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Des brèches dans le mur de la désinformation

Internet a ouvert des brèches dans le mur du silence, de la désinformation et de l’indifférence. Perceptible dans divers domaines, ce fait l’est particulièrement à propos du monde espérantophone qui, depuis quelques années, étend le champ d’application de la Langue Internationale en dépit d’obstacles qu’elle est amenée à surmonter.

Le 26 juillet 2006 marquera le 119ème anniversaire de la parution du premier manuel d’espéranto publié d’abord en russe à Varsovie puis, quelques mois après, en polonais, allemand et français sous le titre Langue Internationale.

Le 29 juillet 2006, dans le pays vainqueur de la coupe du monde de football, à Florence, sous le patronage de Giorgio Napolitano, président de la république italienne, des ministres de la culture et des affaires étrangères, s’ouvrira un autre “Mondial“ moins médiatique mais riche de signification : le 91ème congrès universel d’espéranto. 2115 participants de 62 pays étaient inscrits à la date du 21 juillet. Les Japonais figurent parmi les groupes les plus nombreux avec 179. En 2007, le 92ème se tiendra en effet à Yokohama.

En 1998, lors du congrès universel de Montpellier, alors qu’elle était ministre de la Culture, Catherine Trautmann n’avait pas daigné donner suite à une invitation des organisateurs alors que c’est chose courante, et depuis longtemps, que des représentants de l’État du pays d’accueil et des hautes personnalités patronnent un tel événement. Parmi les diplomates, ambassadeurs et consuls étrangers, il arrive que certains s’expriment dans la langue du congrès. L’année dernière, à Vilnius, l’ambassadrice de Belgique en Lituanie, Mme Marie-Louise Vanherk, qui le parle couramment, avait invité les espérantistes belges à son ambassade. Lors de la clôture, elle avait formulé ses vœux aux congressistes et les avait encouragés à persévérer après avoir constaté un intérêt et une curiosité réels pour la langue dans les milieux diplomatiques qu’elle fréquente : “L’intérêt existe, des personnes sont prêtes à écouter ce que l’espéranto veut leur dire, et en apprendre le but“. Il arrive même que des ambassadeurs de pays anglophones, dont les États-Unis, aient l’audace de faire usage de cette langue. L’ancien ambassadeur d’Australie à l’Onu, Ralph L. Harry, dont la sonde spatiale Voyager II porte un message enregistré en anglais et en espéranto, l’a utilisé dans toutes les villes où il a été en poste (Genève, Bruxelles, Saïgon, New-York...). Il a reconnu que c’est l’espéranto, et non l’anglais, qui lui a procuré les échanges les plus authentiques et intéressants avec des gens du peuple. Il l’estimait par ailleurs adapté à l’usage diplomatique. Un essai autobiographique intitulé The Diplomat who Laughed, traduit de l’anglais par l’auteur, peut être téléchargé gratuitement sous le titre La diplomato kiu ridis (Le diplomate qui riait).

Au niveau gouvernemental, en France, malgré de belles paroles du président Chirac envers l’espéranto, depuis sa présidence du Conseil Général de la Corrèze jusqu’à la présidence de la République, on s’est toujours contenté d’ignorer superbement que des gens donnent beaucoup d’eux-mêmes pour favoriser et faciliter des relations constructives entre les peuples et saper ainsi les fondements de l’extrémisme, du fanatisme, de la xénophobie et du racisme.

Une comédie pas très divine

Ceci pour dire que La Divine Comédie, de Dante, a été traduite et publiée en espéranto dans un ouvrage luxueux... Dans un traité intitulé De l’éloquence en langue vulgaire, rédigé en 1303 et 1304, Dante avait exposé sa vision d’une synthèse des meilleurs éléments des dialectes italiens. Et il l’avait réalisée. C’est ce que fit Zamenhof quelques siècles plus tard sur une autre échelle. Dante essuya de vives critiques pour son audace. Il en fut de même pour Zamenhof. Dans Il convivio (Le Banquet), Dante avait écrit, à propos de la langue italienne que nous lui devons : “Et on la critique cependant par méconnaissance, par le doute qu’elle conviendrait pour la littérature, seulement par fierté personnelle parce que l’on connaît plusieurs langues étrangères." L’espéranto a subi et continue de subir de semblables critiques.

Des espérantistes, parmi lesquels Zamenhof, avaient été parmi les premiers à proposer, dès 1915, la création d’États-Unis d’Europe. Or, en parlant de la construction de l’Europe, de Gaulle, avait ironisé en 1962 sur l’espéranto à la façon de tous ceux qui n’en savent rien : par une boutade. En 1932, celui qui devint plus tard son vis-à-vis allemand, Konrad Adenauer, avait eu une attitude plus digne à l’égard de la Langue Internationale. Alors qu’il était maire de Cologne, le futur chancelier allemand avait invité le 25ème Congrès Universel d’Espéranto à se tenir l’année suivante dans sa ville. Il n’eut pas le loisir de le saluer en personne. Ceux qui allaient mener l’Allemagne vers les pages les plus sombres, les plus tragiques et les plus déshonorantes de son histoire étaient déjà installés. Son arrestation par les nazis jeta la communauté espérantophone allemande dans le désarroi. Fait assez significatif et assez évocateur de la situation : le congrès qui s’était tenu à Nuremberg en 1923 avait accueilli 4963 participants, celui de Cologne, en 1933, seulement 950.

Dépourvu de fondements, l’avis de personnages tels que de Gaulle a sans nul doute influencé les médias et les décideurs pour longtemps. Tant qu’il n’y avait pas Internet, rien ne s’opposait à ce que les citoyens, depuis l’école primaire jusqu’à la retraite, soient comme maintenus dans la Caverne de Platon , condamnés à ne rien voir d’autre qu’une image inversée, imprécise et floue, comme celle que voyaient les prisonniers de la caverne imaginée par le grand philosophe grec. Aujourd’hui, le français - langue de la république - recule en France devant l’anglais grâce à la collaboration de préfets qui donnent la priorité, la préférence et même l’exclusivité à l’anglais (par exemple l’obligation à des entrepreneurs locaux de fournir un devis en anglais pour un projet à Cadarache, donc en France !). Internet permet aux citoyens de voir l’image réelle au grand jour.

On nous cache tout, on nous dit rien

Air connu.

L’année dernière, l’Agence France Presse (AFP) n’avait pas vraiment brillé en se contentant de relater un fait certes peu banal et quelque peu amusant (voir un article précédent paru sur AgoraVox : L’événement le plus important de l’été en Lituanie), mais en occultant totalement un événement autrement plus significatif.

Mais le record de désinformation est sans nul doute détenu jusqu’à ce jour par le quotidien Le Monde, qui, en 1998, à l’occasion du congrès universel de Montpellier, avait publié un article d’une malveillance ahurissante. Bien des quotidiens avaient alors donné un compte-rendu irréprochable, depuis La Croix jusqu’à L’Humanité en passant par Le Figaro, Midi-Libre et bien d’autres. Jacques Molénat, dans La Croix, avait noté les raisons économiques, sociales, politiques et culturelles qui justifiaient la promotion d’une langue libre de tout lien avec quelque puissance que ce soit. Alors que Midi-Libre avait titré un article : "Espéranto : les vrais succès d’une utopie réalisée", le correspondant du Monde à Nîmes, qui avait "couvert" ce congrès, disait avoir vu des "adeptes de cette langue apatride" (sic) se rencontrer "pour le simple plaisir de bavarder". Là où le correspondant du Monde affirmait que les occasions de pratiquer la langue étaient "plutôt rares" (Internet existait pourtant déjà), il démontrait la superficialité de son travail face aux journalistes d’autres quotidiens qui, eux, avaient souligné qu’ "Internet pourrait bien donner une nouvelle jeunesse à l’espéranto" (La Croix). Et c’est bien ce qui s’est produit. Ce fait avait d’ailleurs déjà été signalé bien avant, le 17 juin 1996, sur le site de Libération sous le titre “Le web, terre d’asile pour l’espéranto“. Là où le correspondant du Monde avait conclu que "le mouvement, porté avant guerre par les cheminots, est en perte de vitesse et, malgré les efforts déployés, le public des congrès est chaque année un peu plus vieillissant", d’autres journalistes avaient tout simplement fait leur travail conformément à la Charte du Journalisme de juillet 1918 révisée en 1939 selon laquelle “Un journaliste digne de ce nom (...) tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles (...)“.

Rien n’y manquait pour amener les lecteurs à croire que l’espéranto appartenait au passé et pour faire prendre ses usagers pour de doux illuminés, des demeurés, des “adeptes“ d’une chose insignifiante et sans intérêt, ceci avec le côté insidieux qu’évoque le mot “adeptes“ qui amène à penser à “secte“. Souiller une idée et une démarche sans avoir l’air d’y toucher a été et est encore une façon courante de donner de l’espéranto une image déformée. Mais n’a-t-on jamais vu des propos et procédés semblables destinés à humilier la femme, à la faire passer pour un être inférieur et à la maintenir dans cet état ? Ne peut-on en dire autant de langues et cultures peu répandues et peu connues ?

Il convient de signaler que ce congrès était placé sous le patronage de Marie-George Buffet, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, qu’Albert Jacquart et Théodore Monod appartenaient au Comité d’Honneur, et que Kep Enderby, ancien procureur général et ministre australien de la justice, fut alors élu président de l’Association Universelle d’Espéranto. Il assuma cette présidence jusqu’en 2001. Ce n’est pas dans Le Monde, la référence journalistique (?), qu’il fallait espérer trouver ces quelques faits et bien d’autres. Suite aux nombreuses protestations venues du monde entier par Internet, Le Monde avait tout de même publié un article de pleine page sur l’espéranto pour rétablir les faits et réparer le préjudice.

