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Dette publique et « loi Rothschild » : la cécité volontaire des médias

C'est le point aveugle du débat : la dette publique est une escroquerie ! En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973 sur la Banque de France, dite "loi Rothschild", du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l'Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123).

D'une seule phrase découle l'absolue spoliation dont sont victimes 99% de la population : "Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France".

En clair et pour faire simple, la Banque de France a désormais interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui appartient. Depuis l'application de ce principe, la finance et son infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des peuples, en une spirale exponentielle d'accroissement des inégalités.

Le pouvoir est désormais aux mains des créanciers privés, qui l'exercent au bénéfice exclusif d'intérêts particuliers, quand la puissance publique a renoncé à son devoir de protéger l'intérêt général. La démocratie, étymologiquement pouvoir du peuple, est morte. On le voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France...

Qui gouverne ? "La troïka" - Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne - resserrant toujours davantage son emprise jusqu'à l'étranglement des peuples. Et l'on pérore sans fin sur les plateaux de télévisions, sur les ondes et dans les colonnes de la presse sur "l'insupportable fardeau de la dette", "la France en faillite", "les nécessaires sacrifices", que "nous ne pouvons pas continuer à vivre au-dessus de nos moyens" et que, d'ailleurs, "les Français l'ont compris".

 

Silence médiatique

Inlassable propagande des conservateurs-libéraux ? Bien sûr, mais relayée par le silence complice des médias. Et c'est ainsi que s'imposent dans l'opinion les apparentes évidences biaisées qui prétendent l'austérité inéluctable, contre la justice et l'intelligence. Deux ans d'austérité en Grèce déjà, pour quel résultat ?

Avec toujours la même justification simpliste et manipulatrice, résumée par la question posée par un journaliste d'Europe 1 à Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle : "Mais comment des pays européens endettés peuvent-ils faire autrement pour réduire leurs déficits ?"

 

Un graphique pour illustrer le propos, qui montre l'hallucinante évolution de la courbe de la dette publique.

"Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts", résume Mai68.org. Faisons la soustraction : sans les intérêts illégitimes encaissés par les banksters financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d'euros - au lieu de 1327,1 milliards ! Un escroc peut-il rêver pareil butin ? Et personne ne dénonce jamais ce scandale absolu ! A part Mélenchon et l'extrême droite - qui ne le fait que par opportunisme, étant entendu qu'elle a toujours été au service zélé du capitalisme libéral et ne remettra donc jamais en cause son empire...

Mais les éminents confrères ? Les Calvi, Barbier, Demorand, Joffrin, Aphatie, Bourdin, Pujadas ou qui savons-nous encore ? Ceci ressemble bien à une omerta. Et à une honteuse trahison de leur mission d'informer.

 

Article initialement publié sur plumedepresse.

Voir aussi, sur le même sujet, le projet de documentaire du mensuel RegardsL'arnaque du siècle.


Moyenne des avis sur cet article :  4.8/5   (158 votes)




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219 réactions à cet article


  • kot begemot kot begemot 13 novembre 2011 12:04

    « Qoui faire ? » (Lenine, 1917)


    • bigglop bigglop 13 novembre 2011 12:38

      Bonjour à tous,

      Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien.

      Edmund Burke

      Le plus urgent, aujourd’hui, est de mettre en échec l’application du Mécanisme Européen de Stabilité qui est soutenu par les membres l’oligarchie financière, dont l’un des survivants de cette loi n’est autre que Valéry Giscard d’Estaing, grand contributeur du Traité Constitutionnel Européen transformé en traité de Lisbonne.

      Etes-vous au courant des « manipulations » de la Commission Européenne, du Conseil Européen pour adopter ce fameux MES :

      Afin de résoudre le problème du fondement juridique, le gouvernement allemand indiqua qu’un amendement au traité serait nécessaire. Cependant, après la ratification difficile du traité de Lisbonne, certains États et hommes d’État se sont opposés à une modification du traité, notamment le gouvernement britannique qui s’opposait à des changements affectant le Royaume-Uni. C’est finalement avec le soutien du président français que l’Allemagne obtint l’aval du Conseil européen d’octobre 2010.

      La proposition allemande demandait une modification minimale visant à renforcer les sanctions et à créer un mécanisme permanent de sauvetage. Cette modification minimale ne répondant toutefois pas à l’exigence allemande de sanctionner les manquements des États par la suspension du droit de vote. En effet, une telle exigence nécessiterait une modification plus importante du traité.

      Le 16 décembre 2010, le Conseil européen trouva un accord pour un amendement de deux lignes au traité, ce qui permet d’éviter la tenue de référendums. En effet, le Président du Conseil Européen, Herman Von Rompuy a prévu d’examiner les changements à travers la procédure de révision simplifiée (article 48 TFUE). La modification change simplement le Traité sur le fonctionnement européen pour permettre l’instauration d’un mécanisme permanent.

      Plusieurs actions sont possibles :

      - mettre en place une pétition française et/ou européenne avec le concours de personnalités comme Paul Jorion, Frédéric Lordon, Thomas Piketty ; etc...

      - faire un mailing auprès des décideurs français, européens, des médias....

