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Accueil du site > Actualités > Médias > L’inexactitude de Nicolas Sarkozy sur l’audiovisuel (...)

L’inexactitude de Nicolas Sarkozy sur l’audiovisuel public

Serait-ce un scoop ? Une erreur commise par le Président de la République devant une quinzaine de millions de Français et, à ma connaissance, relevée par aucun média. Et qui réduit la portée d’une démonstration dans un domaine très sensible.

J’avais rédigé un article sur Nicolas Sarkozy et cette supposée dictature dans laquelle il aurait plongé la France. J’en avais rédigé la première partie avant l’intervention du chef de l’État à la télévision le soir du 5 février 2009.

Il s’agissait de réfuter cette thèse alarmiste. Cependant, avant de poursuivre cet article sur d’autres éléments, je voudrais évoquer un point qui ne semble avoir été relevé par aucun média à ce jour à ma grande surprise et qui me paraît pourtant très important.


La nomination des dirigeants de l’audiovisuel public

Réfutant la mainmise sur les médias (je reviendrai sur le sujet), le Président Nicolas Sarkozy a fait à la télévision une démonstration qui paraissait très convaincante. Son habileté oratoire, sa bonne connaissance des dossiers et son expérience sur le terrain pouvaient l’aider à contester l’idée selon laquelle il voudrait nommer selon son bon plaisir les patrons de l’audiovisuel public.

Il a employé des termes très durs à ce sujet puisqu’il a parlé de « mensonge ». Tout est dit dans cette phrase : « Nous passons d’une système d’hypocrisie à un système de transparence totale. ». Ce en quoi il n’a pas tort, puisque la nomination des patrons de l’audiovisuel public (France Télévisions et Radio France) auparavant faite par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pouvait se faire avec quelques pressions de l’Élysée à l’époque de Jacques Chirac ou de François Mitterrand.

Revenons sur les arguments avancés par Nicolas Sarkozy.

Premier argument : Nicolas Sarkozy n’est pas seul à décider ; ce n’est pas lui qui nomme mais c’est le gouvernement en Conseil des ministres. Et il n’a pas tort : à part les membres du gouvernement, chaque nomination présidentielle nécessite la signature des ministres concernés.

Sachant que c’est lui qui a nommé le gouvernement, il est vrai que ce premier passage est plutôt une formalité.

Cela dit, cette procédure a déjà été à l’origine de graves crises politiques, comme celle du 16 mai 1877 où le Président monarchiste MacMahon refusait des nominations de généraux voulues par une nouvelle majorité républicaine. En 1986, certaines nominations ont créées de la tension entre le Président de la République et le Premier Ministre, mais c’était en période de cohabitation.

Deuxième argument : La procédure nécessite ensuite le quitus du CSA sans lequel les nominations ne peuvent avoir lieu. Sur ce point, on n’est pas très éloigné de la procédure antérieure.

Troisième argument, le plus important : Ensuite, les nominations vont aux commissions permanentes concernées des deux assemblées parlementaires pour avis. Et Nicolas Sarkozy de poursuivre : « Ce nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale et du Sénat où il doit être accepté à la majorité des trois cinquièmes, c’est-à-dire que l’opposition doit être d’accord avec la majorité pour accepter le nom. ».

Ce troisième argument est de poids et peut lui faire conclure : « Vous voyez qu’on est bien loin de la caricature d’un Président de la République seul dans son bureau qui va nommer le président de France Télévisions. ».


Aucune contestation des propos présidentiels ?

Les propos sont retransmis immédiatement par des dépêches d’agences de presse, notamment celle de l’AFP qui répètent scrupuleusement les mots du Président de la République.

J’ai immédiatement eu une incompréhension dans ce que j’avais entendu et après vérification, il est patent que soit le Président de la République a fait une erreur involontaire, soit il a lui-même menti (seconde hypothèse que j’exclus a priori) car sa démonstration, convaincante dans le fond, m’apparaît soudain très incertaine.

Et je suis très étonné qu’aucun journaliste présent sur le plateau de l’Élysée n’ait relevé l’erreur (mais combien de journalistes interrogeant une personnalité politique connaissent vraiment à fond ses dossiers ?). Aucun autre journaliste non plus ne l’a relevée le lendemain, en dehors de la pression du direct, avec tout le temps possible pour faire des vérifications. À ma connaissance, à ce jour, pas même un membre de l’opposition non plus n’a relevé l’inexactitude présidentielle. Aurais-je mal entendu ?


Quelle inexactitude ?

Pourquoi parler d’erreur ? Parce que la réalité est différente de celle que Nicolas Sarkozy a décrite concernant la nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public.

Pour cela, il suffit de se reporter à la loi qui est en cours d’adoption. Pas le texte de la réforme de l’audiovisuel public en tant que tel mais plutôt à la loi organique parallèle qui a été adoptée en seconde lecture par l’Assemblée Nationale ce 5 février 2009 (le jour même de l’intervention du Président de la République) et qui nécessite son adoption par le Sénat dans les mêmes termes.

Que dit ce texte ? C’est très court puisqu’il n’a qu’un article unique. Je le cite donc :

« La nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France est soumise à la procédure prévue au cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution. Dans chaque assemblée parlementaire, la commission permanente compétente se prononce après avoir entendu publiquement la personnalité dont la nomination lui est proposée. La nomination intervient après la publication au Journal officiel de l’avis des commissions parlementaires. »

Reprenons aussi ce cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution, c’est un article réécrit par la révision du 23 juillet 2008 :

« Une loi organique détermine les emplois ou fonctions, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s’exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l’addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. La loi détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions concernés. »


Vous avez donc compris où était l’erreur : pour faire accepter ses nominations, le gouvernement ne doit pas obtenir une majorité des trois cinquièmes dans les commissions parlementaires, ce qui aurait imposé un accord aussi d’une partie de l’opposition, mais seulement ne pas avoir un rejet des trois cinquièmes.

En clair, si seulement un peu plus que deux cinquièmes des commissions ne sont pas contre les nominations, alors celles-ci sont validées.

Par voie de conséquence, inutile donc d’avoir le soutien d’un parti d’opposition. La majorité parlementaire est majoritaire dans les commissions, donc c’est suffisant pour la validation des nominations.

Inexactitude ? Erreur ? Je ne sais quel mot employer, en tout cas, ce qui a été expliqué par le Président de la République est erroné par rapport à la réalité qui s’installe depuis la réforme des institutions.


Démonstration bancale et silence des médias

Si bien que la démonstration devient plus bancale. Elle reste certes pertinente sur le fond (ces nominations ayant été l’objet d’une minutieuse attention de l’Élysée depuis toujours) mais affaiblie car l’accord de l’opposition ne devient plus nécessaire dans ce cas-là.

Alors, ma question, ce n’est pas sur cette erreur de Nicolas Sarkozy. Errare humanum est.

Mais sur ce silence. Cette absence de réflexion ou de connaissance des textes qui sont adoptés par le Parlement.

Pourquoi personne n’a-t-il donc relevé cette inexactitude ?
Pourquoi personne n’a-t-il réagi ?

Dictature rampante ou incompétence ?


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (7 février 2009)


Pour aller plus loin :

Le texte de la loi organique sur les nominations dans l’audiovisuel public.

Dépêche sur les déclarations du 5 février 2009 de Nicolas Sarkozy sur les nominations dans l’audiovisuel public.

Sarkozy dictateur ? (1)




 


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91 réactions à cet article    


  • douxdoux 7 février 2009 10:36

    Aller interviewer cette bête de scène sans se pencher à fond sur les questions à poser... Pov’ journalistes !
    Ce n’est pas une inexactitude, mais une omission à l’insu de son plein gré. Lol


    • spartacus1 spartacus1 7 février 2009 10:56

      C’est déjà un grave manquement à la démocratie que se soit le président qui tire toutes les ficelles de la nomination des présidents de la radio et de la télévison.

      Mais il y a infiniment plus grave, qui confine à la forfaiture, c’est le droit donné au président de la république, et à lui seul, de révoquer les dirigeants de la radio et télévision. C’est là une attitude à proprement parler dictatoriale. Je ne suis même pas sûr qu’un Poutine ait autant de pouvoir.

