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Accueil du site > Actualités > Médias > La pétition sur le chalutage de Pénélope Bagieu : infantilisation et (...)

La pétition sur le chalutage de Pénélope Bagieu : infantilisation et inculture politique au service du « buzz »

La pétition mise en ligne par Pénélope Bagieu, l’auteure de « Joséphine » et autres bandes dessinées parues dans Femina et Oops , rencontre un franc succès sur les réseaux sociaux et a récolté en quelques jours des centaines de milliers de signatures.

Vous pouvez, si par bonheur vous avez encore échappé à cette odieuse démagogie, la consulter en cliquant sur le lien suivant : http://www.penelope-jolicoeur.com/2013/11/index.html

Lorsque Pénélope Bagieu se contente de croquer avec humour potache et couleurs chatoyantes les péripéties de la vie des femmes consuméristes dans la presse qui leur est consacrée – presse ordurière qui tout en se voulant féministe n’est en réalité qu’une insulte faite à l’intelligence de toute la gente féminine, et qui est à n’en pas douter le plus grand vecteur de misogynie – elle est finalement dans son rôle d’idiote utile, d’agent de perversion au service du grand capital. Mais lorsque Pénélope Bagieu, prototype de la conscience politique zéro et du bisounoursisme , se lance dans l’action militante, on s’attend bien évidemment au pire, et on est servi.

Tout cela part à n'en pas douter d’un bon sentiment. On est tous d’accord, le chalutage en eaux profondes ce n’est « pas bien ». En revanche, signer une pétition pour tenter de faire pression sur la commission européenne, voilà qui est d’une naïveté absolument insupportable. L'enfer est pavé de bonnes intentions.

D’abord pour des raisons institutionnelles et sans vouloir rentrer dans le détail, Pénélope tente de nous faire croire que la France ferait obstruction au projet de loi, ce qui est totalement impossible puisque la politique commune de la pêche, barbarement surnommée PCP par nos gentils technocrates européens friands d’acronymes auxquels personne ne comprend rien (et c’est fait exprès), est une compétence exclusive de l’union européenne. Donc les Etats-membres n’ont plus leur mot à dire puisqu’ils ont délégué leur souveraineté au profit d’une institution supranationale. Bagieu ne semble donc pas connaître toute la différence qu’il peut exister entre coopération internationale classique et le système européen sui generis fondé sur l’intégration, qui exclut justement les Etats de tout processus décisionnel. Ce n’est pas un crime en soit que d’ignorer ce genre de choses, sauf évidemment quand on utilise sa pseudo-notoriété glanée dans les médias poubelles pour prétendre informer et mobiliser sur le net, auquel cas on se renseigne ou on continue de parler de tampons et de tri sélectif (rien de mieux pour se donner bonne conscience). Donc la France ne fait pas blocage, elle n’est plus en mesure de le faire. Pénélope croit et par conséquent nous fait croire que la France est responsable du chalutage et que l’UE est seule à même de nous sauver. Désinformation et inculture politique totale. Si la France est responsable de quelque chose, c’est d’avoir donner tous les pouvoirs à cette entreprise de mort qu’est l’Europe politique. Et là, bizarrement, les pétitions visant à dénoncer cet état de fait rencontrent beaucoup moins de succès.

La commission européenne, qu’on le dise une bonne fois pour toute, n’est pas LA solution à nos problèmes mais bel et bien LE problème. Si les multinationales - en l’occurrence c’est le groupe Intermarché qui est visé- se permettent de racler le fond des océans et de se comporter en règle générale comme des barbares sans foi ni loi, c’est parce que c’est elles qui font la loi à la commission, temple du lobbying et du clientélisme(qu’on ne me parle pas du parlement européen qui ne sert absolument à rien et dans lequel tout le monde vote pareil). Elles rédigent elles-mêmes les directives et les règlements. Par conséquent, Pénélope Bagieu, dans son inculture crasse, et tout en infantilisant le lecteur, fait passer le bourreau pour notre sauveur. Venant de ce parfait archétype de la misère intellectuelle du boboïdal moyen, c’est le contraire qui nous eut étonné.

