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Accueil du site > Actualités > Médias > Dérèglement climatique : les médias critiqués

Dérèglement climatique : les médias critiqués

Un think-tank anglais, proche du Labour, s’inquiète du langage utilisé pour parler du dérèglement climatique. Etre alarmiste serait vraiment contre-productif.

Un think-tank anglais, l’IPPR (Institute for Public Policy Research) vient de publier une étude fondée sur l’observation de 600 articles de la presse britannique, des clips, des pubs et différents sites internet. Cette étude critique les termes utilisés par le gouvernement, les médias, et groupes de pression dans le cadre du débat sur le changement climatique.

Un dérèglement pornographique

Ce phénomène "si important dans son impact et irréversible dans sa puissance destructrice qu’il change radicalement l’existence humaine : apocalyptique, catastrophiste, les phrases extrêmes sont à bannir selon le rapport car elles donnent un sentiment d’impuissance.

Certes, les dérèglements toucheront toute la planète ; les conséquences directes tant sur les investissements sur les forêts que sur l’agriculture n’auront rien à voir avec celles qui seront indirectes : l’utilisation des fleuves dans la production d’énergie (hydroélectrique mais aussi nucléaire), la demande d’énergie, l’apparition de nouveaux vecteurs pour des maladies, les réfugiés climatiques,... Mais cependant, il faut mettre en valeur notre capacité à réagir au lieu de proposer une vision terrifiante juste pour faire frémir le lecteur ou le téléspectateur. C’est pourquoi le rapport parle de climate porn pour un problème sur lequel plus personne ne peut avoir de prise.

Quand on n’en parle comme d’un film d’horreur pour faire vendre du papier, ce sont des petits gestes de rien du tout qui sont mis en avant. L’IPPR pense que l’on se demandera alors : "mais comment cela pourrait-il bien faire une différence ?". Cela parait tellement futile par rapport à l’énormité du problème.

Le rapport pointe ainsi d’autres rhétoriques toutes aussi inefficaces :

- le scepticisme : "Tellement énorme qu’incroyable"

- l’ironie : "Nous en avons vu bien d’autres"

- l’expectative : "Il y aura bien une nouvelle technologie pour nous tirer d’affaire".

- le deni quasi-expert : "La planète a toujours connu des variations climatiques, aucune n’a été irréversible"

- le trop-plein d’optimisme : "Le réchauffement est bénéfique : le climat sera plus doux"

Des termes plus enclins à changer les mentalités sont promus, telle que la notion de planète-consommée de WWF : si tout le monde adoptait le mode de vie des Français, il faudrait l’équivalent des ressources de 2,5 planètes.

Eviter de maximiser le problème et de minimiser les solutions, tel devrait être le crédo : atténuer le phénomène à sa source avec des engagements internationaux et anticiper au niveau national les futurs besoins dus au changement.

Pour en savoir plus :

- Le rapport "Warm Words : How are we telling the climate change story and can we tell it better ?"

- La campagne du Parti Vert Européen

- 10 mesures à intégrer en priorité dans les programmes éléctoraux pour 2007 du Réseau Action-Climat France

- La note de Sinople sur les négociations internationales

- La campagne de Greenpeace France

"Le nucléaire ne sauvera pas le climat" : 50 faits et arguments""


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30 réactions à cet article    


  • DG. Damien G. 11 août 2006 12:35

    bof,

    j’ai lu les 50 argument contre le nucléaire :

    les 3/4 sont ne sont pas lié au sujet que l’auteur prétend traité. beaucoup se résume a : « puisque le nucléaire n’est pas assez développé, cela ne sert a rien de la développer ».

    ce document souffre de défaut d’argumentaire flagrant basé sur des sophisme et autre argument spécieux.

    exemple : "30- Le mythe de l’hydrogène et du « tout nucléaire ». L’idée est de fabriquer de l’hydrogène avec l’énergie des réacteurs nucléaires du futur ; ce gaz se substituerait au pétrole dans les transports et contribuerait ainsi à limiter les Changements Climatiques. Mais un tel développement suppose résolues un grand nombre de questions techniques et économiques58. De plus, le rythme du changement dans les parcs automobiles est trop lent pour permettre de développer une société de l’hydrogène basée comme aujourd’hui sur l’automobile individuelle. Même dans les hypothèses les plus favorables, le changement de combustible a peu d’influence avant plusieurs décennies59. Un tel scénario se base aussi sur l’idée d’une énergie électrique devenue quasi-gratuite et abondante grâce à des réacteurs hypothétiques de la génération IV. Il cependant peu probable qu’un équilibre économique favorable au nucléaire puisse s’établir à ces horizons (2050) face aux autres ressources disponibles, qu’elles soient ou non renouvelables (hydrocarbures issus du charbon, biocarburants, gaz, pétrole) même dans un cadre fiscal favorable."

