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Eric Naulleau versus l’artiste offusqué ou l’habituel duel du samedi soir

Samedi 26 avril 2009, Eric Naulleau a encore frappé. En effet, une fois de plus le critique littéraire Eric Naulleau, figure emblématique de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier, véritable institution du samedi soir, a pour mission de discuter des dernières productions des différents artistes présents sur le plateau.

Pour cette émission précise, le chanteur Francis Lalanne est présent afin de promouvoir son dernier album, mais aussi et surtout pour défendre son dernier ouvrage « Mise en demeure à Monsieur le Président de la République Française », publié dans la collection « Coup de Gueule ». Cet essai est à la fois une critique de la Cinquième République, qui serait selon l’auteur une monarchie qui s’ignore, et un appel au Président Nicolas Sarkozy afin que celui-ci daigne écouter les citoyens de son pays.

Rappelons que Francis Lalanne n’est pas seulement chanteur. En effet, le personnage est bien plus complexe. Se targuant d’être un rebelle dans l’âme, l’artiste Lalanne est à la fois musicien, poète, écrivain mais également politicien. On notera d’ailleurs qu’il est actuellement candidat pour les élections européennes de 2009 en tant que tête de liste de l’Alliance écologiste indépendante dans la circonscription Sud-Est française.

Laurent Ruquier, dans son rôle de présentateur, commence par faire asseoir Lalanne dans la « place de l’interview », où chaque invité de l’émission se place face aux deux affreux et machiavéliques chroniqueurs pour subir leurs critiques acerbes et infondées. 

L’ouvrage en question est présenté au public : Laurent Ruquier fait une brève analyse, il dégage les grandes idées de l’essai, et pose quelques questions à l’auteur comme à son habitude. Lalanne répond agréablement, défend son point de vue, et tente d’expliquer le propos de son essai. C’est alors que le chroniqueur Eric Zemmour, bonapartiste convaincu, s’insurge et débute sa critique de l’essai. Il débute par un mot de Jacques Chirac, mais dès lors Lalanne commence a s’emporter, il hausse le ton, la veine du coup gonfle, et s’estime insulté.

La joute verbale débute. Chacun cherche à s’imposer. Les deux parties avancent des arguments. Zemmour reste imperturbable, Lalanne s’emporte, son propos devient confus. Le dialogue est passionné, mais reste courtois.
Zemmour et Lalanne sont interrompus par Laurent Ruquier, meneur du débat, qui cherche a avoir l’avis d’Eric Naulleau sur l’ouvrage. Naulleau, comme à son habitude, ne fait pas dans la dentelle, et descend d’emblée l’album et l’essai de Lalanne.

Le véritable combat commence. Lalanne s’empourpre, la veine du cou double de volume une fois de plus, ses mains tremblent, et ne parvient pas à rester en place dans son fauteuil. En face, Naulleau qui paraît ne plus s’étonner des réactions qu’il suscite reste imperturbable et poursuit tant bien que mal sa critique. L’ouvrage de Lalanne étant écrit en vers, Naulleau se permet une petite prose, suivi par Zemmour. Jean-Marie Bigard, le comique bien connu, lui aussi présent sur le plateau de l’émission, tente la carte de la dérision tant le débat semble devenir grotesque. On ne s’entend plus, on ne s’écoute plus, chacun parle plus fort pour couvrir l’autre, le comique tente de placer une blague ici et la, le présentateur cherche à reprendre le contrôle de son émission, le débat devient un dialogue de sourds assourdissant, insupportable, stérile (1). Finalement Lalanne s’estime profondément insulté par Naulleau, il en vient à se lever, blessé dans son orgueil il devient menaçant. Naulleau reste encore une fois imperturbable, Bigard et Ruquier s’interposent et conjurent Lalanne de se calmer. Ruquier clôt alors cette scène risible par une brève promotion de l’ouvrage et de l’album de Francis Lalanne, qui, interdit, retourne parmi les invités.

La description de la scène est ici assez sommaire, et c’est consciemment que je me permet d’occulter un certain nombre de détails car la véritable question ne repose pas sur les faits de l’espèce, mais bien sur le principe même de la critique.

En effet, ce qui choque profondément dans ce spectacle ridicule c’est le rejet en bloc de la critique par l’auteur dont l’ouvrage est examiné. En effet, Francis Lalanne s’est estimé insulté par la critique de Naulleau. On lui accordera que ce dernier n’est pas toujours fin dans ses propos, et que la critique est souvent acerbe. C’est une sorte de frappe chirurgicale, le mot qui blesse, qui peut toucher profondément.

Cependant dans son sentiment d’injustice, Francis Lalanne exprime un tel dédain envers la critique, un tel refus d’une possible critique de son travail que l’on vient à se demander si aujourd’hui il est encore possible de penser librement sans blesser un tiers.

La critique est-elle conciliable avec la promotion ou remet-elle en cause la liberté d’expression de celui qui l’exerce ?

Cette analyse est certes médiocre, peut-être même de très mauvaise qualité, toutefois j’espère qu’elle incitera le lecteur à se faire une idée par lui-même en trouvant la vidéo du débat sur un quelconque site communautaire.

 

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66 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 28 avril 2009 12:22
    Je reprends ici mon commentaire publié sur Agoravox TV :

    C’est la première fois que je regardais cette émission et je suis bien tombé. Les arguments de Francis Lalanne étaient presque tous irréprochables tant sur le plan politique (l’illégitimité du vote sur le traité européen par des parlementaires qui n’étaient pas sous mandat du Peuple, principe de séparation des pouvoirs de 1789 et devoir qui pèse sur le président de préserver la forme républicaine du régime, etc.) que sur le plan éthique et démocratique de l’art du dialogue, du débat courtois. Pourquoi ne rallie-t-il pas le Mouvement Démocrate avec lequel il semble en phase ?

    Ce type remonte dans mon estime. Petit bémol : son entêtement à la fin quand il perdait son sang-fiord. Il avait gagné la partie aux yeux du public, il aurait dû s’arrêter.

    J’ajoute une nouvelle réserve car j’ai appris depuis qu’après avoir serré la main de Naullaud en signe de réconciliation, Lalanne aurait violemment agressé verbalement le critique dans les coulisses.

    • Zanini 28 avril 2009 17:46

      « Pourquoi ne rallie-t-il pas le Mouvement Démocrate avec lequel il semble en phase ? »

      Parce qu’il est la, entre autre, pour prendre des voix au MD.
      Il se fait passer pour un anti-systeme en tapant sur sarkozy comme Kouchner se faisait passer pour un humanitaire avec son sac de riz sur l’epaule.

      Lalanne est un habitué des cafés mondains parisien comme le Flore, il est très apprécié dans le petit monde des publicitaires germanopratins (et même financer par certain d’entre eux), bref le parfait prototype du rebelle anti-systeme pour plateaux télés.


    • logan 28 avril 2009 19:03

      Bonjour, le modem fait justement partie de ces « partis politiques » qui ont participé à ce que dénonce Francis Lalanne.

      Le Modem ou plus précisément François Bayrou vu que je crois que c’était le seul député, défendent le traité de Lisbonne et on défendu / justifié le passage par le parlement à l’époque.

      De plus une grosse critique faite au modem c’est qu’il s’agit d’une écurie présidentielle pour François Bayrou qui n’a vraiment aucune envie de modifier les institutions pour sortir de la présidentialisation du régime ( ou monarchie comme dit Francis Lalanne ), voulant lui même plus que tout devenir président de la république.

      Je ne vois vraiment pas ce qu’il aurait à faire au modem qui n’a de démocrate que le nom, tout comme le ps n’a de socialiste que le nom lui aussi.

      Le projet de Francis Lalanne semble de virer UMP PS VERTS ET MODEM de la scène politique.


    • Imhotep Imhotep 28 avril 2009 12:28

      Je propose à l’auteur de l’article et à Naulleau de lire ce livre de John Cowper Powis : Les plaisirs de la littérature. Ils y apprendront que toute littérature, tout livre a sa place dès l’instant où il y a un lecteur. Cet auteur est à mon sens un bien plus grand critique littéraire que Naulleau et était lui-même écrivain et poète, fils de poète. Il a été un très grand conférencier et non un saltimbanque.


      La critique est un droit, l’insulte non. Contrairement à ce que dit l’auteur de cet article, c’est Naueau (y compris Semmour) qui a insulté Lalanne en premier. Il a été d’une outrageante critique et insultante. Il a parlé de merde et de théorie délirante (alors que la théorie développée par Lalanne n’a rien de délirante). Il nous a fait le coup de ses vers composés en trois minutes quand Lalanne a mis un an pour écrire son texte. Lalanne lui a même mis une claque en faisant à la volée des vers et en improvisation. Et en lui disant que crier fort était redondant.

