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Accueil du site > Actualités > Médias > La fin de la propriété du contenu

La fin de la propriété du contenu

C’est Proudhon qui serait (user generated ? :o) content. Le Net semble répondre parfaitement à sa phrase La propriété, c’est le vol. L’appropriation par les internautes de l’information est en effet caractéristique d’une volonté de supprimer le support de diffusion du message. On retrouve là la notion de P2P de l’information développée mercredi dernier.

La syndication via les fils RSS et l’utilisation des API permettent à une information d’exister sur de multiples supports, au point parfois de ne plus savoir qui en est le créateur. Remarquez comme il est difficile de trouver la source d’une idée qui est reprise de blog en blog.
L’émetteur perd totalement la propriété de son information. Voilà un sérieux problème pour un média. Alors qu’avant, ses clients (lecteurs, auditeurs, téléspectateurs) venaient chez lui voir une information, maintenant ils reprennent l’information sur leurs propres supports. Désormais, ce qui a de la valeur, c’est réellement l’information, et non plus le support ou le créateur. Comment peut-il rentrer dans ses frais de production de contenu ?

Intégrer la publicité dans l’information ?

L’idée n’est pas neuve, on pense aux services proposés par une société comme IntelliTxt (et l’approche semble similaire du côté de vpod pour la vidéo). Vous l’avez sans doute remarqué sur quelques sites, certains mots au sein de l’article sont doublement soulignés ou d’une couleur particulière. Quand vous passez votre souris dessus, une pub apparaît. Cette dernière n’est plus dans l’environnement de l’article mais directement intégrée au contenu. Jetez un oeil chez ratatium par exemple. Quels sont les retours des usagers sur cette technique ? Trouvent-ils cela trop intrusif et finissent-ils par ne plus retourner sur le site ?
Il semblerait que la solution ait du mal à s’installer. Mais ce sont sans doute les créateurs de l’information qui ne se sentent pas près à "pervertir" leur contenu car, quoi qu’on en dise, cela perturbe le lecteur.

Intégrer la pub dans l’information "syndiquée"

En réalité, ces solutions sont tout à fait pertinentes, mais elles ne semblent pas installées au bon endroit. Il faudrait qu’elles soient visibles lorsque l’article est lu dans un lecteur de flux RSS ou repris sur un autre site, mais pas sur le site d’origine. Sur ce dernier, la pub peut rester dans l’environnement. C’est même ce qui apportera un confort de lecture et, pour certains lecteurs, un avantage à venir chez lui plutôt que chez les autres, où la même information est perturbée par ces liens.
Bien sûr, rien n’empêcherait quelqu’un de copier-coller l’information et de la redistribuer sans pub, mais nous tombons dans les travers d’une population marginale. Un problème à prendre en compte, mais qui ne remet pas en cause le modèle.

Feedburner et les autres services de gestion de flux RSS pourraient intégrer ces solutions. Cela serait une solution pour monétiser les flux RSS. Vu que l’information va maintenant chez le lecteur et que le lecteur ne vient plus sur le site source, c’est un moyen de continuer à pouvoir financer la production de contenu. En tout cas, pour le moment, peu des 60 flux que je reçois intègrent de la pub.

A propos de pub dans les flux, lire :
. Jean-François Ruiz "Feedburner ouvre son offre de monétisation de flux"
. sur silicon, "Peut-on faire de l’argent avec le RSS ?"


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9 réactions à cet article    


  • Johan Johan 21 septembre 2006 12:29

    Il faut juste revoir comment financer la création.

    C’est gratuit quand ça a été payé une fois.

    Mais dites moi, ne nous orientons nous pas vers un monde ou chacun fait ce qui lui plait bénévolement, à coté de son travail et pour les autres ? Chris Anderson prédit que la prophétie de Marx dans laquelle nous cumulerions les métiers qui nous plaisent plutot que les gagne pains va se réaliser.

    En même temps, j’ai pas lu Marx...


    • David (---.---.92.11) 21 septembre 2006 14:25

      Pourquoi vouloir toujours faire de l’argent ? L’air appartient à tout le monde pourquoi pas une idée ? Si les créateurs se plaignent de pas être rémunéré pour et bien qu’il ne crée plus d’idée ou qu’il fasse un taf qui rapporte...Mais c’est pas celà qui tuera les idées, ni la création..Je crée parce que j’en ai envie par pour gagner de l’argent. Pour gagner de l’argent il y a des vrais métiers.


      • (---.---.22.125) 21 septembre 2006 14:56

        Gentil troll, l’hiver approche. As-tu fait tes provisions pour hiberner ?


      • dop (---.---.122.68) 21 septembre 2006 15:13

        Je ne suis pas sur de comprendre ce que des API ( Application Programming Interface ) vienne faire au début de l’article. API pour quoi ? pour quel service ?


        • Philgri (---.---.140.36) 21 septembre 2006 15:19

          1 an pour discutailler Davsi, pour le résultat que l’on connaît ! Alors les choses sérieuses, nous verrons bien après le déluge...

          La pub à toutes les sauces, c’est raté avec l’info !

          Les taxes,bon faciles. Mais ce qui est de régler le problème de fond... ouffffffff. dans une autre vie, sur une autre planète et encore...

          philgri


          • info (---.---.198.247) 21 septembre 2006 15:59

            C’est un faux debat, le rss a ce succes parce qu’il est gratuit et libre à chacun de le lire. Pourquoi tant d’editeurs de contenu intègrent le rss ? Simplement un effet de mode ?

            non c’est parce qu’il rapporte de nouveaux lecteurs et donc plus de pub vue sur leurs sites... (un flux rss c’est pas la totalité du contenu, il faut cliquer sur le site pour en connaitre la totalité)

            Ceux qui souhaitent mettre de la pub dans leurs fils rss, qu’ils le fassent mais leur audience baissera à coups sur ...


            • gem (---.---.117.250) 21 septembre 2006 19:39

              On ne peut pas parler de « propriété » sur de l’information publique.

              Parce que, par définition, une information publique ça n’est pas une chose qui est « propre » à quelqu’un, mais un truc dont tous le monde dispose ou peut disposer. Un secret, oui, mais pas un truc public. C’est toute la différence entre le numéro de code de la carte bleue de Johnny (c’est vraiment sa propriété !) et une de « ses » chansons.

              Parce que la propriété inclut trois éléments : usage (usus), exploitation (fructus), vente ou destruction (abusus). Et, avec l’information, pas d’« abusus » sans piratage, et même piratage général (il faudrait fouiller partout chez tout le monde pour en extirper toute trace de l’information). Et le pirate doit faut faire vite, en plus, plus vite que la réplication de l’information ! Pas évident...

              Faut pas se tromper, le « pirate » ce n’est pas celui qui diffuse une information qu’il détient, c’est celui qui cherche à détruire cette information ou en empecher la diffusion : donc le pirate c’est la « major » avec ses DRM, pas l’utilisateur du P2P.


              • (---.---.162.15) 21 septembre 2006 21:19

                Qu’est-ce que cherche cet article ? Le meilleur moyen pour nous faire avaler de la pub ?

                Am.


                • info (---.---.77.10) 22 septembre 2006 00:50

                  Je crois en effet que ca y ressemble fort !

                  Mais c’est pas nouveau, d’autres articles par le biais de la sécurité cette fois-ci : http://www.francematin.info/Lecteurs-de-blogs-et-de-fils-d-actualite-attention-danger-_a6869.html

                  C’est assez facile d’ailleurs de se premunir contre une eventuelle attaque, de nombreux lecteurs nettoient avant de diffuser.

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