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Accueil du site > Actualités > Médias > La gauche peut gagner, voilà pourquoi

La gauche peut gagner, voilà pourquoi

Les règles d’apparition sur les grands médias régulés par le CSA vont changer. Il y a maintenant une certitude d’au moins douze candidats. Or, ceux-ci vont bénéficier d’une équité dans les temps de prise de parole. Une analyse rapide montre que les voix de gauche et les voix de femmes, toutes à gauche, vont être mieux entendues. Et en symétrie, l’absence de femmes à droite ainsi que le discours machiste va pousser les femmes françaises à la gauche de l’échiquier politique.

Sur douze candidats, trois (Besancenot, Laguillier et Schivardi) sont plus ou moins trotskystes (25% !), et trois autres peuvent être considérés comme à la gauche du PS (Bové, Buffet et et Voynet). Cela fait 50% de candidats pour une gauche d’un vieux parti, le PS, que les observateurs s’accordent encore à voir à la gauche de l’échiquier politique.

De l’autre côté, nous avons 5 candidats qui sont plus ou moins à droite dans une cohorte emmenée par Sarkozy, Bayrou et Le Pen. Les autres sont des marginaux de droite à portée locale comme de Villiers et le candidat de chasse et pêche.

Avec le système de répartition de temps de parole qui s’applique maintenant, le discours de gauche sera beaucoup plus présent qu’avant. Cela ne manquera pas d’avoir une influence très grande sur les couches populaires qui ne commenceront à s’intéresser à cette élection qu’au cours du mois d’avril. Le premier effet de cette campagne véritable sera de replacer Bayrou là où il est, à droite.

Ceci va démontrer en même temps que les sondages actuels sont superficiels car ils ne montrent pas 1) que Le Pen est très fort en discours et 2) que la gauche peut gagner ces élections. La force de conviction de Le Pen réside uniquement dans son excellent maniement de notre langue. Il a un rapport à la langue française qui constitue dans son esprit une arme politique majeure. Ce discours est cependant immédiatement identifié à son contexte par la majorité des auditeurs qui regrettent siimplement l’absence de tribuns à gauche, à droite ou au centre. Là où le contenu du discours est lié au contexte du programme et de l’équipe, le performance de Le Pen ne peut convaincre. Il n’en reste pas moins que les sondages le sous estiment. Il s’agit dans ce cas de "votes discrets" qui se portent actuellement sur Sarkozy surtout et ensuite sur n’importe quel autre candidat ou dans le refus de s’exprimer. Le Pen est encore un vote dont seuls les convaincus de longue date sont fiers de l’affirmer au téléphone. Le Pen a donc un taux d’assurance supérieur à tous les autres dans les techniques actuelles de sondage.

Le Pen fait partie d’une offre politique permise par notre système de sélection des candidats à la présidentielle (500 signature d’élus). Ce système de désignation des candidats à l’élection présidentielle fait partie de notre Constitution et doit être préservé. Par ailleurs, des primaires devraient être encouragées pour arriver à diminuer le nombre des candidat de manière consensuelle. C"est possible et Ségolène Royal en a fait la démonstration. Le réel problème est la structure du système des médias de masse en France. Le duel Royal/Sarkozy avait été prédéterminé par ces médias dans l’espoir de voir triompher facilement Sarkozy. Cette idée machiste a immédiatement été vue et dénoncée, entre autres par Bayrou qui en a fait un levier d’ascension politique. Il profite lui-même maintenant de ce phénomène destiné cette fois à éliminer Ségolène Royal non plus au second mais au premier tour.

Nous allons voir maintenant les limites de ce système médiatique centralisé dans les semaines qui viennent. Ce système est de moins en moins regardé pour se faire une opinion dans une période où les fidélités sont issues de réunions réelles familiales et personnelles. Le système centralisé des médias a les avantages et les inconvénients des spectacles. Grande attention sur le moment et oubli le surlendemain. Dans la configuration définie aujourd’hui par le Conseil constitutionnle (12 candidats), un tel rapport médiatique est plus ou moins mis en échec. La multiplication des interventions de gauche alliée à une disponibilité sur Internet des discours surtout pour les jeunes des milieux populaires (Dailymotion) va probablement contribuer à les ramener vers les bureaux de vote. C’est la première fois qu’une élection française fait un usage massif de la vidéo disponible à la demande sur Internet. Il faut aussi noter qu’il y a un nouveau corps électoral par rapport à 2002 dont le comportement est peu étudié.

