Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Médias > Climategate (3) : le pitoyable traitement de l’information par les (...)

Climategate (3) : le pitoyable traitement de l’information par les ’’grands médias’’ français

Ci dessous mon troisième opus, et le dernier pour quelques jours, sauf rebondissement imprévu, sur le Climate Gate, plus orienté sur le traitement médiatique de l’affaire. La presse française classique risque de ne pas sortir grandie de cet épisode, tant elle fait preuve d’un parti pris de dénigrement désolant sans la moindre prise de recul.

Les précédents articles : ClimateGate 1 (révélation) | ClimateGate 2 (confirmation)

La stratégie de défense des protagonistes de "la bande du climate gate" se met en place. Sans grande surprise, ils essaient de minimiser l’événement. Plus tristement surprenant est que la presse Francophone, dans sa quasi totalité, se range sans le moindre examen critique derrière cette ligne de défense. Examinons les arguments de ceux qui veulent à tout prix que cette affaire se dégonfle.

Ligne de défense 1 : attaquer les "négateurs"

Il faut d’une part, discréditer les "négateurs", néologisme révélé par l’inévitable Stéphane Foucart, du monde, dans une interview de Thomas Stocker, co président d’un des groupes scientifiques du GIEC, que je cite à titre d’exemple représentatif de nombreux autres papiers :

"Les négateurs du réchauffement ignorent les faits établis"

(...)

Les principaux sont que la température moyenne globale a augmenté au siècle dernier de plus de 0,7 °C, que les océans se sont élevées de 17 cm, que les glaces ont perdu 10 % de leur couverture

(...)

Plusieurs ensembles de preuves obtenues de manière indépendante établissent un lien causal entre ces observations et l’augmentation de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre.
 
Les faits établis ? mais sur ces faits établis, lesquels devraient-ils être audités suite aux révélations des manipulations de l’équipe du CRU et de ses alliés d’outre océans ? Ajoutons que la perte de couverture des glaces arctiques, qui semble s’être inversée depuis trois ans (mais un tel délai est trop bref pour diagnostiquer un retournement de tendance, il est vrai), est compensée par une augmentation de la couverture de glace antarctique (voici un accès aux grands indicateurs remis à jour en temps réel). M. Stocker n’hésite donc pas à continuer dans le mensonge le plus grossier destiné aux lecteurs de la presse grand public qui n’ont pas le temps ou la volonté de se livrer à un travail d’élargissement de leurs sources d’information. Continuons :
Aux Etats-Unis, de prétendus think tanks, financés par les industries pétrolières et minières, louent les services de scientifiques qui n’ont souvent jamais travaillé sur le climat, mais qui produisent des documents qu’ils diffusent, qu’ils mettent à disposition des médias, des décideurs politiques ou de leur entourage.
 
Répondons sur le même ton : "Dans le monde entier, de prétendus scientifiques, très grassement financés par les gouvernements, lesquels couperont le robinet si "on" ne leur annonce plus de catastrophe, dont certains sont parfois devenus climatologues sur le tard, produisent une recherche qu’ils bidouillent, et diffusent très largement dans les médias, auprès des décideurs politiques, etc...".

Redevenons sérieux : tout y passe dans la déclaration de M. Stocker : la prétendue dépendance des sceptiques au lobby pétrolier (voir cette recherche SPPI à ce sujet), et le fait que nous n’aurions jamais travaillé sur le climat. Ah, l’argument d’autorité...

Monsieur Stocker fait bien peu de cas des sommités mondiales, parfois anciens membres du GIEC, parfois encore membres du GIEC, qui ont publié des centaines, voire des milliers de papiers de grande qualité, qui remettent en cause les grands postulats du GIEC. En voici modestement 450. Mais il est vrai que M. Stocker a une réponse toute faite contre ces papiers :
Notre travail est fondé sur la littérature scientifique revue par les pairs. Nous évaluons celle-ci sans distinction, quand bien même elle a pu être publiée dans des conditions d’intégrité discutables - de telles situations ont d’ailleurs été débattues en France voilà quelques mois. Nous n’adoptons pas nécessairement les résultats publiés, même s’ils le sont dans des revues comme Nature, Science ou Earth and Planetary Science Letters, mais nous les évaluons à la lumière de l’ensemble des connaissances, qui compte nombre de faits désormais établis.

Autrement dit, je traduis : "les résultats des papiers qui viendraient à contredire les faits que nous avons précédemment établis, (et de quelle façon !!), sont illico écartés."

Il est certain que de cette façon, la science ne peut qu’avancer dans une seule direction !

Mais Revenons à cet argument d’autorité. "Vous n’êtes pas des spécialistes" ! Comme je l’ai déjà dit, Michel Rocard et Jean Louis Borloo non plus, pourtant, ils prennent au nom d’une science dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils la maîtrisent mal (Ah, le trou d’ozone et la poêle à frire...), des décisions qui couteront des milliards inutilement pris aux français. Et naturellement, la même chose peut être dite de 99% des politiques du monde entier qui prennent des postures environnementalistes et des mesures lourdes de conséquences.

Il est donc normal, dans un tel contexte, que des citoyens "lambda", par nature non spécialistes, mobilisent le peu de neurones que la nature leur a chichement donnés, et, malgré leur infériorité intellectuelle manifeste vis à vis des demi-dieux du GIEC, essaient de savoir si ce qu’on leur raconte est vrai, trouvent curieux que les officiels leur parlent de "consensus" quand tant de voix dissidentes scientifiquement remarquablement argumentées existent, puis trouvent encore plus curieux que la science officielle lance de véritables cabales contre les sceptiques, et n’en arrivent, après avoir étudié en profondeur la question, à la conclusion que non seulement la science officielle n’était pas aussi établie qu’elle prétendait l’être, mais qu’elle tentait sciemment d’empêcher les hypothèses contraires d’émerger.

