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Google : la “fascisation” rampante du Web

Google est-il loeil de Sauron ?Avec Google, sommes-nous en face d’une tentative totalisante sur le Web ?

L’idôlatrie délirante qui amène les Français à reconnaître en Google une marque "courageuse" n’est-il pas le marqueur d’une nouvelle aculturation ?

A l’exception de l’administration américaine, le silence bruyant des gouvernants face à l’hyper-puissance de la firme de Mountain View est un des marqueurs supplémentaires de l’autisme qui a envahi les sphères dirigeantes face à un phénomène qu’elles ne comprennent pas toujours très bien.

Source : Voie Militante

Avec …

Google est en train de broyer tous les écosystèmes des médias et du Web.

--------------------

En remarque liminaire, je tiens à faire savoir que je ne suis pas mandaté par Microsoft ou par un autre de ces anciens califes qui souhaitent ardemment retrouver leur statut de calife.

Définition empruntée à l’histoire

Pour bien me faire comprendre, j’ai fait le choix provocateur de transposer la définition du mot fascisme telle qu’elle figure dans Wikipédia : “Il Google s’est étendu à tout mouvement politique l’internet s’appuyant sur un pouvoir fort alogrithme, les métiers logiciels organisés en corporations services, l’exaltation du sentiment nationaliste de la marque, le rejet de l’opposition toute diversité et des institutions démocratiques et libérales concurrents et un contrôle politique économico-technico-médiatique extensif de la société civile planète entière.” De la même façon que ce sont les citoyens des démocraties qui ont pu élire leurs dictateurs, ce sont les internautes qui choisissent Google. Je veux dédouaner Google de l’imbécillité qui, avant tout, est la nôtre !

Google, un suceur de roues qui s’ignore ?

Co-financeur du projet Mozilla, l’éditeur du célèbre moteur de recherche pourrait s’en retirer après en avoir dégagé toute la substantive moelle par la création de son propre moteur, Chrome ! Jouant à l’intox la plus totale, contrôleur et contrôlé, il communique sur les failles de sécurité pour mieux faire la proche apologie de Chrome, ce navigateur bourré de spywares dont personne ne veut… encore. Question de temps ?

Le rapport au logiciel libre chez Google est glauque. Promoteur invétéré d’une gratuité qui rapporte, l’éditeur s’appuie sur les standards du Web qu’il contribue à modifier pour mieux les vendre par la suite. Le modèle économique de Google est simple, voir simpliste : moi d’abord, les autres ensuite. En cela, la firme vient gonfler la grande tribu des Toutpoumagueule ! L’éditeur peut alors compter sur quelques grands benêts qui se font les apôtres - bien dégagés derrière les oreilles - toujours prêts à vendre leur âme au diable moyennant quelques émoluments.

Fiabilité et durabilité

L’accident global dont a fait l’objet le service de messagerie Gmail suite à une mise à jour de serveurs européens a ouvert les yeux autour de la fiabilité du Cloud Computing. Le 31 janvier, de 14 h 30 à 15 h 20 heure française, Google considérait l’ensemble des sites comme étant malveillants. L’origine du problème venait d’un erreur humaine concernant l’utilisation de la base de données StopBadware. Plus récemment encore, Google a dû reconnaître qu’une faille permettait à des utilisateurs du service Google Docs de consulter des documents sur lesquels ils n’avaient aucun droit. Du coup, l’Epic a demandé à l’autorité fédérale américaine du commerce de vérifier le niveau de sécurité offert par le serial bogueur aux utilisateurs de ses services.

Des tas de question se posent désormais sur la durabilité de services proposés par Google. Google Vidéo - concurrent à Blinx -, Dodgeball, un autre réseau social, viennent d’en faire récemment les frais. Quel avenir pour Orkut et Jaiku concurrencés avantageusement par FaceBook et Twitter ? Il n’y aura bientôt plus de caveau disponible au cimetière des innovations Google. Dans ces conditions, peut-on encore faire confiance à Google ?

