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Communication cherche contenu

Un article du 17 décembre dernier avait attiré mon attention. En résumé, il disait que l’originalité et la forme de l’information ne remplaceront jamais le fond. Sandrine Agie était l’auteure de cet article.

1.jpg Le Journalisme et l'information

L'auteure rappelait les étapes du transfert d'informations de l'initiateur au consommateur en transitant par l'intermédiaire les journalistes. Informations locales ou lointaines que se partagent les médias.

Dans l'antiquité, l'information était propagée sur l'Agora. Puis se sont succédés, les crieurs publiques, la chaire de vérité du dimanche à l'église, les annonceurs qui appelaient la foule par le tambour. Tous porte-paroles de l'histoire. Plus tard, le café de commerce terminait le travail que le journal papier avait commencé. 

 Les médias d'aujourd'hui, à l'ère de la mondialisation, s'est par l'entremise des agences de presse que l'information se transmet. Ils se chargent de fournir tout ce qui tombe dans l'oreille ou se présente à la vue des correspondants de terrain et de ses organes de presse sur toutes les places du monde. L'information commence ainsi dans une véritable bousculade. Elle grossit mais s'use assez vite.

La "balle" est passée aux journalistes qui ont pour charge de débroussailler les milliers de dépêches qui tombent dans cet environnement mondialisé sur un chemin qu'il faut parfois appeléer de "torture", de sur ou sous pondération, de copiages, d'assimilations multiples. Un peu de valeur ajoutée s'ajoute en fonction de l'expérience de celui qui s'est chargé de la propagation de la "nouvelle". Quelques tracs pour combler le chemin des indécis.

Mais dans la cour des grands de ceux qui possèdent les sources de premières mains, concurrence oblige, l'urgence est de mise. Le papier doit sortir à une heure précise. Peu de "feedback", de jongleries pour recouper l'information et pas question de rechercher les liens avec le passé dans ce journalisme d'investigationde de l'actualité au quotidien. Ce n'est pas le même métier. En manque de nouvelles, la descente en gamme et c'est l'histoire des "chiens écrasés" qui, adaptée à la vie actuelle, sans pour autant changer d'objectif ne sert qu'à boucher quelques trous en manque de nouveautés.

Cela peut se transformer par un manque de recul pour le journaliste de l'actualité que de se retrouver à la sortie, à la merci d'un circuit dont il ne connaît pas les processus de création avec ses contraintes de rapidité. Une perception, quelques fois, subjective de l'événement entre dès le départ dans le processus.

Les différences de perception de ce que doit être l'information sont importantes même dans des pays démocratiques et parallèle en fonction de la politique et des moyens engagés pour médiatiser l'information.

La conférence de la rédaction la filtre, une dernière fois, avant sa publication. Ce qui n'assure pas plus sans l'analyse qui elle se fera ailleurs, bien plus tard et, en finale, par les historiens qui rassemblent toutes les bribes. Au besoin, des prolongements viendront corriger l'article qui ne vit que l'espace d'un matin dans l'esprit du journaliste et du lecteur, lui-même. Le lendemain, une autre information pourra contredire la précédente, sans ébranler le "système" en place. Une excuse à peine divulguée pour maquiller le manque de recherches. Le lecteur en est d'ailleurs conscient intuitivement. Il attend la suite, son "feuilleton" par bribes dans un couple émetteur-récepteur. L'information mourra de sa belle mort dans les conversations de bureau ou sur un fil de la grande Toile. La désinformation se produit par la rumeur ou suite à l'indolence de l'informé.

Dans son article, Sandrine Agie dénonçait cette débauche médiatique qui se retrouvait souvent sans beaucoup de fond. C'est, peut-être, souvent vrai par manque d'expérience du journaliste ou de temps pour transmettre cette information.

Qu'est-ce qui fait le fond d'un article ? D'abord, que veut dire information ?

Wikipedia définit l'information comme étant un concept avec plusieurs sens. Ce qui démontre déjà l'imprécision de son concept. Au sens étymologique, l'information formate l'esprit. Du verbe latin "informare", "informer" signifie "donner forme à" ou "se former une idée de". Liée à la communication, aux données, aux connaissances, aux perceptions et à leurs représentations pour sa partie noble. Dans l'ombre, il restera la contrainte, le contrôle, les paperasses, les instructions... et beaucoup de symboles, cachés ou non. que l'on nommerait par une appartenance idéologique, par des convictions qui se glissent insidieusement, imperceptiblement, dans les messages. Messages qui passent par l'intermédiaire d'une langue précise, d'une traduction, d'une culture, ce qui est déjà plus ou moins contraignant et partial.