      Les poètes sont souvent très sensibles à propos de leur travail. On considère en poésie que les sonnets sont le summum car les contraintes imposées sont telle qu’elles libéreraient le poètes par le phénomène étrange et contradictoire qu’elle impose le travail et la réflexion et fait ressortir ceux dont les qualités sont supérieures. Comme un sculpteur est contraint par la matière.Il arrive souvent que la contrainte fasse naître la beauté.

      Lalanne a eu tort à la fin de s’énerver y compris d’insulter et cela a paru enfantin de dire que c’était Naulleau qui avait commencé. Mais l’un était sous l’empire de la colère et de l’indignation l’autre avait écrit sous la morgue et l’orgueil.

      En plus Naulleau est allé se plaindre qu’après l’émission Lalanne était allé en remttre une couche et l’aurait menacé. C’est petit bras.

      • Relladyant icare 28 avril 2009 13:02

        "Il a été d’une outrageante critique et insultante. Il a parlé de merde et de théorie délirante (alors que la théorie développée par Lalanne n’a rien de délirante).« 

        >> Ce n’est pas une insulte.
        Technique des bobos : on commence par faire critique = insulte. Puis insulte = fasciste. Donc aucune critique n’est possible.

        Tous ces gens qui se plaignent à longueur de journée que les plateaux TV soient lyophilisés, et qui nous font tout un cirque parce qu’on dit à un mec qui se croit en dictature (qu’il aille voyager voire ce qu’est une dictature) qu’il »délire".... Eh ben allons-y, virons Zemmour, virons Naulleau, et on aura des plateaux TV ou tous les soirs on recoit des futurs Nobel de littérature.

        Désolé, mais Lalanne délire, point barre, il suffit d’avoir lu ce qu’il écrit pour le savoir, maintenant si cet allumé pique sa crise, c’est à lui de se faire soigner, pas aux autres.


      • Imhotep Imhotep 28 avril 2009 14:58

        Petite erreur de sémantique et de fond : une critique se doit d’être argumentée et non un fait brut. C’est de la merde ne veut rien dire en matière de critique. Ce n’est qu’une opinion non démontrée, un coup de sang et non un travail scientifique et mesuré. Ensuite le lien entre l’œuvre et l’auteur est si fort qu’insulter l’œuvre (c’est de la merde) de façon véhémente revient bien évidemment à insulter l’auteur. Il faudra faire quelques progrès de raisonnement.


        Ensuite il suffit ces termes de bobos mis à toutes les sauces y compris quand c’est fortement inapproprié. Il suffit également de cette manie de briser soi disant les tabous et de confondre insulte violente avec le contraire de la langue de bois. On ne s’attaque à quelque chose sous le simple principe simpliste et obscur de s’y attaquer ou pour faire le méchant qui en fait la raison, mais parce que l’attaque est méritée. C’est remplacer le simplisme angélique par le simplisme de la brute épaisse.

        A vous aussi je conseille une lecture celle du Bouchot d’Hortense Dufour. Cela vous fera un peu de bien. Je ne vous insulte pas, bien entendu.

      • bob 28 avril 2009 12:39

        Il est fascinant de constater comment un bobo peut se permettre de juger publiquement une oeuvre qu’il n’a probablement pas lu. Vous avez raison de souligner l’aspect professionnel de Naulleau qui n’est la que pour exciter un Lalanne repute sanguin, vous avez tort en pretendant qu’il s’agissait d’une critique. Si vous avez assiste au visionnage de cette partie de l’emission, vous vous rendrez compte que les propos etaient volontairement insultants et provocateurs. La reaction de Lalanne en fut leurs consequences.

        Ce que l’on peut constater sur cette video est une fois de plus l’indigence intellectuelle des bobos pretendant regenter le bon gout alors que eux-meme en sont denues. Il est tout aussi affligeant de constater que ces bobos pensent posseder des parcelles de culture au motif qu’ils frequentent des cercles supposes intellectuels. Le resultat est stupefiant d’inanite. Outre un orgueil demesure totalement hors de propos, le bobo est de plus bien trop ostentatoire.

        En tout etat de cause, le bobo stigmatise des artistes tels que Lalanne pour les remplacer par des debutants maladroits issus de la star academy ou surgi de nulle part tout en pretendant les critiquer.


        • Relladyant icare 28 avril 2009 13:03

          "En tout etat de cause, le bobo stigmatise des artistes tels que Lalanne pour les remplacer par des debutants maladroits issus de la star academy ou surgi de nulle part tout en pretendant les critiquer."

          >> Ah bon, t’as un exemple ? Merci.


        • jaki chan jaki chan 28 avril 2009 12:52

          Je m’etonne toujours de voir et d’entendre les defenseurs de zemmour et nolleau ces abrutis.

          C’est la telé-realité qui a enfanté ces monstres, ils ne sont la que pour detruire un invité.
          On joue donc sur la frustration des français, qui vive la mort de l’invité par procuration.
          C’est aussi simple que ça et ceux qui se cache derriere le droit à la critique font parti de ces frustrés. Il y en a sur agoravox aussi, et il savent, comme les deux abrutis, que placer 1 ou 2 insultes dans une critique provoque la haine, le mepris.

          Pourquoi, comme dans un debat courtoi (qui veut faire progresser les idées), ne pas s’excuser poliment ou discretement de n’etre pas d’accord ? un dialogue quoi, dialogue que zemmour et nolleau ferme alors qu’ils voudraient nous faire croire qu’ils l’ouvrent...


          • jaki chan jaki chan 28 avril 2009 13:00

            Lalanne, cet illuminé des champs de paquerette, a remis a leur place ces deux pretentieux.
            Dommage qu’il se soit enervé a la fin.


          • Relladyant icare 28 avril 2009 13:06

            Déjà, tu insultes dés la première phrase ; je le note puisque les partisans de Lalanne ont l’air à cheval sur les insultes, même si c’est Lalanne seul qui en a proféré.

            Ensuite :
            "Pourquoi, comme dans un debat courtoi (qui veut faire progresser les idées), ne pas s’excuser poliment ou discretement de n’etre pas d’accord ?« 

            >> Et au nom de quel principe devrait-on s’excuser de ne pas être d’accord avec les fariboles de Lalanne ?

            Tous ici nous font le classique »t’as le droit de pas être d’accord mais pas de dire que c’est de la merde", et vous passez votre temps en même temps à dire que ce que disent Nolleau et Zemmour c’est de la merde.... contradiction.


          • jaki chan jaki chan 28 avril 2009 13:08

            non merci.


          • barbouse, KECK Mickaël barbouse 28 avril 2009 12:55

            bonjour,

            alors aussi délirant que cela puisse me paraitre, je vais défendre Francis lalanne.

            il y a d’abord dans votre article une confusion sur le mot « critique », dans cet intervention de Naulleau, que dans bien autres posts je défend, il ne s’agit pas de critique mais de jugement de valeur sans aucune déontologie critique, qui passe par l’argumentation au sein d’une grille de valeur mutuellement reconnue comme pertinente et fiable.

            En ramenant sa critique au jugement de valeur, notamment négatif, sans plus d’arguments que cela, Naulleau ramène le débat à la dimension d’une opinion, la sienne, et donc engendre le ressenti légitime de se poser en critique par métier, mais de ne faire que du jugement de personne et de valeur en guise de pertinence critique.

            On constatera que Naulleau n’a même pas exprimé le respect minima devant une personne qui a fait l’effort d’écrire par lui même et viens défendre ses opinions, malgré une image de chanteur poète mièvre, sympa, mais un peu décalé.

            Il ne s’est pas poser en éditeur critiquant le rendu d’un travail, mais s’est ramener au stade de myrliton lui même

            Et en plus, pour une fois qu’ils avaient un invité que les incitais a donner leur opinions de fond, qui s’ils en avaient une estimable n’avaient pas besoin de mépriser la sienne pour être clairement énoncée, ils l’ont tout simplement considéré comme un interlocuteur illégitime, déniant alors bien plus que son travail, mais la dimension citoyenne de Francis lalanne, ausis poète pouet qu’il soit dans le niveau de la critique de Naulleau.

            Devant un tel mépris, et de sa prose et de sa personne, alors qu’il est clairement animé d’un besoin de réagir devant les dégats qu’ils constate dans la société française, sa réaction est pleinement saine et justifié.

            naulleau devrais, même s’il n’accorde pas une grande valeure a la poésie de Francis Lalanne, sur le principe républicain du débat sain et contradictoire entre compatriote, il a fauté et ne dois pas se cacher derrière la vérité des artistes qui ne supportent plus la critique pour masquer son impaire véritable vis à vis de lui.

            Parce que dans cet échange verbale, il n’a pas eut affaire a un homme qui refusais sa critique, mais qui lui en demandais une véritable, avec l’opinion qui la fonde.

            amicalement, barbouse.


            • appoline appoline 1er mai 2009 20:16

              @ Barbouse,
              Je ne regarde que rarement cette émission et là, je dois avouer que je ne le regrette pas. Vous avez raison, il y a critique et critique. Ces gens qui se disent intellos, n’en ont pas fait grand étalage. Lalanne a eu raison de réagir ainsi, on ne peut se laisser insulter ainsi sur un plateau télé même si l’on sait au départ que l’on risque de se faire malmener.
              Et, pour une fois qu’un artiste essaie de faire changer les choses en s’impliquant, il est particulièrement ridicule de la part de ces deux planqués d’en faire la critique.


            • abdelkader17 28 avril 2009 13:04

              la démonstration de la bêtise et du vide abyssale du monde du spectacle.


              • jaki chan jaki chan 28 avril 2009 13:07

                A l’ecole je n’avais pas d’amis, les autres refusait de jouer avec moi car j’etais trop chetif.
                Les filles se moquaient de moi et de ma vilaine tete, impossible de leur adresser la parole sans saigner du nez..
                Ce fur pareil jusqu’a mes 25 ans...
                alors je me suis enfermé dans mes livres, je veux me vanger !!
                Je serait petit chroniqueur mesquin...
                ..


                • linus20024 linus20024 28 avril 2009 13:13

                  Assez d’accord avec les commentaires précédents. Les chroniqueurs de « on n’est pas couchés » ne s’intéressent pas à l’invité et à son ouvrage. Ce qu’ils cherchent, c’est une mise à mort médiatique pour satisfaire le public. Ca rappelle un peu le cirque Maxime à l’époque Romaine. Comme quoi les technologies évoluent mais le comportement humain lui reste constant dans la médiocrité.
                  En ce qui concerne Lalane, je suggère aux lecteurs une excellente interview réalisée par Karl Zéro sur BFM TV et qui se trouve dans les archives de ce site, il me semble.
                  ON y voit un homme au comportement très républicain avec des idées saines et pertinentes.
                  Et il faut bien avouer qu’en ces temps obscurs de sarkozysme, son discours fait plaisir à entendre.


                  • Relladyant icare 28 avril 2009 16:39

                    Pas du tout. Nolleau et Zemmour ne se privent pas de dire quand ils apprécient l’oeuvre de gens qui ont du talent. Et leur critique vaut mille fois plus, puisqu’il « n’est pas d’éloge flatteur sans liberté de blamer », et la liberté de blamer dans un monde médiatique asséché ou il est interdit de trouver nuls des romans d’actrices à 300 mots de vocabulaire, cette liberté n’existe pas (les réactions indignées de cette page en sont une preuve de plus).

                    Bref, quand Zemmour et Nolleau recoivent Kersauson, Rouart, le journaliste auteur de Gomorra, ils font part de leur intéret. Evidemment quand après des Académiciens on recoit Lalanne, Cali, ou Loanna qui a décidé de faire de la littérature, on se rend bien compte que cette mode du « allez aujourd’hui je vais écrire un livre » apporte sur le tapis une masse de bouses. Mais il ne faut pas le dire (« chacun son avis, tout est bien, tout est oeuvre, etc »).

                    Et évidemment, si un chroniqueur n’apprécie pas, alors il a été payé pour dézinguer. Comme a fait remarquer Zemmour, il doit donc rembourser son salaire quand il apprécie un livre. :)


                  • karg se 28 avril 2009 13:15

                    Naulleau a été lamentable, il a ignorer les arguments très solide de Lallane. Pour moi il c’est ridiculisé en temps que critique.

                     Lallane n’a fait que répéter des critiques archis connu contre la 5eime, régime sur mesure pour de Gaule, et ce qu’il a dit sur le TCE/Traité de Lisbonne n’est que trop vrai. Les politiques français ignorent le peuple et se plaignent de manque de participation aux élections, c’est un fait, le nier c’est prendre les gens pour des imbéciles.