Le croque-mort de la presse et des médias

Face aux succès, Google, en charognard de la vieille économie, va lancer un vaste programme de numérisation des journaux français après que quelques bibliothèques complaisantes et quelques élus à l’image de Gérard Collomb aient donné corps au projet Google Books. Seuls, quelques Gaulois à l’image de Jean-Noël Jeanneney résistent autour du projet Europeana ! Pour combien de temps encore ?

Enterrement en 1ere classe pour la presse mondiale ?L’éditeur ne compte pas en rester là et souhaite désormais s’attaquer à … la presse locale. Oui, vous avez bien entendu ! Avec les magazines, la Presse Quotidienne Régionale arrivait, jusqu’à présent, à maintenir ses tirages. Pour combien de temps, au juste ? Avec Google, tout est possible : le meilleur et surtout le pire !

L’introduction de la publicité dans le portail d’informations Google News a légitimement amené les organes de presse à demander leur part du butin. Philippe Jannet, président du Geste (Groupement des éditeurs en ligne), a cru bon rappeler les règles qui doivent désormais lier internet au monde de la presse française. Lors des états généraux de la presse écrite qui se sont tenus à Paris dès le 2 octobre 2008, Google fut qualifié de pire ennemi de la presse française. Après avoir radié de son programme AdSense les éditeurs de site qualifiés de parasites, Google, le cannibale, ne serait-il pas devenu un peu trop gourmand ? Droit dans ses bottes, Google a décidé de partager ses revenus publicitaires à partir des pages diffusant des dépêches d’agence de presse. On ne pouvait pas rêver d’un plus beau bras d’honneur.

Modèle économique

Après avoir racheté Doubleclick, Google, avec ses liens sponsorisés domine le marché de la publicité sur internet avec 56.5% de part de marché. Gorgé de statistiques de plus en plus fines, Google reconnaît désormais les sites préférés de l’internaute qui se voient proposer des liens en fonction de son comportement. Grâce à votre historique de navigation, Google vous trace. Du point de vue des libertés, nous serions en droit d’avoir une réponse de la part du monde politique et de l’Europe, singulièrement atones sur cette question et si soucieux, pourtant, de pénaliser le comportement de l’internaute.

Au dernier trimestre de l’année 2008, les bénéfices de Google furent de 5.7 milliards de dollars, soit une progression de 22% en un an. Ce chiffre est évidemment à mettre en relation avec la baisse de 8% des revenus des médias observés dans le monde. Google et sa petite entreprise ne connaissent pas la crise. Nous voilà rassurés !

Les milliards engrangés - convertis en réserves de cash, un concept Google inside - permettront à l’éditeur de faire face aux ennuis juridiques auxquels il est confronté avec le système de liens sponsorisés, que n’aurait pas dénié, en son temps, Antoine Pinay. La justice française l’a d’ailleurs récemment rendu responsable de la diffusion de la publicité sur Google.fr. Il va y avoir de l’activité pour les avoués et autres avocats spécialisés en droit des marques. Suite à la plainte déposée en 2003 contre Google pour contrefaçon, concurrence déloyale et publicité mensongère, Vuitton a obtenu une condamnation en 2005 confirmée en appel en 2006. Google a déposé un recours devant la Cour de justice des communautés européennes. Résultat attendu en 2010 !

Zones d’ombres

Le seul qui semble aujourd’hui comprendre le danger que représente Google - cet OGM tueur de diversité informatique - est Barack Obama. La nouvelle administration américaine envisage très sérieusement d’appliquer la loi anti-trust. Le mystère fait par Eric Schmidt, CEO de Google, autour de l’emploi des 16 milliards de dollars n’est pas sans poser de nombreuse questions de la part de Christine Varney, la dame anti-trust de la nouvelle équipe présidentielle . Google se servira-t-il de cette cagnote pour tuer ses concurrents, d’une façon ou d’une autre ?

