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Accueil du site > Actualités > Médias > « La décroissance » ne connaît pas la récession

« La décroissance » ne connaît pas la récession

Voici un mensuel papier qui se présente comme « Le journal de la joie de vivre » avec comme icône, une espèce de Marianne arborant un large sourire que l’on peut néanmoins qualifier d’incomplet, puisqu’il lui manque franchement une dent. Faut-il en conclure que la doctrine décroissante touche jusqu’à la mâchoire et que les soins dentaires sont parmi les premiers à réduire ? Ne concluons pas trop vite ! En attendant, le canard, lui, est plutôt complet avec des articles sociétaux et politiques, une rubrique internationale, des critiques de livres, des réflexions assez philosophiques, une page de courrier des lecteurs, une entrevue avec un authentique « décroissant » sorti de la vraie vie, l’encart consacré à « la saloperie qu’on achètera pas ce mois-ci » ou encore une BD satyrique.

La décroissance se veut politique

Toutes ces rubriques sont bien sûr rédigées à travers le prisme d’une pensée décroissante. Ici et là, au travers des pages, des phrases de personnalités publiques ou de petits événements (parfois rapportés par des lecteurs) sont cités et commentés avec une ironie souvent assez bien sentie, une ironie qui s’emploie à révéler les contradictions et les incohérences de notre civilisation consumériste. Une des grandes qualités de la rédaction de ce journal est justement la cohérence qui se révèle non seulement au fil des pages, mais dans la durée, au fil des ans et des numéros. Si bien qu’il y a quelques années, quand le prêche des objecteurs de croissance paraissait éminemment grotesque à presque tout le monde, l’éditorial n’adoucissait pas pour autant sa critique de la société de consommation « d’abondance ». Aujourd’hui, après les derniers douze mois marqués par la crise financière internationale, l’inflation du coût de la vie, les tensions sur les approvisionnements énergétiques et de matières premières, il semble que le discours décroissant dissone de moins en moins aux oreilles des gens, qui commencent à comprendre que l’idéologie d’une croissance matérielle ad vitam aeternam dans un monde limité, est pour le moins discutable et source de conflits que l’on pourrait peut-être éviter en changeant certaines priorités.

Les éco-tartuffes du développement durable

Le journal se montre particulièrement acerbe envers des personnalités publiques définies comme de faux amis de la cause écologiste dont les figures de proues sont sans conteste Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand. Ces derniers seraient des contre-exemples dans la mesure où ils courent le monde en hélicoptère, se serviraient de leur image pour faire du commerce, et seraient des espèces de chevaux de Troie de multinationales (comme L’Oréal) qui soutiennent leurs fondations mais dont on peut décemment douter de la sincérité d’avoir comme priorité la préservation de l’environnement et des ressources.

Le concept, pourtant en vogue, de « développement durable » hérisse le poil du vrai objecteur de croissance car il n’y voit qu’une supercherie qui offre au business actuel une façade « verte » pour mieux poursuivre en profondeur son exploitation irraisonnée de la planète et de l’homme. La décroissance matérielle s’associe donc logiquement à une remise en cause de toute la société industrielle moderne et de son système de valeurs. D’ailleurs, le journal est édité par l’association « Casseurs de pub » qui lutte pour regagner un peu du terrain physique et mental que la publicité sous toutes ses formes a abusivement colonisé. Ainsi, la décroissance correspond au rejet du système industriel qui produit des objets dont une grande partie nous seraient inutiles si le matraquage publicitaire ne nous suggérait (imposait ?) pas l’illusion qu’ils sont indispensables. Cela conduit de plus à une exploitation de populations de travailleurs qui manufacturent à un coût toujours bien décroissant lui, des aliénations envers des populations de consommateurs, le tout pour le plus grand profit de la fine caste qui orchestre ce grand bal mondialisant. Si intégrer l’élite dirigeante de ce système vous assure de régler vos problèmes matériels, c’est une autre histoire pour votre conscience ou ce qui en restera après quelques années au contact du pouvoir et de l’argent. Le véritable objecteur de croissance n’est pas un déçu du système capitaliste qui lui, éprouverait surtout, comme beaucoup, la frustration de ne pas avoir réussi dans CE système, mais qui se serait fort bien accommodé de cette société s’il était parvenu à y occuper une haute position. Non, le décroissant réel se caractérise par un rejet sans concession des valeurs et des principes qui le dégoûteraient toujours, quand bien même aurait-il été correctement loti par le système. L’objecteur de croissance pense également que si la civilisation actuelle repose déjà sur des principes injustes, monstrueux et suicidaires, il s’avère encore bien plus triste de songer aux générations futures et au monde dont elles hériteront.

« C’est à coup de harpon qu’on se maquille », Bénabar.

La décroissance s’applique également à démonter le grotesque d’un certain mode de vie occidental « turbo-compressé » qui consiste à prendre l’ascenseur ou sa voiture pour de petits déplacements toute la journée avant d’aller le soir transpirer sur le tapis roulant d’un club de sport ; à manger trop et surtout de la viande (qui a un faible rendement nutritif par rapport à la surface de sol nécessaire pour nourrir les animaux, élevés dans d’effroyables conditions d’ailleurs !) pour ensuite se faire traiter pour les maladies qui en découleront comme une fatalité (qui ne dérange pas tout le monde…) ; etc… Le problème tourne toujours autour de deux pôles complémentaires : nos excès matériels s’accompagnent presque toujours de dérives éthiques.

Un autre cheval de bataille, et non des moindres, du journal consiste en des diatribes permanentes envers les « confrères » financés par la publicité et détenus par de riches industriels, au premier rang desquels les marchands d’armes. Selon la décroissance, ces gazettes ne peuvent pas être objectives et travaillent grandement à la propagande et au maintien des intérêts du système en place.

Enfin, l’équipe de la décroissance affiche une sainte horreur de la « technoscience » (dont un des porte-drapeaux serait Claude Allègre) lorsqu’elle est présentée comme solution future à tous nos problèmes, et ce, après les avoir dans une large mesure créés. C’est une question de logique et ce serait soigner le mal par le mal : comment prétendre que les facteurs qui nous ont amené jusqu’au gouffre ne vont pas finir le travail et nous pousser dedans si on continue de leur accorder une confiance aveugle ?

Sans surprise, le nucléaire n’est pas porté aux nues par la décroissance : c’est une ligne de pensée d’une cohérence parfaite mais est-il si simple de croire que si quelques pays se débarrassent de l’arme nucléaire, les autres vont verser des larmes de joie et cesser leurs propres programmes ? Est-il si facile d’imaginer un arrêt brutal du nucléaire civil, sans compenser par des énergies fossiles, et sans drastiquement changer notre mode de vie ? Cela ne se fera-t-il pas plutôt sur de longues années où le nucléaire servira de transition entre le fossile et le renouvelable ou autre ? Cependant, la nature nous-en laissera-t-elle le temps ?...

Pour conclure,

sans accepter tout en bloc la pensée décroissante, je crois sincèrement que de nombreuses idées sont à méditer et que ce journal est un vecteur de réflexion très intéressant, souvent dissonant au milieu d’un paysage de presse assez « consensuel », voire « fashioned » sur ces grandes idées. Il ne faut pas avoir peur d’essayer de se remettre en cause parfois. D’abord essayer. La crise économique actuelle est sans doute le meilleur moment pour questionner notre système et notre mode de vie, avec toutes leurs conséquences et leurs impossibilités à terme. Et si la récession se subit, surtout par les plus faibles, (ainsi que se subiront les désastres écologiques à venir ?), la décroissance, elle, s’organise politiquement et n’est pas que matérielle : c’est tout un état d’esprit dont voici deux leitmotivs pour terminer : moins de biens, plus de lien ; moins de compétition, plus de coopération.


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60 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 12:01

    Je profite de cet article pour demander à un éventuel spécialiste de passage ici ce qu’est la décroissance ... smiley Est-ce une simple opposition de principe au libéralisme fou, ou y a-t-il derrière ce mot mystérieux de "décroissance" un projet de société autre que de se limiter à cultiver son verger et de pratiquer le troc ’je t’échange 3 pommes contre un vélo d’occase’. Qui finance la recherche, qui finance l’éducation nationale etc ... Merci par avance.


    • ARFF 16 février 2009 12:47

      John lloyd, ce sont plus exactement ces questions que vous devriez vous poser ; "qui finance VRAIMENT la recherche, qui finance VRAIMENT l’education ?
      Lorsque que vous aurez la réponse, demandez vous "A quelles fins la recherche et l’education sont financés par ces gens là "
      ensuite vous pouvez vous demander "pourquoi le financement de cette recherche là plutot que celle ci, de ce type d’enseignment plutot que celui là ?"

      et vous pouvez enchainer par un "pourquoi la recherche ? pourquoi l’éducation ?"

      vous arriverez bien enfin à reconsiderer votre " la décroissance n’est t’elle qu’une simple opposition au liberalisme fou" :) :) :) :)

      bien à vous :)


    • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 13:09

      "et vous pouvez enchainer par un "pourquoi la recherche ? pourquoi l’éducation ?""

      Vous voulez dire qu’aucune recherche ni aucune éducation n’est nécessaire ?

      @Actias

      "escroc"

      Des résidus de mon ancier métier smiley Sinon oui, vous avez raison, et c’est bien le pb, quand on vire les éco-tartuffe, reste pas grand chose smiley


    • Mouche-zélée 16 février 2009 13:40

      John

      Décroissance ne signifie en rien cesser de produire et de consommer, il ne faut pas faire d’amagames .
      La recherche et l’éducation se financeraient exatement comme maintenant.

      Si nous ne créons pas de nouveaux besoins inutiles nous ne créons pas de baisse du pouvoir d’achat, si le pouvoir d’achat stagne les prix se stabilisent et la consommation également .

