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La Syrie, cible de la désinformation

Le citoyen ordinaire n'a pas le temps de s'intéresser à la politique étrangère. Il a trop de problèmes à résoudre dans sa vie quotidienne. C'est une poignée d'experts ou de journalistes qui mâche l'information internationale pour lui faire avaler quelques idées simples. Le malheur est que chez nous, cette poignée de professionnels est cynique, aveugle ou incompétente. Cynique parce qu'elle relaie ouvertement la propagande américaine ; aveugle parce qu'elle ne décèle pas les objectifs et les méthodes de Washington ; incompétente parce qu'elle ne s'attache pas à la recherche de la vérité.

Ses idées simples vont toujours dans le même sens : celui du mythe dominant.

Nos grands médias – télévisions, radios, journaux nationaux – ne se posent jamais de questions. Une ligne de clichés étant établie, ils la suivent les yeux fermés. Milosevic était un dictateur ; Saddam Hussein menaçait l'univers ; Khadafi étranglait la Libye ; Gbagbo saignait la Côte d'Ivoire ; Ben Ali et Moubarak étaient des autocrates pourris ; Chavez est un tyran ; Poutine trahit la démocratie ; Lukashenko muselle la Bielorussie ; Ianukovitch verrouille l'Ukraine ; Hu Jintao étouffe la Chine dans un étau totalitaire, et Kim Jong Eun cadenasse la Corée du Nord. Aucune nuance, pas d'hésitation, jamais un doute. Tous ces hommes – bien différents pourtant – sont jetés en vrac dans le sac poubelle des pèlerins des droits de l'homme. Sur ordre américain. Je ne dis pas que tout ce qu'on leur reproche est faux. Je dis simplement d'une part, que ne figurent pas dans la liste quelques satrapes arabes, africains ou asiates, aussi autoritaires que les susnommés, mais dont la poigne de fer est agréablement graissée par le dollar ; d'autre part, que dans le cadre d'une information juste, chaque cas cité ci-dessus aurait du – ou devrait – être examiné sans passion, parti pris ou préjugé. Et surtout pas sous l'influence de Washington.

Le slogan vedette actuel de cette liste est "Assad massacre son peuple". Une fois de plus, un jugement à l'emporte-pièce, repris à l'unisson par nos médias. Ne favorisant qu'un seul côté. De la droite à la gauche, à la télé et à la radio, dans la presse du Figaro à Libération, les comptes rendus n'émanent que de sources rebelles, les arguments du régime n'existent pas. Tout ce qui contredit la version du glorieux "combat pour la liberté" est passé sous silence. Les cris de victoire des opposants ont beau être invérifiables, et être démentis par de nombreux témoins sur place, les mises au point sont ignorées. Assad est le diable, comme l'étaient ou le sont tous les "hommes forts" résistant à la mise sous tutelle de leur pays.

Cette partialité médiatique dissimule opportunément le but majeur de la stratégie impériale : se débarrasser de tous ces chefs d'Etats indociles. L'opération est menée par une entente USA-Arabie Saoudite-Qatar – soutenue par Israël qui voit avec plaisir l'affaiblissement de ses ennemis – et s'appuie sur la branche sunnite et wahhabite de l'islam. Le jeu est dangereux. S'adjoindre un adversaire déclaré pour des raisons tactiques est en même temps le renforcer. L'administration Obama croit pouvoir maîtriser l'expansion sunnite qu'il finance et arme contre Damas et Téhéran, d'une part en soutenant des terroristes qui ne perdent pas l'occasion de mordre la main de leur maître, d'autre part en achetant un islamisme soi-disant "modéré" qui se révèle pourtant partisan de la sharia. Pendant ce temps, le fanatisme religieux en profite pour gagner du terrain avec la destruction des régimes laïques qui entravaient sa propagation. Les organes les plus bruyamment partisans de la croisade "humanitaire" (dont les interventions militaires font à chaque fois plus de morts civiles que les soi-disant massacreurs qu'elle combat), sont obligés de reconnaître, à peine gênés, que l'opposition syrienne est truffée de mercenaires étrangers, de militants fondamentalistes et d'enragés d'Al Qaeda.

"Après seize mois de révolution, lit-on dans Libération des 4-5 août 2012, et plus d'un an de révolution armée, la Syrie risque de devenir une nouvelle terre de jihad, comme l'ont été l'Irak et l'Afghanistan. (…) Au moins deux organisations, liées à Al Qaeda, se sont déjà implantées dans le pays." Déjà l'International Herald Tribune du 31 juillet avait tiré la sonnette d'alarme. "L'opposition se radicalise, écrit le journal. Les jihadistes locaux et des groupes de combattants d'Al Qaeda y jouent un rôle grandissant et réclament une part de direction de la résistance. (…) La plus grande partie de l'argent alimentant l'opposition provient de donateurs religieux en Arabie Saoudite, au Qatar et ailleurs dans le Golfe, dont la générosité repose sur l'éducation salafiste." Les rebelles renoncent peu à peu à déployer leur drapeau de l'indépendance nationale au profit de bannières religieuses. Selon Thomas Pierret, de l'université d'Edinburgh, "Le problème du drapeau est un problème-clé. Ils sont sur une voie jihadiste et salafiste de rejet de la structure nationale." Au profit de l'universalisme musulman.

Avec l'imprégnation confessionnelle de la rébellion, deux autres éléments importants de la réalité syrienne sont plus ou moins occultés par nos médias.

