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Accueil du site > Actualités > Médias > La « perfide Albion » fidèle à elle-même attaque sa meilleure ennemie : la (...)

La « perfide Albion » fidèle à elle-même attaque sa meilleure ennemie : la France !

Avec son système politique, son art de vivre, son attachement aux acquis sociaux, sa laïcité militante, son exception culturelle, la France suscite une curiosité démesurée par rapport au poids désormais modeste qui est le sien sur la scène internationale. Fait-elle des envieux ?

On peut se le demander quand on voit, l'hebdomadaire britannique "The Economist" spécialiste du "French bashing" frapper à nouveau la France et ses dirigeants.

C'est sous le titre de : "The time-bomb at the heart of Europe" (Une bombe à retardement au coeur de l'Europe) qu'est paru dans les kiosques ce vendredi 16 novembre son dossier sur l'état économique de l'hexagone.

Ce dossier de 14 pages critiquant la France n'est pas une exception ! Disons que c'est devenu une habitude chez cet hebdomadaire libéral proche de la City. Celui-ci est le troisième "scud" envoyé contre la France.

Il y a eu en mars 2012, sous le titre "France in denial" (La France dans le déni) il publie un dossier dans lequel il n'hésite pas à accuser les deux principaux candidats à l'élection présidentielle d'être dans le déni de la réalité des graves problèmes économiques de la France. Pour étayer son analyse le journal met en couverture sa version du " Déjeuner sur l'herbe" de Manet, avec, à la place des deux jeunes hommes assis à côté d'une jeune fille nue, les candidats du Parti socialiste et de l'UMP.

Dans ce dossier "The Economist" se montre particulièrement inquiet des propositions de François Hollande, comme celle d'augmenter la fiscalité sur les plus riches. Selon ses auteurs : sa victoire pourrait avoir des conséquences dramatiques ", notamment en faisant fuir de jeunes entrepreneurs vers des cieux plus cléments ou encore en détournant les investisseurs de la France. Mais, toujours selon eux tous les risques avec Nicolas Sarkozy ne sont pas éliminés, car il n'est pas décidé à lancer des réformes radicales. Leur conclusion était : " La France du repas champêtre est sur le point d'être engloutie par la dure réalité. Quel que soit le prochain président de la République",

En avril 2012, nouveau dossier sur la France : "The rather dangerous M Hollande" (le plutôt dangereux M. Hollande) dans lequel l'hebdomadaire libéral a tiré à boulets rouges sur l'ancien chef du Parti socialiste.

Les auteurs avaient même écrit que s'ils pouvaient voter en France le 6 mai 2012 leurs voix irait à Nicolas Sarkozy : non pas pour ses "propres mérites ", mais pour empêcher François Hollande d'arriver au pouvoir. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy n'échappe pas aux critiques du magazine, qui pourtant lui avait apporté en 2007 son soutien face à la candidate socialiste d'alors, Ségolène Royal.

Pour "The Economist" un François Hollande président, à coup sûr, bloquerait toute réforme en France, inquiéterait les marchés financiers et risquerait de mettre en péril " la survie de l'euro".

Mais parlons-en, justement, de cette monnaie européenne dont Londres n'en a jamais voulu. On peut donc se demander si, en fait, The Economist ne feint pas de défendre la zone euro pour mieux maintenir un avantage compétitif essentiel à la Grande-Bretagne. Car notre "cher" voisin tient trop à pouvoir déprécier la livre sterling comme il l'entend afin de nous vendre ses produits à meilleur prix. Lire sous une plume anglaise que "la France pourrait devenir le plus grand danger pour la monnaie unique européenne" amène quand même à s'interroger sur les raisons de cette sollicitude.

Les Anglais se sont souvent illustrés par un anti-européanisme flagrant (Lire dans l'Expansion " comment les anglais empêchent l'Europe d'avancer")

Après avoir refusé l'année dernière le traité budgétaire Européen, le Royaume-Uni vient de bloquer le vote du budget européen, et a aussi menacé d'utiliser son veto si les négociations n'aboutissaient pas à un gel des dépenses.

Ce jeudi Jean-Marc Ayrault s'est mis en colère en découvrant le projet de compromis sur le budget européen 2014-2020, rédigé par Van Rompuy, et dévoilé mercredi 14 novembre. Sur les 1 000 milliards d'euros de dotation sur sept ans, initialement prévu, le texte envisage une amputation de 75 milliards, en s'attaquant notamment aux aides agricoles. Selon le gouvernement britannique, les coupes dans le budget doivent absolument atteindre 100 à 200 milliards d'euros pour espérer alléger efficacement la facture.

