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Accueil du site > Actualités > Médias > Faut-il croire July, Kahn et Plenel ?

Faut-il croire July, Kahn et Plenel ?

« Un journaliste est là pour déranger. Se déranger lui-même d’abord en découvrant des réalités qui le bousculent. Déranger le public en le faisant sortir de ses confortables certitudes. Et déranger les pouvoirs bien sûr car c’est en en se confrontant à l’espace public qu’ils sont amenés à rendre des comptes […]. »
Edwy Plenel

61% des Français estiment que les journalistes ne sont pas indépendants face aux pressions du pouvoir. 6 sur 10 mettent en doute la liberté des médias vis-à-vis de l’argent. 63% des journalistes jugent que leur métier a évolué négativement lors des dernières années … Le journalisme français se porterait-il donc si mal ? Les journalistes sont-ils responsables de la crise qui frappe leur secteur ? Peut-on au final croire ce que l’on lit dans la presse ou que l’on entend dans les journaux radios et à la télévision ?

Ces questions, Philippe Gavi les a posées à trois monstres sacrés du journalisme contemporain. Dans son livre d’entretiens Faut-il croire les journalistes ?, il donne la parole à Serge July, Jean-François Kahn et Edwy Plenel. Chacun leur tour, ces grands noms de la presse donnent leur opinion et expliquent ce qu’est le journalisme aujourd’hui et ce qu’il devrait être. Répercussions de l’arrivée d’Internet sur les médias traditionnels, rôle des éditorialistes dans les choix du public, poids du sarkozysme… Les principales questions que se pose le citoyen engagé sur l’évolution de la presse trouvent ici des réponses pertinentes et argumentées.

Si les propos de Serge July et de Jean-François Kahn sont intéressants, ceux d’Edwy Plenel sont plus que passionnants. Répondant le dernier aux interrogations de Gavi, il fait mouche à chaque réponse. Lire Plenel, c’est prendre une leçon de journalisme. Ses enquêtes incisives sur la présidence Mitterrand, son indépendance vis-à-vis des pouvoirs politique et économique et sa conception exigeante du métier font de lui un exemple de journaliste engagé. Dans le livre, Plenel rappelle les bases du métier, à savoir la recherche obstinée des faits tels qu’ils se sont passés, « ces petites vérités à la fois concrètes et momentanées, précises et circonscrites, pertinentes et éclairantes ». Ce sont ces faits qui dérangent nos certitudes et nous permettent d’y voir un peu plus clair jour après jour. Et pour découvrir ces faits, des règles doivent respecter : savoir dire non à la flatterie, connaître les motivations des sources, se soucier du contexte des révélations, mettre en perspective, avoir la mémoire des événements et des déclarations… Difficile mais indispensable. Plenel ranime la flamme du journaliste qui sommeille et invite à l’excellence. Il rappelle au citoyen le haut degré d’exigence qu’il est en droit d’attendre de la presse aujourd’hui. C’est en cela que son discours est salutaire.

S’appuyant sur un casting bien senti, Faut-il croire les journalistes ? est un ouvrage simple et pédagogique. Truffé d’anecdotes croustillantes, il met en perspective l’évolution du métier et la régression sont il est victime depuis la capitalisation des grands titres par des industriels proches du pouvoir et l’arrivée de Sarkozy au sommet de l’Etat. A lire pour rester debout, les yeux ouverts.

Samuel Duhamel

Faut-il croire les journalistes ? de Philippe Gavi, éditions Mordicus, Paris, 2009, 173 pages, 13€50

July, Kahn, Plenel : trois journalistes à la page

Serge July, 68 ans. Après des études d’histoire et de sociologie, il crée Libération en 1973 aux côtés de Jean-Paul Sartre et Philippe Gavi. Il dirige le quotidien jusqu’en 2006 à la suite d’un conflit avec Edouard de Rotschild, devenu actionnaire principal. Depuis lors, il est éditorialiste sur RTL et réalise des documentaires pour la télévision.


Jean-François Kahn, 72 ans. Ancien journaliste de Paris Presse, L’Express, Europe 1, Le Monde et les Nouvelles Littéraires, il crée L’Evénement du jeudi en 1984. Après dix ans de succès, la diffusion baisse et le journal doit déposer le bilan en 1994. Trois ans plus tard, Kahn rebondit avec un nouvel hebdomadaire, Marianne qu’il lance dans l’idée de pourfendre la pensée unique. Après avoir pris ses distances avec l’hebdo, il s’est lancé en politique lors des élections européennes de 2009 sous les couleurs du Modem de Bayrou.

