Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Médias > Avis de tempête sociale dans les médias

Avis de tempête sociale dans les médias

Après l’arrêt de la version papier du trimestriel Médias et du quotidien La Tribune, la disparition totale de France-Soir, l’industrie des médias connaît une tempête sans précédent. La faute à qui ?

Le chiffre est tombé des analyses de la COFACE  : le nombre de défaillances des entreprises sera de 4% en 2012 et le coût de celles-ci est en augmentation de 12%.

Le secteur des médias est tout particulièrement touché. Après l’arrêt du quotidien La Tribune en version papier, qui a entraîné le licenciement sec de 110 personnes, la mise en redressement judiciaire de France Soir puis son arrêt définitif (142 licenciements), la fermeture de l’édition du trimestriel Médias et sa volonté de développer son édition numérique, c’est au tour du groupe Hersant Media (GHM) de peser sur la facture sociale de la presse quotidienne.

Le groupe GHM emploie 650 salariés principalement dans le nord-est de la France (L’Union-L’Ardennais, l’union de Reims, Libération Champagne, l’Aisne Nouvelle). Les négociations avec le groupe belge Rossel, qui s’était porté acquéreur, ont échoué. Seul le pôle normand de GHM est mieux loti : Paris-Normandie vient de trouver acquéreur en la personne de deux journalistes (Xavier Elie et Denis Huertas).

Une restructuration est aussi attendue chez TF1 où 300 emplois seraient menacés selon l’Express. L’imprimerie du Monde (Ivry-sur-Seine) ne devrait bientôt fonctionnée qu’avec 70 salariés et une rotative contre 270 salariés actuellement. Des discussions sont en cours pour sous-traiter l’impression à Ouest-France et d’Ebra, ou à Riccobono qui dispose d’unités décentralisées de la PQN.

Enfin, à Presstalis (ex NMPP), entreprise de distribution de la presse, la CGT parle de la perte potentielle de 1000 emplois.

 

A qui la faute ?

 Plusieurs raisons structurelles et économiques sont à l’origine de se resserrement de la presse dans son ensemble. Tout d’abord, la crise économique contraint les annonceurs à réduire leurs achats d’espace dans les supports médias, principale source de revenus pour ceux-ci. Ainsi, selon Kantar Media, les investissements publicitaires pour le mois de mai 2012 ont été en retrait de 9,1% par rapport à ceux de mai 2011. Tous les médias ont vu leurs investissements publicitaires diminuer. Les reculs les plus significatifs sont enregistrés dans la presse (-10%), notamment pour les quotidiens nationaux (-18,4%), à la télévision (-5,9%), en particulier les chaînes « historiques » (-10,5%), et en communication extérieure (-18,5%).

Ensuite la concurrence de nouveaux formats d’information pèse sur la diffusion traditionnelle : l’émergence des réseaux sociaux, la mise en ligne gratuite d’informations (Slate par exemple) ou orientée pédagogie (Quoi ? l’actu expliquée), ou encore citoyenne (Agoravox, Rue89). Cette multiplication des supports conduit à un éclatement des offres, certes plus ciblées mais beaucoup moins homogène qu’auparavant. Seuls les très gros annonceurs peuvent encore conduire des actions de type 360°, c’est-à-dire investir largement dans le multi supports.

Enfin, la faute relève des médias eux-mêmes. Le développement du spectaculaire au détriment de l’information objective et vérifiée, la multiplication des partis pris non argumentée, la profusion de débats stériles et d’une redoutable inutilité (en particulier sur les chaines d’informations en continu), des lignes rédactionnelles quelconques, tous ces critères nuisent globalement aux médias. Le LET (lecteur, auditeur, téléspectateur) a pris l’habitude de zapper d’une information (si c’est une information !) à une autre pour, in fine, ne rien retenir et trouver refuge dans les médias sociaux.

De plus, la collusion pouvoir politique et pouvoir médiatique (la fameuse médiacratie) plombe durablement la perception des LET et inspire davantage de méfiance que de compréhension.

 

Demain ?