Le président du Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement suggère également de maintenir en état le fameux rabais dont bénéficie le Royaume-Uni sur sa contribution depuis bientôt trois décennies : "Le mécanisme de correction va continuer à s'appliquer et David Cameron conservera, son chèque annuel de compensation de 3,5 milliards d'euros, obtenu en 1985 en contrepartie de l'aide agricole versée à d'autres États. Ce dernier a encore imposé sa vision de l'Europe toute à son bénéfice !

Le Premier ministre français a réagi par un communiqué (pdf) dans lequel il juge que ce texte ne "constitue en aucun cas une base de négociation acceptable par la France".

En résumé, la France a-t-elle quelque chose à envier au Royaume-Uni ? Certes le taux de chômage reste plus élevé en France (10,2%) qu'au Royaume-Uni (7,8%), mais en termes de croissance, avec tous ses défauts, la France arrive encore parfois à surprendre. Son PIB a augmenté de 0,2% ce troisième trimestre, alors que l'économie britannique devrait plonger de 0,3% en 2012. Bon, OK, Bruxelles prévoit aussi que la croissance outre-Manche rebondisse en 2013 à 0,9% contre 0,4% chez nous.

En matière de dette, elle est aussi élevée que la notre (89% du PIB). Quant à leur déficit, il devrait atteindre 7,2% du PIB cette année, contre 4,5% seulement pour la France ! Les taux d'intérêts hexagonaux à 10 ans sont d'ailleurs quasiment à leur plus bas niveau historique, et également les taux d'intérêts à 2 et à 5 ans, La demande des investisseurs deux à trois fois supérieure à l'offre du Trésor.

Il faut noter que le taux de pauvreté du Royaume-Uni est de 9,8 % tandis que le taux français est de 7,4 %. Ce pays comptera plus de trois millions d'enfants pauvres fin 2013 ( voir vidéo)

Elle est où la vision européenne du Royaume-Unis ? De quel droit "The Economist" nous fait la leçon ? Surtout quand on apprend que récemment le gouvernement britannique a annoncé son intention de se désengager des mesures européennes en matière de coopération policière et judiciaire. "I want my money back" disait Thatcher !

Mais comme le dit très bien The Economist, si la France se plante, la zone euro explose et alors on verra bien si le Royaume-Uni s'en tire tout seul... et si la bombe européenne c'était la City ?

Quant au très sérieux hebdomadaire britannique "The Economist" reste à savoir s'il est aussi crédible quand il donne des leçons d'Europe à la France

Sources : L'Expansion, L'Expansion, LExpansion,


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49 réactions à cet article    


  • Romain Desbois 17 novembre 2012 12:00

    bof.

    C’est la poutre qui se moque de la paille !

    D’ailleurs je découvre que l’Angleterre défend l’UE. C’est fou comme on est mal informé smiley


    • Acid World Acid World 17 novembre 2012 13:03

      La pragmatique Angleterre ne s’encombre pas de grands principes d’européanisme, elle a préféré un jeu plus franc en s’affichant plus ouvertement comme un des fiefs des Etats-Unis. Elle a de ce fait certains privilèges et joue le rôle de contremaître sur le continent.


      • laertes laertes 17 novembre 2012 18:55

        Vous prêtez à l’Angleterre (le Royaume Uni ?) plus qu’elle ne peut assumer. Les Britanniques ne savent rien sur l’union européenne. Ils sont contre mais sans savoir pourquoi. D’ailleurs le louvoiement du gouvernement Cameron est tout à fait éclairant à ce sujet. Ils ont peur del’UKIP sur leur droite... et donc..ils font comme Hollande mais dans l’autre sens ....Je ne pense pas que le Royaume Uni soit un fief des USA......... Quant à être le contremaître de l’UE, encore faudrait-il qu’ils en aient les moyens...Le royaume uni traverse une grave crise politique..qui risque d’ébranler ses assises même...Ils sont pragmatiques certes (quoique je les trouve très idéologiques)...mais même le pragmatisme face à certaines situations est « powerless ». c’est un pays qui ne sait plus où il va.. En tout cas une chose est certaine..qd ce pays se révoltera, les banksters de la City feront les 100 yards qui les séparent de la Tour de Londres en courant !!!


