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Accueil du site > Actualités > Médias > L’UDF, les médias, leurs actionnaires et la loi

L’UDF, les médias, leurs actionnaires et la loi

Le projet de loi déposé par l’UDF vendredi a pour objectif "d’empêcher les groupes industriels dont l’activité dépend des commandes de l’Etat à plus de 20% de leur chiffre d’affaires, de détenir directement ou indirectement plus de 3% du capital d’un média".

Sont évidemment visés Bouygues (TF1), Dassault (Socpresse -> Le Figaro) et Lagardère (Hachette -> Europe 1, Paris Match, JDD...).

La difficulté d’avoir un débat sur le sujet de l’actionnariat des médias tient naturellement à la censure médiatique qui l’entoure... José nous invite à relayer l’information puisque les médias se font étrangement discrets sur le sujet... Dont acte.

Les blogueurs pourraient aider à "produire" du bruit, à leur niveau. Mais pour cela il faut qu’ils «  s’organisent », et pas seulement qu’ils se fassent l’écho de ce qu’ils voient dans les médias... C’est donc loin d’être gagné.

Sur le fond, on se félicitera d’abord de ce que l’UDF transforme les sujets qu’il aborde en propositions. Le pavé dans la mare jeté par François Bayrou (rejoint sur un terrain proche par Laurent Fabius au cours de la primaire socialiste) il y a quelques semaines ne reste pas lettre morte (cf. également l’article d’AgoraVox : François Bayrou, le candidat qui ne plaît pas aux médias, a-t-il une chance de s’imposer ?).

Certains essaient donc de faire vivre le sujet, un sujet qui dérange. On attend aussi les réactions des spécialistes de l’observation médiatique, Acrimed par exemple.

Sur la proposition de loi en elle-même, on note donc que l’UDF propose que ce soient les liens entre l’actionnaire et l’Etat qui déterminent la limite à ne pas franchir. Autrement dit, si vous êtes un groupe industriel, vous choisissez entre les commandes de l’Etat et la participation aux médias.

On comprend la logique : si l’Etat vous fait vivre, vous êtes susceptible de faire pression sur les médias que vous détenez pour ne pas nuire à la réputation de votre client, ou plus généralement pour ne pas produire de l’information ou de l’opinion qui nuise à l’Etat. Et si vous ne faites pas pression vous-même sur les rédactions, pas de problème : l’autocensure veille.

Le problème serait donc le traitement de l’Etat par la presse. Mais n’est-il pas beaucoup plus complexe ? On peut opposer certaines critiques à la vision des choses induites par l’UDF :

  • les médias visés ne sont pas systématiquement à la botte de l’Etat - pour prendre l’exemple de TF1, il se fait un malin plaisir de parler «  d’argent public gaspillé ».
  • Les relations avec l’Etat devraient-elles être le seul critère ? Quid de LVMH qui détient La Tribune, mais ne dépend pas de l’Etat ? Dans le projet de loi UDF, LVMH n’est pas inquiété... Pourtant, sa relation à La Tribune est susceptible de faire de La Tribune un journal « juge et partie » sur certains sujets... et pas exempt de caviardages, d’ailleurs.
  • Comment la presse, dont, faut-il le rappeler, la santé financière est souvent fragile, fait-elle pour vivre sans le soutien de groupes industriels, même si seuls ceux qui dépendent de l’Etat sont visés dans ce projet de loi ?
  • Comme me le fait remarquer un lecteur de mon blog, faut-il en déduire que l’Etat doit céder ses participations dans les médias, donc, par exemple, dans France Télévisions ?

A gauche de l’UDF, on objectera sans doute qu’il faut aller plus loin et rendre leur liberté aux médias (voir la déclaration adoptée à la suite des premiers Etats généraux pour le pluralisme médiatique). A droite, on dira qu’il faut être réaliste et permettre aux médias de gagner leur vie pour garantir leur pérennité, ou qu’il s’agit d’un faux problème.

Le projet de loi UDF a des avantages et des inconvénients, mais devrait servir de base de discussion. Pour bien couvrir la question, il conviendrait de répondre à deux questions :

  • dans quelle mesure constate-t-on un biais de couverture de l’information, de la part des médias dont l’actionnaire dépend de l’Etat et par rapport aux médias qui n’en dépendent pas ?
  • Comment ces médias pourraient-ils gagner leur vie sans cet actionnariat industriel ?

Je n’ai de réponse ni à l’une, ni à l’autre. Sachant qu’on peut aussi balayer la première de ces deux questions en répondant que ce n’est pas ce qu’on veut de toute façon...

L’équilibre entre la liberté et l’économie est bien fragile. Et il ne faudra pas oublier que la question à laquelle on devra principalement répondre est de savoir comment le système médiatique, dans son ensemble, peut permettre d’éclairer les citoyens sur le monde qui les entoure.

Des billets sur des sujets voisins :

La polémique Schönberg
L’avenir de la presse quotidienne en question
Le pire et le meilleur
Annonceurs et médias : un peu de grain à moudre
Annonce tous risques

Crédit images : Le Plan B (zoom disponible de la carte de la presse sur ce site)

Documents joints à cet article

L'UDF, les médias, leurs actionnaires et la loi

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82 réactions à cet article    


  • paul (---.---.150.111) 20 novembre 2006 13:48

    d’ou l’interet de ne pas voter pour sakozy qui a les médias à sa botte.


    • (---.---.51.54) 20 novembre 2006 14:01

      Et Royal ne les a-t-telle donc pas ? Et Chirac, etc... ?


    • le sudiste (---.---.58.215) 20 novembre 2006 14:46

      Evidemment certains diront que ce n’est pas suffisant, que c’est de la poudre aux yeux... Moi je trouve ça pas mal un type qui a besoin des médias mais qui a le courage de mettre les pieds dans le plat. Quoiqu’il en soit et pour ouvrir encore d’autres pistes, les journaux ne sont-ils pas directement « subventionnés » par l’état, pardon, par le pognon de nos impôts. C’est vrai, c’est réconfortant de savoir qu’au nom de la liberté de la presse on a payé le resto à Serge July pendant 20 ans... Et en parlant d’impôts, les journalistes n’ont-ils pas un abattement fiscal plus que symbolique ? Merci d’avance à ceux qui pourront donner quelques chiffres...


    • (---.---.112.28) 20 novembre 2006 13:55

      Pourquoi l’Etat n’aurait pas le droit, et un lobby financier ou industriel, oui ? C’est se moquer du monde.

      Mais l’UDF magouille bien au Siècle, à la Trilatérale et ailleurs avec la coupole des banques et des multinationales. C’est cela, son vrai visage.


      • Didier (---.---.114.14) 20 novembre 2006 14:08

        C’est marrant qu’à chaque fois qu’il y a un article élogieux sur Bayrou il y a un petit malin qui vient parler de cette fameuse commission Trilatérale... Pourtant Bayrou a bien répondu sur AgoraVox qu’il avait jamais fait partie de cette commission à laquelle on l’a invité. Voir la fin de ces commentaires : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15126#commentaire206371

        Et même s’il en faisant partie, c’est une commission hors la loi ?


      • (---.---.49.253) 20 novembre 2006 14:37

        Mais Bayrou n’a pas été franc du collier. Il a bien été membre de la Trilatérale, comme en témoignent les listes officielles diffusées par cette organisation qui n’y inclut pas ceux qui ne veulent pas y figurer.

        Lorsque Bayrou a quitté la Trilatérale, sans doute pour préparer les présidentielles, il a été remplacé par le Vice-Président de l’UDF de Bourlanges qui en fait partie actuellement.


      • Denis (---.---.123.29) 20 novembre 2006 14:59

        Désolé mais malgré toute la méfiance que j’ai vis à vis des hommes politiques, je fais plus confiance à un Bayrou qui prend le risque d’aller sur un forum AgoraVox pour dire publiquement qu’il n’a jamais fait partie de cette commission, plutôt qu’à un anonyme comme vous qui ne montre ni nom, ni pseudo pour affirmer le contraire sans apporter aucune preuve sérieuse...

        Pourriez-vous nous montrer des documents officiels qui affirment vos dires ? Je parle de documents officiels non pas de rumeurs recueillis sur des sites web inconnus....


      • (---.---.112.253) 20 novembre 2006 15:10

        « Mais Bayrou n’a pas été franc du collier. Il a bien été membre de la Trilatérale »

        Pas du tout. ’Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis...’ ou réfusent de progresser...


      • Don JakchiraK (---.---.228.76) 20 novembre 2006 15:30

        Le fait de soutenir un candidat ne fait pas de nous des pigeons ou des dupes, « on n’est pas naît de la dernière pluie » et que Bayrou ait fait ou non partie de la trilatérale, c’est vraiment le cadet de mes soucis.

        A part prendre les armes et faire une révolution avec ses conséquences dramatiques, ce dont je doute de la plupart des blablateurs d’AV, le systême électoral actuel est bien le seul moyen d’essayer d’améliorer notre avenir et il faut en passer par là.

        Pour en revenir à l’article, ce projet de loi n’est pas anodin en cette période.

        Voir comment vont réagir à l’assemblée les groupes parlementaires PS et UMP sur ce sujet va apporter du grain à moudre à l’UDF pour sa campagne.

        Et j’ai bien l’impression que le groupe de FB déposera d’autres projets, avant les élections de manière à mettre en difficulté Ségo et Sarko sur d’autres themes


      • parkway (---.---.18.161) 20 novembre 2006 16:40

        cher anonyme,vous dîtes « Pas du tout. ’Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis...’ ou réfusent de progresser... »

        je ne suis pas d’accord du tout !

        seuls les imbéciles qui ne changent pas d’avis refusent de progresser, nuance !!!

        quand un type intelligent ne change pas d’avis car il continue de progresser comme ça, je trouve cela très bien !

        un type de gauche (un vrai) qui ne veut pas le progrès unilatéral qu’on lui propose, a raison de ne pas changer d’avis.

        Kapiert,Mensch ?


      • T.B. T.B. 20 novembre 2006 16:49

        François Bayrou a ou a fait partie de la Trilatérale. Vous avez son nom en bas de liste (4ème ou 5ème ligne avant la dernière), liste non terminée parce qu’elle est longue.

        Cela ne vaut pas la guillotine, je suis d’accord. Mais il ne faut pas non plus mentir ou chercher à le cacher. Son Président actuel P. Sutherland (irlandais) est, pour la partie Europe, le patron de BP, British Petroleum (l’équivalent du groupe Total pour la France).

        THE TRILATERAL COMMISSION

        May 2005 *Executive Committee

        THOMAS S. FOLEY PETER SUTHERLAND YOTARO KOBAYASHI North American Chairman European Chairman Pacific Asia Chairman

        ALLAN E. GOTLIEB HERVÉ DE CARMOY KIM KYUNG-WON North American European Pacific Asia Deputy Chairman Deputy Chairman Deputy Chairman

        LORENZO H. ZAMBRANO ANDRZEJ OLECHOWSKI SHIJURO OGATA North American European Pacific Asia Deputy Chairman Depu Deputy Chairman

        DAVID ROCKEFELLER Founder and Honorary Chairman

        PAUL A. VOLCKER GEORGES BERTHOIN OTTO GRAF LAMBSDORFF North American Honorary Chairman European Honorary Chairman European Honorary Chairman

        *** MICHAEL J. O’NEIL PAUL RÉVAY TADASHI YAMAMOTO North American Director European Director Pacific Asia Director

        EUROPEAN GROUP

        Paul Adams, Chief Executive, British American Tobacco, London Urban Ahlin, Member of the Swedish Parliament and Chairman of the Committee on Foreign Affairs, Stockholm Krister Ahlström, Vice Chairman, Stora Enso and Fortum ; former Chairman, Finnish Employers Confederation ; former Chairman, Ahlström Corp., Helsinki Edmond Alphandéry, Chairman, Caisse Nationale de Prévoyance, Paris ; former Chairman, Electricité de France (EDF) ; former Minister of the Economy and Finance Bodil Nyboe Andersen, Chairperson of the Board of Governors, Danmarks Nationalbank, Copenhagen Jacques Andréani, Ambassadeur de France ; former Ambassador to the United States *Stelios Argyros, Chairman and Managing Director, Preveza Mills, Athens ; former Member of the European Parliament ; Chairman of the Board, STET Hellas ; former Vice President of UNICE, Brussels ; former President and Chairman of the Board of the Federation of Greek Industries, Athens Jerzy Baczynski, Editor-in-Chief, Polityka, Warsaw Estela Barbot, Vice President, AGA, Porto ; Vice President of the Board, AEP — Portuguese Business Association ; Consul of Guatemala, Lisbon François Bayrou, Member of the French National Assembly ; President of the UDF Party ; former Minister, Paris *Erik Belfrage, Senior Vice President, Skandinaviska Enskilda Banken ; Director, Investor AB, Stockholm *Georges Berthoin, International Honorary Chairman, European Movement ; Honorary Chairman, The Jean Monnet Association ; Honorary European Chairman, The Trilateral Commission, Paris Nicolas Beytout, Editor, Le Figaro, Paris ; former Editor, Les Echos, Paris Carl Bildt, Chairman, Nordic Venture Network and Senior Adviser, IT Provider, Stockholm etc ...

        Enfin, je rappelle qu’il attaque aujourd’hui ce qu’il a initié il y a 15 ans en tant que député (avec d’autres députés) ou ministre de la majorité.


      • T.B. T.B. 20 novembre 2006 16:51

        7ème ligne en partant du bas (si écran entier).


      • T.B. T.B. 20 novembre 2006 17:03

        > Troisième, second ou premier homme ? Trois heures avec François Bayrou... par bayrou (IP:xxx.x06.54.169) le 9 novembre 2006 à 21H12 Je n’ai jamais siégé à la trilatérale. On m’a proposé d’entrer dans cette association. Mais je n’ai pas donné suite. Désolé. François Bayrou

        Au lieu de taper des moins, vous feriez mieux de confronter le post de Bayrou (est-ce vraiment lui ?) au document officiel 2005 que j’ai trouvé sur le web ...

        Qui ment et pourquoi ? Telle est la question.


      • T.B. T.B. 20 novembre 2006 17:36

        Sur le lien plus bas, vous pouvez aussi avoir la liste complète des français appartenant à la Trilatérale (qui n’est pas une association mais, à proprement parler, une organisation > un doute sur l’autenthicité du post signé Bayrou)

        http://www.quid.fr/2006/Organisations_Internationales/Commission_Trilateral e/1

        J’ai vraiment le sentiment que beaucoup d’agoravoxiens passent directement de la télèche à AV, sans consulter le web. A quoi vous sert donc le net si c’est pour reproduire les mêmes schémas bidons ?


      • T.B. T.B. 20 novembre 2006 18:02

        Suite à vos nombreux courriers me demandant de reproduire la liste complète, je vous la recopie volontiers (mais c’est bien parce que c’est vous).

        Comité français (de la Trilatérale 20 m.) :

        Edmond Alphandéry,

        Jacques Andréani,

        François Bayrou,

        Georges Berthoin (Pt d’honneur européen),

        Nicolas Beytout,

        Jean-Louis Bourlanges,

        François Bujon de l’Estang,

        Hervé de Carmoy,

        Henri de Castries,

        Bertrand Collomb,

        Michel David-Weill,

        Laurent Fabius,

        Denis Kessler,

        Anne Lauvergeon (note personnelle : 1ère fortune de France d’après FORBES 2006, Patronne d’AREVA > le nucléaire français, EPR, ITER)

        Pierre Lellouche,

        Dominique Moïsi,

        Benoît Potier,

        Henri Proglio,

        Jean-Philippe Thierry,

        Serge Weinberg (Pt).

        Ancien membre en Service public : Patrick Devedjian.


      • (---.---.165.8) 20 novembre 2006 23:10

        Les commentaires qui ont été cachés, comme celui-cin avaient donc raison :

        Une conception biren réac et ultra-capitaliste

        (IP:xxx.x49.112.28) le 20 novembre 2006 à 13H55

        [Cacher le texte]

        Pourquoi l’Etat n’aurait pas le droit, et un lobby financier ou industriel, oui ? C’est se moquer du monde.

        Mais l’UDF magouille bien au Siècle, à la Trilatérale et ailleurs avec la coupole des banques et des multinationales. C’est cela, son vrai visage.


      • (---.---.165.8) 20 novembre 2006 23:16

        Ou encore celui-ci :

        > Une conception biren réac et ultra-capitaliste

        (IP:xxx.x49.49.253) le 20 novembre 2006 à 14H37

        [Cacher le texte]

        Mais Bayrou n’a pas été franc du collier. Il a bien été membre de la Trilatérale, comme en témoignent les listes officielles diffusées par cette organisation qui n’y inclut pas ceux qui ne veulent pas y figurer.

        Lorsque Bayrou a quitté la Trilatérale, sans doute pour préparer les présidentielles, il a été remplacé par le Vice-Président de l’UDF de Bourlanges qui en fait partie actuellement.


      • robin (---.---.79.29) 20 novembre 2006 23:58

         smiley et là,pas cassé ....lol......casse,casse !!! smiley


      • (---.---.18.96) 21 novembre 2006 11:44

        que du beau monde !

        J’observe que Laurent Fabuis fvait partie de cette liste ! S’agit-il d’un homonyme ?

         smiley


      • Bécassine (---.---.18.96) 21 novembre 2006 12:03

        Que du beau monde dans cette liste de TB !

        Laurent Fabuis, Nicolas Beytout, Dominique Moisi, Bourlanges and co !

        est-ce des homonymes ?


      • (---.---.3.108) 21 novembre 2006 12:54

        "J’observe que Laurent Fabuis fait partie de cette liste ! S’agit-il d’un homonyme ?"

        Non, c’est bien eux...


      • (---.---.3.108) 21 novembre 2006 12:56

        « Et même s’il en faisant partie, c’est une commission hors la loi ? »

        Bayrou en faisait bien partie, et c’est un réseau au service des grands intérêts financiers et de la stratégie impérialiste.

        C’est ce que représentent les Bayrou, Bourlanges... tout comme les Fabius et tout le reste.


      • (---.---.85.248) 21 novembre 2006 13:10

        Comme quoi les dirigeants du PS et de l’UDF ne sont pas ce qu’ils cherchent à apparenter, loin de là...


      • Don JakchiraK (---.---.228.76) 20 novembre 2006 13:58

        L’UDF part à l’assaut, et ce n’est que le début...

        En cette période de « pré-campagne », voila une épine dans le pied du couple privilégié des médias, Ségo-sarko.


        • (---.---.51.54) 20 novembre 2006 14:02

          Personne ne part à l’assaut, ils sont tous des marionnettes des mêmes lobbies financiers.


        • (---.---.49.253) 20 novembre 2006 14:42

          S’ils en sont à cacher ce dernier commentaire, c’est que toute cette militance politique devient n’importe quoi.

          Passons-leur donc cet article diffusé par Indymédia :

          http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=72932

          Les adhérents des partis représentent un centième de la population

          L’élection de Ségolène Royal en tant que candidate du Parti Socialiste Français aux présidentielles de 2007 a donné lieu à un grand nombre de dépêches, dont certaines rappellent le nombre total des adhérents de ce parti : un peu plus de deux cents mille. De son côté, l’UMP revendique un chiffre légèrement en dessous de trois cents mille. Globalement, le nombre total d’adhérents de l’ensemble des partis politiques français représente un centième de la population du pays. Pourtant, à l’approche des élections présidentielles et législatives, les campagnes d’adhésions organisées par ces partis n’ont pas manqué... Dans les débats sur la Toile, des internautes ont soulevé une simple question : quelle est, dans ces conditions, la représentativité d’un monde politique qui détient, par le biais des exigences de signatures d’élus et des investitures de candidats, un réel monopole de la vie politique et administrative française ? Et combien, parmi ce centième de la population, disposent de moyens et d’informations permettant de participer vraiment à des prises de décision politiques ? Que peuvent attendre les citoyens d’une telle « représentation » ?

          Les adhérents des partis politiques français représentent un centième de la population

          En quoi consiste vraiment la tant vantée « démocratie française » ?

          219.000 adhérents le Parti Socialiste, 290.000 l’UMP, 140.000 le Parti Communiste, 35.000 l’UDF... Pour l’ensemble des partis, on arrive globalement à un chiffre d’environ sept cents mille adhérents, alors que d’après l’INSEE la population française se situe autour de soixante-trois millions d’habitants. La politique de la France est donc faite par un centième de sa population et encore, au sein de ce centième, c’est une petite minorité qui dispose d’un pouvoir réel et d’un véritable accès aux dossiers et informations indispensables à une participation effective à la prise de décisions.

          Par exemple, qui peut vraiment savoir ce qui a été dit, fait et décidé à l’Elysée dans la période 1982-88, lorsque Ségolène Royal était chargée de mission de François Mitterrand « pour les questions de santé, d’environnement et de jeunesse » ? Une fonction dont l’exercice même comporte, par définition, un certain nombre de secrets d’Etat. Or, 1982-88, c’est une période comprenant la campagne de promotion du Front National, l’attentat contre le Rainbow Warrior, l’accident de Tchernobyl, un certain nombre de désinformations d’Etat sur cet accident et sur les essais nucléaires... Lorsque Ségolène Royal a récemment répandu, avec l’aide très peu critique des grands médias, des déclarations affirmant même qu’en 1985 elle était opposée aux essais nucléaires français et favorable à l’action de Greenpeace, qui est en mesure de vérifier ses dires ? Tout ce que peut faire le citoyen ou le militant, c’est constater la parfaite incompatibilité entre ces prétendues prises de position et la cohérence de l’exercice de la fonction de chargée de mission de la Présidence de la République. Or, après l’attentat contre le Rainbow Warrior, l’intéressée est encore restée en poste pendant trois ans avant d’être parachutée par François Mitterrand dans les Deux-Sèvres en 1988 et nommée ministre en 1992.

          Même des informations plus ou moins publiques, que l’on peut trouver par une recherche patiente, ne sont pas forcément connues des adhérents des partis. Par exemple, combien de militants du Parti Socialiste sont au courant de l’appartenance de Dominique Strauss-Kahn au Siècle, ou de Laurent Fabius à la Trilatérale ? Il ne semble pas que les infos du PS en parlent guère... Pareil pour d’autres partis (UMP, UDF...), dont les dirigeants fréquentent également toutes sortes de cercles d’influence et de réseaux. Et combien, parmi les adhérents du PS, avaient connu en temps utile les déclarations de janvier dernier de Ségolène Royal sur les horaires des enseignants ?

          Il reste qu’un centième de la population représente, vu par le système, le pourcentage idéal pour rendre possible la conduite de la politique française en cercle fermé par une petite « élite », avec l’aide d’un nombre restreint de militants dont une partie significative jouit d’une position sociale aisée et dont beaucoup peuvent trouver un intérêt de carrière direct aux éventuelles réussites électorales. Au sein d’organisations de cette taille, les représentants directs du patronat, de professions devenues de plus en plus ses auxiliaires, de l’appareil d’Etat, de l’ « élite » gestionnaire, des hiérarchies des administrations... détiendront nécessairement un poids décisif dans la plupart des cas. Ce n’est pas un contexte qui puisse encourager à se poser trop de questions à l’intérieur des « grands partis ». Encore moins, à faire preuve d’une réelle transparence devant la majorité des citoyens qui, submergée par une véritable avalanche de problèmes immédiats graves, peut difficilement consacrer du temps à une réelle action politique. A fortiori, compte tenu des rudes déceptions des deux dernières décennies.

          Doit-on s’étonner si, même après des affaires comme celles du Rainbow Warrior ou d’Outreau, ou après l’accablant rapport sur les prisons françaises du commissaire européen Alvaro Gil-Robles, et bien d’autres signes de profonds dysfonctionnements, aucun parti ne propose une réelle réforme des institutions ? Si, malgré la généralisation des situations de détresse, quasiment personne dans le monde politique ne met vraiment en cause les délocalisations, les privatisations, la généralisation de la précarité et de la misère, l’évolution constante vers une justice de plus en plus expéditive et sommaire ou vers un fonctionnement de plus en plus brutal de l’ensemble des administrations à l’égard des « petits administrés »... ? Et pourquoi les institutions ayant pour mission le contrôle de l’action du gouvernement et des administrations (Conseil d’Etat, tribunaux administratifs...) restent particulièrement intouchables ? Tout comme l’Ecole Nationale d’Administration, devenue un véritable centre unique de formation des « décideurs » et de l’appareil du pouvoir, et source naturelle d’une vaste confusion d’intérêts dans la gestion publique. Ou l’administration fiscale, dont les méthodes à l’égard des « petits contribuables » en difficulté ne cessent de ce durcir. Etc...

          Ségolène Royal a même pu se permettre de parler d’un « encadrement militaire » et de « camps humanitaires » à l’égard de certains jeunes, alors qu’elle était candidate à l’investiture de son parti pour les présidentielles de 2007. C’est la voie ouverte à des pratiques extrêmement dangereuses dont la généralisation peut devenir incontrôlable, mais aussi la preuve que la « classe politique » sait très bien que rien ne va s’améliorer et que la débâcle sociale de la France ne fera que s’accélérer. Le développement de nouvelles filières répressives est devenu un sujet d’actualité, faute de la moindre intention de s’attaquer à la source sociale du problème. Le silence des politiques sur les causes économiques et sociales évidentes de la montée des infanticides maternels présumés, relève de la même stratégie. Ce n’est pas la souffrance des pauvres qui infléchira l’implacabilité des super-riches qui tirent les ficelles de la grande majorité du monde politique.

          En réalité, dans cette « démocratie » de façade, une petite minorité sous contrôle a pris en otage l’ensemble de la population sur le plan politique et électoral. On a ainsi verrouillé de facto la représentation, déjà fort théorique, des citoyens. Phénomène générateur de dangers sans précédent depuis l’après-guerre, et qui appelle de toute urgence une prise de conscience, une dénonciation de la mascarade, une réaction conséquente... de la part de la véritable majorité qui souffre au quotidien des agissements de ce système pervers.


        • (---.---.251.158) 20 novembre 2006 20:44

          je clique commentaire pertinent pour cette analyse et j’augmente le nombre de negatif. y un blême.


        • Internaute (---.---.249.20) 20 novembre 2006 14:10

          Il est mille fois moins dangereux d’avoir un journal propriété d’un grand groupe industriel que noyauté par une bande de 68ards ou de communistes.

          L’actionnariat majoritaire d’un grand groupe est la meilleure garantie d’indépendance du journal. On sait que La Tribune appartient à LVHM, et alors ? La seule chose qu’on risque est ne pas voir dans La Tribune une critique acerbe des patrons de LVHM. Cela nous fait une belle jambe. Quand on voit la façon dont Le Monde ou Libé ont traité l’information politique et économique pendant 30 ans, on ne peut que souhaiter qu’ils soient à leur tour achetés par un grand groupe. Cela ferait sauter la chappe de plomb sous laquelle ils ont enfermé leurs lecteurs.


          • (---.---.49.253) 20 novembre 2006 14:45

            « L’actionnariat majoritaire d’un grand groupe... »

            L’actionnariat majoritaire d’un grand groupe, c’est une clique de financiers capable de tout. Si c’est cela qui vous plaît, c’est votre problème.


          • parisien18 (---.---.155.106) 20 novembre 2006 15:08

            Faux : la BBC est publique et elle informe bien mieux que TF1 (elle divertit moins, certes). Idem avec l’AFP, qui est publique et française, et qui est pourtant mondialement respectée pour la qualité de ses dépèches.

            Divertir, dévier. Ne pas dire que Dassault est sénateur encarté UMP et qu’il détient le magasine le Point. Parler d’autre chose, du temps, du loto, de sarko-ségo et des blancs manteaux. Pendant ce temps l’argent l’argent l’argent (s’accumule).

            Indépendance des grands médias : voilà un beau sujet pour la campagne 2007.


          • T.B. T.B. 21 novembre 2006 02:20

            l’AFP mondialement respectée pour la qualité de ses dépêches ?

            Un petite enquête dans les coulisses de l’AFP :

            L’AFP, plus grande agence de presse francophone, est la troisième au plan mondial, derrière l’agence américaine Associated Press (AP) et la britannique Reuters. Le siège de l’AFP est à Paris, elle dispose d’un réseau de 110 bureaux dans 165 pays regroupés en cinq grands centres régionaux. En 2004, l’AFP compte 2 000 collaborateurs (1 200 journalistes dont 200 photographes), et 2 000 pigistes répartis sur les cinq continents et de 81 nationalités. L’État français est traditionnellement son premier client (près de 40% du chiffre d’affaires en 2004) pour la fourniture d’information aux organes gouvernementaux, principalement les ministères, les préfectures et les ambassades. Le reste se répartit entre le marché prioritaire de l’Agence, celui des médias et organes d’informations à travers le monde. Viennent ensuite des entreprises dans d’autres secteurs.

            Statut L’AFP est gérée par un conseil d’administration de 16 membres : 8 représentants des directeurs d’entreprises françaises de publication de journaux quotidiens 2 représentants du personnel de l’AFP 2 représentants de la radiodiffusion-télévision française 3 représentants des services publics : le Premier Ministre, le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie et le ministre des affaires étrangères nommant chacun un représentant. le président directeur général (PDG), choisi par le conseil d’administration en dehors de ses membres, élu par au moins 12 voix pour un mandat d’une durée de 3 ans renouvelable.

            Enfin une commission financière composée de deux membres de la Cour des comptes et d’un expert désigné par le ministre de l’économie et des finances surveille sa gestion financière. Son statut particulier l’autorise à ne pas avoir de directeur de la publication. Elle échappe donc au système classique de la responsabilité pénale en cascade prévue par la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Le PDG de l’AFP n’est pas pour autant responsable des écrits de ses agenciers.

            Financement : L’AFP ne dispose pas de capital, ni d’actionnaires, seulement de dotations de fonds propres. Son statut lui interdit d’être directement subventionnée par l’État, ce qui mettrait en doute son indépendance. Elle dépend donc de ses seules ressources commerciales, mais 40% de son chiffre d’affaires en 2004 provient des abonnements de services publics dépendant du gouvernement français. En tant que premier client et membre important du conseil d’administration, de fait l’État fixe lui-même le prix de son abonnement, selon les moyens qu’il veut attribuer à l’Agence. Chaque année lors de la discussion du budget, les représentants de l’État ont en effet une voix prépondérante. Il s’agit donc d’un système de subventionnement déguisé.

            Ses trois derniers Présidents :

            Pierre Louette (2005-2008) Haut fonctionnaire français, PDG de l’AFP depuis décembre 2005. Né à Paris le 31 décembre 1962, Pierre Louette est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’Ecole nationale d’administration. A sa sortie de l’école en 1989, il intègre la Cour des comptes. Il exerce ensuite d’autres fonctions, d’abord dans le public : au sein du cabinet du premier ministre Edouard Balladur entre 1993 et 1995, et dans le groupe France Télévisions entre 1995 et 1996. Puis dans le privé : au sein de Havas Advertising entre 1996 et 2000, puis de ConnectWorld, une agence de communication qu’il crée, et enfin chez LVMH entre 2000 et 2003. Il réintègre la Cour des comptes, et devient directeur général « gestion » de l’AFP en novembre de la même année, avant son élection au poste de pdg, où il succède à Bertrand Eveno(2000-2005) ; Je n’ai, pour le moment, rien trouvé le concernant.

            Eric Giuly (1999-2000) est un Enarque directeur général (DG) de la chaîne de télévision TF1 et haut dirigeant dans le monde de la communication Française. Ancien conseiller technique de Gaston Defferre en 1982 (alors ministre de l’Intérieur et de la décentralisation du gouvernement Pierre Mauroy et de Philippe Valletoux Ancien collaborateur de Pierre Richard à la direction générale des collectivités locales Ancien directeur général (DG) de France 2 Ancien Président Directeur Générale (PDG) de l’Agence France-Presse (AFP) Ancien patron de l’agence de publicité et de communication Publicis Consultant Membre du comité stratégique du l’UMP pour la campagne présidentielle de Jacques Chirac chargé du dossier de publicité de la campagne chez Publicis sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin Directeur général (DG) de TF1 en 1991.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 novembre 2006 14:10

            «  »« Le projet de loi déposé par l’UDF vendredi a pour objectif »d’empêcher les groupes industriels dont l’activité dépend des commandes de l’Etat à plus de 20% de leur chiffre d’affaires, de détenir directement ou indirectement plus de 3% du capital d’un média« . »«  »

            C’est absolument primordial, 20% et 3% choisis comme seuils. On aurait pris 17 et 2.5 , la loi aurait inefficace. Je crois qu’il faut un cerveau d’énarque pour pondre un texte pareil. Ensuite, il y aura un haut conseil de surveillance à l’actionnariat médiatique, et devinez qui on y mettra à la tête, un autre énarque. Ces types sont des génies, ils ont réussi à solutionner le problème du chômage


            • ropib (---.---.27.229) 20 novembre 2006 16:46

              Je crois que définir une fenêtre plutôt que des chiffres « durs » est peut-être une chose à faire (mais pourquoi faine fenêtre ? cela voudrait dire qu’il y aurait des cas particuliers : j’en doute) mais de là à en faire le point central de l’argumentation sur la non validité de la loi... je reste perplexe.


            • ropib (---.---.27.229) 20 novembre 2006 16:56

              La meilleur des garanties de liberté serait l’institutionnalisation et la création d’un vrai pouvoir démocratiquement contrôlé et comportant des missions collectives claires -> avoir une politique hygiéniste. Il est évident que ce n’est pas sans risque et je pense que plusieurs cadres peuvent être mis.

              D’autre part il faut séparer le journalisme de l’antenne et faire en sorte de restreindre ces interminables révérences aux confrères (vivants ou morts), car à les entendre, de plus en plus, ils sont d’authentiques et uniques héros (« dehors Domenech ! », un exemple simple, qui ne s’agenouille pas).


            • JG (---.---.224.48) 20 novembre 2006 20:53

              Le commentaire Dugué replié.

              La censure des partisans de la « secte » de Bayrou, sévit.

              Vive la liberté d’expression !!!


            • Jojo2 (---.---.158.64) 21 novembre 2006 11:45

              Comme j’ai horreur de la censure, je le poste !

              "par Bernard Dugué (IP:xxx.x25.250.33) le 20 novembre 2006 à 14H10 [Cacher le texte] «  »« Le projet de loi déposé par l’UDF vendredi a pour objectif »d’empêcher les groupes industriels dont l’activité dépend des commandes de l’Etat à plus de 20% de leur chiffre d’affaires, de détenir directement ou indirectement plus de 3% du capital d’un média« . »«  »

              C’est absolument primordial, 20% et 3% choisis comme seuils. On aurait pris 17 et 2.5 , la loi aurait inefficace. Je crois qu’il faut un cerveau d’énarque pour pondre un texte pareil. Ensuite, il y aura un haut conseil de surveillance à l’actionnariat médiatique, et devinez qui on y mettra à la tête, un autre énarque. Ces types sont des génies, ils ont réussi à solutionner le problème du chômage"

               smiley


            • L’autre mot (---.---.147.179) 21 novembre 2006 11:51

              Si tu as horreur de la censure. Qu’est-ce que tu fais ici sur Agoravox qui censure depuis des semaines ?


            • Jojo2 (---.---.158.64) 21 novembre 2006 12:42

              Je reposte les posts censurés qui me plaisent...

              Et les miens, le cas échéant...


            • Nicolas (---.---.38.148) 22 novembre 2006 23:03

              Les posts repliés sont justes ceux qui ne sont pas considérés par les lecteurs comme constructifs. Ce n’est pas en repetant 2 fois la même chose qu’on améliore le coté constructif de l’argumentation


            • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2006 14:27

              Cette proposition n’est certes pas suffisante, mais a le mérite d’exister publiquement et d’ouvrir, je l’espère, un débat sur un vrai problème.

              Je profite de l’occasion pour rappeler aux lecteurs qu’ils peuvent s’ils le souhaitent consulter la structure détaillée de l’actionnariat des médias sur mon site « la forêt des médias » :

              http://forestent.free.fr/

              Gratuit et sans publicité. smiley

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