L’avenir est sans doute sombre pour les médias classiques, même s’ils ont développé des efforts pour investir tous les supports. Il conviendra probablement de faire preuve de beaucoup plus de conviction dans les rédactions pour retrouver des LET. L’histoire enseigne pourtant, qu’avant la seconde guerre mondiale, la France occupait une place de choix dans la liberté d’expression et que les quotidiens exprimaient volontiers leurs convictions et leurs engagements politiques, sans concession, ni servilité. Peut-être que les médias français devraient s’inspirer de leur propre histoire.

 

http://www.coface.fr/CofacePortal/FR_fr_FR/pages/home/publications/panorama-defaillances-entreprises

http://www.la-croix.com/Semaine-en-images/La-Tribune-arrete-le-papier-et-se-tourne-vers-le-numerique-_NG_-2012-01-30-763473

http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/l-heure-de-la-liquidation-pour-france-soir_1141512.html

http://www.revue-medias.com/

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2012/07/24/paris-normandie-deux-journalistes-designes-comme-repreneurs_1737679_3236.html

http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/tf1-va-engager-un-plan-de-300-suppressions-d-emploi_1128447.html

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article4347

http://www.slate.fr/

http://quoi.info/

http://www.agoravox.fr/

http://www.rue89.com/


Moyenne des avis sur cet article :  4.64/5   (22 votes)




Réagissez à l'article

28 réactions à cet article    


  • citoyenrené citoyenrené 28 juillet 2012 07:46

    bon article,

    le LET mute en LETA, ou ALET, avec le A d’acteur

    que les médias classiques chutent, grand bien leur fasse

    « journalistes précaires = information précaire »

    la presse française, classée au 44e rang en 2010, doit réformer son outil médiatique...avec plus de 90% des médias appartenant à des industriels privés, qu’attendre de ces médias si ce n’est d’être le bras armé, le cheval de Troie, de la pensée ultralibérale ?

    vive Agoravox !

    et merci à l’auteur pour cet article


    • bigglop bigglop 28 juillet 2012 23:34

      Bonsoir à tous,
      Très bon article @Unevoixoff.

      Je me permets de le compléter sur deux points :
      - les subventions massives à la presse papier pour pallier l’absence d’investissement des groupes de presse avec l’article publié par OWNI
      - les niches fiscales

      Mais avant tout, il faut organiser une information libre, impartiale, indépendante des pouvoirs financiers et politiques. Donc établir un journalisme basé sur une forte éthique.


    • Sinbuck Sinbuck 28 juillet 2012 08:17

      La chute des médias classiques est normale : trop de pub, pas d’esprit critique, aucune investigation individuelle, l’information est toujours la même, pas de journaux (sauf Nexus) ou TV (sauf Arté) à contre courant, c’est du journalisme urbanisé à outrance, la formation à la « pseudo-objectivité » est une honte, l’hypocrisie est de mise et quoi de plus ?

      Il devrait exister d’avantage de journalistes indépendants qui « travaillent vraiment » pour fournir une information juste c’est à dire proche du peuple (des humains) et non prostitué au pouvoir par les conflits d’intérêts.

      Et puis, excusez-moi, mais la domination de la presse parisienne (et de son point de vue auto-centré) me gave !


      • Henri Francillon Henri Francillon 28 juillet 2012 09:49

        Arte est en effet le Mc Solaar de la télé : quand on attaque la télé en général ses défenseurs (c’est-à-dire ceux qui la regardent) nous citent invariablement Arte, comme lorsqu’on critique le rap en général ceux qui en écoutent nous citent Mc Solaar.
        C’est simplement parce que, ressentant la honte, ils tentent malgré tout de se justifier.
        Ils feraient mieux d’écouter Rockin Squad. smiley


      • Patricia 28 juillet 2012 22:34

        @ Par Sinbuck


        Ah, vous bravo ! Vous êtes dans le vrai absolu, vous allez vous faire des fans !

      • Sinbuck Sinbuck 28 juillet 2012 23:25

        Merci Patricia...


      • citoyenrené citoyenrené 28 juillet 2012 08:20

        comme l’écrivait Lamartine : « l’homme est comme le lapin : il s’attrape par les oreilles »

        d’où l’importance centrale des médias


        • easy easy 28 juillet 2012 10:14

          Votre avatar, c’est Corneille, Racine ?

