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L’antisémitisme partout - aujourd’hui en France, de Badiou et Hazan

Au début de l’année 2011 paraissait à La Fabrique éditions L’antisémitisme partout – Aujourd’hui en France d’Alain Badiou et Eric Hazan, petit livre qui a pour but de comprendre les origines et objectifs de la traque aux « antisémites », chasse hypocrite reposant principalement sur l’opportunisme, le cynisme ou la naïveté des accusateurs et qui risque bien, à terme, de se retourner contre eux.

L’ouvrage part d’une réflexion sur la dénonciation dans les grands media d’une « vague antisémite » entre 2002 et 2004 : cimetières profanés, « tags hostiles », « insultes proférées contre des juifs », etc. Badiou et Hazan ne nient pas la réalité de ces actes qu’ils condamnent, mais les replacent dans leur contexte pour en reconsidérer la portée. Le contexte était celui du 11 septembre 2001, attaque terroriste décrite par de nombreux journalistes comme menaçante pour la diaspora juive occidentale. Neuf mois plus tard, c’est la présence de Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, événement présenté là aussi comme menaçant pour les juifs français. Surtout, il s’agissait pour certains journalistes ou « intellectuels » de justifier la répression israélienne de la deuxième Intifada puis la guerre menée au Moyen-Orient par « la communauté internationale ». Or, pour cela, rien de mieux que la vieille rengaine antisémite. En réalité, la « vague antisémite » fut partiellement fantasmée : « les actes les plus médiatisés […] furent le fait d’une mythomane (l’ « agression » de Marie L. dans le RER D en juillet 2004) ou d’un pauvre fou, juif de surcroît (l’incendie d’un centre social juif rue Popincourt […]) ». Pis encore, le type d’antisémitisme décrit en 2002-2004 n’existait tout bonnement pas : l’antisémitisme d’opinion, « capable de s’exprimer dans certains journaux [et s’inscrivant] dans une vision du monde chauvine et raciale sans complexe » n’existe plus aujourd’hui en France. Les quelques excités néo-nazis ne constituent ni une force politique ni par conséquent une menace véritable. L’engouement médiatique pour la « vague antisémite » s’est donc fait sur la base d’une réalité tronquée et exagérée.

L’analyse de Badiou et Hazan devient fort instructive lorsqu’elle explique les motifs des accusateurs – journalistes de grands media et « intellectuels ». Tout d’abord, il s’agit pour un certain nombre d’entre eux de légitimer et de justifier (consciemment ou pas) les politiques interventionnistes d’une majorité de pays occidentaux à la suite des attentats contre le World Trade Center en 2001. Pour ce faire, rien de plus pratique que d’accuser ou de soupçonner d’antisémitisme quiconque s’oppose à ces politiques-là. Un peu moins cyniques car plus naïfs, il y a ceux convaincus que l’armée des USA est le dernier rempart des « libertés », que ses interventions n’apportent que la paix et sont dénuées de toute visée stratégique et de tout mensonge ; ceux-ci vous soupçonneront d’abord d’anti-impérialisme, identifié à de l’antidémocratisme et donc à de l’antisémitisme, par la magie d’un glissement pervers analysé ci-dessous (cf. la rhétorique des accusateurs). Plus cynique et désolant encore, il y a ceux qui, par souci d’autopromotion, se servent de cette accusation pour affirmer leur soutien à la politique interventionniste, en d’autres termes leur collusion avec le pouvoir en place.

Badiou et Hazan expliquent fort justement ce que révèlent ces accusations d’antisémitisme ainsi que les enseignements à en tirer. Tout d’abord, le rôle conjoint de certains media et de certains « intellectuels » et « philosophes » qui y expriment leurs idées. Il y a là d’ailleurs une vraie question (non approfondie par les deux auteurs) qui remet en cause les fondements de notre supposée démocratie : les quotidiens Le Monde et Le Figaro, dont les capitaux sont partiellement détenus par des marchands d’armes, peuvent-ils évoquer impartialement et sainement les conflits dans lesquels ils sont pourtant directement impliqués par le biais de la vente d’armes ? Il n’est pas inutile de rappeler que le capital du Monde est détenu à 17,27% par Arnaud Lagardère (co-directeur du directoire d’EADS, industrie aéronautique et spatiale, civile et militaire) et celui du Figaro par le groupe Socpresse dont le capital appartient à 87% au groupe Dassault (constructeur aéronautique d’avions d’affaires et militaires). Le Monde, Le Figaro et bien d’autres media savent se faire les porte-paroles de certains « intellectuels » qui se trouvent être parfois les « nouveaux inquisiteurs », traqueurs d’antisémites. Badiou et Hazan leur trouvent un point commun à presque tous : ils viennent de la gauche, souvent de l’extrême-gauche. Claude Lanzmann (ancien résistant), André Glusckmann et Jean-Claude Milner (anciens maoïstes), Pierre-André Taguieff (proche des situationnistes à Nanterre), Jean Birnbaum (du Monde des Livres, ancien de Lutte ouvrière) ou encore Alexandre Adler (ancien communiste). Pour expliquer cela, Badiou et Hazan déplorent les réflexions schématiques très peu en rapport avec le réel et qui sont la marque de bien des courants de la gauche dite extrême : « quiconque proteste contre les exactions du gouvernement israélien en Palestine occupée ou s’inquiète de la persécution policière des jeunes en France est un nostalgique qui […] a remplacé le prolétariat défunt par des terroristes barbus ». Et de terroriste barbu à antisémite, il n’y a qu’un pas, facilement franchi.

La rhétorique de ces « nouveaux inquisiteurs » est aussi fort instructive : de raccourcis abusifs en rapprochements insignifiants, nous voilà dans un pur délire très éloigné de toute forme de philosophie et d’analyse sérieuse. Quel que soit le point de départ de votre critique, on trouvera de quoi vous taxer d’antisémitisme. Même la critique des media en général est cyniquement assimilée à de l’antidémocratisme (pur délire) puis à de l’antisémitisme. Bourdieu en a fait les frais en son temps, Bouveresse plus récemment (cf. son ouvrage Schmock ou le triomphe du journalisme). Ces pratiques malsaines de prétendus intellectuels et de certains journalistes traduisent bien le cynisme ambiant qui est une catastrophe pour l’honnêteté intellectuelle et la vie de la pensée. Peut-être l’ouvrage de Badiou et Hazan aurait-il gagné à expliciter les dangers de telles accusations qui risquent bien de se retourner contre leurs auteurs. On peut en effet légitimement penser que cette accusation d’antisémitisme contribue à maintenir les tensions entre les communautés religieuses (juifs et non juifs) et même entre groupes ethniques (sémites et noirs, par exemple). Il n’est pas étonnant que certains non juifs perçoivent ce phénomène comme une faveur, une protection exagérée et illégitime (car basée sur une description fantasmée) de la communauté juive en France, ce qui accentuera les tensions plutôt que ne les diminuera. Certains esprits peu fins peuvent même à terme tomber dans un antisémitisme primaire (réel cette fois-ci), totalement condamnable mais objectivement provoqué par la déformation de la réalité évoquée ci-dessus.

Badiou et Hazan en profitent au passage pour évoquer deux étrangetés qui faussent le débat. La première, sur les juifs et l’Etat d’Israël. Les dirigeants de l’Etat d’Israël le définissent comme un Etat juif, comme l’Etat des juifs du monde entier. Or, de nombreux juifs dans le monde ne considèrent pas Israël comme leur Etat. De nombreux juifs français par exemple se considèrent français de confession juive, non pas français et israéliens. Badiou et Hazan voient dans cette assimilation de tous les juifs à l’Etat d’Israël une « opération volontaire de stigmatisation » qui permet d’assimiler toute critique de l’Etat d’Israël à une critique des juifs, donc à de l’antisémitisme. La seconde bizarrerie concerne la prétendue culpabilité du peuple français vis-à-vis des juifs français lors de la seconde guerre mondiale. Les deux auteurs estiment que « la notion de culpabilité historique d’un peuple est aussi ancienne que mal fondée ». L’opposition entre un peuple français raciste et l’Etat rationnel (opposition que Bernard Henri-Lévy se plaît à entretenir stupidement) est une « vision truquée » : les persécutions antijuives furent préparées par l’appareil d’Etat pétainiste qui comptait dans ses rangs de vrais antisémites, et « nulle part [ces persécutions] n’ont pris la forme de pogroms populistes ».

En somme, le constat auquel ce petit livre mène est assez accablant : la dénonciation de l’antisémitisme en France ne répond que rarement à l’exigence de vérité et de loyauté par rapport aux faits. Elle est souvent le fruit des intérêts opportunistes ou de la naïveté de quelques personnes qui se servent de cette injure pour parvenir à leurs fins. Il y a là certes de l’ « hypocrisie » et de la « mauvaise foi », mais surtout un usage machiavélique et instrumentalisé du langage et de la réalité. On peut ainsi, à la lecture de ce livre, proposer une autre définition de ce qu’est aussi l’antisémitisme aujourd’hui en France : une accusation qui sert de roue de secours à ceux qui, manquant d’arguments ou par un opportunisme cynique, choisissent la calomnie mensongère pour discréditer l’adversaire, servant ainsi (consciemment ou non) les injustices de l’Etat d’Israël.

Plus que tout, le dernier paragraphe expose intelligemment quelques pistes qui font office de manuel de résistance aux mensonges et aux manipulations des gouvernants. Dommage que les deux auteurs n’aient pas davantage développé : « Finalement, on ne peut pas, il ne faut pas se défendre. La seule réaction efficace, c’est l’attaque. Il faut démonter le système, montrer de quelle colline parlent les accusateurs, quel est leur passé, quelles sont leurs raisons politiques, quels avantages personnels ils tirent de leurs mensonges, quels sont leurs liens et leurs complicités ».

 Indéniablement, un petit livre à méditer, fort utile par les temps de mensonge et de manipulation qui courent.

Shawn Hennessy Witkowski


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196 réactions à cet article    


  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 27 août 2011 09:15

    Si l’antisémitisme était un délit selon Jean-Paul Sartre – qui en 1941 succéda néanmoins, en tant que professeur titulaire au lycée Condorcet, à un professeur juif révoqué ..., le n° 92 de la revue Commentaire en apportait confirmation –, l’historien Jules Isaac, plus compétent en la matière, (co-auteur des célèbres manuels Malet-Isaac) et auteur de Genèse de l’antisémitisme, le considérait comme un courant d’opinion ; ce qui ne lui donne pas de consistance logique ou morale pour autant, bien entendu, cela devrait aller sans dire.


    On a rangé sous la catégorie d’antisémitisme des choses fort différentes :

    - l’antisémitisme pré-chrétien des Romains. Cicéron [-106 / -43], Pro Flacco, xxviii, 66-67 : calomnie relative à l’or des Juifs ; tu sais quelle force ils représentent, combien ils sont unis et quel rôle ils jouent dans nos réunions. […] Flaccus [préteur] prohiba par édit les sorties d’or d’Asie […] dédaigner, pour le bien de l’État, cette multitude des Juifs, parfois déchaînée dans nos réunions, fut un acte de haute dignité.

    - l’antisémitisme romain de l’ère chrétienne : Tacite [vers 55 / vers 118], Histoire, V, 5 : les pratiques des Juifs sont ineptes et misérables ; haine hostile à l’égard de tous les autres. V, 8 : les Juifs étaient le peuple le plus méprisé par les Assyriens, les Mèdes et les Perses ; le roi Antioche [Antiochus IV, vers -215/-163] s’efforça de détruire la superstition nationale et d’introduire la civilisation grecque.
    Juvénal [vers 60 / 140], Satires, VI, 547-547 : aere minuto qualiacumque uoles Iudaei somnia uendent qu’Olivier Sers traduit par : « les Juifs te débitent à la demande n’importe quel songe creux pour une pincée de petite monnaie. » (Classiques en poche, Les Belles Lettres).
    Philostrate d’Athènes [vers 200], Vie d’Apollonios de Tyane, V, 33 : Il y a longtemps que les Juifs sont en révolte non seulement contre les Romains mais contre tous les hommes ; eux qui vivent à part, qui ne partagent avec les humains ni la table, ni les libations, ni les prières, ni les sacrifices […] il aurait mieux valu même ne jamais les annexer.
    Rutilius Namatianus, [1ère moitié Ve siècle], Sur son retour, 383-398 : le Juif, une créature qui cherche querelle à la bonne nourriture [le porc] ; […] race dégoûtante qui pratique la circoncision : cette race est la racine de la bêtise […] leur cœur est plus froid que leur croyance.

    - un anti-judaïsme chrétien multiséculaire s’appuyant notamment sur l’accusation de « peuple déicide » portée contre les anciens Hébreux.


    - un anti-judaïsme non chrétien, voire athée ; cf Voltaire, Arthur Schopenhauer, Karl Marx et Frédéric Nietzsche.


    - un préjugé de type racial pouvant aller jusqu’à des discriminations et des persécutions ; pogroms, nazisme.


    - une hostilité à la politique, voire à l’existence, de l’État d’Israël ; notamment, pour ses expulsions et la fuite de 500 000 à 800 000 réfugiés, sa politique à la main lourde depuis la guerre des six jours (1967), le massacre de Sabra et Chatila, en septembre 1982, la seconde Intifada fin 2000, l’opération Plomb durci à Gaza, 2008-2009, l’attaque de la flottille pour Gaza fin mai 2010, la reprise de la colonisation en Cis-Jordanie, le projet de serment d’allégeance (octobre 2010), la construction de nouveaux logements pour les juifs à Jérusalem-Est (novembre 2010).

    - une hostilité au communautarisme actuellement incarné en France par le C.R.IJ.F., qui est contraire au principe d’indivisibilité de la République française. Hostilité également à la prétention de ce communautarisme à exercer une police de la parole, depuis la loi Gayssot jusqu’aux pressions du CRIF pour l’interdiction de la conférence avec Stéphane Hessel à l’ENS-Ulm, ou jusqu’à celles de Serge Klarsfeld pour l’annulation de la commémoration du 50e anniversaire de la mort de l’écrivain Céline avec les Archives de France.

    - une tentative de réexamen des méthodes et de l’ampleur des persécutions antijuives par les nazis (révisionnisme), notamment des chambres à gaz. Tout réexamen est actuellement bloqué par la loi Gayssot du 13 juillet 1990.

     - une lassitude grandissante face au ressassement médiatique des souffrances juives de la Seconde guerre mondiale, comme si la Première guerre mondiale n’a pas, elle aussi, créé de nombreux orphelins ; lassitude, voire exaspération devant cette perpétuelle promotion des rejetons du peuple élu, en plein mépris du reste de l’histoire de France. Dernier en date : « Sous pression américaine, la SNCF fait son mea culpa sur la déportation des juifs » (Le Monde, 11 novembre 2010).

    • James James 27 août 2011 14:37

      @Senatus
      "pour ses expulsions et la fuite de 500 000 à 800 000 réfugiés,"

      Ce n’est pas de fuite dont il s’agit ! mais d’un vaste nettoyage ethnique depuis lors confirmé par les nouveaux historiens israéliens .


    • baska 27 août 2011 17:01

      Senatus, le mot antisémitisme est un terme inadéquat et complètement inapproprié. Jusqu’à la fin du 19e siècle, il n’a jamais été question d’antisémitisme mais plutôt d’anti-judaisme.

      Sinon, je me permets de compléter votre liste :
      le Dr Roudinesco a écrit : "La haine du juif est très ancienne ; elle est apparue avant l’ère chrétienne, aussitôt que les israélites entrèrent en contact avec les autres peuples. L’anti-judaisme a fleuri sous tous les climats et à toutes les époques ; c’est le seul phénomène historique qui a résisté à l’usure du temps. "(A. Roudinesco : Le Malheur d’Israël, p. 11) ;
      - on peut lire dans le livre de Bernard Lazare ceci : "Une opinion aussi universelle que l’antisémitisme, ayant fleuri dans tous les lieux et dans tous temps, avant l’ère chrétienne et après, à Alexandrie, à Rome, à Antioche, en Arabie et en Perse, dans l’Europe du Moyen-âge et dans l’Europe moderne, en un mot dans toutes les parties du monde où il y a eu et où il y a des juifs, il m’a semblé, qu’une telle opinion ne pouvait être le résultat d’une fantaisie ou d’un caprice perpétuel, mais qu’il devait y avoir à son éclosion et à sa permanence des raisons profondes et sérieuses". (Bernard Lazare : L’Antisémitisme, préface). Il explique les causes de l’anti-judaisme : "Si cette hostilité, cette répugnance envers les juifs n’était apparue qu’une seule fois, en un seul pays, il serait facile d’attribuer ce sentiment à des causes seulement locales. Mais cette race a été un objet de haine pour toutes les nations dans lesquelles elle a pu s’installer. Étant donné que les ennemis des juifs appartiennent à diverses races, se situèrent sur des territoires très éloignés les uns des autres, gouvernés sous des lois différentes et par des principes opposés, n’ayant pas les mêmes coutumes et étant d’esprits différents, ne pouvant donc à l’évidence avoir un même jugement sur un sujet quelconque, il s’en suit que les causes générales de l’antisémitisme ont nécessairement du toujours provenir d’Israël lui-même, et non de ceux qui s’opposèrent à lui." (Bernard Lazare, ibid. p. 78). 


    • Ariane Walter Ariane Walter 27 août 2011 10:17

      Wouah !!!!!!
      Sénatus,

      C’est énorme et sioux.
      Car c’est une manière en évoquant les mânes de ces grands historiens de donner à cet antisémitisme des racines sérieuses.

      Il faudra quand même faire le distinguo entre juif et juif.
      Il y a chez les juifs, comme dans toutes les races, des êtres vils et nuisibles, sans foi ni loi, se protégeant derrière un communautarisme vicelard.
      Et de braves gars comme vous et moi qui en ont assez de ces excités qui nuisent à la réputation de leur race.
      Car je suis sûre que ts les auteurs que vous citez avaient d’excellents amis juifs, race subtile et plaisante.

      @ l’auteur,

      Il y a un excellent documentaire à ce sujet : « defamation » où l’on voit comment l’antisémitisme est un fond de commerce de certains extrêmistes juifs.


      • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 août 2011 10:31

        « Il faudra quand même faire le distinguo entre juif et juif »  smiley

        « Il y a chez les juifs, comme dans toutes les races, des êtres vils et nuisibles, sans foi ni loi, se protégeant derrière un communautarisme vicelard »

        Dame Ariane, votre noble combat contre le judéo-capitaliste DSK et les créatures de sa race continue d’être en bonne voie. Que racontait Goebbels, déjà ?

        « les auteurs que vous citez avaient d’excellents amis juifs, race subtile et plaisante » Ah oui, une « race subtile et plaisante »

         smiley Vous êtes à gauche de la gauche, dites-vous ?


      • Lemaïsjekiff ÑESTÓR ... 27 août 2011 10:52

        « race subtile et plaisante. »

        Et ben ça c’est du limite limite.

        Doit y avoir un virus à la gauche de la gauche ... Deviennent de plus en plus gravos ...

        Je peux me planter mais à vous lire dame Ariane j’ai l’impression que vous faite légèrement dans l’antisémitisme .


      • Esperanza Esperanza 27 août 2011 11:28

        ... légèrement  ? dites-vous ?





      • nilasse nilasse 27 août 2011 11:29

        @ nestor et cosmic dancer


        ou est le rapport entre les dires d’ariane et la gauche de la gauche ?? étrange vos commentaires qui font ce genre de raccourcis,ça veut en dire long.

        @ ariane

        rassures moi ariane,c’est du second degré ? parce que ça fait très marechaliste ton commentaire.

      • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 août 2011 11:42

        Ah, ben Ariane n’est pas la seule à se dire à la gauche de la gauche et à tenir ce genre de propos. Mais comme je ne m’appelle pas Morice, je ne vous renseignerai pas sur ceux tenus à maintes occasion par des révolutionnaires du peuple ici et par de grands et célèbres résistants. Quant au second degré, il faut croire que vous choisissez de croire ce qui vous agrée. Ce n’est pas la première fois non plus que ça se lâche du côté de l’agrégée.


      • Tall 27 août 2011 11:46
        mauvaise pioche ...
        on trouverait bien + aisément des arguments valables dans la critique du judaïsme radical
        ce qui n’empêche qu’Israel est une démocratie, pas un califat


      • Lemaïsjekiff ÑESTÓR ... 27 août 2011 11:49

        Salut Nilasse .

        "ou est le rapport entre les dires d’ariane et la gauche de la gauche ?? étrange vos commentaires qui font ce genre de raccourcis,ça veut en dire long."

        À bon tu trouves ?

        Ben pour une personne qui dit soutenir Mélanchon de tels propos sont limites limite ... Non ?

        Ça veut en dire long, ça veut en dire rien du tout étant très libertarien je trouve choquant ce style de propos. Qu’ils soient employés pour des Juifs ou autres, l’antisémitisme est comme du racisme à mes yeux, c’est de la haine !

        Et je n’aime pas la haine entre terriens !


      • RUE1793 27 août 2011 12:24

        Vous employez bien le mot « race » ?


      • GillesR 27 août 2011 12:34

        Ben ça se lâche. 


        Y que viva el protocol de Sion, hein Ariane !

      • Clouz0 Clouz0 27 août 2011 12:42

        Bof, Ariane est surtout à gauche du parasol rouge, sur la plage. (Ceci explique cela)

        Son avis sur la température de l’eau est relativement crédible, pour le reste...


      • rastapopulo rastapopulo 27 août 2011 13:44

        Faut savoir lire !

        Elle ne veut pas mettre en avant des faits historiques (ce que je trouve toujours regrettable) pour légitimer la chasse au sorcière actuelle alors que vous voulez absolument que la victimisation soit prioritaire.

        C’est une simple opposition.

        D’autant qu’elle rappelle simplement qu’il y a aussi des voyous aussi chez les juifs !

        Vous devriez avoir honte d’oser comparer ça à Goebelles.  

        Ah mais oui j’oubliais, appeler un chat un chat, donc utiliser le mot juif est déjà trop insupportable. 

        Si en plus il y a la maladresse d’utiliser le mot race, c’est sûr qu’elle est nazi.

        Vous devriez redescendre sur terre.


      • moumou moumou 27 août 2011 14:33

        Le mot « race » est bien choisi, pour rester dans la dialectique de Senatus.


      • Lou Lou 27 août 2011 14:40

        Le peuple « juif » est un mythe créé par les sionistes, il faut lire de Shlomo Sand, prof d’ histoire à l’ université de Telaviv, cette étude sur le nationalisme « comment le peuple juif fut inventé » chez Flammarion ...
        Il n’ y a pas de peuple chrétien, bouddhiste ou musulman ....


      • oncle archibald 27 août 2011 15:06

        « Il y a chez les juifs, comme dans toutes les races, des êtres vils et nuisibles ».

        C’est à dégueuler, car je ne peux pas penser que vous, Ariane, ne connaissiez pas le sens et la portée des mots que vous employez ...

      • moumou moumou 27 août 2011 15:39

        Ariane fait un « test »...vous n’avez pas compris ? MDR


      • oncle archibald 27 août 2011 17:00

         «  la réputation de leur race » .... comme races de bipèdes je connais les humains et les singes ...Ariane qui est très instruite en connait probablement d’autres ... 


      • Jonathan Moadab Holly_Crapp 27 août 2011 17:24

        Ariane, il y a des gens qui vous plussent ? Je ne sais pas ce qui est le plus inquiétant vous où les lecteurs d’AV, j’ai l’impression de relire de vieux pamphlets...

        @l’auteur
         « Les dirigeants de l’Etat d’Israël le définissent comme un Etat juif, comme l’Etat des juifs du monde entier. Or, de nombreux juifs dans le monde ne considèrent pas Israël comme leur Etat. De nombreux juifs français par exemple se considèrent français de confession juive, non pas français et israéliens. »

        Vous mélangez un peu tout. Etat juif et Etat des juifs, c’est différent. Intéressez-vous à la nuance...


      • baska 27 août 2011 17:53

        Vous mélangez un peu tout. Etat juif et Etat des juifs, c’est différent. Intéressez-vous à la nuance...

        Arrêtez l’enfumage, les dirigeants de l’entité criminelle sont très clairs sur ce point : « on ne peut pas parler de nationalité israélienne car il n’existe pas de ’nation israélienne » séparée de la nation juive, et qu’israel n’est même pas l’Etat de ses citoyens juifs, mais celui des juifs du monde" dixit shimon agranat, président de la cour suprême d’israel. Limpide !

      • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 27 août 2011 19:17

        « Je ne nierai pas qu’il y ait une race juive [...] Encore convient-il de se montrer prudent : il faudrait plutôt dire des races juives. »
        Jean-Paul Sartre, Réflexions sur la question juive, 3.


      • Pie 3,14 27 août 2011 21:47

        A Ariane Walter,

        Badiou est philosophe et Hazan est éditeur, ce ne sont pas « de grands historiens ».

        Vous parlez de race à propos des juifs, c’est impropre ; d’une part ce terme ne convient pas au genre humain ; d’autre part le terme juif renvoit à la religion au sens strict et à la culture au sens général.

        Votre commentaire est un condensé de bêtise crasse. L’agrégée des lettres est assez minable aujourd’hui.


      • Pie 3,14 27 août 2011 23:17

        A Ariane Walter,

        Mea Culpa, je pensais que vous citiez Badiou et Hazan comme historiens. Je n’avais pas vu que vous étiez en train de tresser des couronnes au nauséabond et négationniste connu de tous Senatus Populus.

        Cela dit, vos « grands historiens » antiques sont des écrivains ou de simples mémorialistes, ils sont des sources, ce ne sont pas des historiens.

        Vous félicitez celui qui dénonce « la perpétuelle promotion des rejetons du peuple élu en plein mépris de l’Histoire de France ».

        Vous déraillez vraiment.


      • moumou moumou 27 août 2011 23:32

        ’Tention, elle a dit aussi vicelard !
        Vicelard....vous êtes sur ?
        Oui !
        Haaaaarrrrrggggg !
        Ariane, au bucher !!!! MDR ;


      • Shawn Hennessy Witkowski 28 août 2011 12:08

        @ Holly Crapp : je serai interessé de connaître la nuance, si vous voulez bien en dire un peu plus ?
        Badiou et Hazan préfèrent en fait parler d’Etat hébreu, c’est-à-dire l’Etat des hébreux, qui sont les ancêtres des juifs, qui parlent la langue hébraïque. C’est beaucoup moins ambigu que Etat juif ou Etat des juifs. Ils disent : « entre Etat juif et Etat des juifs, il y a au moins une ambiguïté, entretenue par le fait que l’Etat hébreu se proclame l’Etat des juifs du monde entier ».


      • Jonathan Moadab Holly_Crapp 28 août 2011 12:47

        Swan,

        Parler d’Etat hébreu, c’est refuser l’autodétermination du peuple Juif, et lui refuser le droit à un Etat. Certains vont même jusqu’à leur refuser le qualificatif de peuple. 

        Reconnaître un Etat Juif, c’est reconnaître à ce peuple millénaire le droit d’avoir une terre, de pouvoir assurer sa défense dans un monde qui lui a été historiquement hostile. Si l’on regarde en arrière, on pourra constater qu’aucun royaume, aucun Etat n’a su assurer durablement la sécurité de leurs concitoyens Juifs. Le sionisme est une réponse pragmatique en somme. Celui-ci n’aurait peut être jamais existé sans les persécutions qu’ont subis les Juifs. Peut être auraient-ils sagement attendus la venue du Messie en diaspora. Car soyons clairs, personne ne se méprend sur le fait qu’Israël est actuellement une solution du moindre mal. Le retour du royaume d’Israël n’arrivera qu’avec les temps messianiques.

        C’est la raison pourquoi Israël n’est pas l’Etat des Juifs, et que certains ne se retrouvent pas dans cette entité. 


      • Shawn Hennessy Witkowski 28 août 2011 14:24

        @ Holly Crap  : donc si je comprends bien, vous dites qu’Israël est, et se doit d’être un Etat juif par nécessité historique, mais il n’est pas un Etat des juifs, contrairement à ce qu’en disent ses dirigeants ? est-ce bien cela ?

        J’avoue que j’ai du mal à comprendre la nuance que vous dites.
        Je comprends bien que beaucoup de juifs ne reconnaissent pas Israël comme leur Etat, et que donc il ne peut pas être considéré comme l’Etat des juifs. Je comprends aussi la nécessité historique d’un Etat juif. Mais je ne vois pas en quoi fondamentalement il y a là une différence de sens entre Etat juif et Etat des juifs.


      • marc 29 août 2011 18:47

        Holy crap


        Le quotidien montre que les juifs sont en effet bien plus en sécurité dans les rues d’Eilat que de Paris !!!!

        Je conseille fortement aux français de confession juive d’inciter leurs enfants à rester en France !!



      • Manwe 31 août 2011 15:37

        « Il y a chez les juifs, comme dans toutes les races »

        les juifs ne sont pas une race, ni meme une ethnie, juste les adeptes d’une religion.

        meme si je comprends le sens de vos paroles, le terme est inaproprié.


      • gébé gébé 4 septembre 2011 18:50

        « Il y a chez les juifs, comme dans toutes les races »

        Doit-on vous rappeler qu’être juif n’est pas une race ? Que l’on ne reconnait maintant qu’une seule « race », la race humaine ?

        Il s’agit et d’un peuple, et d’une religion, l’un n’allant d’ailleurs pas systématiquement de pair avec l’autre.

        Ce peuple, bien que dissiminé dans de nombreux pays, ne s’est jamais réellement intégré totalement à ceux-ci, et ce depuis des siècles. Ceci est dû par le très petit nombre de mariages entre juifs et non-juifs, et donc le maintien en vase clos.

        Rappelons enfin que l’anti-sémitisme (le mal nommé) est souvent confondu avec l’anti-sionisme, qui est une chose fort différente.

        L’antisémitisme est un racisme (mépris voire haine d’un autre être humain en fonction de critères dont il n’est absolument pas responsable : sa naissance),

        l’anti-sionisme étant lui le refus de la politique menée par l’Etat d’Israël.


      • chapoutier 4 septembre 2011 19:30

        Le sionisme revendique le retour des Juifs du monde entier dans le pays de leurs ancêtres. Cette revendication trouve son aboutissement avec la création de l’Etat d’Israël en 1948. Leibowitz pense aussi qu’il n’y a aucune corrélation entre la relation qu’entretenaient les hébreux de l’époque biblique, ceux du royaume d’Israël et de Judée qui vivaient avec les Philistins en Canaan et le problème existant aujourd’hui entre Juifs et Palestiniens.

        Leibowitz est un penseur sioniste hors du commun.

        Le 10 novembre 1975, l’Assemblée adoptait, par 72 voix contre 35 et 32 abstentions, une résolution énonçant que « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ».


      • eric 27 août 2011 10:33

        Malnutrition dans le monde 800 millions, vivant en dessous du seuil de l’extrême pauvreté, 1,4 milliards. Victimes de « l’oppression capitaliste ultra-libérale à la solde de l’impérialisme anglo saxon oligarchique et réduit à la quasi misère » de l’ordre de 7 milliards, moins quelques oligarques. Et je ne parle même pas des 3000 victimes innocentes du Bushisme le 11 septembre.

        Urgence ? Envoyer un bateau à Gaza, se demander qui est antisémite et savoir si la politique israélienne est équivalente, ou pire que l’holocauste. Ou pas !?

        Ce n’est effectivement pas nécessairement une obsession antisémite, mais c’est clairement faire le jeux de « ll’oppressioncapitalistemégalibéralehypermondialiséeappatrideanglosaxonne américaineoligarchique. »

        On ne peut s’empécher de se demander combien Badiou et autres activistes gazaouites en souffrance de débarquement touchent du « système » pour détourner ainsi l’attention du peuple des « vrais problèmes ».


        • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 août 2011 10:57

          Point de vue intéressant, Eric. En effet, ces très médiatiques pourfendeurs d’un antisémitisme, etc. et d’un pays, etc. détournent l’attention des 29 000 enfants somaliens morts ces trois derniers mois, des 23 000 victimes japonaises du tsunami, des 2 200 civils victimes de la répression syrienne, de la centaine de Kurdes bombardés par la Turquie la semaine dernière, dont 7 victimes civiles, etc. Ils se font de l’argent sur des questions très médiatiques, détournant le peuple de l’attention de la crise qui le concerne et du pouvoir d’achat qui le dépite.


        • James James 27 août 2011 11:38

          Pauvreté
          70% de la population de la bande de Gaza vivait sous le seuil de pauvreté en 2009, toujours selon la CIA. L’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) a estimé que le nombre de réfugiés vivant dans une pauvreté extrême dans la bande de Gaza avait triplé depuis le début du blocus en 2007, d’environ 100.000 à environ 300.000.

          Source le Figaro, il me semble que cette publication n’est pas un journal de gauchiste .
          http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/06/02/04016-20100602ARTFIG00593-gaza-le-poids-economique-du-blocus-israelien.php


        • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 août 2011 11:46

          Ben ça tombe mal. L’UNRWA a réévalué la situation et opéré des coupes claires après avoir constaté que de nombreux fraudeurs s’étaient fait passer pour pauvres, des commerçants et des industriels, des propriétaires terriens pleins aux as... Ca a explosé dans le coin, récemment, les bureaux de l’UNRWA ont été dévalisés, les employés menacés par les récipiendaires pas contents. Mais le Hamas consacre toujours son argent à rémunérer plus de 30 000 fonctionnaires de police et de répression grassement. La faute à qui ?


        • eric 27 août 2011 12:04

          A james, bravo et merci pour cette confirmation : 0,0375% de l’extrême pauvreté dans le monde. Dans un souci de justice sociale, de respect de la diversité, de démocratie, de parité et de respect des différences et de lutte contre la grande pauvreté, je propose comme première mesure concrète civile civique citoyenne non violente et efficace que l’on impose un quota équivalent sur Agoravox. Pas plus de 0,0375% d’articles sur les pauvres palestiniens.


        • lacenaire 27 août 2011 22:22

          pour l’instant c’est vous qui detounez l’attntion du peuple qui n’a que faire de defenseurs comme vous en detournant le fond du debat qui porte sur un sujet bien precis . maniere comme une autre de se demaSquer . le peuple le moment venu saura se souvenie de vous .


        • Shawn Hennessy Witkowski 27 août 2011 10:38

          @ Senatus populusque : merci pour votre commentaire détaillé qui rappelle toute la diversité de la réalité derrière ce mot générique et trompeur d’antisémitisme.

          Je ne nie pas que l’antisémitisme ait été, et puisse être considéré dans certaines de ses réalisations historiques comme un courant d’opinion. C’était le cas en France de 1860 environ à la seconde guerre mondiale. Peut-être même est-ce toujours le cas aujourd’hui dans certains régions du monde. Mais de toute évidence il n’existe rien de tel aujourd’hui en France.

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