      - contacter nos députés, sénateurs leur demandant de voter contre les modifications réglementaires pour la création du MES et devant être présentées devant les assemblées avant le 31 décembre 2011. La création du MES pourrait être effective avant les présidentielles

      - exiger la tenue d’un référendum européen début 2012 sur le MES.

      Je suis un internaute lambda (handicapé), sans réseau, qui vous vous propose ce défi, plus passionnant, plus efficace que de faire des articles, des commentaires et être « indignés » derrière vos écrans et claviers

      ALLEZ, C’EST LE MOMENT DE VOUS ENGAGER

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/05/13/bilderb erg-la-trilaterale-et-le-monde-iv.html

      http://www.courtfool.info/fr_MES_le...

      http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2...

      http://europa.eu/rapid/pressRelease...



    • diogene 13 novembre 2011 13:52

      @ bigglop

      Les mailings, les sittings, les pétitions et toutes ces piètres manifestations dociles encadrées par les robocops, il faut bien se rendre à l’évidence : ils s’en battent grave les quilles.

      De toute manière nous n’en sommes plus à organiser des garden parties inutiles sur les places de nos villes.

      Bien entendu il n’y a pas de solutions miracles et Auguste Bianqui a échoué, en son temps, à soulever le peuple dans une insurrection générale.

      Alors, nous sommes tous d’accord, il faut agir... mais comment ?


    • trobador 13 novembre 2011 18:19

      mettre le u devant le o ?


    • Jean 13 novembre 2011 22:56

      « il faut agir... mais comment ? »

      Adhérez ?
      http://www.democratiedirecte.fr/


    • bigglop bigglop 14 novembre 2011 02:26

      Bonsoir Diogène,
      Sans vouloir t’agresser, tu corresponds parfaitement à la citation de Edmund Burke :
      « pour trionpher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien »
      A la fin du lien contenant « courtfool », tu trouveras les mails de nos députés et dans cet autre lien quelques mails de députés européens français
      http://www.cdca.asso.fr/cdcaeurope/cdcaeurope-mail_deputes_europeens.htm

      Veux-tu continuer comme après l’adoption du traité de Lisbonne et vivre dans une « démocratie couchée »

      VOTE DU TRAITE DE LISBONNE


      ASSEMBLEE NATIONALE : 577


      UMP

      PS/RDG

      Gauche Démocratique

      Nouveau Ctre

      Non Inscrits

      Pour

      306

      17

      0

      20

      4

      Contre

      3

      91

      21

      2

      4

      Abstentions

      3

      93

      3

      0

      1

      Non-votants

      6

      3

      0

      0

      0

      Total

      318

      204

      24

      22

      9




      SENAT :330


      UMP

      PS

      PC

      RDSE

      UDF/UC

      Non Inscrits

      Pour

      149

      15

      0

      15

      30

      3

      Contre

      4

      30

      23

      1

      0

      2

      Abstentions

      3

      49

      0

      0

      0

      1

      Non-votants

      3

      2

      0

      0

      0

      0

      Total

      159

      96

      23

      16

      30

      6



      RESULTATS


      Pour

      559

      Contre

      181

      Abstentions

      153

      Non-votants

      14

      Total

      907




      Total Députés, Sénateurs  : 907


      VOTANTS  : 907
       14(non-votants) = 893


      SUFFRAGES EXPRIMES  : 893 – 153 = 740


      MAJORITE  : 740 x 3/5 = 444


      Ecart : 559 – 444 = 115



      Abstention PS : 142


      Conclusion :

      Si un peu plus des 4/5 de l’abstention du PS avait voté Contre, le traité de Lisbonne n’aurait jamais été adopté


      http://www.fil-info-france.com/constitution,europeenne/index.html



    • bigglop bigglop 14 novembre 2011 02:28

      Désolé mais le tableau Open Office Writer n’est pas passé


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 14 novembre 2011 15:42

      Au palier d’interdépendance qu’a atteint notre complexe société, la condition NECESSAIRE et SUFFISANTE d« une révolution est qu’un nombre important de citoyens décident de rompre le contrat social actuel et ATTAQUENT la structure de la société et sa gouvernance. 


      Si les individus décidaient de ’suppléer » aux réticences de leurs gouvernants et de poser des gestes radicaux, il suffirait de 72 heures pour que le Systeme s’effondre. La question que CHACUN doit se poser est :

      "Suis-je assez convaincu que la chenille est devenue papillon pour scier la branche où je m’accroche et flirter avec l’anarchie le temps de déployer mes ailes et de commencer à voler ?



      Pierre JC Allard



    • kéké02360 20 novembre 2011 20:35

      Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé le 24 août un plan d’économies devant rapporter à l’Etat 1 milliard d’euros en 2011 et 11 milliards en 2012. Il augmente à 7% la taxation des complémentaires santé, pour atteindre 2,2 milliards d’euros par an dès 2012. La Mutualité Française dénonce une mesure « injuste, incohérente et inefficace ».
      Le plan d’économies présenté par le 24 août par le Premier ministre, François Fillon, doit rapporter à l’Etat 1 milliard d’euros en 2011 et 11 milliards en 2012. Dans ce cadre, les garanties santé des mutuelles vont subir une nouvelle taxation brutale, qui passera de 1,2 milliard d’euros en 2011 à 2,2 milliards dès 2012.
      Jusqu’à 2010, les contrats responsables des complémentaires santé ont été exonérés de la taxe sur les conventions d’assurance (TCA). Pourquoi ? Pour inciter les assurés sociaux à suivre le parcours de soins coordonnés et le dispositif du médecin traitant du gouvernement.
      Début 2011, le gouvernement a décidé de taxer ces contrats à hauteur de 3,5%. Cette première mesure rapporte 1,1 milliard d’euros à l’Etat sur l’année pleine. La nouvelle taxe au taux de 7% annoncée hier par le Premier ministre va rapporter 100 millions de plus en 2011, soit 1,2 milliard d’euros à la fin de cette année. En 2012, elle coûtera, tous comptes faits, 2,2 milliards aux complémentaires santé et aux ménages.
      « Dans un contexte de réexamen général des dépenses fiscales et dès lors que les contrats responsables et solidaires représentent désormais environ 90% des contrats d’assurance maladie, il est proposé de supprimer ce régime dérogatoire et d’appliquer le taux de droit commun de 7% à ces contrats », indiquent les services du Premier ministre.
      La Mutualité Française a immédiatement réagi par la voix de son président, Etienne Caniard. Dans un communiqué de presse, elle dénonce une décision « injuste, incohérente et inefficace ».
      Le gouvernement fait peser l’effort sur les usagers de la santé
      « Cette mesure annoncée aujourd’hui par le Premier ministre est un très mauvais coup porté à l’accès aux soins quand on sait que les complémentaires financent aujourd’hui 50% des soins de premier recours, indique-t-elle. Le gouvernement a délibérément choisi de faire peser sur les usagers de la santé une très grande partie de l’effort budgétaire, alors que des secteurs entiers de l’économie en sont totalement exemptés. »
      « Si nul ne conteste la nécessité de lutter contre les déficits, comment comprendre le choix de taxer les complémentaires santé, indispensables à tous les Français, y compris les moins favorisés, quand l’effort demandé aux plus hauts revenus ne sera que symbolique », s’indigne Etienne Caniard.
      De plus, « cette mesure sera inefficace à terme car elle va à l’encontre des ambitions affichées par ce même gouvernement d’une meilleure organisation du système de santé. La taxation quasi uniforme des garanties complémentaire santé ne permettra plus de valoriser les contrats solidaires et responsables, accentuant ainsi la dérégulation et l’exclusion par la sélection des risques ».
      Ghislaine Trabacchi et Pascal Lelièvre


    • sisyphe sisyphe 13 novembre 2011 12:17

      Pertinente remarque. 


      Alors que tous les Français un tant soit peu informés savent parfaitement que la dette du pays (et DES pays) vient UNIQUEMENT de ces lois scélérates, AUCUN média ne s’en fait l’écho, tous abondant dans le sens du discours catastrophiste imposé par les mafias des marchés et leurs valets politiques ; nous vivons au dessus de nos moyens (alors que plus de 8 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté) ; la faillite nous voici, il faut imposer de plus en plus de plans de rigueur et d’austérité, travailler plus pour gagner moins, soumettre les peuples, pour garantir les énormes profits des mafias financières, surtout ne pas « effrayer les Grands Méchants Marchés » et leurs impitoyables Agences de Notation...

      Des médias à la botte des mafias, pour continuer à asservir le bon populo, en agitant tous les spectres de la faillite, la récession, la chute....

      Alors qu’il suffirait de renoncer à payer la dette due aux « marchés », récupérer la possibilité d’emprunter à la Banque Centrale SANS INTÉRÊT, comme l’Argentine en 2001, pour que cesse le chantage et la dictature des mafias financières...

      Parce que j’aimerais qu’on m’explique, à force de plans de rigueur et d’austérité, ............ comment on va pouvoir relancer la croissance, et donc...... payer la dette...

      De fait, il apparaît que tous ces plans de rigueur, d’austérité, de mise en faillite des états, s’inscrivent dans un plan global de définitive privatisation des états, avec la complicité totale des dirigeants politiques et des médias inféodés. 

      La Grèce, l’Italie, bientôt le Portugal, l’Espagne, la France ; sans soulèvements populaires, on y va tout droit. 


      • lagabe 13 novembre 2011 17:38

        la dette n’est pas possédé par les marchés , elle a été tritririsé comme les subprimes
        -40 % classe moyenne a travers l’assurance vie
        -10 % investisseur institutionnel
        -50 % étranger


      • lagabe 13 novembre 2011 17:40

        La facture de l’internationale des prêteurs

         

        A dette publique française sélève à 84,5 % du « produit intérieur brut » et la dette ja­ponaise à 236 % de son propre PIB. Le Japon s’offre un record mondial : sa dette dépasse les 8 000 milliards d’euros. Pourtant, les agences de notation ne traitent pas Tokyo comme Athènes, ni même Paris, et les taux n’y flambent pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que plus de 90 % de cet endet­tement faramineux est détenu par les épargnants japonais. Ce n’est pas le cas de la France ; qui, chaque année, doit em­prunter à l’étranger la moitié des capitaux dont elle a besoin pour financer ses déficits et ne peut que se soumettre aux dures lois de ces agences. Avant les années 80, les ci­toyens comme les entreprises de l’hexagone pouvaient sous­crire aux bons du Trésor en se rendant à la perception ou à la poste de leur quartier avec leurs petites économies. Pour faire moderne, et au nom de la libé­ralisation des marchés, Pierre Bérégovoy, alors ministre de l’Economie, décida que tout in­vestissement en bons du Tré­sor devrait passer par une banque ou par un intermédiaire financer. La France, désor­mais, disposera d’une dette cotée sur les marchés interna­tionaux. Paris allait concur­rencer la City et découvrir les charmes des ventes à découvert. Exit le petit épargnant et l’entreprise économes ! Banques et assurances ap­plaudirent à cette décision qui leur permettait de bénéficier d’une nouvelle clientèle et, au passage, d’encaisser des com­missions. Bercy créa un éta­blissement spécifique, France Trésor, pour placer au mieux la dette française à l’étranger, et les agences de notation com­mencèrent à la coter. Devenu ministre de l’Economie, Domi­nique Strauss-Kahn accentua ensuite, par diverses mesures techniques, cette internationa­lisation. La France jouait enfin dans la cour des grands !

        Trente ans plus tard, alors que la dette publique française a plus que doublé, les résultats sont là. Les taux auxquels la France emprunte dépendent des agences de notation, et il a suffi qu’elles envisagent, comme la semaine passée, une dégra­dation de sa note pour que, en quarante-huit heures, les ac­tions de ses banques plongent.

        Conclusion tirée par un ban­quier parisien : « Finalement, il aurait mieux valu que la France continue à emprunter au paysan corrézien ou ’à la veuve de Carpentras plutôt qu’à un spéculateur de Wall Street ou à un banquier de Hong­kong.  »

        Ce n’est pas le ministre ja­ponais des Finances qui pourrait le contredire


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 14 novembre 2011 15:58

        @ Sisyphe


        Communications instantanées (comme Internet’) veut dire la fin des secrets, la fin des complots... et l’impossibilité d’ORGANISER une révolution. Ne comptez pas sur un autre soulèvement populaire que celui qui commencera quand VOUS déciderez de poser des gestes révolutionnaires. Quand vous le ferez, la révolution sera en marche ; quand beaucoup l’auront fait, la révolution sera vite terminée... et elle aura tout changé.



        Pierre JC Allard





      • un_espoir 18 novembre 2011 05:31

        Excellente réaction positive !!!


        Effectivement, sans soulèvements populaires nous serons tous victimes de ce système capitaliste !

        Cela a commencé avec les « indignés » mais notre force, c’est d’aller tous ensembles dans la rue et à l’Elysée pour faire comme nos aînés par le passé : un certain 14 Juillet 1889 !

        Nous en avons assez d’être des « brebis ou moutons », une fois nos salaires empochés et déduction faite de nos emprunts, dettes, factures....que nous reste t’il ? RIEN

        Nous devons refuser d’être les esclaves du monde moderne, d’engraisser 1% de la population mondiale au détriment des 99% qui ne vivent que dans l’intérêt d’enrichir ces 1% !

        Une seule et ultime solution : la révolution des temps modernes !

        Je suis personnellement prêt à mourir pour cette cause et un monde meilleur, et vous tous ?

        No comment !

      • Mor Aucon Mor Aucon 20 novembre 2011 11:44

        Sysiphe, vous dites « Alors que tous les Français un tant soit peu informés savent parfaitement que la dette du pays (et DES pays) vient UNIQUEMENT de ces lois scélérates »

        Justement, c’est faux. Pas de panique, je m’explique. Le principal de la dette vient d’avoir emprunté durant des décennies sans profiter des moments de croissance pour diminuer le poids de cette dette. Quant aux fameux intérêts, si la dette avait été contractée sans intérêts, par financement direct auprès de la banque centrale, l’effet inflationniste aurait été dévastateur, au moins autant que le service de la dette actuelle. C’est assez normal, d’ailleurs. Que ce soit en service de la dette (intérêts) ou en monétarisation inflationniste, l’incrément de biens et de services en circulation va se refléter quelque part.

        Il est donc bizarre de qualifier de scélérate une loi qui fut faite pour protéger la démocratie de la tentation du gouvernement d’acheter sa réélection par des politiques budgétaires qui ne lui coûtent rien mais détruisent, par l’inflation, les perspectives futures de croissance. Que le secteur bancaire privé ait pu, grâce à la structure actuelle du marché financier, convertir la dette en arme spéculative et de chantage politique n’est pas dû à cette loi sinon à la perte de contrôle de la part des banques centrales d’une bonne partie de l’activité financière. C’est donc un autre problème. Le combat contre cette loi dévie l’attention, ne résout rien et participe au brouillard dans lequel manœuvre la finance aujourd’hui.

        Cette focalisation sur la loi de Pompidou a deux origines assez claires : la droite américaine et son combat traditionnel pour limiter le pouvoir de contrôle de la Fed ; les souverainistes européens qui alimentent la confusion entre État, gouvernement, autorité monétaire et souveraineté.

        Note : bonnes nouvelles au Sénat : mesures adoptées pour limiter la vitesse des transmissions automatisées, plafonnement à 30% de la déductibilité des intérêts d’emprunts pour les entreprises qui paient l’impôt sur les sociétés, réductions des limites des opérations de LBO (leveraged buyout, rachat d’une entreprise à crédit par l’endettement) http://www.pauljorion.com/blog/?p=31184


      • logan 20 novembre 2011 12:28

        Vous avez tort.
        Pendant les 30 glorieuses, de 1945 à 1973, l’état a toujours comblé ses déficits par des concours directs de la banque de france, soit à taux zero, soit avec des intérêts mais cela revenait au même vu que l’état les récupérait sous forme de dividendes ou d’impôts sur les sociétés vu que la bdf est plubique.
        Cela n’a pourtant jamais entrainé le désastre que vous prévoyez, au contraire, c’est une période de fort développement économique, de plein emploi, il n’y avait aucune dette. Il y a eu certes en moyenne un peu plus d’inflation qu’aujourd’hui, mais déjà il n’y a rien de sur à ce que soit lié, vu que c’était aussi une période de forte hause du pouvoir d’achat, et de toute façon dans tous les cas, c’est largement préférable à ce qu’il se passe actuellement, à un endettement public faramineux, et à un budget complètement déséquilibré par le service de la dette.


      • Mor Aucon Mor Aucon 20 novembre 2011 13:17

        Vous ne pouvez obvier d’une part, des facteurs comme la reconstruction des pays européens suite à la guerre, le plan Marshall, le boom démographique, les crises pétrolières des 70, etc... et d’autre part les conséquences de tous ces facteurs sur la période suivante. Vous avez ce qu’argumente Ératosthène plus bas. Pourquoi revenir sur les mêmes arguments ?

        Mon commentaire traitait de l’impérieuse nécessité d’un contrôle démocratique de la création monétaire qui ne peut s’accomplir dans un schéma où le gouvernement en détiendrait tous les rouages. Je comprends très bien que, au vu des résultats et de la transformation de la dette en armes de chantage et de pression des marchés financiers sur les gouvernements, on puisse se révolter. Justement, le défi est de ne pas se laisser berner et de voir où est l’embranchement réel entre la finance des activités productives et celle purement spéculative et manipulatrice de ce marché. C’est la seule manière, à mon avis, de combattre le drainage des capitaux de l’une vers l’autre. Je faisais remarquer les mesures prises au Sénat car elles me semblent bien ciblées bien que certainement encore insuffisantes. C’est un début.


      • Mor Aucon Mor Aucon 20 novembre 2011 14:57

        Logan, je suppose que votre commentaire avait pour but de contester l’effet inflationniste du financement direct du budget de l’État par la banque centrale. Je ne comprends que l’on puisse essayer de contredire ce fait que comme réaction à l’utilisation, par les décideurs, de l’inflation comme épouvantail. C’est ce qui provoque cette opposition binaire entre ceux qui prônent le défaut souverain total et immédiat et l’immovilisme actuel de la zone euro qui aimerait bien que tout cela ne soit qu’un mauvais rêve. Mais il faut avancer et réduire la ponction de l’épargne vers les activités spéculatives des marchés financiers. Ce n’est pas en agitant, pour accumuler le plus d’avis favorables possibles, les épouvantails de l’inflation ou celui, symétriquement opposé, du service de la dette que l’on va y parvenir, je pense.


      • aliceb 13 novembre 2011 12:18

        je suis bien d’accord avec vous :

        La dette publique est une escroquerie.

         Les politiques, les banquiers et les journalistes sont complices de la faillite future de la France et des Français.

        C’est du vol pur et simple


        • Dominique TONIN Dominique TONIN 13 novembre 2011 12:19

          Mr BONNET,

          OUI à 300 % pour votre propos. Je porte à votre connaissance que moi qui suis en campagne pour le « PF » www.lepf.fr je n’ai de cesse de dénoncer cette mascarade, cette hypocrisie à tous les étages de nos institutions et de nos administrations !
          A chaque fois que je serai sur un plateau, je dénoncerai ce que vous, vous avez pigé.
          Mais faites moi la gratitude de me renseigner sur ce qui suit :
           C’était un billet sur AV d’un certain LOGAN qui affirmait ceci ; « l’Etat pour emprunter émet des obligations qui seraient étalées sur 7 ans. Auquel cas, notre endettement de 86 % calculé sur les 2000 milliards de PiB sur un an serait erroné puisqu’il devrait être calculé sur un PIB de 7 ans, soit 1700 milliards (dette) divisés par 14000 milliards(PIB sur 7 ans) = 12 % d’endettement. »
          Pouvez-vous, ou quelqu’un d’autre, me confirmer ou m’infirmer ce calcul ?
          D’avance Merci

          • diogene 13 novembre 2011 14:09

            Plus que le PIB, il faut regarder la balance des comptes courants.
            Nous approchons actuellement des 50 milliards d’euros de déficits.

            Ce qu’il faut regarder ce n’est donc pas les recettes, mais la balance après dépenses.

            Le calcul est simple, depuis 30 ans nous avons cumulé 2 choses essentielles : les intérêts payés au privé (résultat de la loi rothchild) et le tranfert de 10 point de PIB du travail vers la rémunération du capital.
            Calculons donc à la louche : x milliards d’intérêts + x milliards de déficits....

            Si à cela on ajoute les délocalisations dues à la dérégulation globale...