Alors évidemment, cette initiative politique au ras des pâquerettes et par conséquent populaire, fera parler d’elle et qui sait, ô miracle, pourrait durcir à terme la règlementation sur le chalutage. Mais alors le remède serait pire que le mal car il contribuerait à laisser penser que la commission protège l’environnement et se soucie du bien-être de ses ouailles alors même que ces problématiques ne se seraient jamais posé si la commission n’existait pas. Un joli coup de pub pour la construction européenne en somme.

Comme se tue à le dire depuis des années François Asselineau, de manière assez héroïque et sans aucun relai médiatique (contrairement n’en doutons pas au bisounours Pénélope Bagieu dont toute l’intelligentsia incroyablement stupide se fera l’écho), l’union européenne est totalement anti-démocratique (ce qui à la rigueur ne nous dérangerait pas trop), et fonctionne sur le principe du despotisme éclairé ; du despotisme éclairé par le néo-libéralisme dans sa pire acception.

Nous ne devons jamais signer une pétition pour faire pression sur la commission, il faut tout simplement se débarrasser de la commission.

Au-delà de l’inculture qui dégouline de cette pétition sentimentaliste à l’extrême, c’est l’inquiétante infantilisation du lecteur qui nous effraie (rien que le titre : prends 5 minutes et signe copain...). Il faut croire, au regard du succès et du nombre de partage, que les gens aiment qu’on leur parle comme à des demeurés. Des dessins médiocres, un ton sarcastique, voilà qui suffit à mettre la toile en émoi. Misère de la « comm ». Finalement les politiques, les publicitaires et les médias font bien de prendre la ménagère de moins de 50 ans, le jeune branché inculte ou la pétasse faussement politisée (cœur de cible en l’espèce) pour des protoprimates, parce qu’en définitive ça marche.Ce n'est pas tant la pétition en soi qui nous revulse, mais le suivisme aveugle des masses totalement débilisées par ce genre de techniques marketing.

On ne changera pas le monde avec des pétitions jouant sur l’émotionnel, ni avec des chansons pourries, ni en défilant entre Bastille et nation avec une autorisation préfectorale, encore moins en votant UMPSFNFGEELV, mais en élevant le niveau de conscience et de revendication, en cessant de s’agiter pour minimiser les conséquences tout en feignant d’en ignorer les causes, ou pire, en les chérissant, pour reprendre le célèbre mot de Bossuet.


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75 réactions à cet article    


  • alinea Alinea 21 novembre 2013 10:09

    Elle est pas sympa de vous avoir plaqué, Pénélope, vous avez l’air d’un type bien pourtant !


    • tintin06 21 novembre 2013 11:04

      cet article est inepte.

      La blogueuse dont vous parlez n’a fait que reprendre, en les illustrant, des propos donnés lors d’une conférence de claire nouvian, en mars dernier.

      Dans votre logorhée adipeuse, on sent que vous ne portez pas la commission européenne dans votre coeur. C’est votre droit, mais le processus d’interdiction de peche en eau profonde est bel et bien en cours actuellement à bruxelles.
      Il faut donc saluer le succès de cette BD qui a propulsé devant les médias un sujet très technique dont tout le monde se contrefout, comme tout ce qui se passe à 4000 m de profondeur.

      Maintenant, peut-être que vous n’avez pas compris non plus les dessins, mais là, c’est un autre débat...


      • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 12:02

        Effectivement le fait que le militantisme écologique doive passer par ce genre de courbette démagogique pour se faire entendre devant une institution parfaitement antidémocratique, je trouve cela d’une grande tristesse. 


      • Kelimp 21 novembre 2013 12:07

        Quelle violence et quel esprit tortueux pour une action, somme toute bon enfant. Croyez vous vraiment que les signataires de cette pétition soient tous des bisounours ? Plus qu’une pétition, cette BD est un plaidoyer destinés aux enfants pour qu’ils apprennent le plus tôt possible les enjeux de la défense des océans et d’une manière générale de notre environnement.
        Sur le dossier de la pêche en eaux profondes, on ne peut pas dire que l’état français mette beaucoup de volonté à la décourager ; la France est quand même le seul pays de l’UE à soutenir encore une flotte de 8 ou 9 chalutiers hauturiers (Scapêche et Euronor). Avec l’appui inconditionnel de Frédéric Cuvillier, ministre de la Pêche, mais avant député-maire de Boulogne, qui défend mordicus ce mode de pêche mortifère pour nos océans.
        Alors vous avez peut-être partiellement raison sur certains points de forme de ce combat, mais sur le fond, tous les moyens sont bons dés l’instant où ils rallient le plus grand nombre à une cause juste.


        • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 12:19

          La conscience politique ne s’acquiert pas en 5 minutes en signant des pétitions illustrées malheureusement. Cela prend des années de lecture et de réflexion, d’études aussi. Je crois que le mieux pour nos enfants serait de leur apprendre à se méfier de ce genre de messages simplistes, en apparence inoffensifs, et pourtant parfaitement pernicieux. 

          Pour ma part je ne pense pas que tous les moyens soient bons. Passer pour de gentils signataires de pétition plein d’humour pendant que les puissants de la planète détruisent le monde pour quelques euros est pour moi de l’indignité.
          Enfin dans votre texte vous parlez du ministre de la pêche... Peut-être fait-il pression sur la commission, mais sur ordre des lobbies, qui font également pression sur la commission de manière à mon avis bien plus efficace qu’un ministre fantoche. Et donc le véritable problème c’est de trouver des structures dans lequel le bien commun surclasse les intérêts financiers, et pour cela il faut sortir du « machin » européen et non pas le caresser dans le sens du poil.

        • clement 21 novembre 2013 17:08

          Bonjour Raphaël,

          Mettons de côté le ton (effectivement) peu enviable avec lequel vous traitez la bloggeuse Pénélope Bagieu, qu’il soit justifié ou non.
          Certes le mieux serait de pouvoir s’affranchir des règles du lobbying édictées par l’UE, mais quelle solution avons-nous (/proposez-vous) ? quelle action est en cours pour arriver à cette fin, et dans quel délais pouvons-nous (espérer) un résultat ?

          Quand on lit : "La pétition lancée par Bloom pour interpeller François Hollande n’avait alors recueillie que 26.000 signatures, à 20 jours du vote en plénière de la Commission européenne sur l’interdiction du chalutage profond« , on ne peut que rejoindre l’avis de Kelimp (—> tous les moyens sont bons).
           »Aujourd’hui (=hier), l
          a pétition flirte avec les 300.000 signatures« , et comme dit exocet  »Le blog de Pénélope Bagieu et sa bande dessinée sont en passe de faire remporter ce combat environnemental mené depuis des années pour l’interdiction de cette technique de pèche".

          Alors quand bien même s’il y avait une autre méthode, je trouve que le résultat n’est pas si mal au vu des armes/moyens à disposition smiley (car rappelons le, le but reste quand même
          la protection des fonds marins)


        • exocet exocet 21 novembre 2013 12:12

           

          Je ne connaissais pas le blog de Pénélope Bagieu, je l’ai découvert gràce à cet article, en allant juger sur pièces ce blog.


          J’ai découvert sur ce blog, que la pétition en question ne s’oppose pas au « chalutage » comme décrit ici, mais au « chalutage en eau profonde », technique ravageuse récente, dont les filets raclent les grands fonds et les transforment en déserts, dans le but de récupérer le peu qui reste après une surpêche intensive depuis 60 ans.


          Dans cet article écrit ici, « Raphael M » mèle avec suffisance et un complexe de supériorité injustifié, le vrai et le faux, notamment au sujet du fonctionnement des institutions Européennes, et notamment en prétendant qu’elles mènent une politique « qui exclut les états du processus décisionnel ».


          En réalité, les états disposent de moyens légaux de faire des propositions et les défendre devant la comission, et de plus font pression sur les hauts fonctionnaires Bruxellois issus de leurs rangs, pour défendre leurs positions respectives.


          Certains états comme la France font en douce des propositions indéfendables, les appuient en sous main, et lorsqu’elles ont été votées, prétendent que cela « a été imposé par Bruxelles ».


          Par exemple pour la France : autorisation des antibiotiques tout au long de l’élevage des poulets, tentative de maintien de l’ancien systeme des aides à l’hectare pour la PAC, promotion d’une politique sécuritaire et répressive contre l’information par internet, sous couvert de s’attaquer au terrorisme et à la pédophilie, elle même bien représentée au sein de quelques uns de nos ministres depuis le gouvernement Fillon.


          Le faux est aussi de prétendre qu’une pétition massive serait inéluctablement sans effets sur les travaux de la Commission et du Parlement Européen, bien qu’infestés de lobbyistes, mais pas plus que nos ministères et nos Sénat et Parlement nationaux.


          Cet article, avec sa dose d’hypocrisie, sa suffisance, son mépris, son complexe de supériorité injustifié, ses erreurs, volontaires ou non, pourrait presque avoir été écrit par un haut fonctionnaire Français.....


          • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 12:31

            je précise à 2 reprises dans un texte d’une page à peine que cela concerne le chalutage en eaux profondes, donc si c’est votre le seul exemple de « vrai/faux » que vous avez à proposer, c’est bien peu.

            Concernant le rôle de la France, je dis justement que les ministres français ont totalement assimilé les méthodes de lobbying qui ont cours au sein de la commission et s’en font le relais, donc cela n’a rien à voir avec les Etats-membres. Et si de telles pratiques se faisaient au vu et au su des électeurs au sein de l’assemblée nationale, ils ne seraient pas réélus, ce qui est désormais impossible puisque tout se passe au niveau supranational, dans l’indifférence générale et au sein d’un processus parfaitement antidémocratique. Bref mon objectif n’est pas de mélanger le vrai et le faux et encore moins d’être hypocrite, mais de faire partager ma consternation devant ce type de militantisme des esclaves qui demandent avec humour à leurs maîtres une faveur.

          • alinea Alinea 21 novembre 2013 12:38

            Quelle faveur ? Non, c’est juste dire : nous sommes nombreux à savoir !
            C’est tout, et c’est déjà beaucoup !


          • Bracam Bracam 21 novembre 2013 17:46

            « faire partager ma consternation devant ce type de militantisme des esclaves qui demandent avec humour à leurs maîtres une faveur. »


            Ça, je comprends et je partage, avec rage, en raison de la réalité des faits :(

          • alinea Alinea 21 novembre 2013 12:36

            Admettons que vous soyez de bonne foi et que vous n’ayez pas cette haine irrationnelle que j’ai sentie tout au long de votre texte : nous sommes dans l’urgence à tous les coins de tous les problèmes ; la prise de conscience, contrairement à ce que vous dîtes,ne passe pas par la nécessité de vingt ans d’études !
            Je suis bien d’accord qu’il ne faut pas se contenter de signer des pétitions, mais au moins le nombre de signatures peut-elle donner la réalité des consciences et des sensibilités à ceux qui croient pouvoir faire ce qu’ils veulent.
            La commission européenne est, bien souvent, en avance sur la France dans des petits domaines de l’écologie : protection des espèces ou de zones humides par exemple ; c’est bien beau d’être puriste mais cela n’explique pas cette attaque indigeste !
            Il vaut mieux faire frein le plus qu’on peut avant de faire la révolution, car, je ne suis pas sûre que ce soit pour demain ; et si c’était demain que l’Europe explose, ces signatures et ces infos n’auraient pas été contreproductives !


            • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 12:47

              L’UE n’est pas du tout en avance sur la France en matière d’environnement, l’environnement est une compétence partagée (art 4), ce qui en réalité signifie que la France n’a plus son mot à dire là-dessus aussi. Rendons à la France ses prérogatives et elle s’occupera d’écologie très bien toute seule ou en coopération avec les autres états. 


            • Kelimp 22 novembre 2013 12:12

              Voilà, on y arrive. Nationalisme contre UE. La France, sortie de l’UE, serait donc mieux capable de gérer correctement son environnement. Permettez-moi d’en douter quand je vois les multiples décrets anti environnementaux que prennent les préfets, représentants de l’état, sous la pression de lobbies locaux ou d’élus en mal de réélection.
              Au moins, L’UE est-elle capable, quelquefois, de contraindre, et encore, la France à respecter cet environnement et sa biodiversité.


            • Pouic pouic 21 novembre 2013 13:10

              Je comprends bien le point de vue que vous exprimez sur le déficit démocratique au sein de l’UE, mais ce que vous dites sur les processus de décision regardant la PCP est absurde. C’est n’est pas la Commission qui décide du contenu de la PCP, elle n’a qu’un pouvoir d’initiative et de proposition. Les textes sont ensuite discutés, modifiés, adoptés via le processus de co-décision qui implique à la fois le Parlement Européen (où siègent des députés français, lesquels ne se sont pas privés, en commission pêche, d’essayer de retarder l’examen du texte) et le Conseil, composé en l’occurrence des ministres européens de la pêche dont notre ministre français, qui ne manquera pas d’y manifester son opposition farouche à toute interdiction de la pêche profonde au chalut.

               

              Je trouve un peu facile le discours de nos élites politiciennes, qui consiste à dire que tout ce qui va mal doit être mis sur le dos d’une sorte de gigantesque et impénétrable machine vendue aux intérêts du libéralisme - la Commission, alors qu’en réalité, ce sont le Parlement et le Conseil qui votent les réglements européens. Il est vrai, par contre, que bien peu de gens ont une idée claire de la manière dont ces processus fonctionnent.


              • Pouic pouic 21 novembre 2013 13:24

                D’ailleurs, relisant votre article, je le trouve encore plus absurde puisque c’est la Commission (en l’occurrence, par le biais de Maria Damanaki, commissaire européenne à la pêche et aux affaires maritimes) qui a utilisé son pouvoir d’initiative pour proposer au Parlement et au Conseil un règlement interdisant le chalutage profond dans l’Atlantique du Nord-Est. Ce que vous dénoncez n’a absolument aucun sens, puisque cela ne correspond pas à la réalité...


              • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 13:37

                C’est justement le fait que ce soit la commission qui s’occupe de ce genre de choses, dans le cadre d’un processus totalement antidémocratique, que je dénonce dans cet article, donc ça n’a absolument rien d’absurde. 


              • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 15:35

                Vous me reprochez de ne pas connaître le processus decisionnel au sein de l’UE et vous tentez de m’expliquer qu’en réalité, au bout du processus, ce sont les ministres nationaux de la zone qui ont le dernier mot... Soyons sérieux quand même quelques secondes.


              • Pouic pouic 21 novembre 2013 18:30

                Cher Monsieur,

                Je peux tout à fait comprendre les points de vue que vous exprimez sur l’UE - chacun est bien libre de penser ce qu’il veut. Par contre, ce que je ne comprends pas, c’est l’argumentation de votre article, qui révèle une grave méconnaissance des processus décisionnels européens. Vous surestimez grandement le pouvoir de la Commission et sous-estimez le pouvoir qu’ont conservé les Etats membres, que ce soit via le Conseil ou le Parlement...On penserait presque être en face d’un complot mené par des technocrates européens perfides contre les braves peuples européens en quête de leur souveraineté perdue...


              • alinea Alinea 21 novembre 2013 13:22

                Pardon ! j’ai dit « haine » ! Influence pernicieuse de l’emploi de ce mot sans cesse, qui de mes yeux et mes oreilles est passée à ma main sans contrôle. « Jalousie » voulais-je dire ; ne déplorez pas le succès de cette petite BD ; même si ce n’est pas grand chose, c’est bien ; quant à vous, trouvez le biais de nous faire passer votre savoir et vos convictions sans dénigrer ceux qui, au fond, ont, sans aucun doute, le même but que vous !


                • Klisthène 2017 Kxyz 21 novembre 2013 13:25

                  le mépris est la pire des suffisances..votre coach ne vous l’ a pas enseigné..
                  le nouvel obs a trouvé le bon titre ..
                  http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20131120.OBS6138/peche-en-eaux-profondes-la-bd-qui-rend-le-sujet-sexy.html


                  • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 13:46

                    haine, suffisance, jalousie... Les anathèmes classiques.

                    Bravo au nouvel obs. C’est justement parce que j’avais pressenti que les médias mainstream applaudirait ce genre d’initiative que j’ai mis en ligne cet article, sur le modèle du pamphlet.

                  • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 13:53

                    Ceci dit je ne m’attendais pas à recevoir des éloges avec cet article, qui est délibérément à contre-courant le la bien pensance que j’exècre. 


                  • exocet exocet 21 novembre 2013 14:03

                    Bonjour, cher Kxyz que je ne connais pas.

                    Le lien que vous proposez est extrèmement pertinent et instructif :

                    On y apprend que :

                    -Ce sont les institutions Européennes elles-mêmes qui veulent interdire le chalutage en eau profonde pour ses effets destructeurs sur l’environnement marin.

                    -Le Ministère.... de l’écologie Français exerce des pressions pour s’opposer à cette interdiction.

                    -Le blog de Pénélope Bagieu et sa bande dessinée sont en passe de faire remporter ce combat environnemental mené depuis des années pour l’interdiction de cette technique de pèche.

                    Exactement ce que vous avez écrit ici dans cet article, félicitations, Raphael M, vous êtes un visionnaire, doté d’un bon sens de l’analyse et du raisonnement !


                  • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 14:55

                    Mais que les choses soient bien claires, je ne critique pas le fait de s’engager pour sauver les fonds marins, mais de le faire de cette manière, en s’aplatissant devant les règles du lobbying édictés par l’UE. Je critique le fait de « déplorer les conséquences dont on chérit les causes ».


                  • Klisthène 2017 Kxyz 21 novembre 2013 15:45

                    enchanté exocet ..
                    donc la commission que j affectionne pas du tout va dans le bon sens ce que l auteur nie par principe..
                    et à grand regret le ministère de l ’ écologie français va contre l histoire pour des intérêts particulier..
                    à mon grand regret ; à titre perso je préconise aux consommateurs de devenir des conso-acteurs..ça ira bien croyez moi..
                    quand à la démarche certes peu être maladroite une citoyenne qui s’ engage ne peut qu être saluée pas caricaturer comme l article le fait..
                    mais il est le seul informé le seul à savoir ce qui est bon malheureusement la Républik dans une forme démocratik ne fonctionne pas comme cela mais chacun à ses références..


                  • nemotyrannus nemotyrannus 21 novembre 2013 14:05

                    Bah un peu naïf et pas très au fait des mécanismes européens à vous lire mais au moins ça va vite par le procédé.

                    Vous n’imaginez pas le nombre de signataires , ou au moins de personnes informées , en moins avec des textes de 300 pages .

                    D’ailleurs ça fait des années qu’on a des études , qu’on connaît le problème et tout mais rien ne bouge.
                    Un peu de vulgarisation ne fait pas de mal dans ce cas.

                    Maintenant , Préferez-vous refaire la même chose en accusant l’Europe entière ?
                    Personnellement je m’en moque et les premiers concernés, les poissons (?), aussi.
                    le problème resterait exactement le même , c’est du pinaillage mais par justice et rigueur il le faudrait.

                    Et si la France n’est pas la seule coupable , alors elle en est toujours la mieux informée désormais.


                    • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 14:30

                      je reprends texto l’« article », que je qualifierais plus volontiers de publicité, pour la pétition Bloom/Bagieu paru dans le nouvel obs : le chalutage en eaux profondes est subventionné par l’UE. Donc regardez la perversité du truc : puisque les pécheurs bretons touchent des subventions européennes, le gouvernement fait pression pour maintenir le secteur qui reçoit les subventions de cette même Europe... C’est totalement absurde. DONC A LA BASE C’EST BIEN L’UE QUI POSE UN PB, donc on va supplier les responsables de cette pêche barbare d’arrêter, et on le fait gentiment, avec des pétitions gentillettes et en plus COMBLE DES COMBLES, en saluant l’action de la commission. C’est totalement schizophrénique comme raisonnement ! Mais enfin, si vous trouvez que cela est une manière saine de fonctionner, libre à vous.


                      • exocet exocet 21 novembre 2013 14:44

                         

                        Raphael M a écrit :

                        "Lorsque Pénélope Bagieu se contente de croquer avec humour potache et couleurs chatoyantes les péripéties de la vie des femmes consuméristes ... elle est finalement dans son rôle d’idiote utile, d’agent de perversion au service du grand capital. Mais lorsque Pénélope Bagieu, prototype de la conscience politique zéro et du bisounoursisme , se lance dans l’action militante, on s’attend bien évidemment au pire, et on est servi.


                        En revanche, signer une pétition pour tenter de faire pression sur la commission européenne, voilà qui est d’une naïveté absolument insupportable. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

                        D’abord pour des raisons institutionnelles et sans vouloir rentrer dans le détail, Pénélope tente de nous faire croire que la France ferait obstruction au projet de loi, ce qui est totalement impossible puisque la politique commune de la pêche, barbarement surnommée PCP par nos gentils technocrates européens friands d’acronymes auxquels personne ne comprend rien (et c’est fait exprès), est une compétence exclusive de l’union européenne. Donc les Etats-membres n’ont plus leur mot à dire ...qui exclut justement les Etats de tout processus décisionnel.


                        Donc la France ne fait pas blocage, elle n’est plus en mesure de le faire. Pénélope croit et par conséquent nous fait croire que la France est responsable du chalutage et que l’UE est seule à même de nous sauver. Désinformation et inculture politique totale.


                        Si les multinationales ... se permettent de racler le fond des océans...c’est parce que c’est elles qui font la loi à la commission, temple du lobbying et du clientélisme....... Par conséquent, Pénélope Bagieu, dans son inculture crasse, et tout en infantilisant le lecteur, fait passer le bourreau pour notre sauveur. Venant de ce parfait archétype de la misère intellectuelle du boboïdal moyen, c’est le contraire qui nous eut étonné.

                        Comme se tue à le dire depuis des années François Asselineau, de manière assez héroïque et sans aucun relai médiatique ….. « 

                        http://tempsreel.nouvelobs.com/plan...

                        Encore bravo à François Asselineau (qui se garde bien quand même de pondre lui même ce genre de bouse) et à vous même, Raphael M pour tant de lucidité...si-si, ayez le courage de relire vos propres passages, et ensuite l’article du nouvel obs, vous verrez, vous serez édifié quant à votre degré de compréhension, et à votre capacité à nous guider, nous »humbles idiots utiles, à l’inculture crasse, sans conscience politique"....


                        • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 15:05

                          Vous recopiez mon article et postez un lien qui n’est pas un article d’investigation mais une véritable publicité pour cette pétition.

                          Moi quand je reçois et lis ce genre d’initiative, j’ai l’impression qu’on me prend pour un con, et protester contre cette infantilisation, cette manière pernicieuse de déplorer les conséquences d’un système beaucoup plus vaste tout en caressant dans le sens du poil les véritables responsables de cet état de fait, je ne marche pas, et je le dis, et ce n’est nullement de la condescendance. C’est au contraire une marque de respect envers l’intelligence et l’esprit critique.

                        • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 14:46

                          @nemotyrranus : j’ai bien compris qu’avec des textes de 300 pages on obtenait peu de signataires, mais la pétition n’est pas une méthode d’action politique que je cautionne. 

                          Et imaginons une seule seconde, ce qui m’étonnerait bcp, que l’on se mette d’un coup à adopter une politique respectueuse de la mer, ce qui est totalement impossible dans une logique libérale (c’est là que les écologistes institutionnels sont soit des idiots soit des carriéristes), alors on va faire des pétitions simplettes sur tous les sujets pour faire changer les choses ? Ce n’est pas raisonnable. Mais c’est très révélateur de ce que je dénonce, le processus d’infantilisation des citoyens.

                          • nemotyrannus nemotyrannus 21 novembre 2013 16:36
                            Eh bien on change le modèle libéral ^^.

                            Que suggérez vous en place de pétition comme première étape , comme Klaxon pour les gens en haut ?

                            Personnellement J’aime bien l’idée des cahiers de doléances ou l’envoie de Hérauts.




                          • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 17:03

                            J’avoue être très pessimiste quant aux moyens possibles pour redresser la vapeur. Je cherche mais ne trouve pas smiley 


                          • tintin06 21 novembre 2013 15:20

                            bonjour

                            je reviens sur cette discussion à 15h19 alors que j’avais écrit mon premier commentaire vers les 10 h ce matin.

                            sur le site bloom avec la pétition évoquée : ce matin à 10 h : 388 000 signatures, à l’instant :
                            408 000 !!!!, c’est du rarement vu sur les réseaux sociaux, et je sais de quoi je parle !.

                            je pense que pénélope jolicoeur devrait être nommée femme de l’année rien que pour son initiative qui a fait passer une pétition de 23000 à près de 400 000 signataires....


                            • Raphaël M. Raphaël M. 21 novembre 2013 15:30

                              Mais je suis certain qu’elle sera nommée femme de l’année, ça ne fait aucun doute. Les gouvernants ont tout intérêt à promouvoir ce genre d’initiative aux conséquences infinitésimales, bon enfant et pas révolutionnaire pour un sous.


                            • Aziel 21 novembre 2013 15:44

                              Quelle insupportable suffisance... 


                              Je ne veux pas vous chagriner, mais Bagieu se débrouille bien mieux que vous à parler au plus grand nombre et à faire avancer des idées. Vous devriez en prendre de la graine, c’est de l’excellente communication politique. Toujours mieux que de vomir la terre entière dans son coin, vous ne trouvez pas ?

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