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Accueil du site > Actualités > Médias > La presse est-elle morte ?

La presse est-elle morte ?

Suite à l’émission de Taddeï, Ce soir ou jamais, de mercredi soir où 6 journalistes étaient invités à débattre sur le thème : Les journalistes sont-ils des auxiliaires de polices ?, je m’en vais, moi aussi, de mon commentaire, comme la plupart des bloggeurs car l’émission a dépassé le cadre de cette simple question.

Je ne reviendrai pas sur cette question qui a été déjà posée par d’autres internautes sur ce site mais simplement citer les arguments avancés par les invités. La plupart ont refusé que les journalistes deviennent des indicateurs de la police, ils ont mentionné le code de déontologie et Joffrin s’est retranché derrière la charte du journalisme. L’un et l’autre ont tout de même reconnu que certains délits pouvaient heurter la personne qu’est aussi le journaliste à tel point que signaler ces délits et leur présumé coupable serait un devoir de citoyen envers la justice. On dit bien signaler. Y aurait-il une distinction à faire entre transmettre une information directement à la police et pousser le confessé à avouer ses crimes devant un inspecteur ? Garder l’information pour soi et ne la révéler que dans les colonnes d’un journal dont la police le découvrira à ce moment-là est-il si différent que de les informer de suite ? N’y a-t-il pas une différence entre les confessions d’un criminel et les révélations d’un simple témoin d’un délit ? N’est il pas hypocrite de se retrancher derrière le fait que le journaliste a publié l’information, il a fait son boulot, aux autres à faire le leur ? Le journaliste est-il qu’un simple communicateur d’information ou ne doit-il pas réfléchir à l’information qu’il détient, son implication, la manière de la présenter, à quel moment, voir la taire ?

Ils ont bien sûr fait remarquer que le nom de l’émission, son format a une connotation policière mais il n’a pas fallu attendre la venue de la dite émission pour se rendre compte qu’il y a quelques similitudes entre les 2 professions : chacun mène des enquêtes, questionne, utilise des informateurs. La distinction n’est-elle pas dans le but recherché ?

Mais revenons à cette charte où le journaliste ne peut cacher sa profession au risque avancé qu’il y aurait collusion avec le travail de policier ou que cela provoquerait la confusion auprès des citoyens. J’aurais bien voulu leur rétorquer que voir débarquer une personne avec un micro & une autre avec une caméra devant vous tout en vous posant des questions, il n’est nul besoin de demander leur profession ! Mais plusieurs ont bien reconnu des exceptions à cette charte pour des cas où nul autre moyen n’aurait été possible de révéler une information, que leur entrée dans certains pays est impossible s’ils mentionnent leur profession. Elle commence à être percée cette charte rigide et Gavi lui préfère quelque chose de plus souple, un désir. D’autres cas comme un groupe de personnes fermé, une société peut refuser toute questionnement de la presse, le journaliste doit-il attendre qu’un des membres accepte de parler ou n’est-il pas tenté de les infiltrer ?

Malheureusement ils n’ont pas abordé le thème du reportage tronqué quand une société, un groupe de personne voire un état accepte ce principe que sous certaines conditions, en limitant les questions à des sujets ne les lésant pas, réduisant les éléments et lieux filmés qu’à ce qu’ils veulent bien montrer : information ou mensonge voire publicité ?

D’un autre côté, toute personne interviewée peut refuser de répondre à certaines questions, c’est son droit le plus strict (le cas Mélenchon est là pour le rappeler), et ils reconnaissent que les gens n’en font pas plus appel à ce veto. Par contre rien n’a été dit sur la manière dont les questions sont posées, le montage du reportage où parfois les paroles sont totalement déformées. Le journaliste peut-il garantir l’intégrité de son interview ? Les 2 parties ne doivent-elles pas être conscientes que chacun essaie de dire ou de faire dire ou de cacher certaines choses ?

Le sujet du financement de la presse n’a à peine été abordé, juste pour rappeler la situation déplorable de l’entre 2 guerres où la presse était achetée et que cette situation pourrait réapparaître et la problématique des annonceurs, du financement. Mais n’est-elle pas revenue d’une manière bien plus insidieuse quand les grands groupes de presse sont aux mains que de quelques personnes, industriels et autres ? L’indépendance et l’autonomie de la presse est-elle encore garantie ? Quand les journalistes ne s’intéressent pas à certaines rumeurs, buzz et vidéos circulant sur le net, préfèrent-ils fermer leurs yeux sur des sujets ne les motivant pas ou sont-ils "déviés" ? Ont-ils peur de découvrir que cette rumeur est fondée ? Pourquoi autant de gens ne croient plus ce qu’il est raconté dans les journaux ?

Concernant la presse écrite, tous ont reconnu que les tirages sont en chute libre mais cela fait déjà quelques années et que les journalistes en sont en partie responsables de son discrédit. Mais cumuler le nombre de lecteurs et d’internautes visitant leur site comme Joffrin le fait est une grave erreur pour avancer l’audience de son journal. Les visiteurs peuvent être aussi des acheteurs papier. Il a une grosse différence entre celui qui chaque jour passe une heure à lire un journal sur un site et celui qui le visite de façon totalement occasionnelle et de courte durée. Par contre ils reconnaissent que de nombreuses erreurs non corrigées, un manque de rigueur, un marketing à trop court terme dégradent la presse écrite et que le retour à plus de sérieux, être plus en phase avec le public sans tomber dans la presse people pourraient rendre plus de crédibilité à ce secteur en difficulté.

Quant à Internet, révolution aussi importante pour eux que celle de l’imprimerie et la profusion de sites consacrés à l’information, les blogs, même s’ils reconnaissent que certains sont très bien écrits, les bloggeurs ne produisent pas de l’information. Encore heureux, sinon à quoi servirait encore la presse ! Mais si les blogs, les sites d’information sont principalement consacrés aux commentaires, la plupart des articles de presse ne sont aussi que des commentaires. Le danger d’Internet n’est pas dans la gratuité de l’information comme le pense Joffrin ? Parfois communiquée par un internaute, dans Google News qui la relaie sans rien payer aux journaux, dans une presse à 2 niveaux, l’une de très haute qualité et pointue mais réservée qu’aux riches qui se développe et l’autre pour la populace. Pourtant les journaux ne payent l’information donnée par l’AFP à ce que je sache ! Certains voient dans Google, Apple, Orange... des ogres qui vont contrôler le net, ont-ils raison ?

En conclusion, j’ai assisté à une émission où les invités ne sont pas restés dans leur tour d’ivoire, ils sont venus débattre, reconnaître certains torts et lacunes. Même si certains aspects n’ont été que survolés ou escamotés, la durée trop courte pour ce genre de débat qui a dépassé largement la question initiale n’a pas permis de les aborder. On peut regretter l’absence d’un non journaliste, un bloggeur par exemple pour contrebalancer certains propos.

Quelle sera l’avenir de la presse et plus précisément écrite ? Dans une certaine presse de pointe, à haute valeur ajoutée mais très chère ? Dans une presse où se mêlent journalistes professionnels, amateurs, bloggeurs commentant l’information gratuite (AFP, vidéos de portable, revendication...) ? Un retour aux fondamentaux de la presse, plus de rigueur, aux reportages et enquêtes ?


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45 réactions à cet article    


  • Dardar 9 avril 2010 12:11

    Personnellement, ce qui m’a le plus frappé dans ce débat, c’est l’énorme contracdiction dans leur discours : à la fois, ils estiment que le net à travers le journalisme citoyen n’est pas un vrai journalisme car il commente plus qu’il enquête et analyse et dans le même temps, Gavi, mais certainement les autres aussi, balaye d’un revers de main les intérrogations de millions de gens sur les événements du 11 septembre 2001alors que si ils étaient aussi bon journalistes qu’ils le prétendent, ils auraient dû à minima enquêter sur ces interrogations pour pouvoir au moins apporter la contradiction. Or, ils ne font même pas cet effort là sur un thême aussi important, de mon point de vue que celui là. Ce qui me pose un problème, car effectivement, comment peut-on reprendre confiance dans ce type de journaliste si ils continuent à se comporter comme cela ? Je donne l’exemple du 11 septembre, mais j’aurai pu prendre celui de la grippe A. Donc, tout naturellement, les personnes avides d’informations vont sur le net et vont chercher l’information autremement. 


    Bref, comme le dit l’auteur, il aurait été intérressant d’avoir sur le plateau un amateur bloggeur pour apporter un peu de contradiction à leurs certitudes.


    • Philou017 Philou017 9 avril 2010 13:12

      A partie où une profession n’est plus capable de débattre sur ses problèmes, on peut dire qu’elle est morte.
      La soumission et la dépendance de la presse aux pouvoirs l’ont conduit à la dégénérescence. En fait la presse n’existe plus, il n’y a plus qu’une corporation de commentateurs, profilés selon les exigences des financiers-marchands, et qui se prennent pour des journalistes.

      La presse est morte avec l’avènement de l’info spectacle et du formatage de l’info-news. On écrira comme épithaphe « le marketing m’a tué ».


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 avril 2010 15:17

        A partie où une profession n’est plus capable de débattre sur ses problèmes, on peut dire qu’elle est morte. ?


        heu, ne mettons peut etre pas cette cause comme facteur majeur, parce que dans ce cas, les medecins qui ne discutent ni du probleme des implantations sur le territoire ou du cout de l’acharnement therapeutique, les agriculteurs qui ne discutent pas du cout energetique negatif de la production agricole intensive, les pecheurs (meme probleme), les profs qui ne discutent pas de la non democratisation de l’enseignement , toutes les professions sont mortes, avec vous !


      • Philou017 Philou017 9 avril 2010 13:31

        Si on remplace " A partie où une profession« par  »A partir du moment où une profession", c’est nettement mieux.


        • worf worf 9 avril 2010 13:32

          Comme je l’ai dit, je craignais que les invités restent dans leur tours d’ivoire en balayant d’un revers d’un main toutes les allégations lancées contre la profession mais ils ont accepté la discussion. Parfois en laissant de côté un sujet ou l’autre (11/9), mais ils ont reconnus que les journalistes étaient en partie responsables de l’état actuel de la presse et de son image. C’est un 1° pas, mais tout comme les politiques envers les problèmes économiques actuels (crise, la Grèce...), la balle est dans leur camp pour corriger, redresser la barre, être plus rigoureux dans leur travail pour éviter leur disparition pure & simple.


          • Voltaire52 Voltaire52 9 avril 2010 13:40

            réponse d un journaliste de libération apres que j eusse critiqué la vision gaucho bobo des journalistes de libe qui laissaient entendre que les incedies de bus(grigny) et la delinquance etaient du au comportement de la police

            « faut pas rester sur le forum d’un »pauvre journal", je comprends bien vos efforts pour nous éduquer, nous apprendre la vie, mais ça ne sert à rien, on pige pas bien ici, ni ce journal, ni ses journalistes fourvoyés, ni ses pauvres lecteurs. Tenez, parce qu’on est poli ici, je vais vous indiquez la porte, vous perdrez moins de temps à la trouver."

            c’est la mediocrite des journalistes qui a tué la presse !!!


            • backtothetrees backtothetrees 9 avril 2010 16:46

              « Libération a décidé de ne pas ouvrir cette page aux commentaires. » C’est clair, non, comme ligne éditoriale ?


            • Pyrathome pyralene 9 avril 2010 14:19

              La presse est-elle morte ? non , elle fait dans son froque.....mais après la tourista , l’heure des comptes sonnera , et ça fera très mal !!.....


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 avril 2010 15:13

                cela fait des annees que l’Huma, le Monde, Libe, le Fig, France TV , Radio France vivent de subventions et non pas de recettes propres.

                Tant que les contribuables accepteront de payer ... A quand la revolte ?

                Medias non subventionnés : BFM, Canal Plus, La Libre Belgique, La Tribune de Geneve, le International Herald Tribune, le FT, Mediapart, Rue 89 et la blogosphere.


              • JahRaph JahRaph 9 avril 2010 14:22

                Extrait de l’interview de Reza, très grand photojournaliste :

                Dans ce monde où le rôle de l’image est capital, ce qui se passe en Iran est très intéressant. Pour la première fois dans un mouvement de contestation sociale de grande ampleur, il y a très peu de photographe indépendants du pouvoir, mais les manifestants jouent, grâce à leur téléphone portable, le rôle de photo-journaliste.

                REZA - Absolument. On parle de révolution de l’informatique. La guerre du Vietnam a marqué le début de la prise de conscience de la force des médias sur le plan politique. Face à cette menace, les institutions politiques cherchent à contrôler ou restreindre le pouvoir des médias par deux moyens : restreindre leur présence sur le terrain, d’une part, leur porter physiquement atteinte, d’autre part. L’armée israélienne a ainsi, dans les années 1990, mis en place une unité d’élite chargée de surveiller les journalistes et qui pouvaient même leur tirer dessus. Par ailleurs, lors de la première guerre du Golfe, la présence des journalistes sur le terrain a été encadrée. Seuls quelques journalistes étaient autorisés à suivre les combattants, et évidemment les personnes choisies n’étaient pas hostiles à l’opération. Une autre technique est de devenir actionnaire ou propriétaire des médias. Aujourd’hui en France, les trois-quarts des médias appartiennent à trois groupes : Lagardère, Dassault et Bouygues. C’est antidémocratique, on ne peut accepter que les médias d’un pays soient contrôlés par des groupes détenant le monopole sur les industries des armes, du bâtiment, de la communication, etc.

                Mais Internet a complètement modifié la donne. On va vers une ère de « citizen journalism ». Les nombreuses photos des manifestations iraniennes diffusées via Internet, notamment facebook, en est l’illustration. Le régime iranien s’est trouvé dépassé, alors qu’il pensait contrôler la situation en empêchant les journalistes de sortir de leurs hôtels.

                (publié dans La Revue Internationale et Stratégique n°77 - Printemps 2010)

                http://blackmarianne.blogspot.com/2010/04/revue-de-presse.html


                • Philou017 Philou017 9 avril 2010 15:53

                  "Mais Internet a complètement modifié la donne. On va vers une ère de « citizen journalism ». Les nombreuses photos des manifestations iraniennes diffusées via Internet, notamment facebook, en est l’illustration. Le régime iranien s’est trouvé dépassé, alors qu’il pensait contrôler la situation en empêchant les journalistes de sortir de leurs hôtels.« 

                  Ne pas confondre le journalisme citoyen qui est en partie formé d’analyses argumentées et l’information ultra-simpliste façon twitter ou facebook, qui peut se prêter à toutes les manipulations et dérives.

                  Il apparait que Twitter en particulier a été l’objet à la fois de manipulations sophistiquées et d’interprétations partisanes. La presse a favorisé une interprétation à sens unique des évenements, et l’information »à la twitter" provenait surtout d’opposants qui n’hésitent pas à utiliser une propagande effrénée.

                  Dans cette affaire , il n’est justement pas question de journalisme citoyen, mais de l’exploitation d’ infos sommaires, parcellaires et non contrôlées ni relativisées qui seront reprises par la presse dans une vision pré-formatée. Cela montre que certains outils d’internet peuvent être instrumentalisés de la même façon que d’autres sources.
                  Alors que le journalisme citoyen collecte, recoupe, croise les sources, met en perspective.

                  Ceci est donc un parfait contre-exemple, qui pourrait se reproduire pour d’autres pays où internet n’est utilisé que par une petite partie de la population.

                  Mais l’avenir est effectivement au journalisme citoyen, à condition d’avoir une partie suffisante de la population concernée qui soit connectée, avec la confrontation de points de vue différents et des médias citoyens ayant ainsi la possibilité de croiser les informations et les sources.


                • sheeldon 10 avril 2010 08:50

                  bonjour

                  alors le journaliste citoyen je n’y crois pas du tout , je pense au contraire qu’on va vers un cloisonnement d’internet via des lois un peut comme en chine ou il faudra un droit d’ouvrir des sites , une sorte de carte d’identité du net ou les filtrage des bons et mauvais journalistes se fera .
                  la fermeture d’info war dans de nombreux pays ( et des bien occidentaux , italie , nouvelle zelande , australie , etc ... ) n’en est que les prémisses , l’acta n’est pas fait pour les chiens par exemple , et si on écoute le discours conservateur en la matière ( morano encore cette semaine , vaneste expliquant que la chine est un modèle ) , on s’aperçoit que l’élite veut bloqué toute autre forme de parole autre que la sienne , ils ont réussit dans la presse écrite ou des journaux indépendants tel libé a sa création ( lire libé de sartre a rotchild ) a en faire des machines de propagande libérales .

                  le capitalisme ne permet pas l’éclosion d’une presse libre ( relire einstein sur la démocratie dans un monde capitaliste ! ) , les acteurs de cette émission , entre les leçons d’un joffrin ( qui est d’une bêtise crasse ! ) et celle d’un robert ménard ( spéciale dédicace au NED !!!! ) mon coeur balance mdr

                  " Mais Internet a complètement modifié la donne. On va vers une ère de « citizen journalism ». Les nombreuses photos des manifestations iraniennes diffusées via Internet, notamment facebook, en est l’illustration. Le régime iranien s’est trouvé dépassé, alors qu’il pensait contrôler la situation en empêchant les journalistes de sortir de leurs hôtels.« 

                  ce genre de bêtises et je pèse mes mots ne comprends même pas que facebook ou twiter sont des armes de propagande , cherchez donc un »tweet« sur le coup d’état au salvador par exemple !!! vous pouvez y aller !

                  vous voyez beaucoup de tweet sur les manifs en grèce ? sur l’arabie saoudite ? non bien sûr mais par contre en iran ça coule de partout , mdr

                  ils vont contrôler les tuyaux ( la nomination de neelie kroes ( faut voir le cv de celle là ! )comme »Neelie Kroes : Agenda numérique. Vice-présidente de la Commission." n’est pas un hasard par ex ) , vous pourrez être journaliste citoyen si on vous bloque les accès vous serez censurer et a mon avis alex jones est un des premiers a nous le démontrer , la libre expression sur le net arrive a sa fin il me semble , pas l’inverse .

                  cordialement


                • tinga 9 avril 2010 14:39

                  Les journalistes ont tué leur métier, le 11 septembre 2001 pourrait être la date de décès officielle, je fus un gros « consommateur » de presse, ma colère n’en n’est que plus grande, je n’ai maintenant que mépris pour cette profession de larbins au services des pires causes. 

                  Journalistes auxiliaires de polices ? Accusations futiles, cette profession fait bien pire, depuis longtemps déjà ils sont passés de simples délateurs à propagandistes et complices de crimes contre l’humanité. Encore et toujours rappeler la loi, la non dénonciation d’un crime dont on a connaissance est un délit, rien à voir avec la protection des sources, c’est un autre débat....


                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 avril 2010 15:08

                    le nine eleven est un probleme specifique non pas a la presse mais a tous ceux, dont journalistes, qui entretiennent des relations professionnelles avec les US.

                    Autant le mouvement Reopen 911 existe aux Etats Unis (le plus idiot des journalistes francais ne peut pas l’ignorer), autant critiquer de maniere pro par voie de presse les US, d’une maniere ou d’une autre, risque de les mettre sur les listes d’exclusion a la douane a l’aeroport.
                    Ils sont coincés.

                    Tabou connexe : le mot revisionniste en France, tres tres lourdemeent connoté. Les theses « complotistes » ont beau etre diverses (de la theorie de l’inside job au cover up, en passant par le plan totalement construit), il n’y a pas de nuance possible dans des medias ou il faut exprimer une idee forte et claire en 3 minutes max.


                  • worf worf 9 avril 2010 15:17

                    Personnellement, je pense que c’est déjà avant le 11/9 que la presse a perdu de son discrédit, je remonterait cela à la fin des années 80 avec l’affaire des charniers de Timisoara. La course au scoop a fait perdre la tête aux journalistes. Puis est apparu CNN et les médias mais surtout l’information télé n’a plus jamais été la même qu’avant !
                    Le 11/9 a été le 2° signe de la désagrégation de cette profession. Ce 4° pouvoir est utilisé, manipulé, discrédité, dénaturé au gré des intérêts d’un petit groupe de personnes.
                    Avec Internet et le « citizen journalisme », la presse risque totalement de sombrer.
                    Soit elle s’adapte vite soit elle devient un dinosaure que l’on ira visiter dans les musées virtuels de demain !


                  • Philippe D Philippe D 9 avril 2010 15:54

                    Il est amusant de constater cette ligne de partage très nette du discrédit de la presse attribué par certains au traitement de l’affaire 911.

                    C’est un petit groupe de convaincus de théories de toutes sortes, dont cet inévitable 911, qui autorise maintenant à imaginer que la vraie information circule sur le net et non dans la presse traditionnelle.
                    La presse traditionnelle est pourtant, dans nos contrées en tous cas, suffisamment pluraliste pour trouver les informations analysées dans le sens que l’on souhaite. Lire l’Huma ou le Fig ne donnait pas la même lumière sur les éléments.
                    Ce qui a défrisé certains fut que cette pluralité d’orientation n’embraye pas sur les délires complotistes et fantasmés. Ni à gauche ni à droite cette presse malgré tout responsable n’a jamais jugé crédible ces fariboles, alors que dans le même temps internet se mettait à bruisser de toutes parts d’hypothèses aussi farfelues que ridicules.
                    Internet y avait gagné pour certains (toujours les mêmes) ses lettres de noblesse, et pour les autres c’était devenu un infâme cloaque où la réalité n’avait pas plus de représentation que l’imaginaire.
                    Nous en sommes là. 
                     

                  • Pyrathome pyralene 9 avril 2010 17:40

                    Il n’y a pas que le 911 qui fait le discrédit de la presse , les guerres qui ont suivies et la crise économique n’étaient pas mal non-plus , et sans compter sur la glorification éhontée et le matraquage tv sur Sarko....
                    Philippe D , admettons que vous ayez la certitude absolue d’une opération interne sur le 11 septembre , en un mot , vous avalez votre pilule rouge comme tout le monde , que feriez-vous ?....


                  • Philippe D Philippe D 9 avril 2010 18:04

                    Salut Pyralène,

                    Je sens que ma réponse risque de ne pas vous convenir, mais bon.

                    Il me semble que si je constatais que personne dans la presse, de quelque tendance politique qu’il soit, n’apportait aucun crédit à cette hypothèse, je commencerais à me poser de sérieuses questions sur la réalité de ce que je croyais.
                    Plutôt que d’y voir un second complot, celui des médias, se sur-ajoutant au premier.

                    Mais il est vrai que je ne suis pas d’un naturel parano, alors...

                    Si vous attendez de la presse, quelle qu’elle soit, qu’elle vous conforte dans chacune de vos théories, et si c’est pour vous le critère unique pour juger de sa liberté, alors effectivement il vous reste beaucoup de sites internet qui pourront même vous donner de nouvelles idées si jamais vous étiez en panne d’inspiration. smiley

                  • Pyrathome pyralene 9 avril 2010 18:29

                    Bizarre , mais je ne suis pas le moins du monde également parano......
                    Pourtant en voyant simplement tomber le wtc7 , on peut se rendre compte tout seul que la VO est un énorme mensonge.....même pas besoin d’aller plus loin , ou plutôt si , rien que ce fait pousse à en savoir plus , ce que je fais depuis.....
                    Je n’ai pas de conclusion définitive , même si on voit trop bien quels sont les vrais responsables et leurs motivations....


                  • Philou017 Philou017 9 avril 2010 21:48
                    La presse traditionnelle est pourtant, dans nos contrées en tous cas, suffisamment pluraliste pour trouver les informations analysées dans le sens que l’on souhaite.
                     smiley smiley
                    Le pluralisme dont vous parlez est une fable. Tout au plus peut-on parler d’une légère différence, de coloration différente. Les infos sont toutes les mêmes, les points de vue proches, conformistes, alignés sur le politiquement correct asséné par une petite caste d’éditocrates qui copinent avec les politiques du pouvoir en place et s’agenouillent devant les financiers qui les paient. Le soutien sans faille au libéralisme, à l’Europe telle qu’elle est, à la mondialisation, à la croissance et aux dogmes con-venus du libéralisme financier, tout cela se retrouve partout dans cette presse que vous appelez pluraliste.
                    Du reste, le principal de l’info n’est pas donné par la presse, qui perd régulièrement de l’audience, mais par les médias audio-visuels, qui assènent la même soupe tout en se déclarant neutres et indépendants. Une farce grotesque qu’il n’y a que les gogos bien-pensants pour trouver pluraliste en quoi que ce soit.
                     
                     Ce qui a défrisé certains fut que cette pluralité d’orientation n’embraye pas sur les délires complotistes et fantasmés. Ni à gauche ni à droite cette presse malgré tout responsable n’a jamais jugé crédible ces fariboles
                    - cette presse a jugé crédible le tout-dérégulation prôné par les financiers
                    - cette presse a longtemps soutenu les OGM, une des belles saloperies de notre temps
                    - cette presse a approuvé l’achat massif de vaccins H1N1 sans commencer le moindre début d’enquête
                    - cette presse approuve implicitement la guerre en Afghanistan pourtant désapprouvée par une majorité de Français
                    -cette presse salue à chaque occasion les remontées du CAC 40 en minimisant les chômeurs issus de la crise
                    - cette presse ne dénonce jamais les manipulations sur les chiffres du chômage, de l’inflation pourtant dument truqués et manipulés
                    - cette presse ne fait quasiment aucune enquête sur les dérives des financiers qui mettent l’économie sur la paille (le plus percutant a été le magazine Rolling Stones sur Lehman Brothers.... )
                    - Cette presse est quasiment dépourvue de journalistes / intervenants / chroniqueurs anti libéraux, anti-européens, etc
                    - cette presse ne parle jamais des raisons profondes des problèmes de ce monde (comme celles qui ont causé une terrible régression sociale et économique de notre société depuis 30 ans).

                    Bref, une presse conformiste et suiviste sur les réformes voulues par l’oligarchie politico-financières, qui reproduit principalement les déclarations des gouvernements et organismes officiels en les commentant à la marge.
                    Une sorte de propagande larvée dont la seule pluralité est d’être partagée par tous les médias influents.


                  • Philippe D Philippe D 9 avril 2010 22:48

                    Philou,


                    Discours généralisant et amalgamant qui ressemble au « Tous pourris ».
                    Je ne sais pas avec quelles lunettes vous lisez les journaux, ni si vous achetez les bons (ceux qui vous conviennent veux-je dire) mais si vous ne voyez qu’un son de cloche uniforme dans tout se qui parait c’est à coup sûr que vous ne prenez pas le temps de lire vraiment les interviews, les éditos, les chroniques, les reportages, les interviews...
                    Je ne soutiens pas que la presse soit parfaite (elle ne le sera jamais) mais elle est très loin de l’image caricaturale que vous déversez comme des mantras qui semblent plus destinés à vous auto-convaincre qu’à apporter une quelconque analyse un peu subtile de ce qui se publie.
                    Je pense qu’il doit y avoir longtemps que vous n’avez plus acheté aucun journal ou aucune revue, persuadé que vous êtes que vous n’y trouverez que ce que vous croyez en connaître.
                    Dans le domaine économique j’ai longtemps été abonné à Challenges, groupe Nouvel Obs, et toutes les semaines il y avait des interventions d’économistes ou d’analystes qui étaient bien loin de partager la vision ultra-libérale. J. Stiglitz par exemple y intervenait fréquemment et pour de très longs interviews.

                    Il me semble aussi que, malgré ce que peut en dire Mélenchon, les politiques de tous bords ont leurs propos repris et sont régulièrement interviewés dans les journaux, à la radio ou à la télé.

                    Vous voudriez que les sensibilités qui sont les vôtres soient plus diffusées ?
                    Et bien c’est simple, plutôt que de vous plaindre, avec quelques amis réunissez un peu d’argent, faites une souscription et essayez de lancer votre organe de presse. « La voix du Philou ». Si vous n’atteignez pas le seuil de rentabilité dites-vous que peut-être les sensibilités qui sont les vôtres ne sont pas partagées par grand monde, ou par pas suffisamment de monde en tous cas pour financer votre journal. Parlez en à Siné qui a monté son truc et qui n’a pas rencontré un public suffisant.

                    Mais bon, je sais très bien que vous ne serez pas convaincu, que vous ne ferez rien pour monter votre journal et que vous vous contenterez de continuer à critiquer la presse traditionnelle en vous donnant bonne conscience et en nous balançant régulièrement des liens vers des alters-infos dont la crédibilité est le plus souvent proche du zéro absolu.
                     


                  • Philou017 Philou017 10 avril 2010 00:35

                    « Je ne sais pas avec quelles lunettes vous lisez les journaux, »
                    C’est vrai que je ne les lis plus beaucoup. De voir les unes et donc les sujets traités me suffit. Je caricature un peu, mais très peu. Il est vrai qu’il passe parfois de bonnes choses, mais elles ne sont jamais reprises ni développées. Le lendemain on ressert la même soupe simpliste et conforme.
                    Il est passé par exemple une bonne interview de Maurice Allais dans marianne, seul prix Nobel Français d’économie, ignorée par l’ensemble de la presse.
                    Ou un brulôt de l’éditorialiste du Nouvel-obs Claude Julliard, passé ....dans Libération, et lui aussi passé sous silence par l’ensemble de la presse. A tel point que j’en ai eu vent 1 mois plus tard, par hasard. Pas de débat à la télé, pas de reponse d’autres personnalités, rien... les même experts qu’on cite en boucle, les même discours typés et conformistes partout, le même type d’éditorialiste tiédasse....
                    Le débat est mort, la presse l’a étouffé.

                    Dans le domaine économique j’ai longtemps été abonné à Challenges, groupe Nouvel Obs, et toutes les semaines il y avait des interventions d’économistes ou d’analystes qui étaient bien loin de partager la vision ultra-libérale. J. Stiglitz par exemple y intervenait fréquemment et pour de très longs interviews.
                    Stirglitz ? on en entend surtout parler depuis que la crise a vu le jour dans les médias...Et à part cela ? On a remplacé les purs libéraux par des libéraux un peu plus tièdes. Une évolution opportuniste sans conséquence.
                    Sur le H1N1, des enquêtes viennent juste de sortir alors que tout est fini depuis longtemps. Bien longtemps après que le web ait traité le sujet, et maintenant que ca n’a plus vraiment d’importance, ni ne présente plus de risque.
                    Là encore, aucune considération sur la dérive générale de beaucoup d’organismes internationaux. Même le documentaire de Marie-Monique Robin sur la torture made in USA a été décommandé par les télés.

                    Il me semble aussi que, malgré ce que peut en dire Mélenchon, les politiques de tous bords ont leurs propos repris et sont régulièrement interviewés dans les journaux, à la radio ou à la télé.
                    De tout bord ? rarement ceux qui contestent sur le fond. Souvent les passages choisis par la presse sont bateaux et évitent les réflexions de fond. On choisit les passages spectaculaires sur une approche purement polémique.
                    Le traitement du buzz Mélenchon en est un parfait exemple. On glose sur son altercation, on ne voit aucun intérêt à lui faire développer ses critiques.
                    Ou alors on montre Besancenot chez Drucker...

                    « vous ne ferez rien pour monter votre journal »
                    Chacun ses trucs. Maintenant si un journal citoyen voyait le jour, je serais tout à fait partant pour y participer.


                  • Philippe D Philippe D 10 avril 2010 01:05

                    Ah Franck, Excellent vraiment !  smiley  smiley  smiley

                    Vous nous rappellerez de quelle version il s’agit chez Loose Change ?
                    Après le 1, le 2, le 3....
                    Puis après le fameux « Final Cut », voici donc le suivant, encore plus « Final », en attendant le prochain qui sera « Definitive » et celui d’après sans doute « Ultimate ».
                    Ca me fait penser à Desperate Housewives, une saison chasse l’autre avec toujours de nouveaux rebondissements grace aux scénaristes, quand ils ne sont pas en grève.

                    Excellent, vraiment !  smiley


                  • Philippe D Philippe D 10 avril 2010 01:27

                    Franck,

                    C’est la 2ème fois que je vous parle sur Avox.
                    La première n’est malheureusement plus consultable, c’était hier pour dénoncer votre post antisémite et complotiste.
                    La modération l’a supprimé.
                    Elle déconne la modé, elle devrait laisser ce genre de prose bien visible pour que l’on sache à qui l’on a à faire.


                  • @distance @distance 9 avril 2010 14:44

                    « La société tend spontanément vers l’immobilisme. A la lumière de l’histoire, on constate que la révolte n’est qu’une réaction éventuelle à la souffrance ; les exemples de soumission à l’autorité y sont infiniment plus nombreux. Ainsi, plutôt que de se préoccuper d’une illusoire tendance à l’insurrection, on devrait s’inquiéter de cette propension qu’ont les citoyens à se soumettre à l’écrasant climat d’injustice dans lequel ils baignent. L’histoire montre que les pires atrocités (guerres, génocides, esclavage) ne résultent pas de la désobéissance mais plutôt de l’obéissance »

                    Howard Zinn - 2009


                    • Vipère Vipère 9 avril 2010 15:27

                      Bonjour à tous

                      L’avènement d’internet a apporté sa pierre à l’édifice du journalisme...

                      http://documental.com/v2article_5052.php


                      • Vipère Vipère 9 avril 2010 15:38


                        Après vérification, il s’avère que le lien indiqué ne fonctionne pas !!! Essayez peut-être en écrivant :

                        internet : un média citoyen qui défie le...









                        • Pyrathome pyralene 9 avril 2010 17:46

                          Quand à prendre le 11/ 09 comme exemple ! Quelles sont les preuves de l’inside job ? Aucune !

                          Allons , allons , Chanteclerc , c’est de la mauvaise foi ou quoi ?
                          le dossier est tellement conséquent que seul celui qui ne veut rien voir ne voit rien....
                          un seul élément parmi des milliers d’autres , celui-là par ex
                          pour toi , c’est un écroulement normal ?...


                        • Pyrathome pyralene 9 avril 2010 17:49

                          Même lui dit que c’est une démolition contrôlée.....c’est dire !

                          Chanchan , tu commences par me faire pitié..........


                        • Sarah 9 avril 2010 18:40

                          N’oublions cependant pas que même si les journaux de papier devaient disparaître, les chaînes de télévison, qui n’ont pas le même modèle économique se portent bien et ont toutes un site internet qui ressemble à s’y méprendre à un journal.

                          En ce qui concerne les journaux, il me semble que leur avenir est sombre : ils en sont réduits comme le disait le directeur de Libération à proclamer qu’ils sont presque en équilibre financier, situation qui ne pourra pas durer éternellement.

                          Les journaux d’aujourd’hui sont comparables à la sidérurgie d’hier : leur restructuration sera très dure.


                        • furio furio 9 avril 2010 17:09

                          Ne serait il pas plus simple que le journaliste soit de fait assermenté et appointé par la police ?

                          De toute façon le journaliste ne sert plus à rien. Il peut être remplacé par des robots, pour commenter l’actualité. En effet, le journaliste, officiel ne fait plus que commenter et disserter sur les fiches transmises par les agences « officielles ». Son rôle n’est plus de se poser des questions, d’être critique, mais de réfléchir à la façon à laquelle il va se distinguer « littérairement » de son voisin de bureau sur un sujet donné, admis, accepté par toute la communauté des journaleux.

                          Le journaliste doit donc trouver matière à « enquètes » pour se donner l’impression qu’il existe toujours. Ainsi il se tourne naturellement vers les sujets « faits divers », pour rester dans la ligne propagandiste de son employeur ( racisme, anti-jeune, etc...) et se donner l’illusion qu’il est encore utile.
                          Cette partie de son activité est totalement inutile. Pour preuve il suffit à tout un chacun de se rendre au Tribunal et assister aux « affaires » réelles. C’est autrement poignant !

                          Les affaires récentes montrent que la Police va pouvoir désormais jouer « au journaliste » pour infiltrer les réseaux « dérivants ». Ce serait de toute façon préférable à la dénonciation. Entre nous ça risque ne pas durer bien longtemps...ça va s’éventer grave !

                          ps : il est quand même étonnant de constater que les journalistes se disent « victimes » !! Tu m’étonnes !


                          • worf worf 9 avril 2010 17:58

                            d’un autre côté entre la police & la justice qui « lâchent des tuyaux » à la presse sur certains affaires et dossiers, on peut se demander qui se sert de qui.

                            plus facile que des perquisitions, volons les pc de journaliste ?

                            L’exemple du 11/9 est peut-être mal choisi pour dater la dérive de la presse, je l’a fait remonter à la fin des années 80 avec les charniers de Timisoara.


                            • Pyrathome pyralene 9 avril 2010 18:19

                              Bien sûr que ça remonte avant , mais le point d’orgue est bien le 911....avec la certitude que la presse est bien sous contrôle , preuve indéniable et implacable  !!
                              Celui qui tente d’en parler objectivement est immédiatement la proie du lynchage médiatique , les exemples fourmillent !!...Voila ce qu’on pourra retenir de ces sombres années et ce qu’on dira dans l’avenir sur la presse de l’époque du mensonge orchestré.....ils s’enfoncent chaque jour un peu plus !!


                            • tinga 9 avril 2010 22:02

                              C’est vrai que le 911 n’est surement pas le moment où la presse commence à dériver, on peut même avoir de sérieux doute sur le fait qu’une presse vraiment libre ai pu un jour exister, je voulais simplement dire que le 911 est sans doute le point de non retour, et surtout le moment d’une prise de conscience par beaucoup de citoyens que le journaliste n’est qu’un pion dans ce que l’on nome pudiquement la « real politic », et même un bon petit soldat, c’est aussi le début de la démocratisation d’internet...


                            • DG. DG. 9 avril 2010 18:12

                              la presse est-elle mort ?

                              en ce qui concerne la presse TV, elle est morte et enterrée mille fois !!

                              Ce sont des lecteurs de dépêches de l’AFP/reuter

                              mais c’est d’une flagrance sans complexe ; je regarde le JT de france 3, puis dans la foulé de celui de M6, par exemple : c’est exactement les même infos, et dans le meilleurs de cas le même ordre de présentation. on peut fair le tiercé/quarte ordre ou désordre, c’est selon.


                              • Philou017 Philou017 9 avril 2010 18:45

                                ©ommentêire un peu tr©ub/e.


                              • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 9 avril 2010 19:16

                                Les grands médias de presse écrite, d’audio-visuel, quand ils ne gèrent pas le ministère de la police de la parole, apportent de l’information qu’ils ont produite, ou de l’information reçue des agences de presse ou d’autres médias ; parfois quelques commentaires et analyses pertinents en prime. Internet apporte de l’info commentée et associée assez souvent à une documentation (Agora Vox, facebook), documentation qui est le moyen terme entre information brute et savoir acquis.

                                http://laconnaissanceouverteetsesdetracteurs.blogspot.com


                                • ELCHETORIX 9 avril 2010 19:39

                                  LA PRESSE MAISTREAM et sa disparition , cela fera du bien aux forêts !
                                  moins de papiers , plus les arbres subsisteront et mieux nous respirerons , la terre ne s’en portera que mieux !
                                  Et les journaleux devront se recycler pour un job plus utile à la société , par exemple l’éducation et l’instruction à proximité des jeunes et moins jeunes .
                                  RA .


                                  • curieux curieux 9 avril 2010 20:14

                                    Je suis obligé de me répéter : Qu’elle crève !


                                    • Philou017 Philou017 9 avril 2010 21:23

                                      Puisque Mélenchon est un des rares à s’attaquer au système, citons-le, lors d’un débat devant les étudiants du Centre de Formation des Journalistes (CFJ) aujourd’hui, 9 Avril :

                                      "Le système médiatique est tellement enfoncé dans la norme marchande (...) qu’on ne peut pas se contenter de le corriger à la marge", a-t-il fait valoir. Pour lui, "les médias, comme toute autre marchandise, sont soumis aux règles de rentabilité« , »du moindre coût humain« et les  »conditions sociales et matérielles" dans lesquelles travaillent les journalistes « interdisent l’indépendance d’esprit ».
                                      http://info.france2.fr/medias/melenchon-veut-reveiller-les-journalistes-62417091.html

                                      « Sur la vocation, c’est du bla bla, à un moment, il faut manger », « vous êtes pris à la gorge socialement », ce qui, selon lui, « interdit l’indépendance d’esprit » et empêche de répliquer à celui qui « a décidé de vous enfumer ». Et ce pour appartenir, en contrepartie, à « la superstructure qui exerce le pouvoir culturel numéro un : dire la norme », dénonce-t-il, s’emportant contre « une caste de vaches sacrées intouchables avec qui il est impossible de dialoguer ».
                                      http://www.liberation.fr/politiques/0101629427-melenchon-veut-lutter-contre-la-clericature-mediatique

                                      "Ma critique est devenue une critique sociale et une critique radicale, je suis partisan d’une révolution citoyenne des médias", a-t-il fait valoir.

                                      "Comment être révolutionnaire dans la société (...) et m’arrêter à la porte de la cathédrale médiatique ?", a-t-il demandé, répétant qu’il n’y aurait « ni excuses ni regret » de sa part sur l’épisode de la vidéo. « Je mène une lutte politique », a-t-il martelé.

                                      L’ex-sénateur PS a déploré que "les médias, comme toute autre marchandise, soient soumis aux règles de rentabilité« , »du moindre coût humain". Pour lui, les « conditions sociales et matérielles » dans lesquelles travaillent les journalistes « interdisent l’indépendance d’esprit ».

                                      Il s’est également prononcé pour un « Conseil national des médias » réunissant professionnels, syndicalistes, citoyens et élus avec un "pouvoir de sanction".

                                      http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iUB6JsAWN04_—a364DF1onD_VCg

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