      • alinea Alinea 17 novembre 2012 13:20

        eh bien je vois surtout que la Grande-Bretagne qui était la reine du monde il n’y a pas si longtemps, qui a plus qu’influencé, créé des états, des frontières, a foutu le bazar sur toute la surface du globe, se fait assez discrète aujourd’hui ; elle se couche derrière les amerloques et la boucle.
        Il se peut aussi que je ne sois pas assez informée, ou qu’en France on ne parle pas assez d’elle ; moi je trouve bien qu’on lui fasse peur puisque elle représente le libéralisme dans sa version finances effrénées ! Mais enfin, je pense aussi que ces journalistes en tout cas- car rien nous dit qu’ils sont représentatifs des anglais en général, hein ?- ont peur de pas grand chose ; regardez comme il est gentil notre bon président !


        • JohnS 17 novembre 2012 13:22

          Chaque Français devrait être abonné à 2 journaux : le Canard Enchaine et...the Economist !

          Mais évidemment il est tellement plus facile de se complaire dans la douceur humide de l’autosatisfaction et de la paresse intellectuelle...et de rester dans le jupons de maman..

          Non le changement ne passera pas par nous !

          Cdlt


          • laertes laertes 17 novembre 2012 18:02

            Mon cher, vous ne connaissez manifestement pas « the economist »........... C’est un journal qui a perdu depuis longtemps une ligne éditoriale claire. Ils sont dans la droite ligne de leurs commanditaires qui est « que faire et que dire pour que la City puisse encore continuer à vivre »... C’est tout.. Allez consulter leur Board of Chairmans..très éclairant


          • ZenZoe ZenZoe 17 novembre 2012 23:01

            @JohnS
            Ben oui, vous avez tout dit.
            Sauf qu’en France, on n’est pas trop féru d’économie. C’est le journal l’Equipe qui fait les plus gros tirages ici. Chacun son truc, je critique pas, mais faut pas se demander après comment ça se fait qu’on a un taux de chômage de masse qui dure, qui dure... alors que dans les autres pays, même s’il peut y avoir des moments difficiles, il y a aussi des remontées de crise. Pas chez nous. On dégringole doucement mais sûrement. Faut pas se demander non plus pourquoi il y a tant de PME qui ferment discrètement sans faire la une des journaux, et que les créations d’entreprises ne compensent pas ces fermetures. Faut pas se demander pourquoi nos services publics (pour rappel alimentés par le privé), ont du mal à joindre les deux bouts et se délitent peu à peu alors que de plus en plus de gens en ont besoin. C’est le serpent qui se mord la queue. Mais en France, plutôt que de réfléchir sur des principes économiques simples, on préfère tomber à bras raccourcis sur quiconque le fait à notre place.

            Sur le dossier en question : je l’ai lu complètement pour voir de quoi il retournait. Bof. Il ne dit strictement rien de neuf, rien qu’on ne sache déjà. Il pointe même nos points forts. On se demande pourquoi il a fait tellement parler de lui en fait.


          • laertes laertes 18 novembre 2012 00:03

            @zenzoe : « Mais en France, plutôt que de réfléchir sur des principes économiques simples » ???
            lesquels ? personnellement, je ne vois pas de principes en matière d’économie...mais plutôt des rapports de force puisque ce sont les êtres humains qui en sont les principaux acteurs........ !! à mon avis réfléchir sur des principes économiques ne sert à rien..................c’est agir sur les acteurs économiques qui importe....... Et depuis quand le journal « the economist » réfléchit-il à des principes économiques ? Ce journal n’est en aucune façon un journal de réflexion économique..........malgré son titre qui est une supercherie. Ce journal peut vous asséner des principes économiques contradictoires dans un même paragraphe. .........Et il n’est pas étonnant qu’il trouve des points forts à la France. The economist est le porte-voix de la City ............. les principes économiques , cher zenzoe, il s’en balance.. Sa ligne éditoriale change numéro après numéro selon la conjoncture favorable ou défavorable à la City. Il ne connaîtra qu’un seul principe auquel il obéira à savoir : que les acteurs de la City continuent leurs affaires !


          • gegemalaga 20 novembre 2012 09:05

            JohnS : comme ZenZoe , je vous dit : entierement d’accord ;

            mais , on, est très susceptibles , nous , les Français ( et en plus ...oui ...il y a eu J.d’Arc !!, bon, là , je blagues ) ;

            et la presse qui nous enfume !!

            moi , je vis desormais en Espagne ; la situation economique y n’est pas facile ; mais quand on voit comment la presse Française en parle , c’est révoltant !

            c’est : regardez la merde ailleur ( après la Grece en ce moment , c’est l’Espagne), et voyez comme on est bien , nous , en France !!

            et encore ces jours ci :
            « Les ingenieurs Espagnols partent en allemagne »
            ce sont surtout des Espagnols qui sont allés faire les vendanges en France...

            « l »Espagne appelle à l’aide le continent Sud-Americain« 
            pour parler du 22 eme Cumbre Iberoamericain ( + de 20 chefs d’états - la réunion d’un cumul de PIB de 50% du PIB des USA , et avec une croissance de 3% ...),
            quand j’ai cherché des infos ( en français) , sur ce sommet , je n’en ai trouvées ( a part le titre mentionné si dessus) que dans ..
            .Le Courrier du Vietnam :
             » sommet de Cadix : l’Europe en crise lorgne sur l’eldorado latino-americain"

            comme quoi ..la polution mediaco/politicienne n’a pas encore atteint toute la francophonie de la planete,
            et vous pouvez ajouter , à votre revue de presse : Le Courrier du Vietnam...

            mais ? on pourrait peut etre ? lancer une souscription pour ...payer à l’ENA un abonnement à The Economist ??
            gegemalaga




          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 novembre 2012 13:51

            L’avaient vu la crise arriver chez the économachin ? Non ......
            Y appliquent la phrase d’Audiard :« C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule » !


            • tf1Goupie 17 novembre 2012 14:34

              « De quel droit  »The Economist«  nous fait la leçon ? »

              Et jeanne D’arc, Putain Merde Jeanne D’arc !!

              Sus aux Brithish, Montjoie St Denis ...  smiley  smiley  smiley


              • laertes laertes 17 novembre 2012 17:58

                Je n’arrive pas à comprendre que vous attachiez de l’importance à ce journal (the economist). Il n’est en aucun cas le reflet de la pensée du Royaume Uni. Les britanniques sont méfiants vis à vis de l’Europe mais sans vraiment savoir pourquoi. ceux qui savent pourquoi sont 1 ) l’UKIP pour des raisons politiques et qui veulent se séparer de l’europe 2) Les banksters de la City qui eux, veulent une Europe libérale la moins réglementée possible pour continuer leurs affaires.
                Si vous regardez le Board des propriétaires de The Economist vous constaterez qu’ils sont en majorité liés à la City !! Donc leurs articles sont comme ceux du WSJ ou des Echos : ils ne représentent que certains intérêts mais bien déguisés derrière des sujets nationnaux. D’ailleurs la ligne éditoriale de the Economist va à vaut l’eau... qd vous lisez leurs articles. Elle est tellement trouble qu’ils ne savent même plus dans quelle direction aller !!


              • Canine Canine 17 novembre 2012 15:13

                Je suis un peu d’accord avec The Economist, la France est dans une situation difficile.

                Néanmoins, comme la situation de l’Angleterre est pire que celle de la France, précisément parce que les anglais appliquent les solutions prônées par The economist, à savoir donner tout pouvoir à la finance pour régler les problèmes créés par la finance, j’attends la une de The Economist à ce sujet pour leur donner plus qu’un peu de mon accord.


                • laertes laertes 17 novembre 2012 18:21

                  @Canine : désolé mais..comment pouvez vous être d’accord avec « The Economist » ? C’est comme si vous étiez d’accord avec le journal « Le Monde » qd il parle (et il le fait de plus en plus souvent) de mode !!! La ligne éditoriale de ce journal a perdu depuis longtemps sa continuité.. Elle n’est plus faite que de pointillés...Ils se déguisent derrière des sujets « étrangers » (comme le Sun) pour mieux masquer leur indigence intellectuelle. D’ailleurs le titre est ambigu..mais dans le cas de ce journal l’ambiguité n’est pas signe de réflexion mais signe de perte de repères. Ce journal dont le Board est rattaché à la City n’arrive même plus à cacher sa misèreintellectuelle en matière d’analyse économique...c’est dire !!


                • louphi 17 novembre 2012 15:40

                  menou69

                  Je plusse votre article qui complète celui de rosemar publié hier sur agoravox avec d’ailleurs la même photo de 7 baguettes ou flûtes enroulées par un bandeau du drapeau tricolore français attaché par un cordon enflammé de dynamite. Belle rétrospective dans les archives des relations entre la City, cité de Westminster au cœur de Londres, le palais de l’Elysée au coeur de Paris et L’Espace Léopold, le siège bruxellois du Parlement européen. Ce combat de coq au sommet des oligarchies politico-financières de l’Europe est un joli spectacle à suivre. La France risque d’y laisser ses plumes car la City possède un bec très crochu et des pattes bien bétonnées par Wall Street la besacière de l’oncle Sam.


                  • laertes laertes 17 novembre 2012 18:27

                    @menou : je suis désolé mais la City n’a rien à voir avec la cité de Westminster (City of Westminster). La City à Londres est l’équivalent (en plus grand) de l’Ile de la Cité à Paris. Elle a été maintes fois brûlée... et a été reconstruite en secteur financier. Westminster est loin de la City et est le siège politique de Londres. On peutdire que « the Economist » est le journal publicitaire de la City !! Il ne concerne donc que le fameux Square mile.. en se faisant passer pour un journal ..international qui compte... !!!


                  • louphi 17 novembre 2012 19:18

                    laertes

                    Je suis plus que désolé ! La City, Cité de Westminster, est bien le siège du Gouvernent britannique. C’est là que siège David Cameron, le premier ministre britannique, chef de file des consevateurs britanniques, c’est-à-dire chef de file de l’oligarchie politico-financière britannique qui attaque l’oligarchie française défendue par l’Elysée.

                    « Le 10 Downing Street est la résidence et le bureau du Premier ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, situé sur Downing Street dans la Cité de Westminster, près des chambres du parlement, au cœur de Londres. »(Wikipédia)

                     


                  • laertes laertes 17 novembre 2012 19:38

                    @menou : vous confondez deux choses : la City et « the City of Westminster ». La première (City) est le centre historique de Londres. Elle se trouve à côté de la Tour de Londres. C’est là ou se trouvent : « The London Stock Exchange » et « The Bank of England ». La plus réputé de leur rue est Cannon street. La deuxième est « The City of Westminster » séparée de la première par le très long « Strand ». La Cité de westminster est le coeur politique de Londres. S’y trouvent : Whitehall, Downing street, Houses of Parliament et...the Abbey of Westminster. Westminster est dans l’histoire de Londres un quartier relativement récent par rapport à la City qui est le coeur historique de Londres. Ces deux quartiers n’ont absolument rien à voir l’un avec l’autre !! Désolé !!


                  • laertes laertes 17 novembre 2012 19:43

                    @louphi : toutes mes excuses mon message s’adressait à vous d’abord et à menou ensuite.
                    La City et « the City of westminster » sont deux quartiers qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Le premier est appelé « financial district ou square mile » le deuxième est le centre politique de Londres... totalement différent. !!


                  • laertes laertes 17 novembre 2012 18:36

                    Westminster veut dire : monastère situé à l’ouest.. C’est d’ailleurs sa place à Londres. Westminster a grandi autour d’un monastère dont l’Abbaye est bien connue : Westminster Abbey.
                    Le véritable centre historique de Londres est la City.. situé d’ailleurs juste à côté de la Tour de Londres... Cela devrait faire réfléchir les banquiers !!!


                    • Surya Surya 17 novembre 2012 18:55

                      Votre article était très intéressant à lire, j’ai bien aimé aussi le fait que vous analysez la situation du point de vue économique.
                      Je ne crois pas que si les jeunes entrepreneurs quittent la France pour aller monter leur boîte ailleurs, ce sera en raison des nouvelles taxes touchant les personnes aux revenus élevés, car lorsqu’on est jeune, et nouvel entrepreneur, on est rarement riche, ou disons, déjà riche si son ambition est de le devenir.
                      Ce sera plutôt, selon moi, si les facilités d’entreprendre sont rognées. Je pense que si Mier Hollande met en péril la facilité d’entreprendre lorsqu’on est indépendant ou qu’on veut monter une TPE, il fera une erreur, car si monter sa propre boîte, même minuscule, devient un parcours du combattant, quelle alternative si l’on ne trouve pas de travail, si l’on est un sénior avec suffisamment d’expérience pour voler de ses propres ailes, mais « trop âgé » pour être embauché ? (je trouve absurde et injuste cette discrimination à l’âge).

                      The Economist est un journal libéral, il a donc une vision libérale. Rien d’étonnant à cela. Peu importe ce qu’ils disent, à la limite, puisque de toute façon ce n’est pas eux qui font la politique de la France, et comme ils le disent, « s’ils pouvaient voter en France... »
                      Ce qui est intéressant est de lire leur opinion, et se mettre au courant de la façon dont la France est perçue à l’étranger. Même si les gens ont tord dans leur opinion sur la France, il est impossible de se barricader derrière un rempart épais pour ne pas laisser filtrer la moindre petite critique.
                      Mais tout de même, lorsque l’on voit à quel point le Royaume Uni est régulièrement attaqué dans les média français, et ici même sur Agoravox, leur libéralisme en particulier, leur manque de soutien à l’Europe (alors que souvent ce sont des gens qui sont eux mêmes contre l’Europe qui reprochent à la GB de faire bande à part et de ne pas vouloir faire entièrement partie de l’Europe ! Ce n’est tout de même pas très logique) et tant d’autres choses, je trouve par conséquent un peu incroyable qu’après ça, tout le monde soit vexé lorsque c’est la politique française qui est attaquée. Dites, les amis, si les Français ont le droit de critiquer les autres, alors acceptons un minimum d’être critiqués en retour smiley
                      Je vais lire ce numéro de l’Economist, je l’ai enfin acheté !


                      • laertes laertes 17 novembre 2012 19:19

                        @Surya : à mon avis, « The Economist » n’est même pas un journal dit « libéral ». s’il en était ainsi, ils auraient une ligne éditoriale plus ou moins claire sur l’analyse économique. « The Economist » sera...tout ce que ses propriétaires désirent : à savoir : libéral si ça les arrange, étatiques aussi.. Ils peuvent être alternativement ou en même temps : dictatoriaux, démocratiques, partisans de l’UE, adversaires de l’UE, contre les allemands, pour les allemands, contre la France, pour la France.............j’irais même jusqu’à dire qu’ils seront...pour Westminster, contre Westminster, Pour Jersey et les paradis fiscaux et contre Jersey (qd cette dernière a parlé de se séparer du royaume uni)..................Comment, intellectuellement pouvez vous accorder de crédit si minime soit-il à un tel journal dont TOUT LES GENS INFORMES savent qu’il est rattaché à la City de Londres !!!


                        • Surya Surya 17 novembre 2012 19:26

                          Laertes, je ne risque pas d’accorder le moindre crédit à ce journal, puisque c’est la première fois que je vais le lire. Je savais qu’il existait, mais je n’en avais jamais acheté ni emprunté le moindre numéro. En fait, je répétais (bêtement) ce que j’ai lu, à savoir que c’est un journal libéral. Ca m’apprendra à jouer les perroquets ! smiley


                        • laertes laertes 17 novembre 2012 19:28

                          Je suis désolé pour vous que vous ayez dépensé de l’argent à acheter un numéro de ce journal...... cela montre que leurs propriétaires peuvent encore dépenser leur argent et entretenir l’espoir qu’ils pourront continuer leurs rapines.................à mon avis vous auriez du jouer au loto !!


                          • Surya Surya 18 novembre 2012 01:11

                            Non non, ne soyez pas désolé pour moi, moi je ne suis pas désolée du tout : j’ai acheté ce numéro pour m’informer, et je suis toujours contente de m’informer, je ne me contente pas de lire ce qui correspond à mes opinions personnelles, car je ne réagis pas de façon purement idéologique. Du reste, je ne connais pas The Economist aussi bien que vous, qui semblez particulièrement bien connaître ce magazine, et m’avez informée du fait qu’ils "peuvent être alternativement ou en même temps : dictatoriaux, démocratiques, partisans de l’UE, adversaires de l’UE, contre les allemands, pour les allemands, contre la France, pour la France.............j’irais même jusqu’à dire qu’ils seront...pour Westminster, contre Westminster, Pour Jersey et les paradis fiscaux et contre Jersey (qd cette dernière a parlé de se séparer du royaume uni).................."
                            Combien de numéros de ce magazine avez vous acheté pour être arrivé à le connaître aussi bien ? Peut être auriez vous mieux fait, vous aussi, de jouer au loto  smiley


                          • laertes laertes 18 novembre 2012 15:00

                            @Surya : votre remarque est pleine de bon sens............. Oui, j’ai suivi la ligne de ce journal, comme celle du journal « le monde » et celle du« Times ». J’ai en effet dépensé de l’argent....... Avant ces journaux menaient des enquêtes (je parle du Times et du Monde...les journaux économiques étaient consulté par une infime minorité..principalement des actionnaires..et ils ne contenaient aucune idéologie économique) et étaient sérieux............ A présent ?...que dire !!! Le journal le Monde se transforme en journal pour cabinet de médecins (mode, luxe, sport clichés politiques). Le Times a encore quelques (de plus en plus rares) articles intéressants... Quant à The economist...................................... ce journal est une vaste blague (a joke). Je n’ai pas de mot pour décrire le vide abyssal de ses contenus... Il n’a même pas l’excuse d’avoir une ligne éditoriale orientée (comme le Times au RU ou le Figaro en France). Je trouve que « le sun » contient plus d’informations !!!


                          • Surya Surya 18 novembre 2012 18:26

                            Je crois que les journaux papier cherchent surtout à survivre de nos jours, et pour survivre il leur faut élargir leur électorat et donc y inclure également les personnes qui aiment le sensationnel, et ne pas être trop spécialisés car alors ils ne touchent qu’un lectorat très limité. La photo de couverture, avec les baguettes pleines à exploser (j’adore le pain perdu smiley) montre bien l’esprit du contenu de toute façon.
                            C’est comme Arte, à ses débuts, tous les films, ou quasi tous, si je me souviens bien, étaient en version originale sous titrée, mais ça a duré très peu de temps car la chaîne passait pour être trop élitiste, alors ils se sont reconvertis dans les films doublés.
                            Le Sun... il y a beaucoup de gens qui adorent la page 3 smiley Je crois que beaucoup de gens l’achètent pour ça... smiley
                            Il y a un journal que je vais essayer, je sais pas si vous le connaissez, c’est The Week, il reprend des articles de la presse britannique et étrangère de la semaine, ce soit être un peu l’équivalent de Courrier International mais je ne sais pas encore ce qu’il vaut.
                            Bonne soirée à vous,


                          • T.REX T.REX 17 novembre 2012 21:25

                            En France on aime les anglais pour leur musique .... c’est à peu près tout je pense !


                            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 17 novembre 2012 23:30

                              The Economist qui critique la France c’est comme les opposants au mariage gay, quand je vois leurs gueules d’abrutis je suis forcé d’être pour la France et le mariage gay.


                              • laertes laertes 18 novembre 2012 00:31

                                Quelques perles au sujet de l’article ci-dessus sur « The economist » : « Pour  »The Economist" un François Hollande président, à coup sûr, bloquerait toute réforme en France, inquiéterait les marchés financiers et risquerait de mettre en péril « la survie de l’euro ». Voilà bien un article 100% pur economist. L’art de parler pour ne rien dire, dire tout et son contraire et réciproquement (survie de l’euro, inquiétude des marchés financiers ...marrant de la part d’un journal porte parole de la City qui par intérêt , ne veut pas de l’Euro !!) ..autre perle : « on peut donc se demander si, en fait, The Economist ne feint pas de défendre la zone euro pour mieux maintenir un avantage compétitif essentiel à la Grande-Bretagne ».........Cher menou, the Economist se moque de la grande Bretagne comme de sa première chemise..et serait prêt séance tenante à aller s’installer à Jersey ou au Zambèze s’il y trouvait les intérêts de ses commanditaires de la City. Je puis vous assurer que si le gouvernement du royaume uni prenait des mesures drastiques contre les banksters de la City, vous verriez « The economist » aboyer contre la Grande Bretagne et la menacer. La seule patrie que ces gens ont , c’est...leur intérêt..................


                                • laertes laertes 18 novembre 2012 00:47

                                  Et la lus belle : « Quant au très sérieux hebdomadaire britannique »The Economist« reste à savoir s’il est aussi crédible quand il donne des leçons d’Europe à la France »...The economist est à mon avis un journal beaucoup moins fiable et sérieux que « le daily miror ». La ligne éditoriale du daily miror est claire... celle de « the economist » est plus flou qu’un brouillard londonien. The economist ne veut pas donner de leçons à la France, il fait des efforts désespérés pour essayer de dessiner toutes sortes d’images qui peut détourner l’attention de la population des agissements de ses commanditaires à savoir : la City ! Et plus ça avance, plus ces images sont floues, vides de sens, contradictoires et peut-être à la fin, ce vernis va craquer (c’est en fait leur seule véritable angoisse !!) car à force de donner du flou, on perd en confiance et en crédibilité. Je vais même vous dire qqchose qui va vous étonner. Je suis persuadé que les 3/4 des acteurs de la City ne croient pas un tra^tre mot de « The economist »


                                  • Hieronymus Hieronymus 18 novembre 2012 01:47

                                    depuis le temps qu’ils nous la font « à l’envers » (cela remonte au XIII siècle environ)
                                    faut vraiment etre super con ou hyper maso pour oser parier encore un seul penny sur une quelconque loyauté des « brits »
                                    en fourberie, traitrise et surtout incommensurable mépris de l’autre, aucune autre nation ne peut se mesurer à ce peuple insulaire, joyeux paradoxe pour ceux qui se targuent de l’épithète de « gentlemen » et parlent sans cesse de comportement « fair »
                                    une nation, un pays ou un peuple qui a dans la 2nde moitié du XIX siècle, càd au faite de sa gloire et de sa richesse, sciemment laisser mourir de faim 2 millions d’Irlandais ne mérite définitivement aucune considération


                                    • laertes laertes 18 novembre 2012 15:24

                                      @hieronymous. Vous êtes injuste vis à vis du Royaume Uni..... (je ne parlerai pas de l’Irlande bien sûr). Pendant la première guerre mondiale ils ont combattu aux côtés de français et durant la seconde Churchill voulait réunir les deux pays pour lutter contre les nazis (bon c’était un doux rêve auquel je crois il ne croyait pas lui-même). Le mépris vient avec la domination..et au XIX eme siècle le Royaume Uni avait un Commonwealth colossal......... J’espère que les britanniques se réveilleront...


                                    • Hieronymus Hieronymus 19 novembre 2012 00:00

                                      je ne vais pas faire le recit exhaustif de toutes les perfidies britanniques, ce serait trop long
                                      les Anglais n’ont jamais, jamais ete charitables envers les Francais (ni les autres Europeens d’ailleurs) ils les ont toujours trompes abuses trahis a chaque occasion sans l’ombre d’une hesitation, c’est ecrit a l’avance, comme du papier a musique ..
                                      pourquoi une telle attitude ?
                                      en raison de leur insondable mepris envers tout le reste de l’humanite, pour l’Anglais il y a 2 categories d’etres humains : 1) les Anglais (auxquels ils adjoignent sous certaines reserves les Americains) 2) les autres (ceux qui ne sont pas anglais ni americains)


                                    • Jean-paul 18 novembre 2012 02:30

                                      @Hieronymus

                                      Que pensez vous des milliers de Francais qui vivent a Londres ?


                                      • Jean-paul 18 novembre 2012 03:55

                                        Londres :6e ville francaise .


                                        • laertes laertes 18 novembre 2012 15:13

                                          @Jean Paul : c’est un cliché véhiculé par les médian « main stream ». Si vous regardez les nationalités des gens installés en GB , vous verrez que malgré la proximité de la France, il n’y a pas tant de français que cela qui y vivent !! Je crois même qu’il y a plus d’Italiens , de Turcs et d’Allemands..................... Cela me fait toujours rigoler..ces gens intérrogés par les médias français sur la soi-disant liberté qu’ils ont trouvé au RU !!!!


                                        • Roubachoff 18 novembre 2012 05:56

                                          Zayrault s’est mis en colère ? My God, il a cassé un crayon ? Jeté une gomme à travers son bureau ? Tapé du pied après avoir enlevé ses godasses ? On doit déjà trembler partout en Angleterre. Londres bombardée de boulettes de papier - tous aux abris !

                                          Zayrault est arrivé, sans se presser... Le beau Zayrault, le grand Zayrault, avec son Babar et son air idiot !


                                          • lionel 18 novembre 2012 07:52

                                            Nul doute que les réseaux pédophiles au sein du pouvoir médiatique et politique, actuellement dévoilées en Angleterre ont besoin d’occuper leur presse de propagande( tout sera fait pour faire rentrer le chat dans sa boite mais là rien n’est gagné).


                                            Les membres des réseaux de pouvoir pédocriminels Britannique, sont-ils solidaires des réseaux pédo-sataniques qui sévissent dans note pays en pourrissant notre inconscient ?

                                            • volpa volpa 18 novembre 2012 08:46

                                              Le mieux, c’est de les virer et terminer les digressions inutiles.

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