Comme dans la Caverne de Platon, un autre monde semble inimaginable, même si ça n’exige pas un effort surhumain de se faire un avis par une vision directe des choses, à la lumière du jour, et non à partir d’une image imprécise, inversée, déformée. Nous constatons encore l’effet néfaste de la pseudo-information livrée par des colporteurs de préjugés qui déshonorent la profession de journaliste. Certains commentaires à mes précédents articles donnent une idée de la déformation à laquelle peut conduire une telle pseudo information. L’affaire TV5-Europe avec Costa Gavras et la dérive d’une émission de Laurent Ruquier à la suite d’une citation du cinéaste Jean-Pierre Mocky publiée dans le journal 20 minutes montrent où cela peut conduire. Le chanteur Jacques Dutronc n’avait que trop raison.

Le professeur Umberto Eco avait lui-même considéré l’espéranto avec condescendance jusqu’au jour où, pour des raisons scientifiques, pour la préparation d’un cours au Collège de France sur le thème de La recherche de la langue parfaite (qui a fait l’objet d’un ouvrage publié en 1994 au Seuil et aussi en traduction espéranto), il fut amené à reconsidérer son attitude : “(...) il pourrait s’avérer que demain, dans une Europe unie, chaque pays refusant que la langue véhiculaire soit celle de l’autre, on arrive à accepter l’idée d’une langue véhiculaire artificielle.“ (Le Figaro, 19 août 1993, p. 11). C’est aussi par le fait d’avoir assisté en observateur au congrès universel de Prague, en 1996, que le professeur Robert Phillipson, un ancien du British Council, auteur de Linguistic Imperialism et English-only Europe ? a été conduit à avoir un avis conforme à la réalité : “Le cynisme à propos de l’espéranto a fait partie de notre éducation“.

Hormis Le Figaro et le quotidien suisse Le Temps, les médias français ont été particulièrement silencieux sur le Rapport Grin traitant de “L’enseignement des langues étrangères comme politique publique“, publié en octobre 2005 et rédigé sur demande du Haut Conseil de l’évaluation de l’école. Sans doute parce que l’auteur considère l’espéranto comme une proposition digne d’attention et d’examen et parce qu’il a l’audace traiter la question taboue de la situation de monopole de l’anglais, par exemple à propos “des risques politiques et culturels que comporte l’hégémonie linguistique“ et de “la position dominante des anglophones dans toute situation de négociation, de concurrence ou de conflit se déroulant en anglais“ .

Qu’en sera-t-il cette année, dans les jours prochains, chez les grands médias, y compris la TV, à propos du 119ème anniversaire de l’espéranto et du congrès mondial d’espéranto au pays qui a remporté la coupe de football ?

Quoi qu’il en soit, Internet sera toujours là. AgoraVox a démontré et aura toujours la possibilité de prouver son utilité, sa nécessité.

D’ici quelques jours, à l’occasion du congrès de Florence, un DVD libre de droit de copie intitulé Esperanto Elektronike permettra, pour un prix dérisoire, en plus de la possibilité d’apprendre la langue, d’avoir un vaste tour d’horizon en 25 langues sur ses aspects culturels et pratiques. Comme la version de Wikipedia en espéranto, qui a dépassé les 50 000 articles le 8 juillet 2006 et se classe en quinzième place sur 229 langues, ce DVD est le fruit d’une collaboration internationale dans laquelle prennent part de plus en plus de jeunes à qui l’étude de l’espéranto, par rapport à celle de l’anglais, a donné l’impression d’avoir chaussé des bottes de sept lieues.


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381 réactions à cet article    


  • Kelsaltan (---.---.178.45) 25 juillet 2006 10:41

    Artiklo interesega, dankon.


    • Henri Masson 24 août 2006 08:52

      Pour ce qui est de la masturbation intellectuelle collective qui rend sourd, nous avons en effet pu constater que, quoi qu’on dise, il y en a des obsédés textuels qui reviennent sans cesse sur le sujet du nombre d’espérantistes, ce qui est ridicule car il est démontré que son utilisation est suffisamment vaste pour que nul ne puisse affirmer avec aplomb que « personne ne le parle », même en sortant du sens littéral de l’expression. Ce que je constate, c’est qu’on nous détourne du sujet initial : la désinformation autour de l’espéranto. Aussi, quand on discute en théorie sur une langue qui fonctionne et qui satisfait un grand nombre d’usagers, j’estime que l’on gaspille en vain un temps précieux. Déjà en 1918, dans « Les langues dans l’Europe nouvelle », le grand linguiste Antoine Meillet avait pu en venir à la conclusion « Toute théorie est vaine, l’espéranto a fonctionné ». Et voilà que, en 2006, certains lancent une controverse stérile qui avait peut-être lieu d’être avant 1918. L’espace des commentaires est réservé à des commentaires et non à un débat sans fin. La conception d’AgoraVox ne permet pas cela car j’imagine combien de temps ont besoin ceux qui n’ont pas le haut débit, encore très nombreux, pour voir la page s’afficher en entier.

      Je trouve curieux que certains estiment que dire d’une chose que c’est « une merde » n’a rien de préjudiciable ou de condamnable. Déduire que Bénichou n’a rien dit de mal à l’encontre de l’espéranto du fait qu’il a effectivement dit, et même répété à la seconde émission que « L’espéranto est une des plus belles inventions du monde », c’est mal connaître les subtilités du langage. J’ai été obligé, pour la transcription des deux parties concernées des émissions du 26 et du 29 juin, de réécouter pas mal de fois certains passages plus où moins confus. Or, le rire méprisant de Bénichou en dit plus long que des mots, et son allusion merdique ne laisse aucun doute sur son hypocrisie. Et je suis loin d’être le seul à constater cela. Mais après tout, il n’est interdit à personne d’aimer se faire traiter de merde, il existe au monde toutes sortes de déviations sexuelles et textuelles.

      A part ça, les profits énormes de la Grande-Bretagne du fait de l’anglais vont sans nul doute dans la poche des plus riches. La majorité du peuple britannique n’en voit pas la couleur. Un bref reportage aux informations de France 2, hier au soir, a justement montré d’autres profits énormes qui existent dans l’immobilier. Nous ne pouvons que nous en attrister car tout donne l’impression d’un retour à un Moyen Âge social.

      S’il est vrai que l’anglais permet à une majorité d’anglophones de « pantoufler dans leur langue natale », il donne aussi et surtout les moyens de prendre de l’avance dans de multiples domaines, et en particulier celui des sciences. On remarquera que les prix Nobel sont en large majorité des natifs anglophones et en particulier des États-Uniens. J’avais hébergé un espérantistes étasunien, Dennis Edward Keefe, quand j’habitais en région parisienne, et il m’avait écrit, lors d’un séjour ultérieur aux États-Unis, qu’il travaillait dans une université où il y avait eu 12 prix Nobel. Bon nombre de pays, en particulier dans le Tiers monde, n’en ont pas un seul. Ainsi, tout se concentre et se centralise, au moyen de l’anglais, dans le plus puissant des pays anglophones, celui qui a construit sa puissance entre autres au moyen de sa langue. J’ai déjà mentionné le livre « La mise en place des monopoles du savoir » qui est très révélateur, mais aucun de ceux qui asticotent ici n’en a vraisemblablemnt pris connaissance. Quand des choses aussi graves se passent, il faut rechercher un remède, une alternative. On a donc l’impression que certains sont là pour détruire, entraver plus que pour améliorer et construire.

      Enfin, car j’ai d’autres tâches qui m’attendent avec la rentrée, si « l’exemple de google est ridicule » il n’en est pas moins révélateur d’un certain niveau d’activité.

      Si le mot « français » donne un milliard 290 millions d’adresses, ce n’est vraiment pas folichon pour une langue parlée par plus de 100 millions d’hommes, d’autant plus que le mot « français » désigne le peuple, la langue et l’adjectif. Sur cette base, on peut s’amuser à calculer par déduction (simpliste, d’accord, mais juste histoire de s’amuser) le nombre d’espérantistes au monde sachant qu’il y a 183 000 000 de pages avec les mot « espéranto » (ça peut varier selon les navigateurs), 53 600 avec le mot « espérantiste », 1 560 000 avec le mot « esperanta » (l’adjectif correspondant a son équivalent français), donc arrondissons à 190 millions (inutile de chipoter car c’est seulement pour la blague ! smiley sachant qu’il y a au monde selon http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/francophonie/francophones-monde.shtml 175 000 000 de francophones (cependant 112 666 000 « francophones réels », pour lesquels le français est langue première, seconde ou d’adoption,soit 1,92 % de la population mondiale) .

      A vos calculettes !


    • Romain Desbois 28 décembre 2009 18:16

      Il semble que nombre de ceux qui condamne l’espéranto, pensent que cette langue est l’ennemie du français et plus largement des langues maternelles. Or en défendant une langue maternelle comme outil linguistique internationale, ils creusent la tombe de leur propre langue.
      Mais là nous nous heurtons à de l’irrationnel. Pour des raisons d’économie, l’état français accepte que l’institut Pasteur ne publie qu’en anglais alors qu’est refusé de considérer l’énorme économie que serait de passer par l’espéranto comme langue pont au sein du parlement européen.
      Tout le monde se plaint d’une trop faible efficacité de l’enseignement des langues en France et l’on refuse d’y remédier en enseignant l’espéranto en primaire ; enseignement reconnu propédeutique.
      Tout ce que nos élus proposent c’est d’enseigner l’anglais dès la primaire.


    • Stephane Klein (---.---.101.8) 25 juillet 2006 12:43

      Quelqu’un pourra-t-il m’indiquer un site accessible et exhaustif a la fois sur l’esperanto ?


      • Henri Masson (---.---.145.196) 25 juillet 2006 13:20

        Il n’y a que l’embarras du choix ! smiley

        Une recherche avec Google avec le mot « esperanto » livre (suivant les moments) 159 millions d’occurences

        Centre multilingue d’information en 62 langues : www.esperanto.net

        www.esperanto.org

        http://panorama.ovh.org/franca/index.htm

        Ressources pédagogiques : www.edukado.net

        Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A9ranto

        celui dont je m’occupe : www.esperanto-sat.info

        et une multitude d’autres.

        S’il y a un domaine particulier qui vous intéresse pour son application : http://dmoz.org/World/Esperanto/

        ou alors contactez-moi.

        Bonne recherche !


      • skirlet (---.---.255.122) 25 juillet 2006 12:45

        Exhaustif, hum... smiley)

        Celui-ci est bien, par exemple : http://www.esperanto.qc.ca/frame-fr.htm

        Sinon il y en a tant smiley


        • Henri Masson (---.---.145.196) 25 juillet 2006 13:24

          Merci !

          Nous avons eu récemment, à notre siège de Paris, la visite de jeunes espérantistes Québécois. J’espère que les contacts se multiplieront.


        • Olso (---.---.193.52) 25 juillet 2006 12:59

          Kara / cher Henri,
          quelques commentaires sur ton article (kaj kelkaj kritikoj, nur en Esperanto ;) et quelques critiques, mais seulement en Eo ;) )
          Les plus : article intéressant, bien documenté, comme toujours, pas mal de liens, plusieurs faits remémorés, récents ou plus anciens.
          Sed : kiel ofte, tro longa :( kaj tro negativa, agresema, atakema :(
          Alia korekteto : la DVD lau mia scio *ne* estas libere kopiebla.
          - > Kiam vi faros artikolon nure laudan, pozitivan, gratulan, kaj laueble ne tro longan ? (A quand un article uniquement positif, de félicitations, de louanges, si possible plutôt court ?) Kuraghon al vi !


          • Henri Masson (---.---.145.196) 25 juillet 2006 13:39

            Merci pour les compliments smiley

            Mais alors pour les critiques :

            Mi ja shatas vinagron en salato, pipron en pladoj, pimentan saucon en kuskuso : oni ne refaros min ! smiley)))

            Cetere mi scias ke multaj shatas mian stilon kaj esprimmanieron ech se ghi shokas kelkajn smiley

            Povas okazi ke mi iam havos motivon por verki pli mildan artikolon, sed, chu tio ne jam okazis ?

            Pri la DVD kaj ties libera uzado, chu vere ghi ne estas libere kopiebla ? Chu mi mislegis che :

            http://vikio.ikso.net/Projektoj/ElektronikaEsperantio?v=fqn

            Rezultoj / Utileco ? :

            Estas planataj du fazoj de la projekto : Esperanta kaj nacilingva. Unua fazo celas disponigi la DVDn al Esperantistoj, kiuj povos ĝin libere uzi kaj disvastigadi (distribui, donaci, plusendi) al aliaj. (La E-a versio de la DVD havos liberan kopirajton, tiel ni povos pli rapide kaj facile atingi la celon - disvastigi DVDn (kaj la informojn sur ĝi) al plejeble vasta publiko - kaj konatigi tiel amasojn kun la amplekseco kaj samtempe kun apartaj ecoj de la Esperanta kulturo.) Rim : * Nun strebata celo estas akiri interkonsenton/mendon de UEA, por ke ĉiu ĉeestonto ĉe UK kaj IJK ricevu po unu ekzemplero - tiel estos bone atingita vasta (kaj nombre kaj nacie) publiko Esperanta - kiu povos utiligi la DVDn por propraj celoj (Informado, Instruado, Utiligado).

            Tamen, efektive, shajnas ke tio koncernas nur la E-an version... Estus utile tion konfirmi au malkonfirmi.

            Amike.

            Henri


          • Asphodèle (---.---.180.71) 25 juillet 2006 17:51

            Bonjour Monsieur

            J’avais cru lire que vous donniez quelques critiques seulement en Espéranto !..(kaj kelkaj kritikoj, nur en Esperanto ;) , et je constate que vous prenez le soin de les traduire en Français.

            Serait-ce parce que finalement vous vouliez que tout le monde comprenne ce que vous auriez pu dire en confidences, vu le travail, la précision et l’article de haute volée que vient d’écrire Henri !

            Je n’ose croire que, de la part d’un espérantiste, ce soit intentionnellement quelque peu....contradictoire

            Mes lunettes me joueraient elles des tours à leur façon ?

            Mais la critique est facile.....Chu ne ?

            Des critiques ?........ L’Espéranto en subit journellement et il faut des gens courageux qui , fort heureusement, n’ont plus besoin d’un professeur d’école qui revoit leur copie, pour rétablir (sans faire des ronds de jambes et des courbettes) la réalité des faits , lutter contre la désinformation et y consacrer la plus grande partie de son temps !

            Ce n’est que mon point de vue, mais Il me semble y avoir des priorités.

            Peut être ces dernières n’encouragent-elles pas forcément aux remerciements, aux félicitations et à « l’à-plat-ventrisme » ce qui semble malheureusement être une attitude « à la mode » aujourd’hui, face justement et notamment à la politique du « tout-anglais » et aux « campagnes de dénigrement de l’Espéranto dans les médias ».

            A ce propos, Einstein disait que « pour être un « mouton » il faut déjà faire partie du troupeau » !

            Quoiqu’il en soit, un grand « merci » à Henri pour son engagement, et encore une fois pour ce nouvel article digne du plus grand intérêt ! Asphodèle


          • Olso (---.---.99.80) 25 juillet 2006 21:04

            Kara Asphodele,
            Miaj (malmultaj) kritikoj iras de « Sed : kiel ofte » à « kopiebla », et elles ne sont pas traduites en français, sauf erreur. Bravo pour votre action à Toulon. Petite critique, pendant que j’y suis : je n’ose pas croire qu’un(e) espérantophone, théoriquement défenseur du français entre autres, peut écrire le barbare et angliciste « mail » :( (au lieu de mel, message, courriel etc)
            Kore via,


          • krokodilo (---.---.255.122) 25 juillet 2006 13:31

            Très intéressant article, à la fois synthèse et rétrospective, d’autant plus pour moi que je ne suis dans l’Eo que depuis moins de deux ans. Olso critique une sorte d’aspect négatif dans l’article, mais ce n’est que le reflet d’un vrai mur du silence de nombre de médias en France, même s’il semble se lézarder. Vous citez Le Monde, mais le Nouvel Obs est pas mal dans son genre : il ne critique pas mais n’écrit jamais le mot Eo sauf comme métaphore désobligeante. Je leur ai écrit deux fois, sans effet ni réponse... je vais bientôt faire une nouvelle tentative justement à propos du congrès.


            • skirlet (---.---.255.122) 25 juillet 2006 13:38

              Un très bon article où j’ai appris des choses pour moi inconnues. Il met le doigt sur le parti-pris des « grands » médias français envers l’espéranto. Critique, oui, car il y a tellement de matière à l’être...

              Tant que la France maintient l’interdiction d’enseigner l’espéranto dans le cadre des activités scolaires (abolir cette interdiction serait la moindre des choses !), il n’y a pas de quoi jubiler.

              On peut saluer des initiatives dans les médias locaux, et le seul média national - « Marianne » - pour un article positif au sujet de l’espéranto, même s’il est paru uniquement dans leur version Internet.


            • Henri Masson (---.---.145.196) 25 juillet 2006 14:21

              En ce qui concerne le Nouvel Obs, oui, je connais très bien. Il y avait eu une allusion positive à l’espéranto lorsque Jean Daniel avait eu un entretien avec le fameux orientaliste Maxime Rodinson qui avait appris l’espéranto dans sa jeunesse (il apprit par la suite de nombreuses langues jusqu’à en connaître une trentaine) et avait fait l’éloge du Dr Zamenhof : un génie.

              Mais en dehors de ça, le mot « espéranto » était presque systématiquement inséré dans un contexte dévalorisant.


            • Henri Masson (---.---.145.196) 25 juillet 2006 15:17

              En fait ce n’est là qu’une partie infime de tout ce que certains médias ont jeté sur l’espéranto. Ça représente une pile de plus d’un mètre de haut de dossiers rien que sur une trentaine d’années et rien que pour ce que je connais... Je tiens quand même à préciser qu’il ne faut pas mettre tout le monde (journalistes, animateurs de radio et de TV, etc.) dans le même sac.

              Aussi, quand je lis l’expression « échec de l’espéranto », je suis franchement plus amusé que blessé. Le cuir s’est endurci ! smiley))

              En effet, si l’on considère d’un côté une langue à propos de laquelle on assène, martelle, qu’il n’est point de salut sans elle, que c’est LA langue internationale, une langue qui est enseignée en surdose presque partout dans le monde au détriment d’autres matières, y compris les autres langues, et qu’en face de ça, de la même façon, on assène, martelle, que l’espéranto ne sert à rien, qu’il est mort, qu’il n’a pas d’histoire, de littérature, de poésie, qu’il ne permet pas l’humour, et qu’en plus de ça il est rarement présenté de façon honnête dans les médias, qu’il n’a pas droit de cité à tous les niveaux de l’enseignement (en tous cas en France), je pense que c’est au contraire un formidable succès.

              Le professeur Umberto Eco ne s’y est pas trompé quand il a dit à la revue italienne d’espéranto : “Voyez, on a enseigné l’espéranto à moitié, dans de très mauvaises conditions durant quelques décennies, et voici que des hommes s’aiment en espéranto. On a enseigné le latin durant des siècles très intensivement, mais vous pouvez être certain que même un prêtre et une religieuse, s’ils font l’amour, ne l’utilisent pas dans une telle circonstance. Concluez vous-même !" (9/1993).

              Il faut aussi considérer le fait que rien n’a été ménagé pour le couper de la jeunesse. Nous en avons eu un exemple récent avec l’affaire Bénichou quand il s’est adressé aux jeunes pour leur dire entre autres que l’espéranto avait vu le jour dans les années 30’ 40 smiley)) Mais vu que plus c’est gros, plus ça passe, et que le public est au moins à 50% totalement ignorant de ce qu’est l’espéranto, ça passe !

              Mais voila ! Les jeunes sont curieux, et ils ont raison de l’être. C’est le président Abraham Lincoln qui avait dit : " “Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps ; vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps ; mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps”.


            • krokodilo (---.---.52.52) 25 juillet 2006 16:43

              HM, Nouvel Obs : J’ignorais ça : une allusion par un invité en plusieurs décennies, il faut être vigilant pour apprendre par eux que l’espéranto existe ! Alors qu’ils se veulent à la pointe de la culture et à l’écoute de la société... Jean Daniel étant un ardent défenseur de la francophonie, on peut supposer que la rédaction dans son ensemble se fourvoie dans l’idée que l’Eo nuirait au français. Toujours l’anglais contre le français.


            • L'enfoiré L’enfoiré 25 juillet 2006 14:19

              Bonjour Henri,

              Merci, pour cet article qui complète parfaitement les commentaires que vous avez fait à la suite de mon article « Parlez-vous français ? ». Comme je l’ai dit, alors, j’envisage vraiment dit mettre, un peu plus tard, un bout dans l’étude de l’esperanto. Je vous signale que le lien vers la « Divine Comédie », avec le texte traduit en esperanto, ne fonctionne pas.


              • Henri Masson (---.---.145.196) 25 juillet 2006 14:31

                Bonjour !

                As-tu déjà oublié qu’on se tutoyait ? smiley

                Ceci dit, merci de ton mot.

                Bien sûr, tu seras bienvenu chez ces « toqués » que l’on nomme « espérantistes » smiley))

                Ceci dit, scrongneugneu, je ne sais pas ce qui s’est passé pour le lien vers Dante. Le voici :

                http://www.cilea.it/ bottoni/eo/dk/e02_1.htm

                Et j’ai trouvé une autre page pas mal non plus : http://www.geocities.com/kalblando/enc/d/danto.htm

                Agrablan tagon !

                Henri


              • L'enfoiré L’enfoiré 25 juillet 2006 15:21

                Merci, Henri, celui-ci fonctionne parfaitement. Je ne suis pas encore dans les esperantophone. Cela me donne déjà une première approche. Jusqu’ici, je dois l’avouer, ça me semble un langage sovieto-polono-slovaque. Comme je le disais ailleurs, je me sens « timide » (dans ce domaine du moins), mais je me soignerai. Bien sûr, il faut se tutoyer. Je trouve que ce ne serait pas mal d’ajouter cette « obligation » sur Agoravox. J’ai eu certain pseudo ou nom de la « haute » (que je ne vais pas citer pour ne pas relancer un débat) qui m’ont imposé de ne pas user de mon langage de tous les jours.


              • Henri Masson (---.---.145.196) 25 juillet 2006 15:51

                « Je ne suis pas encore dans les esperantophone. »

                Oui, mais tes notions ou connaissances d’autres langues peuvent déjà t’aider à comprendre déjà pas mal de mots ? Et quand tu auras appris la prononciation des lettres, ça t’aidera encore plus à comprendre. Vu qu’une lettre = un son, et qu’il y a 28 lettres, ça ne devrait pas te demander beaucoup de temps.

                « Cela me donne déjà une première approche. Jusqu’ici, je dois l’avouer, ça me semble un langage sovieto-polono-slovaque. »

                Ou plutôt « russo- » que « sovieto- » smiley Mais c’est normal vu que Zamenhof s’est inspiré des alphabets latino-slaves pour obtenir une langue phonétique. En effet, si tu inverses l’accent circonflexe sur les consonnes, tu obtiens des lettres qui ressemblent étrangement à celles du tchèque et du slovaque. D’ailleurs, lors d’un voyage à Prague, j’avais demandé à une étudiante en médecine (qui connaissait le français mais pas l’espéranto) de me lire un texte en espéranto, et elle l’avait lu parfaitement. Même chose dans un train, une autre année, en Pologne. Là, j’avais demandé, bien qu’elle ne parlait pas le français et moi le polonais, de lire à haute voix un texte en espéranto (elle avait réussi à me comprendre ! smiley, et là, ce fut la même chose.

                « Comme je le disais ailleurs, je me sens »timide« (dans ce domaine du moins), mais je me soignerai. Bien sûr, il faut se tutoyer. Je trouve que ce ne serait pas mal d’ajouter cette »obligation« sur Agoravox. »

                On peut toujours le suggérer, au moins entre rédacteurs.

                « J’ai eu certain pseudo ou nom de la »haute« (que je ne vais pas citer pour ne pas relancer un débat) qui m’ont imposé de ne pas user de mon langage de tous les jours. »

                Ha ha ! Figure-toi qu’il y a pas mal d’« égarés » smiley de ce milieu dans le monde espérantophone, et que les relations se passent bien.

                Amike.

                Henri


              • L'enfoiré L’enfoiré 25 juillet 2006 15:56

                Juste encore un mot, Henri. J’ai personnellement habité dans ma jeunesse pendant 7 ans dans la rue Zamenhof à Bruxelles (Anderlecht). Ma mère y habite toujours. N’est-ce pas un prémonition pour m’atteler à l’étude de cette langue universelle ? A+


              • Henri Masson (---.---.145.196) 25 juillet 2006 16:16

                Amusant !

                Sauf erreur, cette rue Zamenhof, qui me semble être une avenue, d’après un bouquin, a reçu ce nom en 1960.

                Ah ! qui sait si tu ne participeras pas à une version d’AgoraVox en espéranto dans le futur ? smiley En fait il existe quelque chose d’assez proche : http://gxangalo.com/

                Il existe une liste, à compléter, des rues, places, monuments, etc. consacrés au Dr Zamenhof ou à l’espéranto sur : http://eo.wikipedia.org/wiki/Listo_de_ZEO-j

                Il en existe près de 1400 dans plus de 50 pays.

                Henri


              • skirlet (---.---.40.150) 25 juillet 2006 16:30

                Excusez-moi de m’introduire dans la discu entre rédacteurs - j’ai encore mes 5 kopecks à ajouter smiley

                « Jusqu’ici, je dois l’avouer, ça me semble un langage sovieto-polono-slovaque »

                Euh, vu que la majorité des racines espéranto sont latines et grecques, je vois mal, où est la prépondérance polono-slovaque smiley Quant à « sovieto », je n’arrive pas à situer c’té composante en espéranto. Les espérantistes en URSS de Staline ont subi des représailles en masse, des millions ont laissé leur vie à cause du simple fait de pratiquer la langue jugée subversive. A mon époque, plus de représailles « physiques », mais à l’université j’étais sur la liste des personnes non dignes de confiance, surveillée en tant que telle plus attentivement que les « dignes ». Curieux, qu’une langue qui paraît aux certains une émanation de l’idéologie communiste, a été perçue en URSS comme une émanation de l’idéologie capitaliste pourrie smiley)


              • L'enfoiré L’enfoiré 25 juillet 2006 19:14

                Henri, Bien sûr, « avenue Dr Zamenhof ». J’ai été voir http://gxangalo.com/ Il s’agit d’un site pour initiés. Ce qui m’intéresserait, c’est un cours de base d’esperanto sur internet qui me permettrait de faire mes premiers pas. Pas de difficulté pour apprendre l’esperanto, dit-on. Je voudrais apprécier cette affirmation. Merci d’avance. A+


              • skirlet (---.---.40.150) 25 juillet 2006 19:46

                Je dirais plutôt que la difficulté est bien moindre que pour d’autres langues, mais c’est tout de même une langue étrangère smiley Je vous propose mon aide pour éclaircir quelques points un peu « exotiques », si et quand vous vous mettrez à apprendre Eo, sans aucune contrepartie (mais vous n’avez aucune obligation de l’accepter smiley)


              • Henri Masson (---.---.240.194) 25 juillet 2006 19:54

                Pour commencer l’étude par Internet, tu peux aller sur le site de « Lernu » (= apprenez) :

                http://fr.lernu.net (en français, il y a d’autres langues à partir du menu déroulant ; après le choix on clique sur « ek » (= vas-y !)

                Aide comment débuter : http://fr.lernu.net/helpo/kiel_komenci.php

                Tu peux voir aussi qu’il y a une « Studosemajnfino » prévue aux Pays-Bas du 3 au 5 novembre...

                Règle le codage de ton navigateur sur « UNICODE UTF-8 » si ce n’est déjà fait (ça permet de lire la plupart des systèmes d’écriture).

                Bonan kuraghon ! Bonan kuraĝon !

                Henri

                Henri


              • Marcelo Casartelli (---.---.242.52) 26 juillet 2006 04:55

                Cher Enfoiré : Si vous voulez un cours de base d’espéranto sur internet, je vous conseille mon « Kurso de Esperanto » : http://www.institutoesperanto.com.ar

                Je suis à votre disposition. Cordialement Marcelo Casartelli


              • Asphodèle (---.---.39.61) 27 juillet 2006 07:45

                Bonjour Monsieur,

                En réponse à votre souhait,

                « Ce qui m’intéresserait, c’est un cours de base d’Espéranto sur Internet qui me permettrait de faire mes premiers pas. Pas de difficulté pour apprendre l’espéranto, dit-on. Je voudrais apprécier cette affirmation. Merci

                Voici un lien où vous pourrez télécharger gratuitement un programme de « Cours pour débutants » que j’ai moi-même eu la joie de pouvoir expérimenter lorsque j’ai désiré étudier cette langue en octobre 2004

                http://www.cursodeesperanto.com.br/bazo/index.html?fr

                Vous bénéficierez également d’un correcteur gratuit pour les exercices progressifs que l’on vous y propose ! Mon expérience d’apprentissage, je dois le dire, a été un tel plaisir que je continue actuellement à me « régaler » en poursuivant mon expérience ! Je vous laisse la surprise de la découverte de cette langue merveilleuse ( et je pèse mes mots) qui ne cessera de vous passionner et de vous encourager d’elle-même à poursuivre son étude ! Je m’en réjouis à l’avance ! Vous trouverez peut-être sur mon site et celui d’Henri d’autres possibilités de cours pour la suite ! Vous voyez je suis optimiste, mais j’ai de nombreuses raisons de l’être ! Amicalement. Marie (Asphodèle)


              • Diantino (---.---.5.186) 25 juillet 2006 15:35

                Merci pour cet article et pour tous les liens qui le complètent, c’est un ensemble d’informations précises, pas toujours connues, parfois oubliées et qu’il est bon de remettre en mémoire.

                Je souhaite qu’il ait beaucoup de lecteurs.

                Merci aussi à Agoravox pour cet espace d’expression .


                • Asp Explorer (---.---.82.42) 25 juillet 2006 23:04

                  Cet article est fort intéressant à étudier, pas tant pour la thèse qu’il défend, que pour la manière dont il la défend. On y retrouve en effet avec un bonheur mitigé quelques unes des tares que l’on reproche à la presse « mainstream » :

                  - Article éditorial de parti-pris, sans investigation, sans mise en perspective, volontiers méprisant envers toute opinion critique (c’est l’effet TCE)
                  - Amalgame de toute opinion critique au régime nazi (c’est l’effet BHL)
                  - Titre et accroches commerciales, sans rapport avec le contenu de l’article (c’est l’effet Marianne, mais au moins, Marianne fait ça pour vendre du papier)
                  - Références multiples autant qu’invérifiables visant à semer la confusion dans l’esprit du lecteur, afin de le persuader de son infériorité intellectuelle (ce qu’on appelle le techno-babble)
                  - Répétition inlassable des mêmes arguments ressassés ad nauseam jusqu’à leur donner consistance dans l’esprit du lecteur (monsieur Masson poste un message par semaine, je vous engage à en comparer le contenu, c’est toujours le même, seuls changent l’ordre et le prétexte - et au risque de tomber dans le travers dénoncé au premier point, il me semble bien que la technique a été théorisée par M. Goebbles)

                  Mais le plus intéressant, et qui ne concerne pas que le monde des media, de constater à quel point le zèle missionnaire d’un groupuscule peut aisément contrebalancer le peu d’importance numérique de ses rangs clairsemés. Trois crieurs font plus de bruit que cent parleurs.

                  En tout cas, je n’ai pas pu m’empêcher d’extraire quelques données objectives de l’article de M. Masson, et en particulier, des données chiffrées : Congrès universel de Nuremberg, 1923, 4963 participants Congrès universel de Cologne, 1933, 950 participants Congrès universel de Florence, 2006, 2115 participants

                  D’où l’on en déduit deux choses. Premièrement, en 1933, les nazis (qui ont pris le pouvoir cette année là) avaient visiblement fort peu persécuté les espérantistes, puisque le congrès s’est tout de même tenu. Voilà une retenue que l’on ne connaissait pas à la gent vert-de-grise. A moins que le congrès ne se fut tenu AVANT la prise du pouvoir par Hitler, auquel cas il me semble douteux d’en imputer la faible fréquentation aux brimades fascistes. Il ne faut pas oublier qu’en 1933, le monde sombrait dans la crise économique, et que les rentiers oisifs qui constituaient le public de 1923 avaient largement disparu dans le krach de 29.

                  Le deuxième point à souligner est qu’entre 1923 et 2006, le nombre de participants au Congrès universel a fort diminué. Alors que dans le même temps, les durées et les tarifs des transports ont considérablement décru, les formalités douanières se sont assouplies, la publicité du congrès a pu être faite plus efficacement... et la population terrestre a été multipliée par trois. L’affluence que M. Masson présente comme un grand succès est en fait fort modeste, surtout si l’on considère que la manifestation en question avait lieu à Florence, une des plus belles villes du monde, à la belle saison. « C’est la faute à Hitler et à Staline », m’objectera-t-on. Or, ces deux personnages sont morts depuis plus de cinquante ans. En outre, de leur vivant, ils n’ont jamais exercé leur férule que sur une faible fraction de l’humanité, et ce sur une période brève dans le cas du dictateur nazi. Mais supposons que leur influence ait été prodigieuse au point d’éteindre la divine flamme de l’esperanto. Donc, disons qu’en mars 1953 (mort de Staline), l’esperanto en est au même point qu’en 1887 (création du langage). 36 ans après la publication du livre de Zamenhof se tenait le Congrès de Nuremberg, qui faisait 4963 participants. 53 ans après la mort de Staline se tenait le Congrès de Florence, qui faisait 2115 participants. Qu’est-ce qui a pu à ce point retarder la renaissance de la langue universelle - à supposer que sa diffusion ai réellement pâti à ce point sous la férule bolcho-fasciste, ce qui reste à démontrer ? Est-ce que le monde d’après-guerre était moins démocratique qu’avant ? Plus enferré dans le nationalisme identitaire ? Il est permis d’en douter.

                  Restent donc deux hypothèses que je soumets à votre sagacité : 1 - C’est la faute au complot des anglo-saxons qui empoisonnent notre belle jeunesse avec leur sous-culture de drogue et de malbouffe, comme en témoigne les propos d’ivrognes de je ne sais quel professeur du British Council recueillis à la sortie du pub, un soir de beuverie, en 1963. 2 - La nécessité de l’esperanto ne s’impose pas au monde moderne.


                  • skirlet (---.---.20.35) 26 juillet 2006 00:26

                    Tiens, Asp est revenu smiley) Alors, vous n’avez pas voulu jouer au jeu de la logique ? L’envie vous reprend de ramener sur le tapis le nombre d’espérantistes ?

                    Je vous éclaire sur un seul point : la guerre froide, vous en avez entendu parler ? Le maccartisme, tout ça ? En tant que témoin de l’époque soviéque et de son ambiance, je connais au moins les facteurs dans un des pays les plus grands au monde qui ont retardé la progression de l’espéranto. Mais bon, je suppose que vous avez fait une enquête profonde, ou étiez sur place smiley)

                    « Trois crieurs font plus de bruit que cent parleurs. »

                    Evidemment, c’est peu comparé aux 6% par rapport aux 94% smiley Tant pis, il vous faudra accepter que tout le monde n’est pas anglomaniaque aplatventriste.

                    Le monde a besoin d’une langue de communication. L’anglais, imposé dans les faits, remplit ce rôle fort mal. Et la tendance de s’exprimer sur les sujets où vous êtes incompétent cadre mal avec votre « formation scientifique ».

                    Au fait, si l’espéranto était une chose insignifiante, pourquoi venez-vous le décrier ?.. Surtout ne dites pas que la pub pour l’espéranto vous submerge dans votre quotidien et que les epérantistes campent devant votre maison smiley


                  • (---.---.124.57) 26 juillet 2006 00:53

                    Si vous voulez connaître avec un peu plus de données (! !) l’attitude des nazis envers l’Espéranto il faudrait lire le livre d’ulrich Lins « La dangxera lingvo », malheureusement s’il a été traduit en 8 langues (dont le polonais et le japonais) il n’existe pas en français). Je résume : dès le début Hitler écrivait dans son Mein Kampf, que l’E-o est « la langue des juifs et des franc-maçons, et autre amabilités de ce genre. Le congrès en questio a eu lieu en 1933, préparé avant la prise de pouvoir d’Hitler, il s’est déroulé qq mois après. Entre temps »seuls« les espérantistes de gauche (qui représentaient quand même les 2/3 des espérantistes allemands à l’époque, le GLEA, d’allégeance communiste (comme ça j’en connais qui vont pouvoir se défouler ! »voyez l’E-o c’est un ramassis de communistes, de terroristes, de populistes archaïques !« profitez-en, mais je crains que ça ne vous profitera pas ...) était la plus puissante organisation d’espérantistes »lutte de classe« , s’étaient retrouvés dans les camps, tout simplement parce que les premières catégories de personne dont s’est débarassé ce monsieur, c’était bien sûr ceux qui risquaient le plus de protester : la gauche et les syndicalistes, souvenez-vous de la phrase du pasteur Niemoller, elle commence par »quand ils ont enmenné les communistes..." Donc restait le mouvement « neutre », qui pendant 3 ans a essayé de se faire tolérer (de manière d’ailleurs pas très digne, mais ils ne furent pas les seuls, loin de là !) mais ça ne leur a servi à rien car finalement en 1936 (3 ans après le congrès de Cologne) toute activité espérantiste fut interdite. Entre-temps les accusations d’espionnage (pensez ! des gens qui corerespondent avec l’etranger) de menace à la pureté de la culture nationale allemande, de collusion avec les communistes, etc, allèrent bon train.