    ici, c’est simple l’dée est enterré avant d’être développé. le développement décrit est dit trop lent, donc ce n’est pas la peine de le developpé (car il y une date buttoire, mais on ne peut la datée précisément, à supposé qu’elle existe). ...et donc, puisqu’on ne le dévelope pas , il est trop lent..ect : on tourne en rond.

    les écolo ne veulent pas de ce type déveleppoment, par simple idéologie, mais sont incappable de fournir un argumentaire solide. c’est en effet très difficle de vouloir résoudre les problème du futur avec les moyens du présent. En claire, il considèrent l’enviromment comme quelque chose de dynamique (ils ont raison), et l’homme comme un élément statique, ce qui est niéer l’Histoire. or, tant l’environnement que l’homme sont des élements dynamique.


    • martoni (---.---.224.124) 11 août 2006 14:15

      En effet, le nucleaire ne sauvera pas le climat, mais sortir du nucleaire agraverait le rechauffement climatique.

      Les anti-nucleaire veulent remplacer les centrales nucleaires par du charbon et du gaz :

      « il faut développer centrales thermiques classiques, centrales au gaz à cycle combiné, installations de cogénération, piles à combustible... en favorisant les moins polluantes et les plus efficaces. »

      voir

      sortir du nucleaire


      • Globalia (---.---.49.160) 11 août 2006 15:08

        Il y a d’autres solution que de n’utiliser quasiment que du nucléaire (comme c’est le cas en France) et ne plus en utiliser (comme ça serait le cas dans un monde parfait), non ? Si déjà on réduisait notre utilisation du nucléaire et qu’on développait l’utilisation des nombreuses énergies renouvelables ça serait pas mal


      • faxtronic (---.---.183.158) 15 août 2006 15:33

        dans un monde parfait oui. Enfin bon pourquoi pas n’utiliser que l’energie solaire, le vent et l’eau et la terre. Mais il va en falloir de l’argent pour arriver a ce resultat, beaucoup beaucoup d’argent, et aussi beaucoup de temps. Je ne suis pas pro-nucleaire, je suis contre le fait de sortir du nucleaire pour le remplacer par du charbon et du gaz comme les ecologistes nous proposent, voila. Et je suis contre aussi la reduction a tout prix de la consommation d’énergie.


      • faxtronic (---.---.183.158) 15 août 2006 15:34

        Par contre j’etudie serieusement l’idee de monter une petite boite dans le berry-limousin de fabrication, de pose et d’installation de solution solaire. Qui part avec moi ?


      • faxtronic (---.---.183.158) 15 août 2006 15:39

        Je cogite aussi sur des armes, des chars d’assaut, des missiles n’utilisant que l’energie solaire. Ca serait un vrai progres tactiquement parlant. Baon la c’est une blague, mais je suis sur qu’un jour on a aura des armes de destruction massive ou des armes personnelles a énergie solaire. Le jour ou il y aura cela, on serons plein d’espoir d’avoir une source d’énergie renouvelable suffisante pour remplacer le nucleaire.


      • Gilles Pradeau Gilles Pradeau 16 août 2006 11:04

        Si la sortie du nucléaire n’est pas sans poser problème, il faut toutefois souligner deux ou trois faits :

        - le nucléaire coûte beaucoup plus cher que les autres énergies (généralement, on dit le contraire car on intègre ni le prix de la construction et du démantèlement des centrales nucléaires, ni celui du traitement des déchets sur 1000 ans, ces deux données sont « externalisées » puisque non-payées par EDF)

        - Pour les émissions de gaz à effet de serre, c’est à mettre en balance avec le traitement des déchets... De plus, le transport de ces déchets produit des gaz.

        - C’est étrange que la France soit la seule en Europe à envisager que les énergies renouvelables sont juste un plus, pour faire joli et accessoirement contenter les 10% d’écolos : dans les pays nordiques, ils ont démarré depuis bien longtemps.

        - Pour l’après-pétrole (qui n’a rien à voir avec le nucléaire), la Suède vient de lancer il y a quelques semaines son plan pour la sortie du pétrole d’ici 2020. Qu’attends la France, alors qu’elle ne réussit même pas à légaliser le biodiésel...

        S’il fallait peser le poids des écolos contre ceux du nucléaire ou de TOTAL, je crois qu’on peut d’ailleurs mesurer chaque jour par l’inaction des différents gouvernements dans le domaine, on se rendrait compte que ces écolos ne pèsent que des cacahuètes.


      • (---.---.59.170) 11 août 2006 17:00

        « si tout le monde adoptait le mode de vie des Français, il faudrait l’équivalent des ressources de 2,5 planètes. »

        C’est bien ce que je dis : pas un sous d’aide pour l’Afrique, ces gens là vont nous tuer !


        • Papy (---.---.236.115) 11 août 2006 17:04

          Plus exactement 3 planètes...


        • Papy (---.---.236.115) 11 août 2006 17:05

          Au fait, bonjour Adolphos... smiley)


        • faxtronic (---.---.183.158) 15 août 2006 15:28

          J’ai la solution, il faut tuer les deux-tiers des français, comme ca les français n’tliserait qu’une planete. Ah bon, j’ai rien compris, eh bon.


        • minijack minijack 12 août 2006 02:44

          Voilà dix ans que j’ai écrit mon premier bouquin « Testament d’Outre-Glaces » un roman qui traite du sujet.

          A l’époque on ne parlait que de 1° de plus et de 10 à 20 cm d’élévation du niveau des océans. Mais en tenant compte de l’inertie du phénomène, j’avais personnellement calculé 3 à 4° d’élévation de température, et 3 mètres d’élévation des eaux en moins d’un siècle.

          Au fil du temps, les « spécialistes » avouent peu à peu que cette élévation sera beaucoup plus importante que prévu initialement (aux dernières nouvelles on en est maintenant à des prévisions de 1m en 50 ans), ce qui signifie que de nombreux pays (en premier lieu le Bengladesh, les deltas et toutes les îles coraliennes) verront des exodes innombrables au cours du siècle.

          Sans vouloir faire de catastrophisme, c’est loin d’être la seule conséquence, car les masses d’eau en mouvement (marées) poussent d’autant plus sur les plaques techtoniques, et il faut s’habituer a voir de plus en plus de volcanisme et de tsunamis.

          Mais il ne faut pas en parler bien sûr ! C’est comme le nuage de Tchernobyl qui n’avait pas son visa.

          .


          • (---.---.135.188) 12 août 2006 14:00

            Et bien moi, je trouve qu’on devrait arrêter d’utiliser des termes alarmistes pour évoquer le terrorisme islamiste dans le monde.

            ça me fait bien marrer, eux aussi ils (les chefs de multinationales et leurs porte-paroles politiciens) utilisent la peur pour manipuler les gens. Mais vu que là ça tourne pas à leur avantage, ils préconisent un changement de mode d’expression. On dit pas balayeur, on dit technicien de surface.


            • sam (---.---.99.170) 12 août 2006 16:51

              Le probleme est-il dans le pessimisme, l’optimisme, l’alarmiste ... des différents articles de presse ?

              Ou bien, est-ce que le probleme se situe dans la manque de volonté des citoyens qui preferent (pour un grand nombre d’entre eux) les slogans plutot que les chiffres ?

              Un des problemes de fond n’est hélas pas de savoir si il faut plus d’éoliennes, plus de solaire, plus de nuclaire, plus de gaz ... mais de trouver une solution simple et efficace pour eviter que notre consommation d’énergie n’augmente de 2% ou 3% chaque année.

              Tant que cette croissance de consomation énergétique se maintient, aucune solution de production (avec nucléaire ou pas), ni aucunes solutions technologique d’économie d’énergie ne peuvent résoudre notre probleme.

              Lisez « le plein s’il vous plais ! » Ed seuil ... ca donne une petite idée de l’ampleur du probleme et de la complicité des solutions (pas en terme technique mais en terme de prise de conscience),

              sam


              • Adolphos (---.---.59.170) 12 août 2006 16:55

                Il est surtout urgent d’attendre que les scientifiques se mettent d’accord sur une vérité scientifique, parce que pour l’instant, à par que ca se réchauffe (ce qui n’a rien de nouveau ou d’extraordinaire) on n’est pas trés avancé.

                Par ailleur il est effectivement urgent de construire de nouvelles centrale nucléaire pour notre consomation d’énergie qui va augmenter quoiqu’il arrive.


              • (---.---.231.147) 13 août 2006 22:54

                C’est sûr, pour que rien ne se passe... il vaut mieux ne rien dire.

                Ca veut dire quoi déjà « think-tank » ? penser comme un char ?


                • FS (---.---.77.48) 15 août 2006 15:22

                  J’aime bien la remarque sur le « think tank ». Je suis malheureusement un peu attardé et il m’a fallu du temps et bien des recherches pour trouver que c’était un « comité d’experts ». Dans un média français, ce qu’est je crois Agora Vox, pourquoi ne pas écrire simplement « comité d’experts » ?


                • Gilles Pradeau Gilles Pradeau 16 août 2006 11:15

                  « Comité d’experts » est une mauvaise traduction. C’est d’ailleurs un peu le même problème que pour « lobby ». Ce sont des pratiques qui viennent des anglo-saxons, qui n’ont pas eu le temps de s’acclimater en France pour qu’on leur trouve un équivalent français.

                  Je suis en fait très réticent pour comité d’experts, car on ne sait pas de quoi ils sont experts, on ne sait pas d’où ils viennent, quelle est leur marque politique. Un think-tank a généralement une affiliation à un parti politique. Pour les Franco-français, je crois que ça sonnerait bizarre « un comité d’experts proche de l’UMP ».

                  Généralement, les gens embauchés pour ces études sont soient indépendants (cabinets d’étude) soit universitaires. Mais le fait qu’ils soient choisis par un think-tank réduit de fait le pluralisme de l’expertise, elle a un ton précis et particulier (et surtout avoué).

                  Mais c’est guère différent d’un plateau télé pour un débat. Vous remarquez plus ceux qui sont présents que ceux qui sont absents. Et pourtant les absents du débat, ceux qu’on n’a pas voulu inviter sont tout aussi importants. Mais l’effet plateau vous donne l’impression d’un total pluralisme, presque sans limite. Loin de la réalité pourtant. Et des oppositions bien souvent binaires dans les débats pourraient en fait être divisées : apparaitraient alors 4 versions différentes, mais cela stresserait le spectateur d’avoir autant de choix. Un peu comme une présidentielle en somme.


                • Olivier (---.---.227.110) 14 août 2006 14:47

                  Bonjour,

                  Je ne partage pas les conclusions de l’IPPR. Il faut dire que la réalité est de nature catastrophique quand elle est catastrophique et dire qu’il faut diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre si l’on veut limiter l’ampleur du réchauffement qui commence. Se contenter de dire « nous allons trouver des solutions techniques, ne soyons pas alarmistes » permet de rassurer les gens mais c’est en fait leur voiler la face : nous n’avons pas d’autre alternative que de diminuer drastiquement notre consommation énergétique (transports, habitat, consommation etc.)et donc de changer fondamentalement notre mode de vie.

                  Et mieux vaut anticiper que subir.

                  « Remettre en question nos modes de vie »

                  Par Jean Pierre Dupuy, Professeur de philosophie sociale et politique à Polytechnique et à l’université de Stanford, (Pour un catastrophisme éclairé, Seuil)

                  " Il est frappant que l’incertitude qui touche à l’augmentation future des températures soit pour moitié due à l’incertitude quant aux politiques qui seront menées. Cette incertitude a un effet paralysant : puisqu’on ne sait pas ce qui va arriver, pourquoi s’embêter ? Nous sommes pris dans une boucle : ce qui va se passer dépend de ce qu’on fait, et ce qu’on fait dépend de notre capacité à anticiper ce qui va se passer. Nous savons que le réchauffement est une réalité, qu’il est dû pour l’essentiel aux activités humaines, et que ses conséquences seront vraisemblablement désastreuses. Si on ne remet pas radicalement en question notre mode de vie, et ce à l’échelle planétaire, la catastrophe est inéluctable. Or, bien que nous sachions cela, nous ne le croyons pas.

                  C’est un phénomène psychologique qui nous fait chasser de notre esprit ces informations, parce que nous ne voyons pas ce que nous pourrions faire pour y remédier. La catastrophe ne nous paraît alors possible qu’une fois arrivée, c’est-à-dire trop tard. Et, si on parvenait à la prévenir, on prétendrait qu’il n’y avait pas lieu de s’affoler, comme au moment du bug de l’an 2000. La catastrophe n’est évitable, paradoxalement, que si nous sommes persuadés qu’elle est devant nous. Pour empêcher le climat de changer, il faut changer le climat de l’opinion. Faire en sorte que le savoir devienne croyance.

                  http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/climat/dossier.asp?ida=430615

                  NB - LIVRE : Pour un catastrophisme éclairé - Quand l’impossible est certain - Jean Pierre Dupuy

                  http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/03-04/carrefours/seminaires/01-04-precaution/03-dupuy-gauchet-godard/index.htm


                  • (---.---.63.14) 15 août 2006 12:12

                    C’est des anglais pro americain,donc c’est normal qu’ils disent qu’ils n’y a pas de problemes.Demander a Nicolas Hulot,ce qu’il en pense.


                    • Yann Riché Yann Riché 15 août 2006 12:35

                      Et pourtant le catastrophisme est réel... Il est d’autant plus inquiétant que peu de débats grands publics existent (désaffection des citoyens ?) pour ces thèmes et donc on parle peu ou pas des solutions réalistes...


                      • Gilles Pradeau Gilles Pradeau 16 août 2006 11:18

                        Tout le monde s’en fout, parce que c’est catastrophiste (style rhétorique). Quand on dit que c’est foutu d’avance, c’est vrai que ça limite les perspectives d’avenir.

                        http://www.rac-f.org/article.php3?id_article=1044


                      • Olivier (---.---.222.112) 17 août 2006 09:52

                        J’aimerais que l’on précise la définition du mot « catastrophiste ». Un « catastrophiste » est-ce une personne : 1 - qui exagére une situation, qui en rajoute, bref, qui ment ? (catastrophisme au sens habituel, catastrophisme sombre) 2 - qui dit que la situation est catastrophique quand elle est réellement catastrophique, qui fait donc preuve de réalisme ? (notion de catastrophisme éclairé : la situation est catastrophique mais nous pouvons nous en sortir si nous agissons dès à présent)

                        C’est complètement différent.

                        Il est intéressant d’analyser la façon dont les messages des scientifiques et des médias sont perçus par le grand public. Il semble qu’une partie des citoyens refuse de croire que le pire peut arriver si l’on ne fait rien et qualifie de « catastrophistes » ceux pour qui il est évident que nous devons réagir. Il est vrai qu’il est plus confortable de ne rien faire pour changer et de se dire « nos ingénieurs et techniciens vont trouver des solutions » (absence de sentiment de responsabilité personnelle).

                        Regardons la réalité en face, écoutons les scientifiques et agissons en conséquence. Pour notre avenir, retenons le pire des scenarii plausibles (scenarii du GIEC) : on ne prépare pas l’avenir en tablant sur le scenario le plus favorable.

                        Quand de la fumée commence à sortir des fenêtres d’une maison, mieux vaut appeler immédiatement les pompiers plutôt que d’attendre de voir des flammes de 4 mètres de haut. C’est à mon sens, plus prudent.

                        Ceci dit, il y a plusieurs façons de donner l’alerte, du point de vu communicationnel. Reste à retenir la meilleure façon de communiquer. A l’échelle française, Nicolas Hulot est particulièrement doué pour cela et je soutiens d’ailleurs complètement son appel.


                      • pépé (---.---.145.245) 15 août 2006 15:40

                        Selon une étude destinée au Pentagone le Gulfstream va disparaître et nous aurons beaucoup plus froid en Eruope de l’ouest. Faudrait qu’ils se mettent d’accord les gugusses.


                        • mathieu (---.---.188.187) 15 août 2006 16:03

                          le Gulf stream a diminuer de 50% en moin de 10 ans et réellement depuis 2 ou 3 ans, plus de 80 % des insectes volants ont disparu sur la surface de la terre, d’ailleurs les insectes tous court, presque plus d’insectes en realité et c’est tres nouveau, cette année les fourmis se sont tres peut reproduit c’est la premiere fois depuis des 100 enes de milliers d’années, les oceans deviennent acides et dans 50 ans maximum il n’y aura plus de coraux, n’y de plancton, n’y de crustacé, n’y meme de poisson. L’ocean est le createur d’oxygene en majeur parti et le phyto plancton a dispau d’au moi 50 %. La grande foret amazonienne ne retien plus son humidité a cause de la trop grande deforestation, et des dunes de sables ont commencer a apparaitre. L’amazone en decembre dernier etait presque a sec, et les arbres meurts en se moment meme, donc cette fois il y a un relachement enorme de methane du aux vegetaux mort, et certainement au CO2, la foret amazonienne est definitevement morte, le desert commence a apparaitre, je l’est cité plus haut, des dunes de sables sont apparu dans l’amazonie. La couche d’ozone ne se resorbe pas elle s’aminci de plus en plus, d’ou la canicule de 2003 d’apres le rapport de la NASA, un trou de la couche d’ozone est apparu sur la france et une parti de l’europe. La vague de chaleur qui a touché la france au mois de juillet n’etait pas une canicule regional, sa a toucher la terre entiere, de plus a cause de la trop grande chaleur, une centrale nucleaire a failli exploser et faire un autre tchernobyl en europe de l’ouest juste a coté de la france, l’année derniere c’etait une centrale nucleaire francaise qui a failli exploser. Le carburant atomique des centrales nucleaires qui est l’uranium n’est pas eternel d’ici la fin du siecle il sera totalement epuiser et donc nos enfants si ils sont encore en vie auront de tres gros pb. Le climat en general devient extreme, il passe de l’extreme chaud a l’extreme froid sans intervalle de saison, le pire c’est que sa se produit de plus en plus et peut importe la periode de l’année. Il n’y a pas de rechauffement climatique, ont devraient plutot dire qu’il y a un changement d’atmosphere. C’etait une simple introduction, dans 20 ans maximum il y a aura des milliards de mort d’apres le rapport du Pentagone et de l’ONu, dernierement et sa n’est pas passé a la television l’OTAN c’est reuni justement pour parler de la catastrophe qui est en train de se produire. Evidemment vous ne verrez pas ces informations passer a la television


                          • faxtronic (---.---.183.158) 15 août 2006 20:08

                            je dirais meme, des dizaines de milliards de mort chaque année.


                          • zizifridolin (---.---.227.180) 15 août 2006 16:14

                            quote : Et je suis contre aussi la reduction a tout prix de la consommation d’énergie. je crois que c est la phrase la plus bête qur j ai lu cette année. les savants sont pratiquement tous d accord que le rechauffement sera sans doute + proche des 5 degres d ici la fin du siecle que les 1 a 2 degres prevu et notre cretin du jour est contre l economie d energie. eh ducon tu penses parfois dans ton incroyable egoisme de primate primaire , que c est ta propre descendance que tu assassines ? meme demian a renonçé a remplacer son stock de string cette année : alors cesse de proferer d aussi enormes aneries. la seule bonne nouvelle la dedans c est qu avec la crise qui se prepare bientot la nation de georges ne pourra plus soutenir l etat nazisioniste : je ne voudrais pas etre a leur place quand des legions d arabes vont deferler et venger des decades d humiliation mais j aimerais le voir^^


                            • zizifridolin (---.---.227.180) 15 août 2006 16:22

                              pour les rares « adultes » capables de se passer du vroum vroum de leur tuture :

                              http://www.oleocene.org/


                              • (---.---.144.116) 15 août 2006 19:32

                                « Je cogite aussi sur des armes, des chars d’assaut, des missiles n’utilisant que l’energie solaire. Ca serait un vrai progres tactiquement parlant. Baon la c’est une blague, mais je suis sur qu’un jour on a aura des armes de destruction massive ou des armes personnelles a énergie solaire. Le jour ou il y aura cela, on serons plein d’espoir d’avoir une source d’énergie renouvelable suffisante pour remplacer le nucleaire. »

                                Faxtronic, tu crois pas si bien dire, il y a deux ans, je sais que l’armée réfléchissait à écoconcevoir des armes. Par contre, je sais pas ou en est cette réflexion aujourd’hui. Si c’est pas beau, je parie que ca soulagera d’avance les victimes des futurs conflits...

                                Par ailleurs, je suis tout à fait d’accord avec toi au sujet des énergies renouvelables, il n’y a que les programmes militaires pour avoir assez de tune pour les développer. Les programmes dédiés au développement durable sont ridicules à côté.


                                • (---.---.114.250) 16 août 2006 21:19

                                  Au début, ceux qui niaient le dérèglement climatique critiquaient pied à pied les arguments de leurs adversaires. Aujourd’hui la situation a tellement évolué que cette stratégie est désormais impossible.

                                  La nouvelle stratégie est donc de s’attaquer non plus aux arguments, mais aux comportements de leurs adversaires (ici : une attitude non positive), autrement dit d’utiliser des attaques « ad hominem », c’est à dire de dénigrer et disqualifier leurs adversaires.

                                  Cela se rapproche un peu plus du fascisme.

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