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Comment les médias forment et déforment notre réalité

« À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations, on peut parfaitement la contrôler par l’opinion » - Harold Laswell, spécialiste des médias.

Chaque jour, nous nous formons des opinions, sur notre nouveau voisin, sur de nouveaux produits, sur les candidats aux élections, sur des découvertes scientifiques, les religions et croyances et sur ce qui se passe ici et ailleurs. Bref, on peut facilement dire que l’être humain en est un d’opinion.

Lorsque vient le temps de construire notre réalité, nous sommes tous submergés d’informations diverses. D’une part nos informations proviennent de notre expérimentation directe, donc de nos cinq sens, et d’autre part, de l’expérimentation indirecte, c’est-à-dire d’une source d’information tierce : nos proches, nos voisins, nos collègues, et dans la majorité des cas, des médias.

Notre cerveau collige toutes ces informations, lesquelles nous sont ensuite très utiles lorsque nous portons un regard sur le monde. Et hop ! Tout ceci est analysé et devient ce que nous pensons être notre réalité.

Et voici que se pointe à l’horizon une question de taille : sommes-nous sûrs de ce qu’est notre réalité, de ce qui est vrai et juste, ainsi que de ce qui ne l’est pas ?

De tous les sujets sur lesquels nous nous formons une opinion, quelle proportion provient de notre expérience directe par rapport à notre expérience indirecte, c’est-à-dire d’informations provenant de ce que disent les autres, et dans la majeure partie des cas, des médias ?

Nous avons tous une opinion sur la guerre en Irak, le réchauffement planétaire, les minorités religieuses, sur les dirigeants du pays, sur l’économie régionale, nationale et mondiale. Mais contrairement à l’opinion que nous nous sommes forgée à propos du restaurant du coin en expérimentant nous même sa cuisine, pour la majorité des cas, ce sont les sources d’informations intermédiaires qui forgent notre opinion.

Dans un monde aussi vaste, il est impératif de pouvoir se fier, en quelque sorte, sur ce que disent les autres, sur l’information qui est rapportée, donc, à cette source intermédiaire que sont les médias. En quelque sorte, à défaut de pouvoir expérimenter nous-même, nous transposons l’expérimentation des médias pour en faire la nôtre.

Et ce, pour le meilleur comme pour le pire, puisque nous avons rarement la chance de vérifier par nous même, sur le terrain, si ce qui a été rapporté est conforme à la réalité, s’il n’y a pas eu de déformation des faits, de manipulation d’information.

En résumé, notre perception de la réalité est beaucoup plus celle des autres, voir des médias, que la nôtre. Et c’est là que les dérives les plus graves peuvent survenir. Si les médias jouent un rôle des plus utiles dans notre société assoiffée d’information, n’oublions pas que sans les médias, il n’y aurait jamais eu l’Holocauste, il n’y aurait jamais eu de génocide au Rwanda, il n’y aurait jamais eu de guerre en Irak, lesquels ont nécessité une mobilisation incroyable de l’opinion publique.

Rappelons d’ailleurs que le rôle des médias a été largement reconnu par les tribunaux de Nuremberg et de La Haye. Les juges n’ont pas hésité à condamner plusieurs journalistes et directeurs de médias pour crime contre l’humanité, dans le cadre des génocides juifs et tutsis, alors qu’ils n’ont tué personne de leur propre main, mais tenus des propos qui ont généré des passions meurtrières.

Alors, si les médias sont capables de mobiliser l’opinion publique pour des opérations aussi incroyablement perfides, imaginez ce que le système médiatique est capable de faire pour les enjeux quotidiens ?

Les médias : des entreprises commerciales d’abord et avant tout
Mais avant d’aller plus loin, posons-nous cette question : que sont les médias au juste ? Nés avec la révolution industrielle du XIXe siècle et le développement de la démocratie (dont ils ont l’un des acteurs majeurs), les médias modernes sont des institutions, des entreprises qui se sont bâties une crédibilité en développant et en perfectionnant l’art de rapporter au plus grand nombre ce qui se fait, se vit, se raconte.

Mais à ce titre, les médias ne sont pas que des entreprises de diffusion d’informations, dont le souci idéologique serait uniquement d’informer son public. Ils existent avant tout pour être rentables, pour offrir un rendement à son ou ses propriétaires, lesquels engrangeront les profits.

Cela ne nous vient pas nécessairement à l’esprit, mais comme les médias nous offrent leur information de façon pratiquement gratuite, c’est nous qui sommes en réalité le « produit », lequel est vendu aux annonceurs en quête de visibilité, d’un auditoire, d’un lectorat.

Notons d’ailleurs à ce sujet, que 80% à 99% des revenus médiatiques proviennent de la publicité. Le reste provient, non seulement des abonnements, mais également de subventions régulières accordées par l’État.

Ce double objectif des médias, nous devons constamment le garder en mémoire lorsque nous ouvrons un journal, regardons la télévision, écoutons la radio, surfons sur Internet, car cette relation d’affaires constitue le premier de nombreux filtres par lesquels passent l’information avant d’être livrée au public.

Cinq grands filtres
À ce propos, les grands spécialistes des médias Edward Herman et Noam Chomsky ont mis à jour dans leur ouvrage Manufacturing consent cinq grands filtres qui régissent tant le choix des sujets abordés que l’ampleur et la qualité de leur couverture, avant même que leur traitement ne soit confié aux journalistes.

1. D’abord, l’information sélectionnée et diffusée le sera avant tout selon les orientations données par les propriétaires, lesquels sont généralement, rappelons-le, des gens très fortunés, avec un agenda corporatif et politique très développé. À ce sujet, n’oublions pas que la ligne éditoriale de tout grand quotidien se veut toujours le reflet de la pensée de ses propriétaires.

2. Vient ensuite la dépendance envers de grandes sources de revenus publicitaires, pour assurer leur survie, et envers de grandes sources d’informations, pour assurer leur contenu. Plus souvent qu’autrement, ces sources sont les mêmes. Si le gouvernement est le plus grand annonceur dans les médias (devant l’automobile, les grandes entreprises et le commerce au détail – et autrefois le tabac-) il est aussi leur principale source d’information.

3. Puis il y a les entreprises, dont les firmes de relations publiques, pas du tout objectives et chargées de fabriquer le consentement du peuple, lesquelles jouent ont un grand rôle dans la diffusion de l’information. (Les journalistes y puisent une bonne partie de leurs informations et il n’est pas rare de voir des communiqués de presse être publiés de façon quasi intégrale !). Et en bout de ligne, on compte les groupes de pression et les agences de presse.

« Tout cela créé finalement, par symbiose, si l’on peut dire, une sorte d’affinité tant bureaucratique, économique et qu’idéologique entre les médias et ceux qui les alimentent, affinité née de la coïncidence des intérêts des uns et des autres », signale Normand Baillargeon dans son livre Petit cours d’autodéfense intellectuelle.

4. À ces sources, il faut ajouter les critiques des têtes dirigeantes de ce monde (intellectuels, gens d’affaires, têtes d’affiches et autres) qui n’hésitent pas à vouloir mettre les médias à leur main en s’érigeant en sources fiables. Leurs propos sortent de l’ordre de l’opinion et sont présentés comme des faits.

5. Il faut ajouter aussi comme source l’hostilité des médias envers tout groupe, mouvement ou personnes souhaitant bousculer l’ordre établi, généralement les mouvements de gauche, lesquels s’attaquent au système politico-religio-militaro-économique en place. Les nouvelles provenant de ces groupes seront généralement diffusées en utilisant un angle des plus négatifs ou, tout simplement, seront reléguées aux oubliettes.

« Au fil des ans, de conclure Baillargeon, avec une constance aussi prévisible que remarquable, les grands médias corporatistes ont, sur mille et autres sujets cruciaux, tendu a exposer, défendre et propager le point de vue des élites, lesquels possèdent ces même médias, et des élites politiques, qui est bien souvent exactement le même. Tout cela ne peut que limiter sérieusement la portée du débat démocratique, voir de le dénaturer profondément. »

Chasse à l’audimat
À ces cinq grands filtres d’Herman et Chomsky, nous pouvons aussi ajouter la chasse à l’audimat et au tirage élevé. Plus ces derniers sont élevés, plus le média devient alléchant pour les annonceurs et plus le média sait garnir ses coffres. C’est ainsi que l’information diffusée en manchette ou en primeur n’est plus nécessairement triée selon son impact sur la société, mais aussi selon sa valeur marchande.

Quand un média québécois fait la manchette avec Céline Dion, par exemple, il augmente du coup ses ventes ou ses cotes d’écoute cette journée-là. Idem pour un grand rendez-vous sportif, un scandale sexuel ou une catastrophe naturelle. Difficile de résister à la tentation de jouer ça gros en page une…

C’est l’apologie des quatre « S » : le show business, le sexe, le sport et le sang. Si le show business, le sexe, le sport sont trois éléments très « vendeurs », le sang, en y englobant tout ce que craint le lecteur, est probablement le plus lucratif de tous.

Les gens adorent discuter et se renseigner sur tout ce qui leur fait peur : les guerres, le terrorisme, la pédophilie, les catastrophes naturelles, les épidémies , les sectes, tout y passe, avec l’intérêt, non pas de rassurer le public, mais plutôt d’amplifier ce phénomène de peur, ce qui permet aux médias d’étirer la sauce et même d’être redondant.

Le contrôle et la manipulation de l’information
C’est ainsi que d’autres informations qui ont un plus grand impact au sein de la société sont reléguées au second rang et se retrouvent avec moins de visibilité. Il est donc facile pour tout média de manipuler ainsi l’information. Pas nécessairement en diffusant des informations biaisées, mais plutôt en reléguant des informations importantes au second rang, voir en omettant de les diffuser, sous le prétexte qu’il n’y avait plus assez d’espace rédactionnel ou de temps d’antenne.

Si aujourd’hui nous pouvons voir les grandes accusations et scandales défrayer les manchettes, demain nous ne pourrons voir, s’il y a lieu, les acquittements et rectifications des faits qu’en fin de journal ou de bulletin télévisé. Ce qui fait en sorte que les masses ne retiendront que les accusations, le scandale quoi, puisque la rectification des faits n’aura absolument pas eu la même attention de la part des médias, d’autant plus qu’un nouveau scandale du jour sera probablement venu occulter cette rectification.

Et si nous ajoutons à cela que l’importance de l’information sera calculée en fonction des idéologies politiques et les agendas cachés des propriétaires de journaux, nous nous retrouvons devant un contenu qui est souvent fort biaisé et loin d’être conforme à la réalité.

Si, en théorie, le rôle des médias est de contrebalancer le pouvoir des gouvernements, en pratique, il ne joue ce rôle que partiellement. Lorsque vient la question d’une soit disant sécurité nationale (la guerre au terrorisme, la guerre en Afghanistan et, surtout, les deux guerres en Irak, en sont de bons exemples), toute la machine médiatique se met en branle et appuie les démarches gouvernementales.

En ne reprenant que l’information officielle des gouvernements, sans contre vérification (qu’on ne lui permet pas de faire d’ailleurs, souvent pour des questions de « sécurité nationale »…), elle perd totalement son sens critique. Tout média et tout journaliste allant à contre sens de ces politiques est lourdement sanctionné (il pourra être accusé notamment d’un manque d’esprit patriotique et tout cela se soldera souvent par des congédiements).

Les journalistes « ont abdiqué, sans suffisamment guerroyer, leur rôle de chiens de garde chargés, comme les y enjoint la constitution (…), de protéger les citoyens contre les mensonges et les abus du pouvoir. Ils se sont laissés dépouiller de leur fonction essentielle, qui est de définir l’information, de discerner, dans le fatras des faits du jour, ce qui est important et ce qui est exact. Ils ont abandonné à d’autres, à ceux qu’ils devraient contrôler, le pouvoir de déterminer non seulement l’agenda et la hiérarchie de l’information, mais bien plus gravement encore, les événements qu’il importe de couvrir et de traiter », analysait Jean-Paul Marthoz dans son essai Le journalisme en quête de repères aux Etats-Unis.

À ce titre, Normand Baillargeon en fait la démonstration avec la petite Nayirah, 15 ans, qui était venu témoigner devant la Chambre des Congrès américaine des horreurs perpétrées par les Irakiens lorsqu’ils ont envahit le Koweït en 1990. Sa description de l’attaque d’un hôpital koweitien, où elle était bénévole, par les soldats Irakiens, tuant ainsi plus de 300 bébés, a fait les manchettes du monde entier. C’est ce jour-là que Saddam Hussein est devenu le « Boucher de Bagdad ». Il était devenu primordial et urgent pour les nations occidentales, États-Unis en tête, d’attaquer le président Irakien.

Toutefois, ce témoignage qui a été l’argument numéro un évoqué à maintes reprises par les dirigeants américains pour attaquer Saddam Hussein s’est avéré en réalité être un coup monté ! Le tout avait été concocté par une firme de relations publique américaine qui avait obtenu un lucratif contrat de 10 millions de dollars avec les Koweitiens afin de former la fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington, Nayirah al Sabah, à raconter cette fausse histoire.

Quand cette nouvelle est sortie, il était trop tard. Et afin de préserver l’honneur des autorités politiques ayant amené plus de vingt nations en guerre, il n’en fût question que dans de courts textes, publiés discrètement dans la section internationale de certains quotidiens. Bref, rien pour ameuter le public comme lors du témoignage de la jeune fille, un an plus tôt…

La concentration de la presse
À tout cela s’ajoute la concentration de la presse où les médias se retrouvent entre les mains d’un nombre de plus en plus restreint de propriétaires. Ce qui facilite encore plus le contrôle de l’information, puisque le contenu est de plus en plus le même, d’un média à l’autre.