          • Jean 14 novembre 2011 13:07

            Intéressant le lien, mais D. Tonin se veut chef d’ un parti où il ne devrait pas y avoir de chef mais une collégialité (démocratie)

            Le « Chef » ne devrait être que celui qui se présente au suffrage et remet aussitôt ses pouvoirs à la constituante (pour résumer beaucoup)

            Sa constituante est constituée de gens tirés au sort sur la base du volontariat ? alors les ambitieux habituels vont se bousculer, et les humbles hésiter (alors qu’ ils sont capables).

            Il veut contrôler le financement des partis, alors il veut les maintenir...

            Un parti sans étiquette doit faire élire un des siens qui remet ses pouvoirs (à définir bien sûr, à faire sans chaos etc) et le parti devenu inutile s’ auto-détruire pchittt !

            Voir thèse Etienne Chouard bien meilleure.

            Mais ça va dans le bons sens bien sûr.


          • logan 20 novembre 2011 12:36

            Salut qu’est ce qui vous parait douteux dans mon explication ?

            C’est exactement comme vous quand vous empruntez par exemple pour acheter une maison.
            Imaginons qu’elle coûte 200000 euros et que vous gagnez 40000 euros par an ce qui est déjà beacoup.
            Si on rapporte votre dette à votre revenu annuel, ça fait peur. 200000 / 40000 = 500 % d’endettement.
            Sauf qu’évidemment vous n’allez pas rembourser votre emprunt en 1 an mais disons en 30 ans, donc il faut comparer à votre revenu pendant ces 30 années.
            30 * 40000 = 1200000.
            Du coup, l’endettement ne devient plus que 17% de vos revenus ... Ca fait moins peur ducoup ;)


          • contre-vent 13 novembre 2011 12:19

            DOUBLE PEINE

            Ca c’est pour l’Etat, individuellement :

            N. Sarkosy nous explique que les bénéfices que les banques obtiennent avec l’argent des déposants ne seront pas distribués en prime mais en fond propre. (Et il a l’air très content de lui)

            En gros, elles jouent avec notre argent, se partagent les « bénèf’ et vous envoient une lettre si vous avez 10 euros de découvert. Mais surtout, on doit rembourser si elle le perdent !!!

            Si une banque tire des dénéfices avec notre fric sans nous le demander (sic) le minimum c’est qu’elle nous fasse participer aux bénéfices, et pas à hauteur de 2% SVP. ou/et elle va s’expliquer en justice.


            • moussars 13 novembre 2011 12:31

              Il y a une quinzaine de jours, lors de son dernier entretien télévisé misérable avec 2 insipides journalistes vendus à la pensée unique, Sarkozy a eu le cynisme de dire que « depuis 1974 (presque 40 ans), la France est en déficit chaque année ».
              Si ça ne donne pas envie de ressortir la guillotine ça, alors... !


              • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 13 novembre 2011 12:34

                Oui moussars mais il joue sur du velours, vu l’ignorance du peuple maintenue par les médias !


              • sisyphe sisyphe 13 novembre 2011 12:39
                Par moussars (xxx.xxx.xxx.40) 13 novembre 12:31

                Il y a une quinzaine de jours, lors de son dernier entretien télévisé misérable avec 2 insipides journalistes vendus à la pensée unique, Sarkozy a eu le cynisme de dire que « depuis 1974 (presque 40 ans), la France est en déficit chaque année ».

                Ben oui ; juste l’année d’après la loi scélérate de 1973 : quelle étrange coïncidence, n’est-ce pas ? 


              • logan 20 novembre 2011 12:42

                C’est bien une coïncidence, ya eu le choc pétrolier et une récession carabinée la même année ;)



              • TOUT A FAIT EXACT

                la finance internationale a dirigé la FRANCE VERS sa perte sous POMPIDOU MAQUIGNON ET

                 BANQUIER. (.de rotcchild....)

                 ...DE LA FINANCE INTERNATIONALE.......

                SARKOZY N ’A FAIT QUE CENTUPLER LE MAL........ET LA PRIVATISATION AGCS


              • jef88 jef88 13 novembre 2011 12:31

                « Des médias à la botte des mafias » bien d’accord sur l’expression
                Mais je changerais volontiers l’orthographe afin de faciliter la compréhension :
                Des méfias à la botte des mafias !


                • Giordano Bruno 13 novembre 2011 14:19

                  Parlons simplement de propagande et de propagandistes.

                  En particulier, j’estime que nous devrions en général réserver le terme de journaliste à des personnes faisant réellement du journalisme et n’étant pas à la botte de l’oligarchie, comme par exemple Thierry Meyssan, Michel Collon, Giulietto Chiesa ou Eric Laurent . Pour les autres, le terme ’propagandiste’ est parfaitement adapté.


                • Giordano Bruno 13 novembre 2011 12:32

                  Un jour (après une révolution ?, après l’instauration de la démocratie ? avant cela ?), les citoyens ou leurs représentants, responsables, décrèteront les intérêts de cette dette illégitimes. Ils seront nuls et non avenus. Cette issue est inévitable.


                  • un_espoir 13 novembre 2011 15:44

                    Tout à fait d’accord avec toi Bruno, nous nous dirigeons tout droit vers la fin d’un monde financier et capitaliste qui n’aura plus sa raison d’être et d’exister face à notre prise de conscience d’avoir été dupé depuis des dizaines d’années au seul profit des 1% de la population mondiale....
                    Nous sommes 99%, ils l’ont oublié et cette erreur leur sera fatale mais bienveillante pour un meilleur monde dans le partage des richesses, des ressources et de la liberté...


                  • Mylène 13 novembre 2011 15:47

                    Collon a été expulsé de la bourse du travail par la CGT hier, qu’en pensez vous ? smiley


                  • ralph 13 novembre 2011 19:32

                    Les gens ont de moins en moins d’argent.
                    Un jour ils n’en auront plus du tout.
                    Il faudra quand-même survivre...
                    Peut-être ils s’apercevront que, pour survivre...point besoin d’argent !!!
                    Ils seront LIBRES de l’esclavage de l’argent !!!
                    Il n’y aura plus de pauvres... et plus de riches ...


                  • kéké02360 13 novembre 2011 12:52

                    La crise financière cache le monstre :

                    1 )  l’ Arabie Saoudite offre un raccourci aérien à israël pour bombarder l’Iran :

                    Dans le bras de fer qui oppose l’Iran au reste du monde, à travers le Conseil de Sécurité de l’ONU, au sujet de ses activités nucléaires dites sensibles, l’Arabie Saoudite est en train de faire place nette dans son ciel pour permettre à Israël de bombarder l’Iran en toute liberté, au nom de leur haine mutuelle de Téhéran.
                     
                    Selon le Times, le puissant royaume wahhabite, dont l’obscurantisme n’a jamais rebuté ses indéfectibles alliés occidentaux, vient de procéder à une série d’essais afin de retirer ses défenses anti-aériennes pour faciliter un éventuel raid israélien sur les installations nucléaires iraniennes.
                     
                    C’est un précieux raccourci qu’offre là l’Arabie Saoudite à l’aviation israélienne, dont les objectifs iraniens se situent à 2 250 km de chez elle, soit à la distance limite que peuvent parcourir ses bombardiers.
                     
                    Au nombre de quatre, les cibles iraniennes stratégiques seraient : les installations d’enrichissement d’uranium à Natanz et Qom, le bâtiment de stockage de gaz à Ispahan et le réacteur à eau lourde d’Arak. Comme le souligne le quotidien britannique, cette politique du laisser-faire de l’Arabie Saoudite, qui a accepté de fermer les yeux avec l’aval du Département d’Etat américain, est un secret de polichinelle à Riyad.
                     
                    De son côté, un ancien chef du renseignement militaire israélien s’est contenté de préciser qu’outre son antagonisme avec l’Iran, « l’Arabie Saoudite a encore plus peur du nucléaire iranien qu’Israël ». C’est peu dire.

                    2 ) Iran le scénario de la catastrophe :

                    par Manlio Dinucci

                    Le 11 novembre 2011 ilmanifesto.it

                    Sur un ton de bonimenteur, le ministre israélien de la défense Ehud Barak a annoncé que si « le pays était contraint à une guerre » contre l’Iran, cela ne lui coûterait pas « 100mille morts, ni 10mille ni même 1.000 mais à peine 500 et même moins si tout le monde reste à l’abri chez soi ». Ne sont pas compris, dans le calcul macabre, tous les autres morts.

                    Selon de hauts fonctionnaires britanniques, l’attaque contre l’Iran pourrait avoir lieu entre Noël et le début de la nouvelle année, avec l’appui logistique étasunien. Les experts pensent que les sites nucléaires iraniens seraient touchés par des missiles et des chasseurs-bombardiers, à travers trois couloirs aériens : un direct à travers Jordanie et Irak, un méridional à travers Jordanie et Arabie saoudite, un septentrional à travers la Méditerranée et la Turquie (carte jointe, NdT). Les implantations nucléaires seraient touchées par des bombes pénétrantes à tête non-nucléaire, comme les Blu-117 déjà fournies par les USA, qui peuvent être larguées à plus de 60 Kms de l’objectif, sur lequel elles se dirigent automatiquement.

                    Que se passerait-il si était détruite la centrale nucléaire iranienne de Bushehr, qui a commencé à produire de l’électricité en septembre dernier pour une capacité de 60 mégawatts ? Un nuage radioactif se produirait, semblable à celui de Tchernobyl, qui, selon les vents, se propagerait sur le Golfe persique ou même sur la Méditerranée. Les conséquences seraient encore plus graves si, par rétorsion, l’Iran frappait le réacteur israélien de Dimona, dont la puissance est estimée à 70-150 MW. L’Iran ne possède pas d’armes nucléaires, mais a des missiles balistiques à moyenne portée, testés en juin dernier, qui, avec leur portée d’environ 2.000 Kms, sont en mesure d’atteindre Israël. Ces missiles sont installés dans des silos souterrains et, donc, difficilement neutralisables par une attaque « préventive ». Si le réacteur de Dimona, qui produit du plutonium et du tritium pour les armes nucléaires israéliennes, était endommagé ou détruit, le nuage se propagerait non seulement sur Israël (Dimona est à seulement 85 Kms de Jérusalem), mais aussi sur la Jordanie (distante de 25 Kms) et l’Egypte (distante de 75 Kms). Et, selon les vents, ce nuage pourrait atteindre même l’Italie et d’autres pays européens. Les radiations (surtout celles de l’iode-131 et du césium-137) provoqueraient avec le temps des milliers de morts par cancer.
                    Voila ce qui est prévu par ceux qui planifient l’attaque contre l’Iran. Il est donc prévu de neutraliser la capacité de riposte de l’Iran. Ceci ne pourrait être fait par les seules forces israéliennes. Selon Dan Plesch, directeur du Centre d’études internationales de l’Université de Londres, « les bombardiers étasuniens sont déjà prêts à détruire 10mille objectifs en Iran en quelques heures ». Et même la Grande-Bretagne, révèle The Guardian, est prête à attaquer l’Iran. Le plan prévoit à coup sûr le déploiement d’armes nuclaires israéliennes (parmi lesquelles le missile Jericho à longue portée testé le 2 novembre) et aussi étasuniennes et britanniques. Soit pour dissuader l’Iran d’effectuer de lourdes représailles, même contre des bases étasuniennes du Golfe, soit par une attaque résolutive effectuée avec une bombe à neutrons, qui contamine moins mais tue davantage. Une guerre contre l’Iran comporterait la plus haute probabilité d’une utilisation d’armes nucléaires depuis la fin de la guerre froide jusqu’à nos jours. Tandis que l’opinion publique est concentrée sur le « spread » (écart) financier, le « spread » humain augmente : le différentiel entre les choix politiques et ceux nécessaires pour la survie de l’espèce humaine.
                    Edition de vendredi 11 novembre 2011 de il manifesto
                    http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20111111/manip2pg/09/manip2pz/313153/

                    Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


                    • Roland Franz Roland Franz Jehl 13 novembre 2011 20:52

                      Merci Kéké pour ces informations et l’article de Manlio Dinucci.
                      Le « monstre » caché par la crise financière est déjà perceptible L’idéologie de guerre, indispensable à toute préparation de conflit, est bien en route.
                      Elle a abandonné la connotation satanique d’« axe du mal », pour se parer des vertus de l’ingérence humanitaire et démocratique. Ce subterfuge a permis de faire accepter l’expédition en Lybie par une majorité de la population et de servir de test pour la suite des évènements.
                      Cette idéologie est véhiculée par des intellectuels médiatiques et relayée par des organes de presse qui la transmutent en propagande.
                      Tout cela dégage une forte odeur d’« avant-guerre ».


                    • eratosthène 13 novembre 2011 12:59

                      Il y a une chose essentielle que l’article oubli, c’est que la France était en stagflation dans les années 70. La monétisation de la dette ne faisait qu’augmenter l’inflation.

                      De toute façon, la BCE a déjà procédé en partie à une monétisation de la dette.

                      Néanmoins, si vous voulez un exemple de monétisation absolue de la dette, vous avez le Zimbabwe qui a multiplié sa masse monétaire pour racheter ses dettes et qui fait face à une hyper-inflation exactement comme l’Allemagne en 1922.

                      Il n’y a pas à chercher de soit disant complot voulu par « Rothschild » ou autre mais un simple mécanisme économique connu qui est à l’origine de désastre économique.

                      • mrdawson 13 novembre 2011 13:20

                        Il faut imposer des limites dans les capacités d’emprunt des états (un taux d’endettement maximal par exemple, je ne suis pas suffisamment calé en économie pour citer un chiffre) pour éviter que les états créent assez de monnaie pour subir une hyperinflation. 

                        La somme des intérêts cumulés (cf. le graphique de l’article) est ridiculement élevée : je n’imagine pas ne pas pouvoir suffoquer de colère et d’indignation devant un tel hold up : 1000 milliards d’euros d’intérêts ??? Ces sommes ne sont même pas concevables ! Les intérêts sur la dette sont la main qui garde nos têtes sous l’eau. 
                        Sans compter que certains pays empruntent effectivement à leur banque centrale : ce n’est peut être pas la panacée mais qu’au moins on nous présente une alternative à notre système de vol organisé !

                      • sisyphe sisyphe 13 novembre 2011 13:22

                        Oui, oui, on le connait le sempiternel exemple du Zimbabwe ; le seul qu’ait à offrir les libéraux de tous crins, pour justifier la mise à sac et la privatisation friedmanienne de la planète..


                        Avec le - brrrr - spectre de l’inflation, bien sûr.... 

                        Le problème est qu’ils ont tellement servi qu’on en voit toutes les grosses ficelles ; d’autant que chacun sait que l’inflation ne nuit qu’à l’argent de la dette et de la spéculation, pour peu que les salaires y soient indexés. 

                        Alors, plutôt que de parler du Zimbabwe, parlez nous un peu de l’Argentine en 2001 ; avant, .... et après.... 

                        Par ailleurs, la soi-disant « stagflation » des années 70, n’était en rien en rapport avec la dette, puisque, jusqu’en 1973, justement, la FRANCE N’AVAIT PAS DE DETTE ; et que l’inflation ne gênait en rien la croissance : la dette est issue des lois scélérates, qui ont livré le pouvoir d’emprunt ET de création monétaire aux banques et organismes privés, au détriment des états : elle est donc TOTALEMENT ILLÉGITIME. 

                        Parlez nous également de la Chine ; où, grâce au contrôle absolu de l’Etat sur le domaine financier et bancaire... non seulement le pays n’a aucune dette, mais jouit d’un formidable bénéfice... qui lui permet de racheter bientôt les autres états....

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