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Accueil du site > Actualités > Médias > La langue française est-elle menacée dans les médias ?

La langue française est-elle menacée dans les médias ?

Ces journalistes qui menacent la langue française. Courant juin dernier, certainement soucieuse des dérives et menaces qui guettent la langue française, une chaîne de télévision a organisé et diffusé une émission sur le thème : « La langue française est-elle menacée ? ».

Tout au long du débat, les participants ont tous eu leurs regards tournés vers l’extérieur d’où, à leurs yeux, viendrait la menace contre la langue de Voltaire. Les uns citant les incursions impardonnables de l’anglais qui déforment le vocabulaire, comme les mots "corners, tee-shirt, WC, basket, volley-ball, football, yatch, CD-Rom, etc.". Les autres évoquant la suprématie de l’anglais à travers le monde et le champ, de jour en jour vaste, qu’elle prend, jusqu’à évincer le français dans les pays où il était pratiqué.

Curieusement, au fur et à mesure que je les écoutais dialoguer, discuter, débattre du sujet, aucun des invités de l’émission n’a vu le danger plus subtile et pernicieux qui, lui, interne, menace la langue française au sein même de ses élites, de ses cadres et autres intellectuels.

En effet, ceux qui devaient être les exemples vivants pour la défense de leur langue au quotidien, sont les premiers à la dévoyer. Ces "exemples vivants" sont, pour commencer, les journalistes que nous lisons, écoutons et regardons tous les jours dans la presse écrite, audio et télévisuelle.

Dans le lot, nous pouvons écarter ceux de la presse écrite qui n’ont pas accès aux émissions de radio et de télévision. Restent, ceux qui, du matin au soir, programment, organisent, animent des débats, des JT et autres émissions. Le mal interne à la France vient de cette catégorie de journalistes. Et personne ne s’émeut de leur dérive. Certes, ce ne sont pas tous les journalistes. Mais certains d’entre eux, femmes et hommes confondus.

J’ai personnellement eu à manifester mon inquiétude et mon appréhension auprès d’une certaine chaîne de télévision, jusqu’à interpeller l’un des Médiateurs de ces chaînes. Le message a-t-il été entendu ? Apparemment non ou presque pas.

Je ne voudrais surtout pas citer de noms de stations de radio ou de chaînes de télévision, encore moins les noms des journalistes concernés par ces dérapages qui menaceraient la langue française si, dès maintenant, rien n’est fait pour endiguer le phénomène somme toute très inquiétant, avant de songer aux menaces extérieures.

Or, la plus grande menace de la langue française vient de ceux qui la pratique au quotidien et qui est aussi leur outil de travail. Cette menace, c’est le snobisme parisien qui a engendré une pathologie que j’appellerais : "La parisite". Il paraît que c’est de mode. En quoi consiste-t-elle et comment se manifeste-t-elle ? La "parisite" consiste à ajouter des sons intranscriptibles à la fin de chaque mot ou nom donné. La "parisite" se manifeste par la modification de la phonétique (prononciation) qui oblige celui qui en est atteint à émettre un son guttural de type "ieu", "kieu", "che", "ich", "iss", etc. Par exemple, le mot "Paris" est prononcé "Paris’che", "janvier" est prononcé "Janvier’che", et "Italie" est prononcé "Italie’kie", etc.

Je n’invente rien. Pour s’en convaincre, j’invite toutes celles et tous ceux qui le peuvent à être très attentifs à toutes les émissions de radio et de télé, comme sur le Tour de France, par exemple. C’est vrai, chacun est libre de faire ce qu’il veut, puisque nous sommes dans un pays libre et de liberté. Mais, je crains pour nos enfants et petits enfants qui, demain, si nous n’y prenons pas garde et si cette menace que j’appelle "la parisite" n’est pas stoppée à temps, risqueront d’écrire le mot "Paris" ou "Italie" comme il est prononcé par le journaliste qui y ajoute un son guttural comme "che" ou "kie".

Ces exemples, je les ai relevés sur le Tour de France 2007. Alors, il y a danger. Commençons donc par balayer devant notre propre porte avant de regarder ailleurs et d’y chercher ce qui risque de miner notre langue.


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39 réactions à cet article    


  • Juliette_H 18 juillet 2007 12:36

    Faux... Il est généralement considéré par les linguistes que le seul français impécable et sans accent est parlé à Tours, sa région d’origine.


  • NPM 18 juillet 2007 12:42

    Bof non, on parlé aussi français à marseille, et d’ailleur le « r » non roulé du XVIIIéme siécle y a son origine...


  • Ylles 18 juillet 2007 17:06

    A votre place, je ne mettrais pas d’s à « j’appellerai » car, à mon sens, le futur sied mieux ici que le conditionnel. En effet, l’auteur n’émet ni une supposition, ni une hypothèse ; la tournure qu’il emploie fait plus penser à ce que le Bescherelle nomme « le futur de politesse ». Il n’empêche qu’il commet une grosse faute, d’autant moins pardonnable qu’il se veut défenseur de la langue française.


  • Ylles 18 juillet 2007 21:42

    « Il existe un futur de politesse qui donne une formulation atténuée de l’affirmation » in Bescherelle, La conjugaison éd. Hatier 1990.

    Ex : « Je vous avouerai que... » désigne un fait présent et pourtant c’est le futur simple qui est employé. Il existe même des événements antérieurs qui requièrent l’usage du futur.


  • haddock 18 juillet 2007 21:52

    Il m’ ahurirait un considérable degré qu’ un futur aie une quelquonque politesse , quand on voit ce que l’ on lit là et ici dans les pages imprimées à la une des journaux .

    Mille sabords .


  • haddock 18 juillet 2007 21:55

    Juliette ,

    Et le centre du monde se trouve dans la gare de Perpignan , dans les Pyrénées Zorientables de nuit .

    Avida Dollars


  • haddock 18 juillet 2007 22:49

    Qu’ un futur « ait » serait mieux .


  • claude claude 19 juillet 2007 00:52

    bonsoir,

    le français se porte très bien, car , en dehors de notre bel hexagone, il est aussi parlé par les belges, les suisses, les luxembourgeois, les quebecquois, certains peuples d’afrique...

    et chaque pays apporte sa particularité et sa richesse à la langue française. les quebecquois sont très doués en la matière, puisqu’ils s’empressent de « franciser » les vocables anglais : c’est ainsi qu’on « clavarde » sur son clavier, on cancelle un rendez-vous, ou on envoie un courriel...

    la langue française est une matière vivante qui de tous temps s’est enrichie. en partant du gaulois et du latin, on arrive au roman, parlé au nord de la loire, puis au fur et à mesure des échanges commerciaux ou des guerres menées,et de l’evolution de sciences, ce sont des mots grecs, arabes, indiens, italiens, germaniques, russes... qui viennent s’ajouter.

    http://perso.orange.fr/jean-francois.mangin/carolingiens/francais_naissance.htm : Naissance puis évolution du français

    http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/anti/gymling/dico1.htm :«  »" ORIGINE DES MOTS. EXPLORATION DU DICTIONNAIRE :
    - * Les mots qui viennent du latin sont majoritaires. La filiation est soit directe soit indirecte quand un mot a été emprunté à une des langues romanes ( l’espagnol, l’italien, le provençal, le portugais ), ces langues étant elles aussi filles de la langue mère. Au mot radical s’ajoutent évidemment tous les dérivés. * viennent ensuite les mots grecs (souvent savants), ceux empruntés aux langues romanes, sans qu’on puisse déceler une origine latine, ceux d’origine germanique (anglais, allemand etc.), hébraïque, arabe, ainsi que des termes empruntés à des langues plus lointaines, avec ou sans intermédiaires ou régionaux, voire des onomatopées. (...)«  »"

    http://users.skynet.be/sky37816/Mots_gaulois.html : Mots français d’origine gauloise

    http://www.limsi.fr/Individu/habert/Cours/PX/ProprietesDesLangues01-02Polycopie/node10.html : L’origine de la langue française

    http://www.languefrancaise.net/dossiers/dossiers.php?id_dossier=23 : Chronologie - 2 : origine et ancien français

    Du VIIIe siècle (naissance de la langue française) jusqu’au XVe siècle ; période de l’ancien français

    le français a longtemps été ou est la langue parlée par les souverains ( angleterre, allemagne, russie, italie, espagne, égypte, liban,...)et des personnes cultivées. jusqu’à la fin de la 1° guerre mondiale, elle fut employée comme langue diplomatique. c’est le traité de versailles en 1919, qui mis fin à cette prédominance.

    mais,elle est une des langues officielles de l’onu, du comité olympique international,du vatican ... car elle possède, contrairement à l’anglais, une grande variété de nuances qui permet d’utiliser toutes les subtilités nécessaires à une négociation difficile.

    elle est d’ailleurs enseignée dans ce but : -http://www.univ-perp.fr/fr/entreprises2/saic/saic_sic2/sejours_inter_campus/francais_l angue_diplomatique.html ;jsessionid=23063675B4A127FC3D2EFB2D1C01A255.lb_cms2 ;
    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/francophonie-langue-francaise_1040/langue-francaise_3094/apprendre-francais_11841/francais-pour-travailler_11860/francais-specialite_28935.html

    http://www.amopa.asso.fr/francophonie_defi2.htm :LE FRANÇAIS, LANGUE DIPLOMATIQUE par le doyen François Pitti Ferrandi

    «  »" Après la Seconde Guerre mondiale, à la Conférence de San Francisco en 1945, première grande conférence internationale, préparatoire à l’ONU, on avait admis cinq langues : français, anglais, russe, espagnol et chinois. C’étaient les langues officielles, c’est-à-dire que tous les documents devaient être publiés dans les cinq langues. Mais il fallait choisir une langue de travail, une langue de discussion ; toujours cette distinction entre langue écrite et langue parlée (et les services de traduction n’étaient pas perfectionnés comme maintenant). Les Etats-Unis proposèrent l’anglais, comme étant la langue la plus répandue, la langue des affaires, de l’économie ; mais les autres délégations s’inquiétèrent d’une hégémonie anglo-saxonne sous le couvert de la langue, et firent des efforts pour s’opposer à l’anglais comme langue unique. Elles se rangèrent derrière le représentant français, Georges Bidault, pour appuyer l’adoption du français. Ont voté contre l’anglais les pays de l’Amérique latine, du Proche-Orient, l’URSS. Le français fut admis à une voix de majorité. En 1962, 35 délégations sur 105 s’exprimaient en français et, en 1966, 43 délégations sur 112 s’exprimaient en français, Il en résulte à l’ONU que, dans une séance plénière, on ne traduit pas ces deux langues : l’anglais et le français. Au Conseil de Sécurité, à l’occasion de la résolution 242 sur le conflit israélo-palestinien, plusieurs délégués regrettèrent l’emploi de l’anglais car le texte dit qu’« Israël must withdraw from occupied territories », dont le sens peut être : « se retirer des territoires occupés », ou « se retirer de territoires occupés ». La différence est grande car si l’on interprète des, il s’agit de tous les territoires ; si l’on comprend de, il suffit d’en quitter quelques-uns pour que la résolution soit appliquée. On comprend que ces divergences d’interprétation qui avantagent l’une ou l’autre des parties, ont pu faire couler beaucoup d’encre et aussi, hélas, beaucoup de sang. Il fallut établir la traduction française. Notons en passant que les papes, reçus à l’ONU y ont parlé en français, Paul VI et Jean-Paul II Les notes internationales du Vatican sont aussi en français.(...)

    Je pourrais vous citer interminablement des phrases d’étrangers illustres qui se félicitent de connaître le français, pour eux ou pour leurs concitoyens. Je me limiterai à une citation du président Senghor, qui n’est pas vraiment un étranger : « Le français est une langue à vocation universelle, de gentillesse et d’honnêteté, et il nous a fait don de ces mots abstraits si rares dans nos langues ».(...)

    Pour finir, permettez-moi de vous rappeler ces mots émouvants de Benjamin Franklin ; il disait : « Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France. » Nous aimerions pouvoir dire une formule encourageante : « Tout homme doit avoir deux langues, la sienne et puis la langue française ». Soyons vigilants pour en garder la beauté et l’élégance. «  »"

    la langue française est difficile parce sa grammaire est truffée d’exceptions à la règle, avec une orthographe parfois ardue à assimiler, et des règles compliquées. néanmoins lorsqu’elle est bien parlée, c’est un délice pour l’oreille : raymond barre, édouard balladur parlent encore un français d’une grande pureté, avec des accords grammaticaux peu usités. dominique villepin le maîtrise bien également.

    le français serait en danger si on n’intégrait pas de nouveaux mots. qu’importent qu’ils viennent de langues étrangères, on se les approprie et on apprend à les manier avec rondeur, puis, on se met à jongler avec et finalement ils deviennent de vieux compagnons de route...

    plusieurs chercheurs linguistes et grammairiens se sont penches sur les textos et les sms .

    http://www.smspourlascience.be/index.php?page=1 : faites don de vos SMS à la science ! smiley

    «  »" *** ETUDIER LES SMS ***

    Les recherches de ce projet concernent la linguistique (étude descriptive et systématique des langues), la sociolinguistique (qui met la linguistique en relation avec les phénomènes sociaux et culturels) et les aspects liés à l’ingénierie linguistique et à l’enseignement.

    A l’inverse de la communication écrite habituelle, le langage SMS a les attributs d’un langage bref et rapide. L’objectif est de transmettre un message intelligible tout en faisant le plus court possible (nombre limité de caractères et inconfort du clavier). Ces contraintes ont fait naître un langage qui se fonde sur des codes multiples(...)«  »"

    http://www.ledevoir.com/2007/02/01/129491.html :

    http://www.languefrancaise.net/news/index.php?id_news=144 :C koi 7 drôle 2 langue ? «  »" (...) Professeur de linguistique à l’Université de Neuchâtel, Daniel Elmiger confirme : « Récemment, une mère m’a montré un message que lui avait envoyé sa fille : ‘L vi1 ap soop’ (elle vient après souper), disait-elle. La maman ne parvenait pas à le comprendre. » (...)

    Parce qu’il n’impose aucune règle, le SMS permet aussi de s’exprimer en toute liberté. Les fantaisies les plus audacieuses sont autorisées. En ce sens, le message court stimule la créativité.

    D’ailleurs, les adeptes du SMS n’ont pas tout inventé. « Doukipudonktan ? », écrivait Raymond Queneau dans Zazie dans le métro. Ou encore : « Izont des bloudjinnzes, leurs surplus américains ? ».

    Plus tard, Prince utilisait lui aussi la phonétique dans les titres de ses chansons. D’ailleurs, le « U » (pour « you ») a fini par s’imposer même dans la langue écrite anglaise.

    « La forme a un intérêt en soi, commente Daniel Elmiger. Dans la chanson, la poésie, les messages personnels, on peut lui accorder une importance particulière. En cela, cet intérêt pour un nouveau langage n’a rien de révolutionnaire. » (...)«  »"

    http://www.ledevoir.com/2007/02/01/129491.html :
    - Le clavardage, massacre de la langue ou renaissance linguistique ? Frédérique Doyon Édition du jeudi 01 février 2007

    Mots clés : linguistique, Internet, clavardage, Informatique, Langue, Québec (province)

    http://www.bulletin.auf.org/spip.php?article70 : Linguistique - SMS pour la science «  »Pour la première fois, une étude scientifique propose un point de vue global sur ce que l’on peut appeler le langage SMS. Refusant de se fier aux intuitions ou aux impressions, les auteurs de cette analyse linguistique basée sur un corpus de données authentiques, bousculent les idées reçues.(...)«  »"


  • haddock 19 juillet 2007 10:50

    Etymologie ,

    « Bien-être » , subst . masc. et inv .

    ETYMOLOGIE ET HISTOIRE :

    1555 « sensation agréable procurée par la satisfaction des besoins du corps et ceux de l’ esprit »

    Composé de bien et de être .

    A méditer par les yénicheurs-tziganiers , dessous de chiens en tous genres .


  • Emile Red Emile Red 19 juillet 2007 13:38

    Notable ou lamentable ?

    Marseille parlant français, et Brest sans Paris au grand dam du patissier qui ne suit que recette de bonne fame.

    Le provençal est une des nombreuses formes de la langue d’oc qui n’a bien entendu rien à voir avec la langue d’oïl elle même parlée, dit-on, de la meilleure façon dans le profond Berry.


  • claude claude 19 juillet 2007 16:39

    @ parkaway,

    « Je pourrais vous citer interminablement des phrases d’étrangers illustres »

    ici le verbe pouvoir est employé à la première personne du singulier du conditionnel présent...  smiley

    « je pourrai » c’est a première personne du singulier de l’indicatif présent...

    merci pour vos compliments.


  • NPM 18 juillet 2007 11:42

    « Cette menace, c’est le snobisme parisien qui a engendré une pathologie que j’appellerait : »La parisite« . Il paraît que c’est de mode. En quoi consiste-t-elle et comment se manifeste-t-elle ? »

    Une bonne moitier au moins des journalistes ne sont pas parisiens, mais immigrés, suffit de voir les noms. Foutez donc la paix aux parisiens.

    Quand à l’Anglais, si elle est si présente, c’est parce qu’elle est une langue de prestige et de culture, comme pour nous le Latin il y a un siécle, et le français pour les autres il y a 2 siécles. Et donc, ceux qui ne la maitrise pas (99%) trouve super chic et compensatoire de truffer leur phrases de mots anglais.


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 18 juillet 2007 11:42

      Encore une plainte douloureuse sur l’effritement du français... ce coup-ci, c’est la prononciation, avec un peu trop d’anglais quand même. Depuis qu’on a installé l’Académie Française, et qu’on se plaint périodiquement de la dégénérescence de notre belle langue, on devrait être revenu aux grognements et autres baveries.

      Cher gmascad, j’ai de la sympathie pour la cause du français, mais là, vous en faites trop. Que les journalistes radio et télé ne parlent pas « parfaitement » le français, tout le monde le sait, et c’est même rassurant. Vous imaginez TF1 animée dans un français saint-simonien ? On connaît déjà la prolifération des « au niveau » et autres « là...eh.. voilàààà » (toujours en fin de phrase).

      Mais là, c’est leur prononciation, qui « menaçe » la langue, qui s’avère un phénomène « somme toute très inquiétant » ? On ne va pas en mourir, quand même ? A vous lire, c’est carrément la catastrophe qui nous tombe dessus. Ce n’est jamais que le commentaire du Tour de France !!!


      • Vilain petit canard Vilain petit canard 19 juillet 2007 10:58

        Pour rebondir sur la remarque de Krokodilo, il faut remarquer que tous les mots ne sont pas ainsi anglicisés : en priorité passent à la moulinette les mots du champ sémantique des ventes, du marketing et du sport. PLus quelques mots et expressions courantes (too much, les shoes !) destinées à montrer une sorte de statut social du locuteur (branché, moderne, etc.).

        De même les Barbares Goths mettaient un point d’honneur à latiniser leur vocabulaire, les Saxons d’Angleterre à normandiser leurs expressions. Nous, on se fait un lunch au MacDonald. Tout ceci ne fait que refléter la supposée hégémonie culturelle anglo-saxonne.

        Quand on se rendra compte que cette hégémonie n’est qu’un tigre de papier, on passera à un autre jargon... chinois, peut-être ?

        Anthony Burgess, dans les années 60, (Orange Mécanique / A Clockwork Orange, 1962) avait imaginé un sabir russifié des djeunes en déperdition, par ce qu’on croyait à l’époque, dur comme fer, qu’on serait un jour immanquablement annexé par les méchants communistes slaves. Pour la petite histoire, on retrouve parfois certains de ces néologismes « burgessiens » dans la prose de ... Demian West !

        Tout ça, c’est bon signe : continuez à tripatouiller le français, à lui faire des enfants sans son consentement, il finira par en légitimer certains, qui seront les mots de la littérature de demain.

        Mais les modes de prononciation, les expressions toutes faites, les clichés journalistiques, eux, finissent par tomber comme des fruits blets, d’eux-mêmes, par lassitude. Pas d’inquiétude à avoir...


      • JL JL 18 juillet 2007 11:49

        D’accord avec cet article. Pour ne rester que dans le registre de la prononciation, je voudrais citer :

        ’Franze’, et toutes les finales identiques.

        ’Parisianizme’ ainsi que TOUS les ’isme’ systématiquement prononcés ’izme’.

        Mais aussi, les finales ’djeuns’ indescriptibles avec nos voyelles telles que ’ian’ ou ’ien’ ou éon’, proches de ’ieu’, le plus transcriptibles.

        Mais n’oublions pas qu’une langue vivante évolue. Pour ma part je trouve que c’est la sémantique qui est mise à rude épreuve à la radio comme à la télé, et l’orthographe qui est torturée sur l’Internet.

        Quand on écrit sans se soucier d’orthographe, on méprise son lecteur, mais on risque surtout de n’être pas compris. Il y a comme un conformisme, une pensée unique sur les forums qui méprise l’orthographe : je crois que chacun d’entre nous a le devoir d’écrire du mieux qu’il peut, et si c’est en lisant qu’on apprend, c’est aussi en écrivant avec soin, par respect de soi, de la langue et des autres. Et en soignant son écriture on soigne sa pensée.

        En écrivant ou en parlant n’importe comment on dit n’importe quoi.


        • Emile Red Emile Red 19 juillet 2007 13:48

          « en un mot beaux »

          Hummmmmmmmmmmm


        • Forest Ent Forest Ent 18 juillet 2007 13:45

          Il y a un truc qui est de moins en moins menacé par les médias, c’est la langue de bois.


          • maxim maxim 18 juillet 2007 17:13

            il y a eu tellement de modes et de snobismes au cours de notre histoire ,ne serait ce qu’au Directoire avec les « incoyables » et les « Meveilleuses » à la place des incroyables et des merveilleuses ,la mode du parler en roulant les R dans les années 1900,l’argot de la région Parisienne ou élevé dans la commune de Draveil ,au Hameau de Mainville ( la campagne à 25 km de Paris ) les gens parlaient la langue verte ,et tout gamin ,c’était les chiottes pour les toilettes ,une bagnole ou une chignole pour une voiture ,une gonzesse et un mec pour gars et fille ,un clébard pour un chien ,un greffier pour un chat ,un spade ou un bicloune pour un vélo ,les tifs ou les douilles pour les cheveux ,un bourrin pour un cheval,une greluche pour la petite amie ,plus tard en grandissant ,se taper une queue ou une branlette pour le plaisir solitaire qui ne l’était jamais parce que c’était un concours collectif,à celui qui en avait une plus grosse et qui déchargeait le plus loin ( terme peu élegant pour l’éjaculation ,mais bien imagé ) .......

            et puis dans les années 50 et 60,le « franglais » a commencé a envahir notre langue ,et il y belle lurette que les mots et les expressions sont assimilées dans notre quotidien...

            foot ball ,c’est explicite non ????en français vous imaginez un peu ?...la coupe du monde de balle au pied ....

            pour un corner ,le commentateur qui gueule « coin » !!!à la place de corner .....et l’air con du mec .....

            pour le parking « Charles Henri,rangez l’automobile dans le parc de stationnement s’il vous plait ... »....c’est d’un chic ,ça fait très prout ma chère .......

            le vrai Français bien sur dans la littérature,mais pour l’utilitaire ,les mots d’anglais,ça ne me choque pas ..... chacun son avis sur la question .....


            • Iceman75 Iceman75 18 juillet 2007 19:31

              Pas de chance, le mot parking n’existe pas en anglais puisqu’il s’agit d’un car park... Il est en effet dommage que vous citiez des termes techniques ayant une signification : CDROM par exemple devrait etre remplacer par DCMLS...disque compact à mémoire en lecture seule. Le football est sport donc sans traduction, de même que l’on ne se plaint pas du sport allemand de balle à la main ou encore des termes provenant de l’arabe, de l’azteque, j’en passe. Par contre ce que je dénonce c’est l’utilisation du mot Team en lieu et place d’équipe, le mot coach à la place d’entraineur par nos amis commentateurs sportifs (ils ne sont pas tous journalistes smiley )

              Sorry, i’ve got a « rendez vous »


            • libremax libremax 18 juillet 2007 17:26

              La langue de Voltaire ? Molière serait donc jugé maintenant dépassé ?


              • haddock 18 juillet 2007 22:31

                La langue de Voltaire est plus électrique que celle de Molière .


              • haddock 18 juillet 2007 22:44

                l’ érotisme c’ est un peu quand l’ effet se recule quand la vie dure .


              • JL JL 19 juillet 2007 12:36

                Le répertoire du Capitaine est bougrement électrique, mille milliards de tonnerre de Brest. smiley


              • haddock 22 juillet 2007 15:28

                Je pensais à 220 Voltaire . Branché , non ?


              • chris 18 juillet 2007 20:26

                A ecouter : Replique sur france culture ou deux linguistes font le point. Tres surprenant et tres loin de vos constats et ceux de Finkelkraut.

                http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/index.php?emission_id=14

                Et pour ceux qui ont un complexe avec l anglais, il est vrai que les meilleurs specialistes de l ancien francais sont anglais car les mots francais sont restes tel quels dans leur langue et oui en angleterre , il n y pas d academie qui a dit le vrai le pur francais a existe :Les langues sont VIVANTES, laissons les vivre !

                Au fait, Bacon est d origine francaise et est plus utilise que le mot football qui en fait aux USA se dit soccer ; handball est d origine allemande...ainsi va la vie


                • Emile Red Emile Red 19 juillet 2007 14:02

                  Bacon ?

                  Francis I suppose ?

                  Don’t make a faux pas.


                • ExSam 18 juillet 2007 20:34

                  J’ai constaté que le meilleur expert en « parisite » est Madelin. Il met des « che » à la fin de chaque mot. C’est pourtant pas un chti. Quoique...

                  Remarquez, ça dépend du contexte, et surtout du vocabulaire de chacun. Ainsi certains se trouvent avantagés dans la course à la langue parfaite, comme Patrick Devedjian, remarquable linguiste spontané dont la saisissante trouvaille lexicale qu’il employât pour saluer sa consoeur politique, en l’occurence « salope » mains néanmoins Comparini, ne supporte que très difficilement un « che » final.


                  • Emile Red Emile Red 19 juillet 2007 15:33

                    Madelin ? expert en parisite ou en parasite ....


                  • haddock 18 juillet 2007 20:46

                    Pour bien se la péter en Céfran faut géman des yofats de unc Bean’s .


                    • haddock 18 juillet 2007 21:01

                      M’sieu West ,

                      Vos pierpau viennede dérlou , vous avez la sionimpré d’être aussi léger qu’ une méplu . Vous piresrez de plus en plus temenlent , et tenanmain vous merdo ( donrpa )


                      • pixel pixel 18 juillet 2007 22:29

                        Y en a marre des flics partout.


                        • haddock 18 juillet 2007 22:35

                          Le gagnant , à l’ uninanimité est : PIXEL .

                          Bravo .


                          • Krokodilo Krokodilo 19 juillet 2007 10:00

                            Le SMS ou les accents locaux ne me choquent pas, mais le snobisme servile de certains milieux qui se régalent de coller des anglicismes (dont certains sont de faux anglicismes) est souvent ridicule. Tout ça pour montrer qu’ils connaissent un peu d’anglais.

                            Mon coach a fait partie du top ten de son sport, il était dans un bon team. Certes il ne sort pas d’un think tank, mais il a un bon fighting spirit, et d’ailleurs il est passé à la télé en access prime time pour commenter des world series. En off, il a dit des trucs too much, mais comme le prime attendait une star du showwbiz, on l’a à peine entendu. A la télé, y a du turnover, par contre il était à la garden party de l’Elysée !


                            • Asp Explorer Asp Explorer 19 juillet 2007 22:35

                              Le SMS ou les accents locaux ne me choquent pas, mais le snobisme servile de certains milieux qui se régalent de coller des anglicismes (dont certains sont de faux anglicismes) est souvent ridicule.

                              C’est étonnant comme j’ai l’analyse rigoureusement inverse. Pour ma part, ça ne me choque en rien qu’on écrive « parking » au lieu de je ne sais quel volapük barbare issu de la masturbation intellectuelle d’un ramassis de vieux barbons engraissés par l’état pour se somnoler autour d’un radiateur en émettant sporadiquement des fulgurances réglementaires sensées régir la manière dont on est autorisé à parler. Ça ne me choque pas, parce que ce mot « parking », faux anglicisme en effet, est surtout un authentique et vrai nom commun de la langue française, avec un genre, un pluriel, une prononciation, un sens bien défini et un usage consacré. Ce mot se glisse dans la mécanique de la langue.

                              Il me gêne beaucoup plus que se généralise le langage SMS pour lequel vous avez tant d’indulgence, et qui lui, ne fait aucun cas de la logique linguistique du français. C’est un magma illisible pour quiconque ne l’a pas écrit, et qui introduit chez la jeunesse une confusion regrettable de la langue, dont la manifestation la plus visible est la fusion irréversible entre l’infinitif des verbes du premier groupe et leur participe « passer ». Ces pratiques devraient être bannies et sanctionnées de redoublement systématique par le corps enseignant. Il est quand même navrant qu’on donne le brevet - voire le bac - à de tels ânes.


                            • Vilain petit canard Vilain petit canard 19 juillet 2007 11:02

                              Zut, mal placé, je recommence :

                              Pour rebondir sur la remarque de Krokodilo, il faut remarquer que tous les mots ne sont pas ainsi anglicisés : en priorité passent à la moulinette les mots du champ sémantique des ventes, du marketing et du sport. PLus quelques mots et expressions courantes (too much, les shoes !) destinées à montrer une sorte de statut social du locuteur (branché, moderne, etc.).

                              De même les Barbares Goths mettaient un point d’honneur à latiniser leur vocabulaire, les Saxons d’Angleterre à normandiser leurs expressions. Nous, on se fait un lunch au MacDonald. Tout ceci ne fait que refléter la supposée hégémonie culturelle anglo-saxonne.

                              Quand on se rendra compte que cette hégémonie n’est qu’un tigre de papier, on passera à un autre jargon... chinois, peut-être ?

                              Anthony Burgess, dans les années 60, (Orange Mécanique / A Clockwork Orange, 1962) avait imaginé un sabir russifié des djeunes en déperdition, par ce qu’on croyait à l’époque, dur comme fer, qu’on serait un jour immanquablement annexé par les méchants communistes slaves. Pour la petite histoire, on retrouve parfois certains de ces néologismes « burgessiens » dans la prose de ... Demian West !

                              Tout ça, c’est bon signe : continuez à tripatouiller le français, à lui faire des enfants sans son consentement, il finira par en légitimer certains, qui seront les mots de la littérature de demain.

                              Mais les modes de prononciation, les expressions toutes faites, les clichés journalistiques, eux, finissent par tomber comme des fruits blets, d’eux-mêmes, par lassitude. Pas d’inquiétude à avoir...


                              • Emile Red Emile Red 19 juillet 2007 14:16

                                N’était ce pas dans Orange Mécanique (le film) que dans un artifice artistique digne d’un grand maître, le musicien tenta de manier l’anglais et après moults essais infructueux ainsi parla Zarathoustra ?

                                Je sors...


                              • Krokodilo Krokodilo 19 juillet 2007 15:43

                                Pour les curieux, un site sur les faux anglicismes :

                                http://monsu.desiderio.free.fr/curiosites/faux-ang.html


                                • stephanemot stephanemot 26 juillet 2007 12:17

                                  quand je vois la langue pratiquée sur Agoravox, la réponse est clairement : OUI.


                                  • Franckm 14 novembre 2010 17:46

                                    « Or, la plus grande menace de la langue française vient de ceux qui la pratique au quotidien »
                                    (je crois aussi que de nos jours les gens sont de plus en plus pressés, voir la faute de grammaire ci-dessus. Je pense que la personne qui a rédigé ceci aurait pu éviter la faute en se relisant.)  ;)

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