      Décroissance ne veut pas dire ne plus faire de bénéfices mais signifie faire un bénéfice constant et fiable en opposition au bénéfice exponnentiel d’une année à l’autre, on ne sait même plus pourquoi .

      La croissance signifie faire plus de fric que l’année précédente, la décroissance signifie faire un bénéfice raisonné avec des vues sur le long terme et en tenant compte de la qualité de vie, des conditions de travail, de la qualité de produits, de l’environnement et de la santé .

      La croissance exponentielle agit sur tous les postes précités, ils ne sont pas pris en compte dans la globalité de la croissance et truquent totalement le ratio bénéfices / conséquences en plombant le budget de l’état, qui lui, paye les conséquences sanitaires et sociales .


      Si nous relativisions les jolis chiffres de la croissance des entreprises par rapport aux conséquences sur le social, la santé, la qualité de vie, l’environnement, le travail, l’alimentation, il est fort à parier qu’au final la croissance infinie nous coûte bien plus cher que ce qu’elle nous rapporte .

      Le concept de croissance infinie c’est l’asservissement d’une majorité pour le bonheur d’une minorité, qui je vous rassure, reste bien à l’abri des conséquences .
      Cette minorité ne mange pas d’industriel et n’achète pas ses meubles en kit chez "pas cher"  smiley


    • la_gata la_gata 16 février 2009 14:18

      merci pour avoir bien expliqué , il faut pas penser que la decroissance veut a changer de fond en comble les institutions tels que la école ou autre .. NON , il s’agit de comprendre que les ressources de notre terre sont limités et que il faut vivre d’accord a ce qu’ on produit REELMENT .. sans gaspillage , sans superflus , sans faire de dommages à l’environement et en bonne distribution de ces resouces pour que tombe un petit peut pour tout le monde , ( ça passe aussi pour la estabilization demographique ) bon de toute façon je crois que ceux que ne l’ont pas encore compris ( qui veulent avoir des temperatues d’ete en hiver qui prennent la voiture pour faire 500m ou qui pensent que les poules se font au supermarché ) vont avoir la chute plus dure que le reste de ici en bien peu de temps ...


    • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 14:22

      "Si nous relativisions les jolis chiffres de la croissance des entreprises par rapport aux conséquences sur le social, la santé, la qualité de vie, l’environnement, le travail, l’alimentation, il est fort à parier qu’au final la croissance infinie nous coûte bien plus cher que ce qu’elle nous rapporte "

      Oui, ça c’est certain, mais j’ai du mal à comprendre ce qui "limiterait" un bénéfice dans ce que je comprends être, dans cette explication, un "libéralisme modéré". Cela signifie-t-il qu’il y aurait un ensemble de réglementations drastiques limitant le commerce, par exemple l’interdiction à une entreprise qui exporte de vendre plus de 1000 produits par an, alors qu’il y a un marché pour 10000, à la simple raison qu’elle a atteint son quota de bénéfices ?


    • foufouille foufouille 16 février 2009 15:16

      soit des regles, soit le choix des gens
      choix presque impossible pour le momment vu que les appareils electrique grille juste apres la garantie (ou le temps maximal moyen d’utilisation)


    • Mouche-zélée 16 février 2009 15:26

      John

      Pas du tout, vous êtes très loin d’être idiot, n’interprétez pas à contrario (même si ça enrichit le débat)  smiley

      La croissance a quoi sert-elle, si les bénéfices dégagés par cette sur-croissance sont absorbés par des taxes pour payer les conséquences d’une croissance déraisonnée ?

      Par exemple : Produire de la nourriture en plus grande quantité de très mauvaise qualité avec des acides gras trans, dégage beaucoup de bénéfices et pas mal de croissance, les fruits de cette croissance sont redépensés en soins médicaux et arrêts de travail . (les maladies cardio-vasulaires représentent 45% de la motalité)

      Le but n’est pas de limiter toute production ni les exportations, la décroissance ne touche en rien les exportations.
      Le but est d’équilibrer le ratio bénéfices pour la communauté / conséquences pour la communauté .

      Il faut prendre en compte TOUS les facteurs.
      Si les conséquences d’un produit coûtent au final plus cher que ce qu’il rapporte il ne faut pas le produire de façon déraisonnée .
      Vous pouvez produire de l’héroïne, c’est très lucratif.
      Mais si vous redépensez les bénéfices de cette vente en cure de désintox, en soins médicaux, en policiers pour contrer la délinquance, en dégradation sociale, c’est totalement débile .

      Il ne faut plus raisonner en comptabilité analytique qui dissocie les causes des conséquences, mais garder une vision globale de la comptabilité .


    • faxtronic faxtronic 16 février 2009 16:51

      A mouche zelee.

      Mais c est deja le cas, en theorie. Le liberalisme c est exactement ce que tu decrit. sauf que les gens ne savent pas ce qui a un benefices pour la communaute : c est quoi la communaute ???? Personnellement je ne sais pas : ma communate c est moi, ma famille, mon village ma ville, mon pays ou bien le monde ??? C est quoi la commaute, c ets un mot vide. Car vois tu cela que ta communaute soit toi ou le monde cela change les choses.
      Bon imagine que ta communate soit une communaute avec plein de gens (peut etre le monde). On te depose, au nom du bien etre de ta communaute, de scrifier ta famille, ou bien toi meme (pas forcement un sacrifice vie mort, mais toute sorte de sacrifice). Tu acceptes ? oui ou non. Tu vas me dire que tu as le libre choix, et bien paf on retombe dans le liberalisme , le libre choix. Ou bien non tu va me dire que tu n a pas le libre choix, et dans ce cas tu annihle le concept d individus et donc de libertes.


    • Mouche-zélée 16 février 2009 17:34

      faxtronic

      La communauté est un ensemble de gens qui partagent les mêmes valeurs, les mêmes règles, les mêmes lois, les mêmes avantages et les mêmes devoirs.

      Lorsque je parle de communauté je parle de la France, ce, tant que l’Europe ne sera pas harmonisée .
      Donc le raisonnement n’est pas faux, mais nous ne pouvons parler de communauté mondiale, c’est impossible .


    • Mouche-zélée 16 février 2009 17:41

      faxtronic

      Oui mais si je reprends vos propos, dans ce cas le fait de mettre un PV pour exès de vitesse, ou aller à la vitesse que nous voulons sans se soucier des autres usagers, c’est exactement la réalité de votre démonstration ....

      Je n’ai jamais parlé d’extrémisme mais de consommer façon raisonnée .
      Le but n’est pas d’avoir plus et de moins bonne qualité, mais assez et de bonne qualité smiley

      Il existe un juste milieu, tuer ses vaches ou détruire sa production pour consolider le prix du marché est ce que je connais de plus stupide .


    • faxtronic faxtronic 16 février 2009 17:58

      "La communauté est un ensemble de gens qui partagent les mêmes valeurs, les mêmes règles, les mêmes lois, les mêmes avantages et les mêmes devoirs"

      Donc, pratiquement, cela n existe pas ! La france n est pas une communaute, car il y a diversite de toute opinions, de toutes valeurs, certains sont avantager, pas dautre. Donc cela n existe pas.

      Ensuite, pour ne pas trop consommer, chacun sa liberte, mais tu vas voir pendant cinq ans, la consommation va se restreindre, par simple action du marche.


    • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 18:18

      @la mouche

      "n’interprétez pas à contrario"

      Pour l’instant je cherche à comprendre, j’ai encore jamais trouvé qqun qui puisse m’aider, et si vous pouvez y contribuer, tant mieux. Mais je dois avouer que plus j’avance dans le fil, plus c’est le brouillard.

      Laissons pour l’instant le concept de communauté, qui effectivement ne veut rien dire (une communauté est un esnemble de personnes qui ont donné leur accord à un ensemble de principes)

      A ce jour c’est l’économie qui finance les dépenses de l’état. Si vous réduisez l’activité, vous réduisez les recettes de l’état, comment vous faites tourner l’administration qui est déjà à ce jour au taquet ?

      Pour ce qui est du principe "bon pour la communauté", qui en définit les princpes, et sur quelle base ? Est-ce l’exploration spatiale est bonne pour la communauté ? les recherches en mathématiques ? L’utilisation du téléphone portable ? etc ... Ce qui m’interesse est de savoir qui fixe les critères, et selon quel principe ?


    • Emmanuel Aguéra LeManu 16 février 2009 22:05

      Hum... euh... elle est froide ?

      Bon allons-y ; l’heure est grave, il y a de la sémantique dans l’air, semblerait-il, ce qui surtend un peu le fil...

      "Décroissance. Je suis con : quand ça ne monte pas, ça descend...
       - Ah ? Mais alors l’augmentation du smic ? (yeux ronds d’Albert - Gertrude sort en silence)
       - Ta gueule ; t’as moins, mais tu bouffes moins. Tu seras moins gros (Albert regarde son ventre)
       - Le contraire de Sarko alors ?
       - Non, Sarko, lui il veut grandir, c’est normal, il est déjà plus petit que les autres.
       - Alors ???
       - Alors comment tu veux qu’il soit le plus grand le plus beau le plus fort si tous le monde aussi ?"
       - Alors c’est ça la décroissance. On bouffe moins et c’est mieux ?
       - C’est ça. Tu bouffes moins, tu bosses plus, il grandit. (Gertrude reviens, côté cour)
       - A table les intellos !"
      Bon, de toutes façons, de la décroissance sur PC, faut pas déconner. Quant au verger, y’a du vrai..." un étêtage vaut 2 binages " comme disait Lao-(sur son arbre)-Tseu.


    • bluelight 16 février 2009 12:53

      Que ce journal soit contre la croissance consumériste bénéficiant aux oligarches, contre l’argent qui sert à mieux exploiter, contre les écolos médiatiques à la bonne conscience aussi facile qu’ils cherchent à faire oublier leur position dans le système et leur train de vie anti-écologique, contre l’illusion que le progrès technologique résoudra tout, c’est du bon sens .

      Mais, et c’est rhédibitoire : ce journal est contre la décroissance démographique, ce qui est hallucinant pour un tel journal, une faute lourde .

      Preuve s’il en est que lorsque l’écologie implique réforme du capitalisme voire mise en cause, l’extrême gauche dont est ce journal est pour, mais que lorsque l’écologie exige la maîtrise et la décroissance démographique, ce qui consiste à rendre les gens responsables et non seulement le système, alors la démagogie d’extrême gauche adopte des positions anti-écologiques .

      J’écrirai un prochain article sur AgoraVox expliquant l’imposture de tous ces pseudo écolos qui refusent d’aborder la question démographique alors que le principal problème écologique qui n’est pas le changement climatique, Claude Allègre a raison, est la destruction de la biodiversité et des espaces naturels par prédation humaine de croissance quantitative démographique et consumériste .

      Quand Al Gore dit ’le changement climatique provoquera des migrations massives’ c’est faux : l’explosion démographique provoque déjà des migrations massives .

      Refuser de traiter l’explosion démographique est écologiquement criminel .

      C’est aussi interdire l’éducation des femmes et leur droit à être autre chose que des ventres .

      Et de résoudre les questions migratoires .

      Dans la même catégorie des obscurantistes niant la destruction de la planète par l’explosion démographique il y a les écolos médiatiques courtisans des oligarches dont la richesse dépend de la croissance quantitative, les extrêmes droites religieuses et nationalistes, et les extrêmes gauches dont la démagogie refuse de rendre les gens responsables, et finalement les méprise .

      Journal la décroissance = imposteurs

      L’extrême gauche n’est pas écolo, elle instrumentalise l’écologie .




      • TSS 16 février 2009 13:17

        @bluelight

        moi qui lis " la decroissance" regulièrement (vrai nom "casseurs de pub") je n’ ai vu vu nul part qu’il etait

        d’extrème gauche.

        il s’en prend à toute personne ou organisation qui se sert de l’ecologie comme faux nez(sur le dernier n° :

        "greenpeace").

        sur le dit numero "lire l’article concernant Cohn Bendit ,un regal . !

        quand à la decroissance,ils ne demandent pas du tout aux pauvres de se serrer la ceinture contrairement 

        aux braiements des beni oui oui du liberalisme mais aux riches de consommer moins et mieux... !!


        • bluelight 16 février 2009 13:52

          Oui mais vous ne répondez pas .

          Ce journal qui s’appelle la décroissance est contre la décroissance démographique .

          Pourquoi ?

          S’il n’y avait pas des centaines de millions de travailleurs pauvres exploités pour produire au service des classes moyennes mondialisées, devant quitter leur terre à cause de l’explosion démographique, ce système consumériste au bénéfice des oligarches existerait-il ?

          Non, cela serait impossible .

          Mais le relativisme culturel de l’extrême gauche lui interdit de parler de régulation démographique, et migratoire .

          L’extrême gauche est ultra-libérale au sens de ’laisser faire’ pour la démographie et les migrations .

          Idéologie totalement bornée et contradictoire .

          Aussi mensongère que les intérêts des oligarches qui ont sali le noble libéralisme .

          Le libéralisme n’est pas le laisser faire .


        • foufouille foufouille 16 février 2009 15:19

          les gens quittent leur pays a cause des ploutocrates qui instrumentalise la pauvrete et non a cause de la demographie, qui elle resulte des gueurres et d’un manque voulu d’acces au controle des naissances


        • Jon deuf 16 février 2009 13:24

          La course à la croissance et au rendement est bien plus nocive, car elle n’a aucune limite et le système politique a pondu des lois pour encourager ce phénomène à outrance.
          Lorsque l’on analyse où vont les fruits de cette croissance (qui vient d’ailleurs d’atteindre ses limites virtuelles), il apparait que ses fruits sont inégalement répartis. Personne ne peut nier que l’exploitation de la consommation irraisonnée du modèle occidental se paie (à crédit) et sur le dos des pays sous-développés.
          Sans entrer dans une polémique inutile, je pense que la décroissance de la consommation est nécessaire, pour tous ceux qui n’en ont plus les moyens.
          Quant à Monsieur Allègre, ce n’est vraiment pas une référence sur le sujet du réchauffement, il est bien seul contre tous à penser ainsi !


          • phil2nim phil2nim 16 février 2009 13:48

            Quant à Allègre, il a au moins la qualité de poser le problème à l’échelle temporaire cohérente, qui est du millénaire.
            Son backgroud scientifique vaut celui des autres scientifiques tenant de la pensée unique.
            Pour ce qui est de Al Gore, constatez la politique qu’il a appliquée quand il était au pouvoir et son mode de déplacement en avion privé pour vendre sa soupe, cela relativise la vertu du monsieur.
            La science doit rester un objet de débat sur les faits, observables, reproductibles, ono contradictoires dans leur logique.
            Le débat est totatement pollué par des intérêts politiciens.
            Ce qui ne signifie pas qu’il ne faille pas limiter les gaz à effets de serre, par précaution.


          • Jon deuf 17 février 2009 13:11

            Mr Allègre n’est plus crédible depuis longtemps, je comprends que vous soyez en extase, mais ce n’est pas mon cas !


            Claude Allègre et les erreurs scientifiques

            Faut-il rappeler l’affaire du volcan “ la Soufrière " (1976) ? Alors que son subordonné Haroun Tazieff estimait après observation qu’aucun danger d’éruption n’était à craindre, Môssieur Allègre le superdiplômé assurait qu’un grave danger menaçait la population. Les autorités donnèrent raison à ce dernier et à ses diplômes, mais les faits lui donnèrent tort. Et 70 000 personnes furent évacuées… pour rien !


            lui qui fait partie de l’Institut de Physique du Globe (mécéné par …TOTAL).


            D’ailleurs les autres détracteurs de la thèse de l’effet de serre comme responsable du réchauffement du climat sont également chercheurs à l’IPGP.

            Extraits de :

            http://www.bakchich.info/article3037.html?debut_forums=10
            http://membres.lycos.fr/dragons/zat/zat4.htm



          • LE CHAT LE CHAT 16 février 2009 13:41

            voilà ce vers quoi la mouvance écologique doit tendre ,et ce n’est pas Con- bandit le libertaire gochosoixantehuitard qui est qualifié pour le poste !! l’avenir n’est pas de consommer plus et encore plus , mais de consommer mieux et ce qui est necessaire !


            • LE CHAT LE CHAT 16 février 2009 13:43

              en ce moment , c’est la panique totale , ils sont devenus fous !!! http://fr.news.yahoo.com/3/20090216/tbs-usa-crise-vaches-laitieres-f8250da.html smiley smiley smiley


              • Mouche-zélée 16 février 2009 13:53

                Le Chat

                Ils ne pouvaient pas les faire partir en Afrique, ou là où elles seraient vitales ?
                Il faut faire attention, bientôt notre saigneur et ton entreprise risquent de faire pareil avec toi si tu n’es plus "rentable" .

                2009 l’année de la crétinisation de masse en phase terminale :
                Il suffisait de regarder Xavier Bertrand sur France 2 hier :
                Très instructif, pour lui tout se calcule en terme de guerre de communication, la bonne blague .
                -"Pour le bouclier fiscal nous avons perdu la guerre de communication"

                C’est une certitude, la guerre d’intoxication ne fonctionne plus.

                Faire un bouclier fiscal pour favoriser entre 30 et 100 000 Français et refuser d’augmenter les SMIC qui concerne 17% des Français au prétexte que "ce ne serai pas juste" .
                Là ce n’est plus de la communication c’est de la manipulation mentale, une dérive sectaire...


              • Mouche-zélée 16 février 2009 13:47

                Décroissance ne signifie en rien cesser de produire et de consommer, il ne faut pas faire d’amagames .
                La recherche et l’éducation se financeraient exatement comme maintenant.

                Si nous ne créons pas de nouveaux besoins inutiles nous ne créons pas de baisse du pouvoir d’achat, si le pouvoir d’achat stagne les prix se stabilisent et la consommation également .

                Décroissance ne veut pas dire ne plus faire de bénéfices mais signifie faire un bénéfice constant et fiable en opposition au bénéfice exponnentiel d’une année à l’autre, on ne sait même plus pourquoi .

                La croissance signifie faire plus de fric que l’année précédente, la décroissance signifie faire un bénéfice raisonné avec des vues sur le long terme et en tenant compte de la qualité de vie, des conditions de travail, de la qualité de produits, de l’environnement et de la santé .

                La croissance exponentielle agit sur tous les postes précités, ils ne sont pas pris en compte dans la globalité de la croissance et truquent totalement le ratio bénéfices / conséquences en plombant le budget de l’état, qui lui, paye les conséquences sanitaires et sociales .


                Si nous relativisions les jolis chiffres de la croissance des entreprises par rapport aux conséquences sur le social, la santé, la qualité de vie, l’environnement, le travail, l’alimentation, il est fort à parier qu’au final la croissance infinie nous coûte bien plus cher que ce qu’elle nous rapporte .

                Le concept de croissance infinie c’est l’asservissement d’une majorité pour le bonheur d’une minorité, qui je vous rassure, reste bien à l’abri des conséquences .
                Cette minorité ne mange pas d’industriel et n’achète pas ses meubles en kit chez "pas cher"


                Pour les références au leurre du développement durable, les propos des décroissants sont plus que fondés et en voici la preuve, c’est un nouveau bizness lucratif à la mode ...


                • LE CHAT LE CHAT 16 février 2009 14:05

                  t’as raison de dénoncer ce green business , on se fout vraiment de la gueule du monde !

                  l’escroquerie des biocarburants en est une autre facette , car la déforestation pour mettre en culture pour les bioéthanols contribue grandement à l’élévation du taux de CO2


                  • Ecureuil Ecureuil 16 février 2009 15:29

                    Abonné depuis plus de 2 ans, et toujours convaincu...


                    • Plum’ 16 février 2009 16:44

                      Pour les élections européennes, est-ce que la présence de listes pour la décroissance se précise à travers la France (voire au delà en Europe...) ?


                      • Elson Elson 16 février 2009 17:10

                        @ Plum’

                        Oui, le rassemblement Europe écologie a pris ouvertement le parti de la décroissance comme le montre clairement son manifeste que vous trouverez ici http://www.europeecologie.fr/manifeste


                      • Plum’ 16 février 2009 22:26

                        Nan, pas les Verts ni Cohn Bendit et leur lamentable oui à la constitution européenne et au dogme de la concurrence libre et non faussée. Je parle d’un véritable engagement vers une décroissance maîtrisée.


                      • alcodu 16 février 2009 16:57

                        La décroissance individuelle et volontaire ne pose aucun problème.

                        Malheureusement la décroissance obligatoire prônée par les khmers verts a de forts liens de parenté avec la révolution culturelle chinoise.
                        .


                        • faxtronic faxtronic 16 février 2009 17:51

                          pas kmher vert. Ils sont peint en vert, mais ils sont ntoujours rouge a l interieur. On les appelle des pasteques.


                        • Emmanuel Aguéra LeManu 16 février 2009 22:07

                          pas mal, Electro-modem !


                        • Mascaret 16 février 2009 17:26

                          J’ai été abonné 2 ans et j’ai résilié.
                          Beaucoup de critiques du système, peu de solutions concrètes.

                          Comment, quand on est salarié du privé, participer de cette décroissance ?
                          Comment trouver, créer un job décroisso-compatible ?

                          C’est cette impuissance là qui fait qu’après coup, on zappe, et on se complait dans le système traditionnel où là au moins c’est balisé ; +5% chaque année pour assoir son job, son style de vie...

                          Passer à la décroissance : est ce renoncer à son job "traditionnel" ?
                          Comment se préparer à un "après", à un "autre" ?

                          Cà le magazine ne s’y frotte pas...





                          • Arnaud Villanova 16 février 2009 22:03

                            Je comprends tout à fait votre commentaire. Ceci dit, dans un premier temps, avant de quitter radicalement votre emploi, vous pouvez quand même faire quelques pas vers la décroissance, ne serait-ce que par vos achats et votre mode de vie. Par exemple, par l’action de privilégier les transports en commun sur la voiture individuelle. Ou encore, celle de s’abstenir de partir en vacances en avion à l’autre bout du monde deux fois par an. Ou bien, celle de se passer d’un téléviseur dans chaque pièce (dont un géant dans le salon). Etc…

                            N’est-ce pas un bon début ? Cela ne vous demande pas de balancer votre travail dans un 1er temps. Reproduit des millions de fois, ce schéma aurait forcément une influence sur la société. Quand personne n’achète un produit (ou que personne ne regarde un programme), il s’arrête.


                          • Mascaret 17 février 2009 09:45

                            Je ne connais que peu de personnes capables de partir en avion 2 fois par an...
                            Même moi, avec un bon job et 2 adultes travaillant je n’y arrive pas...

                            Mais ceci dit, vous ne répondez pas non plus à la question !

                            La contradiction est pourtant patente : comment voulez vous qu’un salarié continue dans son job à pousser des +5 + 10% de croissance (je parle des salariés du privé, du secteur marchand, des services) tous les ans, pour garder son job, et de l’autre côté, décroitre dans sa consommation, pour précisément remettre en cause ces entreprises ...

                            Cette contradiction tient dans une discussion de salon, mais malheureusement pas au quotidien.

                            Si l’économie s’effondre avant que les emplois "durables" ou "décroisso-compatibles" soient répandus, alors nous n’aurons rien trouvé comme solution !

                            Que l’état pousse aujourd’hui à construire des voitures, des routes et des bâtiments montre bien que cette alternative n’est pas prête...

                            C’est à mon avis un thème de réflexion majeur pour ce magazine, ou un concurrent qui serait plus aventureux...


                          • Arnaud Villanova 17 février 2009 18:48

                            Mr Mascaret,

                            vous ne connaissez pas beaucoup de personnes capables de prendre l’avion deux fois par an. En un sens, c’est normal, puisque sur le milliard de passagers transportés par an (chiffre 2007), on retrouve souvent les mêmes qui abusent de l’avion pour des vacances ou pour des réunions dans les salles de conférences des hôtels des aéroports au lieu de faire une visioconférence par exemple ! Je ne peux que conseiller de lire le livre d’Hervé Kempf « Comment les riches détruisent la planète » dans lequel il explique en substance qu’une classe de super-riches est doublement responsable de nos dérives :

                            -d’abord parce qu’ils ont un pouvoir de décision dont ils n’usent pas vraiment ;

                            -ensuite parce qu’ils sont présentés comme des modèles de réussite à imiter et à ce titre, ils devraient montrer l’exemple !

                            Cela n’enlève pas la responsabilité de chacun, mais elle n’est pas égale suivant les personnes : il faut commencer par réduire les excès les plus graves. Il faut finir de prendre un avion pour se rendre d’urgence à un cocktail à l’Elysée et faire payer la facture à la société (vous rappelez-vous du vol à 100000 euros d’Estrosi ?) et à la bio-diversité.

                            C’est donc une crise sociale ET écologique. Je trouve logique que les principes et les valeurs actuelles de notre civilisation se répercutent sur tous les plans et non pas seulement que sur la condition humaine, ou que sur l’environnement.

                            Quand à la question du côté pratique et quotidien de la décroissance pour le citoyen, je n’ai pas la solution, mais une certaine relocalisation des échanges paraît nécessaire (exemple : on achète de la viande d’Argentine et on exporte une partie de la nôtre ailleurs : ces bateaux sont-ils vitaux ?) . Limiter la spéculation avec une monnaie fondante ? Refabriquer des perceuses qui durent 20 ans plutôt que 2 jours ? Re-élever des poulets qui ont couru quelques kms dans leur vie plutôt que quelques cms (les gens veulent aussi de la qualité dans l’assiette, non ?). Proposer de vrais services publics…
                            Autre chose, la "sobriété" fait peur, pourtant par exemple, les gens qui restent un mois sans télé pour x ou y raison s’aperçoivent souvent que cela ne leur pas vraiment manqué par exemple, et qu’ils n’ont pas été moins bien informés pour autant. Cela est vrai pour plein choses de notre quotidien. C’est malheureusement un choc, un accident , un deuil ou une catastrophe qui nous aide à faire le tri. Ou alors la réflexion. Encore faut-il s’accorder le temps, denrée précieuse de notre style de vie !

                            Quoi qu’il en soit, je ne crois pas qu’on soit obligé d’être rmiste ou de plonger à fond dans le système « balisé » comme vous dites, sans médiane entre les deux. Il y a des choix que vous êtes libres de faire et qui, pratiqués par des millions de gens, auront un poids. C’est trop facile de se dire que « seul, je ne peux rien faire ». Avec un peu de propagande et d’individualisme, tout le monde se dit ça dans son coin. C’est un peu comme la fin de soirée où personne n’ose se lever bien que tout le monde ait envie de mettre les voiles… D’où l’importance des leaders, des exemples, des modèles, des chefs, des élus, des gens médiatisés, etc…


                          • stephane 16 février 2009 18:01

                            Le concept me semble très intéressant : les 2 révolutions industrielles ont tiré leur croissance des énergies fossiles bon marché -charbon puis pétrole- et ont amené l’humanité de 1,5 milliard d’habitants en 1830 à plus de 6 milliards en 2008.
                            Aujourd’hui, et il n’y a même pas à savoir lire entre les lignes, ce temps du cadeau extraordinaire de dame nature est révolu : en 10 ans le prix du pétrole a été multiplié par 4 (par 15 si on voit les cours au printemps 2008) pour se situer à environ 40 $ aujourd’hui. Il est simplement plus rare, plus cher à exploiter et plus demandé : or, tous les investissements dans le long terme s’affolent à la vue de ce prix qui va inéluctablement augmenter dès les premiers signes de redémarrage. Que vaut une action Air France si une projection fait apparaître un baril à 300 ou 500 $ dans 10 ou 15 ans ? Qui pourrait encore se payer un billet car on ne peut éspérer une multiplication identique des revenus individuels ? Il n’y a bien sur pas que l’avion : l’automobile, les sociétés d’autoroute, le BTP ... en fait toute l’économie. 
                            Certains comptent sur le progrès pour nous tirer d’affaire mais à ma connaissance le projet d’avion gros porteur électrique, le semi remorque de 38 t à pile à combustible ou le porte container fonctionnant à autre chose que du fioul n’est pas dans les cartons. Dans l’hypothèse où ils pourraient se faire désirer un certain temps, je pense qu’il est urgent de réfléchir à un mode de consommation de décroissance car le système actuel ne profitera bientot plus qu’aux compagnies pétrolières. N’attendons pas d’elles qu’elles tirent un jour le signal d’alarme, elles ne le feront jamais !
                            Enfin, que penser des politiques occidentales -US comme Europe- de relance de l’économie : on parle d’installer des éoliennes,de rejeter moins de CO2 mais on commence par sauver le secteur automobile et annoncer la construction de routes ! N’attendons pas d’eux qu’ils tirent le signal d’alarme non plus, le premier pays qui tenterait une politique originale serait plombé par le rouleau compresseur de la finance mondiale à la recherche de bénéfices à court terme. Et pourtant le pic pétrolier est bien là et seule la décroissance peut le juguler ou au moins en atténuer les effets économiques dévastateurs.

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