                    Zemmour et Naulleau se prétendent « indépendant d’esprit » mais ils ne font que se comporter comme de vulgaires trolls de forum. Risible de la part d’individu qui ont largement les moyens culturel et intellectuel de débattre, mais soit ils se sont laissé emporté par leur mépris envers l’artiste, soit ils ont décidés de fermer toute possibilité de débat sur les dérives autoritaristes en France. De la part d’adorateurs de l’Ancien Régime, la seconde solution est la plus probable.

                    Pourquoi Lallane dénonce a juste titre cette tendance ? Parce que le monde moderne nécessite, à l’inverse de l’idée général de la 5eime et de l’inclinaison personnel de notre président, des formes de pouvoir participatif et décentralisé. Les pays qui ont adoptés ces formes de gouvernance, dites bottom-up, sont plus efficace et plus pacifiés que les notres. Le malheur de la France, c’est toujours d’avoir 30 ans de retard sur les autres. Pourtant c’est en Suède que les fonds souverains sont en train de limiter les bonus des entreprises, pas en France malgré les gesticulations de Sakorzy. Comme quoi ces pays de castré ont quand même plus de couille que notre régime de présidents tout puissant (de la France, de l’Université, de l’Hopital, etc...).

                    Je comprend bien que Zemmour refuse de suivre l’exemple de ces pays « dévirilisé » que sont la Norvège, la Suède ou la Finlande, puisque qu’il ne voit la vie qu’a travers ces délires machistes (sans doute la taille réduite de sa machoire provoque chez lui une frustration bien compréhensible). Mais Eric je te rassure, les femmes blanches en France, elles rêvent plus d’un grand norvégien, aussi dévirilisé soit il parce qu’il change les couches des bébés, que d’un branleur « mahometant » des cités qui exige une femme vierge mais qui se vantent de ne pas l’être depuis ces 14 ans.


                    • Relladyant icare 28 avril 2009 16:32

                      Encore une fois, la contradiction.

                      Ca repproche à Zemmour et Nolleau d’avoir du mépris, et en faisant ce reproche, tu fais preuve de 20 fois plus de mépris, avec les analyses foireuses d’apprenti psychologue façon « Zemmour veut lapider les femmes parce que sa prof de maternelle lui a mis une mauvaise notes » et autres divagations... Je ne sais pas si comme Zemmour « tu aurais les moyens culturels et intellectuels de débattre » au-dessus des bassesses que tu critiques, mais si tu ne les as pas, ne te sens pas obliger de poster...


                    • karg se 28 avril 2009 17:35

                      Regarde la vidéo et tu comprendra, si tu en ai capable. Quand on déclare qu’un texte voté en 1958 ne peut être remis en cause, soit on méprise son interlocuteur, soit on est un crétin profond.


                    • karg se 28 avril 2009 19:38

                      si tu en es capable, va falloir qu’il autorise l’édition sur avox, même Flaubert faisait des ratures merde.


                    • Zalka Zalka 28 avril 2009 13:36

                      Tout le monde est ridicule dans cette histoire.

                      Drucker a tellement bien empoisonner la télé, que désormais tous les artistes sont habitués à ce qu’on leur serve la soupe sans réchigner. Le moindre désaccord est un drame.

                      D’un autre côté, pour exister, les critiques en rajoutent des tonnes et des tonnes jusqu’à balancer de la merde à la gueule des personnes qu’ils jugent (mais en restant courtois).


                      • TSS 28 avril 2009 13:44

                        ce n’est pas des menaces que Lalanne aurait dû proferer mais carrement lui mettre un « pain » le

                        Nolleau ça l’aurait calmé... !!


                        • décurion 28 avril 2009 13:47

                          Naulleau, méritait une baffe.
                          Main de maçon contre langue de pute.


                          • Relladyant icare 28 avril 2009 13:50

                            Quand on fait la liste des invités qui font leur crise d’hystérie sur le plateau, on se rend compte que ce sont rarement des lumières, Lalanne, Cali...


                            • TSS 28 avril 2009 13:54

                              Icare !Icare !vous n’avez même pas compris que le soleil ferait fondre vos ailes et vous parlez de

                               lumière... !!


                              • La Taverne des Poètes 28 avril 2009 14:20

                                On n’est pas couchés. En tout cas, Lalanne, lui, ne se couche pas devant les mandarins de la télévision. On peut ne pas être d’accord sur le fond mais ce n’est pas une raison pour faire toucher le fond l’adversaire. La réaction de Lalanne est très saine et on ne voit plus beaucoup de moments d’émotion pure comme ceux-là à la télévision, lieu de toutes les hypocrisies et de toutes les langues de bois. Et bientôt : lieu officiel.

                                A l’auteur, poète qui s’ignore : bravo pour « les mains trembles », c’est une trouvaille poétique ! (smiley moqueur)


                                • etoileaunord 28 avril 2009 14:42

                                  nolleau un critique littéraire... ????
                                  oh ? vraiment ??

                                  Bravo francis,


                                  • Papybom Papybom 28 avril 2009 14:42

                                    Navrant,

                                    En visionnent l’extrait de cette « Emission », je n’ai que ce terme.

                                    Navrant le manque de respect de l’autre,

                                    Navrant pour les invités de devoir passer par cette promotion,

                                    Navrant de retrouver Jean-Marie Bigard, sur un plateau,

                                    Navrant pour nos enfants qui trouvent la, pire que qu’aux récréations,

                                    Navrant de devoir désigner ces personnages de civilisés,

                                    Navrant pour les sectateurs n’ayant que ce programme à visionner,

                                    Navrant de payer pour ce cirque qui abaisse l’Homme.

                                    Navré que ce commentaire soit possible.


                                    • Olga Olga 28 avril 2009 14:45

                                      On peut aussi appeler cela de la connivence. Les protagonistes jouent la comédie : L’animateur anime, les critiques critiquent, l’artiste engagé s’engage, on parle beaucoup de l’émission et du livre de l’artiste engagé dans les jours qui suivent... La Société du Spectacle tourne à plein régime et brasse du vide dans les cerveaux disponibles. 

                                      Patron, vous nous servirez la même chose cette semaine, même jour même heure !

                                      • MR MERLIN Perpleks 28 avril 2009 15:09

                                        Les gens de télévision et ceux de la société du spectacle ont un égo difficile a caser dans
                                        un hangar pour avion cargo, alors sur un plateau d’enregistrement !!!!
                                        Contrairement à ce que l’on pense, la lumière ne passe pas par la petite lucarne,
                                        Faites un bon geste : jetez votre télé.


                                        • Arno_ Arno_ 28 avril 2009 15:11

                                          Après ma reaction a chaud hier sur AgoravoxTV, et vu l’ampleur des réactions et le nombre de commentaires, j’ai a nouveau visionne la vidéo en étant particulierement attentif. Revoyez la a la lumiere de ces petites notes :

                                          1. Apres avoir apparement patiemment ecoute Lalanne, sans dire un mot pendant une demi-heure, Naulleau prends la parole pour donner son opinion. On voit deja Lalanne se tendre et etre pret a bondir. Pourtant pas de surprise ici, c’est le principe ultra-connu de l’emission et Lalanne l’a accepte pour faire sa promo.
                                          Donc, Naulleau commence sa phrase et ne peut meme pas la finir que Lalanne lui interdit d’utiliser le mot « delire »... peut-etre faudrait-il laisser Naulleau finir de s’exprimer pour comprendre ce qu’il met derriere ce mot.

                                          2. Juste apres, Naulleau parle du « niveau des textes » .Pas d’attaques ad-hominem ici, mais bien de ces textes, ceux qu’il a sous les yeux. Naulleau a le droit de trouver les textes mauvais, encore faut-il qu’on le laisse expliquer pourquoi et selon quels criteres, chose que Lalanne ne lui laissera jamais faire ! Croyant y voir une injure personnelle, c’est finalement Lalanne qui assenera le premier une attaque « ad-hominem » en lui disant « tu es un inspecteur des travaux finis, tu n’as aucun droit »

                                          S’en suit l’echappatoir classique de la remise en cause de la legitimite du critique... Puis absolument plus rien de constructif.

                                          Que Naulleau n’ait pas ete tres fin, soit...
                                          Que les idees de Lalanne soit interessantes, pertinentes, peut-etre, je n’ai pas lu son livre...

                                          Mais la reaction de Lalanne a ce moment de l’emission (sans prejuger du reste de son intervention ou du contenu de son discours par ailleurs) est pitoyable ou alors incroyablement bien calculee.

                                          Au final, je suis d’accord avec Zalka : aucun des deux n’en ressort grandi et la soupe servie aux artistes sur les plateaux pendant une decennie Drucker fait des degats.

                                          Maintenant, si Lalanne est alle jusqu’a menacer Naulleau dans les coulisses apres l’emission, ca devient grave et ce bon vieux Francis devrait peut-etre eviter la politique s’il n’est pas capable de prendre des coups et de le rendre de maniere plus intelligente qu’en sortant les muscles.


                                          • décurion 28 avril 2009 16:53

                                            « dix pages de plus, tu demandais l’asile politique en Corée du nord »

                                            Il ne s’agit pas d’une critique du livre, de l’auteur ou de ses idées, il s’agit juste de le rabaisser, de le faire passer pour un con auprés du public, et par opposition de paraitre plus grand que lui.
                                            Ceux qui pratiquent (et ils sont nombreux ) cette tactique ne méritent pas le nom de critiques, mais plus justement celui de sectaires.
                                            Le problême, c’est que le contenu et la finalité du livre n’a pas été abordé, et il serait sain de se demander pourquoi des « critiques » refusent d’assumer leur fonction première qui est de renseigner le client potentiel.


                                          • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 28 avril 2009 15:24

                                            Incroyable, des moments de télévision qui ressemblent à AV !

                                            Typhon


                                            • XF Xavier Faureste 28 avril 2009 15:27

                                              C’était le meilleur moyen pour faire le buzz autour de son livre et en vendre un maximum. Derrière le côté sanguin et farfelu, il y a un acteur et un très bon commercial : Françis Lalanne. Tout était calculé parce que l’émotion, ça ne s’improvise pas. Il n’y avait rien de naturel dans cette petite crise de nerfs.


                                              • le pen la vie la vraie 28 avril 2009 18:37

                                                non, il était réellement bouleversé, mais c’est parce qu’il voyait que son livre était ridiculisé et qu’il n’allait pas le vendre ; naulleau a été plutôt indigne
                                                pour le reste c’est ruquier qui oblige zemmour et naulleau à lire des trucs dont ils n’ont rien à foutre
                                                la vraie plaie de cette émission c’est ruquier ; tout ça parce qu’il a pris la place d’ardisson et a cru devoir faire comme lui ! 
                                                mais s’il a certains talents d’humoriste, il est aussi stupide, inculte et orgueilleux ; il parle donc dix fois plus que les autres et passe son temps à miner des débats qui le dépassent
                                                faut vraiment que zemmour ait besoin de pognon pour supporter ce demeuré 4 heures durant !
                                                et faut vraiment qu’on aime zemmour pour faire de même !


                                              • La Taverne des Poètes 28 avril 2009 15:28

                                                Naulleau qui s’affranchit de toute loi éthique et de bienséance s’écrit « No law ».

                                                En le voyant, tout invité s’écriera « La guigne Nolleau ! Guignolo ! »


                                                • XF Xavier Faureste 28 avril 2009 15:34

                                                  Est-ce qu’ils ont mis un flingue sur la tempe de Lalanne pour le forcer à venir dans l’émission ? ça m’étonnerait...
                                                  Et ne me faites pas croire que Lalanne ne connaissait pas la réputation de Naulleau.
                                                  Je le dis et je le répète, Lalanne connait très bien la signification du mot « buzz » et il n’y a que les naïfs pour croire que sa colère était sincère.


                                                • norbert gabriel norbert gabriel 28 avril 2009 15:43

                                                  Je n’ai pas encore lu le livre de Lalanne, mais ce qu’il dit sur la monarchie républicaine n’est pas faux. La loi sur l’audiovisuel a été appliquée avant d’être votée par l’Assemblée et validée par le Sénat, et pour la loi Hadopi, les appels d’offres ont été envoyés, avec une date limite, début Mai, alors que la loi n’est pas votée.
                                                  Si ce n’est pas une forme de monarchie « car tel est mon bon plaisir » qu’est-ce que c’est ?
                                                  la question mérite d’être posée non ?
                                                  Les gens qui ont voté Sarko, ont-ils tous voté pour quelqu’un qui se contrefiche du Parlement ??
                                                  et de ses ministres ... Cf Albanel qui apprend en conférence de presse une décision qui concerne son ministère, bravo la considération.

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