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La lénification des médias français : le cas Barack Obama

Mais pourquoi les médias français ont-ils toujours tendance à édulcorer l’information ? Comment se fait-il que, d’un média à l’autre, les différences soient tellement visibles que, tous ces monuments de l’information finiront par se saborder tout seul. C’est ainsi que je me suis attelé depuis hier, à scruter, comparer et observer la presse anglo-saxonne, germanophone, espagnole et lusophone. La presse écrite se porte mal en France ? Eh bien, il n’y a pas de surprise.

En analysant donc l’information relative à la première manifestation anti-Obama organisée par des républicains survoltés concernant la politique économique (fiscale et de relance) du président démocrate, rien par-ci par-là dans nos chers médias. Sinon, la mise en exergue de la date butoir du 15 avril pour tous les contribuables américains de déposer leur déclaration d’impôt. Quand on sait qu’il y a au moins 95% d’américains qui ont vu leurs impôts baisser, il y a de quoi s’interroger sur le bien fondé de cette manifestation. Elle a eu lieu dans environ 200 villes américaines, avec des défilés, des chants, des barbecues, des menaces, des « tea parties », des accusations mensongères et bancales et de la folie.

Elle n’a pas heureusement dégénéré mais, il fallait à mon avis, s’intéresser de plus près à ce qui s’est dit lors des manifestations à travers le pays, ce que véhiculaient les slogans nauséabonds qu’on a vu farcir ici et là, outrageusement brandis, même par des bébés. Si, si. En s’inspirant de la révolte contre les taxes coloniales de 1773 de l’Empire britannique nommée « Boston Tea Party », avec femmes et enfants, dans un folklore insipide, de New-York à Boston, en passant par Washington ou à Chicago, les associations extrémistes proches des républicains comme Freedom Works, ou encore le groupe conservateur Institute of Freedom ont réussi à mobiliser par ville, pas plus de 2000 manifestants, d’autant plus que la côte de popularité du nouveau président reste à 68% d’opinions favorables.

France 2 choisit de mettre en tête de gondole de son article, deux joyeux manifestants inoffensifs, aux abords de la Maison Blanche. Le Figaro diffuse une vidéo et met en UNE, une photo où un manifestant brandi « courageusement » une pancarte qui accuse Obama d’être « socialiste », mettant en médaillon en revanche, un homme faisant un vilain parallèle entre le président américain et le führer hitler (minuscule volontaire). 20 minutes illustre son article avec un sachet de thé. Dans le même registre, Le Monde fait dans la même débilité. Je n’ose n’ose même pas parler des autres. C’est vrai que « BO » Obama, le chien du président, a fait la UNE des médias en éclipsant même le discours de son papa Barack. Mais, de là à laisser passer autant d’insanités fascistes, racistes, xénophobes et islamophobes, c’est limite. Les indignations à géométrie variable ne vont faire qu’enfoncer qu’enfoncer cette presse-là, incapable d’être d’être objective.

Tenez, ne dit-on pas souvent qu’une image vaut mille mots ? Alors, je vous laisse découvrir ces dernières.

Barack Hussein Obama le nouveau visage d’Hitler

Stoppons Osama Obama alias Hussein 

Les noirs contre Obama 

Obama, aime les taxes qui conduisent les Etats-Unis à la faillite tout en tuant nos enfants.

Nos impôts servent à financer le Hamas qui tue des chrétiens, des juifs et des américains 

Plan Obama ou esclavage blanc 

Obama est un musulman caché : il aurait fait allégéance au Roi d’Arabie Saoudite 

 

>>>Allain Jules

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Les réactions les plus appréciées

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    Par (xxx.xxx.xxx.225) 17 avril 2009 11:47

    Ensemble, Obama, McCain et Albright ont participé à la déstabilisation du Kenya, lors d’une opération de la CIA pour imposer un cousin d’Obama comme Premier ministre.

    Tout ceci pour dire qu’Obama n’est pas sorti de nulle part. C’est un spécialiste de l’action secrète et de la subversion. Il a été recruté pour faire un travail bien précis.

    Si les objectifs de la coalition hétéroclite qui le soutient sont globalement les mêmes, il n’existe pas de consensus dans le détail entre ses composantes. Ceci explique l’incroyable bataille à laquelle ont donné lieu les nominations et l’aspect toujours équivoque des discours d’Obama.

    Quatre pôles se livrent bataille :

    Le pôle Défense, autour de Brent Scowcroft, des généraux opposés à Rumsfeld et bien sûr de Robert Gates, aujourd’hui le véritable maître à Washington. Ils préconisent la fin de la privatisation des armées, une sortie « honorable » d’Irak mais la poursuite de l’effort états-unien en Afghanistan pour ne pas donner l’impression d’une débandade, et enfin un accord avec les Iraniens et les Syriens. Pour eux, la Russie et la Chine restent des rivaux qu’il faut isoler et paralyser. Ils abordent la crise financière comme une guerre au cours de laquelle ils vont perdre des programmes d’armement et diminuer le format des armées, mais doivent maintenir une supériorité relative. Peu importe qu’ils perdent en puissance, s’ils restent les plus forts.

    Les départements du Trésor et du Commerce, autour de Tim Geithner et Paul Volcker, les protégés des Rockefeller. Ils sont issus de la Pilgrim’s Society et s’appuient sur le Groupe des Trente, le Peterson Institute et la Commission trilatérale. Ils sont soutenus par la reine Elizabeth II et veulent sauver à la fois Wall Street et la City. Pour eux la crise est un coup dur puisque les revenus de l’oligarchie financière sont en chute libre, mais c’est surtout une occasion rêvée de concentrer le capital et de piétiner les résistances à la globalisation. Ils sont obligés temporairement de réduire leur train de vie pour ne pas susciter de révolutions sociales, mais ils peuvent simultanément s’enrichir en rachetant des fleurons industriels pour une bouchée de pain. Sur le long terme, ils ont le projet d’instaurer —non pas un impôt mondial sur le droit de respirer, ce serait grossier—, mais une taxe globale sur le CO2 et une Bourse des droits d’émission —ce qui revient à peu prés au même en paraissant écolo—. Contrairement au Pentagone, ils militent pour une alliance avec la Chine, du fait notamment qu’elle détient 40 % des bons du Trésor US, mais aussi pour empêcher l’émergence d’un bloc économique extrême-asiatique centré sur la Chine et drainant les matières premières africaines.

    Le pôle du département d’État autour d’Hillary Clinton, une chrétienne fondamentaliste, membre d’une secte très secrète, la Fellowship Foundation (dite « La » Famille). C’est le refuge des sionistes, l’ultime réserve des néo-conservateurs en voie de disparition. Ils préconisent un soutien inconditionnel à Israël, avec une pointe de réalisme car ils savent que l’environnement a changé. Il ne sera plus possible de bombarder le Liban comme en 2006, car le Hezbollah dispose maintenant d’armes anti-aériennes performantes. Il ne sera plus possible de pénétrer dans Gaza comme en 2008 car le Hamas a acquis des missiles anti-char Kornet. Et si les États-Unis ont du mal à payer les factures de Tel-Aviv, il est peu probable que les Saoudiens pourront y suppléer sur le long terme. Il faut donc gagner du temps, au besoin par quelques concessions, et trouver une utilité stratégique à Israël.
    La principale mission de Madame Clinton, c’est d’améliorer l’image des États-unis, non plus en faisant des relations publiques (c’est-à-dire en justifiant la politique de Washington), mais par la publicité (c’est-à-dire en vantant les qualités réelles ou imaginaires du modèle US). Dans ce contexte, les sionistes devraient pousser le projet Korbel-Albright-Rice de transformation de l’ONU en un vaste forum impotent et de création d’une organisation concurrente, la Communauté des démocraties, appuyée sur son bras armé, l’OTAN. Pour l’heure, ils sont occupés à saboter la conférence de Durban II qui, au lieu de célébrer la « seule démocratie du Proche-Orient », dénonce le régime d’apartheid au pouvoir à Tel-Aviv.
    Avec le secrétaire d’État adjoint, James Steinberg, ils envisagent la crise financière comme un Blitzkrieg. Il va y avoir beaucoup de casse, mais c’est le moment de détruire des rivaux et de s’emparer par surprise de leviers de commande. Leur problème n’est pas d’accumuler des richesses par des achats et des fusions, mais d’imposer leurs hommes partout dans le monde aux ministères des Finances et à la tête des institutions bancaires.

    Enfin le Conseil National de Sécurité sur s’exerce l’influence de Zbignew Brzezinski, qui fut le professeur d’Obama à Columbia. Celui-ci devrait abandonner son rôle traditionnel de coordination pour devenir un véritable centre de commandement. Il est dirigé par le général Jones, qui a été suprême commandeur de l’OTAN et a porté l’Africa Command sur les fonds baptismaux. Pour eux, la crise financière est une crise de la stratégie impériale. C’est l’endettement faramineux souscrit pour financer la guerre en Irak qui a précipité l’effondrement économique des États-Unis. Contrairement à 1929, la guerre ne sera pas la solution, c’est le problème. Il faut donc mener trois desseins simultanés : forcer les capitaux à rentrer aux États-Unis en cassant les paradis fiscaux concurrents et en déstabilisant les économies des pays développés (comme cela a été testé en Grèce) ; maintenir l’illusion de la puissance militaire US en poursuivant l’occupation de l’Afghanistan ; et étouffer les alliances naissantes Syrie-Iran-Russie, et surtout Russie-Chine (Organisation de coopération de Shanghai). Le Conseil va privilégier toutes les formes d’action clandestine pour donner au Pentagone le temps nécessaire à sa réorganisation.

    Obama essaie de satisfaire tout le monde d’où la confusion ambiante.


    http://www.voltairenet.org/article1...

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    Par ZEN (xxx.xxx.xxx.178) 17 avril 2009 10:40
    ZEN

    J’ai vu hier l’article dans le Figaro
    La réaction montre qu’il va être difficile de réhabiliter l’impôt pour les plus fortunés qui n’ont cessé de prospérer, qui n’a cessé de diminuer depuis Raegan. Les USA ne s’en sortiront pas autrement.
    Mais il faut aussi revoir tous les plans qui jettent l’argent par le fenêtre...pas pour tous le monde
    C.Hedges, dans le NY Times sonne le tocsin
    L’Obamamania retombée, il faut se rendre à l’ évidence : rien n’indique qu’O. prenne ses distances par rapport aux fauteurs de crise et soit prêt à rompre avec l’ancienne logique ...qui mène le pays au désastre assuré
    Si les pays asiatiques, notamment la Chine, retirent leurs avoirs, le niveau de vie baisse de 20% et le dollar perd son statut de monnaie de référence.

    Des Américains s’inquiètent : il y a des risques sérieux de faillite économique aggravée, des signes évidents de régression sociale accélérée ,des risques de réactions ultra-droitières et de régressions des libertés. [Déjà, les plus riches se mettent à contester l’impôt]
    Chris Hedges fait partie de ceux-là
    Puisse l’avenir lui donner tort !...

    La résistance ou le servage, il va falloir choisir

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    Par titi (xxx.xxx.xxx.180) 17 avril 2009 12:35

    Je ne pense pas pas :
    Reductio ad Hitlerum dans les deux cas : explicitement dans le cas d’Obama, accusation d’évolution dictatoriale pour Sarko (Edvige, etc...) ;
    Allégeance à une puissance étrangère : les Saouds dans le cas d’Obama, les USA dans le cas de Sarko ;
    Racisme : rappelles des origines africaines d’Hussein Obama, des origines Hongroises de Sarkozy de Nagy-Bocsa ;

    Les parallèles sont bien possibles.

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    Par Allain Jules (xxx.xxx.xxx.184) 17 avril 2009 11:07
    Allain Jules

    @Titi,

    Ceux-ci sont plus violents que ceux contre Sarko pendant la campagne électorale.

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