                  • krokodilo (---.---.20.35) 26 juillet 2006 02:15

                    Asp : il n’y a qu’un point que je trouve presque acceptable dans votre laius, c’est que nous sommes quelques uns à régulièrement commenter les articles de HM. Agora Vox étant un des rares médias où on puisse trouver régulièrement des articles intéressants sur l’Eo, rien d’étonnant à ce qu’on en discute sur le forum, c’est fait pour ça. Certes, un peu de contradiction est plutôt utile dans un forum, sauf que la vôtre est délirante quand vous jouez à l’historien, en citant Goebbels et ses méthodes de propagande. Le militantisme n’a rien de honteux quand on croit à quelque chose, le lobbying est même un mode de fonctionnement légal et courant à Bruxelles et aux USA. Aucun espérantiste ne sonne à votre porte comme les témoins de Jehovah, pas de coups de téléphone comme ceux des call-centers délocalisés d’entreprises françaises. Question propagande, vous feriez mieux de compter le nombre de fois où un prof ou un journaliste répète que l’anglais est une langue facile ! et incontournable. Rappelez-vous que certains ont essayé d’imposer l’étiquetage des aliments européens en anglais, la rédaction des brevets uniquement en anglais, qu’il n’y a souvent plus d’autre choix possible à l’école en première langue en 6e, etc.


                  • Asp Explorer (---.---.82.42) 26 juillet 2006 07:52

                    « Réagir au jeu de la logique », c’est précisément ce que je fais, en appuyant volontairement mon raisonnement sur les seuls éléments d’information fournis par l’estimable M. Masson. Et je raisonne sur les données chiffrées parce que M. Masson s’appuie dessus pour démontrer que l’espéranto est répandu dans le monde, alors qu’à l’évidence, à la lecture de ces seuls chiffres, ce n’est pas le cas.

                    Quant à savoir pourquoi j’interviens, ce n’est pas par haine de l’esperanto ni par mépris des esperantistes. Il se trouve simplement qu’il y a des gens influençables qui vous lisent, et voyant la file de commentaires laudatifs que soulèvent les articles de M. Masson, pourraient croire qu’il y a réellement des millions de gens dans le monde qui parlent esperanto au quotidien. Mes propos visent à les inviter à la reflection.

                    Travaillant dans une banque, j’ai dans mon entourage professionnel l’exemple de plusieurs personnes de grande valeur dont la carrière stagne faute d’une pratique courante de l’anglais. Ne pas apprendre l’anglais est un choix que je désapprouve mais que je respecte, chacun est libre, pour peu que ce choix soit une décision personnelle, éclairée et dont les conséquences auront été pesées.


                  • Henri Masson (---.---.204.140) 26 juillet 2006 08:16

                    Et voilà la « formation scientifique » que se manifeste à nouveau !

                    L’acharnement de l’« explorateur » à motiver son rejet de l’espéranto a quelque chose de pathologique. Il ne démontre rien d’autre que sa mauvaise foi. Contre l’espéranto au départ — et on ne sait trop pourquoi, et le sait-il lui-même ? —, il s’efforce ensuite de broder des motifs autour de ce postulat alors que toute personne mentalement équilibrée cherche d’abord à s’informer, à étudier l’histoire de la langue, à l’expérimenter (ce qui est la moindre des choses pour un scientifique !) et à se faire ensuite un avis. Ce comportement s’apparente au négationnisme.

                    Ah la science, qu’elle était belle ! La voilà qui devient amusante !

                    Et comme c’est plaisant d’être comparé à Goebbels ! Quelle gentillesse ! Quel gentil Hess !

                    A propos de Goebbels, lorsque Reynard Heydrich, le remplaçant d’Himmler comme chef de la police politique, avait demandé la dissolution de toutes les associations d’espéranto et la confiscation de leurs biens, il avait tenté de freiner son ardeur en répondant prudemment, le 23 octobre 1935 : ”Parmi les millions d’adeptes de l’espéranto à l’étranger, il s’en trouve certainement un très grand nombre qui sont apolitiques et qui ne voient la promotion de l’espéranto qu’en tant qu’idée. Pour une activité à leur avis tout à fait anodine, telle que l’est certes l’apprentissage d’une nouvelle langue, ces gens recevront l’impression que de telles associations sont persécutées même en Allemagne. Les innombrables pamphlets que les unions d’espéranto diffusent à travers le monde montreront naturellement cet avis. La presse étrangère utilisera cette occasion pour faire de la propagande contre l’Allemagne”. (La dangera lingvo, Ulrich Lins, Bleicher Verlag, 1988, p. 116)

                    Le 17 mai 1935, Bernard Rust, ministre de l’éducation du 3ème Reich, avait interdit l’utilisation des locaux scolaires pour l’enseignement de l’espéranto, précisément ce qu’avait fait, le 3 juin 1922, le ministre de l’instruction publique Léon Bérard, alors que le gouvernement français, s’opposait à tout débat sur l’espéranto à la Société des Nations (le français était déjà en perte de vitesse comme langue diplomatique). Avec leur conception tout à fait particulière de la communication entre les peuples, les nazis avaient donc bien assimilé la leçon de la France sur le choix d’une langue « adéquate » pour cet usage. Les motivations de Bernhard Rust : “L’attention soutenue aux langues auxiliaires artificielles mondiales telles que la langue espéranto n’a pas de place dans l’État national-socialiste. Son utilisation mène à l’affaiblissement des valeurs essentielles du caractère national. C’est pourquoi toute accélération de l’enseignement de telles langues est à éviter ; les classes d’enseignement ne doivent pas être mises à disposition dans ce but.” (Décret du 17 mai 1935)

                    J’ai écrit : quel gentil Hess !

                    Ceci pour dire que le dauphin d’Hitler, Rudolf Hess, avait donné son avis sur l’espéranto au journaliste suisse Hans Unger : « L’espéranto est une salade linguistique absolument inacceptable issue d’un cerveau juif ; mais ce n’est pas le seul obstacle, du moins à mon point de vue. L’Allemagne est une grande puissance, et ses idées, où son idéologie, vainquent peu à peu le monde entier - au moins l’Europe. C’est sans doute NOUS, et notre Führer, non point les fantaisistes, qui organiserons ce continent, qui créerons la »Paneurope« , cet état fédéral européen auquel ont vainement rêvé les générations passées... Naturellement, nous devrons alors avoir une langue pour toute l’Europe. Ce sera l’allemand ! Des linguistes allemands ont déjà créé une langue simplifiée que nous avons baptisée »Weltdeutsch« . Nous n’avons pas besoin de la salade linguistique artificielle mélangée par un juif polonais, car nous avons une charmante langue naturelle dont la vie et l’évolution sont garanties par le vigoureux peuple allemand. L’espéranto est un dangereux jouet de fantaisistes. Et puisque nous vivons la vie réelle, nous devons le combattre par tous les moyens, pour qu’il ne tourmente pas les têtes ».

                    (Germana Esperanto-Revuo, n° 1967, p 5)

                    Les références de tout ce que j’ai écrit existent alors que l’« explorateur » essaie de puiser ci et là des éléments de mon article qu’il interprète de travers.

                    Par exemple le nombre de congressistes.

