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Accueil du site > Actualités > Médias > Indiana Jones : une séquence inoubliable

Indiana Jones : une séquence inoubliable

Le 4e « Indiana Jones » de Spielberg arrive sur nos écrans et la promo bat son plein.

Dans un bavardage qui s’étire sur 4 pages dans le dernier numéro de L’Express, le réalisateur nous parle de lui et de la saga. Quelques lignes sont consacrées à une courte séquence du premier, Les Aventuriers de l’arche perdue (1981). Le héros est poursuivi dans une foule. Elle s’écarte et, devant lui, à 20 mètres, surgit un Arabe magnifique, enturbanné, armé d’un cimeterre qu’il agite de façon experte et menaçante. Il veut manifestement en découdre et barrer le chemin. Indiana Jones le regarde d’un air ennuyé, dégaine son colt, vise l’autre – toujours aussi loin, en attente du combat singulier – l’abat et s’éloigne sans un regard.

Cette scène m’avait choqué et je la revois dès qu’il est fait référence à Indiana Jones et à Spielberg. Je la trouve à la fois insupportable et révélatrice. Ma réaction étonnerait le réalisateur et le journaliste car aucun n’y voit manifestement ce que j’y ai vu.

Spielberg décrit complaisamment les raisons qui ont écourté la séquence. Harrison Ford, après 4 heures de tournage avait quelques soucis de santé et il fallait le laisser se reposer et, pour cela, écourter la scène. La solution – élégante – était donc de se débarrasser rapidement de cet Arabe belliqueux. Un mort dans un film d’action est-ce vraiment grave ? Cette fois-ci la manière m’a scandalisé car elle révélait un mépris total. Ce n’était qu’un insecte inopportun dont on se débarrasse d’une chiquenaude, sans y penser. Mon étonnement, par la suite, s’est accru de n’avoir jamais entendu ou lu une remarque allant dans le sens de ma réflexion. Télérama – ce média tellement bien pensant – ne s’en était pas ému quand l’occasion lui en avait été donnée, il y a quelques mois : les raisons cliniques de la scène avaient été expliquées. La même scène et la même explication ont été fournies sans plus de réaction du journaliste dimanche soir au 20 heures de France 2, dans l’entretien avec Spielberg et Ford.

Spielberg n’est pas un innocent. Ses films d’aventures, de guerres, d’histoires, de fiction portent toujours un message et il connaît la valeur des images, lui qui dit, à propos de La Liste de Schindler : « Je savais quel impact un film pouvait avoir ». Il prétend aussi faire des films pour ses enfants. Pourtant, il est indifférent à l’influence que peut avoir le spectacle d’un homme qui se fait tuer comme on écrase un moustique sur leur appréhension du monde.

Il y a bien plus derrière cette apparence. La qualité des protagonistes donne à la scène une valeur symbolique. Pour l’apprécier à sa juste dimension, inversez les rôles. L’Arabe, sobrement vêtu, tue avec la même désinvolture un Américain ou un Israélien dans la foule. Le film étant le même, aussi bien fait, aussi populaire et distribué dans le monde entier. Imaginez le scandale, l’horreur, le tollé !

J’éprouve un malaise et une colère. On peut en dire beaucoup. Ce film, déjà lointain, préparait, avec d’autres et entre autres, les esprits à ce qui allait se passer vingt ans plus tard. Le grave est que vous habituez les esprits dans votre pays à considérer les autres – ici les Arabes – comme des gêneurs sans valeur, potentiellement dangereux, à éliminer sans y penser. Vous donniez le feu vert à toutes les bavures qui ensanglantent les populations civiles quand vous partez faire la guerre en Irak.

C’est également se préparer à des représailles car la haine de ceux que l’on méprise de la sorte devient inexpiable. Ils n’auront de cesse de se venger. Les dix secondes de trop de ce film l’ont rendu dangereux car emblématique dans les deux camps.

Dorénavant Spielberg, pour moi, est cet Américain qui s’autorise, sans remords, sans conscience, ce genre de scène. Est-ce du mépris, du racisme, de l’indifférence, une absence de sensibilité, de discernement, de réflexion ? Cela réduit à peu le portrait édifiant que l’on veut nous vendre.

 


Moyenne des avis sur cet article :  1.76/5   (79 votes)




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41 réactions à cet article    


  • Serpico Serpico 22 mai 2008 12:41

    Cette scène a dû être inspirée d’un western avec Clint Eastwood ou je ne sais plus quel acteur et dans laquelle le "héros", face à un asiatique moulinant avec ses bras en vue de commencer un combat à mains nues, dégaine et l’abat en une seconde.

     

    C’était censé être rigolo.

     

    La "suprématie" de la technologie.

     

    Cela rappelle également l’invasion US de l’Irak : avant de débarquer, les US envoient tout ce qu’ils ont sous forme de missiles, roquettes, bombes à partir des vaisseaux de guerre dans le golfe etc.. histoire de "nettoyer".

     

    Ensuite, pendant que les agressés attendent l’ennemi, l’aviation prend le relais et pose un tapis de bombes.

     

    Phase suivante, ils se mettent à 100 contre un, histoire de ne laisser aucune chance au vis à vis.

     

    Après, on nous parlera avec beaucoup d’émotion de la "valeur" du soldat US, de son sens de l’honneur et blablabla et blablabli...


    • Dancharr 25 mai 2008 16:04

       

       
      @ Serpico,
       
      Votre commentaire m’a rassuré et je vous remercie.
       
      Les réactions disproportionnées à ma réflexion sur une séquence du premier Indiana Jones m’ont étonné et surtout inquiété. Refuser qu’on puisse y voir autre chose que l’apparence et fustiger de la sorte l’imprudent, traduisent une intolérance haineuse qui m’a surpris.
       
      On peut croire qu’ils ressentent la critique du réalisateur comme une blessure personnelle.
       
      Qui souffre de confusion mentale ?
       
      Dans un entretien, l’auteur de « Sein » - un très beau livre - E.B. Michel, dit : « Nous ne voyons pas avec nos yeux, nous voyons avec notre cerveau ». Il faut être décervelé pour rire en voyant assassiner un personnage, même fictif, pour ne pas comprendre que tous les films de Spielberg sont politiques et qu’un film d’action, de divertissement peut véhiculer des arrières pensées et exprimer, par moments, à son échelle, une façon d’être, de concevoir sa place dans le monde et d’y considérer celle des autres. Ils me font peur et surtout pitié.
       
      Cordialement.
       

    • gecko gecko 22 mai 2008 15:34

      tout a été dit je crois... et les votes sur cet article le montrent...


    • maggie maggie 22 mai 2008 13:14

      Je crois que vous voyez dans cette scène un sous-entendu alors qu’au contraire son déroulement lui donne un certain comique bien agréable. Cela fait assez décalé de voir Indiana Jones écourter le duel en le tranchant comme un noeud gordien. Les origines de son adversaire ont peu d’importance, c’est avant tout un ennemi et non un "arabe" qu’il abat.

      C’est un peu assomant de voir du racisme là où il n’y en a pas, cela nourrit le malaise de ceux qui le subissent et décrédibilisent le combat de ceux qui luttent véritablement contre le racisme. Une "oeuvre" comme Taxi 2 où les Japonais sont traité ouvertement de "niaks" et "rouleau de printemps" (pas très japonaise comme spécialité d’ailleurs) est bien plus révélatrice du racisme de certains réalisateurs.

      Il est vrai que dans ce type de film d’aventure, il y a toujours un héros occidental à l’esprit éclairé, qui va sauver les pauvres habitants locaux à l’aide de ses blanches mains et d’une héroïne plus ou moins hystérique. Ce serait plutôt ce principe qu’il faudrait malmener plutôt qu’une scène assez insignifiante.


      • Spyc 22 mai 2008 13:25

        Encore de l’anti-américanisme primaire ...

        Juste pour rappeler la scène de manière plus précise :
        Indiana Jones accompagné d’une charmante demoiselle est au Caire pour chercher l’Arche d’Alliance, pour cela il va donc demander de l’aide à son ami Sallah.
        Ce faisant Indiana Jones et la demoiselle sont poursuivis par des nazis et des égyptiens (donc arabe) embauchés par les nazis, la demoiselle finit par se faire enlever et Indiana essaye de la sauver, sauf que pas de chance notre "victime" se présente de manière très agréssive et voulant en découdre avec le héros pour 1) l’empécher de sauver la belle et 2) le tuer si possible.

        Il n’y a donc aucun racisme dans cet scène, juste la volonté de survie du héros.

        On peut à la rigueur y voir l’affrontement de deux "âges" technologiques.

        Enfin en ce qui concerne Indiana Jones, on peut faire remarquer qu’il est sauvé par un jeune chinois (ndlr. qui le brûle avec une torche) dans le deuxième film (et non l’inverse comme tout bon film raciste l’aurait fait), et que dans le troisième opus Indiana s’allie encore avec des égyptiens et une communauté religieuse arabe pour lutter contre les nazis


        • chiktaba 22 mai 2008 15:44

          Ce qui fait pense que dans l episode suivant la meme scene se joue sauf que la... ya plus d arme (ou de balles je me souviens plus). Et la il faut voir quoi ?


        • jujuba 22 mai 2008 13:25

          Mais ce n’est qu’un film.... prenez des films "gore" (brain dead et j’en passe...) ils contiennent des scènes autrement plus "insoutenables" mais ont pour eux de ne pas avoir ce vernis de "véracité" qui pourrait laisser croire que cela pourrait se produire.

          Il faut faire la part des choses... comme disait Mr Poelvorde : "cinéma... cinééééémaaaaaaaa".

          Heu par contre quelqu’un a-t-il vu ou entendu parler dans ce film du scénario ? Spielberg essaie-t-il vraiment de nous faire croire que les cranes de cristal sont de vraies reliques archéologiques ?

           

           

           


          • Crazy Horse Crazy Horse 23 mai 2008 12:06

            Les crânes de cristal existent et certains posent des questions troublantes.

            OOPARTS : Crystal skulls

            Après tout le délire sur le pouvoir des cinq crânes de cristal...


          • Laurent 22 mai 2008 13:45

            @l’auteur

             ??? !!!

            Cette séquence est effectivement censée être drôle et elle n’a d’autre intérêt que de faire rire le spectateur. De plus elle s’insère parfaitement dans le scénario. Si elle n’a pas été relevée auparavant comme vous l’expliquez, c’est bien parce qu’elle est parfaitement innocente, surtout à ce moment du film.

            Il n’y a que des coupeurs de cheveux en quatre pour y voir un message de "mépris / racisme", avec une volonté délibérée de Spielberg.. Très franchement, la série des "Indy" n’a d’autre but que de divertir.

            Bref, un procès d’intention de plus, au moment oportun de plus, puisque le dernier opus de la série arrive.

            Cet article relèverait bien plus d’un certain fantasme et de délire paranoïaque s’il ne contenait un message couramment repris par ailleurs sur le site. Bref, publication peu étonnante et je conçois fort bien, compte tenu de tout ce qu’on peut lire sur le même sujet mais sous d’autres formes dans les colonnes d’ AV, que la nationalité du réalisateur fasse office de déclencheur..

            Vous n’accusez pas directement, vous ’soupçonnez’ - le procédé est classique mais bien sûr efficace.

            Ce que vous ’vendez’ n’est pas bien engageant non plus..

             


            • sisyphe sisyphe 22 mai 2008 14:42

              Cette séquence est effectivement censée être drôle et elle n’a d’autre intérêt que de faire rire le spectateur. De plus elle s’insère parfaitement dans le scénario. Si elle n’a pas été relevée auparavant comme vous l’expliquez, c’est bien parce qu’elle est parfaitement innocente, surtout à ce moment du film.

              Il n’y a que des coupeurs de cheveux en quatre pour y voir un message de "mépris / racisme", avec une volonté délibérée de Spielberg.. Très franchement, la série des "Indy" n’a d’autre but que de divertir.

               

              Dieu sait que je ne suis pas un fan de Spielberg, mais là, je suis entièrement d’accord avec ce commentaire.

              C’est un moment assez rigolo du film, d’auto-dérision. Y voir autre chose à un niveau symbolique me parait tout à fait déplacé : c’est du cinéma d’action, d’aventure, et c’est tout.

              Faut arrêter de voir du symbolisme partout : bientôt on ne pourra plus rien dire ni faire, parce que ça risque de choquer une communauté quelconque : ça va ....


            • Weinstein 22 mai 2008 17:51

              Idem

              Le film, "le soleil vert" est à mon avis une parabole sur la victoire de l’Islam en occident

               


            • Anto 22 mai 2008 13:55

              Moi aussi j’en ai marre. Dans les films d’action, c’est toujours un black qui se sacrifie pour sauver les autres ("partez devant, je vais les retenir" et les "héros" se barrent sans sourciller). Dans "Alan Quatermain et les mines du roi salomon", les pygmées sont des débiles qui se comportent comme des betes.

              Dans Rocky, c’est qui qui se fait démolir dans tous les épisodes ? un black. Ya guerre que les communistes qui ont eu droit au meme traitement.

              Dans la ligne verte, le seul qui est innocent et qui se fait executer quand meme, je vous le donne dans le mille, il est noir !

              Dans les visiteurs, le facteur ridicule qui gueule "c’est des malades" à leur arrivée dans le present ? noir.

              Le rouge et... le Noir ! rien à voir a priori, mais en y reflechissant, Stendhal est loin d’etre innocent ! il était blanc après tout.


              • Piotrek Piotrek 22 mai 2008 14:20

                Je crois que le probleme n’est pas dans les films, mais dans les gens qui les regardent.

                Si l’on commence a faire des films de sorte que personne ne soit choqué, on va finir avec un monopole de Disney.


                • Yohan Yohan 22 mai 2008 22:04

                  Et encore !!. Blanche Neige et les 7 nains recèlerait une invitation subliminale à la lubricité avec invite à la nano partouze 


                • Francis Francis 22 mai 2008 14:48

                  Faut arréter la parano là, cette scène se veut comique, libre à vous d’apprécier cet humour : on a un d’un coté cet arabe dont on s’attend, au vue sa martiale démonstration, à ce qu’il mette la patée à Indie, et de l’autre un héros fatigué qui élimine nonchalament cet ennemi prétendument surpuissant.

                   

                  Si on inverse les rôles, effectivement, je trouve cela moins drôle, question d’identification au héros dont je me sens plus proche lorsqu’il est blanc, et au vu de ma culture. Rien de choquant à mon sens, on ne peut pas rire de tout avec n’importe qui.

                  De là à légitimer le racisme par la culture, c’est un piège que vous tendez dans lequel je ne tomberai pas !


                  • Piotrek Piotrek 22 mai 2008 14:52

                    C’est tout aussi drole si on inverse les roles, et Jackie Chan qui martyrise tous ces petits blancs ? c’est pas drole ?

                     


                  • foufouille foufouille 22 mai 2008 15:32

                    meme genre de scene dans d’autre film

                    batman (blanc) frappe un gentil asiatique suhaitant le decoupe a coup de wakizashi

                    scene non raciste

                    mortal kombat ou le heros asiatique tabasse......

                    the one (et tout ses autres films)........

                    @ l’auteur, generalement, ce qu’on reproche a ce genre de film est le manque de message et une histoire bateau........regarder donc des films de zombie (28 jour plus tard, resident evil....)

                    oh, i’m very shocking

                    un anti raciste peut etre aussi con qu’un raciste. certains sont meme homophobes.......


                    • Numero 19 Numero 19 22 mai 2008 15:48

                      Si c’est pour cogiter à outrance pour nous sortir un commentaire niais de personne bien-pensante...

                      J’ai l’impression que d’attaquer une oeuvre connue (que ce soit un film ou une autre oeuvre, tel un OS comme windows) flatte l’accusateur. C’est comme dire « j’attaque Goliath, je défends la veuve et l’orphelin ».

                      Comme si sous cette défense merveilleursement altruiste (tout juste verbale) se cachait simplement le désir d’être conforté par les autres dans sa pensée, de se voir dire « oui, tu es du côté des gentils ». Un simple besoin égoïste de flatter son ego.

                      Alors oui, vous avez votre heure de gloire, vous avez fait avancer le monde, vous avez dénoncé un fait terrible qui a ravagé nos sociétés : 50 personnes vous ont lu.

                      NEXT.


                      • claude claude 22 mai 2008 16:38

                        @ l’auteur

                         !!!

                        il faut changer de marque de moquette ! celle que vous fumez, est dangereusement avariée !!!


                        • moji 22 mai 2008 16:40

                          pour info et pour démontrer toute la frustration de l’auteur, cette scène a été improvisée.

                          Au départ , Indy devait livrer un combat dans les règles de l’art, mais malheuresement ce jour là, il avait quelques problèmes intestinaux. Comme il était pressé d’en finir et que cette scène le lassait, il a sorti son pistolet et a tiré sur cet homme.

                          Spielberg a trouvé l’idée géniale et a donc remodifié la scène en conséquence.

                           

                           


                          • Yannick Harrel Yannick Harrel 22 mai 2008 16:55

                            Bonjour,

                            C’est de la rétro-critique si je puis me permettre...

                            Je me souviens encore récemment de la polémique née avec le film 300, beaucoup y ont vu un message subliminal visant à anathémiser les Perses, et par cheminement intellectuel (sur plus de 2 000 ans tout de même !) l’Iran actuel. Alors que moi je n’y ai vu qu’un divertissement où bien des choses étaient à prendre au second degré tant c’était grossi à l’extrême. Mais sans risque du ridicule, les détracteurs anti-racistes du film ont avancé que j’étais déjà conditionné par la propagande Américaine et tout le tatouin...

                            Là pour Indiana Jones, je ne pense pas que les Arabes soient la cible d’un racisme quelconque, d’autant que Sallah, un très vieil ami du héros principal ne m’a pas l’air très... kasher

                            Cordialement


                            • Le nanaconda 22 mai 2008 17:04

                              Ce n’est pas tout à fait pareil.
                              Dans Indiana Jones, ce n’est que l’artifice comique du contrepied : on nous présente un adversaire comme redoutable. Notre conscience collective nous laisse supposer un long et périlleux affontement entre le héros et son ennemi. Contrepied : malgré toute la valeur au combat, l’ennemi est expédié en une seconde.

                              Drôle. Point barre.

                              300 laissait sacrément plus transpirer une certaine sympathie pour la NRA et une vision de l’Amérique. 300, outre le fait que je l’ai trouvé très mauvais, m’a mis mal à l’aise. Indiana Jones, jamais.
                              D’où certaines interrogations partagées avec de nombreux autres spectateurs quant aux intentions de Zack Snyder.


                            • Le nanaconda 22 mai 2008 16:59

                              A l’auteur.

                              Si cet article est du 8ème degré pour vous foutre de la gueule des critiques qui voyaient du fascisme dans Amélie Poulain, vous êtes génial.

                               

                               


                              • ronny 22 mai 2008 16:59

                                Cet article est d’une stupidité sans nom.

                                Vous auriez préféré qu’indiana jones se laisse tuer ? Est ce votre conception de l’héroïsme ?

                                Allons plus loin, aurait il eu plus d’honneur s’il avait patienté 30 secondes de plus avant de le tuer ? ou s’il l’avait tué à coups de sabres ?

                                Vous êtes peut être le genre de personne qui pense qu’il y a de l’honneur et de la fierté à tirer de la guerre ? Spielberg, lui, n’en fait pas partie et c’est tout à son honneur ! cette scene est breve, certes, mais cet "ennemi" devait mourir. Cela aurait il été plus délectable que le combat dure 5 minutes au lieu de 5 secondes ?

                                Et vous, a sa place, auriez vous preferer risquer votre vie, inutilement, pour votre fierté, alors que vous aviez la possibilité de terminer le "combat" sans y perdre un bras ou pire, la vie ?

                                Et quelle est cette comparaison stupide avec un attentat contre un americain ou un israelien ? vous mettez sur le meme plan un civil isralien ou israelien et un tueur agresseur lié au nazi ? drôle de comparaison. Si ca peut vous choqué un peu plus, moi même, dans la situation d’Indiana, je n’aurais pas hesité une seconde.

                                Bref vous êtes un anti américain primaire et niais. C’est triste de croire qu’il y avait une interpretation particuliere à donner à cette scene.


                                • Gaston Broussac Gaston Broussac 22 mai 2008 17:27

                                   Comme les autres commentateurs, je reste persuadé qu’il n’y a pas l’ombre d’un chouilla de racisme dans cette scène et qu’on ne peut pas imaginer que Spielberg ait voulu nous préparer à la Tempête du désert.

                                   Je suis plus sensible par contre au fait que, même si c’est pour rire, et ça m’a fait rire à l’époque, la vie de cet homme n’a pas beaucoup de valeur ni aux yeux d’Indi ni à ceux de Spielberg. Quand on songe qu’il (Spielberg) a fait changer les pistolets par des radios dans le "remix" d’E-T, on se dit qu’Indi aurait tout simplement pu désarmer le gros bourrin au lieu de le désinguer. C’est peut être ce qui a choqué l’auteur de cet article et qui l’a fait par la suite phantasmer.


                                  • Yohan Yohan 22 mai 2008 17:28

                                    Association d’idée bien commode et raccourci facile. A aucun moment je n’y ai vu ce que vous y avez vu.

                                    On peut s’amuser à se repasser tous les films des 10 dernières années, et retriturer tous les dialogues (ceux d’Audiard et des autres) on y trouvera toujours matière à y redire. Perso, je n’ai pas envie de m’y coller


                                    • A. Nonyme Trash Titi 22 mai 2008 18:43

                                      Dans le Gendarme à St Tropez, Cruchot arrête une bonne sœur. C’est clairement une symbolique de l’autoritarisme policier sur le monde du clergé. D’ailleurs, à l’époque, le Pape s’en serait ému...


                                      • le pen la vie la vraie 22 mai 2008 18:43

                                        j’en ai déjà lu des conneries, mais là....


                                        • Flash- 22 mai 2008 20:37

                                          Franchement moi cette scène elle m’as plus fait rire qu’autre chose ,il faut quand même voir que ’lhomme au sabre travaille pour les nazis et qu’il pense qu’Indy est désarmé. L’humour de la scéne repose sur le fait qu’on s’attends à un affrontement alors que le problême est vite réglé...

                                          D’ailleurs il y a un clin d’oeil à cette scéne dans "Indiana Jones et le temple maudit", Indy se trouve face à deux gardes armés de sabres et qui els agitent à peu prés de la même manière ,il prends le même air blasé et porte la main à sa ceinture de la même façon. Sauf que le revolver n’est plus là !!!


                                          • HELIOS HELIOS 22 mai 2008 22:21

                                            encore un article pour defendre ces "pauvres arabes" ou ces "pauvres noirs" injustement agressés, discriminés par le mechant blancs... juste dans les films de science fiction !

                                            d’abord, arabes et noirs sont capables de se defendre seuls, et n’ont rien a faire de votre appreciation. Au pire cela va leur nuire, car certains vont se sentir au dessus des règles, appuyés par des malades comme vous semblez l’être.

                                            Surtout si vous desirez leur integration, foutez leurs la paix et arretez de nous bassiner....


                                            • gnarf 22 mai 2008 22:45

                                              >>D’ailleurs il y a un clin d’oeil à cette scéne dans "Indiana Jones et le temple maudit", Indy se trouve face à deux gardes armés de sabres et qui els agitent à peu prés de la même manière ,il prends le même air blasé et porte la main à sa ceinture de la même façon. Sauf que le revolver n’est plus là !!!

                                              Exactement...et il s’enfuit cette fois en hurlant. Alors vous surinterpretez completement cette scene. Vous tombez dans la parano du politiquement correct.

                                              Cet apres-midi encore, je regardais un film sur les trois mousquetaires reprenant ce meme gag. Portos se retrouve sur le pont d’un bateau face a un asiatique qui sort 2 sabres et les manipule avec une extreme dexterite...il coupe un cordage, la trappe s’ouvre sous les pieds de l’asiatique, et il part s’ecraser au fond de la cale.

                                              C’est devenu un gag classique.

                                               

                                               


                                              • bob 23 mai 2008 00:42

                                                Monsieur,

                                                L’analyse que vous faites de cet partie du film est bien geo-politique. Personnellement, je l’ai pris comme une scene humouristique davantage que comme le massacre d’une population arabe par une autre population. Aucune information n’a jamais filtre comme quoi cette scene possedait un cote raciste voulue. Bien evidemment, les esprits chagrins analyseront dans cette scene une grande haine vis a vis du monde arabe.
                                                Etait-ce le but du film ?
                                                Est-ce que ceux qui ont vu cette scene souhaitent massacrer les arabes ?


                                                • HELIOS HELIOS 23 mai 2008 09:31

                                                  Et en plus, en se connectant a votre site on peut y lire "

                                                  Ras-le-bol des approximations, des censures, des conformismes, du sectarisme de la presse

                                                   

                                                  Génial votre article dans ce contexte : Quoi de plus "censure" que de repprocher a Spielberg la scène que vous citez... Quoi de plus "conformiste" que d’imaginer qu’il y à là une xenophobie anti-arabe, quoi de plus "sectaire" que de vouloir cacher un gag ou le cow-boy tue l’eunuque menaçant....

                                                  ... a moins que ces mots ne soient quue des façades sur votre site... en connaissez vous le sens ?


                                                  • Zalka Zalka 23 mai 2008 10:27

                                                    Etrangement, ce film m’a fait penser à la série des "Austin Powers". Dans ces films, après plusieurs décès spectaculaires de "méchants", nous avons le droit à des séquences "émotion", montrant la famille et les amis de ces hommes de mains auxquels personnes ne pense jamais.

                                                    Le type au sabre n’est qu’un homme de main qui meurt dans un contexte original à défaut d’une manière originale. Rien à chercher plus loin !

                                                    En parlant de racisme, on pourrait rajouter l’ignoble Polanski ! Vous ne vous rappellez pas le personnage secondaire de "Pirates !", Bumako ? Le gentil nègre serviable mais pas très intelligent qui compte jusqu’à 10000 avant de fuir sur ordre du Capitaine "wed". Et que dire des espagnols qui ne jouissent pas d’une bonne pub ici !

                                                     

                                                    Le seul racisme, c’est la manière dont les gens vont réagir. Ceux qui jubilent en se disant "chouette, un bougnoule de moins", l’auraient fait quelque soit la mise en scène de cette mort. Ceux qui voient tout les noir à l’image de Bumako, n’ont pas besoin de Polanski pour avoir cet avis.


                                                    • Philippe D Philippe D 23 mai 2008 10:51

                                                      Finallement cet article est très intéressant par les réactions qu’il a sucitées.

                                                      Je m’attendais à beaucoup plus de réactions convenues, politiquement correctes et en gros d’accord avec l’auteur. Et puis non, les choses semblent remises à leur vraie place, divertissement sans arrière pensée systématique à rechercher.


                                                      • Aoser 23 mai 2008 11:12

                                                        Cet article aura eu au moins une utilité pour moi...me décider à m’inscrire aprés des années de fréquentation anonyme :o

                                                        Je ne pensais pas qu’il était possible de pondre un article aussi à coté de la plaque....

                                                         

                                                        PS : Bonjours à tous ;)


                                                        • abelard 23 mai 2008 11:39

                                                          A mon sens, le comique de cette scène repose sur l’effet de surprise et "l’attente déçue".

                                                          En effet, lorsque "l’arabe" faisant face à Ford commence à mouliner du cimeterre, il nous engage dans les codes du duel classique des films de cape et d’épée. On s’attend alors à ce que Ford se saisisse d’un gourdin, d’un concombre ou autre et se lance dans le combat. Or Indiana déjoue cette attente en sortant son pistolet et en tirant. C’est donc l’effet de surprise "on ne st’attend pas à ça" qui provoque le rire du spectateur. Notre héros semble dire à l’arabe : "Tu t’es trompé de film, coco !"

                                                          Néanmoins, il est tout à fait possible d’être gêné par cette scène. Quel que soit le genre du film et les codes qui y sont associés, un héros n’emploie jamais d’arme d’efficacité supérieure à celle de son ennemi. Au contraire plus la différence d’armement entre l’ennemi et lui est importante, plus le héros est un héros... A condition que cette différence soit en défaveur du héros.

                                                          Ici, l’emploi du pistolet contre l’épée casse le "code d’honnneur’ du héros. Indiana apparaît donc réaliste mais cynique. Sentiment désagréable que l’on peut attribuer à un prétendu racisme.

                                                          D’un point de vue dramaturgique, cette scène a un avantage certain : elle accèlère le rythme de la narration. Indiana semble dire : "J’ai des choses bien plus urgentes à faire, ne me fais pas perdre mon temps".


                                                          • sery 23 mai 2008 19:20

                                                            Le docteur JONES est un plaisantin !

                                                            Ce genre d’humour est malheureusement assez bien distribué ds le monde (réel j’entends)


                                                            • Radix Radix 24 mai 2008 18:27

                                                              Bonjour

                                                              Merci pour cet article !

                                                              Après vous avoir lu je n’ai plus de complexe et je vais me mettre à rédiger.

                                                              Je ne peut pas faire plus stupide !

                                                              Radix


                                                              • ASINUS 28 mai 2008 15:41

                                                                @ l auteur

                                                                je n’ai pas le dixieme de vos connaissances cinéphiles, mais puisque vous parlez avec autorité

                                                                du cinéma , permettez moi de vous offrir cet aphorisme d un grand cinéaste

                                                                 

                                                                " les cons ça osent tout c est meme à cela qu on les reconnait"

                                                                 

                                                                 

                                                                indianojonestement votre

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