          C’est Descartes mais qu’est-ce qu’ils se ressemblaient tous les trois !
          Ressemblance due à la mode, tant celle de la parure que celle de la manière de peindre.
          Comme quoi on a beau se différencier sur bien des plans, sur la parrure de premier abord, donc sur l’habillement, sur la manière de parler, sur le vocabulaire, on reste très conventionnel. Sinon, la communication serait impossible.


        • citoyenrené citoyenrené 28 juillet 2012 11:40

          @ Easy,

          oui, c’est Descartes...très prétentieux...juste choisi pour « le droit au doute » à l’époque oubliée des controverses sur la sainte version officielle du gouvernement de dark cheney

          aucune prétention, ni philosophique, ni mathématiques

          pour la conformité et le conventionnel, ce que vous dites est intéressant, convention nécessaire pour rendre le langage et la communication possible

          cela me rappelle un article récent sur les mots

          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/petit-vocabulaire-personnel-4-les-120355

          j’essaie de percer à jour l’image de votre avatar, en vain pour l’instant, mais l’image est belle, entre spiritualité et philosophie


        • easy easy 31 juillet 2012 14:17

          Très fort Citoyenrené !

          Je ne sais comment vous avez vu dans mon avatar quelque chose exprimant entre spiritualité et philosophie tant il est miniature mais vous avez vu juste.

          C’est une photo prise dans le bâtiment central d’Auroville. Au milieu il y a la plus grosse boule de cristal du Monde et il y a eux personnes assises en lotus

          http://curiositedequalite.blogspot.fr/2011/09/auroville.html


        • arobase 28 juillet 2012 09:24

          Un journal est là pour informer et dire ce qui se passe, moyennant paiement, à ceux qui n’ont ni le temps ni les moyens d’aller chercher l’information.


          et devrait laisser à chacun le soin de voir l’évènement de commenter à sa guise au lieu de lui laver le cerveau pour qu’il le reçoive d’une certaine façon. 

          Aujoud’hui un journaliste est un monsieur qui est là pour asséner, sa vérité qu’il présente comme étant « la vérité », ou, jour après jours, la messe concoctée par celui qui l’emploi.

          C’’est tellement vrai que d’un même évènement, chaque média en donne une version totalement divergente des autres, selon la couleur politique du patron de presse, où la natures de ses propres intérêts..

          Les médias ne sont plus là pour informer mais pour relayer à la populace en délire le message personnel des politiciens, affairistes et autres requins .

          • jmdest62 jmdest62 28 juillet 2012 09:50

            les médiacrates traitent l’information comme un produit ( Packaging , Marketing ....) ...qui comme tout produit suit un « cycle de vie » .....Nous en sommes au stade « post vache à lait » pour les supports classiques (le LET est gavé)... d’autres supports qui traitent l’information comme « élément de culture » prennent inexorablement le relais..sur internet ils en sont à la phase « croissance » .
            les supports classiques essaient de migrer vers internet , ils confondent « support de l’information » et information : on remplace le papier par des pages web , mais la manière d’informer ne change pas .....leur disparition est (enfin !) programmée.....

            @+

            jmdest


            • Graffias Graffias 28 juillet 2012 10:23

              pas plus tard qu’hier je lis sur internet une information qui se termine par la phrase suivante : « Alors que partout dans le monde cette nouvelle faisait immédiatement »la une« des grands média, en France, c’était silence radio. Pas une ligne dans les quotidiens... »

              -Quelle est cette information ?

              Sanford Weill, surnommé le « pape de la finance », dans un revirement de 180°, s’est prononcé, lors d’une entrevue télévisée mercredi le 25 juillet sur la chaîne CNBC, en faveur d’une séparation stricte des banques selon le principe du Glass-Steagall Act. La conversion de Weill est spectaculaire dans la mesure où il a joué un rôle de premier plan dans la destruction de la Loi Glass-Steagall en 1999. Certains analystes affirment même que Citigroup dépensa 100 millions de dollars pour « sensibiliser » les élus à sa revendication d’abroger cette loi. Sur une plaque accrochée au mur de son bureau relatant ses grandes victoires, figure notamment la mention : « Le tombeur de Glass-Steagall ».

              -Je me demandais après la lecture de cet article dans quel état de délabrement se trouve la presse française et comment cela allait se terminer ? 

              le muselage a atteint une telle proportion en France que soit la presse meurt totalement soit vous faites une révolution est dégagez manu militari Dassault, Rothchild, ...


              • bigglop bigglop 28 juillet 2012 23:48

                @Graffias,

                Merci d’avoir cité l’intervention de Sanford Weill qui n’est pas dénuée d’arrières-pensées intéressées et la réponse est dans le blog de Paul Jorion

                Si séparer les activités des banques commerciales de celles des banques d’affaires, c’est essentiellement pour protéger les gens ordinaires contre les spéculateurs, pourquoi ne pas appeler un chat un chat et interdire tout simplement la spéculation ?

                « Mais c’est impossible ! C’est beaucoup trop compliqué ! Et puis il faudrait qu’on le fasse tous en même temps, sinon ça ne servirait à rien ! Et puis les spéculateurs iraient habiter en Suisse ! Et puis… et puis… » Ah oui ? Et pourquoi la spéculation était-elle interdite en France jusqu’en 1885 et qu’il a suffi de l’abrogation de trois articles de loi (articles 421 et 422 du Code pénal, article 1965 du Code civil) pour l’autoriser ?

                Oublions le Glass-Steagall Act et compagnie, et interdisons comme avant la spéculation !

                La prochaine fois que quelqu’un vous dit que la spéculation « présente des aspects positifs », posez-lui bille en tête la question suivante : « Vous voulez dire qu’elle présente des aspects positifs pour vous personnellement ? Parce que quelqu’un vous paie pour aller le répéter ? »



              • tinga 28 juillet 2012 11:31

                Je trouve cet article bien tiède au regard des préjudices considérables que cette caste arrogante, méprisante et manipulatrice fait subir à la société. Ce qu’on appelle presse écrite n’existe déjà plus, ne vit que sous perfusion de l’industrie des armes, quant à la radio et la télé, la propagande y est tellement grossière qu’on finit par se demander si il reste encore des cerveaux dans ce pays. Tout cela serait à mourir de rire si les conséquences n’étaient pas aussi monstrueuses. Il faut bien comprendre que le rôle joué par les médias est crucial dans la crise actuelle, par exemple, les mensonges sciemment entretenus sur le 11 septembre ont permis les dévastations irréparables qui ont suivi et perdurent encore. Ces gens sont complices de crimes odieux, que la presse meure serait plutôt bon signe, à condition qu’internet puisse continuer... 


                • Lamouet 28 juillet 2012 12:38

                  L’histoire enseigne pourtant, qu’avant la seconde guerre mondiale, la France occupait une place de choix dans la liberté d’expression et que les quotidiens exprimaient volontiers leurs convictions et leurs engagements politiques, sans concession, ni servilité

                  La presse faisant désormais partie des « chiens de garde » n’a, aujourd’hui, que ce qu’elle mérite


                  • CARAMELOS CARAMELOS 28 juillet 2012 13:19

                    Bonjour
                    Logique la majorité des médias n’est plus crédible ! Comment dès lors s’étonner de la disparition de journaux dits à grands tirages et autres marchands de soupe ? Brouets insipides aux relents de consumérisme avéré à la solde de grands groupes ou de financiers qui se moquent ouvertement de leurs « lecteurs » . C’est à la fois décourageant et heureux. Décourageant pour les employés, le passé et l’histoire de grands quotidiens. Heureux compte tenu du contenu lamentable de ce qu’il est convenu de nommer la grande presse nationale et de ses feuilles de choux. 


                    • CARAMELOS CARAMELOS 28 juillet 2012 13:23

                      Réflexion faite ce serait un pur bonheur de voir disparaître ce genre de support de désinformation. Une question se pose comment les remplacer ?


                    • Patricia 28 juillet 2012 22:49

                      Comment les remplacer ? Par l’info faite par les citoyens et citoyennes comme sur Agoravox !


                    • CARAMELOS CARAMELOS 28 juillet 2012 23:04

                      AGORAVOX c’est bien mais pour la presse feuille de choux, il faudra bien trouver quelque chose d’autre pour faire passer et digérer le NOVLANG.


                    • Citoyen Citoyen 28 juillet 2012 13:40

                      Etant journaliste, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt cet article, qui résume bien la situation actuelle de la presse en France. Sont encore beaucoup plus intéressantes les réactions avec lesquelles je suis d’accord en général.

                      Ce qui ne passe pas ce sont les trois mots d’edelweiss : « Qu’ils crèvent ! ». Quelle violence verbale ! Personnellement, je suis peut-être en train de « crever », comme vous le dites, tant mon avenir est incertain. Pourquoi tant de haine envers cette profession, qui regroupe une multitude de métiers, et donc des situations et des salaires très différents ? Vous n’avez « connaissance » que de la partie émergée de l’iceberg, comme l’on dit selon la formule consacrée. L’immense majorité de mes consoeurs et confrères travaillent dans des conditions que vous n’imaginez pas. Par contre, imaginez un monde sans media : tous « crevés », plus de presse écrite, audiovisuelle, internet...

                      Si l’information est devenue ce qu’elle est aujourd’hui en France, ce n’est certes pas la faute des journalistes. Les donneurs d’ordres, les employeurs et les politiques y sont plus sûrement pour quelque chose. D’ailleurs, ils s’entendent comme larrons en foire pour faire passer les messages qui leur conviennent. Et les journalistes s’autocensurent ; eh oui on en est arrivé là ! Des articles jetés à la poubelle parce qu’il ne va pas faire plaisir à un annonceur, qui risque de retirer son budget pub. Et cela vaut aussi pour le député maire du coin, le président du conseil général, du conseil régional, etc. Et le patron, lui, veut des rentrées d’argent et ménage tout ce petit monde, et lui passe même la brosse à reluire...

                      Alors, me direz-vous, pourquoi ne réagissez-vous pas ? Cela a été fait par le passé en alertant l’opinion et les pouvoirs publics sur la nécessité d’avoir une presse pluraliste et indépendante lorsque de grands groupes de presse se sont formés. Cela se fait encore aujourd’hui alors que des centaines d’emplois sont menacés dans ces mêmes groupes. Mais aujourd’hui, comme hier, avec quel résultat ? Que des journalistes fassent grèves, au contraire des cheminots, par exemple, ça ne dérange pas plus que cela le citoyen que vous êtes. Tout le monde s’en fout, et voilà où nous en sommes.


                      PS 1 : j’ai écrit ce message avant d’avoir lu le commentaire de tinga : « caste arrogante, méprisante et manipulatrice ». Je vous renvoie à l’iceberg.  « Que la presse meure serait plutôt bon signe, à condition qu’internet puisse continuer... ». Merci encore, mais Internet est-il une garantie de la vraie info ?


                      PS 2 : Je pense que vous ne parlez que des « grands media » et pas des « petits journaux de province », mais peut-être ne les connaissez-vous pas .



                      • tinga 28 juillet 2012 14:19

                        Le métier de journaliste est noble et je le respecte, j’ai lu la presse écrite pendant des décennies, aussi puis-je témoigner de cette impressionnante dérive qui s’est progressivement produite, autocensure où collaboration à un système totalitaire ? c’est la question que je pose.

                        Maintenant, vous dites pourquoi tant de haine, peut-être simplement parce que la trahison entraîne souvent la haine. Les journalistes qui aimeraient exercer leur métier honnêtement ne le peuvent plus et je le déplore comme vous, et ceux qui restent influent dans la profession me semble bien être tel que je les ai qualifiés. Je pense que le journaliste occupe une place centrale dans la société, car une bonne information est la condition sine qua non d’une vraie citoyenneté, et le journalisme citoyen malgré tous ses défauts et dérives (mais surtout son manque de moyens, faire des investigations, voyager etc... en demandent un minimum) me semble une voie d’avenir, tout comme la politique, cette profession aurait tout intérêt à ne pas en être une mais simplement faire parti des droits et devoirs du citoyen.


                      • Citoyen Citoyen 28 juillet 2012 15:19

                        Merci pour votre réaction, et je la partage. Je comprends ce sentiment de trahison, mais je vous assure que nous luttons au quotidien, dans notre journal de province, pour avoir un réel espace de liberté d’expression. Je suis moi-même dégoûté des « infos » que l’on nous balance à longueur de journée, sans objectivité, et surtout sans critique constructive ; ce qui permettrait de faire évoluer les choses dans le bons sens. Car, actuellement, les journalistes que l’on voit ne font que relayer des plans de com. Dernier « merveilleux » exemple, le débat entre Hollande et Sarkozy. A quoi servaient les deux « journalistes » sur le plateau ? Un animateur de jeu, avec tout le respect que je leur doit car je serai incapable de faire leur job, aurait suffi. Et, vous avez parfaitement raison, informer fait partie des droits et devoirs de tout citoyen.


                      • Patricia 28 juillet 2012 22:47

                        A qui la faute ? aux journalistes et ..............

                         A leur mauvais travail, 
                        à leur incapacité à faire une information d’investigation et une information suivie, 
                        à tous les articles « faux » ou « trafiqués », 
                        à tous les journalistes qui obtiennent un job dans un journal pour avoir rendu des services obscures à une certaine catégorie de bourgeois mafieux - il y en a qui vont se reconnaître si ils lisent Agoravox -, A ceux et celles-là, bienvenue à Pôle Emploi !!!! Attention il y a du monde avant vous !!!!!
                        A tous ces médias cireurs de pompes du pouvoir en place ou des partis politiques,
                        A tous et toutes ces nuls (les) de RH qui les emploient,
                        A tous ces grands patrons qui ne visent que l’enrichissement personnel,
                        A cette éducation nationale, grande fabrique de diplômés (ées) râtés (ées),
                        A ce pays, LA FRANCE, qui prétend être l’emblème de la démocratie et de la liberté de parole.

                        A suivre, l’info en vrai, pure et dure, réaliste, non mensongère, non rémunérée, non vendu aux partis et au pouvoir...............Enfin, l’information LIBRE...........Celle faite par les citoyens et citoyennes et allez-y défoncez-vous sur Agoravox........Dites-nous ce qui se passe dans vos régions, dans vos villages, dans vos quartiers, dans votre boulot, à l’étranger, tout ce que l’on nous cache !!! 

                        • Sinbuck Sinbuck 28 juillet 2012 23:38

                          Patricia, pour tes désirs louables de liberté, je te donne une information locale :
                          Il y a 2 ans de cela, je demande au rectorat de Toulouse (ma région) des statistiques permettant de quantifier le nombre de prof titulaire et non titulaire... Deux mois plus tard, par voie hiérarchique, c’est à dire adressé à mon proviseur (je suis prof), une lettre du secrétaire général de cette institution régionale qui répond ainsi : « vous n’êtes pas autorisé à poser des injonctions à votre employeur qu’est l’état »,..., « et si vous persistez, des sanctions disciplinaires et financières seront prises »... Il faut dire que s’était l’ère de Sarko-land, mais cela est véritablement dramatique dans une nation qui se dit démocratique lorsqu’un citoyen demande seulement des statistiques...


                        • Patricia 28 juillet 2012 23:51
                          Par Sinbuck (xxx.xxx.xxx.154) 28 juillet 23:38
                          Patricia, pour tes désirs louables de li..............@ SinbuckVous donnez la bonne réponse, vous êtes un tchouya trop pensant au-dessus des normes qui leur convient et en France on n’aime pas les trop pensant, on aime les moutons qui bêêêlent tous de la même voix.

                          • Karldergrosse 9 août 2012 16:39

                            Depuis 30 ans nous sommes abonné aux Dernières Nouvelles et s’il ne dépendait que de moi depuis fort longtemps nous n’en parlerions plus !

                            Journal de gauche et plein de partis pris je ne le lis plus depuis des années !

                            Ma femme aime quand à elle les pages régionales et cela est bien la seule attache que nous avons avec ce chiffon aféodé au système et très politiquement correct aux dépents des citoyens !

                            Beaucoup de nos connaissances ont la mème réaction donc notre journal passe chez plusieur lecteurs pour éviter à ces derniers de devoir l’acheter !


                            • anar75 anar75 12 septembre 2012 04:12

                              Pour es tf1 et consors, vraiment, ça ne me fait pas de peine.

                              Il ne faut pas croire, leur déclin arrive à grands pas.

                              Dans les 300 il y a tf1Guple, le fake qui poste sur ce site ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès