Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Médias > Etats généraux de la presse, un secteur sous pression

Etats généraux de la presse, un secteur sous pression

Ce jeudi 2 octobre à 11 heures, faisant suite à sa propre volonté, N. Sarkozy donnera le coup d’envoi des états généraux de la presse devant un parterre de patrons du secteur réunis au palais présidentiel. Les travaux devraient durer deux mois durant, sous la forme d’ateliers divers, afin de poser un diagnostic ainsi que d’apporter des solutions aux difficultés profondes qui caractérisent la presse en ce début de XXIe siècle. Modèle économique en déliquescence, crise de confiance et de défiance du public, montée en puissance exponentielle du monde numérique, tels sont les principaux défis à relever par une presse moribonde.

Le moins que l’on puisse écrire, concernant cet événement premier du genre, c’est qu’il va falloir convaincre tant l’unanimité attendue n’apparaît pas à l’ordre du jour, même si, sur le principe, tous les caciques du secteur s’accordaient à le juger indispensable.

Le chantier devrait être réparti entre quatre groupes de travail, chacun étant chapeauté par une pointure du secteur. Selon Frédéric Rey (AFP) la distribution des rôles se fera ainsi : « Arnaud de Puyfontaine (ex-PDG de Mondadori France) animerait les débats autour des aspects économiques et industriels, Bruno Patino (directeur de France-Culture et ancien vice-président du Monde) serait chargé du numérique, Bruno Frappat (président du directoire de Bayard Presse) de la réflexion autour du métier de journaliste et François Dufour (fondateur du groupe Play Bac Presse) de la question presse et société. » Si la pertinence des thèmes ne se discute pas, ce sont les personnalités animant les débats qui font grincer des dents.

Le ton était donné par le SNJ-CGT, la centrale de dénoncer la mainmise par les patrons sur les débats, décrédibilisant de fait la manifestation qui ne pourra accoucher que d’une souris sur le fond, alors que dans la forme devrait s’accentuer une concentration pourtant déjà bien avancée dans le secteur.

En arrière-plan, c’est aussi le monopole du syndicat du livre qui risque d’être remis en cause tant il est synonyme pour certains d’un archaïsme insupportable. La lutte s’annonce fort âpre sur cet aspect du problème, l’histoire étant fortement ancrée dans ce champ de la profession. Force est de constater qu’en l’état, il sera très difficile de revenir sur un modèle qui repose depuis pratiquement 75 ans sur un monopole. On se souviendra ainsi de l’apparition mouvementée des quotidiens gratuits en 2002 qui auront dû faire face à des manœuvres d’intimidation de la part de certains membres du syndicat du livre.

Concentration d’un côté, monopole de l’autre, mais c’était sans compter sur la démocratisation massive et foudroyante de la technologie internet qui aura porté un véritable coup de grâce à une presse plongée dans une crise qui pourtant était déjà latente [1]. L’apparition des ondes radio et de la télévision avaient déjà entamé la suprématie d’une presse écrite, seule source d’information en des temps reculés.

Ainsi, le développement de la toile, puis du web 2.O, auront modifié en profondeur les pratiques du consommateur en quête d’informations, tous domaines de connaissance confondus. En effet, le coût d’une connexion haut débit est équivalent à celui de l’achat d’un quotidien pendant un mois, l’infinillimité en plus. La concurrence se situe désormais ici, et il n’est qu’à voir la réactivité de tous les titres, chacun ayant désormais son propre site internet, par ailleurs véritable auto-concurrence, mais pouvait-il en être autrement ? [2]

Alors, on évoque la faiblesse du réseau de distribution autant que le coût de la presse comme causes essentielles du déclin, et de proposer différents remèdes pouvant pallier ces failles. Par exemple, il serait question de développer le portage à domicile, solution quasiment risible tant elle apparaît en décalage avec la réalité dessinée par le monde numérique. Solution d’un autre siècle s’il en est. De même, la multiplication des points de vente, économiquement non viables, ne pourra aucunement endiguer le phénomène tant le raz-de-marée est immense, incommensurable, et irréversible [3].

Alors, si elle veut survivre, la presse devra démontrer son côté irremplaçable, unique, indispensable en rendant un service que le lecteur ne trouvera pas en ligne.