Bref, M. Stocker, tous les gens qui dénoncent les magouilles de vos collègues du GIEC Jones, Mann, trenberth, Briffa et consorts, ne sont pas des vendus à tous les lobbys possibles et imaginables. Ce sont des simples citoyens qui sont parfaitement légitimes à agir ainsi, pourvu qu’ils fassent l’effort nécessaire pour pouvoir s’informer, comprendre, transcrire en termes compréhensibles leurs interrogations. De ce fait, le débat ainsi alimenté pourrait être sain, si vous et vos amis n’aviez pas dès le départ, comme le montrent les mels de Jones et Al., choisi la voie du dénigrement, et de l’ostracisation des "dissidents" (terme figurant dans un des mels, 1106338806)
Deuxième ligne de défense : "c’est un pétard mouillé"

Il faut MINIMISER l’affaire. A tout prix. Par exemple, Le Point parle d’une "affaire embarrassante de portée limitée".

La presse classique est donc vent debout pour affirmer que ces mels ne sont que des "pétards mouillés", pour reprendre l’expression de la RTBF, qui me cite en lien d’ailleurs. Le hack (si c’en est un : Des hypothèses alternatives existent, qui impliquent soit des négligences de sécurité, soit une vengeance d’un "insider" en désaccord avec Jones and co...), qui "tombe au bon moment", est évidemment uniquement publié "pour discréditer les scientifiques".

Un peu comme si un hacker dévoilait la correspondance secrète de Bernard Maddoff, et que la presse rejetait son contenu d’un geste du revers de manche, en affirmant que ces mels n’ont été mis en circulation que pour "discréditer la finance"...

Non, messieurs, il ne s’agit pas de discréditer la science, mais au contraire de la réhabiliter ! La science, c’est le GIEC qui la discrédite depuis longtemps, car les mels ne révèlent pas un scandale totalement inconnu de ceux qui voulaient s’informer auparavant, mais ne font qu’apporter des preuves éclatantes de manipulations que de nombreux observateurs soupçonnaient déjà. Les gens qui reprennent ces mels le font simplement parce qu’ils sont choqués par ce qu’ils y trouvent. Et de nombreux scientifiques honnêtes en ont plus qu’assez de voir comment certains assassinent la science.

Prenons encore pour exemple un second article de M. Stéphane Foucart, pour le soi disant Journal de Référence, "Le Monde". Mais j’aurais également pu citer M. Lécluyse, de l’express, qui s’est surpassé ici.

Selon M. Foucart, la controverse ne porterait que sur un seul mel ou l’usage du mot "Trick" serait interprété de façon excessive par les sceptiques. Selon l’article de la RTBF que j’ai cité plus tôt, reprenant en cela l’expression mot pour mot du site real climate, il ne s’agirait que de mels cités en dehors de leur contexte, et donc déformés. Cet argument est repris en boucle par nombre d’organes de presse.

"Hors contexte" : examinons l’argument

On peut effectivement admettre, en se tirant bien les cheveux, que cet email de Phil Jones auquel M. Foucart fait allusion, qui mentionne l’usage de "tricks" pour "cacher le déclin", ne signifie pas "tricher pour cacher la baisse des températures" mais "utiliser une astuce pour séparer un bruit de fond d’un signal", comme Jones semble le suggérer. Juste une "façon de parler", quoi... Admettons, admettons, quoique ce ne soit guère plausible.

Mais MM. Foucart ou Lécluyse pourront-ils trouver des explications similaires à tous les mels suivants, qui se comprennent très bien sans le moindre besoin de remise en contexte ? Petit extrait :

 

Les huit mels ci dessus ne sont qu’un tout petit échantillon. Le site Skyfal en propose quant à lui 62 avec les liens (et ils n’ont pas tout trouvé), traitant aussi bien de méthodes de manipulation de médias, de cabale contre des "opposants", de manipulation de données, de manipulation des process de relecture, et surtout, 17 mels montrant que la fine équipe était parfaitement au courant que ses résultats étaient sujets à caution, et que son problème était d’arriver à maquiller ces divergences scientifiques (rubrique "consensus de façade").

Un peu de contextualisation :

Si les journalistes français veulent du contexte, il faut leur en donner. 

Dans plusieurs cas, le CRU a refusé de communiquer ses données ou ses modèles à certains demandeurs. Citons S.McIntyre et R.McKitrick, qui ont réfuté le modèle mathématique de la crosse de Hockey, Vincent Courtillot, qui en parle dans ses conférences, et Warwick Hughes, un chercheur australien.

Voici une sélection de mels où les protagonistes évoquent leurs tactiques pour se soustraire à toute tentative de divulgation, y compris en se jouant des lois de Freedom of Information Act (source Skyfal)

  • Phil Jones encourage ses collègues à supprimer les informations sujettes au FOIA (freedom of information act). (1212063122)
  • Tom Wigley explique comment faire face au FOIA (freedom of information act) au Royaume-Uni. Jones dit d’utiliser l’argument de l’IPR (droits de propriétés intellectuelles) pour ne pas divulguer les codes. Dit que les données sont protégées par des accords internationaux et que le CRU « se cachera derrière eux ». (1106338806) -

    Cette affaire, je l’avais déjà évoquée ici.
  • Jones avoue à Mann, Bradley… qu’il a trouvé un moyen de ne pas avoir à publier les commentaires des relectures du chapitre 6 de l’AR4 (rapport du GIEC 2007) [suite à une demande FoIA par David Holland]. (1210367056)
  • Jones affirme que les organisations climatiques au Royaume-Uni se sont entendues pour déjouer le FoIA [qui les obligent à rendre les données publiques]. Sur les conseils du commissaire à l’information [!] (1219239172)
  • Jones dit à Mann qu’il lui envoie les données des stations. Dit que si McIntyre les demande sous FoIA, il les supprimera plutôt que de les remettre. Dit qu’il va se cacher derrière les lois de protection des données. Dit que Rutherford a gaspillé énormément de temps en créant un répertoire FTP pour Osborn. Dit que Wigley s’inquiète d’avoir à rendre public le code de ses modèles. Discutent également de la version préliminaire de l’AR4 (rapport GIEC 2007). Mann dit que le chapitre paléoclimatiques sera controversé mais que les auteurs de ce chapitre ont les personnalités adéquates pour faire face aux sceptiques. (1107454306)
  • Santer se plaint au sujet des demandes de FoIA par McIntyre. Il dit qu’il attend le soutien de la direction du Lawrence Livermore Lab. Jones dit qu’une fois la direction du CRU mise au courant du genre de personnes [sceptiques] auxquelles les scientifiques avaient affaire, elle est devenue d’un grand soutien. Dit que le VC [vice-chancelier] sait ce qui se passe (dans un cas). (1228330629)
  • Phil Jones écrit à Steve [Schneider], rédacteur en chef de Climatic Change [ainsi que d’autres du comité de rédaction de la revue ?], lui disant qu’il ne devrait pas accéder à la demande McIntyre d’obtenir le code informatique des articles de Mann. Plus tard, dans un courriel à Mann ("Rien que pour vos yeux , à supprimer après lecture") Jones dit qu’il a dit à Schneider séparément [vraisemblablement sans dire au reste du conseil] qu’il devrait demander l’avis d’autres et aussi consulter l’éditeur et consulter un avocat. (1074277559)

Allez, encore un peu de mise en contexte ? J’ai également évoqué (toujours dans le même article), et d’autres l’ont fait encore mieux que moi (voir par exemple Jean martin), l’affaire de la sélection totalement biaisée d’échantillons d’arbres (dite affaire "YAMAL") attribuée à Keith Briffa pour donner à la courbe de reconstitution des températures passées par dendrochronologie un aspect "réchauffement correct". Voici ce que les mels révèlent sur cette manoeuvre :
  • Mann dit à Jones que ce serait bien de "contenir" le prétendu optimum médiéval. (1054736277)
  • Tom Wigley dit que Keith Briffa s’est attiré des ennuis avec la chronologie de Yamal (mais dit aussi que cette chronologie ne change pas grande chose). Il se demande comment Briffa expliquerait le test de sensibilité de McIntyre sur Yamal et comment il justifierait le choix d’une chronologie mal répliquée au lieu d’une meilleure. Se demande s’il le pourrait. Dit que la dissimulation de données en question est une patate chaude, que c’est un procédé que de nombreux "bons" scientifiques condamnent. (1254756944)
  • Avant l’AR3 (rapport GIEC 2001), Briffa dénonce les pressions pour produire une image simpliste de « prétendu réchauffement sans précédent depuis mille ans donné par les données indirectes [proxies]". Briffa dit que la période moderne n’est pas différente d’il y a mille ans. (0938018124)
  • Funkhouser dit qu’il a usé de tous les tours dans son sac pour tenter d’extraire une courbe en crosse de hockey de la série [de proxies de température] de Kyrgistan et qu’il n’y arrive pas. Ne pense pas qu’il soit productif de jongler davantage avec les statistiques de la chronologie [scrupule que n’a pas Mann et ses multiples courbes en crosse de hockey]. (0843161829)

J’arrête là la litanie. Ceux qui s’obstinent à ne voir dans la révélation de ces manoeuvres un simple fait divers sans importance sont en plein déni de réalité. Quant aux raisons de ce déni, cela les regarde. Reste à savoir si d’autres voudront regarder !

Même mouillé, le pétard fait du bruit

Cependant, la presse Française devrait tout de même se méfier de son conformisme moutonnier.

Tout d’abord, elle a des concurrents. Agoravox a repris mon article, ou celui-ci d’une autre auteur dont j’ai hélas perdu le nom, qui aborde la même question sous un angle différent. Rue89, malgré ses liens historiques avec Libération, se montre au moins neutre et factuel, et ne cache pas que l’affaire pose des questions.

Les réactions des lecteurs dans les commentaires du Monde, de l’express, de Libération (cf. blog du complice idéologique de St. Foucart, S. Huet), ou sur la reprise de mon post sur Agoravox (83% de votes positifs pour l’article, soit dit en passant), montrent que l’opinion est partagée, et que les "citoyens sceptiques" représentent au moins la moitié de l’audience. Ils commencent à en avoir assez d’être pris par des petits débiles par des Foucart, Huet ou Lecluyse. Souvent mieux informés que ces "journalistes" ouvertement biaisés, nombre de commentateurs, lorsqu’ils ne sont pas purement et simplement censurés, submergent les impétrants de faits et liens montrant leurs contradictions, parfois en termes véhéments.

Certes, il y a aussi des "réchauffistes", parfois polis, parfois violents (je me fais traiter de "crapule libérale" par un habitué du freedom-bashing sur AV, certains affirment que je cherche de l’argent pour "mes think tanks" (sic), d’autres que je suis la tête de pont des "neo cons" en France... )

Le presse quotidienne française se demande pourquoi elle n’arrive pas à survivre sans aide de l’état, peut-être devrait elle se demander si l’attitude bornée et butée de certains de ses journalistes sur des sujets sensibles ne contribue pas à ruiner sa crédibilité.

Dans le monde anglo-saxon

Les réactions de presse dans le monde anglo-saxon sont bien plus diverses. Si certains médias collent à la ligne "défensive", d’autres sont bien plus incisifs.

Le Daily Telegraph se fait l’écho de la demande de l’ancien ministre des finances de Mme Thatcher et M. Major, Nigel Lawson, qui demande une enquête sur les agissements du CRU, estimant que la crédibilité de cet organisme était menacée, et avec elle celle d’une bonne partie de la science britannique.

Vous me direz que Lawson s’est fait remarquer en expliquant que quand bien même le CO2 serait un danger, ce dont il doute, le meilleur moyen de s’en prémunir était de laisser le marché trouver les solutions aux problèmes posés, ce qui en fait de facto un ennemi personnel de tout politicien ou militant écologiste qui se respecte.

Mais que dire des réactions de George Monbiot ? Monbiot n’est pas n’importe qui : c’est le gardien du temple écologiste du Guardian, organe de presse de gauche, en moins obtus que Libération, cependant. Monbiot, activiste écologiste, qui avait envers et contre tout soutenu toutes les thèses catastrophistes et les travaux du CRU, estime que l’affaire est grave et, dans les commentaires de cet article du Guardian, que Phil Jones devrait démissionner :
 
I am now convinced that they [les messages, NdVB.] are genuine, and I’m dismayed and deeply shaken by them.

(...)

Yes, some of the comments have been taken out of context. But there are some messages that require no spin to make them look bad. There appears to be evidence here of attempts to prevent scientific data from being released(2,3), and even to destroy material that was subject to a freedom of information request(4).

Worse still, some of the emails suggest efforts to prevent the publication of work by climate sceptics(5,6), or to keep it out of a report by the Intergovernmental Panel on Climate Change(7). I believe that the head of the unit, Phil Jones, should now resign. Some of the data discussed in the emails should be re-analysed.

Et dans les commentaires, Monbiot livre un surprenant début d’autocritique :
I apologise. I was too trusting of some of those who provided the evidence I championed. I would have been a better journalist if I had investigated their claims more closely.
Certes, Monbiot estime que cette affaire ne remet en cause que "quelques scientifiques" et que l’essentiel de la science derrière les travaux du GIEC est toujours valide, et il tourne en dérision ceux qui y voient une "conspiration" à la fin de son article. Il n’a pas encore voulu admettre que les "3 ou 4" (en fait, une bonne dizaine) scientifiques décrédibilisés n’étaient pas les moins importants de la chaine de production du "savoir" au sein du GIEC. Mais voir une personne d’un tel niveau d’implication dans l’activisme anti-carbonique reconnaître qu’il s’est fait vendre de la mauvaise science, montre que visiblement, le cas des protagonistes du Climate Gate est indéfendable.
De son côté, le Wall Street Journal enfonce le clou :
 
However, we do now have hundreds of emails that give every appearance of testifying to concerted and coordinated efforts by leading climatologists to fit the data to their conclusions while attempting to silence and discredit their critics. In the department of inconvenient truths, this one surely deserves a closer look by the media, the U.S. Congress and other investigative bodies.
 
Du côté des télévisions, par contre, le reporting reste timide même de l’autre côté de l’Atlantique, à part le brillant polémiste Glenn Beck. Mais nul doute que si des politiques de haut niveau arrivent à porter des actions sinon judiciaires, du moins parlementaires, sur ces faits, alors le traitement médiatique du climate gate changerait du tout au tout.

Or, le sénateur Inhofe, figure de proue du scepticisme politique aux USA, va demander une enquête du congrès sur la partie américaine du scandale, à tout le moins. De même, le Competitive Enterprise Institute va porter plainte contre la NASA, et plus particulièrement le Goddard Institute for Space Studies, dirigé par James Hansen, que l’on ne présente plus aux lecteur d’Objectif Liberté, pour refus de se soumettre au Freedom Of Information Act américain depuis 3 ans. Nul doute que les juges étudieront la plainte avec un oeil nouveau après un tel scandale !

Le pétard mouillé pourrait bien devenir fumant !

Conclusion

Les chercheurs incriminés par les mels du CRU sont libre de choisir la ligne de défense qu’ils souhaitent et je ne leur contesterai pas ce droit fondamental.

Par contre, il est tout à fait regrettable que les médias, et notamment les médias hexagonaux, adoptent sur ces questions, de façon quasi pavlovienne, la thèse des chercheurs du GIEC. Ils adoptent de ce fait une posture purement idéologique et oublient toutes les bases du journalisme sérieux : vérification de l’authenticité (faite par le New York Times et ses pairs anglo-américains), analyse, recoupements, et conclusions. Nos journalistes environnementaux écrivent d’abord la conclusion, puis l’habillent d’analyses à l’emporte pièce, en tenant pour acquis un seul point de vue et en dénigrant par avance toute opposition.

Mais l’imperméabilité croissante du public à ces thèses alarmistes, révélée par les forums de lecteurs des grands journaux, montre que le pouvoir d’information s’est déplacé en partie (en partie seulement, tout de même) de la presse classique à la presse indépendante. Les blogs qui ont su établir une vraie crédibilité (n’en déplaise aux néo-fascistes rouges-bruns-verts qui m’abreuvent d’injures à longueur de forum, je pense qu’objectif liberté en fait partie) sont aujourd’hui une source de réinformation jugée valide par le public.

Tôt ou tard, les escroqueries perpétrées par la tête du GIEC, sous l’égide de l’ONU, autour du réchauffement climatique, et toutes les décisions gouvernementales autour de cette science biaisée, deviendront un scandale public. Toute la question est de savoir combien de temps cela prendra encore.


Quelques liens récents sur ces affaires

L’analyse d’Emmanuel Martin : Du Foot au climate Gate, seul le résultat compte

Celle de Cécile Philippe : Aurons nous droit à un vrai débat sur le climat ?

Et le très attendu : Compte rendu de l’affaire par Jean MARTIN

------------------
 
Source image : Despair.com

Moyenne des avis sur cet article :  3.87/5   (53 votes)




Réagissez à l'article

113 réactions à cet article    


  • aetius320 27 novembre 2009 10:37

    Bonjour,

    Je me permets de vous poser une question qui n’a pas de rapport avec l’article au sujet du « vrai libéralisme ». Une question que je me pose depuis plusieurs années et dont la réponse pourrait me faire avoir une autre vision de cette philosophie que je rejette pour le moment. Si vous ne voulez pas répondre pouvez-vous au moins m’indiquer un indice bibliographique.

    La question est la suivante :

    En régime libéral pur, et toutes choses étant égales par ailleurs, est-ce que la formation de multinationales et de grands conglomérats privés est possible ? Je vous demande cela car j’ai remarquer de nombreuses fois que sans les aides financières et géopolitiques, les commandes de l’Etat ainsi que l’imbrication au sommet des dirigeants publics et privés même et surtout peut-être dans les pays anglo-saxons, c’est la totalité des plus grandes sociétés mondiales actuelles qui n’auraient jamais pu atteindre la taille et le pouvoir qu’elles ont aujourd’hui.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 novembre 2009 13:28

      Bonjour,

      Je retiens de votre billet cette idée d’une presse consensuelle sur des sujets comme le climat ou la grippe
      La presse française s’est moquée du traitement des Américains lors des rapports sur les ADM de l’Irak mais maintenant, elle fait pareil

      Je me permets de signaler mon livre H1N1 la pandémie de la peur qui pour l’instant, suscite le silence médiatique, hormis les radios suisses et France culture qui en a parlé et demain, Rue89.


    • Vincent Benard Vincent Benard 27 novembre 2009 21:36

      @ Aetius 320 :
      "En régime libéral pur, et toutes choses étant égales par ailleurs, est-ce que la formation de multinationales et de grands conglomérats privés est possible ? Je vous demande cela car j’ai remarquer de nombreuses fois que sans les aides financières et géopolitiques, les commandes de l’Etat ainsi que l’imbrication au sommet des dirigeants publics et privés même et surtout peut-être dans les pays anglo-saxons, c’est la totalité des plus grandes sociétés mondiales actuelles qui n’auraient jamais pu atteindre la taille et le pouvoir qu’elles ont aujourd’hui.« 

      très bonne question.

      Tout d’abord, il n’y a sans doute pas une définition du »régime libéral pur« . Personnellement, je ne suis pas »anarcho-capitaliste« , mais »libéral classique« , c’est à dire que j’estime que l’état doit faire son boulot de garantie des droits fondamentaux définis par la DDH1789 : vie, liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression. Ajoutons que l’existence d’un »régime libéral pur« me parait aussi inimaginable que celle d’un »régime socialiste pur« , parce que je n’imagine pas la perfection possible en matière de choix politique. Les »idéologues« comme moi (au sens noble du mot) poussent parfois la logique de leur raisonnement très loin, parce qui le fera sinon ? mais politiquement parlant, des compromis sont absolument inévitables.

      Une fois ce préalable posé, un régime libéral n’empêche pas a priori que se forme une multinationale voire même un monopole, pour peu que ce monopole ait été acquis sans coercition ni tromperie, mais par contre, il rend probable le fait que ce monopole ne peut être longtemps viable en tant que monopole : dans une société libérale, absolument rien n’empêche que des nouveaux entrants viennent challenger le leader, soit frontalement, soit »latéralement« .

      Le probléme du »néo-capitalisme« , que j’ai appelé par ailleurs du néologisme douteux de »collusionisme« , est que les grands groupes tendent à exercer un lobbying actif pour se faire tailler des législations sur mesure protégeant leurs positions pour en faire des rentes de situation, ce qui est absolument condamnable tant du point de vue de la morale que de l’efficacité économique.

      ce collusionnisme ne peut à mon avis ne pas être qualifié de libéralisme.

      Mais j’entendais ce matin JF Kahn, très peu suspect de sympathies libérales, affirmer ce matin que »le néo libéralisme avait perverti le libéralisme des lumières, qui était respectable« . Si il met derrière néo-libéralisme ce que je mets derrière »collusionnisme« , et derrière »libéralisme des lumières« ce que je mets derrière libéralisme, alors nos divergences sont peut être plus minces qu’on ne le croit, et nous avons peut être surtout un problème de vocabulaire. Bon, ceci dit, ça fait longtemps que je n’ai pas lu du JFK, je me base juste sur une interview de 5minutes à la radio...

      J’ai commencé à m’intéresser à ce phénomène ( »collusionisme« ) dès 2005, mais, et c’est mon grand tort et celui de très nombreux libéraux comme moi, nous avons trop négligé de l’étudier en détail et de le dénoncer, en ne tapant trop exclusivement que sur l’état complice de ces collusions.

      Pour qu’il y ait collusion, il faut deux parties, et nous avons trop mis l’accent sur le problème que nous posait la première de ces parties (l’état) et pas assez sur les tendances naturelles des grands groupes de pression organisés (enfin si, les syndicats... mais pas assez les pontes du MEDEF qui se servent de l’état et n’ont rien de libéral) à tirer partie de l’état.

      Je ne dis pas qu’aucun libéral ne l’a fait, mais nous n’avons pas été assez bons en comm’ la dessus, ce qui aujourd’hui, je n’en disconviens pas, nous pose un certain problème d’image. Mais non, les libéraux ne sont pas une sorte de résurgence des saint-simonniens qui pensaient que l’entrepreneur devait diriger tous les aspects de la société.

      Pour paraphraser Milton Friedman (je sais, le diable en personne... - dont je ne me souviens plus de la citation exacte), »les politiques que nous pronons n’ont pas pour but de favoriser le gros entrepreneur établi mais au contraire de permettre que sa réussite soit constamment remise en danger par de nouveaux arrivants qui amènent une nouvellle valeur à l’offre sur le marché. Nous ne sommes pas au service des entreprises d’aujourd’hui mais à celui des entreprises de demain« .

      Si vous êtes à l’aise en anglais, un excellent livre sur le sujet, accessible, est signé Luigi Zingales, de l’université de Chicago (re horreur) au titre évocateur : »save the capitalism from capitalists".


    • Eloi Eloi 27 novembre 2009 22:06

      @ l’auteur

      dans une société libérale, absolument rien n’empêche que des nouveaux entrants viennent challenger le leader, soit frontalement, soit « latéralement ».

      Les coûts d’entrée sur le marché, le coût de la mobilité des capitaux, l’impossibilité (ou tout du moins le manque) de prévisions fiables à long terme qui augmente le coût du risque à des niveaux inatteignables« .

      Cela dit, merci pour votre suivi de »l’affaire"


    • aetius320 27 novembre 2009 22:23

      @l’auteur

      Merci de cette réponse exhaustive. J’ai bien pris note de votre référence bibliographique.


    • Le péripate Le péripate 28 novembre 2009 09:53

      Finalement, le coeur de cet argumentation, c’est « comme chacun sait ». Vous auriez pu ajouter, « c’est évident », « ça coule de source », « croyez-moi sur parole », etc...

      Pas terrible et guère convaincant, comme chacun sait...


    • Le péripate Le péripate 28 novembre 2009 12:27

      C’est à dire que c’est un petit peu hors-sujet. smiley


    • LE CHAT LE CHAT 27 novembre 2009 10:49

      « Les négateurs du réchauffement ignorent les faits établis »

      on peut se poser des questions sur le réchauffement , ici à Fos entre 40 et 50 cm de neige en janvier dernier , du jamais vu depuis 25 ans . ce sont aussi des faits !
      Des collègues chinois viennent de nous envoyer des photos de chez eux , fin novembre , les plus grosses chutes de neige depuis une centaine d’année !

      il vaut mieux parler de changements climatiques que de réchauffement climatique .


      • JoëlP JoëlP 27 novembre 2009 16:13

        En chine, vous êtes sûr que ce n’est pas de la neige artificielle ?

        Par ailleurs, le journal suisse Le Temps a fait sa une à propos de ce emails piratés. Lire aussi la chronique La science a perdu sa virginité 


      • Francky la Hache Francky la Hache 28 novembre 2009 10:49

        Dans tous les cas, on ne fait pas d’exemples des généralités.
        Alors c’est vrai pour Fos, la Chine, le nord du Royaume Uni ...

        L’étude du CHANGEMENT climatique se fait sur l’ensemble, pas sur des exemples,
        il y aura toujours des phénomènes extrêmes des deux côtés.


      • JL JL 27 novembre 2009 10:55

        Plutôt que de changement, je pense que dérêglement climatique est l’expression qui convient.

        Réchauffement a forcément un sens très lourd : pour les industriels, peu importe que ce soit réchauffement ou refroidissement, ce qui compte pour les profits c’est une pensée unique solidement établie à partir de laquelle ils pourront investir en vue de capter des financements et des marchés publics.

        Lutter contre un refroidissement, ils ne sauraient pas faire. En ravanche, ils ont déjà plein de projets aussi fous les uns que les autres pour « équiper » la planète !

        Parler de réchauffement climatique est une aberration ! Une de plus !


        • Eloi Eloi 27 novembre 2009 21:23

          @ JL

          votre expression « dérèglement climatique » a un sens encore plus fort que « réchauffement climatique » O_O

          Il a eu effectivement un réchauffement moyen constant depuis le début du siècle (avec des variations d’après seconde guerre mondiale) ; ce réchauffement s’est « essouflé » depuis le début du 21ème siècle : c’est ce qui dérange la transmission de données par le GIEC et affiliés. Tout le débat est de son origine : CO2 antrhopique ? phénomène naturel ?

          Nier le réchauffement, c’est quand même encore pire qu’émettre des doutes sur l’origine humaine de ce réchauffement, non ?

          Par ailleurs dérèglement supposera une déviation depuis la règle... prouver votre « dérèglement » risque d’être ardu : une double démonstation : celle de votre règle et ensuite celle de l’altération de cette règle.


        • Francky la Hache Francky la Hache 28 novembre 2009 10:56

          @ JL : « dérèglement climatique » est une expression aberrante aussi, elle signifie que vous en connaissez les RÈGLES et qu’elles sont violées. Or, c’est peut-être faux, une grande partie du CHANGEMENT climatique étant tout naturellement du à l’activité solaire.
          NB : l’activité humaine étant, nous sommes d’accord, ultra-polluante, et dérèglemente de nombreux biotopes jusqu’à leur mort.


        • JL JL 28 novembre 2009 11:13

          @ Francky, une chose me paraît indéniable, c’est la fonte de la banquise et des glaciers. Mias je n’en concluerai jamais à un réchauffement, puisque sous nos latitudes et en France, on risque plutôt un refroidissement, notamment suite à la disparition du Gulf stream ou son détournement : sans lui, on risque d’assister à un bouleversement très grave de notre climat.

          Je me demande si nous n’assistons pas à une guerre secrète climatologique : de gros et divers intérêts financiers voient dans la fonte de la banquise une opportunité gigantesque.


        • stephane 27 novembre 2009 11:28

          Sous prétexte de réchauffement climatique, les pays occidentaux vont imposer de nouveaux standards et de nouvelles normes anti-pollution que eux seuls pourront s’appliquer, ainsi ils pourront ensuite surtaxer les produits chinois ou autres et compenser ainsi pour un temps leur déclin économique.

          Les USA ont déjà fait le coup en 1973 : nouvelles normes sur la pollution et l’éclairage des véhicules au moment du choc pétrolier. Le reste de la production mondiale étant bien moins gourmand en carburant, ce fut le moyen utilisé pour freiner les importations pendant un temps.

          Aujourd’hui, c’est le pic pétrolier qui menace le plus l’économie US dont le modèle est vraiment trop dépendant des énergies fossiles : tous les moyens seront bons pour inciter les autres à moins consommer, et la formidable concentration en hommes et matériels militaires US dans la région du Golfe n’est pas de bon augure....






          • morice morice 27 novembre 2009 11:56

            Ecoutez Benard, vous n’allez pas y revenir ! vous faites partie d’un lobby industriel et venez faire ici œuvre de PROPAGANDE uniquement !


            « Par contre, il est tout à fait regrettable que les médias, et notamment les médias hexagonaux, adoptent sur ces questions, de façon quasi pavlovienne, la thèse des chercheurs du GIEC. »

            Non, car ils ne succombent pas à VOS pressions manifestes. Traiter de « Pavlov » est REVELATEUR DE VOS METHODES : vous n’avez pas d’argument contre cette attitude censée, celle du principe de précaution, et vous INSULTEZ. La preuve que vous avez perdu là.

            Vos propos sont BIEN ceux des neocons : « Tôt ou tard, les escroqueries perpétrées par la tête du GIEC, sous l’égide de l’ONU » : ce sont bien les mêmes qui s’en prennent depuis toujours à cet organisme qu’ils détestent ! Je vais vous dire, Bénard : heureusement qu’elle existe l’ONU, car on y fait de TRES BEAUX DISCOURS aussi : celui de Villepin, par exemple, qui VOUS A TANT DEPLU  : celui où il fustigeait VOTRE intervention de neocon, celui où il affirmait à juste raison savoir qu"il n’y avait pas de WMD chez Saddam. Vous n’en n’avez eu cure, et êtes quand même intervenu, avec le DESASTRE qui a suivi.

            Allez donc chanter ailleurs les louanges de vos amis :  VOUS DETESTEZ Obama, car l va se pointer à Copenhague pour faire ce que VOUS N’AVEZ JAMAIS VOULU FAIRE du temps de votre maître.

            Bénard, en bon neocon téléguidé vous cherchez à tromper les gens. Mais ça ne marchera pas.

            • Francky la Hache Francky la Hache 28 novembre 2009 11:41

              Morice, je ne crois pas être néo-con, c’est une évidence, vous en conviendrez.
              Et pourtant, je trouve les remarques de Bernard parfaitement fondées.

              Allez-vous un jour changer d’avis (comme pour le 11/9) ? Je l’espère pour vous, et on ne vous traitera pas de néo-con.

              Faites une critique constructive, vous savez faire.


            • domip 27 novembre 2009 12:05

              J’ai un petit scoop : regardez Zemmour samedi soir.


              • morice morice 27 novembre 2009 12:08

                pourquoi ? le spécialiste de l’enfumage de show va nous parler réchauffement ?


              • morice morice 27 novembre 2009 12:06

                « Mais que dire des réactions de George Monbiot ? Monbiot n’est pas n’importe qui : c’est le gardien du temple écologiste du Guardian, organe de presse de gauche, en moins obtus que Libération »


                que peut-on en conclure, sinon que vous êtes bien de la droite la plus obtue ? Vous, votre média préféré, on le connait : c’est Fox News, ou MSNBC version ANN COULTER ! a qui on balancerait aisément une godasse !


                • dohc 27 novembre 2009 13:28

                  qualifier Blenn Beck de brillant polemiste dit tout...
                  il est ce qu’il y a de pire dans la pire des chaines US, tellement odieux qu’il est boycotte par certains sponsors, pourtant peu regardant en ce qui concerne FoxNews...
                  peut-etre l’auteur considere que ses lecteurs ignorent qui est ce precheur (ultra) neo-con...


                • Petitpois Petitpois 27 novembre 2009 12:10

                  Merci monsieur Benard, 


                  Quelque part, pour tous ceux qui savaient depuis des années ou des mois que c’était un énorme pipeau, et qui voyaient certaines politiques se mettre en place, c’est pour nous une libération. Reste à voir ce que ces révélations explosives donneront comme résultats...

                  Mais maintenant, la lutte pour la vérité n’est pas finie, il reste le 11 Septembre, et bien d’autres sujets.

                  Mais ça viendra, l’internet est la plus belle invention depuis l’imprimerie !

                  • Le péripate Le péripate 27 novembre 2009 12:14

                    La chanson « Hide the decline » vient de sortir. A reprendre en coeur

                    Hide the decline.... smiley


                    • morice morice 27 novembre 2009 14:07

                      grand admirateur des neocons, celui-là...


                    • Le péripate Le péripate 27 novembre 2009 14:46

                      Tiens un archéo con !

                      Pas d’article sur la CIA aujourd’hui ?


                    • DG. DG. 27 novembre 2009 12:26

                      il faudrait se poser la question de l’utilité de la prédiction climatique a 1 siècle avant tout..
                      Moi sa me fait penser a ces sorciers des civilisation précolonbienne qui demandais un sacrifice pour calmer les forces de la nature.


                      • jcm jcm 27 novembre 2009 12:49

                        @ V Benard :

                        « Redevenons sérieux... » : vous avez un sacré humour car vous n’êtes pas vraiment sur la route de ce retour !!!

                        Peut-être puis-je vous aider à le retrouver ?

                        Demandez-vous simplement POURQUOI Obama, le gouvernement chinois, Lula etc... qui sont des gens parmi les mieux informés de la terre (ils reçoivent des « notes » de tous ordres chaque jour sur quantité de sujets) s’investissent en vue de Copenhague comme d’autres le font et annoncent une réduction de leurs émissions de CO2 ?

                        Ne croyez pas un seul instant qu’ils ignorent cette question de « mails piratés » qui vous fait à ce point chaud au cœur : assurément ils en sont informés, peut-être beaucoup plus largement que vous ne pouvez l’être.

                        La réponse à ce POURQUOI est simplement que grâce aux informations dont ils disposent ils savent faire une « part des choses » qui vous échappe totalement.

                        En d’autres termes ils savent parfaitement que rien n’est parfait dans ce monde et que par conséquent il a pu se produire dans la sphère du GIEC des anomalies plus ou moins importantes mais d’une importance qui ne remet pas en question les conclusions globales.

                        Votre fond de commerce étant d’alimenter une « théorie du complot » vis à vis d’un phénomène qui, visiblement, vous dérange, vous ne reconnaîtrez évidemment pas ce qui constitue le travers sur lequel vous basez vos « papiers ».

                        Et ne répondez pas que si ces gouvernements s’investissent de cette façon c’est pour satisfaire leurs lobbies industriels : ils risquent d’en avoir bien plus contre eux que pour les soutenir dans la direction qu’ils prennent.

                        Par ailleurs vous savez probablement que, réchauffement ou non, il est important que nous réduisions nos émissions de gaz à effet de serre parce-que le CO2 se dissout dans les eaux de mer, surtout lorsqu’elles sont froides, et l’acidifie au point que de nombreux organismes, à la base de la chaîne alimentaire, risquent d’en être gravement affectés, avec des conséquences non négligeables pour « la biodiversité » et pour nous humains.

                        Il y a du nouveau dans ce domaine : la teneur en aragonite des eaux océaniques a très fortement baissé dans certaines zones, ajoutant au péril de l’acidification.

                        En savoir plus en lisant : « Arctic Ocean undersaturated for calcium carbonate ».

                        Je ne regrette pas d’avoir écrit « Les « anti réchauffistes » en naufrageurs de l’humanité » : cela reste largement d’actualité !!!

                        Tâchez d’ouvrir vos DEUX yeux à la fois parfois...


                        • Francky la Hache Francky la Hache 28 novembre 2009 11:48

                          « anti-réchauffistes » expression ridicule, personne nie le RC du XX, seules ses causes sont discutées, et la fin de ce RC de ces dernières années.
                          Cependant, ce discours s’accompagne aussi de messages écologiques partagés avec vous, comme l’acidification des océans par le CO2 ou la destruction horrible de tant de biotopes.

                          Ainsi, je confirme : la science mérite de rechercher le rôle réel du CO2 anthropique sur le climat,
                          mais aussi sur d’autres aspects des conséquences des pollutions humaines.
                          Vastes sujets où, je crois, les industriels sont les premiers à être blâmés.

                          Votre commentaire est donc de la désinformation, comme d’hab.


                        • Thiland Thiland 27 novembre 2009 12:58

                          bel exemple de scientisme de propagande. Le scientisme permettra toujours a des von hayek en costard de croquemords de retourner le discours indépendant en discour terroriste et le discour dominant en discour critique ? Cet article est treès flippant tant la stratégie propagandiste est évidente. Le scientisme est la base du capitalisme , il nous rend bète et aveugle.
                          C’est tout benard, va te recoucher. Le scientisme c’est le contraire de l’intelligence.
                          Un super salaire, une grosse voiture, une grosse maison, un iphone, un gps ne sauveront jamais vos consciences même si vous voulez le croire. Quel fantastique exemple de betise techno-scientiste.
                          Bravo benard pour ton zèle destructeur.
                          Une communauté est totalitaire, la société capitaliste elle, est concentrationnaire.
                          Toute cette glèbe...


                          • Pyrathome pyralene 27 novembre 2009 13:00

                            Il aurait une théorie du complot pour le climat , et pas ,en ce qui concerne le 11 septembre ?
                             Ce sont bien les néo-conservateurs qui ont lancé cette cabale ? on comprend bien pourquoi , et comme ce sont des menteurs parentés , on voit bien là l’arnaque......
                             Le pétrole ,c’est bientôt fini.....comme l’uranium , d’ailleurs ! les prix s’envolent , les guerres de l’énergie , ÇA SUFFIT !
                             Le capitalisme est déja une abbération sans lendemain , mais le néo-conservatisme est une tumeur maligne.....

                             cessez de mentir !! yen a marre !


                            • Pyrathome pyralene 27 novembre 2009 14:43

                              Mentir sur le climat ,c’est aussi mentir sur le 11 septembre et bien d’autres choses......plus personne ne croit les menteurs !
                               Néo-con = menteur patenté....c’est leur crédo ! leur fond de commerce....


                            • wesson wesson 27 novembre 2009 13:03

                              Bonjour l’auteur,

                              Dans votre titre il y a une partie que vous auriez pu omettre :

                              « 

                              le pitoyable traitement de l’information par les ’’grands médias’’ français
                               »
                              c’est suffisant comme titre

                              Pour le reste de votre texte, c’est du Reagan dans le texte. Bref, rien que du très classique !


                              • clostra 27 novembre 2009 13:18

                                Ce qui fait la force et le dynamisme d’un pays c’est la disponibilité de l’énergie.

                                Peu importe les élucubrations scientifiques (euh...les « hypothèses de travail » et les scénarii afférents), le CO2 ou le trou dans la couche d’ozone (? ?? on est trop forts quand même !) car les scientifiques se remuent les méninges, les philosophes (qu’ils sont également parfois) tentent de donner du sens, de l’histoire à raconter l’humanité, des mots sur des maux.

                                L’énergie est-elle disponible ?
                                Quand je pense que ma grand-mère payait pour faire tourner son moulin à eau dont l’électricité produite allumait des ampoules dont la luminosité indiquait à quelle partie du cycle se trouvait la roue ! Car il était interdit de produire son électricité !

                                L’énergie est-elle disponible ?
                                Quelle est la problématique géologicopolitique ?
                                Quelle est purement le problème de produire de la chaleur fût-elle solaire qui accélère les processus d’échange au sein de la cellule etc etc etc
                                Analyse systémique.
                                La terre va finir par tourner moins vite si on utilise trop d’éoliennes...
                                Bon c’est bête de partir comme ça.
                                Qu’est-ce qu’on va encore inventer pour interdire les moulins à vent, à houle, à marée ?
                                En fait, c’est l’Afrique qui devrait se méfier !...


                                • Croa Croa 27 novembre 2009 18:14

                                  Il n’a jamais été interdit de produire son électricité !

                                  Il a longtemps été interdit d’en vendre, ce qui est différent.


                                • clostra 27 novembre 2009 19:32


                                  Bé si ! c’était interdit, du moins taxé, de produire son électricité jusqu’à il n’y a pas si longtemps !

                                  Voyez d’ailleurs, c’était interdit de rouler à l’huile végétale (mais cette fois peut-être pour d’autres bonnes raisons...)

                                  EDF avait le monopole !


                                • dohc 27 novembre 2009 13:44

                                  « je ne permets pas a n’importe qui.... »

                                  Puissiez-vous ne pas vous le permettre egalement...


                                • Le péripate Le péripate 27 novembre 2009 14:44

                                  Moi, je trouve ça très juste, et très drôle : voila, vous êtes un freedom-basher, ce qui est une référence sur Avox !!!
                                   smiley


                                • Augustule pipo 27 novembre 2009 23:23

                                  @ LEON

                                  « Quant au fait que vos scoops ne soient pas repris ailleurs que sur Agoravox »

                                  CNN à relaté l’info :
                                  http://www.dailymotion.com/video/xbam1f_climategate-sur-cnn_news


                                • Francky la Hache Francky la Hache 28 novembre 2009 12:17

                                  La présence (étonnante) même de Léon sur ce fil me conduit à penser le contraire même de ce qu’il annonce.
                                  La régularité des inepties de bas-du-front sont légendaires et n’ont d’égales que les fables d’écolodébil.
                                  Cet employé modèle besogneux défend des intérêts inavouables. Sa présence est pour moi un signe que le sujet est sensible, hélas, ce soldat a les bras cassé et est incapable de donner des arguments.
                                  Je ne suis pas étonné qu’il connaisse « pas mal de monde » incriminé dans ces mails, et encore moins étonné qu’il n’y ait pas de climatologues ; c’est vrai, il n’y en presque pas au GIEC, seulement des économistes dont les intentions sont obscures.
                                  Je souhaite plus de transparence dans leurs travaux.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès