aux sombres héros de l’amer dont on ne parle pas ....


                    • C.Q.F.D. C.Q.F.D. 27 janvier 2013 11:41

                      Je ne crois pas que vous soyez si méchante et si laide que ça.


                      Quant à Julien Coupat, si la police s’est un peu acharnée, c’est simplement par qu’elle avait entendu « Julien COUPABLE ».

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