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Accueil du site > Actualités > Médias > Guillaume Dasquié : la source ou la liberté

Guillaume Dasquié : la source ou la liberté

Une perquisition, 40 heures de garde à vue dans les locaux de la DST et, une menace d’incarcération auront réussi à faire plier le journaliste Guillaume Dasquié. Épuisé moralement et physiquement le journaliste indépendant spécialiste des questions de défense et des services secrets qui en savait trop a fini par lâcher aux hommes de la Direction de la surveillance du territoire (DST) le nom de sa source dans l’affaire des fuites de la DGSE sur les réseaux Ben Laden.

Cet acharnement policier et judiciaire était officiellement motivé pour “détention et divulgation au public de renseignement ou fichier ayant le caractère d’un secret de la défense nationale”. Ça c’est la théorie. La pratique, elle, si l’on s’en tient au compte-rendu du journaliste aurait oscillé entre police à la russe et justice à la chinoise. Parce que le hic dans l’histoire c’est que l’article 109 du Code de procédure pénal selon lequel “tout journaliste, entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l’exercice de son activité, est libre de ne pas en révéler l’origine” aurait été totalement bafoué.

Inconnu du grand public, Guillaume Dasquié est un vrai journaliste d’investigation, cofondateur de geopolitque.com. Un site internet discret consacré à la divulgation, contre abonnement payant, de documents sensibles de tous pays, généralement reproduits sous leur forme originale.

Le 16 avril 2007, il signait dans les colonnes du quotidien Le Monde un article “11-Septembre : les Français en savaient long”, relatant très en détail le niveau d’information des services d’espionnage français (DGSE) sur Ben Laden et Al-Qaida dans les mois précédents le 11-Septembre. L’auteur s’appuyait sur les 328 pages de rapports classés confidentiel-défense produits par la DGSE, entre juillet 2000 et octobre 2001 et fait l’erreur d’insérer des extraits sous forme de fac-similés. Ce qu’il ressort toutefois de l’article c’est que les services français ont alerté leurs homologues américains d’un possible détournement d’avion, dès janvier 2001.

L’article ne passe pas inaperçu outre-Atlantique. Les pratiques françaises sont connues : organiser et contrôler le fuitage. En clair, les informations révélées généralement par la presse française, les pseudo-scoops sont en fait de quasi-communiqués presse de la DGSE. Big brother considère donc qu’en l’espèce il s’agit d’un mauvais coup des Français et manifeste son très vif mécontentement.

Au centre des accusations et piquée au vif la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, dont dépend la DGSE, décide de porter plainte sur la base des articles 413-9 et 413-11 du Code pénal pour violation du secret de la Défense nationale. Le journaliste n’a que peu d’intérêt en lui-même. Ce que l’appareil d’Etat veut c’est la source. Pour cela, il faut mettre la pression. Poliment, mais très fermement, quitte à faire quelques entorses au Code de procédure pénale.

Il est également reproché à Guillaume Dasquié, la divulgation d’un document du ministère des Affaires étrangères relatif à l’affaire Borrel, toujours publié dans Le Monde, en date cette fois du 10 juin dernier mais aussi, la publication de fiches sur son site portant notamment sur les “affaires” dans lesquelles le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, aurait été impliqué avant son élection à la présidence de la République et sur le rôle qu’il aurait pu jouer dans un éventuel assassinat du magistrat français.

Le parquet par la voix de Laurence Abgrall, magistrat du parquet chargée de la communication a totalement démenti les pressions avancées. Puis face à l’ampleur que prenait l’affaire dans le petit milieu de la presse, le procureur de la République de Paris en personne, Jean-Claude Marin, est monté au créneau pour récuser dans un communiqué le 7 décembre comme “totalement mensongères” les assertions du journaliste Guillaume Dasquié, qui se plaint d’avoir été victime d’un chantage au placement sous mandat de dépôt pour révéler ses sources.

Il reste que l’opération a été couronnée de succès, un agent de la DGSE dont le nom n’a pas été dévoilé a été interpellé. Quant à Guillaume Dasquié, il est désormais soumis à un contrôle judiciaire qui lui interdit d’entrer en contact avec des personnes travaillant ou ayant travaillé avec la DGSE. C’est ce qui s’appelle verrouiller l’information. Tout non-respect le rendrait passible d’une peine de cinq ans de prison et de 75 000 euros d’amende. Dormez tranquilles braves gens. Les secrets français sont désormais bien gardés.

L’organisation de défense de la presse Reporters sans frontières a dénoncé les “procédés abusifs” utilisés à l’encontre de Guillaume Dasquié, estimant qu’on “ne peut pas faire porter la responsabilité de fuites, au sein des services de renseignements ou d’un cabinet d’instruction, à un journaliste qui divulgue des documents méritant, en l’occurrence, d’être portés à la connaissance du public”.

Dans un message à la ministre de l’Intérieur et ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, Guillaume Dasquié s’est déclaré renforcé dans ses convictions à l’issue de l’épreuve et écrit notamment “je pensais exercer un métier, vous m’avez démontré que c’est un sacerdoce. Grâce à vous, une détermination nouvelle désormais me conduit. Le journalisme d’investigation spécialisé sur la raison d’Etat constitue à mes yeux un garde-fou indispensable pour notre démocratie. Il participe à nourrir l’esprit critique des citoyens éclairés. Et à ce titre, il représente un gage de sécurité plus important, plus fondamental encore, que tous les pelotons de la DST réunis”.

Incorrigibles ces journalistes.


Journaliste menacé de prison Dasquié �
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Guillaume Dasquié : la source ou la liberté

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136 réactions à cet article    


  • alberto alberto 10 décembre 2007 10:19

    Très bon article en ce qui concerne la densité de l’info ! La lecture de la vidéo : « accablant » !

    Sommes-nous dans une pseudo démocratie ? Sans doute pas, disons qu’il y a encore des zones de non droit : ce sont nos « zones tribales » à nous...

    Il reste comme cela dans notre démocratie quelques purulences à traiter : champs du secret défense, circuits de l’argent sale (salut Denis Robert), connivences des lobbies avec la fonction publiques...

    Merci à l’auteur et bon courage à Guillaume Dasquié !

    Bien à vous.


    • aurelien aurelien 10 décembre 2007 13:08

      Dommage d’avoir choisi cette photo de Dasquié avec son livre « Ben Laden, la vérité interdite », dont la teneur est antérieure aux informations de l’article du Monde daté du 16 avril 2007.

      Ces informations relatées par d’autres sources journalistiques intéressent non pas Al Qaïda ou Ben Laden, mais le comportement de l’administration américaine lui-même.

      Rappelons que le livre de Dasquié a été saisi par la justice : « La cour de Londres a condamné Guillaume Dasquié par défaut à verser 320 000 euros de dommages et intérêts à Khalid Bin Mahfouz » soupçonné dans son livre d’entretenir des relations financières avec les réseaux terroristes d’Oussama Ben Laden. source

      Sur France 5, Dasquié indique lui-même qu’il présente avec ces informations une « nouvelle lecture du 11 septembre ». Celle-ci interroge le comportement de l’administration américaine au regard de ces attentats. Et c’est sur cette question que doivent se pencher les journalistes d’investigation désirant véritablement soutenir Dasquié dans sa mésaventure.


    • aurelien aurelien 10 décembre 2007 13:21

      Condamnation qui s’est transformée en « mea culpa journalistique » placardée dans les principaux grands quotidiens de presse.

      Ici dans le journal Le Monde, le 2 novembre 2006


    • aurelien aurelien 10 décembre 2007 13:41

      Il est également très important de rappeler que ces informations très sérieuses sont passées quasiment inaperçues pour deux raisons :

      Le jour même, le 16 vril 2007, a eu lieu la fusillade de Virginia TEch qui a occupé les médias américains pendant plusieurs jours.

      En France, cet article sortait 5 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle alors que tous les médias avaient les yeux rivés sur la campagne politique intérieure.

      La nature de ces informations vaut pourtant son pesant journalistique, car elles remettent complètement en question les affirmations de l’administration Bush peu après les attentats et évoqués par les principaux responsables, disant qu’aucun signal d’alerte n’avait été donné et que rien ne pouvait laisser prévoir de tels attentats.

      Cette note de la DGSE n’est pas la seule et de nombreux services étrangers ont aussi fait part d’informations de ce type à l’administration américaine, tout cela ayant été aussi relaté dans la presse étrangère. D’autre part, un PDB interne à la Maison Blanche daté d’août 2001 indiquait des risques très précis de ce type peu vant les attentats. Ce document a été déclassifié par la suite.

      Toutes ces informations sont relatées dans le documentaire « 911 Press For Truth » disponible sur le net, réalisées à partir du travail d’enquête de familles des victimes du 11 septembre et d’enquêteurs indépendants (cf 911 complete Timeline, de Paul Thompson.)


    • Nobody knows me Nobody knows me 10 décembre 2007 13:53

      Bon disons que d’un côté c’est lavage de cerveau avec Pernault, PPDA, Chabot, cirage de pompe présidentiel etc... Et de l’autre des coups apparemment montés dont on ne saura jamais si c’est de la vérité ou pas, vu que la totalité du gouvernement et des médias s’échine à décrédibiliser cet homme.

      Ben pour les infos, on va se débrouiller tout seul alors hein !


    • Nobody knows me Nobody knows me 10 décembre 2007 14:04

      Bizarre votre pdf non signé avec la date du monde collée à l’arrache... On pourrait croire qu’ils ont écrit ça avec un flingue sur la tempe.

      Je laisse juste un lien un peu plus haut dans votre site de « propagande »... Ah excusez-moi on frappe... Je crois que c’est la DST. Ou le KGB. Aargl !!


    • aurelien aurelien 10 décembre 2007 14:14

      Ce n’est pas mon site, et ce n’est pas de ma faute, si ces informations ne sont plus disponibles ni sur le site du Figaro ni sur le site du Monde.

      J’ai placé le lien vers un site qui garde en mémoire ces faits, qui sont par ailleurs décrits dans wikipédia.


    • aurelien aurelien 10 décembre 2007 14:16

      « Peu après, le cabinet Kendall and Freeman lui a proposé de signer une lettre d’excuses, en contre-partie de l’abandon des poursuites pour le versement de ces dommages intérêts. Sur cette base, ils ont signé une lettre stipulant que leurs informations contre le banquier saoudien étaient fondées sur des sources qui s’étaient rétractées postérieurement à la publication de leur livre. Les représentants de Khalid Bin Mahfouz, Kendall and Freeman, ont ensuite acheté des encarts publicitaires dans les grands quotidiens européens pour offrir une large diffusion à cette lettre. »


    • aurelien aurelien 10 décembre 2007 14:37

      Ici dans ce média certains mettent des notes négatives sur des faits, illustrés.

      ça fait froid dans le dos, quand on pense déjà à tous ces lécheurs de botte qui occupent le domaine journalistique...


    • ju ju 10 décembre 2007 19:42

      @ l’auteur,

      relatant très en détail le niveau d’information des services d’espionnage français (DGSE) sur Ben Laden et Al-Qaida dans les mois précédents le 11-Septembre. L’auteur s’appuyait sur les 328 pages de rapports classés confidentiel-défense produits par la DGSE, entre juillet 2000 et octobre 2001

      Il n’y a pas que la France et pas que depuis juillet 2000 et octobre 2001 qui avait des informations sur Ben Laden et le 11 septembre.

      Copié collé d’un post que j’avais fait il y a quelque temps déja (le post original avec toutes les références/liens se trouve ici)

      Petit récapitulatif :

      - 1999 : Le MI6, l’agence de renseignement britannique donne un rapport à l’ambassade américaine à Londres. Le rapport dit que al-Qaeda a des plans pour détourner « des avions commerciaux » de « façons inconventionnelles, » « possiblement comme des bombes volantes »

      - Mars 1999 : L’Allemagne fournit à la CIA le nom et le numéro de téléphone d’un pirate de l’air (celui qui pilota le Boeing qui s’écrasa contre la Tour sud du World Trade Center)

      - 12 août 2000 : la mise sur écoute d’une cellule d’al-Qaeda par les renseignements italiens révèle une énorme attaque à l’aide d’avions.

      - 24 janvier 2001 : les italiens entendent parler de frères allant aux Etats-Unis pour un plan « très, très secret », autres indices.

      - Mars 2001 : les italiens informe les américains à propos des mises sur écoute d’al-Quaeda.

      - Eté 2001 : discours de ben Laden mentionnant 20 martyrs dans une attaque prochaine ; autres indices d’attaque répendus largement. (voir ici aussi)

      - Juin 2001 : les allemands avertissent de plan utilisant des avions comme missiles contre des symboles américains et israéliens. (voir ici aussi)

      - 4 juin 2001 : des clandestins afghans sont entendu parlant d’attaque avec détournement d’avion à New York City. (voir ici aussi)

      - Juillet 2001 : l’Inde avertit les Etats Unis de possibles attaques terroristes.

      - 16 juillet 2001 : les services secrets britannique avertissent que al-Quaeda est en phase ultime d’attaque en Occident.

      - Fin juillet 2001 : Le ministre des affaires étrangères talibans essai d’avertir les Etats-Unis et l’ONU d’une énorme attaque aux Etats-Unis.

      - Fin juillet 2001 : l’Egypte avertie la CIA de la présence de 20 agents d’al-Quaeda aux Etas-Unis ; quatre s’entraînant à piloter ; ça n’intéresse pas la CIA.

      - Fin de l’été 2001 : les jordaniens avertissent les Etats-Unis que des avions seront utilisés dans une attaque majeure sur le sol américain.

      - Août 2001 : un informateur marocain avertit les Etats-Unis d’une attaque de grande ampleur, imminente à New York.

      - Août 2001 : la Russie avertit les américains d’attentats suicide à l’aide d’avion. (voir ici aussi)

      - Août 2001 : un informateur du Golf Persique donne des informations à un ex agent de la CIA à propos « d’opération terroriste spectaculaire ».

      - Début août 2001 : la Grande Bretagne avertit encore une fois les Etats-Unis ; précise de multiple détournement d’avion.

      - 23 août 2001 : le Mossad donne à la CIA une liste de terroristes vivant aux Etats-Unis ; au moins quatre pirates de l’air du 11/9 sont nommés. (voir ici aussi et ici)

      - 30 août 2001, 4 septembre 2001 : l’Egypte avertit qu’al-Quaeda est dans une phase avancée de la planification d’improtante attaque contre les Etats-Unis. (voir ici aussi)

      Pas étonnant que George Bush soit « embarrassé » quand on lui demande si il avait connaissance des attaques avant qu’elles ne se déroulent.

      Pour d’autres informations lire ces excellents articles Des mensonges officiels, Des experts face au 11-Septembre : entre doutes et accusations, 11 septembre 2001 : gaffes, manquements ou complicité ?


    • aurelien aurelien 10 décembre 2007 21:31

      Je n’étais moi-même pas au courant de toutes ces données : merci Ju, un commentaire qui a l’allure d’un article...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 décembre 2007 03:07

      Son indiscrétion est difficilement excusable et les conséquences en seront lourdes pour l’avenir. Un contact américain m’a dit, il y a à peine quelques heures, que si les Français dénoncent si violemment Guantanamo et le waterboarding, c’est peut-être qu’en France la torture n’est simplement pas nécessaire...

      Pierre JC Allard

      http://nouvellesociete.org/5175.html


    • Onegus onegus 11 décembre 2007 07:11

      Merci Ju pour ce petit rappel... Dans, l’émission de Paul Amar jointe ici, on note l’évocation de la visite d’un opérateur local de la CIA à Ben Laden lors du séjour de celui-ci à l’hôpital américain de Dubaï en juillet 2001 -soit trois mois avant les attaques, à une époque où ce même Ben Laden était sensé être l’ennemi public numéro 1 des USA...
 L’information avait été enterrée depuis sa sortie par RFI et le Figaro le 31 octobre 2001 (et oui, c’était une autre époque...) et ne circulait plus que sur le net... On peut en retrouver le détail exact et enrichi sous la plume de Richard Labérie, chef du service de politique internationale à RFI, dans le premier chapitre de son livre “Les coulisses de la terreur” paru aux éditions Grasset sous le titre “La leçon d’anatomie de Dubaï” :

      La leçon d’anatomie de Dubaï 


      Proche de la direction administrative de l’Hôpital américain de la petite principauté pétrolière, l’homme accepte notre rendez-vous dans un hôtel Sheraton de Dubaï - l’un des sept émirats de la fédération des Emirats arabes unis, au nord-est d’Abou Dhabi. Fréquentant depuis des années l’oligarchie politico-religieuse de la petite ville de 350000 habitants, ce musulman pratiquant est consterné de l’évolution pro-occidentale accélérée des élites de la péninsule arabe et choqué d’avoir à vivre entre McDonald’s, Planet Hollywood, Kentucky Fried 
Chicken et une mosquée « vendue aux impies ».

      Il affirme qu’Oussama Ben Laden, l’ennemi public numéro un, a séjourné à l’Hôpital américain de Dubaï entre le 4 et le 14 juillet 2001. Les services secrets occidentaux qui suivent Ben Laden à la trace font en effet état d’un trou dans son emploi du temps durant cette même période. 


      - Ainsi, Ben Laden serait venu se faire soigner à l’Hôpital américain de Dubaï deux mois avant les attentats du 11 septembre ? 

      - Oui, il était bien ici au début du mois de juillet 2001. Venant de l’aéroport de Quetta au Pakistan, il a été transféré à l’Hôpital américain dès son arrivée à Dubaï-Airport.

      Accompagné de son médecin personnel et fidèle lieutenant, sans doute l’Egyptien Ayman al-Zawahiri - quoique sur ce point les témoignages ne soient pas formels -, de quatre gardes du corps et d’un infirmier algérien, Ben Laden a été admis à l’Hôpital américain, un bâtiment de verre et de marbre situé entre Al-Garhoud Bridge et Al-Maktoum Bridge, non loin du centre commercial bien connu qu’est le Wafi Center. Chaque étage de l’hôpital comporte deux suites « VIP » et une quinzaine de chambres. Le milliardaire saoudien a été installé dans le département d’urologie du Dr Terry Callaway, spécialiste des calculs rénaux et de l’infertilité masculine. Il est reparti de Dubaï aux alentours du 14 juillet. 



      Un vol quotidien Dubaï-Quetta est assuré par Emirates Airlines et Pakistan Airlines. Plusieurs témoignages recueillis à l’aéroport de Quetta confirment que des vols réguliers d’appareils privés immatriculés aux Emirats ou en Arabie Saoudite desservent fréquemment Dubaï sans enregistrement ni plan de vol, et que plusieurs responsables du régime taliban de Kaboul effectuaient fréquemment le voyage pour affaires et « loisirs ».

      - De quoi souffrait-il ? 

      - Il souffrait d’une affection rénale, et cela depuis de nombreuses années. L’Hôpital américain de Dubaï possédant un département d’urologie très réputé, il est venu consulter et faire des examens impossibles à entreprendre dans les hôpitaux pakistanais, qui ne sont pas équipés pour cela. 



      En mars 2000 déjà, s’appuyant sur un rapport des services secrets thaïlandais, l’hebdomadaire Asia Week publié à Hongkong s’inquiétait de la santé de Ben Laden, faisant état d’un grave problème physique et précisant que ses jours étaient en danger à cause d’une « infection rénale qui se propage au foie et nécessite des soins spécialisés ». Selon des sources policières pakistanaises, Oussama Ben Laden se serait fait livrer un matériel mobile de dialyse dans son repaire afghan de Kandahar durant le premier semestre 2000. 


      Notre témoin précise que ce déplacement sanitaire à Dubaï n’était pas le premier. « Les rapports entre l’émirat et l’Arabie Saoudite ont toujours été très étroits », explique un financier de Dubaï, « et les princes des familles régnantes qui avaient reconnu le régime des Taliban se rendaient souvent en Afghanistan. » L’un de ces princes, grand amateur de chasse au faucon et ami des Etats-Unis, se déplaçait souvent pour chasser sur les terres contrôlées par Ben Laden en Afghanistan. Les deux hommes se connaissaient bien et s’appréciaient. Lorsque Oussama Ben Laden est tombé malade, c’est tout naturellement qu’il est venu se faire soigner à Dubaï, répondant à l’invitation de son ami. 
 Selon plusieurs sources policières arabes, Oussama Ben Laden s’est en effet rendu plusieurs fois à Dubaï entre 1996 et 1998 pour des raisons de santé, mais aussi pour régler quelques dossiers financiers. Le 27 septembre 2001, la banque centrale des Emirats arabes unis a annoncé avoir ordonné le gel des comptes et des investissements de vingt-six personnes ou organisations soupçonnées d’entretenir des contacts avec la mouvance de Ben Laden. La Dubai Islamic Bank était particulièrement montrée du doigt depuis 1999. Mais dès le début des représailles militaires américaines en Afghanistan, en octobre 2001 et pendant plusieurs semaines, le consul taliban a transféré de Kaboul à Dubaï des fonds appartenant à la banque centrale afghane à hauteur de trois millions de dollars par jour, en or et en bijoux, ce qui permettait de contourner le gel des avoirs bancaires. 


      - Oussama Ben Laden a-t-il reçu des visiteurs ? 

      - Durant son hospitalisation, il a reçu la visite de plusieurs membres de sa famille, dont sa mère, et de personnalités saoudiennes et émiratiennes. Après le 10 juillet - je ne me souviens pas du jour exact -, empruntant l’ascenseur principal de l’hôpital, j’ai croisé un Américain que tout le monde connaît. Il est descendu à l’étage de Ben Laden. 

      - Un Américain, vous voulez dire une personne privée ? 

      - Non, il s’agissait du chef d’antenne de la CIA à Dubaï. 

      - Comment le savez-vous ?
      - Dubaï est un petit territoire. Tout le monde se connaît. La police est également très présente et sait tout ce qui se passe. Demandez autour de vous dans la communauté occidentale, vous verrez, tout le monde vous dira qui est ce monsieur et pour qui il travaille. Lui-même ne s’en cache pas, surtout lorsqu’il sort d’un repas bien arrosé. 



      Confirmée par d’autres témoignages, l’histoire s’est répandue comme une traînée de poudre dans la petite communauté aussi fermée que désœuvrée des expatriés qui vivent dans l’émirat. Ils se retrouvent vers 19 heures, dès la nuit tombée, dans divers restaurants et clubs de la ville, pour échanger les dernières nouvelles de leurs pays respectifs et commenter la chronique locale autour de quelques grands crus importés au prix fort. La consommation d’alcool n’est pas interdite à Dubaï, qui demeure l’émirat le plus libéral. Les expatriés sont fiers de cette « Amérique sans les Américains ». C’est dans ce contexte que l’agent de la CIA s’est vanté publiquement d’avoir rendu visite au milliardaire saoudien. 


      - Ce contact entre son agent et le Cheikh avait-il eu l’aval de la hiérarchie de la centrale américaine de renseignement ? Les autres services de l’administration américaine étaient-ils au courant de cette visite surprenante ? 
- Je ne peux pas répondre à ces questions, mais je peux vous préciser le contexte. A son arrivée en Afghanistan, n’oubliez pas qu’Oussama Ben Laden était l’ami des Américains et leur lien contre les Russes. La CIA, à cette époque, participait au financement de ses troupes et à son approvisionnement en matériel militaire. Au départ des troupes russes d’Afghanistan, les Américains, comme ils l’ont fait souvent ailleurs également, ont laissé tomber leurs alliés. Ils n’avaient plus de raisons de soutenir Ben Laden et ses hommes. De plus, en février 1991, les Marines se sont installés durablement à proximité des lieux saints de La Mecque et de Médine, ce qui était inconcevable pour le pieux Ben Laden. Les amis d’hier sont devenus tout d’un coup les ennemis d’aujourd’hui. S’agissant des Emirats, la situation était différente. Ils ont toujours été des partenaires des Etats-Unis, comme de l’Arabie Saoudite où Oussama Ben Laden était une figure connue et importante, et où sa famille est encore aujourd’hui très respectée.
      - Pourquoi me racontez-vous tout cela ? 

      - Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les Américains ont déclaré la guerre au terrorisme. Deux mois avant ces tragiques événements, un membre de l’administration américaine rencontrait Oussama Ben Laden. Je ne vous cache pas que cela me trouble et me révolte à la fois ! C’est pour cette raison que je pense que la vérité doit être dite. 



      Recoupé et vérifié par d’autres témoignages, le récit de notre informateur atteste que la fameuse rencontre a eu lieu le 12 juillet 2001. 
Révélée le 31 octobre 2001 par Radio-France Internationale (RFI) et Le Figaro, l’information est aussitôt démentie par le directeur de l’hôpital, Bernard Koval : « Oussama Ben Laden n’a jamais été ici. Il n’a jamais fait partie de nos patients et n’a jamais été soigné ici. Cet hôpital est trop petit pour que quelqu’un puisse y être admis à la dérobée par une porte de service », déclare-t-il le même jour à l’AFP. Le 1er novembre, un porte-parole de la CIA, Anya Guelsher, ajoute : « Il s’agit d’une absurdité totale ». Le lendemain, RFI révèle l’identité de l’agent de la CIA qui, selon ses informations, a bel et bien rencontré Ben Laden. 
Le représentant local de la CIA qui a rendu visite à Oussama Ben Laden le 12 juillet 2001 à l’Hôpital américain de Dubaï s’appelle Larry Mitchell. Si sa carte de visite précise qu’il est agent consulaire, chacun sait à Dubaï, notamment dans le petit milieu des expatriés, qu’il travaille sous couverture, en clair qu’il est de « la grande maison ». Bon connaisseur du monde arabe et spécialement de la Péninsule, Larry Mitchell est un personnage haut en couleur qui égaie souvent les soirées un peu mornes des expatriés de Dubaï. L’un de ses proches a coutume de dire que son exubérance naturelle met souvent en péril son devoir de réserve. Toujours est-il qu’il a définitivement quitté l’émirat pour les Etats-Unis le 15 juillet 2001. A Langley, au siège de la CIA, on explique qu’il est rentré au pays pour se marier. Et lorsqu’on demande s’il est possible de le rencontrer, le porte-parole Anya Guelsher répond, sans rire, qu’il est en voyage de noces.


    • Granad’A 11 décembre 2007 10:02

      Pseudo-démocratie ?

      Bonne question comme il est de coutume de dire. Qu’est ce que la démocratie ? C’est aux citoyens d’y répondre... et avouons qu’ils répugnent à le faire car les pouvoirs (pas seulement en France) « démocratiques » le persuadent qu’il en est incapable car non initié. Et c’est ce qui met les journalistes d’investigation en porte-à-faux. Leur crédibilité est sans cesse remise en cause.

      Par les « maîtres des secrets » eux-même qui détestent qu’on mette en péril leur tranquillité, par les gouvernements qui prennent peur d’être taxés d’inanité et par les assujettis qui ne détestent pas que la vérité se fasse jour mais qui vont réagir en fonction de leurs opinions politiques et non pas personnelles.

      Il faut des Dasquié, ils font bien leur métier.

      En France on les tolère encore... pour combien de temps ? On glisse sur une pente savonnée extrèmement dangereuse.

      La manière dont est traitée cette affaire en est la preuve. Mais est-ce bien vraiment nouveau ?


    • Nobody knows me Nobody knows me 11 décembre 2007 10:11

      Ici dans ce média certains mettent des notes négatives sur des faits, illustrés.

      Si c’est de moi qu’il s’agit, je n’ai pas « moinsé », juste émis une objection quant au document présenté. En tout cas, si c’est un vrai, ça ça fait froid dans le dos. Que des journalistes puissent cirer des bottes à ce point, c’est qu’ils ont dû morfler.


    • bisane bisane 11 décembre 2007 18:49

      Difficile de faire le tri tant les réactions sont nombreuses... et contradictoires !

      Il est certain que Dasquié navigue en eaux troubles, que cela doit être compliqué pour lui, et difficile à décrypter pour nous !

      Il reste que cette mise en examen pose vraiment la question de la liberté de la presse, et donc de la protection des sources... La question aussi de la Démocratie, donc, et de la possibilité de continuer à avoir ce genre de débats, parce que nous aurons encore accès à l’information.

      Il me semble qu’il faut défendre à tout prix ce journaliste (et tous ceux qui essaient d’enquêter vraiment), et de leur donner la possibilité d’exercer vraiment leur métier.

      Quelques réflexions et commentaires : La France et la Liberté de la Presse


    • goc goc 10 décembre 2007 10:25

      attentiona ne pas faire passer ce pseudo-journaliste pour une victime de la liberté de la presse, car il n’est pas aussi clair qu’il le pretend.

      Propagandistes du « choc des civilisations », Guillaume Dasquié et Jean-Charles Brisard avaient publié en 2002 un ouvrage à succès dans lequel ils accusaient des personnalités saoudiennes d’avoir financé les attentats du 11 septembre 2001. Ils devaient par la suite admettre avoir inventé cette piste de bric et de broc.

      Simultanément, ils avaient intoxiqué la mission d’information parlementaire sur le blanchiment d’argent, laquelle avait été contrainte, une fois la supercherie découverte, de passer au pilon son rapport fraîchement édité. Il apparaissait bientôt que, dans cette affaire, M. Brissard était rémunéré par un cabinet états-unien.

      Toujours en 2002, sur l’aimable suggestion d’une ambassade étrangère, Guillaume Dasquié avait publié avec son confrère du Point Jean Guisnel un pamphlet pour tourner en dérision L’Effroyable imposture de Thierry Meyssan et défendre la version bushienne des attentats.

      En 2006, Guillaume Dasquié avait été imposé par de puissants protecteurs comme expert auprès de la chaîne France 3 pour commenter le bombardement du Liban par Israël, au grand dam de la rédaction. Il y avait multiplié les intoxications appelant de ses vœux la victoire de l’État hébreu.

      source : http://www.voltairenet.org/article153537.html


      • Philou017 Philou017 10 décembre 2007 15:33

        Le réseau Voltaire sur ce coup ne me parait pas tres fiable. La critique virulent de Dasquié sur Meyssan y est pour beaucoup. Ils n’ont pas inventé cette piste, ils n’ont pas pu la prouver et ont été obligés de se rétracter sous la menace de procès. Par ailleurs , Mr Mahfouz, Ancien principal actionnaire de la BCCI, banque qui a soutenu toutes les magouilles de la CIA et notamment l’affaire IranContra, actionnaire de Carlyle, actionnaire de la société Harken de Mr Bush junior, co-actionnaire d’entreprises avec mr Kean, directeur dde la commission d’enquête sur le 9/11, entre autres choses, est quelqu’un assez suspect.

        Quand aux experts soutenus par de puissants protecteurs, on sait très bien que les experts à la télé sont sélectionnés pour leur côté conforme, pro-atlantiste pro-israélien entre autres.

        Il semble que mr Dasquié soit allé trop loin dans ses recherches, et les protecteurs ont apparemment disparus....


      • Traroth Traroth 10 décembre 2007 16:23

        Oui, c’est parce qu’il est bushiste qu’il a publié un article qui explique que la CIA avait été avertie par la DGSE de l’imminence d’attentats avec des avions civils, plusieurs mois à l’avance. Vraiment n’importe quoi...


      • Philou017 Philou017 11 décembre 2007 00:19

        Pro-atlantiste ne veut pas dire Bushiste. Et ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas pointer des choses désagréables.

        Est-ce qu’un journaliste qui sortirait quelque chose sur l’état Français devrait être taxé d’anti-français ?


      • rimbus 13 décembre 2007 09:31

        une petite biographie de Meyssan ainsi qu’un témoignage de fiammeta Venner sur itélé assez édifiant. http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2005/05/06/465-qui-est-vraiment-thierry-meyssan


      • TSS 10 décembre 2007 10:49

        on sait ce que vaut le reseau Voltaire à l’heure de ses dissensions interne !!!

        par contre je remercie les medias de confirmer ce que je pensais d’eux,des baudruches aux ordres !!surtout pas un mot pour defendre des journalistes(item pour D.Robert) qui font leur boulot,eux !!!


        • Asp Explorer Asp Explorer 10 décembre 2007 11:59

          C’est ça le gros problème avec la paranoïa : on fait le vide autour de soi et on se retrouve assez rapidement tout seul dans son placard à ressasser ses petites obsessions malpropres et confuses et à punaiser sur tous les murs ses dazibaos rageuses que plus personne ne lit.


        • snoopy86 10 décembre 2007 12:40

          puisqu’on parle du réseau Voltaire et de son fondateur Thierru Meyssan, rappelons une fois de plus de qui il s’agit :

          http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2005/05/06/465-qui-est-vraiment-thierry-meyssan


        • Emmanuel W 10 décembre 2007 14:25

          Puisqu’on parle de Prochoix, rappelons encore une fois de qui il s’agit :

          http://lmsi.net/recherche.php3?recherche=prochoix


        • Philou017 Philou017 10 décembre 2007 15:35

          par Asp Explorer C’est ça le gros problème avec la paranoïa : on fait le vide autour de soi et on se retrouve assez rapidement tout seul dans son placard à ressasser ses petites obsessions malpropres et confuses et à punaiser sur tous les murs ses dazibaos rageuses que plus personne ne lit. Vous parlez de vous ?


        • perceval78 11 décembre 2007 09:49

          Oui j’entends certains parler de Paranoia , Il y a d’autres maladies tout aussi dangeureuses : l’indifference , le conformisme , l’egoisme , etc ....

          Certains disent que Dasquié n’aurait pas du donner sa source ,mais c’est justement que c’est un pauvre être hmain , le seul que je connaisse qui soit vraiment sans peur c’est Bruce WILLIS , mais c’est un Americain .

          Certains disent que Dasquié a souvent des a priori et dis des choses fausses , vous en connaissez beaucoup vous qui n’ont jamais tort ? La vrai question est de savoir si sur ce coup la il avait raison


        • jakback jakback 10 décembre 2007 10:50

          Pour avoir suivit les explications de Mr Dasquié, dans l’émission Revue et Corrigée. J’avoue qu’il m’a fait l’impression d’ un homme fragile, qui visiblement n’a pas les épaules pour effectuer le métier de journaliste. Les pressions subies de la part du sous directeur de la DST conjointement a celles du substitut du procureur ( si elles sont avérées ) de le mettre en détention si il ne donnait pas le nom de sa source, on suffit a le faire craquer,le moins que l’on puisse dire, est que sa résistance est faible, que serait-il devenu si les hasards de son métier l’avait conduit a être otages en Irak ou au Liban. Le coup de bluff des autorités a fonctionné, Mr Dasquié a compris trop tard, c’est penaud et en larmes qu’il est venu confesser chez Paul Amar, que oui, bien sur, il avait balançé sa source.

          Le danger pour la démocratie c’est Mr Dasquié ! qui dans les sphères du pouvoir fera confiance aux journalistes ??, si a la moindre menace concernant leur petit confort, ils se mettent a table, s’allongent comme des gamins qui ont fait une mauvaise blague, Qui ??? Mr Dasquié vos intentions sont louables, mais vous êtes trop petit pour jouer dans la cour des grands. Journaliste d’investigation est un noble métier, peu d’hommes et de femmes en sont dignes. La démocratie est un combat qui se joue tout les jours, les lâches en profitent, les résistant la font vivre


          • Marc P 10 décembre 2007 11:37

            Oui Jakback,

            J’ai regardé la même émission « revue et corrigé », et je me suis dit :

            ou je suis complètement largué à 50 ans, ou je n’ai rien compris...

            Menacé d’aller en prison dans un état de droit qui a encore des progrès à faire visiblement, alors qu’il se mêle d’informations et de sujets où des gens y compris des baroudeurs ou aventuriers risquent leur vie souvent (sujets sensibles, magouilles, désinformation, intox..., ce jeune homme « lâche un nom » au lieu d’affronter la détention comme beaucoup de vieux journalistes ou des plus jeunes auraient toujours fait !!!!????

            Bien sûr il faut soutenir activement Gasquié...

            Et l’etat agit avec lui malhonnêtement...

            Mais je préfère penser que je n’ai pas bien compris ce qu’il en était... que le nom laché est sans conséquence réelle...

            Marc P


          • leréveur 10 décembre 2007 12:05

            marc

            dasquié

            gasquié (ou presque) c’est à roland garos ...


          • jakback jakback 10 décembre 2007 12:14

            A Marc P , les conséquences sont hélas bien réelles, puisque la personne désignée (travaillant a la DST) a été arrêtée. Ce qui en conséquence, aux vues des déclarations de Mr Dasquié, cette dernière est qu’un maillon de la chaîne qui mène a gorge profonde, l’inconséquence de ce petit Monsieur va engendrer un bouleversement irréversible dans la vie de gens qui lui on fait confiance. Ce Monsieur propre de la vérité a tous prix, juge trop élevée le montant de la facture, se défausse pour la faire payer a ceux qui l’on nourrit, d’autres sont morts pour la liberté, lui la trahi.

            Le courage aurait été de mettre le pouvoir au pied du mur, pour connaître jusqu’où il était capable de se pervertir, accepter dans le pire des cas quelques semaines de prison, de quoi faire trembler la République, il serait rentré dans l’histoire de notre pays.

            Au final je plains, plus que je le blâme, n’est pas un héros qui veut.


          • Marc P 10 décembre 2007 13:05

            Pardon et merci d’avoir rectifié :

            Bakjack,

            en effet il n’a pas la carure d’un joueur de rugby...

            blague à part, tout cela me fait craindre que certains journalistes aussi bon soient ils exercent lucrativement peut être,avec le succès qu’on sait leur talent sans mesurer les enjeux de ce qu’ils brassent, et sans réellement apprécier les risques que prennent ceux qui les alimentent en matière première au quotidien ...

            Enfin ne tirons pas sur l’ambulance, et qu’en est il réellement ?

            Marc P


          • Marc P 10 décembre 2007 13:09

            Jakback bien sur, mes excuses...

            Marc P


          • Philou017 Philou017 10 décembre 2007 15:40

            @jackback La critique est facile assis dans son fauteuil.

            Quand aux gens qui ont laissé passer des documents, ils sont assez grands pour savoir les risques qu’ils prennent.

            Je trouve vos critiques déplacées, concernant un journaliste qui a le courage de publier des notes confidentielles pour informer le public. C’est devenu si rare.


          • jakback jakback 10 décembre 2007 17:47

            a PHiliouO17, ce n’est pas le fait qu’il informe qui me gêne, c’est son incroyable lâcheté devant les services de l’état , la faible résistance qu’il a opposé aux pressions pour le moins habituelles de tout services de police digne de ce nom, pour l’obtention d’aveux et/ou de renseignement, je vous confirme bien tranquillement assis dans mon fauteuil, que cet homme est minus habens, 40 heures de garde a vue assortie de la menace de quelques semaines de prison, pour garder son honneur, cela ce fait sur une jambe, pour ce qui me concerne.


          • Philou017 Philou017 11 décembre 2007 02:26

            Affirmations gratuites, supputations tendancieuses, amalgames faciles. Avec vous, la mauvaise foi virulente atteint les sommets de la méchanceté et votre commentaire le fond de la bêtise.


          • Nobody knows me Nobody knows me 11 décembre 2007 14:11

            Affirmations gratuites, supputations tendancieuses, amalgames faciles. Avec vous, la mauvaise foi virulente atteint les sommets de la méchanceté et votre commentaire le fond de la bêtise...

            ...et vous « discrédibilise » un peu.

             smiley


          • leréveur 10 décembre 2007 12:03

            Pour abonder dans le sens de jackback, il y a plusieurs choses extrêmement choquantes dans cette histoire, obscurcies par la relation émotive et compassionnelle de l’évènement :

            - que la DST, qui a été immédiatement saisie par le Ministre de la Défense (peut importe lequel car la procédure est automatique), soit obligée de placer en garde à vue le journaliste qui a signé l’article, sept mois après les faits, montre qu’ils ont foiré leur enquête, et qu’il n’avaient d’autre moyen pour avancer que ce procédé pitoyable et indigne d’un service de renseignement (personellement je me fous des considérations sur la démocratie et le Droit ; seule m’intéresse le caractère professionnel d’une enquête). C’est totalement au standard du demi-sel d’origine corse, médiocre (sauf pour baiser) et inculte qui dirige ce service aujourd’hui. Cela veut dire aussi, que le paquet d’écoutes téléphoniques enclenchées dès le début de l’enquête n’a rien donné, ce qui est là aussi absolument pitoyable.

            - d’accord avec jackback aussi pour relever que ce grand journaliste d’investigation Dasquié ignorait qu’il n’y avait absolument pas matière à le placer en détention provisoire ; il a donc tout simplement paniqué. Pas terrible.

            - mais il y a pire : pour un plumitif qui se vante d’être un grand spécialiste des services de renseignement et des réseaux terroristes, il découvre avec sa mésaventure, que la totalité des services français sont totalement inféodés aux services américains. Ce qu’apporte cette affaire, c’est la mise sur la place publique de ce que les vrais spécialistes de la chose savent depuis une dizaine d’années : il n’y a plus d’indépendance nationale en matière de renseignement, donc au premier échelon de la défense. Que ce soit la DGSE ou la DST ils sont devenus de simples annexe- pédoncules des services américains, avec une inféodation absolue.

            - et enfin même six ans après les attentats de New York, il reste impossible de dénoncer la compromission de l’Amérique avec les fondamentalistes religieux de l’Orient compliqué. Selon un axe kouchnero-glucksmanien, la France est voie de béhachélisation avancée. A croire que l’histoire suspecte de Dasquié a été montée pour que les gens se réveillent ...

            merci pour la video


            • CAMBRONNE CAMBRONNE 10 décembre 2007 12:23

              LE REVEUR

              Vous dites n’importe quoi en disant que les services de renseignements français sont inféodés aux américains .

              Vos arguments n’en sont pas la preuve !


            • Philou017 Philou017 10 décembre 2007 15:55

              Je suis d’accord. Certains agents ont laissé passé des infos sur la visite de Ben Laden à Dubaï par un agent de la CIA, d’un rapport des services Saoudiens affirmant la mort de Ben Laden et donc d’un dossier sur les avertissements répétés qu’a reçu le gouvernement Américain avant le 11/9.

              Jusqu’ici, les services Français n’étaient dons pas inféodés aux USA. Mais mr Sarkosy est en train d’y mettre bon ordre.

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