Edwy Plenel, 58 ans. Trotskiste dans sa jeunesse, Plenel écrit ses premiers papiers dans Rouge, le journal de la Ligue Communiste Révolutionnaire. En 1980, il entre au Monde où ses enquêtes minutieuses feront de lui la bête noire de François Mitterrand pour qui il admet avoir voté. Devenu rédacteur en chef en 1994, Plenel annonce sa démission dix ans plus tard à la suite de la parution d’un ouvrage critique sur le fonctionnement du journal (La face cachée du Monde de Pierre Péan et Philippe Cohen). En 2008, Plenel lance Mediapart, un journal sur Internet, foncièrement indépendant et ayant déjà déniché de nombreux scoops malgré une rédaction réduite.
 

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24 réactions à cet article    


  • ryukin ryukin 9 février 2010 10:51

    un duhamel qui congratule un plenel tout en vantant la valeur d’un khan ou d’un july... comme c’est répétitif et comme c’est triste pour la profession...

    c’est une manière de quémander un stage chez merdiapart ?


    • ddacoudre ddacoudre 9 février 2010 11:55

      bonjour samuel

      il y a dans tous les métiers des fondamentaux, ensuite la possibilité de prendre ses distances avec pour des raisons qui ne tiennent qu’a l’environnement et aux individus.

      avec « l’art » de la communication, ou de la désinformation c’est ouverte une période plus prégnante grâce aux technologies. l’information a surtout changer par rapport à ces deux techniques. au quotidien les populations ont l’oreille ou l’œil sur une information.

      l’information visuelle permettant la mise en scène d’un spectacle, à généré sa corrélation écrite et parlé. souvent il ne s’agit plus de distribuer une information mais de délivrer une construction romanesque avec des mot clés percutant qui permettent de capter l’attention et laisser une trace dans les esprit.
      ceci parce que l’information est devenu tellement il y en a un espèce de brouhahas duquel il faut s’extirper et aujourd’hui il y a deux thèmes qui permettent cela, le faits divers et la polémique.

      tous deux permettent d’être exposés brièvement dans le peu de temps que veut consacrer un auditeur ou un lecteur. plus personne n’est capable d’être attentif à un débat ou un exposé d’idées qui dépasse un certain temps.

      l’environnement social à changé nous disposons d’un temps libre durant lequel, les sollicitations sont nombreuses et insatiables, les populations attendent qu’on leur délivre une information courte et toute mâché.

      c’est du pain béni pour les faiseurs d’opinions et les propagandistes. ceci a généré un combat pour l’appropriation des moyens de communication, d’où une espèce de crainte qui se développe par rapport au net et une rechercher de son contrôle, qui s’apparente a un contrôle de la liberté d’expression, indépendamment des problèmes liés au commerce qui génèrent là comme ailleurs ses méfaits.

      aucun discourt construit et émancipateur ne résistera à cela.

      ceci explique l’évolution vers l’information émotionnelle.
      étant biologiquement des êtres émotionnels, il est donc garantie de toucher l’es populations par ce biais, que par la sollicitation de la raison, notre président a fait passer toutes ses lois sécuritaires de cette manière, boucle d’information,, spectacle émotionnel et lois, j’ai appelé ceci l’ICS (http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=69176)

      un des supports de l’évolution journalistique fut la fin du bloc de l’est, il était pourvoyeur de débat et de sujets idéologiques qui écarter de la Une une bonne parti d’informations que l’on y trouve aujourd’hui.
      la rubrique des chiens écrasés n’étaient pas valorisante, à quelques exception prés les peoples ne se trouvaient pas aux devant de la scène politique, aujourd’hui il faut bien reconnaitre que ce sont les politique qui recherchent les émissions et journaux spectacles.

      en soi les évolutions marquent leur époque, et sont indicative de la valeur qualitative d’une société, s’entend que par qualité il faut convenir qu’il s’agit de ce qui permet à l’humain de se civiliser dans le respect de la liberté restreinte qui ne l’aliène pas à l’autre.

      je crois donc qu’il y a cet ensemble d’événements qui poussent le journalisme vers la médiocrité, il colle de fait à la société d’où il a germé.
      la notre basé sur le leurre et la duperie pour permettre la consommation, ne peut pas ne pas interférer sur les populations qui donnent naissance à des générations imprégnés de ceci.

      l’on peut leur expliquer les fondamentaux du journalisme, s’ils ne sont plus approprié à la réalité de la circulation de l’information, les journalistes en glisseront inévitablement, dans un mimétisme et un suivisme effarant.
      en conclusion les populations s’écartent des informations qui conditionnent leur avenir, elles en ont conscience, mais ignore qu’ elles les ingurgiteront de toutes façons, car elles les auront lu, vu et entendu. base du conditionnement et de la réorganisation de la réflexion.

      je n’ai pas lu cette ouvrage dont tu te fais l’écho par cet article, mais il ne doit pas trops être différent de ce que je développe dans mon commentaire.
      cordialement.


      • non666 non666 9 février 2010 12:02

        C’est marrant , sur ces 3 journalistes, je n’ai pas le meme point de vue.
        Les 3 ont « fait » 1968.
        L’un comme Cohn Bendit , Beni Levy et Kouchner pour faire tomber DeGaulle
        Les deux autres comme apprenti-gauchiste-qui-croyaient-aux-lendemains-qui-chantent....

        L’un a toujours bossé pour la mondilisation, la cause d’israel tout en fegnant de les combattre.
        Les deux autres ont largement evolué , remettant en cause (parfois) leurs certitudes de jeunesses.

        Mais leur seul vrai point commun c’est , qu’a un moment ou un autre ils se sont lourdement trompé et NOUS ont lourdement trompé.

        TCE, Arrivée de la Turquie et d’israel dans l’UE, 11 Septembre, Elections présidentielles , Cause de la sortie de l’Otan, cause du retour dans l’Otan , Mondialisation, existence d’Al quaida....j’en passe, excusez moi.



        • alberto alberto 9 février 2010 13:47

          non,

          pour ce qui est de nous avoir trompé : bien d’accord avec toi...

          Sur le fait qu’ils se soient trompés, pas d’accord, ils étaient aux ordres : ils n’ont fait que leur boulot !

          Bien à toi.


        • Lucrezia 9 février 2010 12:29

          Maintenant on se conçoit plus le Journalisme en France que sous l’angle de l’opposition, de l’attaque ou de la révolte !

          Sans être à la solde du pouvoir en place ou des patrons ou de tout autre lobby ou parti politique pourquoi en France n’avons nous pas un Journalisme « apaisé » ? Ne peut-on pas dénoncer en utilisant un ton non menaçant ou alarmiste ?

          Et puis au lieu de nous montrer systématiquement ce qui ne va pas, ne pourrait-on pas montrer en France ce qui fonctionne ? Juste de quoi nous donner envie et espoir à notre Jeunesse ? Parce qu’à force ne ne nous montrer comme seul miroir de la société Française que les miséreux, les déshérités, les malades, les ratés, les laissés de côté, les injustices ... les journalistes Français ne sont-ils pas en trin de rendre suicidaires tous les Français !!!


            • M.Junior M.Junior 9 février 2010 13:31

              Quel bonheur de lire le 3e dans sa qualité de rédacteur en chef du journal Le Monde ou au travers du livre La face cachée du Monde ?

              Seuls les journalistes qui exigent de la respectabilité en mangeant dans la soupe des annonceurs évoquent la crise de la presse.

              Pourtant des journaux arrivent très bien à se vendre et les journalistes n’ont pas besoin d’user de leur talent oratoire pour se faire respecter par le plus grand nombre.

              J’aime beaucoup ces 3 contres-exemples du journalisme mais si bons exemples pour le journalisme français !


              • non667 9 février 2010 14:17

                à sam
                61 % ne croient plus au père noël ?
                39% y croient ??? dont sam on n’est pas dans la merde !!!!!!! smiley


                • Christoff_M Christoff_M 9 février 2010 14:25

                  nous avons connu le problème dans le prépresse...

                  Quand les gérants et actionnaires rentrent dans une direction de presse, seul le prix compte pour ces « comptables »...

                  Quand on fabrique un journal comme une voiture avec des méthodes de productions mondialistes, on en a « pour son argent » comme disait un de mes vieux potes en production...

                  On fait rever les gens avec la pub et les plans com de plus en plus couteux sur des produits prédigérés ou aucune intiative personnelle ne subsite !!

                  Ne vous étonnez pas d’avoir un journal ou un média qui ressemble à une tranche de jambon industriel, très cher pour un contenu très pauvre !! Les procédures de production d’un produit standard n’ont jamais remplacé l’intelligence et le talent....


                  • Christoff_M Christoff_M 9 février 2010 14:36

                    les actionnaires rendent dépendants d’un certain pouvoir et de l’argent...

                    Création et comptabilité ne sont pas compatible...

                    Nous sommes à l’ère de la quantité et de la rentabilité, on ne fait pas vite et bien avec une plume à moins d’être un génie !! le talent ne dépend pas du salaire ni de l’ancienneté...

                    Les journaux cherchent à publier des éditos de « célébrités »... ils n’ont rien compris, encore un raisonnement de gestionnaire... mieux vaut un type moins connu qu’un people surpayé qui n’écrit que des banalités et dont on se demande s’il a vraiment écrit l’article qu’il a signé...

                    Vous pouvez mettre une signature sur une voiture, si celle ci n’a pas un design, quelque chose en plus, si elle n’a pas de ligne, elle ne se vendra pas, qui lira la fiche technique en détail ???

                    Une presse insipide, mondialisée fabriquée avec des trucs et des procédures ne se vend pas... et les « grands noms » ou les plumes ne représentent plus une garantie...

                    Les gens veulent du nouveau du contenu et de la forme, c’est loin d’être le cas de la presse en France depuis quelle est « actionnarisée »...


                  • Geneste 9 février 2010 14:55

                    Votre éloge de Plénel est tel qu’on dirait que vous cherchez un poste...

                    Quant au journalisme actuel, je vais vous montrer ce qu’il vaut de façon très simple. Si vous regardez combien sortent de dépêches de l’AFP chaque jour, vous en compterez des centaines. Reprises par la presse, ces nouvelles devraient constituer une moyenne mais devraient aussi montrer un écart-type autour de cette moyenne. J’ai analysé cela en détail dans mon ouvrage « Ainsi marchait l’humanité ». Or, quand vous écoutez, regardez ou lisez la presse, vous constatez que l’écart-type est nul ! Conclusion, il n’y a rien à attendre de la presse dans notre pays, elle est objectivement corrompue.

                    Commentaire définitif !


                    • sheeldon 9 février 2010 15:08

                      bonjour

                      un conseil a l’auteur , vous allez sur acrimed et vous tapez n’importe lequel de vos exemples dans recherche .

                      cordialement


                      • cassec 9 février 2010 15:26

                        Faut-il croire July, Kahn et Plenel ?


                        C’est une question pour rire, évidemment...

                          • Samuel Duhamel Samuel Duhamel 9 février 2010 17:48

                            A Ryukin :
                            Lol !

                            A ddacoudre :
                            Effectivement, les informations balaient les informations. Difficile dès lors de faire un tri dans ce flux ininterrompu. July en parle un peu dans le bouquin. Perso, ce que je trouve déplorable, c’est surtout ce que Bourdieu appelait « la circulation circulaire de l’info. » Parce que RTL en a parlé, alors on va en parler. Je suis confronté à cela quasi quotidiennement. Je subis cela quotidiennement. La seule réponse : c’est d’aller dans les niches. J’estime qu’Agora Vox en fait partie.

                            A Geneste : ce n’est pas un éloge de Plenel, c’est une appréciation positive de ce qu’il dit dans le bouquin. Commentaire définitif. Vous me faites marrer Geneste ! C’est bien là l’essentiel, vous en conviendrez !

                            A Sheeldon :
                            Je viens d’aller sur Acrimed, c’est un poil flippant en effet ! J’y ai vu notamment le faux scoop de Plenel sur le financement occulte du PS par le général Norriega. En fait c’était faux et Plenel avait tort. C’est en tout cas ce que dit l’auteur du papier. C’est vrai qu’on est contraints de se dire : « Attends coco, t’es pas sérieux ! Tu balances des conneries et tu viens nous donner la leçon après ? » Acrimed, le Plan B, de nouvelles niches ? Certainement !


                            • sheeldon 9 février 2010 18:52

                               le mec il prend bourdieu comme modèle en critiquant acrimed tu comprends décidément rien a rien , mais retourne a l’école lire raison d’agir la collection de bourdieu !!!!!!! tu verra c’est en grosse partie les livres qu’on te dit de lire !!!!!

                              http://new.acrimed.org/article161.html

                              http://www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/index.html

                              tiens voila l’adresse tu devrais commencé de suite .

                              mais vraiment on formate des neuneus de première , j’ai un exemple , un pote qui sort d’un iep et qui a été a l’école de journalisme robert schumann , le gars me croyait pas que ce monsieur ( schumann ) était dans le gouvernement pétain , impossible pour lui d’imaginé un tel truc , schumann c’est le bien , c’est devenu un dogme , c’est fou .


                            • ryukin ryukin 9 février 2010 18:12

                              vous avez raison... continuez d’envisager le journalisme en terme de marchés, de niches et d’opportunités de carrière ; après tout c’est pas comme si la profession était en à l’agonie justement pour cette raison là, métastasée par des milliers de gratte-papier, fabriqués à la chaine pour coller aux demandés du marché...


