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Accueil du site > Actualités > Médias > La dignité ne se trouve pas toujours là où on croit

La dignité ne se trouve pas toujours là où on croit

Le cas dramatique de Chantal Sébire a défrayé la chronique de ces dernières semaines. Avec cette question difficile sur la fin de vie choisie. Malheureusement, le dénouement de cette triste affaire laisse apparaître une non moins triste réalité : pour attirer la sympathie de l’opinion publique, des mensonges ont été proférés. Pas très digne comme méthode...

Loin de moi l’idée de relancer un débat sur l’euthanasie ou sur le suicide assisté.

J’aimerai plutôt donner de l’audience à des informations tardives qui ne feront plus la une des journaux maintenant que le rouleau compresseur de l’actualité brûlante est passé à autre chose.

On a menti aux Français. Oui, la vérité a été déformée.

Pourquoi ? Tout simplement pour accentuer encore un peu la dimension dramatique et poignante d’une situation humaine mise au service d’une cause. L’opinion publique a été manipulée pour mieux faire passer des idées. Un mal pour un bien diront ses promoteurs ?

Chantal Sébire voulait partir dans la dignité. Est-ce réellement le cas lorsqu’on part dans le mensonge ? Je n’en suis pas sûr.

Instrumentalisée ou pas, toujours est-il que le discours était rodé : il faut dire stop à la souffrance. Car le thème de la souffrance reste l’argument choc des pro-euthanasie. Et c’est sans aucun doute l’argument qui fait mouche dans le cœur des Français. Aujourd’hui, la souffrance est inacceptable et intolérable. A fortiori lorsqu’elle est gratuite et que les perspectives de rétablissement du malade sont nulles.

La souffrance était donc le thème récurrent de la démarche de Chantal Sébire. Mais cette souffrance-là était-elle bien réelle ?

Je pose cette question indécente et iconoclaste car le problème vient d’apparaître dans deux articles (1) qui relèvent, bien entendu, d’une presse de conviction et que je suis assez impatient de lire dans la presse généraliste : Chantal Sébire souffrait non pas parce que les traitements médicaux étaient inefficaces mais parce qu’elle refusait de les prendre. Le seul traitement qui avait grâce à ses yeux était du paracétamol.

Le paracétamol est un antalgique de palier 1 selon la classification de l’OMS (même niveau qu’un cachet d’aspirine) (4) bien connu sous des marques comme le Doliprane, Dafalgan, Efferalgan, etc. Autrement dit, face à la situation médicale de madame Sébire, ce n’était rien. Autant partir à la chasse aux éléphants avec un couteau en plastique.

C’est le docteur Jean-Louis Béal, chef de l’unité de soins palliatifs du CHU de Dijon, qui l’affirme : sur le sujet de la prise en charge des douleurs de madame Sébire "certaines vérités ont largement été tronquées. Depuis que l’affaire a été médiatisée, on a entendu dire que cette patiente souffrait de douleurs que rien ne permettait de soulager au niveau médical. Et que donc la seule solution possible était qu’on l’aide à mourir. Pour accréditer cette thèse, certains ont même dit qu’elle avait une allergie à la morphine. Tout cela est inexact". (1)

Chantal Sébire, elle-même, invoquera sa souffrance dans la requête qu’elle adressera au tribunal de Dijon : "ses douleurs physiques ne peuvent pas être soulagées par la morphine" ou encore "les souffrances intenses et permanentes qui sont aujourd’hui les siennes (...) amènent madame Sébire à vous saisir d’une demande (...)". (2)

Pourtant, le témoignage du docteur Béal, spécialiste de la douleur et donc moins susceptible de se faire manipuler sur le sujet, est très net : "Chantal Sébire a refusé tous les traitements antalgiques que je lui proposais, arguant d’effets secondaires qu’elle estimait intolérables."

Des effets, secondaires ? Lesquels ? Le docteur poursuit : "Elle considérait que ces médicaments allaient la rendre somnolente et lui faire perdre le contrôle de sa volonté. La seule chose qu’elle acceptait de prendre, c’était du paracétamol."

Enfin, ce médecin, qui avait rencontré madame Sébire quelques semaines avant les faits, fin 2007, achève son propos en écartant les arguments d’allergie à la morphine parfois évoqués : "Simplement, elle ne voulait pas prendre ce produit. Elle m’a dit que la morphine, c’était de la chimie, donc du poison."

Etrange comportement que de refuser de prendre un "poison" quelques semaines avant de demander qu’on lui en administre...

Madame Sébire souffrait donc, effectivement. Cela n’est pas contestable. Mais parce qu’elle refusait de se soigner. Son cas n’était donc pas le cas insoluble pour la science que certains esprits ont bien voulu nous montrer, l’ADMD de monsieur Roméro en tête ("le TGI de Dijon impose à madame Sébire une peine de souffrance à vie") (3).

On nous a menti. L’opinion publique a été désinformée pour rendre la cause de madame Sébire plus à même de fédérer autour d’elle des gens de bonne foi. Car l’objectif de tout cela était bel et bien de déformer la réalité pour la rendre plus percutante d’un point de vue médiatique. Plus incisive.

La fin justifie-t-elle les moyens ?

Icks PEY

Références :

(1) http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2333211&rubId=4076

voir également :

http://www.genethique.org/revues/revues/2008/mars/20080328.1.asp

(2) http://leblogdeladmd.hautetfort.com/media/02/01/870372081.pdf

(3) http://leblogdeladmd.hautetfort.com/media/01/00/762699639.pdf

(4) http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/pharmaco/medicaments_de_la_douleur.htm


Moyenne des avis sur cet article :  2.73/5   (44 votes)




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104 réactions à cet article    


  • SANDRO FERRETTI SANDRO 31 mars 2008 12:45

    Méme remarque.

    D’autant qu’au delà du cas particulier de cette personne (dont je ne sais si elle se cantonnait délibérement au Doliprane), je connais (et nous connaissons presque tous ), des malades que ni les morphiniques, ni le valium (en tous cas à des doses non létales, c’est à dire celles prescrites par les protocoles hospitaliers) ne soulagent.

    Ceux là aussi méritent le respect, et pas cette assimilation insidieuse à des "tricheurs", des "douillets"ou des personnes avides de médiatisation que votre article semble induire (probablement en raison de vos positions personnelles sur l’euthanasie).

    Bref, ne nous trompons pas de colère , et ne prenons surtout pas l’arbre pour la foret. Villejuif et d’autres établissements pourraient , le cas échéant, vous acceuillir en stage gratuit pour vous apprendre la nuance et la retenue qui sied, il me semble, au sujet.


  • kingofshifumi 31 mars 2008 12:52

    Je ne pense pas que ce commentaire soit pertinent. En effet, l’article critique non pas l’attitude de Chantal Sébire, mais bien celle des médias, qui ont caché selon l’auteur des faits afin de rendre le sujet plus sensationnel. L’article est de plus habile car il ne rentre pas dans la polémique. C’est un bon élément d’information qui méritait d’être relevé, et qui peut ouvrir une discussion très intéressante à propos du batage médiatique autour de l’euthanasie.


  • Icks PEY Icks PEY 31 mars 2008 12:58

    Merci Philippe pour votre commentaire.

    Je ne sais pas ce qui est indigne dans cet événement : le fait de relater ce témoignage de ce chef de service, ou le fait de mentir pour faire mieux passer ses idées ?

    Enfin, concernant la famille dont vous parlez, je ne sais pas si vous faites allusion à ce jeune femme que j’ai brièvement vue hier soir sur M6 à l’occasion d’un zapping. Je pense avoir compris que c’était sa fille, elle était au volant de sa voiture et disait : « faut comprendre que j’ai un travail, j’au un ami avec lequel je vis, j’ai moi aussi des soucis, donc si on pouvait trouver une issue rapide, je serai heureuse pour elle ... ».

    J’ai cru comprendre que c’était la propre fille de CS. Tout est dit. Alors, s’il vous plait, la dignité est une valeur bien subjective, ces temps-ci.

    Icks PEY


  • kabreras kabreras 31 mars 2008 14:14

    "Madame Sébire souffrait donc, effectivement. Cela n’est pas contestable. Mais parce qu’elle refusait de se soigner."

    Elle refusait les traitements palliatifs, non pas les soins, sa maladie ayant été reconnue comme incurable.

    Elle souhaitait et c’est compréhensif pouvoir profiter de ses derniers moments de vie lucide et en compagnie de sa famille, et non pas léthargique sur un lit d’hôpital et cela est également compréhensif.

    Il y a une différence entre les sois palliatifs qui ne traitent que les effets (ici la douleur) et les soins réels qui traiteraient la cause de cette douleur (impossibles sans son cas)


  • Icks PEY Icks PEY 31 mars 2008 14:49

    @ kabreras

    Merci pour ces précisions.

    @ Reneve

    Légèreté, inconséquence, etc ... me voilà servi.

    Il me semble un peu facile de réclamer le silence sous prétexte de respect du aux morts.

    Les morts sont respectables, certes, mais leur mort n’excuse pas tout.

    Dans une société du spectacle, qui s’est volontairement médiatisé ? Qui a accueilli une équipe de M6 ? La téléréalité veut qu’on aille filmer les suicidaires, maintenant ? Elle est où votre dignité ? Vous croyez que c’est digne, de la part d’une fille d’expliquer à une caméra pourquoi cela l’arrangerait que sa mère puisse mettre fin rapidement à ses jours ? Même si elle le pense, ce que personne n’a à juger, croyez vous que ce soit digne de le dire au public ??

    Vous pensez à toutes les personnes âgées qui ont vu ces images ? Vous pensez au sentiment de culapbilité qui finira pas venir, un jour, lorsqu’elles sentiront qu’elles sont un poids pour leurs descendants ?

    Vous vous rendez compte que, sans doute sans le savoir, vous faites la promotion d’une société d’ultraperformance où la vie ne mérite d’être vécue qu’à partir du moment où elle ne gène personne ?

    Et vous me dites que je tiens des propos légers et inconséquents ??

    Icks PEY


  • Philou017 Philou017 31 mars 2008 15:19

    "Dans une société du spectacle, qui s’est volontairement médiatisé ?"

    Vous utiliser un passage d’un zapping tiré de son contexte comme argument. Ou comment dire tout et son contraire.


  • Icks PEY Icks PEY 31 mars 2008 16:40

    @ Philippe

    Vous voilà bien agressif ... depuis le début vous me traîtez d’indigne, de léger, d’inconséquent et vous souffrez que mon ton se raidisse un petit peu ? On sème ce que l’on récolte, Philippe.

    Permettez moi néanmoins de vous souhaiter que dans les moments dont vous parlez, vous ne finirez pas comme ces décédés de la canicule que les descendants ont laissé dans les chambres froides des semaines durant car faute d’avoir pris de leurs nouvelles, malgré la déferlante médiatique sur le sujet, ils n’étaient pas informés du décès de leur parent ...

    Je vous souhaite que même diminué, même affaibli, même grabataire, vos proches voient toujours en vous l’être humain que vous serez à tel point que votre vie soit encore source de plaisirs et de bonheurs.

    Car le respect ne se limite pas à ceux qui savent paraître et à ceux qui savent parler mais aussi aux fracassés de la vie ou de la vieillesse. Que vous ne partagiez pas mon utopie de ce que devraient être les relations humaines, laissez moi au moins tenter d’en convaincre mon prochain.

    Icks PEY


  • T.REX T.REX 31 mars 2008 17:16

    Alors pourquoi, la propre fille de Chantal Sébire, raconte aujourd’hui encore que rien ne pouvait soulager sa mère ?

     

    Pour faire la une des journaux peut-être ? Cela n’a aucun sens !


  • T.REX T.REX 31 mars 2008 17:30

    Bonjour,

    Souffrait-elle, ne souffrait-elle pas....se soignait-elle, ne se soignait-elle pas ?

    Elle était surement responsable de sa maladie, un truc si rare et incurable, c’est pas dieu possible de l’attraper ! Il faut le faire exprès ! Il paraît même, qu’au début, elle était opérable...mais le risque était grand de ne jamais s’en remettre.

    Elle a refusé ce risque, pour profiter du reste de sa vie....c’est comme pour la morphine, si elle en prenait des doses suffisantes pour, éventuellement, ne plus souffrir, alors elle vivait dans un état semi-comateux.

    Quel intérêt de rester en vie si l’on ne peut en profiter ? 

    De toutes façons, qu’est-ce que ça peut vous foutre ? A vous qui êtes en bonne santé !

    Je ne vous souhaites pas la moitié de ce qu’elle a enduré, vous ne supporteriez pas et cririez pitié..tuez moi bien avant elle !

    Alors, vous feriez tous bien d’allez signer la pétition en ligne de "l’association pour le droit de mourir dans la dignité" pour faire évoluer la législation au lieu de vous poser des questions hypocrites sur ce que doivent faire les médecins en douce.

    http://www.admd.net

     

     

     


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er avril 2008 03:50

     @ l’auteur. On vient de vous dire que vous êtes un cuistre. Le reste de ce que vous êtes étant sans intérêt, je me contenterai d’énoncer un principe moral auquel je ne vous demande pas de souscrire, le croyant mieux défendu si vous êtes dans l’autre camp. 

    Un être humain, majeur et sain d’esprit, a le droit de choisir de mourir quand et comme il le veut. Ses motifs ne regardent que lui. Il a droit, pour exécuter cette décision, de demander toute l’aide que la science et une société civilisée peuvent offrir. 

    Je n’ai pas le moindre respect pour quiconque pense le contraire et je ne poursuivrai donc pas ce débat. Si je vous croise sur un autre fil, dans un autre rôle que celui d’un croisé de l’obscurantisme, je m’adresserai à vous avec la courtoisie qui caractérise mes échanges habituels sur le Net.

    Pierre JC Allard

     


  • Icks PEY Icks PEY 1er avril 2008 10:02

    @ Allard

    Deux choses devant cette froide inélégance qui caractérise votre post :

    1. le sujet de mon article portait sur la déformation de la vérité pour faire passer ses idées ;

    2. votre mépris et vos insultes sous jacentes ne font que caractériser votre incapacité à accueillir des idées qui ne sont pas les votres : soyez responsables devant vos convictions.

    Vous souhaitez vous suicider quand bon vous semble ? Soit, faites le donc, comme disait Reboul en dessous, cela relève de votre rapport à vous-même. Mais ne cherchez pas à impliquer qui que ce soit dans votre démarche. C’est un odieux chantage que de dire à la société : « si tu ne me tues pas quand je te le demanderais, c’est que tu ne m’aimes pas »

    Si vous n’arrivez pas à comprendre le problème fondamental éthique que ce type de requête pose, c’est votre problème, pas le mien.

    Icks PEY


  • Pierre 1er avril 2008 12:09

    Philippe,

    Il est vrai qu’il faut respecter le deuil de la famille.

    Mais celà interdit-il de réfléchir au bien-fondé d’une affaire qui est devenue publique, et qui surtout, selon les désires de certains, devrait faire jurisprudence ?

    Dans tous les cas, il faudra réfléchir au cas "Sébire". Alors si vous trouvez qu’il est trop tôt pour en parler, soit. Dans ce cas, indiquez juste quand vous estimez que la société sera en droit de se poser la question de savoir si les médias l’ont manipulée ou non.

    PP


  • dup 31 mars 2008 12:48

    lorsque vous aurez trouvé un analgesique un peu plus fort que l’aspirine ,on en reparlera. Meme la morphine a ses limites , bien que ce soit le plus puissant analgesique connu. Alors parler de la souffrance des autres est un peu facile . Sans parler des souffrances morales. Ah je sais... souffrir comme le christ a soufert , voila la dignité. Je vous rappelle que sa souffrance a duré 3 jours , ni 30 jours , ni 30 ans. Pour moi la pilulle ’Va t’en’ devrait être en vente libre. Les integristes essäient tous les leviers pour faire passer leur message inique : la souffrance est suivie d’une recompense au pro rata .. Rien de plus faux !


    • kingofshifumi 31 mars 2008 13:04

      Vous dénoncez certains "intégristes" (je pense qu’il faut entendre : ceux qui ne sont pas favorables à l’euthanasie), mais vous avez vous-même une vision radicale de la chose.

      "Pour moi la pilulle ’Va t’en’ devrait être en vente libre" Vous vous rendez compte quel régression ce serait au niveau des moeurs ? Si on prenait l’habitude de tuer ou de se tuer dès que la souffrance devient trop importante, comment voulez-vous que des chercheurs s’évertuent à trouver un traitement ? Car n’oublions pas que ce qui rend la maladie intolérable, c’est de voir les vivants en souffrir, et que les morts ne sont plus là pour témoigner. Donc qui demanderait à ce qu’on trouve un traitement ?

      Essayez au moins de raisonner un minimum et ne pensez pas que la vie puisse/doive être vécue sans douleur. Une civilisation qui supprime la douleur efface aussi son contraire. Et puis jusqu’où cela nous ménera-t-il ? Les depressifs sont reconnus comme malades, non ? Et souffrant de leur maladie, à tel point que certains veulent mourir. Donc si nous allons au bout de votre logique, il faut les aider à s’en aller, puisqu’ils souffrent autant. Je ne fais que développer vos idées, et pourtant j’espère que vous serez d’accord pour dire que la souffrance dans la plupart des cas doit être accompagnée d’un soutien (familial de préférence) et que ce soutien, ce n’est pas le don de la mort (drôle d’expresion, non ?). Alors vous comprendrez qu’il faut sur ce sujet un débat très mesuré et réfléchi, et qu’il n’est pas souhaitable d’être inconditionellement pour.


    • kingofshifumi 31 mars 2008 13:08

      Et puis si on veut en finir, on peut toujours se suicider seul, pas besoin de légiférer pour cela. D’ailleurs, c’est ce que Chantal Sébire a fait.

       

      N’oublions pas non plus que les médecins ne sont pas forcément d’accord pour être habilités à tuer comme cela. Qui y pense ?

      Autre chose : il est évident qu’un tel changement induirait un bouleversement de notre rapport avec la vie et la mort, donc une vraie transformation à long terme de notre société. Comment dire en avance s’il s’agit d’un progrès ? 


    • dup 31 mars 2008 13:28

      l’amour de la vie n’est fait que de la peur de la mort. Les Bouddhistes appelent cela le samsara. Les spirites appelent cela l’enfer. La vie de l’homme n’est qu’une ombre traversée quelquefois par un trait de lumière. Toutes les idées sont défendables sauf celles qui pensent pour l’autre .Dans le cas présent il s’agit pas d’une petite migraine ,mais d’un mal énorme dont l’issue est fatale . Les belles théories du type spartiates ou Quintoniennes sont pour moi la pervertion la plus achevée et la malhonneté parfaite

      http://quinton.chat.ru/

      un petit échantillon de l’apologie de la souffrance inutile :

      Les hommes peuvent rêver qu’ils n’aiment point la guerre. La nature aime la lutte et la mort.

       La guerre ne transforme point les hommes ; elle les rend à leur fin native. La guerre est l’état naturel des mâles

      Qui n’a pas désiré mourir n’a jamais aimé.

      j’arrete ici l’échantillon de la pensée conne . je prefere celui la qui a les yeux en face des trous :

      http://philippe.annaba.free.fr/index.htm

      je revendique , sans le desirer ,le seul acte d’un homme libre

       

       

       

       

       


    • Gouyé 31 mars 2008 13:53

      que craignent les personnes qui s’opposent à une loi qui permettrait à ceux qui désirent "partir" d’être accompagné ?

      Que tous nous demandions à partir ? ne connaissent ils pas l’instinct de survie ? le désire de vivre qui anime la majorité d’entre nous ? la majorité d’entre nous s’accroche à la vie même dans la douleur

      Mais celui qui veut vraiment partir fera tout pour partir : pendaison, saut dans le vide, fusil - mais pour son embarquement pour ce long voyage il sera seul. sans en avoir parlé à son entourage

      Si une loi d’accompagnement existait, celui qui veut partir fera part de son désir et peut être pourra t on le convaincre de rester ? et si son désir est ferme et définitif aidons le à embarquer "proprement"

      Ceux qui rejette la modification de la loi sont intolérant : c’est leur peur de la mort qui les poussent

      ceux qui désirent "laisser faire" ont actuellement le droit pour eux - qu’ils partent apres de long jour de coma, de long mois dans un lit, à moitié conscient - c’est leur choix et il faut le respecter

      mais que ceux qui veulent partir soient libre de le faire

      la modification de la loi permettrait à tous d’être libre de choisir

       


    • kingofshifumi 31 mars 2008 13:57

      Vous racontez n’importe quoi. Le samsara n’a rien à voir avec la peur de la mort. Ce mot désigne la roue de l’existence à laquelle tout être est enchaîné par le cycle des réincarnations. Et la mort volontaire n’y change rien. N’essayez pas de sortir des termes exotiques pour m’embobiner, car j’en connais un minimum sur les spiritualités asiatiques.

      Vous revendiquez le suicide comme "le seul acte d’un homme libre". Soit, je comprends très bien cela, mais alors pourquoi demander à la loi de vous donner raison, puisqu’elle n’aura plus d’effet sur vous une fois de l’autre côté ? Puisque vous êtes dans les citations, laissez-moi en mettre une d’Epicure :

      "(..)Bien plus naïf est encore celui qui prétend que ne pas naître est un bien et que la vie est un mal. Par exemple, celui qui dit : "Et quand on est né, franchir au plus tôt les portes de l’Hadès." Car si l’on dit cela avec conviction, pourquoi ne pas se suicider ? C’est une solution toujours facile à prendre, si on la désire si violemment. Et si l’on dit cela par plaisanterie, on se montre frivole sur une question qui ne l’est pas."


    • kingofshifumi 31 mars 2008 14:12

      "Ceux qui rejette la modification de la loi sont intolérant : c’est leur peur de la mort qui les poussent" Vous décidez de cela tout seul, et par votre ton péremptoire vouvsvous montrez tout aussi intolérant. Les gens contre ne sont-ils pas prudents ? Je trouve qu’il est extrêmement difficile d’être à fond pour ou à fond contre, alors les "intolérants" comme moi sont là pour que le débat reste compliqué et ne prenne pas une tournure trop légère et facile. N’oublions jamais qu’il s’agit d’une question grave.

       

       

       

       

      "que craignent les personnes qui s’opposent à une loi qui permettrait à ceux qui désirent "partir" d’être accompagné ?

      Que tous nous demandions à partir ? ne connaissent ils pas l’instinct de survie ? le désire de vivre qui anime la majorité d’entre nous ? la majorité d’entre nous s’accroche à la vie même dans la douleur"

      Laissez moi au moins ne pas être aussi optimiste que vous. Alors que nous sommes le premier pays consommateur d’anxiolytiques, le désir de vivre pourrait ne pas être aussi fort chez tout le monde que vous ne le pensez. Car le cas de la dépression est intéressant : une loi pour l’euthanasie devrait exaucer un malade qui souffre et qui demande la mort. Or, la dépression est une maladie, et il n’est pas rare que les dépressifs aient des envies suicidaires. Comment dans ce cas trancher entre le désir de mourir du malade et une guérison plus ou moins probable ?

      Lorsqu’on creuse un petit peu le problème, il y a tout de même quelques subtilités qui rendent les choses un peu moins simples que ce qu’on veut nous faire croire.


    • Philou017 Philou017 31 mars 2008 15:00

      "Or, la dépression est une maladie, et il n’est pas rare que les dépressifs aient des envies suicidaires. Comment dans ce cas trancher entre le désir de mourir du malade et une guérison plus ou moins probable ?"

      Les cas d’euthanasie concernent des personnes atteintes de mal incurable, pas des dépréssifs qui auraient une tentation de suicide. Pitoyable tentative de noyer le poisson.

      La subtilité dont vous parlez est absente de vos raisonnements.

      Alors, à quelle branche catholique appartenez-vous ? Dites-nous cela subtilement....


    • kingofshifumi 31 mars 2008 16:31

      @philou

      savez-vous qu’il existe des maladies psychiatriques incurables, ou bien que le traitement est tel que le malade y perd une partie de sa personnalité ?

      "Pitoyable tentative de noyer le poisson." comme si la dépression que j’évoquais était le seul argument que j’aie développé. Vous êtes malhonnête intellectuellement. J’essaie juste de jouer avec les limites pour que l’on voie bien vers où l’on se dirige.

       

      "Alors, à quelle branche catholique appartenez-vous ? Dites-nous cela subtilement....". Eh bien le voilà, l’intégrisme ! Accuser quiconque est (un peu) contre l’euthanasie d’être religieux, avec la condescendance que cela comporte bien souvent, c’est ça le vrai aveuglement ; le vrai extrêmisme !! Surtout que vous continuez dans votre malhoneteté car je n’ai soulevé aucun argument spirituel... Si j’avais fait partie d’une "branche catholique" (sous-entendu intégriste bien entendu !), je n’aurais pas évoqué le suicide comme un autre moyen de régler le problème.

      J’espère que la bêtise et la mauvaise foi de votre commentaire viennent seulement du fait que vous n’avez pas pris le temps de réfléchir ; et sinon j’ai honte pour vous !


    • T.REX T.REX 1er avril 2008 09:41

      Aucune comparaison possible entre la dépression et ce type de maladie faisant horriblement souffrir !

      Avant de demander aux autres de réfléchir davantage, il faudrait arrêter de confondre trou du cul et chapeauu de paille mon cher !


    • T.REX T.REX 1er avril 2008 09:47

      Au King de mes 2,

      Ne pas légiférer et laisser les gens se débrouiller avec leur suicide et les médecins avec la justice,

      n’est pas une vision de la société très évoluée. Les lois vous feraient-elles peur ?

      Est-ce votre conception de la civilisation que chacun se démerde avec ses problèmes...plutôt égoïste, non ?

      Chantal pouvait très bien se suicider, ce qu’elle a d’ailleurs fait, mais elle combattait pour que les médecins qui aident les patients ne soient pas poursuivi....et ce sentiment l’honore !


    • Pierre 1er avril 2008 12:28

      Post non pertinent pour plusieurs raisons :

      - oui il existe des calmants plus forts que l’aspirine, heureusement que depuis le dépot de brevet par Bayer en 1899, la médecine a progressé

      - non ils n’ont pas nécessairement des effets secondaires inhumains. Il existe toujours des dosages adaptés qui ne provoquent pas d’effet secondaires tout en étant plus efficace qu’un Dafalgan

      - oui : ils ont tous leurs limites. Mais la moindre des choses qu’on puisse dire, c’est que Mme Sébire était loin de les avoir approchées (puisqu’elle ne les utilisait pas), et que la seule limite qu’elle avait (selon les infos du moment) subie était la limite d’efficacité du dafalgan

      - je ne vois pas en quoi rammener le débat au religieux apporte quelque chose. Je n’ai vu personne dans les médias utiliser d’argument "Dieu a dit que". Rammener tous ceux qui voient dans l’euthanasie des risques de dérives humanistes graves à des intégristes religieux, ça mérite presque un point godwin. Et c’est offensant pour la plupart d’entre eux qui n’ont pas de conviction religieuse sur le sujet.

      - la phrase "la souffrance est suivie d’une recompense au pro rata..." est démentie par tous les responsables éclésiaux que j’ai entendu s’exprimer sur le sujet. Je pense pas qu’elle soit très "chrétienne" voyez-vous.

      Cordialement

      Pierre


    • kingofshifumi 1er avril 2008 13:43

      "Aucune comparaison possible entre la dépression et ce type de maladie faisant horriblement souffrir !"

      Vous dites cela parce que vous ne savez pas ce que c’est pour une personne et pour son entourage d’être atteint d’une maladie psychiatrique grave. On verra bien (car il est quasiment certain que la loi va être modifiée) si une affaire de ce genre n’aura pas lieu. Vous m’appellerez !

       

      "Ne pas légiférer et laisser les gens se débrouiller avec leur suicide et les médecins avec la justice, n’est pas une vision de la société très évoluée. Les lois vous feraient-elles peur ?"

      Il est où l’argument, là ? Selon vous, les sociétés "évoluées" ne sont pas légion, et de plus existent depuis peu de temps !

      Chantal Sébire s’est suicidée et personne n’a été emmerdé. Que demander de plus ?

      Je constate simplement que l’argumentaire des pro-euthanasie-absolument est très pauvre et qu’ils cherchent des arguments qui appuient leur position au lieu de peser le pour et le contre. Moi je me demande si je dois être pour ou si je dois être contre. Vous voyez la nuance ? Eux parlent de dignité humaine, ce qui n’a aucun sens dans ce débat : qu’est-ce qu’une mort digne ? Une mort sans souffrance est-elle plus digne qu’une mort avec ? La souffrance enlève-t-elle la dignité ? Alors quand certains mêlent ça au droit, ça devient encore plus confus (cf Sylvain Reboul). Ils se basent tellement sur la pitié et l’émotion qu’ils oublient de seposer des questions de bon sens sur l’aspect "boîte de Pandorre" : comment imposer un cadre assez strict à la loi pour éviter les manipulations en vue, par exemple, de mettre la main sur un héritage ? Pour se suicider, il faut une volonté ferme et inexorable, et souvent, l’instinct de survie intervient au dernier instant pour dissuader l’intéressé de se zigouiller ; est-ce que autoriser une tierce personne à assister un suicide ne risque-t-il pas de faire suter cet ultimer cachet de protection ? Est-ce que par ce fait on ne risque pas de voir arriver une vague euthanasiante qui viderait les hopitaux des vieux en fin de vie et des malades graves ? Et cette désaffectation ne risque-t-il pas à terme de supprimer la vieillesse et la maladie elle-même, sous entendu qu’une maladie n’existe que si des vivants l’ont et en meurent, et que s’ils ne meurent plus de cette maladie mais de la main d’un médecin, les efforts pour chercher se feront de moins en moins intenses ?

      Et puis le con manipulé (oui, c’est vous T-Rex !) ne semble pas voir l’aspect économique qui se cache derrière ce débat. Le coût des traitements des vieux en fin de vie ne fait-il pas pencher la balance vers l’autorisation du débranchage ? Mais je doute que vous croyez qu’un motif aussi cynique se terre derrière un combat aussi noble.

      "Au King de mes 2"

      Là on voit une insulte qui m’est adressé à cause de ce que je pense. Eh bien moi je t’emmerde, ça te va comme ça ?


    • Pierre 1er avril 2008 14:14

      "Les cas d’euthanasie concernent des personnes atteintes de mal incurable, pas des dépréssifs qui auraient une tentation de suicide. Pitoyable tentative de noyer le poisson."

      Ce questionnement est légitime : comment, sous quel motifs, peut-on autoriser quelqu’un qui ne prend pas de calmants pour ses douleurs à se suicider et refuser ça à un dépressif qui refuse également de se soigner ? Sachant qu’il y aura de toute façon des cas à la limite !

       

      "La subtilité dont vous parlez est absente de vos raisonnements.

      Alors, à quelle branche catholique appartenez-vous ? Dites-nous cela subtilement..."

      En tout cas, en réduisant à des cathos intégristes les gens qui voient des dérives humanistes possibles à l’euthanasie, vous manquez subtilement de pertinence.

      PP

       

       


    • Pierre 1er avril 2008 14:31

      "Aucune comparaison possible entre la dépression et ce type de maladie faisant horriblement souffrir !"

      Je veux bien que vous m’expliquez sur quels critères on fait la différence.

      - les dépressifs souffrent énormément

      - les médocs ne suffisent pas toujours pour les calmer

      - les thérapies n’existent pas toujours

      - les dépressifs ont le droit de refuser les thérapies

      - beaucoup de dépressifs préfèreraient en finir tout de suite et "mourir dignement" plutot que de continuer à survivre pendant des années en paria de la société, rejetés par leurs familles, etc...

       

      "Avant de demander aux autres de réfléchir davantage, il faudrait arrêter de confondre trou du cul et chapeauu de paille mon cher !"

      Le problème ne serait-il pas que vous ne voyez pas que l’autorisation de l’euthanasie peut sous certaines conditions est équivalente à l’instauration d’un "droit opposable au suicide" qui autoriserait chacun à exiger de la société qu’elle avalise et exécute sa demande de suicide.

      Avec en plus, comme dérive, qu’un jour ou l’autre, ceux qui n’exerceront pas ce "droit" seront considérés comme anormaux et qu’on l’exercera à leur place (il y a déjà des enfants qui aimeraient bien que leur parent meure un peu plus tôt, ça tombe bien : le jour où l’euthanasie sera considérée comem tout à fait normale, il n’y aura plus de difficulté à convaincre la belle mère d’accepter de prendre sa pilule plus tôt que nécessaire : vous comprennez Mamie, mourrir aujourd’hui ou bien dans 5 ans, vu que vous êtes fatiguée, que vous ne servez à rien, que vos petits-enfants vous trouvent moche et soulante, que personne ne vous aime, et que vous n’avez plus d’espoir d’être utile à qui que ce soit, autant en finir maintenant, vous souffrirez moins et ce sera une mort digne puisque vous ne serez pas shoutée au valium !)

      @+

      PP


    • Philou017 Philou017 31 mars 2008 12:52

      @L’auteur

      Si ce que vous dites est vrai, cela veut dire que Mme Sebire a refusé d’être anesthésiée par des médicaments, cad de devenir une sorte de zombie comme en produit trop souvent notre usine à médicament qu’est la médecine en France aujourd’hui (voir entre autres www.agoravox.fr/article.php3 ).

      Du reste, je pense que sa souffrance était surtout morale. Qu’elle soit restée fidele à ses convictions malgré son état, mérite le plus grand des respects.

      Respect que je ne trouve pas vraiment dans votre article, Mr Icks Pey. D’autant qu’il y manque ce qui est sous-jacent dans tout votre article et qui est m’apparait être : le refus de considérer le probleme de la fin de vie. Votre tentative de décridibiliser Mme Sébire est assez affligeante. Elle mérite bien mieux que cela.


      • Pierre 1er avril 2008 15:27

        "Si ce que vous dites est vrai, cela veut dire que Mme Sebire a refusé d’être anesthésiée par des médicaments, cad de devenir une sorte de zombie comme en produit trop souvent notre usine à médicament qu’est la médecine en France aujourd’hui (voir entre autres www.agoravox.fr/article.php3 )."

        Vous voulez donc dire que ceux qui prennent plus que des dafalgans sont des "zombies", qu’ils perdent leur dignité, et qu’elle a donc du mérite d’avoir refusé celà.

        Ce qui moi me choque, dans votre phrase, c’est que déjà, vous portez un jugement sur ceux qui considèrent qu’un valium pour soigner ses douleurs, il n’y a rien de plus normal. Vous me choquez car en déclarant légitime la demande de Mme Sébire de mourrir digne plutot que "d’être une junkie", vous considérez implicitement qu’il serait normal que tout le monde en fasse ainsi.

        Et je vous le dis franchement, moi j’ai peur. Peur que dans 60 ans, quand mon viel age viendra, on me sorte tout un tas de bons arguments "écoute Pépé, tu vas quand même pas prendre du Valium ! Ca te shoote, t’es pas digne, c’est bon pour les tafioles et les junkies ça ! Il est normal de se suicider à ton âge (et puis ça réduit le trou de la sécu !"...

        Oui j’ai peur de ça. Peur pour ma peau. Peur de ne plus avoir suffisament d’esprit critique pour résister à ça.

         

        De plus, vous dites :

        "Du reste, je pense que sa souffrance était surtout morale."

        J’ai donc l’impression que vous plaidez aussi pour l’euthanasie des dépressifs, non ?

         

        "Qu’elle soit restée fidele à ses convictions malgré son état, mérite le plus grand des respects."

        Je respecte absolument ses convictions, son état, et ses choix. Entendez par là que je ne vais pas dire "c’est une grosse conne". C’est ça le respect.

        Maintenant, le respect, ça ne veut pas dire "considérer que ses convictions étaient justes, que ses choix étaient des choix éclairés, et qu’il faut que la société fasse ce qu’elle aurait voulu"

        Le respect d’une personne morte ne veut pas dire qu’il faut "admettre qu’elle avait raison sur tout"

        Personne ici ne cherche à décrédibiliser Mme Sébire. Personne n’oserait prétendre "de toute façon c’était une sale menteuse, c’était qu’une grosse pouf, ça fait un bon débarras" ! Il en est hors de question.

        Simplement, on est en droit de préciser les circonstances de son combat pour montrer que ses convictions n’étaient peut-être pas si légitimes que ça (il n’y a aucun manque de respect à celà : c’est ce que vous et moi faisons en permanence sur ce forum) et de faire remarquer qu’il n’est probablement pas judicieux d’établir le suicide en un droit dont n’importe qui pourrait exiger de la société l’application pour lui-même.

        Bien cordialement


      • Stéfan Stéfan 31 mars 2008 13:43

        Article très intéressant.


        • Stéfan Stéfan 31 mars 2008 13:46

          PS : en réponse à certains commentaires très hostiles à cet article : il est davantage question dans cet article de manipulation médiatique que d’euthanasie. Ce n’est pas un article sur le droit de mourir dans la dignité, c’est un article sur la transparence (ou en l’occurrence l’opacité) de l’information dans notre pays.


        • Philou017 Philou017 31 mars 2008 14:47

          Oui, sauf que les informations données ne changent strictement rien au fond de l’affaire. Et que ceci apparait comme la volonté de mettre en cause le cas de cette dame de maniere assez hypocrite.

          Que les médias fassent mal leur travail, ca c’est une affaire entendue, surtout pour les lecteurs d’agoravox. mais cette affaire est une bien mauvaise occasion de le dénoncer. Il ya bien d’autre chose à dire à ce sujet..


        • T.REX T.REX 1er avril 2008 12:15

          NON, cet article ressemble davantage à de la désinformation manipulatrice !

          L’auteur n’a aucune preuve de ce qu’il avance ! Et pourquoi les médecins qui en savent soit disant plus long ne sont-ils pas intervenu dans le débat lorsqu’il était encore temps de désamorçer la situation ?

          ENSUITE C’est trop tard : Opposez-vous maintenant ou taisez vous à jamais ! Tel est le règle !


        • Serge 31 mars 2008 14:03

          C’est exact je l’ai entendu dans l’émission C dans l’air. Ça n’enlève rien à l’affaire : elle voulait mourir car elle se savait condamnée et ne voulait pas être prolongée, or on lui a refusé ce droit.

          On n’a pas mis en place un état pour qu’il nous dise si on a le droit de mourir ou non ou pour qu’il se comporte en Zorro, comme si le machisme avec les citoyens lui était soudain permis !

          Car si l’état n’est qu’un despote élu, on n’a rien gagné à faire la révolution.


          • Icks PEY Icks PEY 31 mars 2008 14:33

            @ Serge

            Mais je crois que cela a à voir avec l’affaire.

            Indépendamment de son droit ou non à se faire accompagner dans son dernier geste qui ne relève pas de mon article, certains l’ont compris, je souhaite souligner le fait qu’on a manipulé une situation humaine pour générer de l’empathie et de la compassion.

            Il est quand même troublant de constater que les militants de l’euthanasie soient obligés de mentir sur les situations médiatisées pour faire passer leurs idées.

            Concernant Vincent Humbert, on a dit à qui voulait l’entendre qu’il voulait mourrir alors qu’une partie du corps médical entourant Vincent prétendait le contraire, notamment son kiné dont le témoignage a été bien peu divulgué. En réalité, selon le kiné, c’est la mère qui n’en pouvait plus.

            Voir ce lien : http://www.20minutes.fr/article/197710/France-Le-masseur-kinesitherapeute-de-Vincent-Humbert-affirme-qu-il-ne-souhaitait-pas-mourir.php

            Concernant Chantal S., on a prétendu qu’elle souffrait le martyre et qu’aucun soin palliatif ne pouvait venir à son secours : on s’aperçoit qu’il n’en est rien.

            Moi, cela me choque que des décisions sur ces sujets capitaux soient influencés par des manipulation d’opinion et des mensonges à grande échelle.

            Icks PEY


          • Philou017 Philou017 31 mars 2008 14:52

            Dans votre lien :

            "Selon le quotidien, SOS Fin de vie, une association anti-euthanasie « d’inspiration catholique » a financé le mini-clip."

            On voit bien quelles sont vos sources d’inspiration. Sources dont vous évitez soigneusement de parler, affichant une impartialité de façade parfaitement hypocrite..

            Méprisable, Icks Pey.


          • Icks PEY Icks PEY 31 mars 2008 16:15

            @ Philou

            Méprisable icks PEY ?

            Parce que l’entretien du kiné a été réalisé par une asso dont vous n’approuvez pas l’orientation ?

            Mais figurez vous que je me moque de qui dit quoi à partir du moment où ce qui est dit alimente ma réflexion.

            Le jour où les cathos diront que l’eau, ça mouille, vous direz qu’ils disent n’importe quoi car ils sont cathos ?

            Dire qu’un homo dit des conneries sous prétexte qu’il est homo, c’est de l’homophobie, on est d’accord ? Dire qu’un catho dit des conneries sous prétexte qu’il est catho, c’est quoi sinon de l’homophobie ?

            Icks PEY


          • Philou017 Philou017 31 mars 2008 16:43

            Ce que je vous reproche, c’est de ne pas déclarer clairement votre position anti-euthanasie, et pourquoi pas vos convictions religieuses. A partir de là, votre article parait viser à décridibiliser cette dame de maniere hypocrite.

            Comme je l’ai dit plus haut, que cette dame ait refusé de se droguer change tres peu de choses au fond du probleme. Sa vie était devenue insupportable pour des motifs que tout le monde comprend bien.

            Essayer de rendre cette dame "coupable" de son probleme et sous-entendre qu’elle aurait pu "se soigner" cherche à dévier le probleme d’une façon peu glorieuse et peu respectueuse.

            Personnellement, je suis pro-euthanasie, dans le sens ou tout le monde devrait avoir le droit de mettre fin à sa vie dans la mesure où elle est insupportable.

            Je propose que les cas posant probleme soient examinés par une commission tri-partite comportant un ou plusieurs membre de la justice, de la médecine et de la société civile. Et surtout pas de religieux.

            Je pense que la question de l’euthanasie ne peut être discutée sereinement à cause d’une minorité religieuse aggripée à des dogmes irresponsables. Le "respect de la vie" dont ils parlent n’est que l’expression de la peur de la mort, transformée en sacralisation excessive et obtue de la vie, qu’il faut défendre à n’importe quel prix, y compris ceux de l’indignité et de la souffrance.

            Les politiques refusent d’assumer leurs responsabilités par peur de s’aliéner un électorat catholique, et de s’avancer dans un débat peu porteur politiquement. Honte à eux.

            Voilà, pour mes positions, que je n’ai pas peur d’afficher.


          • Icks PEY Icks PEY 31 mars 2008 17:21

            @ Philou

            En fait, vous voulez jouer au jeu de la vérité, c’est ça ??

            LoL.

            Ma position sur l’euthanasie ? Je n’ai pas le sentiment de l’avoir cachée et puis ce n’était pas l’objet de l’article. Je trouve cela stérile de donner une position : ce n’est pas la position qui compte, mais plutôt le raisonnement qui en est à la source.

            Mes convictions religieuses ? Elles sont compliquées. Mais grosso modo, je peux dire que je suis un catholique pratiquant non croyant. Cela vous parait étrange ? Peut-être. Disons que le principe d’un dieu heurte ma rationnalité, mais, qu’en même temps, le regard de l’eglise catholique sur l’humanité et les questions d’éthique, notamment, me semble très bien inspiré. Je suis un vaticaniste agnostique, si vous voulez.

            Sinon, je suis hétérosexuel, marié, j’ai plusieurs enfants et j’ai eu la chance de voir ma mère accompagner sa propre mère dans ses derniers jours (de ma grand-mère, donc) et cela a été pour moi un modèle d’amour filial extremement puissant. D’une certaine façon, j’ai participé à cette épreuve en venant avec mes enfants mettre un peu de bruits dans ces mourroirs. Et lorsque vous croisez des personnes qui pleurent lorsqu’ils vous disent ne jamais, ou si peu, voir leurs petits enfants, vous touchez du doigt ce que l’abandon affectif et familial veut dire.

            Plus sérieusement, il y a des choses fausses dans ce que vous dites. un catholique n’a pas peur de la mort. Au contraire, la mort est le moment de la libération, le moment de la rencontre avec Dieu. Et comme la vie terrestre est bien souvent l’occasion de péchés, il n’est pas si souhaitable d’y rester trop longtemps. Une soeur carmélite, Elisabeth de la trinité suppliait ainsi son Dieu de la rappeler à lui très vite pour lui éviter d’être trop longtemps sur terre où le péché était tentant ...

            Dans l’absolu, un jeune baptisé qui décède monte directement au paradis pour l’éternité ... c’est largement plus tenant (pour ceux qui y croient), non ?

            Enfin, vous parlez de l’électorat catholique ... vous me faites bien rire. Les catholiques pratiquants rassemblent maxi 10 ou 15% de la population, donc le lobby catho est un fantasme de parano franc maçon. On ne peut pas dire que l’Eglise de France ait fait trembler le Téléthon ...

            En revanche, ce qui est sûr, c’est que l’Eglise catholique est encore suffisement forte pour exercer un droit d’alerte lorsqu’elle estime que l’éthique (la morale étais-je tenté d’écrire) est en danger. Elle ne sombre pas le politiquement correct et ose poser les débats de société qui méritent de l’être, au mépris de tout lobby politique ou économique.

            Icks PEY


          • T.REX T.REX 1er avril 2008 09:55

            Mon cher icks pet,

            Vous devriez arrêter de vous manipuler...euh, pardon de vous faire manipuler ...c’est bien meilleur !

            AVOUEZ LE ? Vous êtes contre l’Euthanasie active ! Allez ? Tout deviendra ainsi plus clair...pas besoin de chercher des arguments qui n’existent pas.

             

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