D'abord les préoccupations d'Ankara. La Turquie, qui fournissait le soutien logistique de l'offensive anti-Assad, commence à se préoccuper du renforcement kurde à sa frontière. "Le dirigeant du Kurdistan irakien autonome, Massoud Barzani, tenait il y a peu une réunion de conciliation à Erbil entre les différentes factions kurdes de Syrie. Bien que divisées, celles-ci, parmi lesquelles se trouve le PKK (mouvement kurde armé de Turquie), disposent d'armes et contrôlent déjà un pan de territoire jouxtant la Turquie. Ces développements inquiètent Ankara qui vient de masser des troupes à la frontière syrienne." (Libération, 2 août 2012). Le New York Times du 31 juillet avait été encore plus net. "Les militaires turcs ont envoyé hier des troupes, des véhicules blindés et des batteries de missiles à la frontière syrienne. (…) Des morceaux de la Syrie sont tombés aux mains de milices kurdes et une région frontalière est contrôlée par des groupes de jihadistes dominés par des combattants étrangers puissamment armés. (…) Les autorités turques craignent que la Syrie ne devienne une tête de pont pour des militants kurdes résolus à provoquer un chaos en Turquie. (…) Le gouvernement turc considère les séparatistes kurdes comme la plus grande menace à la sécurité nationale. Depuis les années 80, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées dans le conflit opposant le gouvernement au Parti des travailleurs kurdes (PKK). (…) Il y a un autre problème. Des centaines de combattants étrangers – venant de Libye, d'Algérie, d'Irak, d'Afghanistan et d'Europe – pénètrent en Turquie et s'en servent comme zone de transit vers la Syrie. La plupart disent qu'il mènent un jihad, une guerre sainte, dans le but de transformer la Syrie en un pur Etat islamique."

Une seconde conséquence de l'offensive contre Damas est l'anéantissement du pluralisme syrien. Selon l'International Herald Tribune des 4-5 août, "les 2,3 millions de chrétiens, qui constituent environ 10 % de la population du pays, connaissaient sous la dynastie Assad une situation encore plus privilégiée que la secte chiite alaouite à laquelle appartient le président. (…) Alors que les armes et l'argent d'Arabie Saoudite fortifient l'opposition, 80.000 chrétiens ont été "épurés", chassés en mars de leurs foyers dans la province de Homs par l'Armée syrienne libre. (…) Le comportement des rebelles a poussé un certain nombre de sunnis qui les avaient soutenus au début, à renouveler leur loyauté à Assad. Beaucoup d'entre eux qui considéraient le régime comme une kleptocratie le regardent maintenant comme le meilleur garant d'un pluralisme menacé. (…) L'apparente indifférence de la communauté internationale à la dégradation de la situation des minorités religieuses engendre un fort sentiment anti-américain chez les nombreux Syriens séculiers qui voient les Etats-Unis s'allier à l'Arabie Saoudite, la source du wahhabisme, contre l'Etat le plus résolument laïque du monde arabe. (…) Les groupes armés qui ont pris le contrôle de la rébellion, désormais contaminée par les combattants d'Al Qaeda et corrompue par l'argent saoudien, commencent à déplaire à bien des gens."

Avec les chrétiens, on peut citer les druses dont 20.000, citoyens syriens, habitent le plateau du Golan annexé par Israël. Selon l'International Herald Tribune eu 8 août, ils vivaient bien sous le règne d'Assad et s'interrogent avec anxiété sur le sort qui leur sera réservé s'il est chassé du pouvoir. 

On ne voit pas grand'chose de tout cela dans les médias français. Le consensus de la désinformation y règne sans partage. Bashar al Assad n'est qu'un tyran assoiffé de sang. Ses sbires ont le monopole des atrocités. Les zones calmes de son pays sont ravagées par des massacres, malgré le déni des habitants. Les principales villes sont aux mains des insurgés, en dépit de nouvelles contraires. Malgré tout ce qu'on sait de son désordre, l'Armée syrienne libre, unifiée et disciplinée, vole de succès en succès. Un tel déluge d'approximations (pour ne pas dire de mensonges) ne fait que mesurer la médiocrité de nos médias.

Un mot pour conclure. On ne peut pas reprocher à l'opinion publique d'ignorer l'actualité internationale ou d'accepter passivement sa tendancieuse et unanime description. Elle a bien d'autre soucis que le sort d'Assad. Mais on peut en vouloir à ceux qui se targuent de rendre compte honnêtement (?) de cette actualité, de n'en évoquer ni la réalité, ni les coulisses, ni les manipulateurs, ni les dangers.

Louis DALMAS.

Directeur de B. I.


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116 réactions à cet article    


  • Yvance77 9 août 2012 08:59

    Salut,

    De l’auteur je cite : « Nos grands médias – télévisions, radios, journaux nationaux – ne se posent jamais de questions. »

    Mais il y a une raison fondamentale à cela ! Ces médias sont détenus par une poignée d’hommes (comptables sur les doigts d’une seule main) et sponsorisent sans honte les dirigeants. Quand le boss de TF1 est le parrain de fiston à Pipole 1er... faut pas trop en demander en retour, sur la véracité de l’information distribuée.

    Puis, si Jean-Pierre Pernault (au hasard) a eu un jour une carte de presse... c’est que même un clébard avec une cravate est capable de l’avoir.


    • Innsa 9 août 2012 12:04

      Il est important de noter que 80% de presse écrite française appartient à 2 marchands d’armes (Dassault et Largardere). Le reste des médias appartient à des milliardaires. Sans oublier la connivence entre les hommes politiques, ceux des médias et de l’économie

      Je pense qu’il ne faut pas s’étonner de la qualité de l’information que nous avons.

    • Martha 10 août 2012 10:41

       Rien n’a changé depuis les élections. Le pouvoir que nous avons mis en place le plus légalement possible pour que les choses changent, ne change rien. Il est transparent et inexistant : valets en mission pour l’Empire.
       Nos médias en sont la preuve la plus évidente : Propagande et mensonges permanents. Zéro changement post-électoral ! Ce n’est pas P.Walls qui me dira le contraire...
       Nous avons beaucoup d’attaches avec les Syriens et une cuture qui par bien des points se rapprochent : Laïcité et pluralité religieuse. Cette pluralité est considérée comme une richesse et cela depuis très longtemps. Un autre point nous étaient commun : notre armée citoyenne. Depuis peu, sur ce point une divergence notoire est apparue : Notre armée est devenue une armée de métier. C’ est un point important et un signe de la dérive Française actuelle marquée par sa dissolution totale dans l’OTAN.
       La politique menée en Syrie actuellement est contre nature et ne peut-être acceptée par les français. Cette propagande anti-Assad est une honte et discrédite totalement nos médias. Il va falloir arrêter ça, cela devient insupportable. Croient-ils encore que les français les écoutent ? Radio fermée, Télé fermée... Ne reste plus qu’internet où on peut encore respirer l’air du grand large et de la liberté.


    • Martha 10 août 2012 10:50

      *Une attention particulière pour les mots écoute et écouter.
         Il y a un lien de confiance dans cette affaire. D’autre part où ira le navire si l’écoute est rompue ? Surtout dans la tempête qui s’annonce.


    • bigglop bigglop 15 août 2012 19:32

      Bonjour à tous,

      Merci à @Dalmas pour ce très bon papier, car l’organisation politique, économique, sociale, religieuse de la Syrie est extrêmement complexe, même avant la déstabilisation en cours menée par les USA et ses « supplétifs » européens, saoudiens et qataris.

      Il faut garder à l’esprit que l’Arabie Saoudite et le Qatar sont des dictatures religieuses aussi « intégristes » que les Frères Musulmans, les djihadistes et Al Qaeda

      Depuis le XIV éme siècle les alaouites (Syrie-Asad) sont considérés comme les pires apostats par les wahhabites, sunnites (Arabie Saoudite et Qatar) et une Fatwa prescrivant leur persécution et leur génocide a été lancée, existant encore aujourd’hui.

      Pour aller plus loin et mieux comprendre les enjeux qui nous cachés, je vous demande de lire attentivement l’interview de Alain Chouet, ancien chef du renseignement de sécurité de la DGSE

      Même si les informations proviennent, exclusivement, de sources comme Infosyrie et Novopress (Russie), elles n’en sont pas moins crédibles

      Mais le plus scandaleux est la position politique des pays occidentaux qui « soutiennent » discrètement l’arrivée de dijihadistes, de membres d’Al Qaeda au sein de l’ASL, qui défendent une république islamique en Syrie reposant sur la charia (et la disparition des autres communautés religieuses à terme), et d’un autre côté, à l’intérieur de nos frontières mettent tout en oeuvre pour lutter contre une radicalisation islamique.

      Vraiment, on nous prend pour des Cons.

      Sur un autre sujet, l’interview d’Olivier Delamarche, où il parle de « cons ».


    • Roche 15 août 2012 22:41

      Merci de le dire pour moi aussi ! j’en ai plus que marre de ces bonimenteurs.. et la presse de tirer des conclusions à son avantage, le net aurait tué la presse, mais çà me fait bien rire, avec ou sans le net, il sont loin d’imaginer combien les français en ont ras le bol de leur torchon !!! Le libraire en bas de chez moi ne vend plus aucun papier. La boutique a été reprise par deux nouveaux gérants en l’espace d’à peine deux ans. Le parisien se vend à présent dans la boulangerie et chez le buraliste.... 

      j’espère pour eux que la vraie chute n’est pas loin.

    • rototo 16 août 2012 00:41

      faut voir leur salaires aussi. rares sont ceux (tres rares surtout en ce moment) qui seraient prets a prendre des risques avec leur boulot pour rétablir une partie de la vérité (noyée dans le torrent de la désinformation de toute facon) :(, bref, la boucle est bouclé.


    • bernard29 bernard29 9 août 2012 09:22

      c’est clair que pour se défaire des « centaines de barbus » infiltrés en Syrie, Assad « le LAIC » n’a plus comme seul moyen que de détruire ses propres villes avec bombardements et canardages.


      • Lemaïsjekiff Nestor 9 août 2012 09:42

        Salut ...

        « Même commentaire qu’il y a peu ... »

        Moi j’ai du mal à saisir où tout ça peu mener ...

        Ce que j’aimerais c’est que des insurgés soient interrogés et nous disent ce à quoi ils aspirent ... Quelle politique ils voudraient mener après la chute d’Assad ...

        On parle de révolution contre le régime cyrien d’Assad, on nous parle de cette « guerre » et de ses atrocités, mais on ne nous parle pas assez de ce que veulent les insurgés ... Faire tomber le régime, ok ... Mais après ils font quoi ?

        Plein de petits groupes pensant différemment les uns des autres qui veulent tous une part de gâteau et là c’est pas gagné ... Ou un gros groupe très majoritaire ... Mais il veut instaurer quoi pour son peuple ce groupe majoritaire ?

        Les journalistes ont les possibilités de répondre aux questions que je me pose tout comme d’autres, si bien-sûr les journalistes restent objectifs c’est à dire qu’ils ne travaillent pas pour l’un ou l’autre camp ...

        Après tout ça peut-on encore parler de droit à l’information ? Ou qui sais-je peut-être de propagande fastoche ?

        Limite on se demanderait si le mot journaliste à toujours le même sens ... Informer ? ... ou ... Détourner la réalité ?


        • Henri Francillon Henri Francillon 9 août 2012 18:23

          Vous avez raison, Nestor, et dans ce cas, comme pour les « révolutions arabes », il faut parler de coup d’état plutôt que de révolution.


        • Lemaïsjekiff Nestor 10 août 2012 09:06

          Salut Henri ...

          « il faut parler de coup d’état plutôt que de révolution. »

          Oui, surtout qu’en plus une révolution est sensée amener une évolution ... Et pour l’instant rien ne dit que la Syrie est sur cette voie ... On ne peut rien envisager, rien discerner, car on ne sait pas ce que veulent vraiment les insurgés « les révolutionnaires » ...


        • thepouet 12 août 2012 01:10

          « Moi j’ai du mal à saisir où tout ça peu mener ... »

          Ca pourrait mener à démasquer l’existence de « l’entité » à l’origine de ces événements
          Il y a tant à dire ...

          Ca peut mener à la guerre, si « ils » obtiennent ce qu’ils veulent ...

          Un empire divise pour régner, n’est-il pas ?
          Cet empire monétariste en faillite gigote, gigote, invente des ennemis depuis 11 ans, enfin depuis 300 ans.
          Dans le chaos - les évolutions - à reculons - de l’histoire se font sur fond de prétextes fallacieux, de manipulations, nous rendant complices, dans le sens où nous nous laissons berner.

           Une fois de plus, ces événements syriens pourraient être une occasion en or pour prendre le système médiatique la main dans le sac, sac à désinformation-manipulation- curruption, et produire un « ça suffit », un ! ya basta ! mondial .
          Pourraient être ... On peut rêver !

           Pour lever la tête du guidon, je vous propose cette vidéo et celle-ci
          Bien sûr, ces vidéos, ... si vous ne reconnaissez pas vivre encore dans un empire ... ben j’sais pas, vous aurez du mal, alors à la place de leur visionnage, allez sévir sur RUE89, par exemple, là-bas on sera souvent d’accord avec vous ! 


        • Roche 15 août 2012 21:10

          question de manipulation journalistiques qui passe inaperçue pas une seule fois on a lu « révolutionnaires Syriens », mais « rebelles » puis « opposants », erreur qu’ils avaient commise lors du putch libyen... parce que ce sont des putschs ni plus ni moins ! Ma question à moi, pourquoi on laisse faire ???? 


        • SEPH 9 août 2012 10:03
          « Parmi la population, personne ne veut de cette guerre »
          Entretien avec Karin Leukefeld, journaliste indépendante allemande installée en Syrie :

          Mme Leukefeld, on entend constamment dans les médias que les insurgés se seraient désormais emparés de la capitale syrienne, qui serait « libérée ». Comment cette libération est vécue par la population syrienne ? Comment la population syrienne perçoit-elle ces insurgés ?

          Tout d’abord, je dois dire que cette représentation n’est pas tout à fait correcte. Damas est une ville de plusieurs millions d’habitants, près de deux millions dans le centre, quatre millions environ dans la banlieue. Les insurgés sont forts avant tout dans les communes autour de Damas. Ils y ont livré des combats qui les ont opposé aux forces de l’ordre et à l’armée. La semaine passée, il y eut ce qu’on a appelé l’opération Volcan de Damas, un assaut sur la ville de Damas. Depuis, les rebelles ont bien avancé vers le centre de Damas, prenant d’assaut plusieurs postes de police.

          Ainsi dans le quartier où je réside, on a entendu très nettement ces affrontements. Ces derniers jours, les tirs se sont tellement rapprochés que je ne pouvais plus quitter ma maison. Mais ces groupes ont été repoussés après une opération militaire de grossse envergure. L’armée syrienne utilise tous les armements à sa disposition, chars et artillerie compris. Des hélicoptères auraient été détruits par ailleurs. De ce que j’ai pu voir, je ne peux le confirmer.

          Mais les dix derniers jours ont été marqués de façon ininterrompue par des opérations militaires de grosse ampleur, dans la périphérie de Damas. Depuis samedi dernier, la ville a toutefois retroué son calme. Les gens essaient de retrouver une vie quotidienne normale. Les marchés ont rouvert, le trafic routier a repris – à un rythme certes moins élevé que d’habitude, mais il faut dire qu’on est en plein Ramadan.

          De quel soutien les insurgés bénéficient-ils au sein de la population, et plus précisément dans la population sunnite ?

          Je ne demande pas aux gens leur confession quand je leur parle... Je vis actuellement dans un petit hôtel qui était presque vide au départ, mais depuis le début des attaques, il affiche complet. Beaucoup de gens se sont placés avec leurs enfants et un peu d’affaires en sécurité car ils ne savent pas comment les choses vont évoluer. Ces gens n’ont aucune sympathie pour les insurgés armés. Même si ils sentent bien que quelque chose doit changer dans la politique Syrienne, ils rejettent la violence.

          Dans la banlieue de Damas, par exemple dans des communes comme Jdeideh Artuz, Qutseiya ou Tadmoun, il existe probablement une base de soutien pour les forces armées, sinon ils ne pourraient s’installer dans ces régions comme ils l’ont fait. Et on peut aussi se demander si le soutien de la population est vraiment volontaire. On entend beaucoup de cas d’intimidation. Des cas par exemple de personnes devant fermer leurs magasins. Des appels sont lancés à la population, pour qu’elle prenne les armes et rejoigne les insurgés. C’est un chef de famille qui m’a dit : «  J’ai un couteau de famille, pourquoi prendre les armes ! Je refuse. La sécurité de ma famille est la chose la plus importante. »

          Je voudrais avoir des informations plus précises sur la situation des minorités ethniques et religieuses en Syrie. A Damas, 15% de la population est chrétienne – comment leur vie a changé depuis le déclenchement du conflit armé ?

          Je connais beaucoup de chrétiens en Syrie et j’ai des amis chrétiens ici – dont beaucoup vivent dans la vieille ville de Damas, près de Bab Touma, et c’est plutôt calme par là-bas. Les gens vaquent à leurs occupations quotidiennes. Il y a deux jours, je parlais à un jeune homme qui me demandait : « Que pensez-vous des informations venant de l’étranger », je lui ai répondu :« J’ai l’impression que beaucoup ne savent pas vraiment ce qui se passe ici  ». Il était au bord des larmes pour me dire : «  Nous ne savons pas quoi faire pour faire passer des informations à l’étranger, sur ce qui se passe réellement ici ». On se sent isolé, incompris, comme si on décrivait la situation d’un conflit dans un autre pays. Je crois que c’est un souci pour beaucoup de gens, qui ont l’impression que, hors de Syrie, on se fait une représentation déformée de ce qu’ils voient, ce qu’ils pensent de leur sort, et qui ne correspond pas à ce à quoi ils aspirent.

          On a l’impression que le peuple est broyé entre les différentes parties avec leurs intérêts. D’une part, le gouvernement Assad avec l’armée et ses services secrets, d’autre part, les insurgés soutenus par l’Occident. Quelle influence le peuple Syrien a-t-il sur les événements en Syrie ?

          A mon avis, aucune. Les manifestations qui se sont produites en mars, avril et mai 2011, exigeant des réformes politiques, sont désormais hors-jeu. L’opposition politique est elle aussi hors d’état, et la population est elle-même subie à de fortes pressions, d’ordre économique. Pour dire les choses clairement : les responsables de ces pressions économiques sont aussi les sanctions continuellement alourdies par l’Union européenne. Par exemple, il n’y a actuellement plus de gaz pour faire la cuisine. Tous les ménages sont concernés.

          Les gens doivent attendre jusqu’à six semaine voire plus pour obtenir une bouteille de gaz à un prix abordable. L’essence et le mazout manquent, car les sanctions touchent aussi le secteur pétrolier. Ce qui signifie que la vie quotidienne des Syriens est terriblement affectée par les sanctions, par les problèmes économiques et par la violence, ils n’ont donc plus la capacité de s’exprimer sur le plan politique.

          Ce que vous nous décrivez s’applique avec d’autant plus de force à Alep, avec les événements de la dernière semaine. A Alep, il y a une explosion de violence en ce moment. Des compte-rendus font état de 4 000 rebelles qui auraient pris la ville. Quel rôle joue Alep dans le conflit en Syrie ?

          Alep est la capitale économique du pays, très importante aussi par sa proximité avec la Turquie et l’Europe. C’est une ville qui se trouve sur la ligne reliant la Méditerranée et l’Asie. Il y a l’autoroute, le chemin de fer, des aéroports, une université. C’est une ville d’une grande importance. Combien de rebelles se trouvent dans la ville, je ne peux le vérifier. Hier, j’ai téléphoné à quelqu’un qui se trouve à Alep, qui m’a dit qu’une bonne partie de la ville est totalement calme. Les batailles se déroulent en périphérie, où les pauvres habitent – dans le sud et le nord-est. Et il m’a dit qu’il y avait des problèmes d’approvisionnement. L’électricité est limitée, le pain rationné, l’essence de plus en plus rare. C’est le même schéma que nous connaissons ici à Damas. Je crois aussi que l’importance d’Alep vient du fait qu’elle s’est révélée d’une neutralité totale au cours des 16 premiers mois du conflit. Comme à Damas, il y eut des petites manifestations sur le campus de l’université, que les forces de sécurité ont violemment réprimé...

          Mais la protestation ne s’est pas étendue aux trois millions d’habitants que compte Alep. Alep abrite une population très mélangée. Il y a les Arabes, les Kurdes, les Arméniens, les Turkmènes, beaucoup de chrétiens – plus de 20% de la population – et tout indique que la population ne veut pas de ce conflit. Cette guerre, on lui a imposé. Les gens veulent des réformes politiques, cela ressort clairement des nombreuses conversations que j’ai eu sur place. Mais ils ne veulent pas de cet affrontement militaire. Mais désormais la guerre est là, ce qui a sans doute à voir avec la proximité avec la Turquie, d’où les combattants bénéficient d’un appui logistique et militaire, c’est ce que l’on peut imaginer. Si cette ville est prise, on pourrait la séparer du reste de la Syrie et établir une zone tampon réclamé depuis longtemps.

          On le sait désormais de source officielle, cela a même filtré dans « Der Spiegel » du 26 juillet, que les États-Unis apportent un soutien militaire au Qatar et à l’Arabie saoudite depuis le mois de mai. Pourquoi l’Occident soutient des régimes fondamentalistes comme l’Arabie saoudite, et tentent de renverser des États laïques comme la Syrie ou la Libye ?

          Il y a des raisons géostratégiques. Le Qatar et l’Arabie saoudite possèdent les plus importances ressources et matières premières au monde. Le pétrole, le gaz. Le Qatar et l’Arabie saoudite sont de puissants investisseurs d’économies en difficulté, en Europe et surtout aux États-Unis. Ils sont donc à bien des égards, avant tout sur le plan financier et dans la sécurisation de sources en hydrocarbures, des partenaires clés, que l’Occident veut protéger. Leur dessein est évident, depuis le Qatar et l’Arabie saoudite, construire des pipelines depuis la péninsule Arabique, via la Turquie et vers l’Europe. Et la Syrie serait d’une certaine manière également sur le chemin.

          On veut casser le lien qui existe entre la Syrie et l’Iran. C’est une situation géostratégique et politique très complexe dans la région. L’ingérence de l’Occident pour moi n’a rien à voir avec l’amélioration de la situation des droits de l’Homme et de la situation économique, mais tout à voir avec des raisons géostratégiques qui expliquent pourquoi on coopère avec certains régimes et qu’on tente de faire tomber certains autres.

          Je pense clairement qu’on a la preuve désormais qu’ils n’ont pas intérêt à une résolution politique du conflit en Syrie, ils veulent véritablement mener une guerre ici. Des interlocuteurs m’ont dit ici qu’il s’agit d’une sorte de troisième guerre mondiale entre les Etats-unis et la Russie, sur le dos des Syriens, en pays Syrien. Les Syriens vont en payer le prix fort, sans être aucunement associés à la solution du conflit.

          Source : http://www.legrandsoir.info/parmi-la-population-personne-ne-veut-de-cette-guerre.html&nbsp ;

          Traduction WM pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 


          • cevennevive cevennevive 9 août 2012 11:23

            Bonjour Seph,

            C’est très bien d’avoir reproduit ici l’article du Grand Soir plutôt que d’avoir donné simplement le lien.

            Et justement, cet entretien avec le journaliste allemand illustre très bien l’article de Louis Dalmas.

            Cordialement.


          • Massaliote 9 août 2012 18:16

            Gloria.tv : Un prêtre syrien écrit à Hollande

            Sa Normalitude Repentante est en vacances, comment ose t’on la déranger ? :->


          • Login Login 9 août 2012 10:25

              De plus en plus d’infos sur les exactions des dits rebelles lien

            • cevennevive cevennevive 9 août 2012 11:19

              Merci Monsieur Dalmas pour la description si pédagogique d’une situation que nous déplorons sans pouvoir intervenir autrement que par nos écrits.

              Il serait si facile à certains de nos « vrais » journalistes et géopoliticiens de comprendre la situation en vous lisant. Ils préfèrent tous béler avec le troupeau, c’est plus confortable pour eux...

              Bien cordialement.


              • SamAgora95 SamAgora95 9 août 2012 11:52

                Vous dites :
                « ... parce qu’elle ne décèle pas les objectifs et les méthodes de Washington ; incompétente parce qu’elle ne s’attache pas à la recherche de la vérité. »

                Vous êtes très très très gentille avec nos médias...

                Je pense qu’ils savent parfaitement ce qu’ils font, ce sont des colabo point barre !

                • LE CHAT LE CHAT 9 août 2012 11:57

                  Assad est un tyran de type stalinoïde dans un pays où la torture est une pratique courante et les oposants éliminés , et qui n’hesite pas à se comporter avec son peuple comme la Werhmacht en Ukraine pour garder le pouvoir à tout prix , c’est un fait .

                  mais ce qu’on ne sait pas , c’est ce qui arrivera une fois le despote éliminé , qui va prendre le pouvoir , certains des opposants ne valent guère mieux que lui .............


                  • Lemaïsjekiff Nestor 9 août 2012 12:23

                    Salut Le Chat ...

                    En résumé on sait contre qui ils se battent, mais on c’est pas pour qui ils se battent .
                     


                  • Lemaïsjekiff Nestor 9 août 2012 12:26

                    Je refais ...

                    En résumé on sait contre qui ils se battent, mais on ne sait pas pour qui ils se battent .

                    Et eux le savent-ils vraiment pour qui ils se battent ?


                  • SamAgora95 SamAgora95 9 août 2012 12:45

                    « Assad est un tyran de type stalinoïde dans un pays où la torture est une pratique courante et les oposants éliminés  »


                    1er : Niveau torture quel est la différence avec le régime des USA, et de la plupart des pays dans le monde d’ailleurs ?

                    2e : Allez demander au vraies Syriens ce qu’il pensent de tout ça !

                    3e : Assad ? ce type qui a été reçu en grande pompe un 14 juillet par un certain Sarkozy, qui aujourd’hui demande ça tête ! 

                    4e : Vous connaissez beaucoup de révolutionnaires soit disant civile pour la grande majorité, qui peuvent tenir tête à une armé de métier ?

                    5e : Il n’y a pas d’autre cible plus urgente en matière de despotisme ; Corée du Nord ( c’est trop loin d’Israël), pays Africains (Trop loin d’Israël), Arabie-Saoudite (ami d’Israël), Birmanie etc.. etc..

                    Tout cela n’est qu’hypocrisie, l’occident ne se bas pas pour la liberté, la démocratie, et les droits de l’homme, et encore moins pour les Irakiens, Libyens, Syriens, ou Iraniens.

                    Comment peut-on être aussi aveugle ???? 

                  • LE CHAT LE CHAT 9 août 2012 13:29

                    @samagora95

                    à ce que je sache , la torture est reservée aux terroristes la pluspart étrangers à Guantanamo et dans les bases de l’Otan , et c’est de la torture« light » en comparaison de ce qui se pratique en Syrie contre les opposants syriens , avec de nombreuses « disparitions » , rien de tel aux States , des milliers de disparus , ça se saurait .........
                    Quand à l’opportunité de s’en prendre à celui là en particulier , à part que BHL ne l’aime pas , c’est surtout que c’est là que ça bouge ! où sont les opposants à Mugabe ?

                    @nestor
                    ouaip , ça risque de remplacer la peste par le choléra , comme en Libye ou en cote d’ivoire


                  • SamAgora95 SamAgora95 9 août 2012 14:31

                    @Le chat


                    Réservé aux terroristes, ou aux terroristes présumés ?




                    Vous êtes d’une grande naïveté, pourtant vous avez accès à l’information, ou alors vous faites l’autruche et n’oser pas regarder de peur que vos idéaux ne s’envolent en fumé.

                  • LE CHAT LE CHAT 9 août 2012 15:28

                    @sanagora31

                    je ne suis pas naif , même si je n’aime guère les States , ce pays est quand même nettement
                    plus vivable que la Syrie totalitaire


                  • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 9 août 2012 15:55

                    le Chat,

                    Le régime syrien torture et exécute sommairement les prisoniers ?
                    probablement, comme tout pays qui serait confronté à un coup d’état armé et d’attentats venant en grande partie de pays voisins et hostiles.

                    -rappelez vous ce que fit la France en Algérie, il y a 50 ans ??
                    -ce qu’Israel et les US font en assassinant leurs opposants : ils se vantent même tranquilement d’assassiner des civils iraniens qui travaillent sur le nucléaire.
                    -ce que les us font encore de nos jour en Amérique Latine = coup d’état en 2011 en Equateur...

                    Et encore ne voit on que la partie immergée de l’ceberg...

                    Nos gentillles démocratie usent des mêmes armes que les dictatures, elles le font juste avec plus de discrétion, se couvrent mutuellement et disposent de l’avantage ultime : des médias aux ordres.


                  • lulupipistrelle 9 août 2012 16:58

                    Tout ce que je souhaite, c’est que le peuple syrien ne bénéficie pas de la même « libération »que le peuple irakien...


                  • Antoine Diederick 9 août 2012 22:09

                    Au Chat,

                    Au risque de vous déplaire les Conventions de Genève c’est pas pour rien....


                  • Antoine Diederick 9 août 2012 22:16

                    Le 8 juin 1977, deux protocoles additionnels aux Conventions de Genève furent signés.

                    Le premier protocole concerne la protection des victimes lors des conflits internationaux, mais également lors des « conflits armés dans lesquels les peuples luttent contre la discrimination coloniale et l’occupation étrangère et contre les régimes racistes dans l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » (article 2). Le second protocole concerne la protection des victimes lors des guerres civiles : il est question de conflit armé non-international, par opposition aux conflits armés internationaux du Premier Protocole Additionnel.

                    Alors, suite à ce texte sans me prononcer sur le colonialisme, finalement la guerre humanitaire cela n’existe pas .... ? Ou alors cela existe curieusement....c’est de la sémantique....

                    J’ai comme l’impression que tout ce qui se passe pour le moment est contraire au droit international....


                  • alex 15 août 2012 14:42

                    Le gouvernement Assad est régulièrement conforté par des élections populaires. La syrie n’est pas une dictature mais une démocratie indirect par élection et référendum. Depuis le début de la contestation (qui était au départ populaire et pacifique avant d’être rattrapé et manipulé depuis l’étranger) le régime s’est vu légitimer par 3 élections successives, municipale, législative et un référendum si ma mémoire est bonne, et dont le taux de participation se rapprochait de nos régimes occidentaux, chose étonnante vue la déstabilisation du pays.

                    Le régime n’est pas non plus noyauté par les alaouites comme on l’entend dire souvent puisque d’une part les droits des autres minorités sont respectés, et d’autre part les postes de l’exécutif sont partagés entre les différentes confessions (notamment le ministre de la défense qui est chrétien).

                    Les buts recherchés sont à mon sens :
                    Pour Israel :
                    - la destruction des soutients à la cause palestinienne et au hezbollah,
                    - la poursuite du rêve d’un grand israel

                    Pour l’élite mondialiste incarné par les Etats-Unis :
                    - l’affaiblissement et la destruction des pays de l’ex Union sovietique non alignés sur washington dans le but d’affaiblir la Russie et d’encercler la Chine.
                    - la balkanisation de la Syrie dans le but d’accaparer ses ressources en gaz
                    - la poursuite du plan globale de destruction des Etats-Nations.
                     


                  • rototo 16 août 2012 00:52

                    ca rassure de voir qu’il ya -30 votes a tous vos messages. ca prouve que la stupidité n’est pas trop répandue sur ce site. bon courrage :)


                  • Antoine Diederick 9 août 2012 12:16

                    Bonjour,

                    La position diplomatique et active de l’ensemble des pays européens est ambigüe.

                    Je n’ai pas encore pu lire ou entendre une déclaration nuancée de la part de nos dirigeants politiques tant nationaux qu’européens. Ils sont tous subjugués par la politique internationale des Etats-Unis (sauf erreur de ma part).

                    La bonne conscience humanitaire prévaut, elle ne semble pas celle de la dignité et de l’humanisme. De cet humanisme que l’Europe vante tellement pour cacher la misère de son impuissance. C’est tout ce qui lui reste .

                    A propos de l’exception française....oui, il y a une question à se poser.


                    • Antoine Diederick 9 août 2012 12:22

                      Selon les autorités belges des jeunes gens issus de l’immigration sont engagés militairement dans ce conflit. Sorte de mercenaires endoctrinés « aux bonnes idées » du salafisme, surement.

                      Quand ils reviendront en Europe, nous aurons cette chance extraordinaire de compter parmi nos voisins , de ces hommes endoctrinés et utilisés pour faire les basses oeuvres.


                      • Hijack Hijack 9 août 2012 15:46

                        C’est même pas cible de désinformation, ce n’est que cela  !!! :

                        .

                        L’activiste anglo-syrien « Danny » démasqué

                        .

                        Danny Abdul Dayem, 22 ans est un activiste anglais d’origine syrienne qui a connu la notoriété en étant informateur pour CNN, BBC, Al Jazeera et Al Arabiya. Depuis la ville de Homs, il a relaté le siège de la ville en février 2012. Engagé du côté de la horde de barbus djihado-salafistes, il en appelait alors à une intervention armée étrangère, « même Israël, peu importe ».

                        Dans cette vidéo qui a fuité, ’ Danny ’ apparaît en train de falsifier une vidéo diffusée sur CNN. Avant de passage à l’antenne, il demande à ses collègues, de faire tirer des armes afin de dramatiser son reportage en direct avec Anderson Cooper. 
                        http://blog.alexanderhiggins.com/2012/03/15/wag-dog-media-caught-faking-syria...

                        _________

                        .


                        • Hijack Hijack 9 août 2012 15:46

                          par Docteur Amin Hoteit

                          .

                          Il arrive un moment où les mots les plus simples traduisent les situations les plus compliquées parce qu’elles finissent par ne plus prêter à discussion : toutes les guerres sont sales, mais la guerre non déclarée à la Syrie par 133 pays plus ou moins directement concernés est la plus sale de toutes, progrès oblige ! Reste à savoir quelles sont les catégories réellement responsables du pilonnage médiatique immonde, mis à part les dirigeants politiques qui n’osent même pas invoquer les raisons de leur acharnement à détruire toujours plus en invoquant leur « Responsabilité De Protéger », alors qu’ils ne semblent pas pouvoir protéger leurs propres populations des menaces qui s’accumulent à l’horizon [1]… Une guerre groupée tellement sale et inavouable qu’elle a mobilisé la soi-disant fine fleur de leurs médias, journalistes, intellectuels, experts, et prétendus amis… non seulement pour lobotomiser tous ceux qui sont en situation de leur donner un blanc seing ou qui ne se sentent pas concernés, mais aussi pour faire taire ceux qu’ils agressent au cas ou la lobotomie serait imparfaite. Comment parler autrement de la non-condamnation des attaques criminelles menées bombes battantes contre des journalistes syriens qui ne font rien d’autre que tenter de lever le voile sur leurs mensonges au prix de leur propre vie ? Propagande nous dira-t-on ! Dans ce cas, un récent exemple suffira peut-être à réviser leur accusation, celui du présentateur journaliste de la télévision syrienne Mohamed al-Saeed dont l’enlèvement, à Damas à la mi-juillet, a pourtant été signalé par « Reporters sans frontières » [2] ! Le 4 Août, al-Nusra émanation du réseau al-Qaïda a revendiqué son meurtre et posté sa photo prise avant sa mort… est-ce que la corporation des journalistes de France, de Navarre, ou d’ailleurs s’en est offusquée et a cessé de mentir ? Cet homme le voici dans son environnement naturel [3], la Syrie, pays certainement imparfait mais où l’on assassine un mode de vie, un multiculturalisme, une multiethnicité harmonieuse depuis des siècles malgré des épisodes de zizanie semés par toutes sortes d’envahisseurs et de croisades, mais qui est devenu un danger menaçant les plans successifs de partition du Moyen-Orient, comme si les conséquences de celle réalisée par les accords de Sykes-Picot en 1916 n’avaient pas assez fait de dégâts et de malheurs pour en ajouter une seconde couche ! Le colonialisme déclaré n’est plus acceptable par des sociétés a priori civilisées ? Qu’à cela ne tienne, reste la solution du colonialisme déguisé… déguisé par les médias des sociétés civilisées [4] !  Mais la Syrie se défend et résiste comme nous l’explique le Général Hoteit, et quelles que soient les rumeurs allégrement colportées par l’Armada de journalistes engagés, bon gré mal gré, depuis bientôt un an et demi…
                          .
                          Suite et source.


                          • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 9 août 2012 16:03

                            Merci Mr Dalmas pour cet article.

                            Je boue de voir à quel point la position de la France est toujours aussi atlantiste et vat en guerre malgré le départ de l’hystrion débilos bushophile à talonnettes.

                            J’en suis même à envoyer des mails de protestation à mon député PS pour qu’il tance Flamby, c’est dire !!!. 

                            Tout seul ça sert à rien,, mais bon... ça m’ennerve tellement de voir la France tombée aussi bas.


                            • rototo 16 août 2012 00:53

                              comme vous dites :/


                            • paul 9 août 2012 16:16

                              Un Syrien s’est exprimé sur RMC chez Bourdin pour rétablir la réalité des choses .

                               www.youtube.com/watch ?v=eaBWJ-ZHkzI&feature=player_embedded

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