      Si les dirigeants nommés, en vertu de leur servilité par rapport au pouvoir, font mine de vouloir bouger une oreille c’est la révocation. Une garantie que l’on a les médias totalement à sa botte.

      Et dire que c’est ces mêmes milieux, qui bafouent la démocratie française, qui se permettent de traiter Chavez de dictateur. Un Chavez qui, lui au moins, respecte le résultat d’un référendum, même s’il lui est défavorable. On ne saurait en dire autant du prince immature qui est à la tête de la France.


    • jps jps 7 février 2009 20:34

      Sur la conclusion de second argument, la procédure antérieure était différente :

      http://poly-tics.over-blog.com/article-25486262.html


    • jfbiz 7 février 2009 10:44

      Bien vu !
      Mensonge de Sarkozy ?
      Quel intérêt ? aucun !
      Les journalistes ? Ils ont tous corrigé d’eux même !
      Dictature ou incompétence ?
      Ni l’un ni l’autre .... sur ce sujet !
      A mon avis, un détail sans vrai importance, mais merci à l’auteur de nous rappeler les règles.


      • Traroth Traroth 7 février 2009 14:24

        Sans réelle importance ? Il a affirmé que sa nomination devait être confirmée par 3/5 des commissions parlementaires, ce qui implique presque forcément l’accord de l’opposition, alors qu’à l’inverse, pour que la nomination n’ait pas lieu, il faut qu’il y ait rejet des 3/5 des commissions, ce qui veut dire au contraire que l’avis de l’opposition n’a aucune importance. Ca fait une très grosse différence !


      • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 7 février 2009 11:01

         

        Salut Slyvain,

         

        Dans cette commission, es-ce que la majorité détient plus que les 3/5 éme ?

         

        @+ P@py


        • Olga Olga 7 février 2009 12:43

          P@py
          Tout est dans l’article :

          " En clair, si seulement un peu plus que deux cinquièmes des commissions ne sont pas contre les nominations, alors celles-ci sont validées.
          Par voie de conséquence, inutile donc d’avoir le soutien d’un parti d’opposition. La majorité parlementaire est majoritaire dans les commissions, donc c’est suffisant pour la validation des nominations. "

          Si la majorité parlementaire est majoritaire dans les commissions elle a donc forcément les deux cinquièmes ( plus un) des voix nécessaires à valider les nominations (en gros elle fait ce qu’elle veut sur les questions de nomination ; l’avis de l’opposition n’a aucune valeur, elle fait de la figuration...) smiley 


        • abelard 7 février 2009 14:29

          @ Olga,

          Petite erreur de calcul, chère Olga.
          Si une commission est composée de cinq cinquièmes alors la majorité est de 2,5 cinquièmes plus une voix, soit 5/10 plus une voix.
          Mathématiquement, l’opposition ne sera jamais en mesure d’opposer 3/5èmes des voix à la nomination présidentielle.

          Permettez moi de revenir à l’argumentation du nain Ubu : il s’agirait de supprimer l’hypocrisie !
          Comme le pouvoir en place a toujours agit en sous main pour nommer le président des chaînes publiques, il conviendrait, d’après notre Bièvre de la pensée, de confirmer dans la loi son pouvoir autocratique.

          Et tout le monde gobe cette absurdité !

          De quoi avons nous besoin au juste ?
          D’une télé publique manipulée par le pouvoir ? Ce qui nous ramène au beau temps du journal télévisé élaboré par le ministère de l’intérieur, soit plus de trente ans en arrière.
          Ou d’une télé publique enfin indépendante et au service des citoyens ?
          N’oublions pas, tout de même, que les chaînes publiques appartiennent à l’Etat français, c’est à dire à l’ensemble des citoyens, et non pas à un parti politique.
          L’argumentaire nabotesque voulant que l’actionnaire principal (l’Etat) exerce son pouvoir de nomination est un remugle monarchiste. L’Etat n’est pas le président de la république !
          Le dernier à avoir proféré une telle absurdité s’appelait Louis XIV : "L’Etat, c’est moi !"