Premier bénéficiaire de la gratuité (synonyme de Business dans le lexique Google), le gouvernement néo-zélandais a sollicité les services juridiques de l’éditeur, premier acteur mondial de la société de surveillance, dans le cadre de la mise en place de la riposte graduée. Je ne résiste pas au bonheur de diffuser de larges extraits des paroles des oracles de Mountain View :

“[Le projet] met en danger les droits fondamentaux et les droits procéduraux des utilisateurs, en menaçant de suspendre l’accès à internet des utilisateurs en se basant sur de simples allégations et en renversant la charge de la preuve sur l’utilisateur qui doit démontrer qu’il n’y a pas eu de délit.[...] la Section 92A sape les bénéfices sociaux et économiques d’un internet ouvert et universellement accessible, en prévoyant une peine de suspension ou de résiliation qui est disproportionnée par rapport au dommage de la contrefaçon en ligne. [...] ‘il est vrai qu’une protection inappropriée du droit d’auteur peu réduire les incitations à créer, une protection excessive du droit d’auteur peut étouffer la créativité, étrangler l’innovation, appauvrir la culture et bloquer la concurrence libre et loyale.”

C’est vrai que Google s’y connaît tout particulièrement en droit d’auteur, en concurrence. Pourfendeur de la liberté, Google sait, en revanche, se faire humble face au régime chinois.

Adoration satanique ?

Lorsque j’ai lu que les Français voyaient en Google une marque “courageuse”, j’ai cru que nous étions le 1er avril. Sommes-nous devenus à ce point idiots ? Si “nous sommes ce que nous lisons“, comme beaucoup ne lisent plus, le processus d’individuation ne se réalise-t-il pas au travers des marques ? Serions-nous ce que nous consommons ? Ayant fait une synthèse parfaite de Roland Barthes et de Christian Salmon, Google sait mieux que quiconque cultiver l’identification béate à une marque dans un monde en profonde déculturation. A quand les tee-shirts, les briquets et les chaussures de la marque qui, grâce aux puces RFID et autres nano-tubes, s’éclaireront de différentes publicités selon la nature de vos activités alors que vous serez en train de filmer et de produire sur Big Google ?

Google a évidemment toute sa place dans le monde de l’internet. Mais il ne doit pas prendre la place des autres. Malgré la beaufitude des internautes, c’est aussi à ses concurrents, même si le combat peut s’apparenter à celui de David contre Goliath, d’innover et de proposer de réelles alternatives à Google. Google est battable. En 1998, David, c’était Google !

Défaut de puissance publique

Google a, le 1er, su parfaitement utiliser l’espace non marchand que constituait internet pour le dévoyer toute en entier aux forces de l’esprit du marché. Avec la firme de Mountain View, le périmètre de la sphère non marchande a reculé à l’image des forces du Mordor envahissant la cité des hommes. Pour autant, la responsabilité en incombe-t-elle à Google ?

Le 1er responsable de cette situation devenue critique, c’est l’impuissance du pouvoir politique à organiser une réponse de qualité à cette entreprise totalisante. L’Europe - on le voit avec Europeana - est encore une fois la seule réponse à l’entreprise de domination culturelle qu’est Google. Quaero, le projet franco-allemand de moteur européen, est planté depuis de nombreuses années. Face aux velléités idéologiques de démantèlement de l’enseignement supérieur et de la recherche publics qu’expriment aujourd’hui une majorité de gouvernements libéraux européens de droite et de gauche, la réponse ne peut venir que du côté du monde communautaire rattaché à l’Open Source. Google n’est pas le responsable de l’incompréhension, de l’inaction et de la bêtise qu’exprime le silence des pouvoirs publics européens.

Dans ces circonstances si singulières, faudra-t-il prier pour que Dieu fasse avec Google ce qu’il fit avec la tour de Babel ? Le contexte était toutefois bien différent.

Autres éclairages

Crédit photo : Actes Sud, Ioonos, Centre Blog, Services Tellier

par Denis Szalkowski (son site) lundi 23 mars 2009 - 25 réactions
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  • Par Kalki (xxx.xxx.xxx.180) 23 mars 2009 10:38
    Kalki

    La technique est toujours la meme pour adhérer les personnes à une idéologie ou un nouveau produit ou service...

    VENTER les bons côtés...

    Et ridiculiser ceux qui trouvent que la masse de controle dans toutes ces organisations , est un pouvoir, très puissant, et dangereux car ces intentions resteront cachés toujours, non démocratique.

    Le moteur de recherche c’est un service publique dans l’informatique.


    Aujourdhui c’est au main de l’économie, au lieu d’etre un bien de l’humanité et totalement ouvert aux citoyens.

  • Par anvil mac lipton (xxx.xxx.xxx.229) 23 mars 2009 18:07
    anvil mac lipton

    Petite introduction : je travaille dans l’informatique, j’utilise des OS libres, et mon moteur de recherche favori n’est pas Google.
    Pour en venir à la critique de cet article :

    L’article est discrédité dès le chapitre "Definition empruntée à l’Histoire".
    D’une part, Wikipedia n’est pas un dictionnaire, mais une encyclopédie collaborative. Wikipedia n’a donc pas pour but de fournir des "définitions", mais des informations factuelles.

    D’autre part, on peut très bien par le biais d’approximations soigneusement choisies tranformer tout en n’importe quoi. Et les approximations sont ici largement discutables, particulièrement, le rapprochement de "pouvoir fort" et "d’algorithme", de "l’ensemble des mouvements politiques" à "l’internet", de "métiers" et de "logiciels", de "corporations" et de "services", de "l’opposition" et de la "diversité", des "institutions démocratiques et libérales" et des "concurrents", de la "politique" et de "l’économicofoutoir" ...

    1 - L’ensemble des mouvements politiques représente l’ensemble des organisation faisant partie des organisateurs de la socité dans laquelle les citoyens vivent. L’internet, si on prend cette analogie, ça serait la société elle-même. Ici, une analogie pertinente aurait été de remplacer "lensemble des mouvemetns politiques" par "les acteurs majeurs de l’internet" (i.e. l’ICAN, le W3C, la FSF, les associations d’éditeurs, les associatiosn d’utilisateurs, etc.)
    2 - Le "pouvoir fort" s’entend par des dirigeants ayant les moyens d’imposer leurs décisions. Alors que le pouvoir fort est un état (au sens de "situation", "instantanné", pas au sens de "nation", "pays" ou "gouvernement"), ce n’est pas le cas d’un algorithme, qui n’est qu’un outil.
    3 - Les "métiers" décrivent l’organisation habituelle de l’activité des humains. Les logiciels sont les agents informatiques. Alors que le métier est une catégorie, le logiciel est une entité.
    4 - De même, la corporation est une structaration catégorielle, alors que les services représentent des sous-ensembles de groupes logiciels. A ce titre, les "services" représentent plus des "métiers" logiciels.
    5 - Je ne connais pas beaucoup de personnes qui adhèreraient à une "marque" avec autant d’intensité qu’à un sentiment d’appartenance nationale (ou communautaire). Lorsqu’on verra des porteurs de Nike organiser le lynchage des propriétaires d’iPod, à la rigueur, mais l’adhesion à une marque est plutôt un consensus mou et volatil (pour l’adhésion ed masse).
    6 - On commence à rentrer dans ce qui est un glissement beaucoup plus grave : la confusion de l’opposition et de la diversité. Dans l’aéronautique, il y a une forte opposition entre Airbus et Boeing. Pourtant, il n’y a pas de diversité. Dans un écosystème, il y a diversité, mais il n’y a pas d’opposition (en simplifiant, et en considérant qu’il est rare que deux espèces occuppent la même niche écologique)
    7 - Encore plus grave. Bien qu’elle soit vantée par l’Europe et les improprement nommés libéraux comme la condition d’une bonheur éternel, la concurrence n’a rien à voir avec la démocratie. Il me semble que rapprocher l’existence de concurrents d’une institution démocratique et libérale est hautement contestable. Par exemple, le marché bancaire est emminement concurrentiel. Pourtant, l’opacité est tout sauf démocratique.
    8 - Enfin, confondre comme des notions voisines un contrôle politique - c’est le rôle de la politique - et un contrôle économique, technique et médiatique - c’est à dire par des acteurs commerciaux impliqués dans le domaine -est une dérive grave. C’est exactement en substancece que demandent tous ceux qui veulent des armées privées, par exemple. Est-ce que le contrôle par une organisation de marchands d’arme, parce qu’ils maitrisent le domaine par construction, serait plus pertinent que le contrôle par les élus ? Non, bien sur. Pourquoi alors faire ce rapprochement ?

    Déjà, l’utilisation de la définition est douteuse. Mais même en souscrivant à ces rapprochements hasardeux, c’est faux.

    1 - Google est très loin de contrôler l’internet. Ce n’est pas parce qu’en Europe, et dans une moindre mesure en Amérique, il est écrasant qu’il est la société la plus puissante. Microsoft, Baidu, et d’autres sont des rivaux largement en mesure de contester cette supposée suprématie.
    2 - L’algorithme utilisé par Google, pour avoir été novateur, n’est pas le seul, et ne constitue pas quelquechose d’unique. C’est bien plutôt la notoriété acquise par son statut de précurseur dans le domaine, son approche commerciale qu’on pourrait qualifier d’aggressive, et sa diversification y compris dans des secteurs non rentables, qui ont fait de Google le géant d’aujourd’hui. Si on parle d’algorithme, alors il faut le mettre au pluriel, et pas qu’un peu, compte tenu du nombre de services ou logiciels proposés par Google aujourd’hui.
    3 - Google est une société qui vend de l’espace publicitaire, essentiellement. Elle passe par des services qui font appel à des logiciels, certes, mais son coeur de métier, c’est l’offre de services et de publicité.
    4 - Partant, l’organisation de son offre ne constitue qu’un particularisme même pas particulier (cf. Microsoft ou Apple, apr exemple)
    5 - Il est cependant exact que Google s’appuie sur sa notoriété, son statut de "marque". Comme Nike. Comme Vuitton. Comme Apple. Comme Total. etc. A l’exception du Japon, je ne suis pas sur que l’adhésion à son entreprise, ou à une marque, puisse toutefois s’apparenter à un sentiment "nationaliste".
    6 - Il y a clairement des oppositions à Google, dans tous les domaines où Google est implanté. Les moteurs de recherche ? Exalead, Microsoft, baidu pour ne citer que les plus connus. Les fournisseurs de mail ? Yahoo, Microsoft, Orange, etc. Les vidéos (Youtube=Google) ? Dailymotion par exemple. Le navigateur internet ? Mozilla, Opera, Lynx, Safari ... Google n’est de plus pas dans le créneau des sites communautaires. C’est comme en France : l’opposition existe, n’est pas pas forcément en mesure de contester la domination actuelle de la "majorité" (Google étant ici cette "majorité"), si on reprend l’analogie utilisée par l’auteur de l’article. On remarque de plus la grande diversité des opposants, et sans même parler d’opposant, l’immense diversité des acteurs du net, que ce soit dans le domaine du libre ou du propriétaire. Ce n’est pas parce qu’il y a des manques de notoriété qu’il n’y a pas de diversité. Pire, dans de nombreux cas, Google participe et finance certains projets concurrençant ses propres activités !
    7 - Le point précédent vaut évidemment d’exemple pour montrer qu’il n’y a pas lieu de parler de "rejet de la concurrence"
    8 - Il ne me semble pas que les acteurs économico-médiaticao-techniques soient les mieux placés pour contrôler un hégémonisme googlien. Aux Etats-Unis, apr exemple, la loi anti-trust a fait plier AT&T et Microsoft. En Europe, le politique contrôle aussi la concurrence et les entreprises. Bref, compte tenu de la modération de Google par le pouvoir politique (par exemple, hélas, en Chine comme il est dit dans l’article), Google est loin de "contrôler", mais il est bien "contrôlé", et par les seuls institutions pertinentes, à savoir les états et regroupements d’états.

    Pour le reste de l’article, c’est une resucée assez complète de ce qu’on peut reprocher à Google, mais pas seulement à Google, et les liens donnés sont assez intéressants.
    Quel dommage que l’entrée en matière et le point Godwin initial discrédite le contenu et l’auteur...



  • Par Mouche-zélée (xxx.xxx.xxx.43) 23 mars 2009 10:58

    Denis

    Un grand bravo pour cet article complet ET documenté par des liens !
    Le danger est bel et bien là, il suffit de regarder l’histoire contemporaine pour savoir que tout type de fichage crée a fini un jour ou l’autre à être utilisé à ses fins peu avouables .

    Allez courage tu relie le principe Google à la liste qui suit et tu auras une idée de la sauce à laquelle nous allons êtres mangés :

     La RFID.
    -Les téléphones portables GPS.
    -La reconnaissance biométrique (carte d’identité)

     Le délit d’outrage, même en répétant les propos de notre président à l’attention de ses citoyens,

    -La vidéo-surveillance.
    -L’internet IP.v6
    -Le fichier EDWIGE reconverti EDVIRSP.
    -Le réseau ECHELON .
    -Le croisement des fichiers administratifs SAFARI.
    -La fusion DST / RG .
    -Le passeport biométrique.
    -La base de données ADN.
    -Le décodage du génome. (déjà vendu)
    -Les cartes de fidélité des magasins et autre .
    -Le choix du directeur de France télévision désormais à l’initiative du président de la république.
    -Le terrorisme vendu à chaque occasion ( même sans preuves et pour de simples dégradations)



    http://suntzu.vox.com/library/post/...

  • Par Marc Bruxman (xxx.xxx.xxx.123) 23 mars 2009 20:00

    Une chose est sure, Google change le monde, et donc forcément cela fait grincer des dents. 

    Une autre chose est sure, la plupart des politiques n’ont pas compris que ce qui fait la force de Google n’est pas son algorithme de recherche mais bel et bien sa technologie de cloud computing :
    http://www.agoravox.fr/article.php3...

    Maintenant peut on reprocher à une société d’amener une technologie qui répond effectivement à un besoin ? Google a embauché les meilleurs chercheurs en informatique et les as utilisé pour concevoir une technologie de cloud computing qui est à des années lumiéres des autres. Ses services que ce soient la recherche, la pub ou le mail s’appuient sur cette technologie et son infrastructure. 

    On peut effectivement reprocher qu’il n’y ait pas de concurrent, mais est ce étonnant ? En matière d’informatique, les compétences sont très rares. Il n’est pas évident de se créer une dream-team. Mais rien ne vous interdit d’essayer, le monde y gagnera. Et je vous souhaite de créer autant de produits utile que google en a crée. J’adores notamment Maps et StreetView, qui vont certainement être des applications à très haut potentiel par la suite. 

    Concernant l’écosystéme des médias, enfin, Google le change plus qu’il ne le détruit. Je connais des gens qui vivent des fameux ’adwords’. Mais il est clair qu’ils changent le métier et qu’il faut s’adapter. C’est positif pour le client. 

    Par ailleurs, des offres avaient été faites avec les différents journaux pour faire un partage de revenus. Ils ont refusés de la même façon que les ayants droits de la musique ont au début refusés de faire des offres légales. Or, refuser ce que veulent ses clients, dans un marché libre, cela veut dire mourrir. Le monde change, adaptons nous au lieu de pleurer ! Ne pas s’adapter c’est être sur d’être un looser. 

    Enfin la nouvelle zélande vient de retoquer son projet de loi HADOPI et le test de censure en Australie est en train de capoter suite à la publication de la blacklist qui a fourni publiquement une liste de site pédo et porno qu’il aurait fallu fort longtemps pour compiler. La censure a donc rendu plus simple pour l’internaute l’accès à ce matériel dont papa gouvernement voulait protéger ses citoyens. C’est une belle victoire. Quand à la Chine, ne prenez pas le peuple chinois pour des abrutis, ils savent très bien comment accéder aux informations censure ou pas. Et internet a rendu les choses beaucoup plus simples qu’avant. La censure va s’en aller petit à petit, il faut juste laisser le temps à l’outil internet tel un cheval de troie d’être tellement devenue la colonne vertébrale de notre société pour que l’impossibilité de le controler fasse revenir la censure tel un boomerang à la geule de nos dirigeants. Les gesticulations des vieux pour garder une parcelle de pouvoir qui n’est plus légitime ne les méneront qu’aux poubelles de l’histoire. 

    PS : Vous dites être du PS, et votre parti a voté la loi HADOPI. Alors ne venez pas donner de leçons en matière de libertés sur internet. Si vous avez un article à écrire, cela serait surement la dessus. Parce que ni le PS ni l’UMP n’ont compris de quoi il en retournait concernant internet. Et que c’est cette incompréhension qui nuit au pays beaucoup plus que le reste.

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