À titre d’exemple, en ce qui concerne la presse écrite au Québec, comme l’a démontré le Centre d’étude des médias de l’Université Laval, la très grande majorité des organes médiatiques est divisée entre seulement quatre grands propriétaires : Gesca, Québécor, Groupe Transcontinental et Rogers Communications. Si l’on ne considère que les impressions quotidiennes, 97% du tirage provient de Gesca (52% divisé entre La Presse, Le Soleil, Le Droit, La Tribune, La Voix de l’Est, Le Nouvelliste et Le Quotidien ) et de Québécor (45% avec le Journal de Montréal et le Journal de Québec), laissant un maigre 3% au Devoir, le seul quotidien indépendant au Québec.

Ailleurs dans le monde, le portrait est similaire dans la plupart des pays occidentaux. Aux Etats-Unis, seulement cinq grandes corporations se partagent, en 2006, le terrain de jeu médiatique alors que vingt ans plus tôt, en 1983, ils étaient plus de cinquante ! Ainsi Disney, Viacom, Time Warner, News Corp, et la General Electric se disputent près de 90% du marché médiatique américain.

En Belgique, trois groupes de presse se partagent un lectorat de 4 millions de francophones (près de 15 titres), soit Rossel, IPM et Mediabel. En Suisse, selon le portal observatoire des médias Acrimed.org, c’est dans le marché germanophone que le concentration se fait le plus sentir. Toutefois, le marché francophone suisse n’échappe pas à la tendance.

« La concentration des médias helvétiques s’accélère et prend une forme nettement hiérarchisée à deux niveaux - national et régional (cantonal ou supra-cantonal) -, les entreprises locales indépendantes perdant de plus en plus de signification. Au sommet, on trouve les groupes ayant une dimension nationale, avec, pour certains (Ringier et Edipresse), des extensions internationales », rapporte Jean-François Marquis dans son article Concentration et hiérarchisation dans la presse en Suisse.

Finalement en France, la plus grande partie des médias est sous l’influence de cinq groupes. Le marché français a ceci de particulier que cette forte concentration est aggravée par les alliances entre certains de ces groupes. « Ces connivences génèrent de multiples dérives, notamment l’abolition de la frontière entre information et divertissement ainsi que l’uniformisation des contenus à l’exclusion de nouveaux venus qui n’appartiendraient pas au sérail, des pressions sur les hommes politiques à l’autocensure sur les sujets tabous où l’autocensure est pratiquée sur les sujets tabous », décrie le Président de l’Observatoire français des médias, Armand Mattelart.

Le marché français de la télévision privée est entre les mains de trois groupes industriels multinationaux, soit Bouygues (possédant de larges part de TF1), Lagardère (possédant de nombreux canaux spécialisés) et Vivendi (propriétaire de Canal Plus) ainsi que du géant mondial allemand de la communication, Bertelsmann, propriétaire notamment de M6. Ces groupes occupent également une place de choix dans les autres médias : presse écrite, radio, cinéma, musique, etc.

« À l’affrontement, ces groupes préfèrent des stratégies d’alliance, les concurrents deviennent ainsi des partenaires, que l’on ménage et qui vous ménagent, même si chaque groupe cherche à accroître l’audience de ses chaînes ou à attirer plus de publicité. (…) Le grand nombre de titres de presse écrite, de chaînes de télévision, d’éditeurs de livres, masque l’ampleur de la concentration dans les médias et ses effets dévastateurs. La concentration au sein de chaque média (télévision, la presse...) n’est qu’un aspect, car les groupes les plus puissants sont multimédia. Ils ont des positions fortes à la fois dans la télévision, la presse, l’édition, ... et sont intégrés à des groupes industriels », expose Janine Brémond dans La concentration dans les médias en France.

Avec cette concentration de la presse, les démocraties libérales s’éloignent du plus en plus de leur principe fondateur tant vanté sur la scène internationale,. soit « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Cette notion centrale lors de la fondation de la plupart des démocraties occidentales garantissait notamment la liberté de presse et libre circulation de l’information, conditions fondamentales permettant au peuple d’être en mesure de déterminer lui-même ses besoins, de prendre lui-même ses décisions, parce que bien informé grâce à des sources variées.

En résumé, nous pouvons dire que nous ne possédons plus nos médias, nous les avons confiés, sans le vouloir, à de grosses corporations, lesquelles ont un agenda précis qui ne va pas nécessairement dans le même sens que le peuple. Pour ces chefs d’entreprises, leurs médias ne sont vus que comme des outils les aidant a atteindre leurs fins.

Les journalistes ne sont plus objectifs
Qu’en est-il maintenant du travail des journalistes, lesquels nous livrent l’information au jour le jour ? Comme pour les médias, définissons d’abord ce qu’est un journaliste : c’est un professionnel qui se bâtit une crédibilité en rapportant des rumeurs, des histoires, des opinions et des faits dont il tente d’en vérifier toute la validité avant de les rapporter au plus grand nombre.

En théorie, cette mission semble assez noble. Mais puisque un journaliste travaille pour une entreprise de presse, dont l’information est soumise aux filtres mentionnés plus haut, et auxquels s’ajoutent ses propres filtres, l’information qui sortira de sa plume ou de son micro sera des plus subjectives.

Et on ne parle même pas des biais possibles, conscients ou inconscients, chez les journalistes qui, avant de couvrir un événement, ont déjà leurs propres opinions, elles-mêmes forgées auparavant par le monde médiatique auquel ils appartiennent. Cette propre opinion personnelles viendra orienter toute la cueillette d’informations, où seulement l’information allant dans le même sens que leur opinion préfabriquée sera retenue.

« Aujourd’hui, la plupart des journalistes conviennent qu’il est impossible d’atteindre une parfaite objectivité. Quand le journaliste choisit l’orientation de son article et les éléments d’un événement, il prend déjà parti. », souligne le Réseau éducation-média sur son site Internet.

D’ailleurs, au sujet de la soi-disant « objectivité » journalistique, il est intéressant de noter que dans les années 1990, la Society of professionnal journalists américaine a éliminé le concept d’objectivité de son code d’éthique. Le mot objectivité ne représente plus ce que les journalistes sont en mesure d’accomplir, ni ce que le public doit s’attendre de leur travail.

L’objectivité désormais acceptée comme étant une illusion, ils préfèrent dorénavant se donner bonne conscience en soulignant que le mieux qu’ils peuvent faire, c’est de présenter des points de vue divergents. On quitte alors le domaine des faits, pour l’univers de la confrontation d’opinions, dont il est difficile, comme on l’a vu en début de texte, de déterminer à quel degré elles sont conformes à la réalité.

Et c’est sans compter que les journalistes aiment bien teinter subtilement leurs reportages de leurs propres opinions, comme s’il s’agissait de faits. Une tendance née dans les années 1960 qui est désormais fort répandue, comme le mentionne le Réseau éducation-média.

« Plusieurs journalistes ont déclaré (par le passé) que, puisqu’il était impossible d’atteindre une parfaite objectivité, c’était une erreur de présenter les nouvelles comme si elles avaient été enregistrées et présentées par un reporter robot, sans que ses sentiments et ses opinions n’interviennent dans le processus. Non seulement fallait-il reconnaître la présence du reporter, mais il fallait également que ses sentiments et ses opinions soient intégrés à la nouvelle », est-il rapporté.

Le « mensonge » journalistique
En éliminant le principe même d’objectivité, on peut craindre les pires dérives. Il se peut fort bien qu’en bout de ligne tout ce qui est rapporté, écrit et raconté, ne soit que partiellement vrai, soit biaisé, soit même, dans certains cas, largement ou même totalement faux. Il est arrivé à plusieurs reprises par le passé que les informations rapportées par des journalistes soient carrément fausses, parce que la source a menti ou parce que le journaliste a menti.

À ce sujet, aux Etats-Unis seulement, le média alternatif www.americanthinker.com a recensé plus d’une soixantaine de cas où des journalistes ont été sanctionnés, au cours des 25 dernières années, pour mensonges, falsification et accusations mensongères. Il est même arrivé qu’une journaliste du Washington Post, Janet Cook, gagne un prix Pulitzer (le plus grand prix de journalisme aux USA) pour un reportage issu à 100% de son imagination !

Tout cela est compréhensible dans le contexte actuel où ce n’est pas tant le fond qui compte, mais plutôt la primeur, le scoop, qui fera en sorte de donner une certaine gloire au média qui la sort et, surtout, au journaliste qui la produit.

Dans un univers où les journalistes peuvent aussi devenir des « stars », la grande visibilité qui leur est donnée grâce à ces primeurs devient pour eux une chasse quotidienne où tout sujet, toute affectation, peut devenir une opportunité de se démarquer des autres.

Il ne traitera plu l’information qu’il recueillera en vertu de l’importance du contexte, mais plutôt pour ses aspects sensationnalistes. Il pourra ainsi mieux vendre sa nouvelle à ses patrons dans le but, bien entendu, qu’elle soit mise le plus en évidence possible, où l’objectif ultime est la manchette ou le « prime time ».

Pour y arriver, certains journalistes seront prêts à tout, même à prendre des moyens assez malhonnêtes pour y arriver.

Le moyen le plus commun est de prendre un détail anodin qui, une fois grossi à la puissance dix, sera très dérangeant. C’est ainsi qu’une exception dans un domaine peut être présentée comme si c’était la norme. Souvent dans les médias, ce n’est plus l’exception qui confirme la règle, mais l’exception qui devient et explique la règle.

« L’anecdote se trouve au début de chaque sujet. Tout part du fait particulier, du fait divers du jour, et s’étend vers le problème plus vaste qu’il semble contenir en lui-même, ou que les journalistes font mine de croire qu’il contient. Comme si ce dernier détenait en lui toutes les causes et toutes les conséquences qui ont fondé la situation plus générale qu’il est censé démontrer », décrie Pierre Mellet dans son article Comment la structure rituelle du Journal télévisé formate nos esprits.

Vient ensuite le choix des personnes interviewées. Il est facile de biaiser un article en donnant une voix prépondérante à un individu ou groupe en ne présentant qu’un côté de la médaille, tout en laissant que peu ou pas de place pour l’autre côté. En ignorant certaines sources ou informations qui auraient pu équilibrer les points de vues, les journalistes occultent ainsi une partie de la réalité.

Et finalement, l’absence d’un droit de réplique. Il est fréquent de voir des accusations être émises lors de reportages et, surtout, lors d’enquêtes, sans pour autant permettre aux « accusés » de se défendre. Au nom de l’intérêt public, tout individu ou groupe vu par les journalistes (selon ses propres convictions) comme une « menace » pour la société sera vilipendé sur la place publique sans même pouvoir s’expliquer.

Le professeur Alain Bouchard en fait d’ailleurs la démonstration avec les minorités religieuses dans son essai Dis-moi ce que tu vois, je te dirai ce que tu es.

« En matière de nouvelles religions, écrit-il, les médias décrivent ces groupes à partir de leur monde, de leur contingence, de leur univers de sens. (…) La secte devient synonyme de danger, de menace pour la société. Comme les médias jouent un rôle important dans la construction de l’opinion public, cette image négative peut amener l’ensemble de la population à se méfier des minorités religieuses et à les juger à partir des préjugés transmis par les médias. Ce phénomène soulève un problème éthique, car si le journaliste donne une information qui ne respecte pas les faits et que cette information porte un préjudice à des individus, quelle responsabilité est en cause ? »

Malheureusement, les journalistes seront portés plus souvent qu’autrement à se laver les mains de cette responsabilité, car ils ont le sentiment de n’avoir fait que leur boulot, de n’avoir servi que l’intérêt public. Mais quand on gratte un peu, on se rend compte que l’intérêt premier qui a été servi est le leur, ainsi que celui de leur employeur.

Les journalistes : des employés d’usine
À tout cela s’ajoutent les contraintes imposées par l’employeur. Il est important de comprendre que les médias, surtout les médias de masse, tentent de nous faire croire que l’information diffusée par leurs journalistes est le résultat de longues enquêtes, de recherches, d’un travail de terrain. Si c’est vrai dans certains cas de journalisme d’enquête de la part de journalistes « vedettes », dans la majorité des cas, ce ne l’est pas.

Comprenons également que la direction des médias laisse peu de temps aux journalistes pour produire leurs papiers. Pour des questions de rentabilité, l’information est considérée comme un produit d’usine et le journaliste comme un ouvrier. Il doit donc noircir le plus de papier possible ou combler le plus de temps d’antenne possible et cela, dans les plus brefs délais, donc au moindre coût.

Cette dynamique créé un grand désarroi chez les « véritables » journalistes, lesquels souhaiteraient tout de même faire leur métier le mieux possible en approfondissant chaque sujet, en testant l’exactitude de l’information recueillie et en s’assurant de la crédibilité de leurs sources. Contraints par leurs limites temporelles, les journalistes ne font que des vérifications minimales et devront faire confiance à des sources qu’ils jugent sérieuses et utiles. Souvent même, ils ne vont que reproduire l’information des communiqués de presse reçus à la rédaction, sans aucune vérification.

Quand les journaliste deviennent des « experts »
De plus, les journalistes se donnent du crédit les uns les autres sans vérifier cette crédibilité. Ils ne contre vérifient pas les sources citées dans les articles précédents. Dans les médias électroniques, cela va encore plus loin, puisque sur les panels de discussion, les réseaux d’information font de moins en moins appel à des experts. Ils sont de plus en plus remplacés par des journalistes, beaucoup plus à l’aise avec la caméra et beaucoup plus disponibles, lesquels sont présentés en tant qu’ « analystes experts ».

Et c’est ici que le bât blesse et que l’on retrouve l’une des principales failles du système médiatique actuel. Faute de temps, les journalistes vont se fier à d’autres journalistes qui ont fait leur travail, eux aussi avec le même manque de ressources et de temps.

Ce phénomène de repiquage d’information ou de « vampirisme journalistique » est d’ailleurs dénoncé de plus en plus par les journalistes. « Il n’est pas normal que les mêmes nouvelles, avec les mêmes citations, se retrouvent dans tous les journaux. C’est toute la qualité de l’information qui s’en trouve amoindrie », se plaignaient des collègues journalistes lors du congrès de la de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) en 2001.

Il vient un temps où tout le monde se fie sur tout le monde. Il est alors facile qu’un fausse information se trouve à entrer dans l’engrenage et se répande comme une traînée de poudre, créant ainsi de grands ravages qu’il sera difficile de réparer.

Quand tout le monde fait confiance à tout le monde, faute de temps pour vérifier si le journaliste ou les sources citées sont dignes de confiance, la porte est ouverte à l’abus de confiance. Les propriétaires, tout comme les autorités, groupes et pouvoirs en place sont conscients de ces lacunes et s’en servent pour permettre ainsi l’abus de pouvoir, la manipulation des masses, bref de faire avancer leur cause par la duperie.

Pour éviter de se conformer
Pour le lecteur, l’auditeur, tout cela ne semble guère rassurant. Rien ne nous assure que nous ne pouvons être victime, de temps à autre, d’abus de confiance de la part des médias. Mais peut-être est-ce notre faute, en bout de ligne, si nous nous laissons prendre au piège ?

Car il est assez paradoxal que, dans un monde où les journalistes font partie des professions auxquelles nous faisons le moins confiance, ces mêmes journalistes occupent une place considérable dans l’établissement de nos opinions, donc de la formation de notre propre réalité !

Peut être devons-nous blâmer le manque d’options. Outre les médias, pour avoir une idée concrète, une opinion éclairée sur un sujet, que nous reste-t-il ? Il ne reste que notre expérience personnelle sur le terrain, ce qui est très limitatif.

Bien entendu, il existe encore des journalistes intègres qui, comprenant bien le mécanisme pervers dans lequel s’engouffrent de plus en plus les médias occidentaux, ne se laissent pas piéger et font leur métier avec le plus de rigueur possible. Mais malheureusement, avec les mécanismes décrits plus hauts, ils se font de plus en plus rares, car seuls les jeunes journalistes sachant se conformer à cette nouvelle dynamique sont embauchés ou promus.

L’espoir permis grâce Internet

Toutefois, avec l’arrivée d’Internet, il est maintenant possible de multiplier ses sources d’information et de rester vigilant. Et comme le souligne Jean-Paul Marthoz, Internet joue déjà un rôle fort intéressant dans la décentralisation de l’information.

« Les médias américains ont perdu le monopole qui fut un moment le leur. Lors de la première Guerre du Golfe, CNN servait de référence obligée à tous. (…) Lors de la guerre en Iraq de 2003, la polyphonie a été la règle (…) Malgré le conformisme de la majorité de leurs médias, les Américains qui voulaient en savoir plus ont pu, cette fois, sortir de leur insularité (en s’abreuvant de médias étrangers). Les sites des quotidiens britanniques, The Guardian et The Independent, qui offraient une couverture plus critique de la guerre, ont été pris d’assaut », expose-t-il.

La naissance de nombreux médias citoyens, c’est-à-dire des sites de nouvelles où l’internaute peut lui aussi rapporter la nouvelle, faire ses propres enquêtes et les publier, nous donne accès à de nouvelles sources d’information. Cependant, leur visibilité n’étant pas encore aussi forte que celle des médias traditionnels, lesquels ont su se bâtir une large fenêtre sur le web, nous devons encore attendre pour voir s’ils sauront se montrer comme une véritable alternative.

Il y a aussi ce phénomène nouveau, où chaque citoyen peut posséder son propre média, grâce, notamment, aux blogues. « Quand leur auteur a du talent, certains blogues peuvent acquérir une véritable influence. Aux États-Unis, ils forment de plus en plus de véritables groupes de pression électroniques capables, on l’a vu pour les blogues de droite, de faire tomber un journaliste vedette comme Dan Rather (pour avoir appuyé la diffusion d’un reportage mensonger) ou, pour les blogues de gauche, de forcer à la démission le sénateur républicain Trendt Lott, pris en flagrant délit de propos racistes », exposent Denis Pingaud et Bernard Poulet, dans leur article Du pouvoir des médias à l’éclatement de la scènePublique.

Cependant, cette cacophonie grandissante que l’on retrouve sur Internet laisse plusieurs auteurs et chercheurs perplexes. « Face à la saturation provoquée par la multiplication infinie, et infiniment répétitive, des sources d’information, augmente le risque d’une confusion croissante entre la vérité et la manipulation », font valoir Pingaud et Poulet.

Il est aussi utile de se questionner sur les limites que pourrait avoir Internet dans le futur. Lorsque l’on voit comment la Chine et d’autres pays autocratiques ont réussi à contrôler l’espace Internet sur leur territoire, en interdisant l’accès à de nombreux sites n’allant pas dans le même sens que le régime, rien ne nous garantit que nous serons ici protégés contre le même type d’abus de pouvoir gouvernementaux…

Sortir du conformisme social
Pour terminer, rappelons-nous que c’est en connaissant d’abord comment fonctionnent les médias et quelle est leur mécanique interne, en sachant comment se forge l’information quotidienne, en comprenant comment les journalistes recueillent l’information et comment ils la traitent, en comprenant que les reportages ne ressassent, la plupart du temps, que des opinions mises en perspective avec d’autres opinions, ce qui éloigne généralement le public des faits, que nous sommes en mesure de distinguer le vrai du faux.

C’est ainsi qu’il nous est possible de se prémunir contre les informations biaisées, l’abus de confiance, voir la manipulation médiatique.

Nous pouvons alors éviter d’avaler tout cru ce qui est rapporté et ainsi éviter se faire avoir par cette véritable conspiration que sont devenus le « politiquement correct » et le conformisme social où tout le monde va dans la même direction, une direction décidée, et soulignons le à gros traits pour le garder toujours en mémoire, par les élites de notre société.


Bibliographie


Baillargeon, Normand, Petit cours d’autodéfense intellectuelle,
Bouchard, Alain, Dis-moi ce que tu vois, je te dirai ce que tu es : Médias, nouvelles religions et construction sociale de la secte
Brémond, Janine, La concentration dans les médias en France.
Herman, Edward et Chomsky, Noam, Manufacturing Consent
Marthoz, Jean-Paul, Le journalisme en quête de repères aux Etats-Unis
Marquis, Jean-François, Concentration et hiérarchisation dans la presse en Suisse.
Mellet, Pierre, Comment la structure rituelle du Journal télévisé formate nos esprits
Pingaud, Denis et Poulet, Bernard, Du pouvoir des médias à l’éclatement de la scène
Publique

Ressources Internet

American Thinker : www.americanthinker.com
Fédération professionnelle des journalistes du Québec : www.fpjq.org
Noam Chomsky, site officiel : www.chomsky.info
Observatoire français des médias : www.observatoire-medias.info
Observatoire des médias Acrimed : www.acrimed.org
Réseau éducation-médias : www.media-awareness.ca
Society of professionnal journalists : www.spj.org
Third World Traveler : www.thirdworldtraveler.com
Médiashit : www.mediashit.org

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90 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 septembre 2008 11:26

    Bonjour

    Excellent billet qui détaille ce que nous sommes nombreux à penser, nous les cyber citoyens

    J’aimerais ajouter que nos journalistes de la télé et radio grand public ne font aucun effort pour choisir les mots, par exemple quand ils ont répété que Sarkozy allait taxer le capital, les gens ont cru qu’il avait écouté Besancenot alors que le capital en question, c’était surtout les épargnes en assurance vie des classes moyennes. Il y a des tas d’exemples de phrases mal construites, quand un journaliste dit que la finance cause ceci et cela, sans réfléchir. Il y a une sorte de perroquisation du monde médiatique


    • Halman Halman 27 septembre 2008 11:59

      Qu’est ce que cela fait plaisir un article comme ça.

      Beaucoup d’agoravoxiens et d’internautes devraient s’en inspirer.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 septembre 2008 22:53

        @ Halman : bien d’accord avec vous

        @ l’auteur. : Vous citez Baillargeon et vous connaissez donc bien Bernays et sans doute Tchakotine. Rien à ajouter si ce n’est ces liens vers des textes - le premier écrit il y a 18 ans ! -qui aportent le l’eau à votre moulin. Je crois comme vous que l’internet apporte non seulement un espoir mais la CERTITUDE d’une transparence accrue. Totale. S’il y a une solution pour accélérer, je serais heureux que vous m’en parliez pjca@ iname.com

        Pierre JC Allard


      • jako jako 27 septembre 2008 12:25

        Merci auteure un magnifique article
        Je voudrais aussi parler ainsi et évoquer le livre magistral de Michel Serre sur le prisme de la main et de l’esprit.


        • spyeagle 15 mai 17:28

          @jako
          Bonjour, je n’ai pas trouvé le livre de cette auteur. Quel est ce titre ?


        • Charles Bwele Charles Bwele 27 septembre 2008 13:00

          @ Ange Rouquine,

          Un article extrêmement efficace, une véritable pierre précieuse. Je l’ai mentionné (avec liens directs vers cette page + fiche auteure) ici dans mon blog Electrosphère.

          Le géopolitologue Robert D. Kaplan (ne pas confondre avec le néo-conservateur Robert Kagan comme le font bcp) avait écrit que "les médias sont plus un secteur d’acivités mais un véritable corps défendant voire une caste marchandisant l’information pour son propre compte" (cf. La Stratégie du Guerrier, de l’ethique païenne dans l’art de gouverner)

          Amicalement. smiley
          Charles Bwele


          • Olga Olga 27 septembre 2008 13:17

            Bonjour Charles,
            Je suis un peu méfiante vis-à-vis du lien vers mediashit.com...
            A priori, ça à tout l’air d’être un site à la gloire de Raël et des Raëliens.
            Mais bon, chacun son truc, après tout...

            L’article en lui-même est effectivement très intéressant.


          • Olga Olga 27 septembre 2008 13:28

            Et l’article de l’auteur est également publié sur ce site internet, dont le nom de domaine appartient à : 
            International Raelian Movement

            Méfiance donc : N’y aurait-il pas tentative de "déformation de la réalité" dans cet article ?


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 septembre 2008 13:35

             Mais l’auteur est raélienne et elle ne s’en cache pas.

            La propagande conspirationniste ne suffisait plus ?


          • Olga Olga 27 septembre 2008 13:43

            @Cosmic
            J’ai quand même le droit d’indiquer à Charles, que un des liens proposés par l’auteur pointe vers un site qui fait du prosélytisme pro-raëlien.
            De quoi vous mêlez-vous ?
            Pourquoi ces insinuations sur la propagande conspirationniste ?


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 septembre 2008 13:52

             De quoi je me mêle, Olga ? Mais de journalisme citoyen, pourquoi ?

            Et dois-je me repentir de ne pas adhérer aux thèses de toutes les conspirations qui, sur le sujet du 11 septembre, ceux des attentats islamistes et ceux de "la pensée" des "intellectuels libres et bâillonnés par qui-vous-savez" tels Dieudonné, Meyssan, Soral, Nabe, Kemi Seba et consorts, s’emploient à tenter de discréditer le journalisme à grand renfort d’écrans de fumée ?

            Par ailleurs, je ne m’adressais pas à vous. Mais je vous remercie de m’avoir posé cette question.


          • Charles Bwele Charles Bwele 27 septembre 2008 13:53

            @ Olga,

            Ca ne change pas le fond de l’article, mais merci pour l’info que je vérifierais, Olga.
            Amicalement smiley


          • Charles Bwele Charles Bwele 27 septembre 2008 14:14

            @ Olga,

            Ta méfiance envers "cette secte" est compréhensible. Mais, au Canada où la liberté religieuse est bcp + grande qu’en Europe, la scientologie ou Raël posent moins bcp de controverses, ils sont même invités dans les talk-shows au même titre que les artistes. Comprend juste que l’histoire religieuse outre-Atlantique soit très différente de celle européenne... Pour ma part, cela n’enlève rien à la richesse de l’article, et surtout pas pour un seul lien...

            Amitiés, Olga smiley


          • Olga Olga 27 septembre 2008 14:34

            @Cosmic
            Pardon. Je pensais que vos propos m’étaient destinés.


          • Olga Olga 27 septembre 2008 14:45

            @Charles
            D’accord sur la qualité de l’article. J’ai dit dès mon premier commentaire que je le trouvais très intéressant.

            Oui, je suis un peu méfiante sur les bords et au milieu également...


          • alberto alberto 28 septembre 2008 16:11

            Olga : pour la méfiance, je te suis ! Même si je suis d’accord sur le fond de l’article.
            J’en suis à penser que la méfiance est à la paranoïa ce que la confiance est à la naïveté...
            Le moins mal étant d’éviter le pire !
            Bien à toi.


          • JL JL 28 septembre 2008 17:50

            Merci Olga,. Avant de lire votre commentaire qui confirme ma première impression, et pour paraphraser l’adage : "trop poli pour être honnête", je me disais à propos de ce billet : trop long pour être innocent. Désolé pour les enthousiastes ici, dont j’appércie par ailleurs et en général les interventions.


          • Olga Olga 28 septembre 2008 18:17

            @JL et Alberto
            Méfiance, oui, mais le contenu de l’article ne semble pas "malhonnête" ou "propagandiste" (on ne peut pas en dire autant pour certains commentaires, pour le moins propagandistes et malhonnêtes). Et la bibliographie ainsi que certaines ressources internet, sont même tout à fait pertinentes.


          • JL JL 28 septembre 2008 18:52

            @ Olga, je me moque de ce que pensent des médias les sectes. Les ennemis de mes ennemis n’ont jamais été a priori mes amis. Si Ange Rouquine veut faire oeuvre utile, je lui conseille d’être plus concise, ainsi on ne dira pas d’elle qu’elle nous fait perdre notre temps.


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 19:43

             "Méfiance, oui, mais le contenu de l’article ne semble pas "malhonnête" ou "propagandiste" (on ne peut pas en dire autant pour certains commentaires, pour le moins propagandistes et malhonnêtes)"

            Merci, Olga, pour votre discernement sans faille qui repère les propagandistes s’exprimant ici sans répondre ensuite ni aux références historiques ou aux questions basiques que je pose, ni sans s’intéresser aux références que je donne qu’on ne peut, étant donné leur aspect encyclopédique traitant de la propagande des Etats quels qu’ils soient, soupçonner de distiller un certain point de vue.