          Avec ce genre de raisonnement de cornecul on peut logiquement s’attendre à ce genre de facétie :

          Vu que les élections législatives ont lieu dans la foulée des présidentielles et que la liste majoritaire à l’assemblée sera toujours celle qui soutient le président nouvellement élu, il y a une hypocrisie majeure à faire croire que le parlement serait indépendant.
          Toutes les lois votées correspondent exactement à ce qu’ordonne le président.

          Alors pourquoi perdre du temps pour appliquer les oukazes présidentiels ?

          Supprimons l’hypocrisie, supprimons le parlement !



        • Olga Olga 7 février 2009 14:52

           Abelard,

          Petite erreur de calcul, chère Olga. 
          Si une commission est composée de cinq cinquièmes alors la majorité est de 2,5 cinquièmes plus une voix, soit 5/10 plus une voix.
           
          Le problème dans ce cas précis n’est pas d’avoir la majorité des suffrages (51 contre 49 pour 100 suffrages par exemple), mais d’obtenir seulement les deux cinquièmes des suffrages + une voix, pour valider les nominations.

          Mathématiquement, l’opposition ne sera jamais en mesure d’opposer 3/5èmes des voix à la nomination présidentielle. 
          C’est exactement ce que je dis (et ce que dit Sylvain) ; vu que l’opposition est minoritaire (moins de la moitié des voix dans les commissions) elle ne pourra jamais obtenir trois cinquièmes des voix...


        • abelard 7 février 2009 15:44

          @ Olga,

          Oui bien sûr, nous sommes d’accord.
          Je réagissait simplement à la phrase : " Si la majorité parlementaire est majoritaire dans les commissions elle a donc forcément les deux cinquièmes ( plus un) des voix nécessaires à valider les nominations."

          Cette proposition est vraie, mais s’énonce plus logiquement par : Si la majorité présidentielle est majoritaire dans les commissions elle a donc forcément les 2,5 cinquièmes (plus un) des voix bien plus que nécessaires à valider les nominations.

          Cela dit, c’est un peu de la sodomie de diptères, je m’en excuse.

          Je profite de ta réponse pour revenir sur un point important.
          On a beaucoup parlé du pouvoir de nomination du président des chaînes publiques par le nabot lubrique. Mais on tient sous silence le pouvoir encore plus important qu’il s’arroge en se donnant le droit de révoquer ce dit président.
          En effet, imaginons que malgré toutes les précautions prises pour nommer un godillot à la botte à la tête de la télé publique ce dernier prenne sa fonction au sérieux.
          Qu’au lieu de voir dans la rue quelques milliers de fonctionnaires privilégiés prenant en otage les usagers il se mette à laisser ses journalistes compter plusieurs millions de français... Catastrophe !
          En effet personne, même un umpiste, n’est à l’abri d’un retour de dignité.

          Regardez le cas Michel Boyon.
          Ce tartuffe falot, ancien directeur de cabinet de Raffarin, n’a jamais laissé d’autre souvenir, aux divers postes qu’il a occupés, que celui d’un caniche spécialisé dans l’anilinctus.
          On a pu le constater par le silence d’airain qu’il a opposé aux projets de dépouillement du CSA.
          Le château n’avait donc qu’à se féliciter de sa nomination...
          Et puis patatras, lors de la fête anniversaire du CSA voilà le toutou qui secoue sa laisse et se lance dans une diatribe véhémente sur le financement des chaînes publiques !

          Avec le pouvoir de révocation, ce genre de risque n’existera plus. Le président de France Télévision sera pieds et poings liés, craignant tous les soirs d’avoir déplu au point de trouver le lendemain son bureau fermé et ses affaires sur le trottoir...


        • alberto alberto 7 février 2009 11:06

          Bravo Sylvain : Voilà un article à envoyer aux rédactions des principales stations de radio, aux rédacteurs en chef des grands journaux, voir aux responsables de la com des partis d’opposition...

          Ton article démontre parfaitement la nécessité de médias citoyens !

          Bien à toi.


          • Mouche-zélée 7 février 2009 12:27

            Léon

            Merci pour le lien Gandrange, je cherchais justement des infos là dessus .
            En revanche pourriez-vous m’expliquer pourquoi les 6 milliards ont perdu 50% de leur valeur ?
            On s’en fout en principe Dexia NOUS a emprunté 6 milliards avec un taux à 4%, en principe nous devrions récupérer un bénéfice ou je me trompe ?

            J’avoue ne pas comprendre si nous avons encore été abusés ...
            Ils ne vont pas nous rembourser que 3 milliards tout de même ?
            Si la valeur de ce qui leur a été prêté est tombée à 3 milliards à cause de dévaluation des monétaire c’est autre chose...  ????


          • Mouche-zélée 7 février 2009 13:30

            Léon

            Merci, cette explication me convient parfaitement  smiley
            Donc il nous encore une fois embourbés en disant que les Français n’avaient pas perdu un centime dans la crise !

            Il oublie que l’argent de l’état est celui des Français, si l’état perd, nous perdons .
            Même si nos comptes en banque n’ont pas bougé d’un pouce  smiley

            Je suis curieux de voir ce qui va se passer lorsque les nouveaux chômeurs seront en fin de droit = RMI = moins de consommation = perte de la croissance = perte de l’emploi ....

            Le cercle infernal, juste après viendra la baisse des prix de l’immobilier qui va entraîner son cortège de scandales financiers et de pertes séches pour les propriétaires et les investisseurs ...


          • abelard 7 février 2009 14:40

            @ Léon,

            Dexia, en effet, nous a fait perdre de l’argent pour les raisons que vous invoquez.

            Mais on oublie aussi très souvent que l’argent prêtée aux banques avec intérêts provient d’un emprunt d’Etat pour lequel nous devons aussi payer des intérêts !

            Les fameux 14 milliards de recette attendue ne sont qu’un mensonge de plus...


          • K K 7 février 2009 15:25

            Mais non, il ne ment pas, il repete ce qu’il a compris, c’est tout smiley


          • Mouche-zélée 7 février 2009 15:52

            Les bénéfices à hauteur 1 milliard 400 € pour fin 2009 est une imposture puisque l’état emprunte à 3% pour prêter à 4% ...

            LES CHIFFRES DE LA SUPERCHERIE 
             smiley


          • Mouche-zélée 7 février 2009 11:23

            Grand bravo à Sylvain

            J’ai décrypté son discours pendant 6 heures et c’est le seul point que je n’ai pas approfondi ...
            Erreur de ma part, le seul point "rassurant" de sont discours est tout, sauf rassurant !

            C’est là que nous sommes en droit de nous demande : Que fais l’opposition ?
            Est-ce que les citoyens bossent plus au décryptage politique que les élus de l’opposition ?
            C’est malheureusement évident ...

            Mais il y a même complicité totale, si nous parlions de la loi de 2004 relative aux accidents du travail par exemple :même accidenté vous pouvez être licencié, pratique pour l’entreprise d’intérim si ça coûte cher, les soins aux frais du contribuable ....


            • PtitLudo PtitLudo 7 février 2009 11:28

              Merci d’avoir souligné cette nouvelle contre-vérité qui vient s’ajouter à une longue liste et sur laquelle Sarkozy s’appuie à chaque fois pour enfoncer le clou devant des journalistes terrorisés à l’idée de contester de telles affirmations péremptoires.
              Il ne faut pas se leurrer, la politique menée a un objectif clair et précis. Quand on prend chaque décision individuellement on peut à chaque fois se dire que après tout ce n’est pas si terrible que ça, mais dès que l’on commence à coller les morceaux on commence à voir le mur des libertés s’ériger. Votre article est un parfait exemple mais on peut en trouver des tas d’autres similaires.
              Quant au fait que personne n’ai relevé à postériori, cela montre l’état d’hypnose de la France.


              • La Taverne des Poètes 7 février 2009 11:38

                Bayrou, lui, a bien vu le piège : "Il est absolument faux d’affirmer que l’opposition doit donner son accord au parlement : la majorité qualifiée n’est requise que pour un veto, ce qui la rend d’ailleurs totalement hors de portée." (Source)

                Il ne faut rien attendre des journalistes : ils ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête et, eux, ils peuvent être virés et pas seulement mutés comme les hauts fonctionnaires de Corse et de la Manche.

                Il est stupide de crier à la dictature mais il faut quand même se montrer lucide sur ce pouvoir et en dénoncer les dérives, bref ne pas enfouir sa tête sous le sable en se disant "jusqu’ici tout va bien jusqu’ici tout va bien..."







                • JL JL 7 février 2009 12:00

                  ""Il ne faut rien attendre des journalistes : ils ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête et, eux, ils peuvent être virés et pas seulement mutés comme les hauts fonctionnaires de Corse et de la Manche.""

                  Et c’est là que le bât blesse. Les journalistes de médias ne sont plus que des communicants aux ordres. C’est pourquoi dans la situation actuelle du pays, le seul journalisme crédible est le journalisme indépendant. 


                • La Taverne des Poètes 7 février 2009 12:23

                  Et encore... !
                  Cela dit, j’ai écrit "Il ne faut rien attendre des journalistes" et non "Il ne faut pas leur en vouloir". Chaque mot compte. smiley


                • Nathan Nathan 7 février 2009 12:19

                  Je regardais la TNT et ... pâtir, en pâtir, empathie pour le CSA.

                  Je crois que ce texte est excellent..


                  • Marc Blanchard Marc Blanchard 7 février 2009 12:48

                    Excellent article.

                    Aucun journaliste ne se tirera une balle dans le pied.

                    C’est peut être aussi pour cela que nous consultons les news sur AV.


                    • pissefroid pissefroid 7 février 2009 13:00

                      Votre papier me paraît très pertinent.
                      Néanmoins je relève que vous avez vu des journalistes en face du président.
                      Je crois que là vous n’avez pas bien regardé.
                      Ils se sont comportés comme des faire-valoir.


                      • Lapa Lapa 7 février 2009 13:02

                        Pourquoi personne n’a-t-il donc relevé cette inexactitude ?
                        Pourquoi personne n’a-t-il réagi ?

                        Dictature rampante ou incompétence ?


                        incompétence des medias et du journalisme. On répète à foison ce qu’on veut bien entendre sans prendre la peine de rechercher. En cas évetuel de recherche, la phrase est d’une syntaxe trop compliquée pour le niveau de la plupart de nos journalistes. En plus y’a des maths donc c’est pas gagné.

                        j’ai beaucoup d’exemples de personnes ne comprenant pas le sens de phrases plus compliquées que de type affirmative sujet verbe complément. Dès que vous mettez plusieurs négations ou prépositions, les contresens sont nombreux. Bien entendu, la tournure de la phrase a été faite consciemment pour que le chiffre magique de 3/5ème soit seul repéré et répété.

                        Comme quoi la compréhension et la maîtrise de notre langue sont indispensables à l’exercice de nos libertés.


                        • Mouche-zélée 7 février 2009 13:40

                          D’accord MAIS :

                          "Nul n’est censé ignorer la loi" à plus forte raison un juriste (par équivalence), président de la république, qui connait les questions avant même de passer à la télé, qui est encadré et aidé par des experts techniques et des experts de la communication ...

                          Si en plus il dit "j’ai bien des défauts mais je ne suis pas menteur", là il faut prendre d’infinies précautions pour s’exprimer, on a toujours le droit de dire "je ne sais pas", et encore, cette affaire a fait tellement de bruit qu’il saît...

                          Intoxiquez, il en restera toujours quelque chose, c’est comme les rumeurs, qu’elles soient vraies ou fausses il en reste toujours quelque chose ....
                          Je n’instruit pas uniquement à charge mais les évidences sont là, l’affaire a fait un tel bruit qu’il a du étudier la question, sinon il prend ses responsabilités et vire le ministre qui l’a mis dans ce discrédit ...
                           smiley


                        • appoline appoline 7 février 2009 14:29

                          @ Shawford,
                          Mais s’il garde quelques capacités d’orateur, il n’a pas dupé grand monde. Ses capacités à diriger une nation, ou son incapacité, se revèlent de plus en plus. Nous ne pouvons nous fier à un individu qui ne respecte pas dont la politique est basée sur le mensonge et la corruption.

                          En plus, je viens de me faire remonter les bretelles par la modération, donc, je ne dois plus appeler Sa Petitesse : le n....., ce qui me chagrine car je trouvais que ça lui allait comme un gant.


                        • ALTER NAIF laxap 7 février 2009 17:18

                          Le modérateur a raison, c’est discriminatoire pour les nains et irrespectueux pour la France
                          on pourrait comme nos ayeux resistants parler en code
                          on dirait Dulock pour la France et Lord Farquad pour bip bip (censuré)

                          bienvenue dans un monde parfait
                          dulock song


                        • abelard 7 février 2009 19:05

                          @ shawford,

                          Oui c’est vrai, j’ai écrit "nain lubrique" pour désigner un homme et non pas évidemment une fonction.
                          Ce n’est pas bien, je prie tous ceux qui ont été choqués de bien vouloir me pardonner.

                          Je pourrais évidemment me disculper en parlant d’un "être à la verticalité médiocre aimant à afficher une sexualité exubérante", ce qui ne serait que vérité.
                          Mais même si le fait de porter des talonnettes influe sans aucun doute sur le caractère de notre président, ce n’est pas ce qui le caractérise le mieux.

                          On pourrait donc remplacer cette insulte pour les nains par divers qualificatifs : menteur, indigne, incompétent, vélléitaire etc..
                          Un sobriquet pourrait lui être accolé, je propose (en me planquant derrière Victor Hugo) Badinguet II.


                        • gimo 7 février 2009 19:08

                          @ tous on pourrait parler des heures voila le pb 

                          POURQUOI LA CRISE l politique la
                          réponse est que les citoyens acceptent sans broncher

                          cest l’homme qui lui donne cette pseudo exisence par son acceptation
                          donc le systeme pseudo financier et pseudo politique
                          il y va de même de sa validité
                          est du à l’acceptation des citoyens qui de facto leur donne une legitimité
                          si l’homme ne l’accepte pas tous ces systemes ne fonctionnerait plus

                          c’est comme dieu il existe que par le seul fait de l’homme croit en lui
                          à mediter c’est une logique monumentale mais vraie


                        • appoline appoline 7 février 2009 20:36

                          @ Abelard,
                          Je suis en deuil de mon n.... Comme je l’expliquais à la modération, ce sobriquet est plus adapté à sa petitesse d’esprit qu’à sa taille......ou l’inverse, je ne sais plus, difficile de faire le distingo. Mais, j’ai fait la promesse (j’ai juré-craché) de ne plus l’appeler ainsi, par respect, que dis-je par véné’ration (non, là, j’en fais un peu trop) et par égard à tous les achondroplases qui ne sont absolument pas visés ( je pense qu’ils l’ont compris EUX).


                        • Robert Branche Robert Branche 7 février 2009 13:26

                          merci pour ce commentaire extrêmement utile et sur un point majeur. 
                          J’avais été moi aussi frappé par la force de la réponse de Sarkozy sur ce point (à vrai dire un des seuls où il avait été très convaincant).
                          Il est effectivement symptomatique que les journalistes ne s’en soient pas l’écho : je pense notamment à l’émission sur la 2 qui a suivi. 
                          Ni Calvi, ni aucun des journalistes présents (dont bon nombre ne sont pas de francs sympathisants à Sarkozy comme Plénel..) n’a relevé ce point...
                          Ils se sont surtout centrés sur les critiques sur les journalistes présentes lors de l’interview (qui n’ont pas été effectivement bons non plus) : comme quoi, avant de critiquer, il vaut meiux s’assurer que l’on a fait convenablement son métier !


                          • Olga Olga 7 février 2009 13:43

                            Un petit résumé s’impose :

                            Le petit chef dans son château va dorénavant procéder à la nomination des dirigeants de l’audiovisuel public. Sylvain nous rappelle que c’est le gouvernement qui doit valider les nominations, mais avec un chef aussi brillant il est inutile de s’occuper de l’avis des ministres (une pure formalité donc).

                            Ensuite ça passe par le CSA (qui vient juste d’être remanié, donc pas de souci en vue smiley ). 

                            Et pour terminer, les nominations doivent être validées par les commissions permanentes de l’Assemblée (c’est là que ça se gâte).
                             
                            Le chef nous dit qu’il faut une majorité des trois cinquièmes pour entériner les nominations (donc l’avis de l’opposition compterait pour obtenir cette majorité).
                             
                            Sylvain nous dit qu’il faut une majorité des trois cinquièmes pour refuser les nominations. Donc deux cinquièmes (plus un) des suffrages suffisent à valider les nominations (donc l’avis de l’opposition n’a plus aucune importance puisque le parti majoritaire représente plus de la moitié des suffrages dans les commissions)
                             
                            Conclusion qui n’engage que moi :
                            Le chef raconte n’importe quoi (rien de nouveau sous le soleil).
                            Les médias gobent tout ce que dit le chef et ne font pas leur boulot, sauf ici, merci Sylvain.
                             smiley
                             

                            • Laurent 8 février 2009 06:04

                              Donc deux cinquièmes (plus un) des suffrages suffisent à valider les nominations

                              Non, je ne pense pas. Meme si aucun suffrage n’est "pour" la nomination, cela ne veut pas dire que cette derniere ne se fera pas. Pour qu’elle ne se fasse pas, il faut que 3/5 de l’assemblee ne le souhaite pas. En d’autres terme, les deputes UMP peuvent rester dormir, ca passera quand meme. En d’autres termes encore, ca ne passerai pas par l’assemblee que ca serait pareil.


                            • appoline appoline 7 février 2009 16:57

                              @ Shawford,
                              En plus il parle de l’indépendance de son pays. Il faut oser. Nos libertés diminuent comme peau de chagrin. Je pense surtout aux vieux de la vieille, les français, pas des austro-hongrois, qui ont bataillé pour que l’on ait des jours meilleurs, heureusement, ils ne sont plus là, pour voir cette pétaudière.


                            • Mouche-zélée 8 février 2009 11:30

                              Appoline

                              Je vous propose pour convenir au "respect" du à son rang, de consulter le dictionnaire des synonymes et de n’employer que des termes monarchiques honorifiques  smiley

                              Seigneur, Maître, Souverain etc...


                            • appoline appoline 8 février 2009 13:06

                              @ Mouche,

                              Roger 5/5


                            • Mouche-zélée 9 février 2009 02:04

                              appoline

                              D’ailleurs j’ai déjà commencé à le faire, c’est tordant !  smiley


                            • Mouche-zélée 9 février 2009 02:07

                              @ appoline

                              CADEAU MAISON 
                              (agora n’a pas publié, ils n’aiment pas quand il ya a trop de pertinence, c’est risqué tu comprends, mieux vaut ne pas trop entrer dans les détails, ne pas avoir de procès ... )


                            • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 7 février 2009 14:11

                              En tant que Président de la République, il est garant des institutions de l’Etat.

                              Par ailleurs, il s’appuie sur un texte de la loi organique pour affirmer le caractère démocratique d’une de ses mesures phares.

                              Il s’avère que le texte qu’il cite ne correspond pas au texte réel.

                              Deux possibilités s’offrent à nous :


                              - Soit c’est une erreur, mais cette erreur étant fondamentale dans sa justification, la moindre des exigences, vu son rang et son rôle, eut été de vérifier ce texte, ou de le faire vérifier. Il s’agit donc d’un fait d’incompétence majeur.


                              - Soit c’est volontaire. Il s’agit alors de manipulation pure et simple. C’est-à-dire que l’on ne peut avoir aucune confiance dans le moindre de ses discours ou de ses dires. Nous ne puvons absolument pas savoir le vrai du faux dans ses déclarations.

                              Dans les deux cas, cela pose le problème de laisser la République en de telles mains, surtout dans une conjoncture mondiale complexe et troublée.

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