Il faudra peut-être rappeler un jour aux intervenants, y compris à Jean Marie Bigard ou Mathieu Kassovitz, que le terme révisionniste est un terme neutre.
Il n’est nullement péjoratif.
Bien au contraire, il fut inventé pour qualifier le courant souhaitant la révision du procès Dreyfus.
Puis, il fut étendu à d’autres matières, politiques, juridiques, historiques. Il existe des révisionnistes du Moyen Age, de la Préhistoire, etc...etc....
Aucune honte à avoir à fournir une contre théorie, quel que soit l’objet du débat.
C’est tout l’esprit de la France, le débat d’idées.
Mais là ou le bât blesse dans la matrice politico médiatique actuelle, c’est justement lorsque, même sans fournir de contre théorie, en émettant juste, un doute sur une analyse officielle, l’émetteur est qualifié par ses contradicteurs de révisionniste, et cela quel que soit le sujet s’il est d’envergure et que sa remise en cause dérange.
Ce modus operandi présente une double faille :
mauvaise utilisation sémantique d’un terme pourtant simple
assimilation du terme à la négation de la Shoah dans le but de diaboliser le contradicteur.
Cette double faille entraine quatre effets pervers :
la décrédibilisation croissante de ceux qui l’utilisent, car cette passe rhétorique ne prend plus à force d’utilisations systématiques.
le raz le bol de l’auditoire que tous les débats de ce type ne peuvent se dérouler dans qu’une fois a minima le mot Shoah soit prononcé, même si le sujet premier n’a aucun rapport, direct ou indirect,
en conséquence, la perte d’intensité, de gravité de la Shoah, à force d’être exploitée comme un argument joker, de facilité.
in fine, la montée d’une forme inédite d’antisémitisme, d’agacement
Dramatique que même les étendards de la culture de la gentillesse ne s’en rendent pas compte, qu’ils ne se rendent pas compte du tort qu’ils font à la communauté juive et à la liberté d’expression en procédant ainsi.
Hier soir nous avions un bel exemple.
Alors que Jean Marie Bigard et Mathieu Kassovitz tentaient de s’expliquer sur les raisons -objectives- de leur doute concernant la théorie officielle du 11 septembre, Guillaume Durand (partie prenante, par son comportement) assisté de ses collaborateurs n’ont contredit que par la morale, voire pire, par l’insulte incapacitante.
Quelques extraits en disent long, surtout en dernière partie.
Jean Marie Bigard, énonçant un débat de plus de deux heures ayant eu lieu sur la télévision russe au sujet du 11 septembre, s’est vu punir d’un violent « taisez vous » de Guillaume Durand, le cerveau de ce dernier souhaitant certainement vouloir dire par cette injonction de silence que sur son plateau, la parole était libre.....à l’inverse des plateaux russes.
Fulgurante démonstration.
A chaque fois que Bigard et Kassovitz tentèrent de faire valoir les raisons de leurs doutes (traces d’explosifs retrouvés à Ground Zero, passeports de terroristes intacts malgré la violente explosion, absence de réaction militaire américaine pour protéger le Pentagone, étrange destruction de la troisième tour contenant des archives de la CIA 7 heures après le drame.....), ils furent confrontés à la réponse suivante, et je ne résume que peu : « vous êtes des complotistes ».
L’apothéose fut la théâtrale sortie finale de Guillaume Durand qui indiqua que ce qui était le plus gênant dans tout cela, c’est la reprise des doutes de Bigard et Kassovitz sur des sites antisémites ou d’extrême droite.
« c’est cela qui nous gêne comprenez vous ? »
A ce moment précis, Kassovitz, (je peux le comprendre ayant été blessé pour lui face à une stupidité pareille) a croisé les bras et s’est enfermé dans le silence pendant les quelques minutes qui précédèrent la fin de l’émission, avant de quitter le plateau à la seconde du générique.
Pitoyable exemple de télévision française où le présentateur devient partie prenante au débat, n’anime plus, quitte son costume d’arbitre pour devenir débatteur (mauvais, en l’espèce).
Pitoyable serait suffisant s’il n’y avait eu que cela.
Misérable serait plus adapté lorsque l’on voit ce malheureux Stéphane Guillon qualifié dans la même émission « d’ennemi public numéro un » pour avoir osé extrapoler dans un sketch sur la passion -avouée- de Dominique Strauss Kahn pour les partouzes.
Ou, encore, fait un sketch fort drôle sur Jean Sarkozy entouré des bouffons ornés de grelots par Roi le Père.
« Ennemi public numéro un », face à Guillaume Durand, préparant sans doute la succession de Maître Yoda, alias Michel Drucker, au poste d’animateur le plus policé du PAF.
Il y a 30 ans, l’ennemi public numéro un, c’était Mesrine......
Le révisionniste, Robert Faurisson
Aujourd’hui, sur le service public télévisuel français, c’est Stéphane Guillon....
et Mathieu Kassovitz.
J’ai mal à la France.

| Don défiscalisé 10€ ou plus |
|
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
|
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
C’est beau, la confusion des genres...
04/11 14:48 - EleutherosLéon : "Mais si, mon petit bonhomme, cessez de prendre les gens pour des cons : lorsqu’on (...)
01/11 19:45 - OnegusLe plus cool, c’est que si par extraordinaire on assistait à un renversement de (...)
01/11 01:02 - bluebeerBonjour à tous, J’ai été moi-même effondrée devant cette pitrerie indigne de notre (...)
30/10 15:20 - JoëlleIdem, je soutiens l’anomalie entourant les téléphones portables. http://www.rue89.com/desinto
30/10 11:06 - Manfred"C’est tout l’esprit de la France, le débat d’idées." Avec quelques éclipses (...)
30/10 10:14 - Senatus populusque
Pierre Lescure chante le rock
Taddeï l’anticonformiste, de Dieudonné à Chomsky
Violence des jeunes : vrai ou faux problème ?
Akhenaton : rap, religion et politique
Coline Serreau, la belle verte