            Je suis heureuse que votre vigilance soit telle qu’elle ne laisse rien passer, et me fais une joie d’avoir votre avis éclairé sur quelques points que les certains propagandistes s’empressent d’occulter.

            Qu’en pensez-vous, d’ailleurs ?

            Pensez-vous que l’on puisse comparer TF1 et Politis ?

            Pensez-vous que la qualité de l’information soit nécessairement pure et sans fond idéologique quand elle émane de sites dits alters ?

            N’est-il pas intéressant de rappeler que l’URSS de Staline s’était fait une spécialité des trucages photographiques et de constater ceux qu’un reporter de Reuters a faits récemment ?

            Merci pour votre regard aigu et sensible à ces questions cruciales.



          • Olga Olga 28 septembre 2008 21:28

            @Cosmic
            " Pensez-vous que l’on puisse comparer TF1 et Politis ? "
            Non, bien sûr !
            TF1 doit être comparée avec une télévision du même acabit : Du style télé-poubelle berlusconienne, ou la FoxNews néocon américaine.

            " Pensez-vous que la qualité de l’information soit nécessairement pure et sans fond idéologique quand elle émane de sites dits alters ? "
            Non bien sûr !
            Je ne comprends même pas que l’on puisse poser une question aussi absurde...

            " N’est-il pas intéressant de rappeler que l’URSS de Staline s’était fait une spécialité des trucages photographiques et de constater ceux qu’un reporter de Reuters a faits récemment ? "
            Oui, bien sûr !
            C’est fort intéressant de rappeler les trucages photographiques staliniens. Mais venant d’une telle dictature on ne peut s’en étonner, tout en trouvant ça choquant. Un tel comportement venant d’une "Grande Démocratie" serait, par contre, étonnant et encore plus choquant...
            Je me permets donc de rajouter d’autres exemples, que votre discernement, que je croyais sans faille, à laissés de côté :
            Photos satellites truquées, présentées par les Américains aux Saoudiens, pour s’assurer de leur soutien dans la première guerre du Golfe.
            Photos et documents truqués, présentés par Colin Powell à l’ONU, sur les soi-disant ADM irakiennes , pour envahir l’Irak.
            ...

            Merci à vous.


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 21:45

             Bien, Olga, merci smiley

            Nous sommes donc d’accord sur le fait que parler des "médias dominants" exige de préciser de quels organes il s’agit (TF1, etc.), ce qui n’empêche toutefois pas de reconnaître que dans nos démocraties existent d’autres organes de presse défendant, en toute logique, des discours opposés aux autres (Politis, par exemple).

            Vous jugez stupide de poser la question de l’information pure ("non dominante", i.e. alter, prenons Meyssan qui en est l’un des chantres, par exemple) versus l’information impure ("dominante", la presse en kiosque et le journalisme professionnel). Les intervenants qui ont coutume de ne rien spécifier de la "dominance" des médias versus la Vérité-qu’on-nous-cache apprécieront...

            Enfin, vous avez l’honnêteté de reconnaître que le régime stalinien et le gouvernement de Bush ont pu mentir à leurs ouailles.

            Je présume donc que vous savez qu’ils ne sont pas très originaux, car on ne saurait être tellement manichéen que l’on verrait d’un côté qu’un tyran communiste, que le régime hitlérien (ne l’oublions pas) et que le gouvernement de Bush ont usé et usent de propagande, sans considérer de l’autre que la propagande djihadiste est à l’œuvre ?

            D’ailleurs, je pense à l’instant à un autre exemple, celui de Meyssan, qui a élaboré sa théorie changeante (camion d’abord sur le Pentagone, missile ensuite) à partir d’un cliché. Mais le sujet de l’article n’est pas reopening.


          • Olga Olga 28 septembre 2008 22:03

            @Cosmic
            Ajouter l’exemple du cliché de Meyssan, aux exemples de trucages photographiques staliniens ou bushiens, est un procédé un peu tendancieux. Meyssan, si je ne m’abuse, base sa thèse sur des photos "officielles", également utilisées par les "pro-VO". Ce ne sont donc pas des clichés qu’il aurait truqués. La comparaison avec les exemples susnommés, n’a donc pas lieu d’être.


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 22:06

            @ Olga

            En matière de propagande, il n’y a pas que les clichés que l’on truque, ce serait trop simple, vous le comprenez bien. Les citoyens éclairés, éduqués, de nos démocraties ne sont pas idiots...


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 22:15

             Pour votre information, Olga, Thierry Meyssan n’ en effet rien inventé. Il a repris l’hypothèse d’un activiste d’extrême-droite, car vous l’ignoriez peut-être mais le conspirationnisme est l’une des caractéristiques de l’extrême-droite, et de l’x-droite américaine aussi d’ailleurs, très active sur Internet elle aussi :

            "Renaud Marhic : On touche là au fond du problème et, partant, à l’origine de la rumeur. Je pense que Thierry Meyssan a bien reçu des informations en provenance des États-Unis. Des informations provenant de milieux réputés "autorisés", peut-être même de l’appareil militaire américain. Le problème, c’est qu’il n’a pas réalisé qu’on lui resservait une rumeur de 15 ans d’âge, relookée pour la circonstance : "L’Horrible vérité". Selon celle-ci, le pouvoir, aux États-Unis, serait entre les mains d’une sorte de gouvernement parallèle nommé MJ12, comité secret charger de gérer... les suites du crash d’une soucoupe volante à Roswell ! Le MJ12 conspirerait dans le but d’obtenir des extraterrestres une technologie utilisable aux fins militaires, quand bien même faut-il pour cela sacrifier des citoyens américains. Ce scénario fait un tabac chez les conspirationnistes, notamment au sein des Milices patriotes, cercles paramilitaires d’extrême droite. Là, le MJ12 est assimilé à un Nouvel Ordre Mondial oeuvrant à la domination de la planète. L’Horrible vérité emprunte, de fait, de nombreux éléments au mythe du "complot judéo-maçonnique". De même, L’Effroyable imposture s’inspire visiblement de l’Horrible vérité. On retrouve dans l’une et l’autre rumeur un gouvernement parallèle, des citoyens sacrifiés, la recherche d’une technologie militaire spatiale... Quand il s’agit d’expliquer l’Histoire par des complots, les scénarios se suivent et se ressemblent. Comment des militants de gauche peuvent-ils adhérer au conspirationnisme ? Force est de constater que la théorie du complot mondial, chère aux droites extrêmes, séduit aujourd’hui une certaine gauche, sans doute à la faveur du combat anti-mondialisation."


          • Olga Olga 28 septembre 2008 22:39

            @Cosmic
            Un commentaire pour faire une comparaison qui n’a pas lieu d’être, mais qui permet de dénigrer à peu de frais.

            Un deuxième pour éluder ma remarque.

            Et un troisième pour faire l’amalgame : Meyssan = conspirationnisme = extrême-droite.

            Pas mal pour un dimanche soir... Et encore, je vous passe les amalgames bien plus tendancieux, dans au moins un autre commentaire.

            Sur ce, bonne nuit ! (Bon moinssage et surtout, bon auto-plussage !)


          • del Toro Kabyle d’Espagne 28 septembre 2008 22:39

            @ Cosmic,
            C’est tristement vrai. En France on ignore, en général , la filiation du conspirationnisme avec l’extrême droite américaine.
            Dois-je vous dire que je partage vos vues sur la misère intellectuelle des théories du complot ?

            ps : merci de vos gentils mots de tout à l’heure smiley


          • snoopy86 28 septembre 2008 22:54

            @ Olga

            Cosmic troublerait-elle vos les belles certitudes islamophiles et conspirationnistes qu’Ornicar-Meyssan a insinué en votre esprit.

            Si vous comptez le séduire vous serez décue, il préfère de loin les petits yaouled que lui offrent Ahmadinejad et Al-Assad


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 22:55

             Olga, je ne suis pas Roswell, je n’ai pas 4 comptes-votes-petits-doigts smiley

            Je n’aime pas l’extrême-droite, fût-elle américaine.

            Bonne nuit, Olga


          • italiasempre 28 septembre 2008 22:57

            @Olga
            bonsoir Olga, au fait c’est moi, entre autres , qui plusse Cosmic smiley

            @Kabyle d’Espagne
            je profite de l’occasion pour vous remercier.
            J’apprends beaucoup en vous lisant.
            Cordialement




          • snoopy86 28 septembre 2008 23:08

            J’admire la grande méfiance d’Olga à l’égard des raeliens doublée d’une totale confiance envers les musulmans...

            Olga, il faudra un jour m’expliquer quelle est fondamentalement la différence entre Gilbert Bourdin et Mahomet..


          • del Toro Kabyle d’Espagne 28 septembre 2008 23:14

            @ Italia,
            C’est très touchant, je vous remercie, vraiment. smiley
            Je vais devoir, un jour, expliquer sur Avox comment les islamistes parasitent les contestations altermondialistes ... sur des bases théologiques encore inconnues du grand public occidental.
            Ah oui, c’est presque certain : l’année prochaine je repasse par l’Italie ! smiley

            (j’ai noté discreto vos quelques conseils gastronomiques ... vous savez comme moi que les femmes sont naturellement plus proches de la cuisine et de la déco que de la bibliothèque et de la politique ! smiley)

            Bonne nuit et mort au machisme !


          • italiasempre 28 septembre 2008 23:37

            @Kabyle smiley

            Vous seriez très avisé de suivre mes conseils gastronomiques smiley
            par contre ,a la demande générale, laissez définitivement tomber le Spumante, curieusement il n’a rencontré aucune adhésion sur le site... smiley


            amicalement


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 septembre 2008 00:10

            @ Cosmic Dancer. J’ai gagné beaucoup de fric avec un de vos quasi-homonymes... smiley Plus sérieusement, j’ai déjà écrit un ARTICLE POUR DEFENDRE RAEL ! Est-ce que ca me rend suspect ? Ce qu’écrit l’auteur ici est impéccable. Si elle parle de soucoupes volantes, on avisera, mais pour le moment je plusse. "Platon m’est cher... "

             Pierre JC Allard
            http://nouvellesociete.wordpress.com



          • Olga Olga 29 septembre 2008 09:31

            @Kabyle d’Espagne
            " Dois-je vous dire que je partage vos vues sur la misère intellectuelle des théories du complot ? "
            Parlons du complot JFK si vous voulez...Vous êtes à l’évidence un intellectuel de premier ordre. Vous saurez donc m’expliquer sans problème comment une balle tirée dans le dos de JFK, par Oswald, frappe JFK en pleine face. A la limite une petit dose de logique suffit pour comprendre que les théories du complot ont souvent une raison d’être. Pas besoin de posséder un intellect supérieur à la moyenne pour s’en rendre compte...
            Parlons du 11 Septembre, aussi. Il y a pléthore de caméras de surveillance braquées sur le Pentagone, et sur ses alentours. Qu’on nous montre ces vidéos, avec le boeing arrivant en rase-mottes pour percuter le bas de la façade du Pentagone et il n’y aura plus de discussions. Là-aussi, pas besoin d’être un intellectuel de haut niveau pour comprendre ça...

            @Snoopy
            " Cosmic troublerait-elle vos les belles certitudes islamophiles et conspirationnistes qu’Ornicar-Meyssan a insinué en votre esprit. "
            Quand je vois que vous venez à trois, pour "soutenir" les "belles" certitudes de Cosmic, j’ai l’impression que se sont ses certitudes à elles, que vous essayez de faire entrer dans les esprits des autres...

            " Olga, il faudra un jour m’expliquer quelle est fondamentalement la différence entre Gilbert Bourdin et Mahomet.. "
            Vous m’expliquerez, par la même occasion, en quoi les "élucubrations" chrétiennes ( Miracles, résurrection, Archanges, grossesse d’une vierge, Adam et Eve, la datation de la Terre, etc ) seraient plus crédibles que celles de Raël, de Bourdin ou de Mahomet.

            @Italiasempre
            J’avais bien compris que Cosmic n’était pas la seule à moinsser et à plusser.
            C’était de l’ironie qui ne demandait pas spécialement une réponse...


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 septembre 2008 14:32

             En effet, chers journalistes et citoyens vigilants toujours prêts à dénoncer les manipulations du lobby international de qui-vous-savez, il arrive que la manipulation médiatique soit mise au jour et que, par exemple, l’agence Reuters licencie l’un de ses reporters photographes pour avoir truqué des clichés savamment mis en scène qui ont fait le tour du monde, en ayant oublié de changer de figurants :

            Approved by Hezbollah.

            Si nous devons dénoncer des collusions entre la presse et le pouvoir politique, dénonçons-les toutes, n’est-de pas ?


            • Lino Pralino Lino Pralino 27 septembre 2008 16:04

               Merci Cosmic


            • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 septembre 2008 21:13

               @ Constantdanslayreur

              Je ne vous connais pas, ne vous ayant pas lu ou si peu, ou n’en ayant gardé souvenir, excusez-moi de n’émettre aucun doute là-dessus.

              Mais ce qui me frappe dans ce post que vous m’adressez, en dehors du fait que vous semblez douter qu’une femme ait un cerveau (car m’exprimant dans le cyber-espace où règne l’indétermination, je ne vois pas sur quels autres éléments que les traces écrites que j’y laisse vous pourriez en douter), c’est le parallèle finalement assez juste que vous établissez entre deux gurus.

              Claude Vorilhon, fondateur du Mouvement raélien et Thierry Meyssan, exploitant du Réseau Voltaire.

              L’un et l’autre en effet ont eu l’idée géniale et cynique de produire de pseudo-corpus où quelques emprunts à au réel, des événements tangibles autrement dit (découvertes scientifiques d’un côté, faits d’actualité validés aux tous débuts par de vrais journalistes qui ont quitté ce navire, de l’autre), des faits parfois avérés, dilués dans une soupe imaginative propre à influencer les esprits en mal de divinités contemporaines.

              L’idée est géniale : remise en cause de l’Eglise, son histoire et institution d’un côté ; remise en question du monde de l’information de l’autre.

              Mais si Claude Vorilhon hypnotise quelques adeptes en mal d’éternité, Meyssan a réussi le tour de force de propager des théories extravagantes, répugnantes et dangereuses qui ont fait le tour du monde et dont le succès lui rapporte au moins autant qu’aux actionnaires principaux des titres de presse leurs dividendes.

              Tout en se faisant évidemment passer pour une pauvre victime d’un super-pouvoir mondial contrôlant les médias.

              Pensez-vous que sa villa damascène lui soit offerte par le vertueux démocrate syrien Al-Assad, l’un de ses grands amis et défenseur de la presse libre et indépendante, comme tout potentat qui se respecte, ou par ses royalties ? 



            • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 01:50

               Mettez de l’ordre dans vos idées, mon brave.

              Vous m’interrogez sur des mystères sans nom avec des liens sur voltaire.org que j’ai la courtoisie d’aller visiter, pour me reprocher ensuite de vous répondre sur Meyssan.

              Vous considérez que prétendre bénéficier d’un cerveau tout en étant "femelle" est de l’ordre de l’égotisme quand je m’en tiens pour ma part à des faits objectifs vérifiables par IRM.

              Vous confusez des auteurs et commentateurs d’AV et me servez une embrouille de dvd de FoxNews.

              Je ne perds pas mon temps en conjectures perverses, mais il m’a amusé de vous répondre avant ma prière du soir :

              "Morice, sors de ce corps !"


            • jean-Robert D 27 septembre 2008 14:33

               Bel article à mettre en face de la réponse faite par l’agence de photojournaliste VU qui s’associe au projet de médiapart et créé médiavu.
              Une tentative d’indépendance à la pub et au capitalisme marketing, ouvrant sur des reportages de photojournalistes impressionnants de qualité.



              • norbert gabriel norbert gabriel 27 septembre 2008 16:10

                Salut
                article de qualité, et constat préoccupant de la situation de plus en plus précaire de la liberté de la presse, quand l’autocensure produit une langue de bois journalistique insupportable.
                Et c’est très dommageable que la règle de base de l’information soit de plus en plus oubliée au profit du principe de Lazareff, "une info et un démenti, ça fait deux infos"
                Sauf que le démenti a souvent moins de portée. Et une fausse info, ou une calomnie laisse toujours des traces. Sur ce plan, c’est pas Internet qui va améliorer les choses, mais le pire n’est jamais sûr ; n’est-ce pas ?
                Cordialement

                Norbert Gabriel


                • Yvance77 27 septembre 2008 18:06

                  A notre auteuse cousine, c’est 20/20 la note finale. Et avec la mention excellente cela va de soi.

                  Comme a dit le grand Charles "Vive le Québec libre" ... d’opinion cette fois-ci smiley

                  PS : si des gens du Figaro ou TF1 passent par là, qu’ils n’hésitent surtout pas à une cure d’introspection


                  • Oncle Paul Oncle Paul 27 septembre 2008 18:18

                    Super article... c’est marrant je guerroyais ce matin sur un autre site au sujet de la pub à la télé que je ne peut pas blairer...

                    Au sujets des Raelliens.. en voila une belle bande d’allumés. J’aime beaucoup le look de leur chef : trés Hearth Wind & Fire 70s. Le Pape et ses collégues Juifs et Musulmans, devraient prendre des leçons d’élégance mystique.


                    • geko 27 septembre 2008 18:39

                      Très bonne analyse de la médiacratie !

                      @L’auteur : Nul besoin d’invoquer le deuxième S dans votre profil pour nous convaincre du contenu de l’article smiley


                      • Halman Halman 27 septembre 2008 20:41

                        Le début du Discours de la Méthode de Descartes, la base de notre culture philosophique occidentale que l’on nous apprend au lycée parait il, mais visiblement, ingénieurs, journalistes, quidam semblent bien l’avoir totalement oublié.

                        http://www.pitbook.com/auteurs/descartes.htm

                        Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ; car chacun pense en être si bien pourvu que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. En quoi il n’est pas vraisemblable que tous se trompent : mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger et distinguer le vrai d’avec le faux, qui est proprement ce qu’on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes ; et ainsi que la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses. Car ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus ; et ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup davantage, s’ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent et qui s’en éloignent.
                         Pour moi, je n’ai jamais présumé que mon esprit fût en rien plus parfait que ceux du commun ; même j’ai souvent souhaité d’avoir la pensée aussi prompte, ou l’imagination aussi nette et distincte ou la mémoire aussi ample ou aussi présente, que quelques autres. Et je ne sache point de qualités que celles-ci qui servent à la perfection de l’esprit ; car pour la raison, ou le sens, d’autant qu’elle est la seule chose qui nous rend hommes et nous distingue des bêtes, je veux croire qu’elle est tout entière en un chacun ; et suivre en ceci l’opinion commune des philosophes, qui disent qu’il n’y a du plus et du moins qu’entre les accidents, et non point entre les formes ou natures des individus d’une même espèce.
                         Mais je ne craindrai pas de dire que je pense avoir eu beaucoup d’heur de m’être rencontré dès ma jeunesse en certains chemins qui m’ont conduit à des considérations et des maximes dont j’ai formé une méthode, par laquelle il me semble que j’ai moyen d’augmenter par degrés ma connaissance, et de l’élever peu à peu au plus haut point auquel la médiocrité de mon esprit et la courte durée de ma vie lui pourront permettre d’atteindre. Car j’en ai déjà recueilli de tels fruits, qu’encore qu’au jugement que je fais de moi-même je tâche toujours de pencher vers le côté de la défiance plutôt que vers celui de la présomption, et que, regardant d’un oeil de philosophe les diverses actions et entreprises de tous les hommes, il n’y en ait quasi aucune qui ne me semble vaine et inutile, je ne laisse pas de recevoir une extrême satisfaction du progrès que je pense avoir déjà fait en la recherche de la vérité, et de concevoir de telles espérances pour l’avenir, que si, entre les occupations des hommes, purement hommes, il y en a quelqu’une qui soit solidement bonne et importante, j’ose croire que c’est celle que j’ai choisie.
                         Toutefois il se peut faire que je me trompe, et ce n’est peut-être qu’un peu de cuivre et de verre que je prends pour de l’or et des diamants. Je sais combien nous sommes sujets à nous méprendre en ce qui nous touche, et combien aussi les jugements de nos amis nous doivent être suspects, lorsqu’ils sont en notre faveur. Mais je serai bien aise de faire voir en ce discours quels sont les chemins que j’ai suivis, et d’y représenter ma vie comme en un tableau, afin que chacun en puisse juger, et qu’apprenant du bruit commun les opinions qu’on en aura, ce soit un nouveau moyen de m’instruire, que j’ajouterai à ceux dont j’ai coutume de me servir.
                         Ainsi mon dessein n’est pas d’enseigner ici la méthode que chacun doit suivre pour bien conduire sa raison, mais seulement de faire voir en quelle sorte j’ai taché de conduire la mienne. Ceux qui se mêlent de donner des préceptes se doivent estimer plus habiles que ceux auxquels ils les donnent ; et s’ils manquent en la moindre chose, ils en sont blâmables. Mais, ne proposant cet écrit que comme une histoire, ou, si vous l’aimez mieux, que comme une fable, en laquelle, parmi quelques exemples qu’on peut imiter, on en trouvera peut-être aussi plusieurs autres qu’on aura raison de ne pas suivre, j’espère qu’il sera utile a quelques uns sans être nuisible à personne, et que tous me sauront gré de ma franchise.
                         J’ai été nourri aux lettres dès mon enfance ; et, pour ce qu’on me persuadait que par leur moyen on pouvait acquérir une connaissance claire et assurée de tout ce qui est utile à la vie, j’avais un extrême désir de les apprendre. Mais sitôt que j’eus achevé tout ce cours d’études, au bout duquel on a coutume d’être reçu au rang des doctes, je changeai entièrement d’opinion. Car je me trouvais embarrassé de tant de doutes et d’erreurs, qu’il me semblait n’avoir fait autre profit, en tâchant de m’instruire, sinon que j’avais découvert de plus en plus mon ignorance. Et néanmoins j’étais en l’une des plus célèbres écoles de l’Europe, où je pensais qu’il devait y avoir de savants hommes, s’il y en avait en aucun endroit de la terre. J’y avais appris tout ce que les autres y apprenaient ; et même, ne m’étant pas contenté des sciences qu’on nous enseignait, j’avais parcouru tous les livres traitant de celles qu’on estime les plus curieuses et les plus rares, qui avaient pu tomber entre mes mains. Avec cela je savais les jugements que les autres faisaient de moi ; et je ne voyais point qu’on m’estimât inférieur à mes condisciples, bien qu’il y en eut déjà entre eux quelques-uns qu’on destinait à remplir les places de nos maîtres. Et enfin notre siècle me semblait aussi fleurissant et aussi fertile en bons esprits qu’ait été aucun des précédents. Ce qui me faisait prendre la liberté de juger par moi de tous les autres, et de penser qu’il n’y avait aucune doctrine dans le monde qui fût telle qu’on m’avait auparavant fait espérer. "


                        • Sinbuck Sinbuck 27 septembre 2008 21:32

                          @Halman,

                          Il est vrai que certains peuvent s’en inspirer... Mais le problème est ailleurs !
                          Ce que l’on nomme le raisonnement cartésien ou le rationalisme nous a conduit vers les sommets de l’orgueil humain : En science, c’est le positivisme qui dénature la véritable quête de la compréhension du monde, en philosophie, c’est le nihilisme qui argumente tout et son contraire par un simple jeu d’analyses raisonnée, en économie, c’est le marxisme qui stimule le contrôle excessif sur la matière...

                          Le journalisme actuel est rénové par Internet et toute forme de communications planétaires délocalisée des circuits connectés avec le pouvoir en place. Il y a la politique, l’économie, la réalité des faits, et le peuple, la masse, le "monde d’en bas", qui montre une certaine réalité des faits. C’est une organisation socio-culturelle qui reflète une dichotomie évidente si l’on regarde la définition même de démocratie (le pouvoir reflète le peuple). Dans cette pyramide d’hommes et de femmes, il y a les journamistes, qui se situent (théoriquement), ni en dessus, ni en dessous, mais à côté du monde comme "observateurs objectifs" des faits. Cette idéologie journalistique est entachée par les "liens urbains" que tissent le pouvoir, la struture organique d’une société (lois, règles fiancières, droits de diffusion, circuits de l’AFP...), et les médias classiques eux-mêmes. Un "média citoyen" peut donc apporter des solutions à ce problème...



                        • frédéric lyon 27 septembre 2008 21:34

                          Tout celà est fort bien, mais il semblerait que les propriétaires des groupes de presse n’aient pas beaucoup d’influence sur leur salles de rédaction !!

                          Ou bien alors, il faudrait supposer que les méchants patrons de la presse française ont tous choisi de soutenir la candidature de Ségolène Royal (le candidat socialiste, faut-il le rappeler), après avoir tous choisi de soutenir Lionel Jospin (deux fois !!).

                          Et il faudrait supposer que les patrons de presse Américain ont tous choisi de soutenir le candidat démocrate !!

                          Il semblerait que les salles de rédaction soient devenus des organismes indépendants de leurs actionnaires et qu’ils se soit constitué entre toute les salles de rédaction une sorte de solidarité de caste.

                          Cettre caste prétend aujourd’hui exercer un pouvoir social et politique, fabriquer l’opinion publique et même désigner aux électeurs les futurs vainqueurs des élections.

                          Le seul problème est que si cette caste exerce un pouvoir politique, ce ne peut-être qu’un pouvoir anti-démocratique par définition, car les salles de rédaction n’ont reçu aucun mandat démocratique pour exercer un pouvoir politique quelconque dans nos sociétés.

                          Il faut espérer qu’Internet, et ses nouvelles formes d’expression directe, permettront de mettre à mal ce nouveau pouvoir de caste. 


                          • Antoine Diederick 27 septembre 2008 21:50

                            Bonsoir,

                            Excellent article...cependant, de ces constats, il ne faut point faire généralité....mais il faut bien avouer que la presse depuis 15 a 20 ans fait trop de concessions....a l’air du temps.


                            • Forest Ent Forest Ent 27 septembre 2008 21:55

                              Je me permets comme d’habitude de recommander la lecture de "la forêt des médias", site gratuit et non sponsorisé, consacré à la structure capitalistique des médais et à leurs liens avec les pouvoirs :

                              http://forestent.free.fr/

                              _


                              • alberto alberto 28 septembre 2008 16:20

                                Forest : Effectivement j’y pensait aussi : excellent rappel !

                                P.S. : je n’ai pas vu de référence à Théophastre Renaudot (né à Loudun) dans la Forêt, mais, les archives sont-elles en chantier ?

                                Bien cordialement.


                              • Forest Ent Forest Ent 28 septembre 2008 17:02

                                L’histoire de M Renaudot est décrite sur cette page de "la forêt des médias" :

                                http://forestent.free.fr/ver.html

                                _


                              • alberto alberto 28 septembre 2008 17:39

                                Dont acte, Forest, mais la forêt est tellement vaste qu’on en oublie parfois certains sentiers...


                              • geko 28 septembre 2008 20:16

                                Forest votre site mériterait de passer sous SPIP !


                              • JONAS JONAS 27 septembre 2008 23:26

                                JONAS à : L’Auteur,

                                Vous auriez pu commencer votre article par la fin !

                                Vous dites " Nous pouvons alors éviter d’avaler tout cru ce qui est rapporté et ainsi éviter se faire avoir par cette véritable conspiration que sont devenus le " politiquement correct " et le conformisme social où tout le monde va dans la même direction, une direction décidée, et soulignons le à gros traits pour le garder toujours en mémoire, par les élites de notre société "., tellement il est impopulaire pour la masse et les gens de gauche.

                                L’élite ! Mot que l’on devrait supprimer de la langue française !

                                L’élite c’est les profits, la réussite, le pouvoir ! Faisons une autre Révolution ! Tous à l’échafaud ! ! !

                                Ne croyez pas que je porte dans mon cœur tous ces croquants, mais je ne suis pas assez stupide pour croire qu’un seul d’entre vous, ne finiraient pas par se comporter comme eux. D’autant plus, qu’il sera fauché ! Celui là serait peut-être pire que les autres, comme un chanteur sans succès, qui est parti de rien et " tapi " dans l’ombre, il à surgit pour atteindre un Ministère… !

                                Je me souviens de nombreux commentaires de personnes modestes, qui lorsqu’il s’est trouvé face à la justice disaient : " Si j’avais été à sa place, j’aurai fait comme lui ".

                                Nous sommes tous des prédateurs, soyons honnêtes reconnaissons le, ce sera un grand progrès.

                                Bonne soirée.

                                 


                                • JL JL 28 septembre 2008 17:55

                                  @ Jonas qui écrit : ""Nous sommes tous des prédateurs"". Avez-vous bien lu et bien compris la fable de La Fontaine : "Les animaux malades de la peste" ? Ne criez-vous pas là : haro sur le baudet ?


                                • pseudo 28 septembre 2008 09:48

                                   

                                  Ne nous faisons pas d’illusion, la majorité des gens croient dans les médias et se refusent à toute critique.

                                  L’église cathodique de Satan de l’argent, du sexe, du pouvoir, de la vanité fait rêvé. Ils lui ont tous vendus leurs âmes depuis longtemps. La force du mal s’est de mélanger la vérité et le mensonge, et d’adorer le mal en reniant l’existence de dieu. Ce n’est pas ce que l’on voit tous les jours à la télévision ? Pas besoin de conspiration, de secte satanique, l’homme doit juste se laisser guider par ses instincts primaires.
                                  Les informations nous poussent vers la haine de l’étranger, des pauvres, des jeunes et une admiration pour ceux qui ont le pouvoir et l’argent ! Il est normal dans notre société que le voleur de poule aille en prison, mais celui qui détourne des fonds publics reçoit l’absolution de la justice.



                                  • Bois-Guisbert 28 septembre 2008 11:26

                                    « Nous avons tous une opinion sur la guerre en Irak, le réchauffement planétaire, les minorités religieuses, sur les dirigeants du pays, sur l’économie régionale, nationale et mondiale. »

                                    Tous ? Non… Avoir une opinion sur tout est le privilège des imbéciles et des ignorants qui ignore leur ignorance de trop de paramètres, pour que leur opinion soit fiable. Pour ma part, je n’ai aucune opinion sur la guerre en Irak ou sur le réchauffement planétaire. Quant à l’économie, comme tout un chacun, j’attends de voir ce qu’il va se passer, sans être capable d’anticiper quoi que ce soit…

                                    « Mais contrairement à l’opinion que nous nous sommes forgée à propos du restaurant du coin en expérimentant nous même sa cuisine… »

                                    Cet exemple montre toute les limites de l’opinion par « expérimentation personnelle », parce que nous pouvons très bien apprendre, un jour, que ce restaurant dont nous avons, à plusieurs reprises, apprécié la cuisine a été fermé pour manquements graves aux règles élémentaires de l’hygiène.

                                    « …pour la majorité des cas, ce sont les sources d’informations intermédiaires qui forgent notre opinion. »

                                    Ce ne sont absolument pas les « sources d’informations intermédiaires qui forgent notre opinion  », ce sont notre crédulité et notre incrédulité ! Cette tendance est aggravée par le fait que la plupart des gens croient ce qui les arrange et ne croient pas ce qui les dérange !

                                    Et il faudrait encore distinguer entre les opinions profondes et toute la gamme des opinions superficielles d’intensité variable.

                                    A partir de là, la théorie des cinq grands filtres est une ânerie d’intellectuels, qui ne joue qu’un rôle minime dans la réalité. La manière dont se forment les images que l’opinion nourrit sur tel ou tel sujet, est un phénomène extrêmement complexe, échappant à la manipulation pure et simple.

                                    Ne "prend", au niveau de l’opinion, que ce qui trouve un terreau favorable à l’enracinement. Et ce dont se plaint AngeRouquine, c’est de ne pas trouver dans les médias les concepts qui lui tiennent à coeur traités avec les mots qu’elle utiliserait pour les développer.

                                    Je voudrais ajouter quelques mots sur un cas que je connais bien, celui de la Suisse. Quand AngeRouquine écrit : « En résumé, nous pouvons dire que nous ne possédons plus nos médias, nous les avons confiés, sans le vouloir, à de grosses corporations, lesquelles ont un agenda précis qui ne va pas nécessairement dans le même sens que le peuple. », je me marre…

                                    Je me marre, parce que si plus de 60 % de la population suisse est « conservatrice », les journalistes y sont à 75 % de sensibilité « progressiste ». Dans les faits, cela se traduit par des résultats électoraux diamétralement contraires aux positions affichées par l’ensemble des médias. L’exemple extrême est celui de la « votation » sur l’adhésion à l’U.E., rejetée par 77 % des électrices et des électeurs, contre le matraquage unanime des journaux, des chaînes de radio et des chaînes de télévision.

                                    Or, en Suisse, cette unanimité provient de la disparition non d’une presse de gauche, qui a toujours été marginale, mais de la presse de droite, de la droite patricienne nationale, qui étaient représentés par des titres ayant eu leur heure de gloire, comme la « Gazette de Lausanne  », le « Journal de Genève  », la « Feuille d’Avis de Neuchâtel  » et le « Nouvelliste - Feuille d’Avis du Valais  ».

                                    Les deux premiers ont tout simplement disparu, quant aux deux autres, ils se sont sagement alignés sur la bouillie libéral-socialiste mondialiste, qui est la forme médiatique européenne du politiquement correct, illustrée en France par « Le Monde  » et « Libération  ». Bien évidemment, « Jean-François Marquis dans son article Concentration et hiérarchisation dans la presse en Suisse  » ne dit absolument rien de cet aspect de la question.

                                    Mais quoi qu’il en soit, c’est la droite nationale et la droite d’idées (ou Nouvelle Droite) qui, en francophonie, font principalement les frais de l’unification des médias. Il n’en va pas partout de même, puisqu’un idéologue comme Alain de Benoist trouve à se faire régulièrement publier dans un quotidien tirant à plus de 300’000 exemplaires. Il s’agit d’« Il Giornale  » de Milan…


                                    • Dr. Nico 28 septembre 2008 12:03

                                      J’ai beaucoup apprécié ce billet qui détaille bien mon sentiment à l’égard des médias, quels qu’ils soient.
                                      Il suffit de lire les dépêches de l’AFP puis de regarder les JT des différentes chaînes pour voir que le source d’info est la même mais qu’ils l’agrémentent de la politique éditoriale de la chaîne ainsi que d’un soupçon de subjectivité de la part du journaliste présentateur.

                                      Je voudrai juste insister sur des sujets auxquels ont pense peut-être un peu moins. Un exemple, la disparition du petit Antoine, quel est l’intérêt dans parler dans les médias, autre que celui de signaler une disparition avec un appel à témoignage ? Pourquoi ne pas parler de sujets qui nous touchent directement où qui touchent de grandes populations quand il s’agit de l’étranger ?

                                      Je crois tout simplement que les médias ont perdus de vue leur objectif premier : l’information.

                                      Les médias sont ainsi devenu un bien de consommation, avec son bel emballage, son contenu chargé d’émotion et sa futilité.


                                      • xray 28 septembre 2008 12:33


                                        LES MYTHES FONDATEURS DE LA CONNERIE HUMAINE
                                         
                                        La connerie humaine est la seule approche que l’on peut avoir de l’infini.


                                        La légende « Bernard TAPIE » 

                                        Le virus de la Grippe aviaire

                                        Betancourt story


                                        • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 12:38

                                           La question de l’objectivité journalistique et de la manipulation, notamment par l’image (pensez à l’art de la retouche et du morceau choisi déployé sous Staline), n’est absolument pas nouvelle. Je vous engage d’ailleurs à lire le lien que j’ai proposé plus haut sur les faveurs que le Hezbollah accorde aux reporters "objectifs" au Liban.

                                          Liban et Syrie, je le rappelle, où l’un des héraults victimistes défendu par de prétendus démocrates s’est réfugié au nom de la liberté de la presse ! Vous appelez ça de l’honnêteté ?

                                          Ce qui me dérange terriblement dans les "critiques" telles que celle que formule l’auteur, c’est finalement l’humour involontaire qui consiste à "dénoncer" une pensée prétendue dominante pour en proposer une qui souhaiterait dominer.

                                          En toute honnêteté, pourquoi des alter-sites d’information seraient-ils nécessairement plus crédibles que les "médias" classiques ?

                                          Vous tous qui vous gargarisez de ce terme générique de "médias dominants", sans la moindre nuance, sans le moindre détail (voulez-vous dire que le JT de TF1 et Politis, c’est la même chose ?), seriez-vous en train de sous-entendre qu’il y aurait d’un côté l’information donnée par les impurs et celle délivrée par les purs ?

                                          Aucune critique des "médias" n’est pour moi recevable dès lors qu’elle se situe dans un grand ensemble imprécis dont le seul but est de discréditer, finalement, non "les médias" (je rappelle qu’en tout état de cause, Internet en est un), mais le réel, pour lui opposer une série de propagandes où curieusement jamais l’on ne supporte de s’interroger sur d’où ça parle ni sur quand et comment ça vient.

                                          La négation du réel a le vent en poupe, et le discrédit jeté sur les professionnels de l’information, et bien que je puisse moi-même leur adresser des reproches, et que je l’ai déjà fait sur ce forum, constitue un véritable danger pour les démocraties. Les termes, d’ailleurs, de "médiacratie" et de "ploutocratie" en sont des symptômes inquiétants.

                                          L’esprit critique ne consiste pas à détruire un dieu pour en idolâtrer un autre.


                                          • CAMELEON 28 septembre 2008 13:48

                                            @ Harold Laswell
                                             Vous dire que je suis d’accord sur la majorité de l’analyse et sur la dépendance des journalistes aujourd’hui(pas tous grace a Dieu).
                                            Vivant aux Etats Unis pendant la 1° guerre du golfe j’ai enfin compris à quoi servaient les personnels que les américains,en plus des scientifiques allemands,avaient ramenés avec eux dans leurs valises à la fin de la seconde guerre ;Pour m’etre interréssé de plus près ,que le citoyen moyen(rentrant chez lui après une longue journée de travail et se relaxant ,son esprit critique miné par la fatigue) , à ce que l’on projettait sur l’écran et n’avalant pas tout ce qui m’était offert,j’ai pu voir les memes mécanismes qu’utilisait Goebbels pour sa politique du grand mensonge et comment cela était mis en place et notamment la politique du grand mensonge:petite vérité entérrée sous une montagne de mensonges.Il est évident qu’il est plus facile de controler une seule source d’infos que plusieurs ,dont acte : ce ne sera que CNN qui nous enverra des images de "frappes chirurgicales"effectuées par des missiles intelligents qui évitaient les civils.Pour la chaine publique PBS,payée en partie par l’argent de téléspectateurs la sponsorisant volontairement,et qui émettait encore des doutes face à l’info(intox) officielle un autre problème se posait ;en effet cette chaine diffusait ses infos à 18 heures et les rediffusait à 22 heures et quelques fois nous donnait un autre echo de l’actualité.Comme,théoriquement,il n’y a pas de censure aux states il n’y eu pas censure sinon une autre forme plus vicieuse:les infos changèrent d’horaire et passèrent à 17 heures(quand vous étiez dans votre véhicule de retour du travail) et à minuit(dans les bras de Morphée),voilà un tour de passe passe qu’il est beau,pas de censure mais une autre forme d’éclipse de l’info.Pourquoi ??? Car en ce moment , relayéespar des magazines comme Time surtout, venaient dans la lumière des projecteurs deux affaires qui dérangeaient beaucoup cette farce de "des mots crasseux",pardon démocratie,et ces affaires étaient tellement révélatrices du système pourri qu’il fallait les éclipser donc autre arme de désinformation : l’écran de fumée---Je voudrai faire une parenthèse et vous inviter à visionner un excellent film sur ce sujet et qui a rapport à ce qui s’est passé alors aux E.U, avec comme acteurs principaux Robert de Niro et Dustin Hofman le titre en est "Des hommes d’influence "---
                                            L’écran de fumée donc est destiné à cacher quelque chose, et pour ce faire il faut focaliser sur autre chose de plus grand ;et ce qu’il fallait cacher ce sont justement ces deux affaires révélées par Time :

                                            1° scandale financier qui coute au contribuable américain(aujourd’hui comme hier meme combat) la bagatelle de 500 milliards de $ grace (ou devrai-je dire à cause) de prets consentis à des personnes ,certains avec l’aval personnel de familles comme les Bush ou les Clinton, et qui ne furent jamais repayés ;dont acte payez salauds de pauvres.

                                            2° voici le plus interéssant des deux ,car il peut projeter quelques lumière sur les événements de 2001, :
                                            Time écrit un super actif sur un scandale qui affleurait dans l’actu d’alors : la banque du B.C.C.I (banque de crédit et crédit internationnal ,sic ) voilà une banque qu’elle est bien,tellement bien qu’elle essaye à coup de dollars,ou autres,d’acheter des représentants publics un peu partout dans le monde,sénateurs,députés,représentants de l’autorité publique ou privée,tout cela pour se faire des copains,pas vrai qu’elle est bien cette banque ! Seulement voilà malgrès que l’on ait du mal à le croire il existaient ,alors,des politiciens honnetes qui ont tiré la sonnette d’alarme et déclenché un début d’investigation sur le thème.Vite,vite il faut faire quelque chose pour que l’opinion publique ne se rende compte de rien, car si elle venait à apprendre que les quatres comptes bancaires principaux appartiennent aux marchands d’armes,aux trafficants de drogues,aux groupes terroristes et surtout à la C.I.A,elle pourrai commencer à se poser les bonnes questions telle que :est ce pour ne pas laisser de traces de transfers d’argent que ces 4 entités se trouvent dans la meme banque(Time) ?Cette collusion qui existait alors n’explique-t-elle pas un peu ce qui s’est passé par la suite et que Messian caractérise comme "un coup de palais" ?
                                            Autant de questions que je devrai me poser,sans tomber dans la parano,pour comprendre que je ne veux plus de ça ni de l’intox des médias manipulés par le grand capital qui doit avoir un agenda secret pou envoyer dans le mur notre futur comme celui de nos petits enfants.
                                            Ces personnels que les américains ont ramenés d’Allemagne après la seconde guerre comprenaient dans leurs rangs des gens de premier niveau dans des domaines aussi divers que les services de renseignements,la police secrete et autres et la désinformation,maintenant je commence à y voir un peu plus clair surtout que j’ai été moi meme victime de ces agissements...J’ avais comme habitude d’aller prendre mon petit déjeuner dans une des nombreux établissements d’une grande chaine de cafés.Je m’installai au bar ,à l’époque dans la section fumeurs,où tout en lisant le journal je ne pouvais m’empecher de commenter les news à haute voix,chose qui fit des émules car à la fin de la première semaine nous étions quelques uns qui avions plaisir à nous retrouver et à partager des infos qui ne faisaient pas les grands titres ;surprise après quelques jours la section fumeurs fut supprimée et ainsi s’acheva cette phase de communication:les discussions dans les cafés.Démocratie pas de censure ?Si ce n’était pas aussi grave je crois que j’en rirai encore.
                                            Les batons dans les roues qui auraient pu surgir après les tours jumelles ont été esquivés par le vote de loi "patriot act " qui faisait "persona non grata " tout individu qui ne sympatiserai pas avec la version officielle, avec tout ce que cela pouvait entrainer pour la personne comme d’etre survéillé par les services secrets du pays.
                                            Ce que je viens de vous faire partager est du vécu alors j’invite tous ceux qui aiment traiter les autres de conspirationistes de se reveiller enfin et eux aussi chercher ce qu’ils ne veulent plus voir dans ce monde qui pourrai etre un paradis si nous évitions de rever ce cauchemard que l’on nous impose via les medias officiels peuplés de spécialistes de tous bords


                                            • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 14:16

                                               Félicitations, tout d’abord, pour moinsser ma réponse à un commentateur dont une partie de l’argumentaire consiste à mettre en doute le fait que je suis une femme et que, en conséquence, je dispose d’un cerveau !

                                              Et vous parlez de pouvoir, de mensonge, de manipulations, et venez donner des leçons de morale ? Bravo !

                                              Ensuite, quand vous citez Goebbels vous faites bien ! La propagande nazie a été analysée et elle est connue. Celle des divers gouvernements de tous les pays aussi ! Mais vous ne saurez jamais dénoncer que les errements des démocraties. Pourquoi ? C’est pourtant depuis les démocraties que les critiques les plus acerbes, justifiées ou non, des démocraties elles-mêmes, gardent le droit de citer !

                                              Que pensez-vous des exactions commises contre les journalistes dans le monde ? Que ce sont encore de sales pourris que les dictateurs ont raison d’enfermer ou d’assassiner car, après tout, ils sont à la solde du Grand Capital ?

                                              Et la Pravda, c’était l’outil du Kapital ? Laissez-moi rire !

                                              Il faut de l’argent pour qu’un journal existe, vous en doutiez ? Même Agoravox en appelle aux donateurs ! Alors, Agoravox suppôt du capital ?

                                              Quand j’entends de tels discours où rien d’intelligible ne se dégage si ce n’est une dénonciation de la propagande d’Etat, que dire ? Que oui, chaque régime, quel qu’il soit, utilise des outils d’information pour obtenir les faveurs des citoyens que le composent, vous n’avez qu’à lire Petit Traité de propagande à l’usage de ceux qui la subissent. Cet essai a le mérite de tout mettre en lumière, pas de jouer ce petit jeu qui consiste à s’insurger contre les mensonges en démocratie pour mieux protéger les intérêts des pires régimes !


                                              • italiasempre 28 septembre 2008 14:54

                                                Bonjour Cosmic smiley
                                                merci pour ton courage et pour la qualité de tes commentaires.
                                                Tu possedes la faculté de faire reflechir les gens.

                                                Pour ce qui concerne Constant danslareyeur, une femme qui ne partage pas ses idées devient ,ipso facto,
                                                un homme smiley j’y ai eu droit aussi il y a quelques temps.

                                                amicalement












                                                 


                                              • italiasempre 28 septembre 2008 16:28

                                                > Le film de Wilders : un nouveau couteau entre les dents
                                                par Constant danslayreur

                                                @ Italiasempre,

                                                 

                                                 

                                                 

                                                 

                                                PS : Ne changez surtout pas d’avatar, rien ne me fait plus rire que certaines couleuvres qu’on nous demande d’avaler sur Avox et puis ça continuera à faire rêver quelques crétins atrophiés du bulbe mais néanmoins salariés de ma connaissance (il en est même qui se sont convertis à l’exégèse impressionné je vous dis).

                                                 
                                                (IP:xxx.x01.186.122) le 29 mars 2008 à 12H10Réagir à l’article | Réagir au commentaire | SIGNALER UN ABUS | Lien permanent

                                                commentaire constructif ? -8



                                                Bonjour Constant

                                                Au temps pour moi, effectivement vous parlez de "vieille peau" et " tas difforme"
                                                Remarquez, a la réflexion, je me demande si je n’aurais pas préféré etre prise pour un homme... smiley


                                              • del Toro Kabyle d’Espagne 28 septembre 2008 18:28

                                                @ Cosmic et Italiasempre

                                                Bonsoir :)

                                                Il est tout à fait normal qu’un islamiste intégriste comme Constant danslayreur fasse dans le sexisme. Il a déjà presque 30 commentaires qui gisent dans les égouts d’Agoravox.
                                                Il est passé par tout : insultes racistes, injures et diffamations diverses, propos orduriers, spamming ...
                                                C’est aussi un lanceur de hoax, principalement à cause de sa manie ridicule pour les chiffres (rumeurs sur les IP avec des connaissance informatiques nulles) !

                                                Il pratique aussi le mensonge par omission lorsqu’il se prétend sans reproches et vous défie de trouver dans ses propres commentaires des choses qui le confondraient (avec précision arithmomaniaque du style : pas deux messages mais un seul !)

                                                C’est aussi l’un des "esprits" les plus superstitieux d’Agoravox, lecteur et diffuseur de sornettes venant des sous-cultures apocalyptiques et numérologiques. Le pire est que cet intégriste islamiste reprend à son compte des pans entiers de la propagande anti-catholique la plus sectaire, issue de certainss milieux protestants américains (le pape cache des symboles sataniques dans sa liturgie ! l’Antéchrist est parmi nous !), le tout au nom de la véracité d’une version d’un islam toxique qu’il vend défendre et imposer sur Agoravox.

                                                Surtout, essayez de ne pas perdre de temps avec lui : il a déjà prévenu tout le monde avec son pseudo ...


                                              • Olga Olga 28 septembre 2008 19:17

                                                @Kabyle d’Espagne
                                                Bonsoir,
                                                Vous ne seriez pas un peu excessif dans votre attaque ?
                                                On pourrait légitimement vous demander d’apporter des preuves, quand vous accusez quelqu’un d’être un "islamiste intégriste". Ce n’est pas une accusation anodine...




                                              • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 19:50

                                                 @ Kabyle d’Espagne

                                                Le sérieux de vos travaux et interventions, l’on vous sait farouchement athée, également, et votre excellente connaissance du forum et de ses intervenants, en sus de la lecture de divers posts de ce monsieur, auront éclairé tout lecteur qui bénéficie de discernement.

                                                Merci de ne pas laisser maltraiter les femmes, ni fleurir les attaques dites ad hominem portant sur la personne et non sur le débat d’idées smiley


                                              • del Toro Kabyle d’Espagne 28 septembre 2008 19:53

                                                par Olga
                                                Vous ne seriez pas un peu excessif dans votre attaque ?

                                                Bonsoir. Et bien absolument pas. Constant danslayreur m’a même remercié un jour de lui avoir montré qu’AV n’était pas fait pour des gens comme lui qui ne souhaitaient pas "renier" pas même une virgule de l’islam ... (pour parler de gens comme moi, il utilise une ontologie fascisante).

                                                Cela ne m’étonne absolument pas que vous ne puissiez voir ce genre de choses : il vous faut une grammaire culturelle de l’islamisme et du nationalisme (algérien) en plus des sous-cultures apocalyptiques et numérologiques qu’il prend pour argent comptant (je suis très sérieux en disant ça).

                                                Au fait, savez-vous que Constant m’a fait une petite crise de jalousie au sujet de votre personne ? smiley C’était très mignon ! Au même titres que ses propops et son angoisse dans le fil de Morice où nous étions tous dans une bataille générale.
                                                Dans tous ce fatras, il est venu vous voir, vous faire sa déclaration, et a interprété votre "silence" comme un refus et une indignation ! (il a d’ailleurs projeté son "angoisse" sur moi en avouant sa félicité de m’être fait "boudé" par vous ! Na !  smiley )

                                                Le plus sympathique dans tout ça est ceci : vous n’avez absolument pas saisi la dialectique surmoi islamiste- érotisme forumistique qu’il a merveilleusement expliquée par ses pardons pour - je cite - ses "grivoiseries"

                                                Vous lui avez répondu que vous n’y voyiez rien de tout ce dont il se défendait comme un enfant coupable et que tout était innocent dans le fait si simple de dédicacer une chanson. Ça m’a fait beaucoup sourire et je n’avais rien dit à ce moment (je préfère l’amour à la haine) mais vous aviez là l’exemple d’un islamiste en sublimation.

                                                Pour le reste, Constant a un fort avantage : la majorité de ces propos délictueux reposent dans la Cloaca Maxima d’Agoravox. Quant au reste, il faut des instruments pour lire l’islamisme d’expression francophone.

                                                Cordialement


                                              • Olga Olga 28 septembre 2008 20:58

                                                @Kabyle d’Espagne
                                                Dois-je comprendre que je vous aurais boudé, vous aussi ? Où du moins, j’en aurais donné l’impression...
                                                J’ai un peu le sentiment d’avoir raté quelques épisodes, mais ça ne serait pas la première fois...
                                                Vous croyez vraiment qu’un "islamiste intégriste", comme vous dites, viendrait "faire sa déclaration" à quelqu’un comme moi, qui n’est pas vraiment tendre avec les religions et encore moins avec les intégristes qui les instrumentalisent ?


                                              • Sahtellil Sahtellil 28 septembre 2008 21:03

                                                Je répugne à intervenir dans ce genre de contexte mais je n’y tiens pas. De grâce, cessez, une bonne fois, ces joutes FRATRICIDES.

                                                BMD


                                              • Sahtellil Sahtellil 28 septembre 2008 21:15

                                                @ celui qui moinsse plus vite que l’ombre de LL,

                                                J’aurais préféré que vous m’expliquiez en quoi mon post vous incommode. Je conçois cependant le tenant du clic compulsif. Et compatis !

                                                BMD


                                              • del Toro Kabyle d’Espagne 28 septembre 2008 23:02

                                                par Olga

                                                @Kabyle d’Espagne
                                                Dois-je comprendre que je vous aurais boudé, vous aussi ? Où du moins, j’en aurais donné l’impression...
                                                J’ai un peu le sentiment d’avoir raté quelques épisodes, mais ça ne serait pas la première fois...


                                                Ah non, moi tout va bien de mon côté, je vous assure smiley
                                                Par contre vous avez raison : vous avez raté beaucoup (trop) d’épisodes sur la prose et les positions de notre national-islamiste qui sait sortir son côté Constance dans les fleurs.

                                                Vous croyez vraiment qu’un "islamiste intégriste", comme vous dites, viendrait "faire sa déclaration" à quelqu’un comme moi, qui n’est pas vraiment tendre avec les religions et encore moins avec les intégristes qui les instrumentalisent ?

                                                En sciences sociales, il y a un vieux principe élaboré par un gros barbu allemand : ne pas mélanger les choses de la logique avec la logique des choses.
                                                C’est une info de base mais elle est très utile et demeure encore enseignée dans les sciences de l’Homme. Ce dernier est essentiellement contradictoire. On peut donc :

                                                • Torturer des humains et aimer les chiens
                                                • avoir des pratiques homosexuelles et être homophobe
                                                • détruire des "images" (les Bouddhas de Bamiyan) pour produire des "images" (vidéos)
                                                • ... être cordonnier et mal chaussé smiley
                                                Ces cas n’ont rien à voir avec notre Constant. Mais, si vous doutez encore (ça lui fera sûrement plaisir smiley) de l’idéologie islamiste qui anime notre sauveur de l’islam intégral et intégriste sur Av, je vous pose une question :
                                                • Que penseriez-vous d’un type qui vous convoque pour le "jugement dernier" pour qu’Allah vous punisse avec toute sa rigueur ... pour des commentaires déposés sur Agoravox ? smiley 
                                                Je sais, c’est dur à croire, hein ! Et pourtant, c’est ce qu’a désiré et formulé notre national-islamiste Constant danslayreur : qu’Allah me châtie le plus sévèrement possible pour tous mes vilains commentaires à son encontre !
                                                Au moins on sait avec lui que Dieu est Amour ! Toute comparaison avec l’esprit des fanatiques télé-évangéliques américains ou avec avec celui des nationalistes-catholiques franquistes est purement ... excessive !

                                              • del Toro Kabyle d’Espagne 28 septembre 2008 23:28

                                                @ Sahtellil
                                                Il m’est difficile de parler de "fraternité" avec un national-islamiste, haineux, menteur, raciste et sectaire et qui attend que le châtiment d’Allah s’abatte sur moi avec toute sa vigueur .. pour des commentaires sur Agoravox.

                                                Il faut être animé par une singulière intolérance et armé d’un sectarisme infini pour que des échanges virtuels puissent finir, selon les désirs fanatiques de notre Constant danslayreur, par une "menace" eschatologique qui n’a de véracité que dans la tête haineuse de cet islamiste intégriste.

                                                (au fait, j’ai décliné l’invitation au tribunal d’Allah ... qu’il vienne me chercher sur les plages d’Espagne).

                                                Mais à votre requête, je cesse pour le moment et pour les jours prochains.


                                              • Sahtellil Sahtellil 29 septembre 2008 01:19

                                                Je vous remercie, Kabyle, d’en tenir compte tout en récusant, amicalement, votre usage massif (et unilatéral) de certains adjectifs que je trouve injustifiés...

                                                Bonne nuit

                                                BMD



                                              • 3°oeil 28 septembre 2008 14:59

                                                Les raëliens se portent biens en termes de désinformations et manipulations alors leur avis sur le sujet....


                                                • wesson wesson 28 septembre 2008 15:21

                                                  @ cosmic dancer

                                                  "Meyssan a réussi le tour de force de propager des théories [...] dont le succès lui rapporte au moins autant qu’aux actionnaires principaux des titres de presse leurs dividendes."


                                                  Ben voyons ! Tout le monde sait que le yacht de Meyssan est bien plus gros que ceux de Bolloré, Dassault , Arnault et autre lagardère, dont on sait dans quelle indigence ces actionnaires de titres de presse vivent...


                                                  précieuse ... et ridicule !


                                                  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 15:37

                                                     Bonjour Monsieur Wesson smiley

                                                    Le premier livre de votre demi-dieu a été traduit en une vingtaine de langues et vendu à 300 000 exemplaires.

                                                    Passer quelques heures sur le Net à élaborer un futur best-seller et en retirer environ 1,2 millions d’euros, c’est en effet une belle opération que doivent lui envier les possesseurs de yachts smiley

                                                    Ils doivent également baver de rage devant sa villa de Damas, aux bons soins d’A-Assad, vous avez tellement raison smiley

                                                    Je vous admire smiley



                                                    @ Italia

                                                     smiley


                                                  • snoopy86 28 septembre 2008 15:52

                                                    Bonjour Cosmic

                                                    Meyssan dispose donc d’une villa à Damas ? Ephèbes fournis ?


                                                  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 septembre 2008 16:01

                                                     Bonjour Snoopy

                                                    De source sûre, c’est-à-dire sur place, oui, il possède une villa damascène. Vous savez bien qu’il a toutes les entrées parmi les "résistants" moyen-orientaux tels qu’Al-Assad, le Hamas, Amadinejad et le Hezbollah. Entre le Parti de Dieu et le djihad, Meyssan aussi est grand !

                                                    D’ailleurs son ouvrage de référence qui a déclenché tous les autres trône en effet, dans l’ensemble du monde arabo-musulman, au troisième rang des meilleures ventes avec Mein Kampf et le Protocole...

                                                    Wesson a raison : c’est un franc succès.

                                                    On ne m’a rien indiqué, en revanche, pour ce qui concernerait quelques éphèbes. Mais quand Meyssan change d’avis comme d’alliés, appelant récemment à rallier l’extrême-droite antisémite, comment savoir quels sont aujourd’hui ses hobbies ?

                                                    Cordialement.

                                                    "Dans ’’l’Effroyable Imposture’’, Meyssan affirme que ce n’est pas un avion mais un camion qui a déchiqueté la façade du Pentagone. Il changera d’avis et de version dans un second livre, le Pentagate, où il affirme que ce n’est pas un camion mais un missile qui a détruit la façade du Pentagone. 

                                                    En réalité, ses théories sont le fruit de l’imagination d’un « réseau d’experts » plutôt douteux, composé d’un officier des renseignements poursuivi par la justice (Pierre-Henri Bunel), d’un commissaire membre de la direction générale des renseignements généraux (Hubert Marty-Varance), d’un passioné d’espionnage (Stéphane Jah) et d’un conspirationistes d’extrême droite (Emmanuel Ratier). 

                                                    Depuis ce livre, Thierry Meyssan assure une forme de diplomatie paralèlle au service des intérêts iraniens, syriens, et même selon des anciens membres du Réseau Voltaire... chinois. Une dérive qui a provoqué le départs successif de plusieurs de ses administrateurs. Notamment Michel Sitbon, Jean-Luc Guilhem et Gilles Alfonsi. Dans un article paru sur amnistia.net, il proclame la « fin du Réseau Voltaire » et expliquent les raisons de leur départ sur :
                                                    http://www.amnistia.net/news/articles/voltaire/voltaire_552.htm 

                                                    Ils se disent notamment génés par des propos antisémites entendus au Conseil d’Admninistration et la présence de militants soutenant des thèses révisionistes. En effet, ces départs ont été compensés par l’arrivée de militants favorables au révisionnismes et à l’islamisme : comme Bruno Drewski (suspendu de la revue la Pensée pour soutien à des thèses révisionistes), Claude Karnoouh (témoin à décharge lors du procès Faurisson, et co-auteur de "l’intolérable intolérance", un texte soutenant ceux qui relativisent l’existence des chambres à gaz...) et Issa el Ayoub (journaliste Syrien pro-Hezbollah, qui a défendu la chaîne Al Manhar). "


                                                  • Sahtellil Sahtellil 29 septembre 2008 00:21

                                                    Cosmic Dancer,

                                                    La phrase suivante jure particulièrement avec vos contributions en général plus nuancées (auxquelles je ne souscris pas toujours mais ce n’est pas mon propos) :

                                                    "D’ailleurs son ouvrage de référence qui a déclenché tous les autres trône en effet, dans l’ensemble du monde arabo-musulman, au troisième rang des meilleures ventes avec Mein Kampf et le Protocole... "

                                                    Vivant depuis toujours dans un pays arabo-musulman, je me souviens effectivement avoir aperçu un exemplaire écorné de Mein kampf en arabe... il y a 30 ans, dans un étal en plein air, à côté d’autres ouvrages de référence tels "La femme qui gouverna l’Egypte", les épopées "Sayf doul Yazal" et "Fayrouz Chah", etc... Autant dire une certaine littérature qui finit très vite chez les vendeurs de cacahuétes pour servir d’emballage. Et ce fus la dernière fois.

                                                    Je ne connais pas l’audience de Meyssan au Maroc mais je peux vous dire concernant la théorie alternative du 09.11 quand il m’arrive d’en parler, et pas devant un parterre de bouseux, je vous prie de le croire, les gens me dévisagent comme pour s’assurer de ma santé mentale. Tout au plus lit-on de loin en loin dans la presse des points de vue d’intellectuels, longs et rébarbatifs, qui se diluent instantanèment dans l’océan d’autres préoccuppations dites de proximité.

                                                    Quant au Protocole, là je tombe des nues ! Je n’en ai appris l’existence qu’ici même (merci AV). Je comprends que l’on ne puisse me tenir pour le parangon local de la Culture, loin de là, mais je pense tout de même appartenir à cette société des lecteurs (confidentielle hélas !) qui font le top ten livresque périodique consultable. On doit certainement en débattre dans les amphis (je suppose) mais dans la rue, c’est E.T.

                                                    Cette phrase est à sa place dans un blog comme Naibed qui a le mérite d’annoncer la couleur, mais venant de vous  smiley

                                                    BMD



                                                  • wesson wesson 29 septembre 2008 12:31

                                                    @Cosmic Dancer

                                                    Bonjour Madame (Mademoiselle) Cosmic

                                                    "[Thierry Meyssan] votre demi-dieu"

                                                    d’une part, vous auriez pu utilisez démiurge (dans l’acception contemporaine évidemment, pas platonienne), ça fait encore plus précieux !

                                                    d’autre part, vous me prétez des idoles que je n’ai pas : Si Thierry Meyssan a gagné des sous avec son bouquin, ils ne sont pas sortis de ma poche.

                                                    Pis, Thierry et moi n’avons jamais partagé le même lit. Et je doute que cela arrive un jour !

                                                    M. Meyssan doit effectivement bien en faire baver, avec son million d’euros gagné.

                                                    Il doit bien faire baver un autre patron de presse notoirement fauché : le Baron Ernest Antoine séllières qui cette année était bien à la peine. Il a en effet gagné 1 million d’euros en dividendes ... toutes les 27 heures durant l’année 2007 (pour un total annuel de 324 millions d’euros).

                                                    Tout ce que j’ai voulu dire, c’est que reprocher à n’importe qui d’avoir fait de l’argent avec un bouquin qui s’est vendu - quelqu’en soit la teneur - me parait tenir du procès d’intention. 

                                                    On attends de pied ferme votre condannation du complot magicien révisionniste ourdi par une certaine JK Rowlins, qui en a tiré de substancielles gratifications !

                                                    Qui plus est, comparer les revenus d’un auteur fût-il célèbre avec ceux des quelques richissimes actionnaires détenant la quasi-totalité des médias de masse ne vas pas servir votre propos.

                                                    Si vous souhaitez flinguer Meyssan, veillez au moins à utiliser des arguments qui tiennent 2 minutes la route.


                                                  • JL JL 28 septembre 2008 18:00

                                                    Honoré, on se fout de vos états d’âme, ici on expose des idées. Vous pouvez comprendre ça ?


                                                  • snoopy86 28 septembre 2008 18:37

                                                    Désolé JL, ce que nous dit Blue Honoré n’est en l’occurrence ni inintéréssant, ni hors sujet...


                                                  • Forest Ent Forest Ent 28 septembre 2008 21:34

                                                    Tiens, bonjour Morris "Demian" West. Amicales salutations. Cela faisait un moment.  smiley

                                                    Nous nous étions heurtés dès le premier jour sur la loi DADVSI. Elle est passée quand même. Et elle n’a quand même servi à rien. smiley

                                                    Je ne comprends pas bien : si vous n’aimez pas AV, pourquoi y revenir et nous servir cette longue déclaration sur ses défauts ? Les goûts et les couleurs ...

                                                    A ce propos, avez-vous eu l’occasion de rédiger une note que j’espérais sur Gauguin ?


                                                  • JL JL 29 septembre 2008 04:34

                                                    Une réussite grandiose de la démocratie, d’avoir su " obtenir sans violence ce que les États totalitaires obtiennent par le bâton ". (Chomsky)

                                                    http://www.bakchich.info/article4539.html
                                                     

                                                    "Pour expliquer le fonctionnement des médias de masse, nous ne recourons à aucun moment à l’hypothèse d’une conspiration".(Noam Chomsky et Edward S. Herman)

                                                    http://www.homme-moderne.org/societe/media/halimi/conspiration1.html

                                                    J’ai dit plus haut que cet article était trop long. Mes lectures de Chomsky sur ce sujet en sont peut être la raison.

                                                    Au sujet des conspirations : le meilleur moyen de faire taire une rumeur, c’est d’en faire courir une autre plus spectaculaire. 


                                                    • plume plume 29 septembre 2008 12:16

                                                      superbe article 
                                                      BRAVO +1


                                                      • JONAS JONAS 29 septembre 2008 12:46

                                                        JONAS à : Cosmic Dancer,

                                                        Ahhhh ! Si les hommes devaient accoucher ! Ils seraient moins arrogants. Ils jouent au Loto dans l’espoir de gagner, c’est la petite voie du tentateur qui lui dit, pourquoi pas toi le gagnant.

                                                        Il est rare qu’une femme décède à l’accouchement dans les pays occidentaux, mais cela arrive malheureusement. Toutes les femmes, comme les joueurs peuvent légitimement penser, pourquoi pas moi ! Sous entendu, je décéderai à l’accouchement.

                                                        Alors tous ces courageux qui n’ont jamais risqué leurs peaux, ils me font bien rire ! ! !

                                                        Ils n’ont pas encore compris que les femmes sont les " Portes des Étoiles ", et que créer des vies ou sauver des vies, exige de mettre le poids de la sienne dans la balance.

                                                        Alors, Messieurs les courageux, un peu de respect pour les Dames ! Leur sexe dit faible, ne l’est peut-être pas autant que vous le croyez.

                                                        Ce n’est pas le sexe de l’homme, qui lui octroie son courage, c’est son courage qui fait de lui un l’homme. Une femme née femme, un homme ne le devient que par son courage.

                                                        Bonne journée.



                                                          • Jaime Horta Jaime Horta 30 septembre 2008 10:31

                                                            Médiats et club privés confidentiels, voilà où se décide du contôle de l’information, ce n’est plus ORTF, c’est PIRE !

                                                            Faites les listes de qui faudra tondre à la libération.

                                                            http://www.dailymotion.com/video/x4xoa2_hhx01le-siecle_news

                                                            L’illusion démocratique

                                                            La démocratie a déjà cessé d’être une réalité.
                                                            Les responsables des organisations qui exerçent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n’est pas informé de leurs décisions.

                                                            La marge d’action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés.

                                                            Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique : le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d’un processus appelé "mondialisation".
                                                            Une suspension proclamée de la démocratie n’aurait pas manqué de provoquer une révolution. C’est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres.
                                                            Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n’ont plus de pouvoir réel.
                                                            Et c’est bien parce qu’il n’y a plus rien à décider que les programmes politiques de "droite" et de "gauche" en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux.
                                                            Pour résumer, nous n’avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s’appelle "nouvel esclavage", avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.
                                                             
                                                            La disparition de l’information
                                                            Depuis le début des années 90, l’information a progressivement disparu des médias destinés au grand-public.
                                                            Comme les élections, les journaux télévisés continuent d’exister, mais ils ont été vidés de leur contenu.
                                                            Un journal télévisé contient au maximum 2 à 3 minutes d’information véritable. Le reste est constitué de sujets "magazine", de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.
                                                            Les analyses par des journalistes spécialisés, ainsi que les émissions d’information ont été presque totalement éliminés.
                                                            L’information se réduit désormais à la presse écrite, lue par une minorité de personnes.
                                                            La disparition de l’information est le signe tangible que notre régime politique a déjà changé de nature.
                                                            http://www.syti.net/Topics.html


                                                            • Yupik4Ye 19 octobre 2017 11:30

                                                              Excellent cet billet exceptionelle bravo je tire mon chapeau c’est du beau travaill !!!

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Rouquine


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