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Gillmor passe chez Backfence

En janvier dernier, je rapportais la grande déception de Dan Gillmor, un des précurseurs du journalisme citoyen (voir Le constat d’échec de Dan Gillmor). Il jetait l’éponge dans l’expérience Bayosphere, un site qui se voulait pour et par les résidents de la Baie de San Francisco intéressés à la technologie, premier moteur économique de la région, et entendait se consacrer désormais au Center for citizen media (CCM), un organisme voué à la promotion du concept de journalisme citoyen. Or, il nous apprenait hier qu’il animerait désormais l’édition Backfence de la région de San Francisco.

Backfence est un éditeur de médias communautaires en ligne publiés dans certaines collectivités aux États-Unis (Bethesda , Arlington, McLean, Reston et maintenant San Francisco). Backfence fonctionne selon le modèle du journalisme citoyen cher à Gillmor, c’est-à-dire que l’ensemble de son contenu (textes, photos, etc.) est produit par des personnes investies dans leurs collectivités, mais qui ne se réclament pas nécessairement de la profession journalistique. À terme, Backfence vise à implanter de tels médias communautaires à l’échelle des États-Unis. Celui de San Francisco est le premier à l’extérieur de la région métropolitaine de Washington.

On se souviendra qu’en 1997, la société Microsoft avait tenté de mettre sur pied une chaîne de sites Web régionaux à vocation arts/culture/divertissement (voir Premiers pas sur Sidewalk). J’écrivais à l’époque : « Si l’arrivée de Sidewalk fait des remous, c’est que Microsoft entend rentabiliser chacun des sites en s’accaparant une part du marché publicitaire régional, ce qui pourrait nuire aux quotidiens et hebdomadaires régionaux ainsi qu’aux diffuseurs Web. » L’expérience de Sidewalk s’est mal terminée pour Microsoft, mais ce modèle emprunté par Backfence, servi à saveur "journalisme citoyen", a de quoi inquiéter les médias imprimés. Chaque constituante du réseau Backfence offre la possibilité de placer sans frais des annonces classées, source de revenus non négligeables pour les quotidiens. Et c’est sans compter les bandeaux publicitaires qu’elles proposent aux petites et moyennes entreprises de leurs régions respectives.

Pour Gillmor, l’invitation à se joindre à Backfence ne pouvait être refusée (voir Welcome to Backfence). D’une part, il bénéficiera de l’encadrement structurel et financier de Backfence explique-t-il, et d’autre part il sera libéré des tâches d’homme-orchestre qui l’accaparaient avec Bayosphere. Une expérience à suivre.


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