                              • curieux curieux 9 février 2010 20:57

                                Ils sont devenus de très bons journalistes ;; ; mais pour les MERDIAS


                                • Néo-Résistant Néo-Résistant 9 février 2010 21:17

                                  Il ne faut pas se faire d’illusions sur l’état du journalisme à l’heure actuelle, les médias ont été financièrement repris par des gens dont le métier n’est pas l’information mais le profit, le critère de l’audience a progressivement transformé les journalistes en agents de communication de l’idéologie dominante : le libéralisme ; plus qu’une connivence avec le pouvoir en place qui a toujours été plus ou moins importante et qui reste toujours à dénoncer avec vigueur ; c’est surtout l’aspect « pensée unique (libérale) » qui est révoltante et qui fait, par exemple que, à toutes les étapes de la crise économique que nous vivons, nous avons toujours eus les mêmes « experts » économiques qui nous ont raconté les mêmes « salades » optimistes (et libérales) contredites rapidement par les faits ; nous ne voyons pratiquement jamais les économistes non conformistes (ou plutôt non-libéraux !) qui eux, ont annoncé la crise, puis par la suite ses différents développements et qui continuent à nous affirmer que la crise est profonde (systémique !) et qu’elle est loin d’être terminée !


                                   Mais rassurez-vous, la crédibilité des grands médias n’est pas aussi importante qu’ils le croient de nombreux citoyens se méfient de l’information « orientée » des grand médias (vous pouvez jeter votre télé, moi c’est fait depuis 2 ans et demi), surtout que maintenant, avec le net on peut s’informer ailleurs ; c’est d’ailleurs pour cette raison que les médias et les hommes politiques « bien pensants » sont souvent très critiques à propos des médias du net... facile de comprendre pourquoi... Il n’y a pas besoin de chercher bien loin sur le net pour trouver des déclarations de Frédéric Lordon, Eric Laurent...etc (et il y en a bien d’autres) pour découvrir que les médias officiels nous mentent par omission en ne nous présentant que ce qui est favorable à la pensée unique : le libéralisme !
                                   

                                  S’ils ne s’attaquent pas au système de production et d’échange du libéralisme, les partis politiques qui nous promettent le respect de l’environnement et le développement social ne sont que de vulgaires opportunistes à la pêche aux voix !

                                  http://www.everyoneweb.fr/marredelagauchecaviar/



                                  • moebius 9 février 2010 21:46

                                    cet article me dérange beaucoup


                                    • sheeldon 9 février 2010 22:26

                                      c’est un carnage !


                                    • curieux curieux 10 février 2010 05:51

                                      A cause de Razzara :
                                      8 mois que je n’ouvrais plus l’étrange lucarne. J’ai regardé un petit peu et je n’ai pas été jusqu’au bout. J’y ai vu un journaleux, Leconte que je rebaptiserais « un PUANT de la désinformation » qui était outré de voir qu’il y avait : « Vous vous rendez compte, 1 français sur 5 est un négationniste du 11/9 ».
                                      Pauvre carpette, pauvre lèche-cul qui répète comme un perroquet à peu près les mêmes propos que Revel dans son lynchage de Taddéi. Ces puants ne cherchent pas à en savoir plus sur le 11/9, ils cherchent surtout à protéger leur petit confort. Ces Puants sont dignes des journaleux sous l’occupation allemande, de la pourriture. Il y en a même qui ont osé parler de Zola. Zola est bien mort, même assassiné je crois et je ne vois pas qui pourrait le remplacer.
                                      Grotesque, l’interview des soi-disant journalistes Giesbert, le tombereau, le Bernardo Pujadas et autres larves des merdias.« Internet n’est qu’un tissu de mensonge » : ce sont des trouillards qui essaient de protéger leurs dernières prérogatives. Ils se croient les seuls compétents, pauvres taches.


                                    • Vox Populi 9 février 2010 23:32

                                      Quelle avenir pour le métier de journaliste professionnels à l’heure ou c’est à chaque citoyen de recouper les information ou de remonter à leurs sources ?
                                      Certes internet pose le problème de l’authenticité des sources, mais les journalistes professionnels de l’école actuelle sont-ils mieux à-même de résoudre ce problème que les citoyens en bâtissant de nouveaux systèmes de traçabilités de l’information, c’est à dire en bâtissant un nouveau système de journalisme ?


                                      • Samuel Duhamel Samuel Duhamel 10 février 2010 12:42

                                        A Sheeldon !
                                        Réveille toi Coco !
                                        J’ai pas critiqué Acrimed, j’ai dit que c’était une niche salutaire.
                                        Arrête avec tes généralisations pourries : IEP = neuneu et réapprends à lire avant de critiquer !
                                        Amitiés bourdiviennes.
                                        Samuel

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