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Accueil du site > Actualités > Médias > L’Empire contre-attaque

L’Empire contre-attaque

Le but de cet article est d’expliciter succintement les enjeux économiques et politiques derrière le développement d’internet, puis de tenter de deviner les menaces qui y pèsent à moyen/long terme. Il achève une année de recherches personnelles sur le thème du pouvoir des médias (dont deux articles viennent d’être publiés dans le premier ouvrage collectif d’AgoraVox). Je prie le lecteur fidèle de bien vouloir y accorder une attention toute particulière, car j’ai tenté d’y mettre la synthèse d’un long cheminement.

Première partie : l’étoile noire

Les anciens médias sont les journaux et magazines, radios et télévisions. Leurs métiers sont de diffuser respectivement du texte et des images, du son et de la vidéo (ce que l’on nomme usuellement « immatériels ») grâce à leurs presses et émetteurs. Ces diffusions sont à but lucratif, sauf quelques exceptions comme France Télévisions, en partie financée par l’impôt. Ils se financent aux deux tiers par la publicité.

Le chiffre d’affaires mondial de la télévision hors subventions est voisin de 220 milliards US$ en 2006, dont environ 160 milliards US$ financés par la publicité, soit 70%. Le chiffre d’affaires mondial des journaux et magazines est voisin en 2006 de 275 milliards US$, dont environ 175 milliards US$ financés par la publicité, soit 65%, en augmentation, avec un maximum de 88% aux Etats-Unis (voir annexe pour le détail des chiffres). En ajoutant les radios, cela fait environ 540 milliards US$ par an, soit presque deux fois les dépenses annuelles de l’Etat français.

Les textes, sons et vidéos diffusés, servant de prétexte à cette industrie de la publicité, sont produits en interne ou bien achetés à des producteurs de contenu, comme les industries musicale (quatre sociétés, CA environ 24 milliards US$) et cinématographique (six sociétés, CA environ 68 milliards US$). Journalistes, musiciens, acteurs... tous sont au service de la publicité qui les paye.

Deux chiffres suffisent à caractériser l’Empire des médias  : il vit aux deux tiers de la publicité, et il dépense chaque année deux fois le budget de l’Etat français.

(Si le lecteur souhaite plus de détails sur les médias, il pourra les trouver sur ce site non sponsorisé : La forêt des médias.)

La meilleure définition des médias est celle de M. Le Lay  : les médias sont des outils pour vendre du Coca-Cola sous prétexte de distraction. « Advertising » comme finalité et « entertainment » comme excipient. Le but n’est pas d’informer, mais d’attirer assez l’attention pour faire passer le vrai produit : la publicité. Celle-ci n’est pas une activité séparée de « l’entertainment ». Elle est incluse partout : citons par exemple le film Cast away (Seul au monde) entièrement conçu comme publicité pour une entreprise postale, ou le film The holiday, qui est une suite de clips publicitaires.

L’« information » là-dedans est un excipient comme un autre, dont le but n’est pas d’informer mais d’attirer l’attention et de véhiculer des messages publicitaires : tous ceux payés par l’annonceur solvable. Même sans information, l’Empire véhicule des valeurs, comme surtout et évidemment un idéal de consommation.

Le temps de cerveau disponible du lecteur ou téléspectateur humain ingurgite chaque année pour 400 milliards US$ de messages intéressés. Emis par qui ? Sur les 360 milliards US$ fournis aux anciens médias par la publicité, selon ce document du groupe Lagardère, 160 milliards, soit 44%, sont « attribués » par les sept premiers groupes de publicité, qui font un chiffre d’affaires direct d’environ 50 milliards US$. Les vingt premiers annonceurs dépensent le quart du total, soit 90 milliards US$. Ces annonceurs sont des fabricants de produits grand public sensibles à l’image : automobiles, téléphones et électroménager, parfums, musique, distribution... Ils ont une caractéristique commune : ce sont tous des « marchés mûrs », avec un petit nombre de grands acteurs, et au plus six ou sept sociétés par type de produit sur la planète. La publicité dans un marché mûr est pourtant la moins socialement utile : à quoi nous sert-il au fond que les constructeurs automobiles dépensent chaque année en France un milliard d’euros en publicité ? Oligopoles au service d’oligopoles... le terme « Empire » n’est pas vain.

Deuxième partie : la rébellion

La nature physique d’Internet est celle d’un « tuyau » comme les précédents, mais infiniment plus efficace et apte à supplanter immédiatement tous les autres. Contrairement aux précédents, il est bidirectionnel. Il ne craint pas de supporter une diversité infinie de flux et une quantité infinie d’immatériels. Il n’a pas besoin de « diffuseurs ». Il ne coûte (relativement) pas grand-chose, car se satisfaisant en bonne part d’infrastructures existantes. Il est (relativement) favorable à l’environnement : sa consommation électrique est inférieure à celle induite par la fabrication et la distribution de journaux ou DVD, et pas supérieure à celle des téléviseurs. Au premier abord, c’est un progrès.

Pendant longtemps, Internet a été le jouet d’une minorité, qui en a testé et cerné les utilisations possibles. Son développement grand public a commencé vers 1995 avec la pornographie, seul produit pour lequel il y avait une demande solvable immédiate, comme ce fut d’ailleurs aussi le cas du minitel. Le développement a donc été d’abord vu par l’Empire comme une source de revenus supplémentaire, mais il a dû déchanter et ce fut l’explosion de la bulle Internet et le développement du P2P.

L’Empire est menacé dans son existence même, qui repose sur le monopole des tuyaux de distribution : c’est avant tout un diffuseur. Or Internet diffuse très bien tout seul. Ce qui est menacé, c’est un système qui distribue chaque année 400 milliards de publicité, avec tous les intermédiaires concernés, et la logique sociale et politique qui en a découlé. La libre circulation des immatériels associés à l’« infotainment » prive le système de sa raison d’être officielle. Ce que craint le plus l’Empire est que l’« infotainment » puisse être facturé sans son intermédiaire et sans publicité.

L’Empire ne défend pas la création, mais son contrôle de la création et son utilisation comme prétexte publicitaire.

Il s’est alors battu sur deux axes : mener une bataille de retardement sur des positions fortifiées, et préparer dans le même temps une campagne de reconquête.

Troisième partie : les lois de l’Empire

Les manoeuvres de retardement ont consisté à tenter d’empêcher l’utilisation d’Internet comme système de diffusion, et surtout comme système de paiement direct qui se passerait de l’Empire, ce qui a déjà été décrit ici dans plusieurs articles.

L’Empire a consacré sa force de propagande à « repositionner le problème ». Comme on a dit que la nocivité de l’amiante n’était pas démontrée, ou bien que le réchauffement climatique n’est qu’une hypothèse parmi d’autres, les internautes sont devenus des « pirates » qui spolient les « créateurs ». Aucun média n’a présenté le P2P comme une opportunité sociale, ni un mode possible de financement direct de la création. L’idée d’une licence globale n’a jamais été abordée dans la presse, sauf pour dire qu’elle était irréalisable.

L’Empire a utilisé son pouvoir d’influence pour obtenir un contexte législatif favorable, sous prétexte de lutte contre, selon les jours, le terrorisme, la pédophilie, le « piratage »... La LCEN a écarté la menace d’un Internet anonyme, donc incontrôlable. Le DMCA (EUCD/DADVSI) a écarté la menace d’un P2P légal et autofinancé. De nouvelles lois continuent à tenter d’interdire l’usage du Net comme moyen normal de diffusion non contrôlé. Aussi longtemps que le spectre de la licence vraiment globale est écarté, il n’y a pas de financement des contenus alternatif à ceux que tentera l’Empire, qui garde ainsi quelque « profondeur stratégique », comme dirait sans doute Clausewitz.

L’Empire a enfin tenté de bloquer l’usage libre des ordinateurs et d’Internet avec des mesures techniques de protection (« DRM »), comme en particulier FairPlay, AACS, HDCP et surtout Vista. Mais il semble qu’il vienne de perdre cette troisième escarmouche, car il ne faut quand même pas trop prendre les clients pour des demeurés.

Tout ceci a permis de gagner une dizaine d’années, le temps de se « reconfigurer ». Mais l’industrie musicale est en train de s’écrouler, et l’industrie cinématographique vacille. La première était considérée sacrifiable. La deuxième l’est moins. Si le client regarde ses films et séries librement sur le Net, le reste de la vidéo va suivre et comment lui faire alors avaler la pub ? Ce ne sont pas seulement les 100 milliards de ces industries qui sont menacés  : elles pourraient retrouver un financement moins grassouillet mais vivable avec une licence globale. Ce qui menace derrière, c’est l’asphyxie de 400 milliards de publicité qui ont besoin de tuyaux, et la société qui va avec.

Entre octobre 2003 et septembre 2006, le nombre de connexions à haut débit en Europe est passé de 23 à 86 millions, dont 13 millions en France. Internet n’est plus un jouet de « geeks ». C’est un produit grand public, qui a besoin de contenus. Les manoeuvres de retardement s’achèvent et les grandes batailles se rapprochent.

L’Empire doit maintenant trouver un mode de financement de l’« infotainment » qui préserve le marché publicitaire.

Quatrième partie : le retour des Siths

Sachant ses tuyaux condamnés, l’Empire doit trouver un « modèle économique » sur le Net. La vente directe n’a pas rapporté grand-chose. Le chiffre d’affaires cumulé de I-tunes dépasse à peine le milliard US$ et n’accélère plus. Pour autant l’économie d’Internet décolle. Le marché publicitaire US représente 70% du marché mondial, on verra plus loin pourquoi. Il est passé de 1998 à 2000 de 2 à 8 milliards US$, puis en 2006 à 16,8 milliards US$, et continue à croître de 30% par an. A nouveau, la publicité s’impose comme le mode de financement principal, car la vente directe d’immatériels ne doit pas représenter plus de six ou sept fois moins. Sur ce secteur, on trouve en 2006 les trois leaders suivants :

  • Google  : 9 milliards US$

  • Yahoo  : 5 milliards US$

  • Microsoft  : 2,5 milliards US$

soit à eux trois 67 % d’un marché mondial de 24,5 milliards US$, ce qui explique pourquoi ce marché est à 70% aux Etats-Unis.

Oligopole, vous avez dit oligopole ?

De quoi vivent ces sociétés ? Examinons le cas de Google. Les revenus de Google sont tirés en quasi-totalité de deux produits : la vente de mots-clés et la régie publicitaire. Dans le premier cas, il s’agit de payer pour être en tête des réponses sur certaines recherches. Si vous tapez « où puis-je acheter un sécateur ? », il y a de bonnes chances que l’ordre dans lequel des réponses vont vous être présentées soit le résultat d’une mise aux enchères. Dans le deuxième cas, il s’agit de l’utilisation d’espaces publicitaires libres dans des sites qui valorisent ainsi leur audience. La grande force de ce système par rapport à l’affichage traditionnel est que le type de produits dont la publicité va s’afficher est lié aux types de questions dont la réponse conduit à ces sites, avec les mêmes enchères que précédemment. La publicité est donc automatiquement adaptée au contenu du site.

En conclusion, la publicité sur le Net fonctionne très bien, à condition qu’elle soit intelligente, c’est-à-dire ne se contente pas d’occuper statiquement un espace, mais s’adapte aux besoins de l’utilisateur et s’inscrive dans un service réel.

Sur le Net, la publicité doit être intelligemment incluse dans les pratiques de l’internaute.

Un moteur de recherche est quelque chose de très pratique. A tel point qu’ils deviennent le mode unique d’accès à l’information et à la connaissance. Que se passera-t-il s’ils basculent du côté obscur ? Je vous supplie de réfléchir - ne serait-ce qu’une minute - au monde que nous sommes en train de fabriquer, dans lequel trois trusts US à vocation publicitaire sont en train de devenir notre seul moyen d’accès à la connaissance.

Cinquième partie : l’Empire contre-attaque

Tout ce qui précède a déjà été dit ou esquissé ici. Nous entrons maintenant dans un exercice prospectif, pour tenter d’imaginer où et comment vont se livrer les grandes batailles.

La situation initiale des forces en présence est la suivante. Côté grand public - vous et moi - nous avons compris les potentialités d’Internet et sommes prêts à les utiliser pour diffuser l’infotainment et le payer à son juste prix, en court-circuitant les intermédiaires inutiles. Mais le retardement légal nous empêche encore un peu de le faire et de déferler sur l’Empire pour le balayer. Côté Empire, on a compris qu’il fallait basculer rapidement le marché publicitaire vers le Net, et 400 milliards sont prêts à marcher à la bataille, mais vers où ?

Il y a deux lignes de front ouvertes : information et entertainment. Elles sont étroitement liées. Je ne décrirai ici que la première de ces deux grandes batailles. La bataille de l’entertainment se livre par exemple chez YouTube, où Google est au pied du mur. Viacom vient de lui réclamer un milliard US$ de droits, ce qui signifie « dépêche-toi de trouver un modèle économique publicitaire, sinon on te coupe les contenus ». Mais voyons plutôt l’information.

Comment associer intelligemment l’information à la publicité ? Il y a bien sûr la régie publicitaire, déjà citée, mais ça ne suffira pas, même si elle devient de plus en plus sophistiquée. Son taux de croissance élevé de 30% n’est néanmoins pas suffisant pour absorber l’énorme masse de capitaux qui pourrait devenir disponible. Par ailleurs, elle ne donne pas un contrôle éditorial suffisant pour garantir son efficacité. Le lecteur attentif aura je pense maintenant deviné où le rédacteur voulait en venir :

dans le Web 2.0, l’information « spontanée » sera en fait de la publicité.

La contre-attaque de l’Empire sera la subornation du cinquième pouvoir. Microsoft vient de reconnaître avoir payé des rédacteurs professionnels pour arranger dans wikipedia des rubriques le concernant. Ceci laisse présager ce qui se passera quand les centaines de milliards de dollars de pub se déverseront de cette manière.

Des rédacteurs « bénévoles » présenteront les avantages de Windows. Des intervenants « spontanés » montreront des clichés « confidentiels » de la nouvelle Renault pour en tester l’allure. De soudains courants de sympathie apparaîtront pour une cause, une idéologie, un homme politique... Les messages négatifs perdront en visibilité. Ce sera le Web qui a l’air fait par vous, et la pub qui n’a pas l’air d’en être. Ce sera l’ère du buzz.

L’Empire pratiquera un parasitage de masse. Dès qu’un site accueillera suffisamment d’audience pour retenir son attention, le noyautage massif et professionnel commencera. Pas besoin de l’acheter ni de le financer excessivement. A lui les recettes de la régie, à l’Empire les recettes du contenu.

L’Internet de demain risque fort d’être aussi glauque que la télévision d’aujourd’hui. Beaucoup de choses y seront insideusement commerciales sans qu’on le remarque. Et si ça se trouve, c’est déjà bien commencé...

Annexe  : le chiffre d’affaires des anciens médias

Selon ce communiqué de presse de ZénithOptimédia, le chiffre d’affaires mondial de la publicité a été en 2005 de 400 milliards US$ et en 2006 de 424 milliards US$. Il croît en moyenne à 5% par an et accélère. Dans les médias cités, la part de publicité a été en 2006 :

  • journaux et magazines : 42%, soit 178 milliards US$

  • radios  : 8,4%, soit 35 milliards US$

  • télévision  : 38%, soit 160 milliards US$

Selon Idate, le marché mondial de la télévision a été en 2004 de 240 milliards US$, avec un taux de croissance de 4%/an. On peut donc l’estimer en 2006 vers 260 milliards US$, soit un taux de financement publicitaire de 62%. En 2004, en Europe, le marché était de 58 milliards US$, dont 33% de ventes directes, 41% de publicité et 26% d’impôts (par exemple « redevances audiovisuelles »). Si l’on ôte la part de subvention, la publicité finançait en Europe 55% de l’activité commerciale. En résumé, il n’est pas aberrant d’estimer le marché actuel de la télévision hors subventions autour de 220 milliards US$, dont 70% est financé par la publicité.

Pour la presse, selon ce rapport 2001 de l’Académie des sciences morales et politiques, le taux de financement moyen par la publicité s’établit dans le monde vers 65%, avec une valeur minimale en France de 40% (stable depuis longtemps selon ce rapport du ministère de la Culture, mais qui va augmenter avec le développement des journaux gratuits), et une valeur maximale aux Etats-Unis de 88%.


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186 réactions à cet article    


  • (---.---.141.205) 16 mars 2007 13:02

    Bravo Le Forest ! nous le savons, vous le savez, ils le savent !

    Mais il y a pire, et je t’en tiendrais informé en temps voulu !

    La Sacem ouvre le bal. Allons dansons maintenant !

    PS : Le 5° a-t-il déjà frappé ? Toujours est-il qu’Agora Bug ! de plus en plus... Avez-vous accès à la page principale dans son intégralité ?


    • (---.---.140.77) 16 mars 2007 19:47

      205, arrête ta parano !


    • le mave 17 mars 2007 06:48

      « The US Copyright Office has released their new set of rates for the payment of royalties by Internet Radio — royalty rates so high that they threaten to put RP and every other US-based indie webcaster out of business. »

      Début de l’appel que l’on peut lire sur le site des radios sur Internet basées aux Etats Unis .La redevance que ces radios payaient sera portée de une taxe par diffusion à une taxe par diffusion X nombre de connectés (en simplifiant) .

      Celà signifie pour toutes les radios non commerciales leur disparition dans les mois qui viennent. L’alibi de cette taxe est la lutte conte le piratage .comme s’il n’était pas plus simple de télécharger plutôt que ripper une radio ????? Cette mesure me semble entrer dans le cadre de votre article ,ces radios sans publicité ne passent souvent pas la musique que les majors aimeraient imposer du style du rock FM de mauvaise qualité que l’on peut écouter sur notre FM nationale .Pour plus d’info ici


    • (---.---.141.107) 17 mars 2007 10:51

      À 140.77,

      Parano ?

      Àprés d’avoir fermé (momentanément...)BlogMusik puis RadioBlgClub deux réussites françaises,la Sacem s’attaque à allofmp3.com et mp3sugar.com’allofmp3.com et mp3sugar.com deux sites Russes, visés également par RIAA.

      L’article de Forest décrit une partie, et pas des moindres, des enjeux actuels et futurs d’un système périmé.

      Lisez le rapport Tessier.

      Tantative également de s’approprier le développement de L’Open Source qui représente un ordre nouveau déjà bien entaché.

      Même, l’UNESCO s’y colle ! faut suivre !

      Le flicquage avouer des adresses IP à l’insu des internautes, avec des listes noires afin d’interdit l’accès au web est déjà en cour. La CNIL impuissante le reconnaît à demi-mot. (google et bien d’autres l’avouent publiquement)

      Fermeture de blog dans différente démocratie Ocidental.

      La liberté virtuelle est remise en cause, mais surtout pas l’économie virtuelle !

      IL N’Y A PAS DE CRÉATION SANS LIBERTÉ. C’est une leçon d’histoire.

      Les plus gros problèmes, que trop peu de citoyens soulèvent est bien la remise en cause des Brevets, des droits d’auteurs, des droits à l’image et j’en passe.

      D’autant plus noir, que les US monopolisent le débat, le droit, la technique... malgré qu’il soit eux aussi dans la mouise.

      La progression du P2P reprend une croissance exponentielle avec de nouvelles pratiques. Plus aucun état ne peut endiguer ce phénomène. Le Réseau prend un nouveau virage.

      Êtes-vous IN ou OUT ?

      Parano, c’est un autre problème...


    • (---.---.142.225) 18 mars 2007 11:01

      Tout-à-fait !

      Petit truc pour transformer Google en jukebox mp3 !

      http://www.fluctuat.net/blog/4939-Comment-transformer-Google-en-jukebox-mp3

      Efficace !

      Aller la Sacem fait fermer Google ! Où demande une rente à vie... ! Et n’oublie pas mon petit soulier...


    • median swet (---.---.79.33) 18 mars 2007 12:07

      "par demian west (IP:xxx.x21.115.246) le 11 février 2007 à 22H04

      Je ne suis pas troll sur AgoraVox : je suis rédacteur et intellectuel.

      demian west "


    • Marsupilami Marsupilami 16 mars 2007 13:04

      Bravo ! Excellent article très lucide, hyper-bien rédigé avec un humour noir et subtil, et très bien documenté. Le prétendu « cinquième pouvoir » peut commencer à numéroter ses abattis.

      Perso, j’administre un site non-commercial depuis 7 ans. Jusqu’à il y a trois ans, il était quasi impossible d’avoir de la pub pour le faire vivre matériellement (obligé, pour payer le serveur & co). Depuis 2 ans, plus de problème : la pub afflue (beurk, mais nécessaire économiquement), et elle est de mieux en mieux ciblée. La seule limite impérative que je mets c’est qu’elle ne s’immisce pas à l’intérieur des textes.

      J’espère qu’il en restera ainsi, mais je n’en suis pas sûr...


      • arturh (---.---.119.98) 16 mars 2007 13:39

        Article remarquable qui illustre bien cette définition du conspirationisme comme une capacité à voir un pouvoir, d’autant plus fantasmé qu’il est éloigné de celui qui en parle, comme s’il s’agissait d’une personne unique.

        C’est intéressant de repenser cet article en essayant de prendre le point de vue de quelqu’un qui ne peut absolument pas être touché par la publicité dont parle l’auteur.

        Soit un cubain ou un coréen du nord aujourd’hui. On peut aussi penser à un russe ou un roumain d’hier. Sont-ils à l’abri de la « publicité ? De quelle publicié s’agit-il ? On comprend mieux alors d’où vient cette idée apparemment saugrenue d’un »Empire« qui »contrôlerait« l’ensemble des »médias« à seule fin d’y faire de la »publicité".


        • (---.---.229.17) 16 mars 2007 20:42

          @ Arthur,

          « Article remarquable qui illustre bien cette définition du conspirationisme comme une capacité à voir un pouvoir, d’autant plus fantasmé qu’il est éloigné de celui qui en parle, comme s’il s’agissait d’une personne unique. »

          Analyser, comme le fait l’article, la relation médias-publicité, présenter les budgets, les chiffres d’affaires, ce n’est pas du conspirationisme c’est une analyse du financement et du fonctionnement de cette relation. Identifier les groupes possédant les médias ce n’est pas les fantasmer, ils sont bien concrets.

          « On comprend mieux alors d’où vient cette idée apparemment saugrenue d’un »Empire« qui »contrôlerait« l’ensemble des »médias« à seule fin d’y faire de la »publicité« . »

          Cette idée « d’empire qui contrôlerait les médias à seule fin d’y faire de la publicité » n’a rien de saugrenue.

          Je me permets de recopier un post que j’avais fait à propos d’un article (On achète bien les cervaux) qui traitait également de la relation médias-publicité :

          Non seulement la publicité nous dit quoi vouloir mais plus implicitement elle nous « dit » quoi savoir. La partie consacrée à l’influence de la publicité d’un article de wikipédia (que j’ai collé ci dessous) le montre bien.

          « Dans la mesure où les grands médias généralistes dépendent de manière majeure des revenus de la publicité pour survivre, le modèle suggère que l’intérêt des publicitaires prévaut sur le récit de l’information. Chomsky et Herman considèrent que, comme toute entreprise, un journal représente un produit pour lequel il est soumis à la concurrence au travers de son audience, prise au sens large : les lecteurs qui l’achètent ; parmi eux la partie de la population qui représente l’élite décisionnaire et éduquée ; mais aussi faisant corps avec cette audience les entreprises qui assurent la promotion de leurs produits dans les colonnes du journal. De sorte qu’un filtre apparaît entre ces colonnes, le média lui-même jouant finalement le rôle de »rabatteur" pour amener les lecteurs au profil choisi au contact des publicités, qui constituent au final le contenu le plus important pour l’entreprise de presse.

          En conséquence, les thèmes abordés dans le reste du contenu, s’ils s’avèrent à contrepoint par rapport aux intérêts des sponsors et divergent par rapport à leur vision du Monde, sont à écarter. Selon cette théorie, le renversement est tel que le public achetant le journal s’avère être le produit final que l’entreprise de presse vend, par son tirage et la segmentation de son lectorat, aux entreprises qui achètent des espaces publicitaires : l’information ne joue qu’un rôle superficiel dans cet ensemble.

          Cette théorie de Chomsky trouve sa concrétisation dans les propos cyniques et pragmatiques tenus par Patrick Le Lay en juillet 2004 .

          « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ’business’, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. [...] Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » Patrick Le Lay, propos tirés du livre Les Dirigeants français et le changement, éditions du Huitième jour.«  »

          Article complet :http://fr.wikipedia.org/wiki/M...

          Concernant Noam Chomsky, il s’est particulièrement intéressé aux médias ; qui les possèdent, leur rôle et l’influence qu’ils peuvent avoir en démocratie dans le documentaire (très informatif et argumenté) Manufacturing Consent : Noam Chomsky and the Media sorti en 1992. J’en cite un court passage qui trouve un écho tout particulier à la citation de Patrick Le Lay :

          « L’endoctrinement n’est nullement incompatible avec la démocratie. Il est plutôt, comme certains l’ont remarqué, son essence même. C’est que, dans un État militaire, féodal, ou comme on dit aujourd’hui un État totalitaire, ce que les gens pensent importe peu. Une matraque est là pour les contrôler. Si l’État perd son bâton, si la force n’opère plus et si le peuple lève la voix alors apparaît ce problème : les gens deviennent si curieux et si arrogants qu’ils refusent de se soumettre à l’autorité civile. Il faut alors contrôler leurs pensées. Pour ce faire, on a recours à la propagande, à la fabrication du consentement, à la création d’illusions nécessaires. Diverses façons de marginaliser les gens, de les réduire à l’apathie. »

          A méditer ....


        • hubert (---.---.38.86) 17 mars 2007 12:34

          Il faudrait inventer un logiciel détecteur de pub qui désactiverait les bandeaux des pages Web. Le type qui inventerait un truc pareil ferait fortune ou se ferait éliminer. La pub, ce polluant que l’on croit nécessaire jusqu’à ce qu’il produise l’effet inverse de sa destination première, à savoir, l’entrée en cure de désintoxication.


        • (---.---.229.131) 17 mars 2007 21:14

          le lien était mal passé, voilà le bon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_de_propagande


        • (---.---.209.45) 18 mars 2007 00:21

          « il faudrait inventer un logiciel détecteur de pub qui désactiverait les bandeaux des pages Web. »

          Un bon pare-feu le fait très bien. Le mien, dont je ne donne pas le nom (pas de pub !) permet de masquer les bannières, les animations, les pop-up. Combiné avec le blocage du script java (facile avec Firefox), on se débarasse donc très facilement d’une grande partie de la pub, du moins tant qu’elle est visible.

          C’est là qu’est le problème, quand la publicité devient masquée, larvée, comme on la soupçonne dans la presse qui fait passer des messages publicitaires subliminaux sous couvert d’information. Ou lorsqu’elle organise le contenu de notre recherche d’informatiion. Comment distinguer ce qui relève de l’information et ce qui est relève d’une vente de notre « temps de cerveau disponible » ?

          Au début, internet a échappé à la marchandisation parce que ce n’était pas un média de masse, mais les choses ont changé depuis 2 ou 3 ans ans. Comme le craint l’auteur, l’investissement de la sphère internet par les vendeurs de pub a donc déjà commencé.

          Pour ce qui est de Google, ce n’est qu’un outil important parmi d’autres qui le sont moins. Sa notoriété est d’ailleurs susceptible de décliner très vite en cas de création d’un outil de recherche plus efficace. L’auteur exagère donc franchement quand il écrit que « trois trusts US à vocation publicitaire sont en train de devenir notre seul moyen d’accès à la connaissance ». C’est en effet abusif de dire qu’internet est la seule source de connaissance.

          En plus, les algorythmes de recherche de Google sont connus pour être très imparfaits, et on sait qu’il faut souvent aller à la 1000ème réponse pour trouver ce qu’on cherche. Et sur Wikipedia, on lit aussi bien trop souvent n’importe quoi (sans avoir besoin des « interventions » de microsoft !).

          Sûrement que la partie sera rude, parce que l’internet « libre » doit affronter en même temps une opposition de principe de certains membres de la classe politique à tout ce qui élargit le champ des libertés individuelles, et en même temps doit subir la pression d’intérêts financiers colossaux.

          On n’est cependant pas obligé d’envisager l’avenir aussi noir, parce qu’il est impossible de noyauter une chose aussi mouvante que la blogosphère, par exemple.


        • (---.---.37.71) 16 mars 2007 14:07

          Gros délires !

          Les Lois contre le piratage ont trés peu a voir avec une censure des élucubrations des internautes !

          Par ailleur, vous ralez contre la pub, mais TF1 est gratuit. Pour le reste, si vous ne voulez pas de pub, il va falloir payer, et cher.


          • (---.---.192.187) 16 mars 2007 15:51

            Ca y est on en tien un !

            Ah non c’est que Adolphos... y a rien à voir, passez votre chemin et n’oubliez pas « don’t feed the troll »...


          • JL (---.---.73.200) 17 mars 2007 10:03

            On ne peut pas laisser dire : «  »Par ailleurs, vous ralez contre la pub, mais TF1 est gratuit. Pour le reste, si vous ne voulez pas de pub, il va falloir payer, et cher«  »

            Si TF1 était payant ! smiley et si ma tante en avait ?

            TF1 payant ? qui regarderait ?? Peu de gens. De sorte que ses recettes publicitaire fondraient comme neige au soleil, avec l’enchaînement fatal qu’on peut imaginer : perte de recettes, perte de qualité, pertes d’audience, etc.


          • (---.---.229.131) 17 mars 2007 13:54

            Perte de qualité sur TF1 ? encore faudrait-il qu’il y en ait.


          • dégueuloir (---.---.47.6) 17 mars 2007 23:49

            une pompe à merde !!! mais ce qui m’étonnera toujours,c’est qu’il y est autant de gogol sur ces télés poubelle,alors qu’un boycott détruierait définitivement ces parasites absurdes et mercantyles,......wake-up ! bandes de nazes abrutis,jettez vos canettes de coca et détruisez vos télés avant de finir comme des légumes.... !!!  smiley


          • (---.---.197.187) 18 mars 2007 13:04

            TF1 gratuit, et bien de toute façon il faudrait me payer pour que je la regarde ! :D

            C’est peut-être aussi pour ça que je ne bois pas de coca-cola....


          • aquad69 (---.---.33.228) 16 mars 2007 14:18

            Bonjour Forrest Ent,

            article très lucide, hélas...

            Maintenant que nous savons que le feu est déjà dans la maison, serons-nous capable d’anticiper sur les évènements et de réagir avant qu’il n’atteignent notre chambre ?

            On aimerait y croire ; qu’en pense Mr Revelli ?

            Amicalement Thierry


            • Le furtif (---.---.211.214) 16 mars 2007 14:21

              Merci

              De la clarté à tire larigot, tellement qu’on sort de votre article complètement étourdi.

              Sans effet de manches vous démontrez simplement .Vous êtes un bienfaiteur.

              Encore merci

              Le furtif


              • Le furtif (---.---.211.214) 16 mars 2007 14:22

                Je garde votre article pour le montrer à Zen


              • jako (---.---.21.70) 16 mars 2007 14:25

                Bravo et merci, au moins on peut dire c’est l’ arbre qui ne cache pas la forêt


                • BeBox (---.---.240.172) 16 mars 2007 14:49

                  qu’ils y viennent sur le net , contrairement a la TV , on a une maitrise sur l’affichage de nos contenus et pour ce qui est de leur publicité ça fait maintenant des années que je ne sais meme pas ce qu’est une banniere de publicilé les outils de type adblock sont d’une efficacité redoutable de temps en temps une banniere passe au travers du filet juste le temps d’ajouter la regie publicitaire dans le filtre et on n’est plus atteint.

                  donc la pub sur l’internet oui mais il vas vraiment falloir qu’ils trouvent autre chose que des bannieres et du text rewriting sur les videos il y arriverron surement en mettant de la pub (spot) dans le flux mais pour le texte je penses qu’il ont déjà perdu la guerre.


                  • non666 non666 16 mars 2007 15:07

                    Histoire de rajouter quelques sujets d’inquietude a ce que l’Auteur nous sert :

                    Le renseignement electronique est en realité l’autre financement des services « gratuits » sur Internet. Messageries, Moteurs de recherche sites de rencontres sont en fait un moyen de savoir qui est qui, qui cherche quoi. Comme par hasard ce sont les pays qui ont les budgets les plus enorme de renseignement electronique qui ont des firmes qui sevissent sur ces sujets.

                    C’est ausi un moyen de limiter l’accès a certaines informations non souhaitées. De meme qu’il y a des mises aux enchères pour mettre en tete des sites particuliers sur certains mots clefs, les enchères inverses existent egalement.

                    En cherchant « Abuh Grahib, sexual abuse, pentagone » on ne tombe plus desormais dès les premuères pages sur les rapports d’enquete etablissant de façon formelle les viols dont ont été victimes les irakiens de source militaire US...

                    En cherchant Adhesion, Europe, Israel, on ne tombe plus sur les rapports du senat français presentant la candidature dIsrael a l’UE, ni la visite de Ezer Weizmann, venu a Paris presenter la candidature de son pays a l’UE... Depuis le referendum turc et la candidature turque, le sujet est devenu tabou...

                    Le controle de moteur de recherche est donc un enjeu majeur.

                    Idem pour les messageries « gratuites ».

                    Confiriez vous vos lettres, vos carnets d’adresses aux RG ? Pourtant vous les donnez au Mossad, a la NSA en passant par ICQ, caramail, Yahoo mail, MSN... Croyez vous vraiment que certaines ames bien intentionnés investissent des millions en serveurs couteux pour vous offrir 20 Go par « internaut friendly spirit » ?

                    Heureux les simples d’esprits...

                    Quand a Internet, en plus de ce que l’auteur a expliqué, il ne faut oublier que l’Icann, organisme 100% yankee controlent les accès de tous les domaines nationaux a l’Internet.

                    Contrairement ce qu’ils affirment, ils ont deja « coupé » l’accès de certains pays ! l’Irak et la Lybie par exemple.

                    Il n’y a pas de democratie de droit international ou ONUsien en l’espece. Il y a juste les interets US. Ils se sont fait financé pendant 60 ans en rendant le dollar obligatoire dans les echanges internationaux. Ils envisagent très seriuesement de subordonné l’usage mondial d’internet a leurs propres interet pour les siecles a venir.

                    Dormez bonnes gens, l’oncle Sam veille...


                    • (---.---.37.71) 16 mars 2007 18:07

                      « Ils envisagent très seriuesement de subordonné l’usage mondial d’internet a leurs propres interet pour les siecles a venir. »

                      Tu m’étonnes, ils auraient mieux fait de se tirer une balle dans le pieds, comme ces crétin de français !

                      Pour un français « de gauche », l’important c’est de bouissller au maximum son pays et toutes chance qu’il pourrait avoir, parce que en Afrique ils sont plus pauvres que nous, donc c’est pas égale. bein ce n’est pas la viosn des USA, qui défendent et vont défendre à mort leur interet propre ! (Et ils vont te la mettre, eux et les chinois, profonde)


                    • (---.---.53.236) 17 mars 2007 01:27

                      « Abou Ghraib sexual abuse pentagone » sur Google conduit dès les premières pages a des journaux ou des rapports indépendants (la première page listée étant wikipedia). On se croit tellement malin quand on « démontre » (avec des arguments qui tiennent plus du fantasme que de la réalité) les supposées conspirations des puissants !


                    • (---.---.209.45) 18 mars 2007 00:39

                      Oui, le commentaire enfonce une porte ouverte en écrivant que Google n’est pas bon. C’est un outil perfectible, c’est sûr, mais il donne les sites vers qui sont dirigés le plus de liens.

                      Pour une affaire comme Abou Graib, exposée largement dans lees médias, les premiers résultas sont donc logiquement des journaux.


                    • candidat 007 (---.---.41.75) 16 mars 2007 15:32

                      LE QUATRIEME POUVOIR

                      « L’Internet de demain risque fort d’être aussi glauque que la télévision d’aujourd’hui. Beaucoup de choses y seront insideusement commerciales sans qu’on le remarque. Et si ça se trouve, c’est déjà bien commencé... »

                      Voilà la démonstration comme quoi le cinquième pouvoir fait bien partie du quatrième pouvoir celui des médias ou si vous voulez de la communication.

                      POUVOIR POLITIQUE

                      « Des rédacteurs « bénévoles » présenteront les avantages de Windows. Des intervenants « spontanés » montreront des clichés « confidentiels » de la nouvelle Renault pour en tester l’allure. De soudains courants de sympathie apparaîtront pour une cause, une idéologie, un homme politique... Les messages négatifs perdront en visibilité. Ce sera le Web qui a l’air fait par vous, et la pub qui n’a pas l’air d’en être. Ce sera l’ère du buzz. L’Empire pratiquera un parasitage de masse. Dès qu’un site accueillera suffisamment d’audience pour retenir son attention, le noyautage massif et professionnel commencera. »

                      - Professionnels et économiques, mais bien entendu valable pour politiques et Ecoles de pensée. « Des militants politiques, bénévoles de partis »rémunérés« .......... etc ......etc......... ».

                      Rumeurs, buzzs, désinformations, bourrages de crâne, demi-vérités seront aussi le lot de ce « cinquième pouvoir » avec d’autant plus d’ampleur que les tuyaux d’internet peuvent être énormes.

                      Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Par endroit, il existera des « canards enchaînés » et « îlots de résistance » virtuels qui continueront a vivre. Et puisque le seul moteur valable des résistances éventuelles reste quand même « la confiance », celles-ci vivront sur le modèle communautaire, dont les collectivités de connecteurs seront les collectivités de lecteurs ou de téléspectateurs de n’importe quel autre média (journal, ou télé). Il y aura certainement des droits d’accès.


                      • LE CHAT LE CHAT 16 mars 2007 15:32

                        bravo mon arbre pour cette saga des médias ! may the force be with you ! bien dissimulé , bigbrother se cache dans le coté osbcur ! bien vu l’artiste smiley


                        • LE CHAT LE CHAT 16 mars 2007 15:57

                          @D.W

                          Le retour du jedi se fera entre mercredi et vendredi ! obiwan kenobi me l’a dit ! smiley


                        • parkway (---.---.18.161) 22 mars 2007 10:34

                          il est tout de même étrange que les posts de demian west soit systématiquement fermés avec les mêmes chiffres négatifs sur chacun de ses posts, alors que ce qu’il dit a vocation à être de l’humour.

                          Il n’insulte pas et ne juge pas.

                          Là, je comprendqs pas...ou alors je n’ose comprendre !


                        • parkway (---.---.18.161) 22 mars 2007 10:35

                          le chat toi t’as du bol tes posts ne sont pas fermés, c’est pas comme D.W.


                        • Fred (---.---.20.123) 16 mars 2007 15:49

                          Je m’associe aux autres commentaires pour cet article éclairant et bien écrit , ce qui ne gache rien smiley

                          J’aurais bien aimé savoir ce que représentait le SPAM pour l’auteur ? Est-ce de la pub ? Est-ce de la dissuasion pure et simple ? A quoi ça sert en gros ?

                          Je bosse chez Orange et le nombre de Spams est est augmentation exponentielle ... pourquoi ? Est-ce que ça fait parti de la Econtre-attaque ?

                          Sinon, je ne peux m’empêcher de demander comment Sarko a eu ces fichiers d’adresse Email pour ces Spams pourris.

                          Est-ce qu’il fait utilise les moyens des RG ? du MOSSAD ? de la CIA ? Quoi qu’il en soit, c’est illégal et pourquoi personne ne dit rien ?!


                          • un_passant (---.---.152.82) 16 mars 2007 16:28

                            Une partie de réponse :

                            Les SPAM, c’est une pompe à fric pour les spammeurs C’est aussi un bon moyen de propager les virus auprès des « newbies », enfin des débutants internet smiley Pour la mafia, c’est un pompe à fric via le pishing ou les virus Et ces mêmes virus, c’est une porte d’entrée facile pour les services secrets (on ne va pas me faire croire que les services secrets n’en profitent pas au passage).

                            Par contre, l’un des commentaires disait que les messageries gratuites et autres sont un moyen économique d’espionner. J’oserai dire : au point ou nous en sommes... cela fait déjà un petit bout de temps que nous sommes multi-fichés (le fisc en est le meilleur exemple).


                          • Forest Ent Forest Ent 16 mars 2007 17:59

                            Le spam est peu subtil, et son but principal est le phishing. Il est à mon avis le fait de vrais « pirates » du cyberespace vivant aux confins de la galaxie. Leur but est de profiter de nouvelles arnaques rendues possibles par un nouveau média. C’est malthusien : quand tous les gogos se seront fait escroquer une fois, le phishing disparaitra.

                            Mais il y en a encore un paquet à arnaquer. Sur yahoo Q/R, il y a 5 ou 6 fois par jour la question « j’ai gagné au loto internet, dois-je y croire ? ».


                          • Xie Jie (---.---.153.125) 16 mars 2007 15:52

                            Excellent article avec lequel je partage l’opinion. je serais cependant encore plus pésimiste. je suis convaincu que nous sommes déjà soumis à cette pub sans pour autant en etre conscient. Je crois que nous avons déjà un wagon de retard et qu’il sera difficile de le ratrapper.

                            Juste un exemple : sur AVOX, une censure invisible existe. regardez les articles contre bayrou, les commentaires..... (je suis pourtant adhérent UDF). ce bastion qu’est AVOX pour nous est dors et déjà contaminé. et nous en sommes seuls responsables.


                            • sweetsmoke (---.---.241.2) 16 mars 2007 15:54

                              Excellent article cher auteur. Une bonne réplique du seigneur Vador vaut mieux que mille phrases : We have the best weapon in the universe, i suggest we use it !


                              • Marc (---.---.14.245) 16 mars 2007 17:03

                                Sujet intéressant mais traité trop superficiellement. J’ai bien aimé l’image de l’empire et la rebellion, mais je crains qu’elle ne vous conduise à quelques réductions voire confusions.

                                Vous dites « L’Empire est menacé dans son existence même, qui repose sur le monopole des tuyaux de distribution : c’est avant tout un diffuseur. Or Internet diffuse très bien tout seul. Ce qui est menacé, c’est un système qui distribue chaque année 400 milliards de publicité, avec tous les intermédiaires concernés, et la logique sociale et politique qui en a découlé. »

                                Tout d’abord il serait erroné de croire que ce que vous appelez l’ « empire » (pour garder votre image) puissent être mis en péril par le net (en tout cas pas tant que les majors ne l’auront pas investi). D’abord parce que l’ « infotainment » nécessitent des moyens colossaux qui n’ont rien à voir avec ce que peuvent allouer les media alternatifs qui constituent aujourd’hui ce que vous appelez « la rebellion », même s’ils arrivaient à mutualiser leur ressources. Si elles arrivent aujourd’hui à boucler leurs maigres budgets, c’est uniquement en « piratant » les contenus (l’information de base, qu’elle soit brute ou pas) à l’empire car vous n’imaginez pas ce que coûte une vrai rédaction avec des vrais journalistes, des reporter pour allez chercher l’info sur le terrain et des correspondants permanents.

                                Ensuite vous semblez oublier que l’empire ne diffuse pas que de l’info mais d’autres contenus qu’il faudra bien soit produire, soit acheter. Même si vous vous en arrêtez aux télévisions d’infos, que seraient-elles sans documentaires, sans images de sports et autres contenus extrêmement coûteux. Il ne faudrait pas oublier que les milliards de $ dont vous parlez servent aussi à acheter ou produire ces contenus.

                                Tout media internet qui voudra aller plus loin sur le net et offrir des services analogues à ce qu’offrent les media de l’empire devront se vendre ou aller en bourse (voire les quelques sites internet qui ont réellement percé, et dont Boursorama en est un bon exemple). Dès lors ils retomberont dans la même logique capitalistique et donc les mêmes travers que vous dénoncez (et qui n’en sont pas pour moi).

                                Bref, à mon avis peu importe le media de distribution, la problématique reste la même. Tout le bruit qui est fait autour du 5me pouvoir et de la blogosphère ne sont que du brassage de vent. Ce media sera intégré par les majors (qui savent aussi proposer des sites) comme les autres nouveaux media (par ex les mobiles). De toutes façons elles resteront incontournables car détentrices des contenus que seule leur puissance financière leur permet de produire et/ou d’acquérir (je pense à des contenus comme le cinéma, les séries ou encore le sport).


                              • dark eye (---.---.88.197) 16 mars 2007 16:13

                                Lecteur régulier d’Agoravox depuis quelques mois, j’interviens pour la première fois pour féliciter l’auteur de ce remarquable article.

                                Il a le mérite de restituer les choses dans un contexte global en nous rappelant quelques chiffres clés. La synthèse est brillante et la démonstration - hélas - implacable... Le commentaire de non 666 est aussi fort instructif.

                                L’information est par essence un outil de pouvoir et d’influence. En tant que mass media, internet n’échappe pas à cette évidence. Aujourd’hui il ne viendrait à l’idée de (presque)personne de surfer sans firewall et antivirus. Concernant l’information c’est pareil ! Les outils indispensables pour éviter au maximum d’être infecté s’appellent tout bonnement le recul et le bon sens.

                                Pour finir j’ai une question connexe qui cible précisément ce site : j’ai un module complémentaire à Firefox qui filtre les scripts java. Il y a deux scripts douteux sur cette page : smartadserver.com et cybermonitor.com. Si je les désactive je ne puis voter... smiley


                                • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 mars 2007 16:55

                                  @ Dark Eye

                                  Pour éviter cybermoniteur, installer sous Firefox l’extention Adblock, la configurer : Outils - AdBlock - Preferences, cochez l’un des filtres. Vous verrez toute une différence.

                                  Pierre R.

                                  Montréal (Québec)

                                  p.s. : désolé d’être hors sujet.

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