                    Il y a aujourd’hui pas moins de 250 congrès et rencontres d’ampleur diverses à travers le monde. Elles étaient quasi inexistantes sur quatre des cinq continents à part des pays tels que le Japon ou le Brésil. En Afrique, où il y a beaucoup d’espérantistes, alors que l’implantation de l’espéranto y a été tardive et y est freinée par le manque de moyens financiers et beaucoup d’autres préoccupations particulièrement pressantes, très rares sont ceux qui peuvent se rendre à Florence et même à des congrès se tenant dans d’autres pays du continent africain, ceci pour des raisons de coût des voyages. Un congrès se tiendra dans quelques jours pour la première fois au Burundi, du 7 au 10 août, au Lycée Kuninga de Rumonge, au bord du Lac Tanganyika. Au Népal, la 7ème rencontre internationale himalayenne aura lieu en 2007 du 26 février au 10 mars pour ne pas gêner la participation, pour ceux qui en ont les moyens, au congrès asiatique qui aura lieu en Inde. Le premier congrès mongol d’espéranto ne s’est tenu qu’en 2002, et l’une des figures les plus emblématique du mouvement dans ce pays fut le professeur Yöngsiyebu Rintchen (1905-1977), linguiste mongol, membre de plusieurs académies scientifiques, éminent spécialiste des langues finno-ougriennes, traducteur (russe, français, allemand, polonais, tchèque et espéranto vers le mongol). Il fut l’une des personnalités mongoles les plus connues hors de son pays. Son avis sur l’espéranto en vaut sans doute bien d’autres : « L’espéranto - mon avis - joue un rôle toujours plus grand dans la traduction des oeuvres littéraires dans les langues asiatiques. J’ai moi-même traduit de l’espéranto en mongol, entre autres, les fables d’Andersen. Après achèvement des travaux de traduction de Pan Tadeusz [Monsieur Thaddée], pour lesquels la traduction en espéranto de cette oeuvre m’aide beaucoup, je m’efforcerai par l’intermédiaire de l’espéranto de faire avoir au lecteur mongol encore d’autres oeuvres de la littérature polonaise éditées en Langue Internationale. »

                    En ce qui concerne les congrès, n’y a que l’embarras du choix pour les calendriers (certes, ils se recoupent plus ou moins) :

                    http://www.eventoj.hu/2006.htm

                    http://www.esperanto-france.org/kalendaro/

                    http://www.esperanto-turismo.com/index.php?go=kalendaro

                    http://www.aliaflanko.de/kalendaro.php

                    http://gxangalo.com/modules/piCal/index.php?caldate=2005-7-15&PHPSESSID=89341823c137222eee3d0da59882bf13 (vu la longueur de cette adresse, j’ai créé le minilien http://minilien.fr/a0jv6i )

                    http://www.kava-pech.cz/article-arangoj2006e-esperanto.html

                    Bon, à part ça, je n’ai pas de références !!! smiley)))

                    Et que dire de pays tels que la Roumanie, où l’espéranto a vécu dans la clandestinité depuis 1928 jusqu’à la mort de Nicolae Ceauşescu (1989) alors que ce pays a donné de grands noms à la langue et aurait pu en donneer bien d’autres : Andreo Cseh (tché), Tiberio Morariu, Fischer-Galati... ?

                    Bien sûr, tout ceci ne peut en rien favoriser l’évolution mentale d’un individu borné.

                    Pour terminer sur un sourire, c’est à l’industriel Henri Fischer, qui représentait neuf cents espérantistes roumains au congrès universel de Dresde en 1908, que nous devons l’anecdote suivante. Il rapporta alors une expérience personnelle vécue en 1903 :

                    “Au cours d’un voyage vers l’Extrême-Orient, j’avais pris place dans le wagon-restaurant du train de Bucarest à Constantinople. A peine installé, je remarquai un voyageur qui essayait en vain de faire comprendre au garçon ce qu’il désirait. Ce dernier mit en pratique ses connaissances linguistiques ; il parlait le roumain, le serbe, le turc, le bulgare et le russe. Hélas, l’étranger ne comprenait pas. Prêt à lui tendre une main secourable, je m’approchai - outre le roumain, je parle sept langues - et lui demandai en allemand, français, anglais, italien, hongrois, espagnol et grec, si je pouvais lui rendre service. Mais en vain. L’étranger ne comprenait aucune de ces douze langues. Je me rappelai alors un article de journal traitant de l’espéranto que j’avais lu quelque temps auparavant, mais sans y ajouter foi. Je finis donc par lui demander : “Chu vi parolas Esperanton ?”. Un cri de joie me répondit : “Jes, mi parolas !”. Et il continua à me parler une langue qu’à mon tour je ne comprenais pas, car mes connaissances de l’espéranto se bornaient alors à cette seule phrase. Dès que l’étranger s’en aperçut, il remédia de suite à mon ignorance en me mettant dans la main une petite “Clef de l’Espéranto”, de celles qui existent dans la plupart des langues. Malgré son poids minime, ce livre contient la grammaire complète et le vocabulaire de la Langue Internationale. Je me mis aussitôt à l’étude et, dix heures plus tard, quand nous nous retrouvâmes sur le pont d’un bateau, je pouvais déjà me faire comprendre en espéranto.”


                  • Henri Masson (---.---.204.140) 26 juillet 2006 11:49

                    « Réagir au jeu de la logique’, c’est précisément ce que je fais, en appuyant volontairement mon raisonnement sur les seuls éléments d’information fournis par l’estimable M.Masson. »

                    Bon, voilà que le Goebbels de l’espéranto devient « estimable ». La prochaine étape sera le paradis, à la droite de Dieu smiley))

                    Comme si mes écrits sur AgoraVox, forcément limités en espace, suffisaient por se forger un jugement ! Ils ne visent rien d’autre qu’à donner des pistes, des bases de recherches et de réflexion face au bourrage de crâne exercé pour ne rien voir d’autre que l’anglais, comme dans la Caverne de Platon...

                    « Et je raisonne sur les données chiffrées parce que M.Masson s’appuie dessus pour démontrer que l’espéranto est répandu dans le monde, alors qu’à l’évidence, à la lecture de ces seuls chiffres, ce n’est pas le cas. »

                    A propos de données chiffrées, il y en aurait beaucoup d’autres, mais vu l’interprétation qui en est donnée, certains seraient tentés de bien faire et de laisser dire. Ce n’est pas mon cas.

                    Par exemple à propos de l’enseignement officiel de l’espéranto au niveau supérieur (universités, grandes écoles, instituts...), les premières statistiques suivies ne datent que de 1953, donc 66 ans après l’apparition de la langue. En 1974, il n’était enseigné que dans 30 établissements d’enseignement supérieur de 15 pays. En décembre 1986, le nombre s’était élevé à 151 dans 28 pays dont 95 hors d’Europe. La chute du bloc de l’Est, peu après, a entraîné la disparition d’un grand nombre de ces cours. Même problème en France où tout a été fait pour décourager toute initiative en ce sens. Il y a eu jusqu’à quatre universités où il a été enseigné, principalement celles de Clermont II (qui fut la première en 1969, par le professeur d’anglais auteur du « Que-sais-je ? » n° 1511), puis Aix-en-Provence à partir de 1970. A l’Université de Rennes, j’avais connu un professeur d’anglais qui avait abandonné l’enseignement de l’espéranto parce qu’il n’avait aucune rénumération... Il n’y a actuellement, à ma connaissance, aucun cours officiel au niveau universitaire en France.

                    En janvier 2006, il y en avait 69 dans 23 pays : Autriche : 3 - Belgique : 1 - Brésil : 2 - Bulgarie : 1 - Rép. tchèque : 2 - Chine : 19 - Allemagne : 6 - Espagne : 2 - Hongrie : 2 - Israël : 1 - Italie : 2 - Japon : 2 - Corée du Sud : 2 - Costa-Rica : 2 - Lituanie : 3 - Mexique : 2 - Pays-Bas : 1 - Pologne : 3 - Russie : 4 - Slovaquie : 1 - Suède : 1 - États-Unis : 5 - Ouzbékistan : 1

                    Bien, je vois tout de suite notre « explorateur » s’exclamer, en ignorant le contexte politique et économique particulièrement défavorable que l’espéranto a dû surmonter, mais qui peut évoluer en sens inverse : « Ben c’est bien ce que je disais : de 151 à 69 ! »

                    Mais en 2002 il n’y en avait que 66... Donc la croissance s’amorce à nouveau.

                    Sur le plan des thèses universitaires et dissertations en relation avec l’espéranto, un document figure sur http://www.esperanto-sat.info/article204.html

                    « Quant à savoir pourquoi j’interviens, ce n’est pas par haine de l’esperanto ni par mépris des esperantistes. »

                    Noooooon ! Ça n’en a pas l’air ! Ça me rappelle l’intervention plus bête que méchante de Bénichou, mais exprimant une satisfaction parfaitement perceptible (ricanement, « une merde ! ») dans le fait que cette idée « magnifique, humaniste » et j’en passe, devait vaincre des obstacles. smiley)))

                    Et parmi ces obstacles, il y a la connerie humaine dans laquelle s’insère d’ailleurs sa forme extrême : le comportement d’individus tels d’Hitler, Staline et ceux qui les ont suivis.

                    « Il se trouve simplement qu’il y a des gens influençables qui vous lisent, et voyant la file de commentaires laudatifs que soulèvent les articles de M.Masson, pourraient croire qu’il y a réellement des millions de gens dans le monde qui parlent esperanto au quotidien. Mes propos visent à les inviter à la reflection. »

                    La réflexion, les lecteurs ont tous les éléments pour la nourrir dans mes articles. Ils peuvent visiter des sites, étudier la langue (ce qu’avait fait Tolstoï avant de donner un avis — favorable). Comme s’il n ’y avait pas des « gens influençables », autrement plus nombreux, qui fonçent tête baissée vers les cours d’anglais sans se poser de questions sur les conséquences exposées dans le rapport Grin : L’enseignement des langues étrangères comme politique publique : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000678/index.shtml

                    Mais l’« explorateur » formé à la méthode « scientifique », se garde bien de consulter les références indiquées.

                    « Travaillant dans une banque, j’ai dans mon entourage professionnel l’exemple de plusieurs personnes de grande valeur dont la carrière stagne faute d’une pratique courante de l’anglais. Ne pas apprendre l’anglais est un choix que je désapprouve mais que je respecte, chacun est libre, pour peu que ce choix soit une décision personnelle, éclairée et dont les conséquences auront été pesées. »

                    Ben voilà ce qu’il fallait dire au départ ! Les non-natifs anglophones qui apprennent l’anglais sont tout aussi respectables que ceux qui préfèrent, apprennent et utilisent d’autres langues, y compris l’espéranto, et inversement.

                    C’est un fait de plus en plus courant qu’une personne parfaitement nulle maîtrisant l’anglais, toutefois moins qu’un natif, est préférée à une autre ayant de réelles compétences professionnelles. Pas étonnant que tout va de travers ! Voir les ouvrages de Charles Durand :

                    « La mise en place des monopoles du savoir » (éd. L’Harmattan, Paris. 2002)

                    « La nouvelle guerre contre l’intelligence » (éd. François Xavier de Guibert, Paris. Trois tomes, 2002-2003)

                    Voir aussi des annonces qui montrent que des natifs anglophones sont de plus en plus préférés pour des postes de responsabilité à des personnes pour qui l’anglais est une langue étrangère. L’original est préféré à la copie. Ça ressemble curieusement à une politique de colonisation, voire d’occupation, qui a besoin de collabos. Voir :

                    « English mother tongue only.. » http://www.mef.qc.ca/english_mother_tongue_only.htm

                    et http://www.lingvo.org/eo/2/15

                    C’est assez amusant quand on sait que c’est à l’espéranto que Tivadar Soros, un grand nom de l’espéranto en Hongrie, fondateur de la revue « Literatura Mondo », auteur d’un livre sur le nazisme en Hongrie (« Maskerado ĉirkaŭ la morto » — Mascarade autour de la mort, sous le pseudonyme Theodor Schwartz http://fr.wikipedia.org/wiki/Tivadar_Soros ), père de l’un des plus riches financiers du monde, George Soros, doit d’avoir passé à l’Ouest en 1956.

                    Et c’est à un banquier, Raymond Schwartz, que l’on doit les meilleurs écrits humoristiques en espéranto. Il créa des cabarets espérantistes à Paris : http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Schwartz


                  • skirlet (---.---.223.254) 26 juillet 2006 12:17

                    Maintenant, Asp se pose en sauveur de l’humanité smiley) Avez-vous une estime si basse des gens pour les croire incapables d’une réflexion (pas reflection) sans votre intervention salutaire ? Sur quelles données établissez-vous l’incapacité de ces gens de se servir d’un moteur de recherche et de faire travailler leurs cerveaux ?

                    Et si votre argument principal est le nombre d’espérantistes, par conséquent ils ne représentent pas un « danger ». Non, la logique n’est décidément pas votre fort...

                    Par ailleurs, en quoi le fait d’apprendre l’espéranto excluerait l’apprentissage de votre cher anglais ? La plupart d’espérantistes maîtrisent les deux et même bien plus. Ou vous pensez que chaque mois consacré à l’espéranto est le temps soutiré à l’anglais, SEULE VRAIE LANGUE à apprendre ? smiley Allons, votre point de vue n’est qu’un point de vue parmi tant d’autres, pas une vérité absolue. Ne prenez pas les gens pour des débiles.

                    Alors, votre anglais est-il celui d’un natif ? Tant que vous n’avez pas répondu à cette question, vos interventions manqueront de consistance smiley


                  • Asp Explorer (---.---.82.42) 26 juillet 2006 22:01

                    Cher M. Masson

                    En premier lieu, si j’avais effectivement l’ambition d’attaquer les qualités linguistiques de la langue qui vous est chère, sa facilité d’apprentissage, sa grammaire, son orthographe ou toute autre attribut réel ou supposé de l’espéranto, j’aurais en effet grand besoin, pour appuyer mon argumentaire, de l’apprendre, de collationner des coupures de presse et des citations d’auguste nationaux-socialistes, de faire des études linguistiques et de vous pondre des kilomètres de verbiage universitaire bourré de références à Wittengstein ou à Chomsky. Ce qui demanderait que j’y consacre l’essentiel de mon temps pendant des années. Il se trouve que tel n’est pas mon propos (d’autres s’en sont chargé), et qu’en outre, comme je l’ai écrit plus haut, j’ai d’autres choses à faire de ma vie, en particulier, j’ai un vrai métier. Mon propos, qui recolle d’ailleurs au titre de votre article (sur la désinformation, je vous le rappelle) consiste à mettre en doute votre assertion selon laquelle l’espéranto est une langue sufisamment répandue pour que son étude soit rentable pour celui qui s’y lance. Pour ce faire, je m’appuie sur les chiffres que vous avez la bonté de nous transmettre, et je vous en remercie.

                    En outre, j’aimerais bien savoir à qui s’adressent vos diatribes. Est-ce à des espérantiste ? Auquel cas, pourquoi ne pas leur en faire part en espéranto ? Le fait que vous vous exprimiez en français (et qui me permet de vous lire) semble indiquer qu’au contraire, vous vous adressez aux non-espérantistes, dans le but de les « convertir ». Je ne vous en conteste nullement le droit. Mais alors, pourquoi vous offusquer des interrogations d’un candide perplexe, au point de les considérer illégitimes ?

                    Au lieu d’opposer des arguments rationnels à mes interrogations, vous me balancez des tirades certes impressionnantes en volume, mais largement à côté de la plaque, me prêtez des intentions que je n’ai pas, me narrez des contes de fée aussi abracadabrants qu’invérifiables, et m’attaquez même sur mon pseudonyme (que pour votre information, j’ai choisi il y a douze ans dans un jeu video, voyez à quel point c’est significatif).

                    Oui, dans l’absolu, dans le monde merveilleux de Walt Disney où les méchants sont punis à la fin, ce serait sûrement une bonne chose que l’espéranto soit universellement répandu, pour les raisons que vous soulignez. Sauf que visiblement nous n’avons pas choisi la même pilule. Moi, je vis dans le monde réel. Accepter que le monde n’est pas parfait, ce n’est pas être « vendu » ou « collabo » ou « infiltré par le Département d’Etat ». C’est être adulte.

                    Sinon, pour Skirlet, qui ne cesse de me harceler sur mon niveau en anglais, qu’il se souvienne que j’ai déjà abordé la question dans la première intervention que j’ai faite au sujet de l’esperanto. N’ayant pas pour principe de répéter cent fois les mêmes choses, j’en resterai là.


                  • Wàng (---.---.83.186) 26 juillet 2006 23:59

                    Pour constater la simplicité et la conception géniale de l’espéranto, point n’est besoin d’être linguiste ou de s’appeler Chomski. Ca saute aux yeux dès lors qu’on lit la grammaire et quelques petits exemples concrets. Une « exploration » internet suffit, même pour un étudiant en sciences ignare comme moi. Pour le reste, apprendre une quinzaine de terminaisons( conjugaisons et catégories grammaticales indiquant la nature et la fonction des mots), quelques dizaines d’affixes, quelques racines et combiner le tout. C’est à la portée du premier imbécile venu et ça ne prend pas 10000 heures. :) http://perso.orange.fr/enotero/lang_eur.htm


                  • skirlet (---.---.27.118) 27 juillet 2006 01:00

                    « Il se trouve que tel n’est pas mon propos (d’autres s’en sont chargé), et qu’en outre, comme je l’ai écrit plus haut, j’ai d’autres choses à faire de ma vie, en particulier, j’ai un vrai métier. »

                    Et vous croyez que les espérantistes n’ont pas de vrais métiers ?.. Détrompez-vous : ils ont des métiers très réels, ils ont leurs origines ethniques, leurs racines et tout ce qu’il faut.

                    « Mon propos, qui recolle d’ailleurs au titre de votre article (sur la désinformation, je vous le rappelle) consiste à mettre en doute votre assertion selon laquelle l’espéranto est une langue sufisamment répandue pour que son étude soit rentable pour celui qui s’y lance. »

                    Chacun sa notion du « rentable ». Si avec l’espéranto on trouve sont compte, où est le problème ? Et personne n’a jamais dit que les espérantistes sont hyper nombreux. Vous enfoncez là une porte ouverte.

                    « Mais alors, pourquoi vous offusquer des interrogations d’un candide perplexe, au point de les considérer illégitimes ? »

                    C’est vous le candide ?.. Une blague smiley Dès le debut, vous donnez des conseils, assénez des « vérités », prenez les espérantistes pour des farfelus... Il n’y a aucune interrogation dans vos propos, juste envie de nous « faire comprendre » qu’on devrait faire autre chose.

                    « Sauf que visiblement nous n’avons pas choisi la même pilule. »

                    Prenez la vôtre et laissez les autres prendre la leur.

                    « Moi, je vis dans le monde réel. »

                    Comme nous tous, cher monsieur, comme nous tous...

                    « Accepter que le monde n’est pas parfait, ce n’est pas être »vendu« ou »collabo« ou »infiltré par le Département d’Etat« . C’est être adulte. »

                    Les uns essaient de l’améliorer, d’autres suivent. Vous avez choisi de suivre, c’est votre droit. Seulement ne vous postez pas en suppôt de la modernité, par définition.

                    « qu’il se souvienne »

                    C’est pas « il », c’est « elle ».

                    « N’ayant pas pour principe de répéter cent fois les mêmes choses »

                    Mais vous faites exactement le contraire ! Vous passez votre temps à répéter des « arguments » sur le nombre d’espérantistes, mais vous êtes dans l’incapacité de répondre « oui » ou « non » ?.. Votre réponse est dépourvue de rigueur scientifique. Незачёт.

                    Et tant que vous y êtes, répondez en toute logique : pourquoi, parmi les 6000 langues « naturelles » et environ 600 construites, seul l’espéranto est frappé d’interdiction d’être enseigné dans les écoles françaises ? Ca vous aidera peut-être à comprendre votre désir de le dénigrer.

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