L’échéance arrive et le vote devient sérieux. C’est pourquoi, Ségolène Royal a raison de dire que la 6e République arrive. Même si rien ne change sur le plan constitutionnel, ce qui ne sera pas le cas, la nouvelle génération des 40-60 ans qui prend le pouvoir ne pourra ni ne voudra gouverner comme avant. Et dans ce changement, une femme représente un atout de stabilité dans le changement. Cet atout est à gauche, avec Ségolène Royal, bien sûr, mais aussi avec Mmes Buffet, Voynet et Laguillier qui, outre leurs idées politiques qu’on peut ne pas partager, représentent une percée féminine sans équivalent à droite. Là se fera la différence. Avec, en plus une caution interne discrète de Simone Veil qui critique déjà Sarkozy (désaccord sur l’union entre immigration et identité nationale) et Bayrou ("le pire de tous"), le camp de la droite est bien machistement isolé.

Du côté des "jeunes", il n’y en a qu’un dans la liste des candidats : Olivier Besancenot (31 ans quand même), et il est à la gauche de la gauche. Donc, ces messages de gauche au nombre de 7, médiatisés en respectant les règles du CSA, dans un climat de recherche de solutions concrètes, voire de ruptures avec le passif UMP-PS vont nécessairement avoir un impact sur le corps électoral. Ce sera visible dès la première semaine du mois d’avril.

Ensuite, le rapport à l’Internet permettra d’y voir se confronter deux catégories d’âge : les retraités qui disposent de temps libre pour y intervenir avec une bonne expérience de l’écrit politique et les jeunes qui sont plus familiers avec les machines qu’avec la tradition politique. L’évolution des opinions sera alors toujours aussi complexe à mesurer que maintenant car les instituts de sondages sont très obscurs sur leur méthodologie. Leur idée du "secret professionnel" pour établir leur chiffrage ne semble pas résister à l’analyse et engendre une vague forte de soupçons. D’autant plus que Mme Parisot qui joue un rôle majeur dans la campagne possède en propre un institut de sondage. Sur cette question, il serait important que des sociologues puissent constituer un comité scientifique et d’éthique qui vérifierait tous les sondages publiés dans la grande presse par les grands instituts. Une sorte de CSA des sondages. Comme ceux-ci ont été inventés par des sociologues autrichiens émigrés aux États-Unis pour fuir le nazisme, on rétablirait la crédibilité d’une science née à gauche et trop galvaudée actuellement par un marketing de droite. Il serait bon de veiller à surveiller les instituts de sondage. IPSOS semble déjà l’avoir compris en proposant des résultats quotidiens.

Manifestement, la gauche doit faire une travail sociologique scientifique pour élaborer des outils plus conformes au réel. Comme l’INSEE est en train de le proposer pour mesurer l’augmentation du coût monétaires des moyens de notre existence. On sait que l’analyse des médias est cruciale pour faire de la politique aujourd’hui. Les techniques sont encore peu fiables et peu surveillées cependant. Les instituts misent sur 1000 personnes, au mieux, pour construite un échantillon représentatif de la population électorale. Ce qui est, par exemple, le même échantillon pour le Québec (7,5 millions d’habitants) que pour la France (64 millions). Le Québec aura ses élections législatives provinciales le 26 mars prochain et les sondeurs procèdent à leurs analyses avec des échantillons semblables à ceux de la France.

Or, les sondages, partout, se fondent sur une population qui dispose de téléphones fixes ce qui définit une strate de la population qui tend à exclure les utilisateurs de mobile et de forfaits de type Livebox, par exemple. Comme les études internationales considèrent que ces nouveaux moyens de communication sont utilisés surtout par des jeunes dynamiques mais peu argentés, on voit que ces couches sont exclues des sondages. La technique des sondages a donc peu à peu perdu de sa fiabilité au cours des années 90 pour des élections avec de nombreux candidats comme celle de la présidentielle en France au 1er tour.

De toutes les candidatures, celle de Ségolène Royal a, dès le début, cherché à utiliser les ressources procurés par Internet. Mais cette campagne de la Blogosphère "Désirs d’avenir" n’est de facto pas visible dans les sondages des instituts qui ont pignon sur rue. De plus, il est difficile de traiter par sondages sociologiques une population mobile dont l’adresse réside parfois uniquement dans son numéro de cellulaire.

Quand on regarde l’offre de candidature de la droite, elle correspond à la tradition masculine qui propose des arrivistes, de rassurants et des excités. Les progrès de la médecine permettent aujourd’hui de présenter des excités septuagénaires, ce qui est un bon signe pour l’avenir du genre humain mais dans le cas de l’offre politique actuelle une exception française dans l’incarnation de l’extrême droite.

La gauche française peut gagner ces élections présidentielles en conséquence de la structure médiatique qui découle de la liste de candidats dévoilée aujourd’hui, du fait que les femmes y jouent un rôle accru grâce à la gauche et aux idées libérales qui structurent notre vie quotidienne et que la jeunesse pourra se définir une opinion en cours de campagne avec des des critères non perceptibles par les techniques actuelles de sondage. De sa participation effective au vote final dépendra la victoire de Ségolène Royal. Or, si la gauche a toutes les chances de l’emporter selon l’analyse développée ici, elle ne s’est pas donnée les moyens de vérifier la portée de son action. Là est le défaut de la cuirasse. Elle a misé et mise encore sur les grands médias de masse pour avoir des retours quantifiés de ses performances. Et cela peut lui faire perdre confiancve en elle-même. On le voit actuellement au sein du PS. Ce qui fait dire à Ségolène Royal que tout va dépendre d’elle et d’elle seule. Elle fait ainsi de mauvaise fortune bon coeur car il lui manque un outil de vérification fiable de son impact électoral. Pourra-t-elle le construire en quelques semaines en dehors des sphères de pouvoir central, là où Jospin disposant de Matignon avait lamentablement échoué ? Une possibilité, n’est pas une probabilité. Même une forte probabilité est loin d’être une certitude. Une chose est sûre, elle a eu l’intuition qu’il fallait chercher dans cette direction et qu’ainsi elle pourrait faire gagner la gauche aux présidentielles et effacer 2002. Le comportement de Simone Veil à droite est un précieux indicateur de la pression qui commence à s’exercer sur les femmes pour glisser à gauche de l’échiquier politique.


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178 réactions à cet article    


  • 1984 (---.---.62.213) 21 mars 2007 13:04

    Vous passez à côté de l’essentiel : Un Programme.

    Il ne suffit pas de dire « Bouh, les vilains machos...Votez pour moi je suis une femme »

    Et je ne vois pas non plus pourquoi une femme serait forcément douce, gentille, pour un changement en douceur...Ca, c’est du cliché Cosmopolitan, rien de plus.


    • jujubinche (---.---.235.222) 21 mars 2007 15:04

      « Et je ne vois pas non plus pourquoi une femme serait forcément douce, gentille, pour un changement en douceur. »

      Je n’ai pas lu cela.


    • fred (---.---.243.30) 21 mars 2007 15:32

      Vous ne pensez quand même pas que les français sont bêtes au point de voter pour un programme ? Près d’un demi siècle de programmes jamais appliqués les rendent plus subtils que vous le penser. Le président(e) c’est d’abord une posture, une allure, une crédibilité, un entourrage, une notoriété, un physique (eh oui !), une rencontre avec l’électorat... Le programme ??? Oui, cela joue mais il n’est qu’un des parametres, certainement pas LE parametre.


    • hubert (---.---.219.119) 21 mars 2007 18:02

      D’accord avec Fred et vous allez voir toutes les biches de l’UMP sortir du bois pendant ce mois qui nous sépare de l’échéance. Les Valérie Pécresse, Roselyne Bachelot, et autres blondes, brunes dont j’ai oublié les noms mais que l’on voit et entend de plus en plus dans les médias sous le prétexte qu’elles ont écrit un livre ou qu’elle ont participé à une réformette. Et ce n’est qu’un début.

      Le contre-poids féminin aux femmes de gauche et surtout à S.Royal sera donc assuré par les femmes de l’UMP, tout à fait conscient que les élections se jouent aussi sur ce terrain quelque peu superficiel mais néanmoins réel. En tous cas nous n’aurons jamais vécu de campagne électorale aussi sexuée que celle-ci.


    • COLÈRE (---.---.75.220) 21 mars 2007 21:01

      @hubert

      « SOUS LE PRÉTEXTE qu’elles ont écrit un livre ou qu’elles ont participé à une RÉFORMETTE »

      ben dis donc, si c’est pas de la misogynie primaire, je ne m’y connais pas


    • hubert (---.---.177.204) 21 mars 2007 22:30

      @rouge de COLERE

      Ce n’est pas moi qui ai inventé le machisme en politique qui se traduit par des places de seconde zone délivrées aux femmes au sein des partis et des gouvernements, à quelques rares exceptions prés, je ne fais ici que le retranscrire.

      D’autre part sortir un livre écrit par un « nègre » pour passer sur les plateaux télé est une vieille technique utilisée pour parler d’autre chose, et notamment soutenir son candidat, et ce n’est pas une exclusivité féminine, je vous rassure... smiley


    • morigan (---.---.218.170) 22 mars 2007 09:03

      Ségolène n’est pas une tendre, c’est le moins qu’on puisse dire, elle est certes dure à la tache comme la plupart, mais très autoritaire... Dans L’Express : René Sylvestre : « Bayrou au top, Ségo fait flop » propos recueillis par Eric Mettout, à cette adresse, vous pourrez lire : http://lesjeuneslibres.hautetfort.com/archive/2007/03/19/oui-a-un-debat-televise-entre-les-candidats-a-la-presidentie.html

      Mais rien n’indique qu’elle ne sera pas une mauvaise présidente, les français regrette la monarchie et parfois apprécie le culte du chef, et de l’autorité (de gauche pour la gauche et de droite pour la droite). Mais parfois elle n’est pas très à l’écoute, Élisabeth Guigou l’a évoqué au sein du PS, même si paradoxalement il semble qu’avec les débats participatifs cela est changé...


    • camelia (---.---.194.21) 24 mars 2007 14:17

      Tiens, cela fait longtemps que je n’ai pas entendu RBachelot !!! Comment cela se fait-il ?


    • camelia (---.---.194.21) 24 mars 2007 14:30

      Tiens, cela fait longtemps que l’on n’a pas vu R.Bachelot. Que devient-elle ?


    • marc (---.---.56.108) 25 mars 2007 01:10

      Droles de discours que le votre... Je vous renvoie sur le site « Desirs d’avenirs », ou vous apprendrez d’ou vous venez et ou vous irez... Avec comme regle d’or « Sauver l’écologie et l’humain » ; je veux y croire parce que mes 2 enfants ( thomas:10ans et laura:9ans) ont droit comme les votres, à l’éducation, aux soins gratuits avant 18 ans, à l’égalité, à la fraternité entre tous les français, à la liberté pour laquelle beaucoup ont payé de leurs vies. Apres le 22 Avril il sera trop tard, le choix est immediat, COMMUNUTARISME de SARKOSY ou LAICITE,EGALITE,FRATERNITE,LIBERTE de SEGOLENE. Vous pourrez dire à vos enfants, vous aussi, j’ai contribué à ce tournant décisif pour mon pays. Je veux y croire Je vous en remercie


    • nessoux (---.---.25.117) 21 mars 2007 13:28

      Tout est dit dans le titre. Le doute est de rigueur.

      Quand aux femmes qui vont « bien-sur » voter Ségo vous les prenez pour des truffes. Les femmes sont beaucoup plus à même de juger de l’imposture royale car leur jugement n’est pas faussé par des critères de beautitude.


      • (---.---.111.251) 21 mars 2007 13:37

        L’apparence joue aussi, ne le niez pas (Jospin, assez pâle et austère en sait qchose...) Et il y a des femmes sensibles à la « beautitude » d’autres femmes ne l’oubliez pas ;o)

        A l’inverse certaines femmes sont absolument intransigeantes vis à vis de leurs congénères...

        bREF 1 partout match nul, tout cela s’annule.

        On ne votera pas pour Royal parcequ’elle est une femme mais si c’est elle la nouvelle Présidente sa BEAUTE et sa classe naturelle ne gacheront rien (c’est toujours mieux qu’un Casimir ou qu’un petit nerveux au teint bileux)


      • (---.---.183.95) 21 mars 2007 13:38

        Oui, les français ne sont pas dupes du jeu de rôle que jouent d’un côté Ségo qui veut recueillir les voies des femmes, Sarko les voix des hommes et Bayrou les voix des petits enfants de Casimir. Résultat : Mr Blanc Président de la République ou le Pittbull borgne smiley


        • (---.---.183.95) 21 mars 2007 13:39

          Décidé je vote pour Michel Blanc !! smiley


        • LE CHAT LE CHAT 21 mars 2007 13:43

          et moi pour blanc bonnet ! smiley


        • dégueuloir (---.---.113.160) 21 mars 2007 22:16

          et moi pour Michel Noir....LOL !


        • LE CHAT LE CHAT 21 mars 2007 13:41

          le reservoir de voix à gauche est si mince et la candidate droitière du PS aura du mal à faire avaler sa couleuvre blairiste à la gauche véritable , dans le cas improbable où elle accéderait au second tour .


          • Yannick J. Yannick J. 21 mars 2007 13:58

            « Quand on regarde l’offre de candidature de la droite, elle correspond à la tradition masculine qui propose des arrivistes, de rassurants et des excités. Les progrès de la médecine permettent aujourd’hui de présenter des excités septuagénaires, ce qui est un bon signe pour l’avenir du genre humain mais dans le cas de l’offre politique actuelle une exception française dans l’incarnation de l’extrême droite »

            Euuuhh rien que pour faire un pendant gauchier de la chose : Une offre de candidature à gauche se résume à des utopies des années 70 ou alors une arriviste (un peu quand même, si, si, se faire élire sur une base de sondage...), une rassurante (ou qui se veut comme telle), des excités (et excitées)....

            euh bon d’accord, mais les autres arguments, les vrais alors ? ils sont où ? aaahhhh d’accord, Ségolène est une femme donc ça explique tout !!!! Bien piètre jugement de notre société, permettez moi de le dire....


            • esteban (---.---.214.119) 21 mars 2007 14:00

              La fausse gauche, c’est à dire le PS, touche le fond en ne proposant comme seule réponse à la droite libérale : plus de femmes !

              C’est de la pure idéologie, en quoi serait-il préférable d’avoir une femme présidente plutôt qu’un homme ? La femme est-elle sensée représenter la gauche ?

              Ce qui me gêne le plus dans cette histoire c’est que ce postulat n’est jamais discuté, il est imposé, malheur à celui demande une justification celui-ci se retrouve classé dans les rangs des fachos retrogrades.


              • (---.---.186.214) 21 mars 2007 14:14

                La gauche, la vraie, ce n’est pas le PS, parti de la Gauche Caviar. Le PS devrait changer de nom : PGC !


                • (---.---.186.214) 21 mars 2007 14:14

                  La réalité de cette candidate est un désastre pour tous les enseignants, des centaines d’entre eux ont été accusées à tort à cause de la circulaire Royal et leur vie détruite, sans parler de dizaines de suicides d’enseignants... Il faut lire « L’école du soupçon » de Marie-Monique Robin, édition La Découverte et consulter le site du Collectif JAMAC. Cette candidate a fait assez de mal à l’éducation nationale pour éviter qu’elle en rajoute. Aucun enseignant bien informé ne peut voter pour cette candidate sans se trahir et trahir la mémoire des disparus.

                  Livre : http://www.editionsladecouverte.fr/asp/actualites/alaune_arch2.asp?alaune_id=28

                  Collectif Jamac : http://jamac.ouvaton.org/misencaus.htm

                  Bernard Hanse : http://bernardhanse.canalblog.com/archives/2006/11/29/3196333.html


                • Trash Titi (---.---.135.209) 21 mars 2007 15:04

                  Aaaaah, c’est donc pour ça que depuis quelques temps, Dame Marie-Ségolène ne fait pas une déclaration sans parler des enseignants. Un pilier de l’avenir comme elle dit (c’est pas un peu immobile ça, un pilier).

                  La drague « gros sabots » dont est l’objet actuellement le corps enseignant est particulièrement douteux quant au fond. Donne moi tes voix, après on verra...  smiley


                • LE CHAT LE CHAT 21 mars 2007 15:29

                  zé cru voir un ptit titi ! smiley


                • at97434 (---.---.158.162) 22 mars 2007 08:31

                  ASSEZ. Dans tous les forums, nous voyons apparaitre ce discours faisant référence à Ségoléne ROYAL et à l’Education NAtionale. Certes, je suis le premier à considérer ce secteur des services comme prioritaires, mais pas ses personnels. Ils sont pour la plupart dévoués au-delà des images véhiculées de ci, de là, mais une partie d’entre eux devrait quand même se remettre en question et SURTOUT arrêter de rester dans ce communautarisme digne de SARKOZY. L’élection à la Présidence est d’un autre niveau que le relation Ministre-Syndicats et ici on vous demande de penser aussi aux autres qui ne sont pas enseignants et souffrent bien plus qu’eux. Assez de jérémiades.


                • Voltaire Voltaire 21 mars 2007 14:22

                  J’avoue ne pas avoir compris grand chose dans cet article, peut-être parce que je suis un homme ? Pourtant, le titre était alléchant... A défaut, je vous propose quelques remarques peut-être plus directement liées à la question posée :

                  La gauche peut-elle gagner ? Evidemment, oui, mais pas sans mal.

                  Le premier obstacle est bien sûr l’arrivée sur le terrain médiatique des candidats à gauche du PS. Mécaniquement, ils peuvent, en gagnant des voix, diminuer d’autant le score du premier tour de Ségolène Royal. Même si cette dernière parvient à regagner une partie des électeurs qui se prononcent actuellement en faveur de François Bayrou, la marge de manoeuvre est très mince.

                  Le second obstacle, en cas de qualification pour le second tour, est de convaincre un nombre suffisant d’électeurs centristes à voter pour elle. Or, la tactique actuelle du PS de taper à bras raccourcis sur le président de l’UDF et d’exclure définitivement toute possibilité de rapprochement avec ce dernier, tandis que les électeurs de François Bayrou plébicitent la fin du clivage droite-gauche, risque d’être contre-productive. Au contraire, Nicolas Sarkozy ne manquera pas de faire un espace aux bayrouistes centristes au second tour, quitte à décevoir certains de ses propres soutiens.

                  Ceci explique les chances faibles de succès de la gauche dans cette élection. Par son intransigeance et une politique basée sur des bases issues des années 60 d’alliance avec sa gauche, par l’absence de passage à un parti social démocrate, le PS s’est fermé un espace décisif. Il faudrait une série de gaffes extrémistes de la part de Sarkozy pour convaincre suffisament d’électeurs du centre de voter pour Mme Royal.

                  Dans l’état actuel, les chances de succès de la gauche, en cas de second tour contre Nicolas Sarkozy, sont très faibles. En toute objectivité, ses chances de participer à un gouvernement seraient beaucoup plus élevées en cas de victoire de François Bayrou, celui-ci devant dans ce cas son élection à la gauche. Mais comme pour la gauche, ce dernier est un affreux imposteur de droite...


                  • Anthony Meilland Anthony Meilland 21 mars 2007 14:44

                    « faudrait une série de gaffes extrémistes de la part de Sarkozy pour convaincre suffisament d’électeurs du centre de voter pour Mme Royal. »

                    Il a déjà commençé avec son « Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale ».

                    En étudiant les tendances des sondages, on se rend compte que ses intensions de votes sont en chute libre. L’UMP redoute de plus en plus l’élimination de son candidat dès le premier tour.

                    De plus Bayrou semble lui aussi commencé à s’éssoufler, et de nombreux électeurs tradtionnellement socialistes qui penser voir en lui une alternative doutent fortement et se pose de nouveau la question du vote pour Ségolène.

                    Enfin, le Pen monte dans les sondages (14% pour l’IFOP).

                    En prolongeant les tendances actuelles (baisse de Sarkozy, stagnation de Royal et de Bayrou et hausse de le Pen), on arrive finalement à quatre candidats dans un mouchoir de poche.


                  • nessoux (---.---.25.117) 21 mars 2007 14:53

                    A Chapi-chapo

                    C’est beau les rêves ou bien c’est de l’auto-allumage comme dans les voitures d’époque. Mettez une plume sur le chapeau votre photo sera encore plus rigolote !


                  • Jennifer (---.---.146.170) 21 mars 2007 15:10

                    Bonjour Anthony, tu m’plais tu sais !


                  • Eric 21 mars 2007 16:06

                    A Meilland:Oui, comme d’hab, un bon vote Le Pen est le seul espoir d’une gauche sociologiquement minoritaire.

                    Mais c’est une illusion. Toutes les alternances précédentes prouvent qu’aucun parti n’arrive à faire aboutir des réformes qui ne sont pas soutenues par une majorité forte de citoyens même si il a obtenu une majorité parlementaire.

                    Mitterrand n’a pus nationalisé l’école privé, Villepin n’a pu faire passer le CPE, Jospin n’a même pas essayé d’empêcher les licenciement de Renault.

                    C’est pourquoi l’intérêt du pays serait de voter pour celui des candidats qui a la plus forte chance d’emporter un vote d’adhésion fort sur un programme de coloration claire avec des propositions de changements réels.

                    Une des raisons pour lesquelles Chirac n’a pas pu faire grand-chose est peut être que son élection, parasitée par un consensus de refus, ne lui donnait pas de mandat pour réformer notre société.

                    Une victoire Royal n’est pas impossible, mais elle ne pourrait sans doute mettre en œuvre dans son programme que les mesures « conservatoires » pour ne pas dire conservatrice.


                  • Anthony Meilland Anthony Meilland 21 mars 2007 16:12

                    @Nessous

                    C’est fou cette fixation de mes « contradicteurs » sur mon chapeau. Je porte courramment le chapeau, où est le problème ?

                    - Peut-être que cela ne rentre pas dans l’identité nationale défini par Sarkozy ?

                    - Ou peut-être êtes-vous tous jaloux, car vous aimeriez bien porter un si beau chapeau en public, mais vous n’osez pas ?

                    - hypothèse la plus probable : vous n’avez pas d’argument sérieux pour le débat.

                    Quand à la plume, ce chapeau bavarois en avait une à l’origine, mais malheureusement elle s’est envolée au cours d’une fête bien arrosée. Et depuis peu, le chapeau l’a rejoint d’ailleur.

                    @Jennifer

                    Est-ce ironique ? Parceque j’avoue que cela me parait assez incongru


                  • Jennifer (---.---.146.170) 21 mars 2007 16:16

                    @ Anthony : n’avoue jamais, jamais, jamais....Meu non, c’est ton chapeau !!!!


                  • Anthony Meilland Anthony Meilland 21 mars 2007 16:30

                    @Eric

                    « C’est pourquoi l’intérêt du pays serait de voter pour celui des candidats qui a la plus forte chance d’emporter un vote d’adhésion fort sur un programme de coloration claire avec des propositions de changements réels. »

                    Donc, vous éliminer Sarozy de fait, puisqu’il s’agit du candidat le plus anxiogène, et qu’il est fort à parier que, s’il est élu, il y aura des manifestations immenses dès la rentrée contre ces première mesure. Vous semblez éliminer Royal, qui est pourtant relativement proche du centre (éloge de Tony Blair par exemple). Qui reste-il ? Bayrou. Oui, mais son programme n’est pas particulièrement clair, il est même relativement opaque.

                    Merde alors, une élection sans candidat plausible. c’est con quand même !!!

                    @Jennifer

                    Je ne comprends toujours pas !!

                    Tu prends de la drogue ou tu te moque de moi ??

                    Remarque tu peux faire les deux : ceci expliquerait donc cela !!


                  • nessoux (---.---.25.117) 21 mars 2007 16:57

                    @ Chapi-Chapo

                    Dommage d’avoir perdu ce joli chapeau mais bon ca rafraichit le dessus du crane et c’est en effet une condition pour être dans les fichiers de l’identité nationale depuis très longtemps.

                    Certains individus cherchent parfois à se dissimuler sous un chapeau mais ce n’est pas votre cas à l’évidence


                  • arnaud31 (---.---.7.153) 21 mars 2007 18:59

                    Je ne comprends pas bien cette vision arithmétique. Chirac a bien été président en 95 alors qu’il était minoritaire (moins de 20%) au premier tour. Retenez cette maxime qui reste le moteur de toute election : au premier tour on choisit, au deuxième tour on élimine. Or le rejet de Sarkozy est en train de devenir le meilleur allié de Ségolène. Pour elle l’enjeu c’est le premier tour, si elle passe elle sera présidente. La dernière enquête de BVA (disponible sur son site) indique le souhait ou le rejet de chaque candidat. Sarkozy a 55% de Français qui ne voudraient pas de lui et seulement 29% qui le voudraient comme président. Pour ségolène c’est 49% qui la rejettent contre 36% qui la souhaitent. l’ecart entre souhait et rejet est de -13 pour elle contre -26 pour Sarko... tout est là et sarko le sait. Bayrou ne peut exister qu’en arrivant au second tour, si il ne le fait pas il sera effectivement comme Chirac, mais pas celui de 1995, celui de 1981 qui a flingué Giscard ! Les electeurs ne suivront aucune consigne de vote, ils feront selon leurs sentiments profond qui les conduit, aujourd’hui, à beaucoup plus rejeter Sarko que Ségolène Royal. J’ajoute que je suis d’accord avec l’article, au moins le début, dans l’analyse que le bruit médiatique va changer. Bayrou a souvent dit (en 2006 quand il était à 7%) que les sondages ne mesuraient que le bruit médiatique. Il a je crois raison. Il sort d’une période exceptionnelle et il a failli réussir son coup d’arriver en N°2...mais là c’est trop tard. Il ne peut plus être, en tout cas, devant Ségolène Royal. Sa seule espérance serait que Sarko soit vraiment surestimé par les sondages mais il y a une difficulté structurelle pour lui par rappor à Sarko c’est l’age des électeurs potentiels de Sarko : essentiellement les plus agés. Or ceux là sont légitimistes et le soutien de chirac vaudra 1 ou 2 points à Sarko. En tout cas on rigole dans cette campagne !


                  • Eric 21 mars 2007 19:13

                    A Anthony, vous apportez vous meme la reponse ! Ne peut etre anxiogene -pour certains- qu’un candidat rellement decide a faire quelque chose c’est pourquoi Sarkozy inquiete plus la gauche que Royale n’inquiete la droite et que Bayrou n’est pas du tout anxiogene..

                    Le changementpeut toujours etre anxiogene pour les conservateurs....

                    Le troisieme tour social ? Apres une bonne defaite en general la gauche se calme un peu. Et puis une bonne victoire a 55% par exemple, difficile a contester...

                    Enfin je crois que vous sous estimez l’exasperation du « peuple de droite » face a ce type de remise en cause permanente des choix democratiques dans la rue. Vous negligez deux choses.

                    La droite descend rarement dans la rue, mais alors ce sont a chaque fois les plus grandes manifestation populaires que l’on ai vu en France.

                    La seconde et la, je rejoint partiellement l’auteur, les sondages n’evaluent pas certains elements qualitatifs dans les comportement politique notamment des jeunes generations. Sarkozy incarne une generation qui a baigne jusqu’a plus soif dans les discours de gauche et a vecu leur hypocrisie.

                    Vous n’avez plus affaire a la bonne vieille droite un peu complexee parce qu’elle croyait que la gauche etait peut etre un peu sincere.

                    Si la gauche nous fait encore le coup du deni democratique, je crois que vous serez surpris de voir comment la « jeune garde » de droite est prete a faire respecter la republique.


                  • Eric 21 mars 2007 19:19

                    A Anthony, vous apportez vous meme la reponse ! Ne peut etre anxiogene -pour certains- qu’un candidat rellement decide a faire quelque chose c’est pourquoi Sarkozy inquiete plus la gauche que Royale n’inquiete la droite et que Bayrou n’est pas du tout anxiogene..

                    Le changementpeut toujours etre anxiogene pour les conservateurs....

                    Le troisieme tour social ? Apres une bonne defaite en general la gauche se calme un peu. Et puis une bonne victoire a 55% par exemple, difficile a contester...

                    Enfin je crois que vous sous estimez l’exasperation du « peuple de droite » face a ce type de remise en cause permanente des choix democratiques dans la rue. Vous negligez deux choses.

                    La droite descend rarement dans la rue, mais alors ce sont a chaque fois les plus grandes manifestation populaires que l’on ai vu en France.

                    La seconde, et la, je rejoint partiellement l’auteur, les sondages n’evaluent pas certains elements qualitatifs dans les comportement politique notamment des jeunes generations. Sarkozy incarne une generation qui a baigne jusqu’a plus soif dans les discours de gauche et a vecu leur hypocrisie.

                    Vous n’avez plus affaire a la bonne vieille droite un peu complexee parce qu’elle croyait que la gauche etait, peut etre, un peu, sincere.

                    Si la gauche nous fait encore le coup du deni democratique, je crois que vous serez surpris de voir comment la « jeune garde » de droite est prete a faire respecter la republique.


                  • habon (---.---.237.46) 21 mars 2007 21:45

                    une chute libre de 30 a 28% en 3 mois.... un second tour ou il repasse a 53/47 dans ts les sondages ...

                    Avec ca sarko sera elu en chute libre....


                  • habon (---.---.237.46) 21 mars 2007 21:47

                    comment il fait pour avoir 55% des gens contre lui et gagner par 53/47 au deuxieme tour dans le meme sondage....


                  • charles Halary (---.---.26.104) 22 mars 2007 14:37

                    Excellente perception, vous précédez l’événement.


                  • charles Halary (---.---.26.104) 22 mars 2007 14:44

                    La gauche peut gagner si Royal arrive au 2e tour. Donc Bayrou n’y arrivera pas. C’est en cours. Ensuite, comme le dit DSK, si on ne veut pas de Sarkozy, on vote Royal. Ceci s’adresse aux électeurs de Bayrou qui se pensent à gauche. Les autres candidats de gauche élargiront le vote Royal au 2e tour, ils l’ont presque tous dit. Et je vous demande sincèrement qui va appeler officiellement à voter Sarkozy au 2e tour sans se discréditer chez Bayrou, Le Pen et autres.... L’absence de réserve est à droite et pas à gauche. Il est vrai que ce forum est pro-Bayrou mais sans arguments. Et qu’il y a des posts idiots donc sarkozystes. Mais la réalité est là. Royal peut gagner et j’explique pourquoi. Il reste à passer au comment. Ce sera passer de l’intuition à la science. Lè aussi, on y va.

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