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Accueil du site > Actualités > Médias > L’impact de Web 2.0 sur les médias

L’impact de Web 2.0 sur les médias

L’importance de W2 n’étant plus vraiment en discussion, nous pouvons passer à l’étape suivante qui consiste à voir comment le phénomène affecte certains secteurs plus spécifiques. Les médias, et notamment les sites d’information, sont aux premières loges.

Avant d’aborder le problème au fond, je pense qu’il peut être utile de se pencher sur les raisons pour lesquelles trois des sites références de W2 ont un impact considérable sur les médias.

Google : L’actualité n’existe pas si elle n’est pas indexée (par les moteurs de recherche) - L’impact essentiel de Google sur les sites d’ information est qu’il permet aux usagers d’accéder directement à un article sans passer par la page d’accueil. La proportion peut être significative. Corollaire : ceux qui fonctionnent en circuit fermé (payant) n’existent pas, puisqu’ils ne sont pas recensés. C’est précisément pour limiter cet effet négatif que certains journaux ont accepté de laisser Google indexer leurs archives.

 

  • Craigslist : Les petites annonces foutent le camp - Des petites annonces gratuites, plus vivantes, plus flexibles que sur le papier. Une quantité d’informations plus importantes. Le tout au goût du client puisqu’il met en ligne ce qu’il veut, quand il le veut, pour le temps qu’il veut. Craigslist bouleverse l’économie des journaux qui tirent souvent une bonne partie de leurs revenus des petites annonces. Le site facilite en outre la création de communautés (la "loi" de Reed explique que ça multiplie son impact de façon exponentielle. Voilà une réflexion que les médias devraient s’offrir au moment de mettre en place une stratégie W2).

     

     

  • Wikipedia : les experts ne sont plus ceux qu’ils étaient - Wikipedia montre que la connaissance, l’accès à l’information et la capacité de la publier ne sont plus le privilège des experts. C’est une bonne source d’informations pour les journalistes ? Comme pour tous les internautes. Le site se permet même de réagir vite à l’ actualité implorante en apportant des informations de fond et en fournissant le contexte qui fait si souvent défaut sur les sites traditionnels d’information, obsédés par la dernière heure, minute, seconde.

     

    Ça n’est pas un hasard si ces trois sites ont une prolongation concernant le journalisme. Google a Google News, Wikipedia a WikiNews. Craig Newmark, le fondateur de Craigslist, cherche encore la meilleure façon d’intervenir. Il a clairement manifesté son intention d’appuyer des initiatives de journalisme citoyen. Il apporte son soutien à plusieurs initiatives dont le projet NewAssignment.net (voir ce billet).

    Nous verrons demain des sites moins connus, mais susceptibles de nous aider à comprendre pourquoi les médias sont tenus de changer.


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    10 réactions à cet article    


    • arkangel (---.---.47.70) 20 septembre 2006 13:49

      L’importance du web 2.0 est completement a remettre en discussion puisque a mon avis il ne s’agit qu’un terme de marketing pour nous faire croire a une « revolution » . Or de quoi ce targue le web 2.0 ? un facilite de mise en ligne pour les feignants du html/php avec des « blogs » souvent mediocres, alors qu’auparavant on appellait ca un siet web personnel. Les csm permettent depuis longtemps de se fabriquer un site web perso sans beaucoup d’efforts. Web 2.0 bof bof


      • (---.---.162.15) 20 septembre 2006 14:50

        Tout à fait d’accord, Arkangel, le Web 2.0, c’est du pipeau marketing dont s’entichent pas mal de rédacteurs d’Agoravox, commme celui-ci content qu’on le nomme « amateur de gadget ».

        Le présent article aurait dû être titré « L’impact de la Toile sur les médias ». Mais ça n’est pas « in »...

        J’ai appris hier que, suite à une décision de justice, Google n’indexe plus les journaux belges, qui ne sont pas d’accord pour qu’on utilise leurs articles. Des procès sont en cours avec d’autres journaux...

        Mais une telle info n’est pas « in »...

        Am.


      • (---.---.101.8) 20 septembre 2006 14:51

        Bien d’accord !

        Par ce terme on confond la technique et le fonctionnel ... côté technique rien n’a changé. Côté fonctionnel les usages évoluent, et utilise plus telle ou telle technique.

        Bref, ok les usages changent, mais le terme 2.0 paraît réellement abusif ..


      • Jean-Pierre An Alré (---.---.239.241) 20 septembre 2006 14:54

        +1 sur l’aspect uniquement marqueting du Web 2.0.

        Par ailleurs j’ai du mal à comprendre quel est le message principal diffusé par l’article, quelle conclusion est tirée des exemples pris et en quoi consiste le « après » du « Avant d’aborder le problème au fond ».

        Jean-Pierre


        • un visiteur (---.---.134.205) 20 septembre 2006 15:34

          web 2.0 = AJAX, personnalisation à outrance pour le end-user & multiplications des intégrations audio/videos dans les pages depuis l’explosion de la bande passante chez les particuliers... voilà vers quoi on va en résumant un peu ... sinon pour le reste oui c’est du pipeau de marketeux !

          un bon exemple de site « web 2.0 » -> http://www.netvibes.com


          • arkangel (---.---.47.70) 20 septembre 2006 15:37

            Ah oui j’avais oublie le fameux AJAX . Va t-on assister a une bubuller comme en 98-99 ? c’etait a mourrir de rire


            • space_cowboy (---.---.62.161) 20 septembre 2006 17:29

              AJAX n’est pas nouveau... il intègre dans un seul corps toutes les technologie déjà existante... à lire sur http://www.dicofr.com/cgi-bin/n.pl/dicofr/definition/20051111121030

              sinon oui je suis assez d’accord pour : dire évolution plutôt que révolution technologique dire évolution plutôt que révolution des usages...


            • Francis (---.---.108.251) 20 septembre 2006 17:29

              Ces réactions acerbes m’amusent. Elles datent. Ce qui ne veut pas dire, soyons clairs, qu’il s’agisse d’un bon billet. Allons au fond. L’expression Web 2.0 (w2) a commencé comme une formule de style marketing. Aujourd’hui, il est évident qu’elle recouvre un vrai « quelque chose ». La définition la plus simple en est « interactivité + intelligence collective ». Tout ça était présent dès le début de la « toile » (quelle horrible métaphore, trop réglée, trop quadrillée pour rendre compte du désordre du... web). La nouveauté est qu’il y a les lignes à haut débit et, surtout, la volonté de dizaines de millions de gens de participer. De là se dégage de l’intelligence qu’on ne trouvait pas avant. Exemple : Wikipedia. Je trouve qu’il y a beaucoup de mépris pour les usagers moins techniquement formés de la part de ceux qui rappellent (à juste titre) qu’on pouvait faire la même chose « avant ». Certes, mais c’était réservé aux ingénieurs et aux geeks. Quant au fait que le billet ne tire pas de conclusion... il suffit de lire la dernière phrase, mon cher Jean-Pierre.


              • (---.---.162.15) 21 septembre 2006 09:31

                Bien sûr que les nouveaux moyens techniques permettent d’aller plus loin, mais l’interactivité et l’intelligence collective sont là depuis le début du Web. C’est d’ailleurs ce qui lui a permis de décoller. Les blogs (= web log, journal sur le web) d’aujourd’hui s’appelaient « home page » ou « site perso » (avec la photo du chat et des fleurs du jardin), les forums étaient déjà là. Et c’était à disposition de tout le monde. En 1997 Word faisait du html et chacun pouvait discuter sur un forum web de son chanteur préféré et s’échanger de la musique (par envoi de CD, en attendant le mp3...). Un projet collectif d’envergure (« intelligence collective »...) comme Gutemberg était déjà opérationnel un millier de livres numérisés en août 1997). Ce n’était nullement réservé aux « ingénieurs et aux geeks », votre propos est inexact, Francis, c’est du pipeau, comme toute cette notion de web 2.0. Il y a seulement une montée en puissance, assez régulière d’ailleurs.

                Vous dites que nos réactions « datent », mais nous avons connu cette époque, et il semble que vous ne la connaissiez pas.

                Personnellement je suis sur Internet depuis janvier 1998 et dès le début, j’ai eu des contacts fantastiques. Pour être interactif, ça l’était !

                On a donc de quoi être « acerbes » devant les conneries qu’on nous rabache ici et là d’experts en marketing à la con qui sont nés de la dernière pluie et qui pour se mousser n’ont rien trouvé d’autre que de déclarer urbi et orbi que le Web devient interactif !

                Am.


              • Jean-Pierre An Alré (---.---.239.241) 20 septembre 2006 21:34

                Demoz date de 1998. C’est un projet de construction d’un annuaire Web par des dizaines de milliers de contributeurs. C’était il y a 8 ans ! Avant l’arrivée de Google c’était avec Yahoo un des meilleurs annuaires. Sa technologie c’est RDF, du Web sémantique donc bien plus avancé que Ajax et autres XML-RPC en Javascript qui eux datent aussi de 1998.

                Nupedia date de 2000, idem Gnupedia. Tous deux sont les ancêtres de Wikipedia.

                Wikipedia c’est surtout possible grâce aux des milliers de serveurs répartis dans le monde avec des tuyaux surdimentionnés pour les relier, et un financement qui est issue de la pornographie : http://en.wikipedia.org/wiki/Bomis.

                Sinon je suis contributeur Wikipedia et je trouve ça très très bien.

                Quand à parler de révolution et de d’intelligence collective, je pense qu’encore une fois on pipote. Ou alors c’est plus vicieux que ça en à l’air, ça pourrait être une nouvelle forme de propagande, « regardez vous êtes libres : Vous pouvez bloguer ! » Il y a toujours quelqu’un prêt à vendre le pont de Brooklin aux gogos, et malheureusement il y a toujours plein de gogos.

                Et non l’article n’a pas de conclusion ni aucune structure. Ou alors on n’a pas le même référentiel.

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