Wikipédia apporte l'idée qu'hors contexte, l'information représente le véhicule des données comme dans la théorie de l'information et, hors support, elle représente un facteur d'organisation. L'information, liée à un projet, construit, comme un programme, ou auto-construit, comme la matière en contenant, indissociables, l'information, la matière et l'énergie.

Pour orienter la compréhension du destinataire du message, qu'oublie-t-on déjà dans la bagarre ?

Pour le consommateur, il y a surtout deux types d'informations. Celle qui est immédiatement exploitable, étant plus proche et celle, plus éloignée, restera purement informative. Pour l'exemple ce serait dans les extrêmes, le temps qu'il fera dans la journée ou la dernière trouvaille en direct de la planète Mars. Les buts et les finalités sont donc complètement différents.

Dans un tel contexte, la créativité n'est pas la préoccupation majeure. Rester le plus objectif possible et se résume à passer le "paquet d'informations" au suivant.

L''intrigue attire, en principe, le plus de lecteurs. Nous sommes à l'époque du thriller qui passionne. La sensibilité l'inclut dans une processus de bravos, d'effets de manche et aux besoin, de petits fours en parallèles avec les annonces "inédites".

Le scoop pour passer l'information avant la concurrence. Acheter la rumeur au passage. Le dérapage non contrôlé sera la fausse nouvelle et la bévue à éviter la prochaine fois. 

Mais les informations sont-elles vraiment informatives ? Et si elles le sont qui intéressent-elles ses consommateurs ? Est-ce le fournisseur de l'information ou son consommateur qui l'est le plus ? L'information reste-elle exploitable par le citoyen lambda ? Après sa lecture, que restera-t-il pour ce dernier ?

Dans le cas où les choses se passent bien, le journaliste redeviendrait vraiment l'historien du temps présent. Sinon, le lecteur devient son esclave consentant ou même son disciple. L'idéologie de le communication comme l'écrivait Florence Aubenas dans "La fabrication de l'information" n'est pas à prendre à la légère. La relation de la presse avec le pouvoir est très dépendante du pays où l'information est diffusée. "Politique médiatisée", écrivais-je pour comparer celle de France et de Belgique.

Pour le lecteur en bout de piste, il s'agira de filtrer, une nouvelle fois, sévèrement, implacablement, l'information pour en tirer la substantifique moelle et trouver le lien avec son centre d'intérêt propre par sa seule réceptivité, sa réactivité et son éducation. Il sera tester, par après, il ne restera plus dans l'ombre et pourra s'exprimer par ses commentaires comme droit de réponse sur le nouveau médias qu'est Internet. Heureusement, la presse reste très nombreuse et très spécifique dans nos pays dit "démocratiques" ce qui permettra de recouper cette information à sa mesure.

Mais il n'y a rien de gratuit, pas de philanthropie à espérer.

Le journalisme citoyen, les forums, les blogs se targue d'être souvent gratuit. Ils ont apporté quelque chose de nouveau : l'information en retour. Le droit de réponse était auparavant assez limité et discret. Il est devenu touffu, non contrôlable et a fait s'écrouler des pans entiers de l'information qui se déroulait avant à sens unique. Sont-elles indépendantes et plus fiables pour autant ? Se faire mousser est aussi à la mode de chaque côté de la barre. Les informateurs sortent de leur rôle en participant au monde du vedettariat, en croisant le fer avec le milieu de l'officiel. 

Toujours attirer l'attention de son auditoire gratuitement ou en payant alors que souvent l'histoire se répète, demande de plus en plus de créativité, d'analyse citoyenne qui reliera à plus de subjectivité pour faire œuvre de nouveauté. Le look et le style personnalisé deviennent des manières pour sortir des ornières tracées par l'information officielle.

Rester objectif, règle numéro un, mais un peu d'expériences personnelles, une anecdote peuvent apporter ce point sur lequel le journaliste ne pourrait se pencher. On passe à l'éditoraliste et à une nouvelle profession de chroniqueur. Rester neutre, n'est plus de mise. Prendre position, au contraire. Plus d'analyses mais sans verser dans le long courrier, car les lecteurs n'ont plus le temps de lire. 

La fin d'année est le moment de faire des bilans. Les rétrospectives sont au rendez-vous.

L'impact restera lié en fonction de leurs origines. 1.jpgLes feuilletons de l'année 2010 qui ont monopolisé l'attention des médias et de leurs lecteurs, ont été nombreux. Que retiendrons-nous de cette année ?  Est-ce les problèmes les plus proches des gens ? Non, ce sera ce qui a fait couler le plus d'encre indépendamment de la ou les sources.

Le président Sarkozy a été nommé la "personnalité politique de l'année en France". Une tarte à la crème avec tous ses satellites "d'affaires" dont celle de Bettencourt qui a été le feuilleton de l'été.

1.jpgEn Belgique, ce furent la chute du gouvernement et les différents essais ratés pour le reconstruire, les affaires de pédophilies qui ont passioné les forumeurs...

Outre Atlantique, ce furent les élections de mi-mandat d'Obama et de la fuite dans le Golfe du Mexique et la remontée des mineurs au Chili. En Haïti, le drame du tremblement de terre ne parvenait même pas à se faire rappeler.1.jpg

Le journalisme emphase l'événement pendant un temps et fait retomber le soufflé dès qu'un nouvel événement le remplace sans aucune autre forme de procès. La matière est tombée dans un professionnalisme du flou comme le disait Denis Ruellan.


L'affaire de l'année, WikiLeaks

WikiLeaks a secoué les câbles diplomatiques américains. Du côté "fond", il y en a eu énormément. Trop, peut-être, pour être absorbé en rapport avec l'effort et les risques de leur transmission.

Suivant un sondage, en Belgique, la fronde qui s'est répandue en fuites de révélations, a été "LE" sujet le plus marquant de l'année 2010

 

 

1.jpg Comme "chevalier blanc médiatique", WikiLeaks a réussi. Tout le monde était prévenu avant que les révélations n'arrivent. On allait voir, ce qu'on allait voir. Et on a vu.

Tout est devenu chaud, même ce qui avait tiédi avec le temps, au désespoir de son fondateur qui aurait voulu vendre la mèche deux ans plus tôt. Certaines révellations resteront en ligne pendant longtemps pour recevoir les derniers dégrossissements des câbles les plus sulfureux. Des milliers de câbles, gros ou maigres. Pour ajouter au mystère, Paris Match montreront l'endroit d'où tout cela part dans la presse officielle : un bunker sous terre avec des sécurités à tous niveaux. La presse joue le jeu. Elle décortique à posteriori. Le Monde dit qu'il a entre 12 et 15 journalistes en permanence sur l'affaire. Tout ne sera pas publié. Ce sont, encore une fois, les journalistes qui décideront de l'importance des révélations et de leurs publications. Étrange, WikiLeaks n'émeut pas autant les pays orientaux...

Avec ce nouvel acteur, l'intérêt des journalistes étaient associé à la jubilation populaire. Ce fut aussi, quelque part, un pied de nez envoyé  par les lecteurs aux journalistes, à qui était délégué ce rôle de "passeurs d'informations", de "chiens de garde". Ira-t-on jusqu'à revoir les manuels de l'histoire récente ? Tout dépendra des suites. La vague de colère assassine qui foulerait au pied la liberté d'expression en rapport avec les textes de loi applicables dans des États de droit, se retourne contre ses propres prêcheurs.

1.jpgAttaques informatiques en surchargeant le serveur le rendant inaccessible menée par la NSA, menaces de mort, demande d'extradition, recherche par le FBI des pirates informatique pro-WikiLeaks, prouvent que l'on peut tout dire mais pas de tout le monde. Donner des caricatures de personnages politiques du monde, autres que dessinée  et sans l'humour annexé, cela ne se fait pas en texte surtout quand celui-ci provient du même niveau de concertation "sur-apprécié" en coulisse. Être dénigré dans son action de "maître du monde" ne peut passer par l'intermédiaire d'un alter ego à la vue de la foule. Crime de lèse-majesté.

Pour preuve de sa non-invention, WikiLeaks ne vole pas l'info : il la reçoit, envoyée dans une boîte postale virtuelle, par e-mail. Ce n'est pas peu dire sur les risques de diffuser des informations qui seraient tendancieuse à l'origine. Origine qui se situe n'importe où. Ce qui pourrait mener à une histoire parallèle qui ne verrait que des corbeaux comme historiens. A Venise, dans le Palais des Doges, existait une boîte spéciale à cet usage. L'histoire de la ville en a, peut-être, été déviée de sa route.

Une interview du fondateur de WikiLeaks, Assange au Paris Match répondait aux allégations en tentant d'expliquer les buts de "son" opération d'information. Pour lui, son entreprise est la solution pour aider à construire un monde civilisé. La transparence doit être proportionnelle au pouvoir que l'on a, disait-il. Un gouvernement transparent mais pas de transparence des individus. Cela impose des impératifs de secret d'un David contre Goliath. Une fausse puissance, donc, qui ne laisse aucun autre choix que de publier ou de périr. Cela avec du matériel dont le contenu est presque létal.

On offre 1,2 million d'euros pour qu'Assange écrive son autobiographie. Elle est connue en gros. Le Soir en publiait pourtant les grandes lignes :

"WikiLeaks est essentiellement la création d'un pirate informatique, Julian Paul Assange, né en 1971 à Townsville, en Australie, dont l'unique longue enquête biographique a été publiée en juin par The New Yorker. Élevé dans un milieu anticonformiste, il partage de 11 à 16 ans avec sa mère une vie nomade ; par ailleurs, son cadre familial le met en contact avec « La Famille », une secte insaisissable et libertaire des années soixante qui mettait un point d'honneur à vivre clandestinement. En 1987, à une époque où les sites web n'existent pas encore, Assange reçoit son premier modem, se promène dans les systèmes télécom et devient hacker sous le nom de « Mendax ». Avec deux complices, il crée les « International Subversives » et pénètre divers systèmes informatiques d'Europe et des États-Unis, notamment le Département américain de la Défense, et le Laboratoire national de Los Alamos. En 1991, une intrusion pacifique dans le système de Nortel, société canadienne de télécom, vaut à Assange d'être épinglé par la police australienne. Objet de 31 chefs d'inculpation, il n'écope que d'une amende. Il étudie ensuite la physique à l'université de Melbourne, voyage… puis en 2006 s'enferme dans un immeuble proche de l'université et a la vision du schéma de dissémination planétaire que sera WikiLeaks. Il reçoit d'autres programmeurs bohèmes qui vont l'aider à matérialiser la matrice. C'est à ce moment que naît le noyau WikiLeaks."

Mark Zuckerberg, avec Facebook, c'est à l'étage "publics" qu'il vient d'atteindre la 3ème place dans la consommation de la bande passante sur Internet. Les révélations de Assange, traduites en toutes langues pourrait grapiller des points à Facebook.

1.jpg Dans notre monde de plus en plus complexe et opaque, dénoncer les agissements des puissants pour les empêcher de tourner en rond, est une initiative moralisatrice qui devient de plus en plus, nécessaire. Mais, il faut raison garder. Les confidences embarrassantes ne se font plus sur l'oreiller comme du temps de Mata Hari. Elles sont sur Internet et le citoyen n'a pas tous les instruments pour en juger l'impact sur sa propre vie.

Le realpolitik est au balcon.  On espère que cela ne deviennent pas des corbeaux qui y prendront place en permanence, en renversant les fleurs incultes du balcon, mélangées aux odeurs douteuses trop partiales de ces mêmes fleurs. Les médias modernes s'attachent à décortiquer à cette information qui colle à la peau. Bien, mais en seront-ils capables dans la durée ? Ces révélations intiment de plus en plus à la révolte comme une nouvelle règle du jeu de l'oie, mais avec ses "dégâts collatéraux" et ses retours à la case départ. Rassemblées dans le désordre, sorties de leur contexte, resteront-elles adaptées aux buts initiaux d'information ou passeront-elles la main à la rumeur ?

En rapport avec WikiLeaks, le journal Mariane rappelait les affaires d'États, avec ses Secrets générateurs de scandales qui ont changé l'histoire. Il citait dans le désordre : Mayerlinck, Affaire de Karashi, le Collier de la Reine (1785), l'or des Nazis en Suisse, le scandale de Lockeed, l'Irangate, le Watergate... Cela, sans WikiLeaks. Avec lui, qu'en adviendra-t-il.

Les relations inter états ne sont pas ou plus cryptées. Des exemple d'informations sont retenues comme incontestables. Qui en douterait, d'ailleurs ? Mais, sous l'angle du secret, cela prend, en plus, pas mal de galons.

D'après les analystes, la bonne qualité, la clarté  des câbles propagées sur le site de WikiLeaks ne fait aucun doute. Qu'ils feront boule de neige, ne le fait pas aussi. Une nouvelle concurrence, des émules naîtront qui n'auront pas nécessairement les mêmes principes de base d'honnêteté que WikiLeaks. Quand les consommateurs en redemandent comment y échapper ? BrusselsLeaks est à la recherche d'informations bien chaudes.

Pour ceux qui seront cités, câblés, qu'adviendra-t-il dans l'aventure ? Auront-ils encore le privilège du droit de réponse adapté dans des nébuleuses ou prendront-ils encore plus de sécurité dans le transfert d'informations pour empêcher de nouvelles fuites ?

Du fond, oui, il y en a eu, à profusion, comme le désirait l'auteure de l'article "Communication cherche contenu".

Pour l'homme de la rue, rien ne changera avec ce fond. Le fond ne lui était pas vraiment destiné comme informations même si il semblait lui donner un "feedback" de ce qui se tramait en son nom dans le monde.1.jpg

Assange, à sa sortie de prison, a été acclamé par ses supporters. Ils attendent, avec impatience, la suite de ses déclarations câblées et secrets. Le secret fera toujours rêver. Au cinéma, c'est la grande période du thriller, le plus insoutenable possible qui plait.

Dans la coulisse des "retombées radioactives", ceux qui mélangent informations et rumeurs entre espions et contre-espionnage, se bousculent au portillon, toujours imperturbables. 

Les arguments, l'approche stratégique n'a même pas été effleurée. Pas le temps.

Cuba attire les erreurs. Ce ne sera pas le seul.

Les médias n'ont même pas dû influencer ou infléchir les positions du sommet. Ils ont été des intermédiaires de leurs propres Info Leaks. Dans les conversations, ces petits bouts de câbles permettront de trouver des sujets de conversation.

Le buzz, les communications de masses se poursuivront par le bouche à oreille avec des règles du marketing qui s'intègrent dans le processus sans le dire.

Pour qui roulent-ils ? D'où proviendront les prochains câbles ? Qui les payera ?

Assange y répond, honnêtement. Les financements publiques au départ ont été gelés. PayPal bloqué. Visa et MasterCard avaient bloqué les comptes, ce qui veut dire que les ressources financières n'étaient pas au beau fixe et qu'il fallait trouver des solutions financières sous peine de disparaître.

En plus, les médias citoyens ajouteront une "sur-couche", une interprétation. Ils sont entré dans la confidence. Le "reality show" qui ne se trouve plus à la télé mais dans les révélations chocs sur Internet. WikiLeaks aurait-elle aussi des pièges pour les banques sur ses tablettes de janvier ? La menace de WikiLeaks laisse Wall Street de marbre. Suite à l'écran. 

Mais fermons temporairement le chapitre WikiLeaks qui est loin de fermer ses robinets de l'info aux contenus sulfureux pour s'attacher à d'autres formes de l'information.

Conclusions :

 

En cherchant, je suis tombé sur cette blague idiote que lancerait un couple imaginaire :

Madame : Tu en as marre. Nous ne faisons que nous disputer...Pourquoi, restons-nous ensembles ?

Monsieur : Pour avoir un sujet d'information à dire au bureau.

 

1.jpgFaut-il passer par remplir ce type de "fond" par du contenu privé dès qu'on entre dans la filière publique ?

Une réponse à plusieurs vitesses et directement dépendante du consommateur. Car c'est toujours lui qui devrait décider quand il paye pour l'obtenir. Quand l'information devient gratuite, le danger n'est pas moins grand.

 Est-ce au consommateur à fournir sa propre matière poussée par son intérêt ou est-ce son fournisseur qui doit réfléchir pour trouver son bon créneau, son chaînon manquant qui le poussera vers les produits qu'il voudra trouver dans le haut de son panier ?

En d'autres mots plus imagés, l'information doit-elle être transmise pas le conte du Joueur de flute de Hamelin ou être recherchée par et pour elle-même ?

Le fond de l'histoire sera, au moins, vérifié sur pièce et sur place. Si l'information s'identifie à son consommateur, là, on gagne des points sur le jeu de l'oie. 

La communication entre les hommes reste la plus importante. Elle décide du présent et encore plus de l'avenir. La forme a certainement moins d'importance et l'originalité est souvent superflue, comme le laissait supposer l'article, mais, toutes deux apportent l'effet de surprise, le peps à ne pas négliger.

Back to basic, concluait l'article "Communication cherche contenu".

Encore faut-il savoir de quel basic, il s'agit, en connaître l'origine et quel sera l'usage de son consommateur.

 

L'enfoiré,

 

Citations :

  • "Chercher l'originalité dans la nouveauté est une preuve d'absence d'originalité.", Jacques de Bourbon Busset
  • "L'originalité d'un auteur dépend moins de son style que de sa manière de penser.", Anton Tchekhov
  • Les esprits extraordinaires tiennent grand compte des choses communes et familières, et les esprits communs n'aiment et ne cherchent que les choses extraordinaires.", Rivarol
  • "L'incommunicabilité  ? C'est pas qu'on ne communique pas assez. On communique trop et mal.", Robert Lalonde

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2 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 3 janvier 2011 14:53

    Il arrive parfois que je ne puisse communiquer avec moi-même... alors le contenu ...
    Bon an neuf Guy !
    Yves

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