C’est ici le point essentiel, et il n’est que le qualitatif pour cela. C’est sur ce registre que doit jouer la presse, chaque titre devant exiger que la qualité de la ligne éditoriale soit indiscutable, véritable pierre angulaire de la réussite dans l’avenir. Un journal, qu’il soit quotidien, hebdomadaire ou mensuel, devra trouver sa propre niche composée de lecteurs fidélisés car devenus dépendants d’un titre qui leur apportera un produit différent de ce que le réseau internet pourra faire, tant dans la forme que sur le fond.

L’évaporation du lectorat des quotidiens a eu lieu, le reconquérir sera chose quasi impossible, alors que maintenir un volant incompressible de lecteurs assidus reste chose envisageable. A cette fin, il est évident que le journaliste demeure la pièce maîtresse de l’édifice futur, ce dernier devant apporter une réelle plus-value grâce à un travail qualitatif novateur, où le talent le disputera à l’éthique. Il faut pour cela que la confiance soit renouée avec le « consommateur d’information » en garantissant l’indépendance totale d’une presse quotidienne redevenue accessible en termes de prix, et unique au niveau de l’analyse et des décryptages proposés.

Aussi, il faudra bien se faire à l’idée que de profonds changements sont en cours, et cela du simple fait d’une évolution technologique irréversible, et désormais quasi entropique avec son entrée dans l’ère du numérique. Le débat sur le journalisme citoyen qui fait rage illustre diablement le sujet en s’invitant dans l’arène [4].

A terme, même si dans l’immédiat sa disparition n’est pas d’actualité, n’est-on pas en droit de nous demander si le support papier en matière de presse ne tendra pas à disparaître, ce fait culturel ayant été éradiqué par des pratiques exclusivement numériques désormais culturellement sédimentées [5]. Mais il serait étonnant que les états généraux de la presse actent cela.


[1] La concentration des médias en France, une réelle exception culturelle ? Actes de la journée thématique organisée au Sénat le 9 juin 2005
[2] http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/rapports/tessier/rapport-fev2007.pdf
[3] Comment sauver la presse, Institut Montaigne
  versus Acrimed
[4]http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=20943
[5] Jean-Marie Charon, ingénieur d’étude au CNRS, spécialiste de la presse.


Moyenne des avis sur cet article :  4.69/5   (13 votes)




Réagissez à l'article

27 réactions à cet article    


  • Bulgroz 2 octobre 2008 11:03

    C’est amusant, le premier lien donné dans cet article renvoie sur le site du Nouvel Obs donnant l’info sur la tenue de ces état généraux.

    On notera justement que le groupe du "Nouvel Observateur" a courageusement pris la décision de ne pas participer à ces états généraux.

    Oui, c’est amusant quand on sait que le Nouvel Obs est justement responsable des 2 plus formidables bourdes journalistiques (sms Cécila et faux propos de Nicolas Sarkozy à l’Elysée). pour lesquelles aucune sanction n’a été prononcée.


    • ZEN ZEN 2 octobre 2008 11:03

      Merci pour cet article , qui a le mérite de recentrer un minimum d’exigences pour une presse digne de ce nom

      "le journaliste demeure la pièce maîtresse de l’édifice futur, ce dernier devant apporter une réelle plus-value grâce à un travail qualitatif novateur, où le talent le disputera à l’éthique"

      Malheureusement, l’édifice est construit sur des murs d’argent , de puissants intérêts financiers, et le journaliste est de plus en plus réduit à faire du commentaire de medias
      On peut toujours utilement se rendre sur le site passionnant de Forest Ent , qui fait une excellente et quasi-exhaustive étude des relations de la grande presse avec le monde des affaires.


      • Yvance77 2 octobre 2008 11:04

        Bonjour,

        Bon papier mister. Mais un exemple tout con, il y a bien un journal (pas le seul on est d’accord) qui ne connait pas la crise. C’est bien le "canard enchainé"

        Et le plus risible c’est qu’il n’a jamais de toute son histoire bénéficié d’un centime venant de quelques annonceurs que ce soit.

        Et pourquoi n’y a t’il pas de crise dans les feuilles hebdomadaires du "canardo". Cela tient en peu de mots ... inaccessibles à un lerna certes.

        Ils font le métier de journaliste vraiment. Ils investiguent et ne se contentent pas tel un Christophe Barbier, un Apathie d’être les portes-voix de l’establishment.

        La pluralité de l’information est un leurre, quand celle-ci est concentrée en de si peu nombreuses mains. Largardère, Bouygues, Bolloré, Pinault ... et on presque fait le tour complet.
        La centralisation façon soviet n’est pas trés loin face à cet univers concentrationnaire.

        Même si les rédactions s’en défendent (ce que nous n’avallons pas) il existe bien une pression collective s’exercant telle une ombre qui plane.
        Pression pour ne pas trop déplaire aux monarques. Cela a toujours été vrai, mais là cela dépasse tout ce que nous avons connu.

        Alors l’info de TF1 en crise je m’en fiche, c’est irréversible, je vais à la source quand une m’interesse et je compare, j’affine, j’apprends, je m’autonomise .... tout ce qui est impossible avec la presse de et à Pipole.

        A peluche


        • wesson wesson 2 octobre 2008 11:24

          @Yvance

          Exact, alors que c’est la gérémiade partout, le Canard Enchainé affiche une diffusion et une santé financière insolente. La publication annuelle des comptes du canard dans ses propres lignes a fait état d’une remarquable progression des ventes en 2007, qui s’est confirmée en 2008. Pas mal pour un journal qui n’insère jamais une publicité. 

          Les journalistes se sont même votés à l’occasion de cette fastueuse année un plan d’épargne retraite complémentaire - souhaitont qu’ils ne l’aient pas investi dans un hedge fund smiley



        • geko 2 octobre 2008 11:25

          Vous me coupez l’herbe sous le pied concernant le canard enchaîné Yvance77

          Quand on lit "états généraux de la presse" ne faudrait-il pas ajouter "industrielle" ? Sarko souhaite que des groupes regroupant plusieurs supports media se constituent : TV+presse+web

          En tout cas il existe une presse de qualité dont on ne fait pas echo comme Alternatives économiques, Politis

          J’attends le commentaire de Forest avec impatience !


        • wesson wesson 2 octobre 2008 11:33

          Bonjour l’auteur,

          merci pour l’article et en parfait accord avec la thèse qu’il défend : ce n’est que par l’amélioration qualitative du contenu que la presse pourra retrouver un second souffle ...

          et pourtant il est permis de douter que ce soit cela qui ressortira de ces états généraux.

          Au menu, la presse "libre" qui va discuter de sa liberté à l’élysée. Plus qu’une synthèse, c’est un must !

          Ensuite, le syndicat du livre qui serait selon les patrons de presse une grosse part du problème, ne sont même pas invités. On a compris de suite que c’est la politique de la terre brulée qui va être mise en place : pas de discussion avec l’ennemi, on le terrasse.

          Et cerise sur le gateau, autoriser encore plus de concentration, ce qui automatiquement va entrainer encore moins de contenu, toujours aussi fade, et une uniformisation quasi totale de l’information. Iront-il jusqu’a prendre les transcriptions du 20H de TF1 comme rédactionnel des articles ?

          Bref, c’est pas demain la veille que ces mornes sac à pubs que sont les journaux papiers vont s’acheter une dignité dans ces états généraux de la bienpensance mondaine.



        • ZEN ZEN 2 octobre 2008 11:10

          Yvance a raison. La concentration actuelle de l’information en si peu de mains ne sera pas remise en question. Alain Minc , dont on connaît le rôle qu’il a joué au Monde, fait de la diversion...

          L’indépendance de la presse est une question cruciale , à l’heure où les concentrations vont bon train , où les barons des affaires achètent des titres comme des entreprises ordinaires pour les contrôler insidieusement , où l’information complète et objective est déjà en péril , où le traitement des nouvelles donne lieu à un formatage généralisé , où la diversité des sources informatives se réduit de jour en jour...Marchandisation de l’information, manque de distanciation par rapport aux élites : deux dérives principales dont on est en droit de s’inquiéter...

          Jacques Bouveresse : « La presse doit résister à la soumission »
          "... Peut-on rêver d’une presse réellement libre et autonome, dévouée à la cause de la vérité et de la justice, dans un monde où l’information est devenue une simple marchandise soumise comme toutes les autres à peu près exclusivement à la loi de l’offre et de la demande, et où le règne du marché et le pouvoir de l’argent sont devenus à ce point absolus et tyranniques ? Comment ce qui, aux yeux des nouveaux réalistes qui font désormais la loi, est un non-sens économique pourrait-il ne pas apparaître également de plus en plus comme un non-sens pur et simple ? Rêver du genre de presse dont la plupart d’entre nous continuent à rêver pourrait bien être à peu près aussi déraisonnable que de rêver d’un capitalisme qui aurait fini par devenir moral, ce qui est pourtant le genre de chose que nous font espérer et auquel font semblant de croire les détenteurs actuels du pouvoir politique et économique. Il est, paraît-il, indispensable et urgent de « dédiaboliser » l’argent. C’est le genre de discours que tiennent aussi bien le président de la République que le penseur qui semble être devenu depuis quelque temps l’intellectuel de référence de la gauche, Bernard-Henri Lévy. Je croyais plutôt, pour ma part, qu’il fallait avant tout éviter de diviniser l’argent au degré où il l’est actuellement. Au point où nous en sommes déjà arrivés, j’aime mieux, je vous l’avoue, ne pas penser à la situation dans laquelle se trouvera le monde quand ce que certains demandent aura été réalisé complètement et que le dernier reste de gêne et de mauvaise conscience, pour autant qu’il y en ait encore un, aura disparu. Si je me suis permis d’évoquer cette question, c’est parce que je ne sais pas quelles sont aujourd’hui les chances réelles d’une presse soucieuse de défendre les valeurs qui ont inspiré initialement sa création et qui justifient son existence face au pouvoir moralement, socialement et humainement destructeur de l’argent-roi..." (JB)

          -La forêt des médias (F.Ent) : les rapports des media avec le monde des affaires

          Observatoire français des médias]


          • Vilain petit canard Vilain petit canard 2 octobre 2008 11:24

            La presse a soutenu Sarkozy avec une grande rigueur et une discipline sans faille, il est normal que Sarkozy lui renvoie l’ascenseur... Au programme des réjouissances de ce machin  :

            - une loi autorisant les grands concentrations capitalistiques dans les media, il ne faut surtout pas laisser Lagardère, Bolloré, Bouygues et Dassault en dehors du coup, les pauvres... ils sont tellement menacés.

            - faire sauter l’archaïque Syndicat CGT du Livre, ce qui permettra de ne plus avoir aucun syndicat dans le secteur autre que les syndicats fantoches des journalistes (! !!), et on finira bien par couler la CGT

            - un grand tapage autour du Grenelle de la Presse (pardon, les "Etats Généraux", excusez du peu), centré sur le Grand Sauveur Nicolas Sarkozy.

            - fliquer encore un peu plus Internet, qui est supposé faire une concurrence déloyale aux torchons des sus-nommés.

            Bt voilà, bon appétit, Messieurs ! Appelez ça une grande avancée si vous voulez.



            • Webes Webes 2 octobre 2008 11:36

              C est sur qu il va taper sur la CGT et les NMPP et sur son principal probleme qu est le Web, ou les politiques n arrivent pas a avoir de prise.
              Sur les regroupements on peux bien sur tout craindre du nain de jardin mais franchment, faire d autre cadeau a Bollore, Bouygues, Dassault et Lagardere apres la suppression de la pub a la TV publique ca serait gros comme meme. 


              • Vilain petit canard Vilain petit canard 2 octobre 2008 13:19

                ouais, ce serait gros, mais vous savez bien : plus c’est gros plus ça passe !


              • Bulgroz 2 octobre 2008 12:11

                Compte tenu des critiques qui vont tomber sur Nicolas Sarkozy sur ce sujet (et qui sont déjà tombées ici), je me demande si le Président n’aurait pas eu intérêt à ne rien faire et se désinterresser compètement de ce secteur en forme de bâton merdeux. Jouer la momie aurait été de loin préférable, n’est ce pas ?

                Comme d’hab, les chiens galeux se sont opportunément emparé du nouveau nonos lançé par le Président de la république Française, j’ai nommé Nicolas Sarkozy, élu pour 5 ans par une majorité de Français.

                Hier, c’était le discours de Toulon, avant hier c’était le fait que Nicolas Sarkozy ne disait rien sur la crise, avant avant hier, c’était l’Afghanistan, avant c’était la réforme de la carte judiciaire, le Tibet, la réforme militaire, le service minimum, la réforme de la carte scolaire, la réforme de la carte hospitalière, les heures supplémentaires, la réforme de l’audio public, la nouvelle constitution, la réforme des universités, son mariage ou son divorce, le sms de cécilia, la réforme des retraites, les lunettes de soleil...

                Les chiens galeux se battent dans un désert où les pierres ont été remplacées par des tonnes de nonos ; chaque jour, on leur lance un nouveau nonos et ils abandonnent tous le nonos de la veille.

                Su un jour, Sarkozy ne dit rien, ne fait rien, la meute de chiens galeux sortent de leur trou en gueulant : "et mon nonos ?"


                • Vilain petit canard Vilain petit canard 2 octobre 2008 13:22

                  Non non, pas du tout : par exemple, le 22 juin 2007 entre 7 h et 22 h, Nicolas Sarkozy n’a rien dit, et j’ai senti comme un grand soulagement.


                • Yvance77 2 octobre 2008 13:24

                  @ bul mes choses

                  ... tu sais ce qu’ils te disent "les chiens galeux" ?

                  A peluche


                • Gilles Gilles 2 octobre 2008 12:27

                  "Par exemple, il serait question de développer le portage à domicile, solution quasiment risible tant elle apparaît en décalage avec la réalité dessinée par le monde numérique"

                  En Angleterre, début des années 2000 le journal pouvait être apporté à domicile, en compagnie de tas de pub. Pas trés cher puisque c’étaient des enfants & jeunes ados qui faisaient le job aprés les cours (voir le soir) et trimballer des sacs absolument énormes

                  Et des tas de revues publicitaires sont déjà délivrées à domicile, par LaPoste ou par des gars qui font le tour des boites aux lettres

                  C’est dans l’air du temps non, ce genre de job ?


                  Et avec tous ces chômeurs, et futurs RSA, l’ANPE pourraient les menacer de couper leurs allocs, s’ils refusent de distribuer les journaux à 5 heures du mat pour 1 euro de l’heure (tarifs pratiqués en Allemagne)


                  • Gilles Gilles 2 octobre 2008 14:41

                    Travaux pratiques :

                    Etude sur quelques articles, sensibles pour le gouvernement, dans les éditions online du Figaro et de Libération.

                    Sur Libé :
                    1 article sur les mensonges d’Alliot marie sur les chiffres de la délinquance, cad les différence entre ce qu’elle déclare au peuple des radiosn et devant caméra, et les chiffres de son propre ministère
                    2 article sur le fichage religieux des fonctionnaire par les flics

                    Sur Le Figaro
                    la côte de Sarko résiste à la crise.... et aucun détails sur les thèmes ci-dessus

                    Souvent, je note que l’édition online cache ce genre de détails nuisible à sarko et sa bande, alors que libé, le MOnde et d’autres en parlent en Une

                    Voyons si TF1 en parle ce soir.... sachant que la rédac ebn chef du Figaro, Etienne Mougeotte, était un ex ponte de TF1


                  • Philippe Delbauvre Philippe Delbauvre 2 octobre 2008 12:29

                    On m’accordera je suppose que le 11 septembre 2001 constitue une date clef. On peut se renseigner sur le sujet grâce aux journalistes :


                    - de télévision


                    - de la presse écrite traditionnelle


                    - d’agoravox

                    Pourquoi autant de différences ? A quoi bon perdre son temps devant la télé ou à lire des journaux qui manifestement désinforment ?

                    Le problème est aussi là.


                    • dapeacemaker911 2 octobre 2008 12:38

                      Etats generaux.... etats generaux ????


                      ca me rappel bien quelquechose :

                      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats_g%C3%A9n%C3%A9raux_de_1789


                      J attend avec impatience qu une personne connue et reconnue, admette publiquement qu aucun homme sur terre ne peut resoudre le(s) probleme(s) qui ronge nos societes.
                      J ai hatte qu un responsable avou publiquement que l origine du probleme repose sur le fait que le Peuple ne dispose plus du Pouvoir, que l on est plus dans une Democratie.
                      J ai hatte que les gens, le Peuple, soit suffisement en colere pour hurler mais surtout paralyser et piller ce systeme qui n a pas sa place dans une Democratie.

                      Enfin j aimerais de tout mon coeur que ququn prononce le mot tant attendu et tant redouté : Revolution.
                      En expliquant clairement et honnetement ce que cela sous entend :

                      Nous le Peuple, n avons pas assumer nos responsabilité depuis trop longtps, Nous le Peuple, avons laissez la situation pourrir, a force de deleguer l essentiel au politicien corrompus.
                      Nous allons devoir verser du sang, pour reprendre ce qui nous a ete voler.

                      Enfin, j ai hatte que le Peuple comprenne que pour qu une democratie fonctionne, il faut un Peuple instruit et informé de ce qui se passe et donc, des medias qui traite du fond des sujets importants.

                      Hier tout le monde riait quand on parlait d Urgence. Aujourdhui on rit moins... demain plus du tout.
                      Pour vous, pour nous, pour nos enfants.... prenez des risques, c est l heure.


                      DPM


                      • dapeacemaker911 2 octobre 2008 12:40

                        Un maitre mot : Corruption.
                        A tous les niveaux, sous toutes ses formes et dans tous les domaines.

                        Le changement fait peur.... et a juste titre... pourtant, le choix ne se pose plus.


                        Le plus dur c est pas la chute. preparons l atterissage.

                        DPM


                      • morice morice 2 octobre 2008 14:20

                         et chaque jour, Bulgroz vient nous vendre sont extrême droitisme de soutien à Sarko...


                        • Bulgroz 2 octobre 2008 15:13
                          Le nouvel Obs, le pharangon de la presse de gauche (un exemple pour tous) a refusé de participer aux états généraux.
                           
                          Dans le Nº2271 -SEMAINE DU JEUDI 15 Mai 2008 du Nouvel Obs Rubrique : Téléphone Rouge ;

                          On trouve :

                          Téléphone rougeLes nouveaux « connards » de Sarkozy

                          http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2271/articles/a374803-.htm

                          (Nicolas Sarkozy a toujours autant de mal à se faire au style présidentiel. « Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse ! », a-t-il lancé, lundi 5 mai, à quelques journalistes spécialistes des questions européennes qu’il avait invités pour une rencontre informelle à l’Elysée. L’entretien s’est déroulé dans la bonne humeur jusqu’à ce qu’un des reporters s’avise d’interroger Sarkozy sur sa pusillanimité à propos des droits de l’homme en Tunisie. Réponse du président : « Rien à foutre, de toute manière, ce ne sont que les connards qui posent des questions à la con... »)

                          (http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2271/articles/a374803-.html)

                          	
                          		 		Jean Quatremer, journaliste au quotidien Libération 		sur les questions Européens dit dans le blog de Libération 		du 21 Mai 2008 :»Coulisses de Bruxelles, UE » que ce 		raconte Le Nouvel Obs est totalement bidonné. La preuve, il 		y était. 		

                          « Spectaculaire, 		mais totalement faux. 		Je le sais, comme mes confrères en poste à Bruxelles 		le savent, puisque j’étais présent. Et je peux vous 		affirmer que jamais le Président n’a tenu de tels propos. 		En le disant, je brise le « off » dont nous étions 		convenu avec l’Élysée. Mais comment rester muet 		devant un tel mensonge qui nuit à toute la profession : 		d’une part parce que celui qui a parlé (ou qui a parlé 		à quelqu’un qui a parlé) a violé le « 		off », mais surtout parce qu’il a raconté n’importe 		quoi. C’est exactement de la même eau que le soi-disant SMS 		envoyé par Nicolas Sarkozy à son ex-femme (« si 		tu reviens, j’annule tout »), etc...voir 		la suite :

                          	

                          http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/05/sarkozy-le-nouv.html

                          Réponse du Nouvel Obs : Rédigé le 22/05/2008 à 18:15

                          Le Nouvel Observateur reconnait que "sur la base des recoupements que nous avons réalisé jusque-là, il apparait effectivement que cette information n’est pas avérée". Autrement dit, l’hebdomadaire ne peut que confirmer le récit que je vous ai fait de la rencontre avec Nicolas Sarkozy. Le contraire aurait été étonnant.

                          "Nous avons d’ores et déjà décidé d’informer nos lecteurs dans le prochain "Téléphone rouge" en faisant la rectification suivante : « Contrairement à ce que nous avons écrit, le président de la République n’a pas tenu les propos qui lui sont prêtés dans la rubrique Téléphone rouge du Nouvel Observateur N°2271 (du 15 au 21 mai). Si l’entretien informel qu’il a eu, le 5 mai dernier, avec les journalistes spécialistes des questions européennes s’est bien déroulé dans une ambiance relâchée, sa réponse à une question sur les droits de l’homme en Tunisie ne comportait aucun terme de cette nature. Le Nouvel Observateur présente ses excuses à ses lecteurs ainsi qu’à toutes les personnes présentes lors de cette rencontre à l’Elysée »."

                          Dont acte.

                          Rédigé le 22/05/2008 à 18:15

                          http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/05/sarkozy-et-les.html

                          http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2271/articles/a374803-.html


                          • non666 non666 2 octobre 2008 16:55

                            Après avoir assumé les consequences en terme de gains, de la speculation financière sur les marchés boursiers, les grands de ce monde sont disposé a privatiser les pertes quand tout va mal....

                            Après avoir consommé leur credibilité de journaliste dans deux présidentielles (2002 , 2007) et un referendum (2005), la Presse est disposée a demander au public la continuieté du finacement de la propagande necessaire au controle "democratique" de ce pays.

                            Pour maintenir le controle des masses, la Noblesse a en effet besoin d’un clergé mediatique qui insufle la bonne parole.

                            "Pour servir Dieu, il faut d’abord obeir a ton seigneur et maitre" disaient les curés en 1788.
                            "Pour servir la Democratie, il faut elire au choix le PS ou l’UMP" disent les medias en 2008.

                            Les deux tendent leurs sybilles à la fin de l’office, car il faut bien vivre, n’est ce pas ?

                            Sarkozy de nagy Bosca, qui ne sait que trop bien a qui il doit son election organise donc la mise au pas du web et la reprise de controle de l’information par ses cardinaux.

                            Car qui a transformé l’image de marque de Chirac (le sauveur de la democratie et du monde libre en 2002...) en affreux grippe sous, traitre au gaullisme, chef escroc de la mairie de paris ?

                            Qui a fait de LePen, le diable absolu en 2002 et le viellard sur sa fin en 2007 ?

                            Qui fait de Bayrou le ringard absolu ?

                            Et a gauche, qui a fait "apparaitre" une Royal qui partageait curieusement les memes attributs que Sarkozy (mensonge sur sa vie privée, concurrence curieuse sur la defense du drapeau, compatibilité avec "l’economie sociale de marché hautement competitive"( copyright TCE) ?

                            Qui a fait du traitre sur talonette, le sauveur, l’homme providentiel ?

                            La réponse, vous la connaissez tous.

                            Ce sont les Eveques de la sainte eglise Cathodique.
                            Les Patrons des groupes de presses qui ont , en notre nom, "organisé" les elections.
                            Bolloré, Rottschild, Bouyghes, Lagardère....

                            Ce sont les representants de ces groupes la qui seront reçu a l’Elysée et qui vont organiser la nouvelle concentration de la presse qui profitera aux proprietaire et a celui qui dependra d’eux pour sa reelection.


                            • kall kall 2 octobre 2008 23:26

                              Rien à ajouter

                              Nous partageons le même avis.


                            • ZEN ZEN 2 octobre 2008 18:40

                              Pour info :

                              LE FIGARO
                              Date de création : 1826
                              Diffusion (France, payée) : 322.482 exemplaires
                              Audience : 1,28 million

                              Directeur de la publication : Francis Morel
                              Directeur de la rédaction : Etienne Mougeotte
                              Composition du capital : Le Figaro appartient à 100% à la Socpresse, elle-même propriété à 100% du groupe Dassault.
                              Situation : le groupe Dassault, qui a repris Le Figaro, via la Socpresse, vite déshabillée de ses titres régionaux, se préoccupe de la situation économique du journal, annonçant en février 2008 un plan d’économies de 12 millions d’euros au terme duquel les effectifs doivent être réduits de 10 à 13% (71 personnes sont 45 journalistes). Pour l’année 2007, le déficit du Figaro journal atteint 10,5 millions d’euros.

                              Mais Serge Dassault entend contrôler également la ligne éditoriale. Après une passe d’armes sévère entre l’avionneur et Nicolas Beytout, le directeur de la rédaction pourtant choisi par l’actionnaire, qui finira par provoquer le départ du journaliste, de récents incidents ont contraint Etienne Mougeotte (ex-TF1), nouveau directeur de la rédaction, à se justifier du choix de certains papiers et des conditions de réalisation d’autres.

                              « Certains sujets ne passent plus ; il n’est guère possible de parler des opposants au gouvernement », s’est indigné un reporter dans le colonnes du Monde. « Nous n’avons plus le droit de parler en mal des pays dans lesquels Dassault fait du business et de ceux dont Nicolas Sarkozy veut se rapprocher », a affirmé un des membres du service international." (Mediapart)


                              • hans lefebvre hans lefebvre 2 octobre 2008 19:11

                                Merci à tous les commentateurs de ce billet, souvent pertinents et aguerris, désormais observons, les conclusions seront tirées dans deux mois....Mais point d’illusions, ce "grenelle de la presse" ne devrait pas révolutionner le secteur. En fait, c’est la presse qui tient son propre destin en main, et tous devraient prendre exemple sur ce sacré Canard déchaîné, pétri de qualités remarquables qui font le secret de sa longévité :
                                Identité originale, pertinence, indépendance, investigation, opinion, qualité de rédaction, respect du lecteur, donneur de plaisir etc....


                                  • wesson wesson 3 octobre 2008 10:19

                                    Bonjour,
                                    m’est avis que les états généreux* de la presse industrielle sont bien partis

                                    France 2 a fait un sujet hier soir ou le problème était clair : il n’y a pas assez de kiosques à journaux, qui ne peuvent pas choisir ce qu’ils vendent (ils doivent tout accepter et présenter). Aussi, il manque des vendeurs de journaux à la criée.

                                    C’était donc ça : pour sauver la presse de demain, il faut revenir aux usages de la presse ... en 1930 !

                                    Des hordes de vendeurs à la criée, en 2008, ils vont faire concurrence aux roms aux feu rouge qui vous lavent de force le pare-brise !

                                    Moi je trouve que franchement, c’est une analyse brillante, Il fallait y penser !

                                    Bon évidemment, pas un mot sur la fadeur des contenus, l’uniformité du propos derrière une diversité de façade, l’exécrable qualité de l’information se bornant à reprendre les communiqués officiels et recopier les dépêches des 2 agences (Reuters et AFP) en changeant quelques mots par çi par là. Pour tout ça, pas de problème.

                                    Avec ça, je crois que la presse industrielle n’a pas le cul sorti des ronces !

                                    * : généreux parce que c’est encore le contribuable qui va aider les marchands de canons à répandre la bonne parole ultralibérale dans les journaux entre 2 pages de pubs


                                    • chmoll chmoll 5 octobre 2008 11:01

                                      N. Sarkozy donnera le coup d’envoi des états généraux de la presse devant un parterre de patrons du secteur réunis au palais présidentiel. Les travaux devraient durer deux mois durant,


                                      vin diux ,leur faut 2 mois à s’te "presse" pour ne faire qu’une seule et unique chose,dev’nir indépendante de l’élysée circus

                                      ben j’crois bien qu’c foutu, c l’sarko qui ouvre l’bal

                                      si encore ct tous les patrons "d’presses" qui se seraient reunis entre eux

                                      y aurais core eu un espoir TRRRRRÉS TRRRRRRÉS minime,mais espoir quand mème

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès