Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Médias > Jésus-Judas : on refait le match !

Jésus-Judas : on refait le match !

L’Evangile de Judas vient d’être sorti du secret par la revue américaine National Geographic. L’Eglise catholique rappelle que ce texte est un « apocryphe » qui ne remet pas en cause la doctrine catholique. Elle dénonce le rôle de certains médias qui introduisent de la confusion dans les débats théologiques.

On attendait une réaction de Benoît XVI sur L’Evangile de Judas. Et on n’a pas été déçu. Il a condamné fermement Judas, faisant clairement allusion au texte publié aux Etats-Unis par le National Geographic et bientôt disponible en français.

Plus généralement, des responsables de l’Eglise catholique ont dénoncé la façon dont les médias ont présenté L’Evangile de Judas. Le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a lancé cette petite bombe, relayée sur un blog : "On parle beaucoup de la trahison de Judas sans se rendre compte qu’on est en train de la renouveler. Le Christ est vendu, une nouvelle fois, non plus aux chefs du sanhédrin pour trente pièces d’argent, mais à des éditeurs et des libraires pour des milliards de pièces d’argent..." Le père Cantelamessa évoque également L’Evangile de Thomas, un best-seller aux Etats-Unis. Le Da Vinci code est aussi visé, à mots couverts. Ces textes sont utilisés pour relativiser le message de l’Eglise. Cantelamessa conclut : "Nous sommes à l’époque des médias et les médias s’intéressent davantage à la nouveauté qu’à la vérité." Cela se passe de commentaire...

Gnostique. La réaction de l’Eglise n’a surpris personne. Cela fait partie de sa mission. Dès son origine, elle a condamné les hérésies. Au IIe siècle déjà, Irénée, l’évêque de Lyon, fulminait contre l’Evangile de Judas et les gnostiques dans un texte appelé justement Contre les hérésies.

Les temps ont changé. Avant, l’ennemi était gnostique, aujourd’hui, selon le père Cantelamessa, il est journaliste. Mais que reproche-t-on précisément aux journalistes ?

Un exemple : Le Monde titre  : Et si judas n’avait pas trahi Jésus ? Il adopte un point de vue d’historien. Il fait porter le problème sur le rôle historique de Judas. Ce faisant, il place sur un même plan des écrits dits canoniques et des écrits apocryphes. Peut-on lui en vouloir ? Il ne s’appelle pas La Croix...

Suiviste. Personnellement, ce que je reprocherais le plus aux journaux dans cette affaire, c’est leur suivisme. Aucun n’a enquêté. Tous se sont contentés d’aller puiser à la source unique, celle fournie par le National Geographic. Autre temps, autre Bible.

La revue américaine s’apprête à multiplier les Evangiles de Judas comme d’autres multiplient les pains. Le best-seller est annoncé.

Dès lors, les médias, dans un grand mouvement, reprennent la thèse du National Géographic : L’Evangile de Judas réhabilite celui qui est considéré comme un traître. On a droit à des titres amusants : "L’Evangile selon Judas sort du purgatoire" (Libération) ou sérieux : "Un ancien manuscrit donne une nouvelle vision de la relation entre Jésus et Judas" (AP).

Sioniste. Et, puisque rien ne doit nous être épargné, un évêque a parlé de "complot sioniste". Mgr Nikodimos est évêque d’Ierissos, du Mont Athos et d’Ardameriou (Chalcidique, Nord). Il a déclaré : "Ce texte est connu des théologiens comme un faux. Je crois qu’il s’agit d’un complot des sionistes pour faire scandale". Visiblement, on cogite beaucoup du côté du Mont Athos...


Moyenne des avis sur cet article :  3.55/5   (66 votes)




Réagissez à l'article

112 réactions à cet article    


  • fun (---.---.30.48) 19 avril 2006 10:02

    Il ne faut pas oublier que plus de 30 évangiles ont été écrits après la crucifixion, et qu’Irénée en a choisi 4 parce qu’à l’époque, il fallait faire « concorder » la transmition du message Christique avec les 4 points cardinaux, les 4 vents du paradis...etc etc, ce afin de délivrer un message simple pour une religion qui devait être compréhensible de tous. Irénée a donc choisi les moins tendancieux de tous les évangiles, ceux qui permettaient une lecture assez linéaire, au premier degré, et manichéenne. Le bien contre le mal et basta. Il était donc logique, pour cette nouvelle religion, de ne pas faire de Judas ce que les gnostiques en ont fait : un homme initié qui, par cette « trahison », a contribué à accomplir ce que Jesus était venu accomplir, mais bien d’en faire un traitre répugnant sur lequel elle pouvait s’appuyer. L’église catholique n’est pas réputée pour sa souplesse, et répugne à l’extension de la connaissance. Elle le prouve une fois de plus dans ce débat, soucieuse qu’elle est de maintenir dans l’enclos son troupeau de moutons.


    • ologram (---.---.74.74) 19 avril 2006 11:10

      Cher Fun, votre réaction est hautement fantaisiste. Ce n’est pas Irénée qui a choisi les Evangiles, puisque le plus ancien document listant les évangiles authentiques, dit « canon de Muratori » date de 150. Or Irénée avait 15 ans. De plus, le canon a été choisi à l’unanimité des églises locales, en fonction de l’ancienneté des textes, de leur concordance doctrinale, et de leur origine apostolique, c’est-à-dire qu’ils ont été rédigés par de vrais témoins oculaires de Jésus.

      Vous faitespar ailleurs un contresens énorme en opposant une Eglise manichéenne à la pensée gnostique.

      La pensée gnostique est précisément manichéenne, c’est-à-dire que le monde est le théatre de lutte entre la matière -le mal - et le spitituel -le bien-. D’ou la répugnance des gnostiques à reconnaître la double nature du Christ -incarnée et divine- et le glissement vers le docétisme et les doctrines monophysites. Ce que n’est pas la pensée catholique, qui considère que la création et le corps sont de bonnes choses (croyance en la résurrection de la chair) mais qu’à cause du péché, elles doivent être restaurées par le Christ.


    • hum (---.---.172.164) 19 avril 2006 11:22

      je me permets juste de dire qu il n est pas nécéssaire d attendre les évangiles apocryphe pour douter du rôle de Judas. On peut même si on lit les évangiles se demander pourquoi ce dernier est coupable ou plutôt de quoi ?

      je rappelle pour mémoire que jésus sait qu il va être « trahi » qu il sait par qui. Qu il dit savoir ou et quand. Et que fait il ? il reste là. Alors que tout le monde lui conseille de repartir en galilé. Judas est son ami le plus proche. Si le destin de Jesus est de donner sa vie pour les hommes... comment accuser celui qui n,est que l instrument de ce destin d en être responsable ?? c est là un paradoxe interessant de la foi chrétienne ? celle ci est tout entiere fondée sur le « sacrifice » de Jésus... et en même temps elle prétend qu il y a un coupable. Alors même que Jésus à chaque étape de la passion a la possibilité de se sauver. Ponce Pilate ne veut pas le tuer. Il a mille fois la possibilité de fuir...

      je me demande si l église n a pas besoin d un coupable pour ne pas avoir un suicidé.. car au fond Jésus sans Judas coupable n est plus qu un homme qui va au devant de la mort alors même qu il est en mesure de l éviter. Parce que tel est selon lui (et les croyants) son fatum. Sa raison d être. Et qu il ne s agit pas vraiment de mort... Mais bien évidemment ce sont des notions plus complexes et plus génantes à formuler face à des fidèles... qui pourraient avoir la « mauvaise » idée d assimiler cette opération de libération de l enveloppe charnelle à un suicide.


      • ologram (---.---.74.74) 19 avril 2006 11:54

        La question est ancienne et intéressante. En effet, comment concilier la liberté humaine avec l’omniscience de Dieu, qui sait par avance qui fera le choix du mal et celui du bien ?

        Face à cette question, il y a deux mauvaises réponses opposées : celle de la prédestination, soutenue par exemple par les calvinistes et les jansénistes, qui fait de l’homme un jouet des caprices de Dieu ; celle du volontarisme, qui fait de l’homme un être qui ne se sauve ou se damne que par ses propres forces ; cette dernière doctrine induit une diminution du rôle de la providence de Dieu, qui ne serait qu’un arbitre au-dessus de la mélée. La doctrine la plus convaincante se situe entre ces deux extrèmes : Dieu a une volonté positive et une volonté permissive. Le mal n’est pas positivement voulu, mais existe par volonté permissive de Dieu, comme conséquence naturelle de la liberté. Dieu ne permet le mal qu’en vue d’un plus grand bien : voilà la seule limite du mal. C’est à ce schéma que semble répondre le récit de la Passion.


      • galilée (---.---.210.204) 19 avril 2006 13:03

        Non seulement Dieu joue aux dés , mais en plus il triche ...Ce qui donne l’ illusion qu’ il prévoit tout .

        Sa liberté , l’ homme l’ arrache à un Dieu qui déteste l ’homme libéré plus que tout .

        C’ est le sens de la Paque juive , sortie de l’ esclavage d’ Egypte et source de la haine que Dieu voue aux Juifs car Moise a quasiment aboli l’ esclavage 13 siécles avant JC ET 31 siécles avant l’ Europe !

        La passion de Jesus n’ est qu ’un mauvais prétexte à la persécution des Juifs et des autres hommes libres . Jesus était prisonnier de sa mégalomanie , maladie que Dieu lui avait généreusement collée et qui a causé sa perte .


      • dom (---.---.66.176) 19 avril 2006 14:04

        commentaire intéressant galilée. Le fait est, semble-t-il, que les juifs ont une vue sur un Dieu vengeur, incriminant, justicier, esclavagiste, ce qui en ferait le diable des chrétiens et qu’il est dès lors juste de le combattre pour acquérir le statut d’hommes libres. Le fait est que cette vision est placée dans la peur plutôt que dans l’amour fait une différence, celle précisément qui sépare l’ancien du nouveau testament. Intéressant au plus haut point, car en fin de compte le Christ s’érige aussi dans cette ligne d’acquérir la liberté mais il la place en aval et en amont de la vie terrestre, donc dans l’absolu puisqu’il montra qu’on ne peut que laisser l’injustice passer sur notre corps si on veut la stigmatiser et amoindrir son emprise sur nous. On y réfléchira encore plus avant, merci donc pour ces éléments de réfléction.


      • galilée (---.---.210.204) 19 avril 2006 15:01

        Cher Dom

        Le seul absolu réside dans le rien .. La liberté chrétienne ne se trouve que dans la mort qui est le rien par définition .

        Il est impossible de trouver quoique ce soit dans le rien hormis par le biais du mensonge . Le plus grand de tous les mensonges est que Dieu est Amour ! C’ est exactement tout le contraire Dieu et Diable ne sont qu’ un meme esprit schizophréne qui ne parle qu’ aux schizophrénes ..

        Voir n’ importe quel manuel de psychiatrie pour s’ en convaincre !


      • hum (---.---.172.164) 19 avril 2006 17:17

        vous ne m’avez pas compris. Je ne parle pas de prédestination en général mais de la prédestination particulière du « fils de l’homme » tel que jésus préfère qu’on l’appelle (plutôt que messie). Toute la bible et tous les évengiles annoncent cette mort. en tout cas Jésus lui même l’appelle. et on peut légitimement, en ce remetant dans le contexte de ferveur, penser que Judas imaginerait qu’avec la crucifiction s’ouvrirait le ciel et que viendrait enfin le regne de dieu sur les hommes. Le souci est qu’il ne s’est pas passé grand chose (ce qui n’émeut pas trop les croyant).

        Mon analyse n’était pas une analyse philosophique de la notion de foi qui sauve ou de destin qui enferme mais seulement une lecture très terre à terre d’une affaire dans laquelle on a un coupable pour un crime annoncé avant qu’il n’arrive sur une victime conscentante et informée... moi c’est ce point qui m’interpelle.


      • Eric (---.---.4.150) 19 avril 2006 21:07

        Ologram,

        Vous posez bien le débat. Voir Saint Augistin, notamment dans ses textes contre les pélagiens, ses textes sur la grâce...

        http://crisedanslesmedias.hautetfort.com


      • nantor (---.---.131.113) 20 avril 2006 15:21

        Petit g,

        C’est toi, qui est complètement schizo ...

        Y’a des posts où tu insultes les musulmans et les chrétiens en affirmant que seul le dieu d’Israël est vérité (tu te souviens, tout de même ???) et là tu dis que dieu et diable sont un même esprit schizophrène pour schizophrène ...

        Tu tapes complètement dans les boîtes toi !


      • xenos (---.---.139.124) 3 mai 2006 16:20

        « Non seulement Dieu joue aux dés , mais en plus il triche ...Ce qui donne l’ illusion qu’ il prévoit tout . »

        réponse : C’est là une vision qui n’a de valeur que par le fait qu’elle soit personnelle, car elle repose sur un faux postulat. Celui selon lequel Dieu joue aux dés ; cela sous entend qu’il est voué au hasard. Ce qui est déjà erronée tant la conception du hasard est étrangère au judaïsme voire même condamné vu qu’elle renvoie à un culte d’une divinité païenne qui était le dieux du hasard. L’omniscience de Dieu ne signifie pas que son utilisation soit absolue. C’est sans doute quelque chose d’étranger à tous ceux qui ne peuvent s’empêcher de trouver une excuse associer à son contraire, pourvu qu’elle justifie sa conclusion. La première des libertés que Dieu se donne est celle de décider s’il saura une chose dont pourtant il laisse le soin à un autre (l’homme par exemple) de faire un choix. Par exemple : la capacité que nous avons aujourd’hui à partager l’information, la somme d’information que nous possédons pourrait donner l’image de nous comme d’une personne omnisciente aux yeux d’un villageois moyen-âgeux pour qui la moindre information prenait des semaines à lui parvenir. Cependant notre capacité à être informé se limite à notre choix de vouloir profiter de l’information. Je ne saurais ce qui est écrit dans le journal que si je décide de l’ouvrir. C’est là un choix. Mais mon choix n’enlève rien à ma capacité d’accéder à la connaissance. Ainsi l’omniscience de Dieu est volontairement bridée par lui-même parce qu’il a décidé que la liberté de choix qu’il a donnée à l’homme l’imposait. Il a volontairement fait confiance à l’homme. Il a donné sa confiance quitte à ce que l’homme ne le mérite pas. C’est donc une preuve d’amour de sa part.

        « Sa liberté , l’ homme l’ arrache à un Dieu qui déteste l ’homme libéré plus que tout. »

        réponse : C’est là tout le mensonge que le diable fit miroiter à Eve (il semblerait que d’autres tombent encore dans le panneau, aujourd’hui). Il prétendait que l’être humain était prisonnier, bridé par Dieu. Il lui a promis que, mangeant du fruit, elle serait comme Dieu, donc par là même, qu’elle deviendrait indépendante et donc libre vis à vis de Dieu. Hors la suite de l’histoire montre que ce fut une fausse promesse ; que le résultat fut qu’elle devint esclave de l’imperfection, et de ce que tout ce que cela entraînait c’est-à-dire la dégénérescence et la mort. Votre phrase est d’autant plus incohérente qu’elle ignore que Dieu a préparé la terre et un paradis afin d’accueillir l’être humain. Toutes personnes s’intéressant à la nature, savent à quels points ces choses sont merveilleuses et que par ces choses transpire l’amour de Dieu. Dire que Dieu n’aime pas l’homme, c’est nier qu’il les avait placés dans un paradis. Que la seule interdiction qu’il leur donna n’était nullement insurmontable et que malgré leurs rébellions volontaires, il décida de réparer les pots cassés en déclarant le proto-évangile (génèse 3 :15)- proto-évangile qui trouve une partie de son application en jean 17 :3. Mais comme on dit : qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage.

        « C’est le sens de la Paque juive , sortie de l’ esclavage d’ Egypte et source de la haine que Dieu voue aux Juifs car Moise a quasiment aboli l’ esclavage 13 siécles avant JC ET 31 siécles avant l’ Europe ! »

        Réponse : non-sens. vous vous contredisez dans la même phrase. Car vous insinuez que Dieu esclavagisait l’homme et que la pâque juive (symbole de la libération de l’esclavage par Dieu des juifs) est le reflet de sa haine pour les juifs. La pâque juive est l’anniversaire de la libération des juifs de l’esclavage. Elle est la réalisation de la promesse qu’il avait fait à Abraham 400 ans plus tôt. J’aimerai par contre bien savoir ce qui vous pousse à dire que parce que moïse (sous l’ordre de Dieu lui même) a abolit l’esclavage, cela voue les juifs à l’anathèmes par Dieu lui même. Je crois que vous êtes confus dans vos élucubrations.

        « La passion de Jésus n’est qu’un mauvais prétexte à la persécution des Juifs et des autres hommes libres . Jesus était prisonnier de sa mégalomanie , maladie que Dieu lui avait généreusement collée et qui a causé sa perte . »

        réponse : Pour rappel Jésus était juif, les apôtres étaient juifs et que ce qui est dit dans l’évangile est le constat q’un juif fut tué de façon inique. Il s’agit donc de la défense prise pour un juif, par des juifs. Il s’agit d’un témoignage d’un crime commis contre un juif. mais ce pourrait il, à vos yeux, qu’il soit conceptuellement impossible que des juifs soient identique aux autres peuples d’autres sociétés et qu’ils puissent se rendre coupable d’injustice ? Lisez les écrits juifs et vous verrez qu’ils dépeignent tout autant que les évangiles, un peuple qui pêche constamment contre leur Dieu et qui tuent leurs prophètes ( Isaie fut scié, par exemple). Ainsi prétendre que les évangiles sont un prétexte à la persécution des juifs est fallacieux tant ils ne diffèrent en rien des textes hébraïques . Mais fut-il pour cela que vous ayez une connaissance profonde des choses dont pourtant vous faites le commentaire. De ce fait, tout chrétien sincère ne peut être antisémite. Mais les raccourcies que vous faites sont bien commodes pour expliquer vôtre antichristianisme. Dire que jésus était mégalomane est un avis personnel qui n’engage que vous mais qui, vu la qualité de vos arguments précédents ne méritent pas que je m’y attarde plus que cela. On ne peut pas empêcher l’ignorant d’avoir un avis ; par contre le risque est que si celui-ci l’exprime, une âme charitable pourrait lui rappeler que la liberté d’expression ne garantit pas la justesse d’un propos.


      • dedalus (---.---.124.3) 4 mai 2006 02:52

        La responsabilité est collective. Les événements et les acteurs ont valeur historique et contextuelle. Les enseignements ont valeur universelle et éternelle. Le mystère est ce que l’on a jamais fini de comprendre. Judas a assisté aux miracles de Jésus. Après la fête des rameaux et l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, il est persuadé que Jésus va accèder au pouvoir, et lui occuper le poste équivalent actuellement à celui d’un ministre des finances. Ensuite l’attitude et les dires de Jésus le déçoivent et ne correspondent plus à ses attentes. Alors il s’impatiente et veut mettre Jésus à l’épreuve en trahissant - « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu » (Deut. 6, 16) - persuadé que Jésus s’en tirera par miracle. Mais les miracles de Jésus sont pour autrui (actes d’amour) et non pour Lui (tentation de la magie et du recourbement vers soi). Judas croit en un Dieu jupiterien et il n’est pas le seul ! « Les Juifs demandent des miracles et les Grecs recherchent la sagesse ; mais nous, nous prêchons un messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens » (1 Co 1:22-23). « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23.34).


      • Arkhee (---.---.192.143) 19 avril 2006 11:25

        Dommage de remettre une couche de CPE/politique française dans un article culturel. On s’en serait bien passé. Heureusement, l’article intial conserve son intérêt !

        Effectivement comme le dit fun, la doctrine catholique a été construite pour correspondre à un « cahier des charges » précis, qui a été reprécisé par la suite lors du schisme de 1054, ou plus fortement encore lors du Concile de Trente de 1542.

        Les fortes réactions montrent surtout que l’Eglise a été fondée sur des décision centrale, comme toutes les religions, mais a toujours défendu son dogme par l’autorité de son chef et non pas par la réflexion, à l’inverse de la religion juive par exemple.

        Conclusion, chaque nouvelle découverte : manuscrits de la mer morte, traduction de vieux manuscrits, ... fait trembler les murs de l’église. Il en faut peu, au final, car même un roman réinterprétant certains écrits pour les adapter à sa trame, peut faire réagir le clergé !


        • galilée (---.---.210.204) 19 avril 2006 11:47

          Jesus avait 12 apotres , il y avait 12 tribus en Israel :Gad, Menashé , Ephraim , Zvulun ,Asher,Benyamin ,Dan , Shimon ,Nephtali , Levi ,Issachar et .......Judas . 10 tribus ont disparu definitivement se mélant a l’ etranger paien .... Seuls Judas et Benyamin sont restés fidèles a la loi de Moise et forment le peuple Juif moderne.

          La tribu de Judas n’ a pas trahi la tradition d’Israel et c’est justement Judas qui serait le traitre ?

          Cela semble une symbolique particuliérement téléphonée et assez grossiére aux yeux du lecteur attentif ...

          Judas est le symbole de la fidélité millénaire et c’est juste lui que stigmatisent les Evangile antisémites jusque dans leur fondement . Bobard diabolique qui mene a Auschwitz !


          • ologram (---.---.74.74) 19 avril 2006 12:08

            On ne sait pas si Judas était issu de la tribu de Juda ; en revanche, Jésus en était, puique de la lignée du roi David.

            Tout ce que l’on sait de Judas vient de son surnom : « l’iscariote », mot qui vient de Sicarii, c’est-à-dire un assassin professionnel chez les Zélotes ; les zélotes militaient pour la restauration du royaume d’Israël par la force. On peut donc supposer que Judas a été déçu par Jésus, dont le royaume n’est « pas de ce monde ».


          • galilée (---.---.210.204) 19 avril 2006 12:22

            Judas appartenait a la tribu de Judas , comme son nom l’ indique ... Un Benyaminite n’ aurait pas porté ce nom , qui plus est a ’l’époque du second temple il n’ y avait que des « Juifs » déformation du mot Judaeus !

            L’intention du scribe évangéliste , diaboliser le nom meme de Judas .. archétype du Juif qui ne se converti pas par fidélité !

            Judas Iscariote vient de יהודה איש קריות, yehuda ish kariot, Judas homme des citées !! probablemnt volonté de l’ évangeliste d’ opposer le Juif citadin donc « corrompu » du paysan chretien pauvre et « plein de pureté » ...

            Les sicaires n’ étaient pas des assassins professionels mais des résistants qui s’ attaquaient courageusement à l’occupant romain ... Leur lutte pour la survie d’ Israel dure jusqu’ a ce jour


          • ologram (---.---.74.74) 19 avril 2006 12:52

            Admettons.

            Le problème c’est qu’il y a deux Judas parmi les apôtres de Jésus :

            « Judas, non l’Iscariote » (Jn 14,22) que l’on connaît sous le nom de Saint Jude.


          • dom (---.---.66.176) 19 avril 2006 13:20

            sauf qu’aujourd’hui ils se sont alliés (depuis lurette quand même) avec les reliquats de l’empire romain pour contrer leur antique frère Ismael non ? C’est vous-même qui nous l’expliquiez galilée. Comment ce fesse ?


          • galilée (---.---.210.204) 19 avril 2006 13:48

            Pourquoi Pilate dit-il « ecce homo » en voyant Jesus ?


          • galilée (---.---.210.204) 19 avril 2006 13:55

            De nos jours , les asiles d’Israel sont remplis de malades persuadés d’ etre le messie ..En général l’ Haldol calme l’ affaire plus surement que la crucifixion qui aurait tendance a diffuser la croyance psychotique sur tous les continents ..

            Sachez le , bonnes gens ! le Messie n’ a d’ interet que parcequ’ on l’ attend et quand il arrive , il n’ y aplus rien a attendre !


          • dom (---.---.66.176) 19 avril 2006 14:09

            « ecce home »... voici l’homme... voulait-il dire « voici donc l’homme dont on me parle tant » ?


          • galilée (---.---.210.204) 19 avril 2006 14:28

            Ne s’ agirait il pas plutot d’ une plaisanterie douteuse de l’ esprit qui guida la plume de l’ Evangeliste ? Aprés tout la question se pose toujours ...


          • galilée (---.---.210.204) 19 avril 2006 14:34

            Ismael , qui obeit a Dieu ... Le texte ne rapporte qu’ un seul commentaire a son égard : פרא אדם , péré adam : sombre brute ! nihil novo sub sole !


          • Daniel Milan. Contact : 0621543225 (---.---.168.14) 19 avril 2006 21:39

            Vive le Grand Nietzsche qui avait tout compris et l’avait exprimé à travers toute son oeuvre !


          • Daniel Milan. Contact : 0621543225 (---.---.168.14) 19 avril 2006 21:55

            Cela fait 45 ans que j’essaie de lire la Bible et que je n’y arrive pas !... A vrai dire, les personnages bibliques me sortent par les yeux !...Comment peut-on croire à de telles âneries ?


          • xenos (---.---.139.124) 3 mai 2006 16:56

            « Jesus avait 12 apotres , il y avait 12 tribus en Israel:Gad, Menashé , Ephraim , Zvulun ,Asher,Benyamin ,Dan , Shimon ,Nephtali , Levi ,Issachar et .......Judas . 10 tribus ont disparu definitivement se mélant a l’ etranger paien .... Seuls Judas et Benyamin sont restés fidèles a la loi de Moise et forment le peuple Juif moderne. La tribu de Judas n’ a pas trahi la tradition d’Israel et c’est justement Judas qui serait le traitre ? Cela semble une symbolique particuliérement téléphonée et assez grossiére aux yeux du lecteur attentif ... Judas est le symbole de la fidélité millénaire et c’est juste lui que stigmatisent les Evangile antisémites jusque dans leur fondement . Bobard diabolique qui mene a Auschwitz ! »

            Réponse : il est intéressant de voir comment par des raccourcis on peut se livrer à des sophismes.

            Première des choses, non ce ne sont pas les descendants de Judas et Benyamin qui forment aujourd’hui le peuple juif moderne. Vous placez votre argument sur une méconnaissance évidente de l’histoire juive. Alors pour rappel, la destruction par les romains de jérusalem a accompagné aussi une autre destruction ; celle des registres de naissance des juifs. Ce qui signifia qu’aucun juif, après cet événement, ne pouvait se prévaloir d’être le descendant de telle ou telle tribus. Mais vous 2000 ans plus tard, méprisant cette donnée historique pourtant essentielle chez les juifs, vous arrivez à déterminer la ligné des juifs modernes. Miracle !!!

            Deuxièmement, vous créez un lien entre le fils d’israel et patriarche d’une des 12 tribus, judas, Cette même tribus et un homonyme. Vous y trouvez même un symbole qui vous mènes directement sans passer par la case départ vers Auschwitz. C’est avec ce genre de raccourcie obscure que justement des personnes s’adonnent à des crimes que vous êtes pourtant celui qui dénonce. Car il y avait 2 judas comme apôtres de jésus. Un seul a pêché contre lui. L’autre lui est resté fidèle. Mais vous décidez sans doute de l’ignorer en regardant non plus le verre à moitié plein mais en le vidant complètement par votre omission. Je vous rappelle que Jude fils de jacques se prénomme aussi judas. C’est le même nom en hébreux.

            Donc en termes de symbole, vous êtes le seul à le voir vu que votre esprit y est prédisposé, quitte à faire fi de certaines évidences.

            Et pour finir, non le christianisme n’engendre pas le nazisme et la Shoa. C’est faire une impasse profonde sur la rhétorique du culte nazi et son penchant pour le paganisme, son inimitié avec le concept chrétien voire sa haine criminelle contre les chrétiens. ( voir un livre ancien nommé : croisade contre le christianisme) Le nazisme se nourrit de ses propres fantasme et de son culte polythéiste à la gloire des dieux nordique ; ils Ont leurs propres paradis. Paradis qui, à la différence du christianisme, ne se gagne pas par le pardon des pêchés d’un sauveur mais par l’usage de la guerre.

            Je crois que vos raccourcis répondent à une architecture dialectique de type raciste. Vous utilisez des poncifs qui s’attache à l’ignorance. Vous faites des liens là où il n’y en a pas et vous terminez par une diabolisation de la chose.


          • Marsupilami (---.---.181.113) 19 avril 2006 12:23

            Ouaf !

            Damned, le point Godwin est déjà atteint ! Bravo !

            Ce qui est dommage, c’est que les docs du National Geographic n’aient pas révélé que Judas était en fait une femme.

            Vous imaginez le scoop théologique : Judas nana !

            Houba houba !


            • galilée (---.---.210.204) 19 avril 2006 12:35

              Judas n’ était pas une nana mais surement aussi homo que le reste des apotres qui , manifestement , ne s’ encombraient pas de femmes !

              De la à imaginer que Marie Madeleine était un travelo , il n’ y qu’ un pas ...


            • nantor (---.---.131.113) 19 avril 2006 12:45

              Damned !

              Encore devancé par El Marsu


            • xenos (---.---.139.124) 3 mai 2006 17:04

              « Judas n’ était pas une nana mais sûrement aussi homo que le reste des apotres qui , manifestement , ne s’ encombraient pas de femmes ! De la à imaginer que Marie Madeleine était un travelo , il n’ y qu’ un pas ... »

              Réponse : comme on dit, ceux qui ne savent pas parlent beaucoup. Je passerais sur la façon outrancière que vous avez de présenter la chose pour vous rappeler que bon nombre d’apôtres étaient mariés ? dont l’apôtre pierre par exemple. Mais vous ne saviez peut-être pas. Ce qui explique que vous vous êtes précipité dans ce commentaire que d’autres le sachant, s’étaient épargné de faire au risque de paraître ridicule.


            • nantor (---.---.131.113) 19 avril 2006 12:41

              Le premier commentaire de « fun » est clair.

              Même s’il fait un contresens historique, le fond est là. N’oublions pas que tous les évangiles (apocriphes ou canoniques) ont été écrits quelques siècles après la mort de Jésus. Ils s’intitulent « Evangile selon St ... » et jamais « Evangile de St ... » Ils ne peuvent donc être des témoignages totalement véridiques et objectifs.

              Il est de plus clair que le rôle de l’église (à l’exception peut-être de ses tous débuts) a plus été orienté vers le pouvoir et sa maîtrise que vers la vérité ...

              A chacun ensuite de juger si Jésus et son message ont une valeur. Il y a, à mon avis, beaucoup à lire « entre les lignes ». Que ceux qui ont des oreilles entendent.

              N’oublions pas non plus que ce message a été apporté il y a 2000 ans environ, dans un contexte culturel certain ; il est donc nécessairement « coloré » de l’époque.

              Quant à savoir si Judas l’Iscariote a joué tel ou tel rôle, c’est plus de la polémique stérile. J’en veux pour preuve les réactions de l’église, de DW (comme d’habitude !) et autres qui rentrent dans un débat sans fin (j’ai raison, t’as tort, non c’est toi ! c’est celui qui dit qu’y est ...). Quant au commentaire de petit g qui écrit "Judas est le symbole de la fidélité millénaire et c’est juste lui que stigmatisent les Evangile antisémites jusque dans leur fondement . Bobard diabolique qui mene a Auschwitz ! ça pourrait être drôle si on ne connaissait pas les autres commentaires pétris de haine et de racisme qu’il a pu écrire dans d’autres posts.

              Les zélotes et les pharisiens ont malheureusement la vie dure ... et il n’a pas fallut attendre longtemps pour arriver au Point de Godwin, pas vrai Marsu ?


              • Marsupilami (---.---.188.75) 19 avril 2006 13:02

                Ouaf !

                Zé pas moi, zélote !

                Houba houba !


              • nantor (---.---.131.113) 19 avril 2006 13:07

                Zé t’aurais, un jour !


              • galilée (---.---.210.204) 19 avril 2006 13:10

                Nantor

                Pourquoi confond tu vérité et haine . La vérité n’ est pas « bonne » comme n’ est pas « bon » le sevrage du drogué .

                Quand aux Zélotes et aux Pharisiens , ce qui les caractérise c’ est le courage , la fidélité , le bon sens et la haine du mensonge , toute qualité que l’ occident chrétien n’ a possédé que trés peu .


              • nantor (---.---.131.113) 19 avril 2006 13:19

                Petit g,

                Ton parti pris est affligeant !!! Les Pharisiens associés à courage, fidélité ... à mourir de rire.

                T’as pas pris trop de drogue ???


              • dom (---.---.66.176) 19 avril 2006 13:23

                très bon marsu ! zé pas moi, zélote épi zé riz en fait maux ah ! haha


              • xenos (---.---.139.124) 3 mai 2006 17:29

                « Même s’il fait un contresens historique, le fond est là. N’oublions pas que tous les évangiles (apocriphes ou canoniques) ont été écrits quelques siècles après la mort de Jésus. »

                réponse : erreur la lettre apostolique écrite le plus tardivement est celle de l’apôtre jean alors prisonnier sur l’île de Patmos et ce en 98 de notre ère. les 4 évangiles étaient déjà écrit. donc ils n’ont pas été écrit des siecles plus tard. quant à la qualité des transcription à travers les âges. il serait bon de se souvenir que l’archéologie a mis à jour plus de 4000 écrits différent de la bible ( dans son entier ou partiellement) ; ce qui a permis au biblistes et historiens de les comparer les uns aux autres. la conclusion fut unanime. il n’existe aucune différence pouvant prétendre à une contradiction des textes. en gros, ils disent tous la même choses. et lorsque celà change, le sens de la phrase demeure. peut-être faudrait-il rappeler les techniques utilisé par les copistes juifs pour se rendre compte que la bible fut bel et bien préservé.

                enfin pour ce qui concerne les évangiles de judas, il faut replacer l’acceuil que font certain de cette découverte dans la précipitation qu’ils manifestent à discréditer tant que possible les écrits bibliques. c’est donc une aubaine qu’il ne faut surtout pas louper. quitte à faire l’impasse sur certaines donnée et sur le doute que doit aussi présenter l’honnêteté de ces écrits. car le drame serait de les concidérer de facto comme véridique sous prétexte qu’ils correspondent à une envie d’en découdre avec le christianisme ( n’est-ce pas monsieur galilé) de quand date t’il ? le fait qu’il soit écrit en copte, c’est à dire en égyptien, ne devrait il pas mettre un doute quant à sa canonicité ? il faut tenir compte aussi de l’oeuvre des chefs religieux juif de vouloir à tout prix discréditer les chrétiens - cela commença par la maneuvre qui consista à dire que jésus avait été enlevé par des disciples pendant la nuit et que donc il n’y pas de résurection ( chose qui se contredit pas l’attitude même des disciples qui serait incohérente si c’était le cas) elle continua par le déni de sa mort. puis plus tard lors de l’avénement de Mahomet, par un acceuil intéressé des juifs envers le prophète si celui ci pouvait débarraser les chrétiens de la région. voir pour cela, les biographies de Mahomet. ces écrits rentrent ils dans cette logique ? n’y avait il pas à cette époques aussi des antichrétiens qui pouvaient fabriquer des faux comme d’autres l’ont fait plus tard ? ou cette manie de faire des faux est elle nouveau dans le paysage de l’humanité ? qu’elle cohérence historique à t’il avec les autres écrits déjà connues ?


              • yenda (---.---.75.219) 5 mai 2006 16:50

                je souhaite recevoir des infos sur le sujet


              • Fabrice Fabrice Duplaquet 19 avril 2006 12:57

                L’Eglise a surtout peur de voir son monopole de l’exegète remis en question par des scientifiques indépendants car elle ne peut expliquer autrement que par le saint esprit la selection de texte par les fondateurs du christianisme qui durent assumer la suite après la résurrection du Christ. Nous avons vécu le même phénomène avec les manuscrits de la mer morte. Bis Repetita. Les chefs de l’Eglise n’ont pas encore appris que le vrai méssage n’est ni dans les dogmes ni dans les symboles.


                • dom (---.---.66.176) 19 avril 2006 13:14

                  La question de la relation Jésus-Judas a été traitée en profondeur par Nikos Kazantzaki dans « la dernière tentation du Christ » il me semble. Très bonne lecture vraiment... N’oublions pas que Judas était un zélote, un hébreu guerrier qui rêvait, comme tous les zélotes de bouter le romain hors de chez lui et on peut sans peine s’imaginer que les discussions les plus « serrées » avaient lieu entre lui et Jésus. Sans peine pouvons-nous nous dire que lors du repas de la sainte scène où Jésus semble indiquer à Judas qu’il est temps d’accomplir son destin, qu’ils sont les seuls (peut-être avec Marie-madeleine et Jean) de savoir que tout est déjà joué. Jésus a fait son scandale au temple et le sanhédrin tient le couteau par le manche, ils savent déjà ce qui va se passer vu la haine du sanhédrin envers le Christ. Il faudrait aussi regarder quelque chose qui semble échapper à la vue de l’église catholique : Judas, parmi les apôtres, est le seul à ne pas supporter la mort de son ami et mentor, dans tous les sens du terme, qu’il l’ait trahi sur ordre de Jésus, dans son savoir ou indépendemment par frustration de voir son espoir s’écrouler définitivement que Jésus prenne les rennes d’une guerre physique contre les romains ne change pas grand-chose. Il est le seul à mourir le même jour que le Christ et partage d’une certaine manière son supplice, ce ne fut le cas que pour lui. Bien sûr on peut arguer du fait que les autres apôtres avaient d’autres tâches à effectuer, mais le jour-même de la crucifiction seul Jean et les deux Maries s’avancent jusqu’à la croix, Pierre a déjà renié trois fois être le disciple du Christ et les autres se sont évaporés dans le décor. Judas est, paradoxalement, le plus proche des apôtres en ce sens qu’il partage le sort de son ami, même si c’est de manière inversée. Vu de cette manière les évangiles retenus pour la vision officielle ne contredisent absolument pas cet évangile copte redécouvert. Jésus ne désigne-t-il pas celui qui va indiquer aux romains où lui et ses compagnons se planquent ? C’est bien la même version hein ? Jésus sait déjà ce qui va se passer et probablement Judas aussi, quelle fut la phrase qu’on nous rapporte ? « Voici celui qui me trahira » ou « vas faire ton oeuvre » ou « allez Judas c’est l’heure »... bien malin celui qui y verrait une grande différence et en tirerait des conclusions justifiant la chasse à l’hérésie qui fit bien des victimes « légales » pour l’église. Décidément l’église catholique se donne toujours le droit de s’approprier le Christ alors que Jésus n’a jamais parlé de vouloir construire un empire. L’église des hommes de bonne volonté étants prêts à sacrifier leur vie au nom de l’amour n’a pas grand chose à voir avec ces diktats écclésiastiques, les dogmes mortifères ou des armées pour protéger la vie luxueuse des papes (fut-ce la garde suisse ... sic.) ou la ferrigineuse hiérarchie de l’église catholique-romaine. L’immense générosité du coeur flamboyant est lui tellement au-delà de ce à quoi prétendent les hommes de pouvoir et autres petits tyrans... C’est le comble aussi que l’église catholique ait à travers son histoire été surtout un temple du jugement, s’apuyant à tort sur la trahison supposée de Judas pour s’ériger en redresseur de torts alors que le Christ venait poser la première pierre de l’amour absolu qui se tient en-dehors et au-delà de nos petits jugements hideux des uns sur les autres, se trouvant plus malins que la source de vie elle-même. Nul doute que le Christ pardonna à Judas sur-le-champ ses actes puisque son histoire se plaçait dans une lignée de bienveillance totale et d’expiation pour la malignité des hommes. C’est pourquoi la chrétienté a défini que le Christ lava tous les péchés du monde, ceux du passé comme ceux de l’avenir, mais pas ceux de Judas ? La personification de l’amour-roi aurait aboli la loi de sang de l’ancien testament, mais aurait voulu bannir Judas de son royaume pour vilainie que trop humaine ? Allons donc, que d’absurdités inconhérentes dans l’église, que de petites joutes verbales entre intégristes où chacun veut juste justifier sa propre manière de penser et surtout l’évidence du droit à juger le comportement des autres, voulant chacun placer SA propre pensée avant celle du Crist lui-même. Il suffit d’y réfléchir une seconde, quelle pensée eut donc Jésus pour Judas devant sa trahison supposée ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès