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La télévison publique est décédée

On connaît enfin les propositions de la commission Copé sur la télévision de service public et les dispositions du président qui dispose évidemment de tous les pouvoirs et qui agit comme il l’entend, au nom de son "infaillibilité politicale" certaine du bien-fondé de toutes ses directives.

Nicolas Sarkozy et ses propositions suscitent le tollé général, réunissant les intersyndicales de l’audiovisuel, les opérateurs de téléphonie mobile et du net et comme on pouvait s’y attendre, l’indignation des politiques, les plus remontés étant François Bayrou qui voit derrière ces mesures la constitution d’une télé d’Etat, comme au bon vieux temps de Brejnev et de Gaulle ; alors qu’Arnaud Montebourg interprète ce projet comme s’il s’agissait d’une machine de guerre médiatique au service du gouvernement. Et derrière ces deux-là, une véritable bronca monte depuis l’Assemblée. Sarkozy agit comme s’il donnait un coup de pied dans la fourmilière, avec des méthodes pas très libérales, plutôt autoritaires, traduisant la montée en puissance de l’Etat. Et ce sur le volet économique, les chaînes privées ayant tout à gagner, sur le volet fiscal, avec des taxes supplémentaire injustes et à la limite illégales, sur le volet médiatique, avec la nomination par le président du chef de France Télévision.

De tout ce fatras compliqué et franchement bordélique, on ne peut rien extraire de précis pour ce qui est de savoir où va la télévision publique. Le montage financier, à coup de taxe sur la pub privée, d’indexation de la redevance sur l’inflation, de taxation des abonnés au net et au téléphone mobile, la réorganisation des organigrammes de France 2 et France 3 et j’en passe ; tout cela ressemble à une usine à gaz et, quelque part, cette vénérable institution est pratiquement démontée telle une usine qu’on voudrait transposer dans un autre pays, avec d’autres législations, le Sarkoland par exemple (mdr). Prions pour que les vraies usines restent en France car si notre Président leur réservait un sort identique à France Télévision, elles fermeraient rapidement, dépôt de bilan, panne majeure dans les rouages.

Sarkozy est un artiste en ce sens qu’il se pose en peintre maniériste (mdr). Ces génies de la peinture italienne revendiquaient leur aptitude à être des seconds créateurs après Dieu, capables de rêver, d’imaginer en esprit, de créer des mondes à part. Sarkozy aussi, le problème étant que lorsqu’on invente une nouvelle télévision, l’exécution du projet n’est pas aussi simple quand on utilise une toile blanche et une palette de peinture. France Télévision est une structure très lourde. Franchement, Sarkozy a quelque chose de surréaliste dans son attitude. Il propose un projet sans que nul ne puisse savoir où on va et ce qu’il va advenir de cette télévision publique. Mais remercions quand même notre président de laisser Areva s’occuper des centrales nucléaires, ce sera une inquiétude de moins pour les Français dont le moral est en berne (mdr). Pierre Desproges nous manque. Aurait-il été accueilli dans cette nouvelle télévision, lui qui aurait osé toutes les offenses envers le chef de l’Etat. Dire par exemple ceci, le névrosé croit qu’on peut construire des Télévisions en Espagne, le sarkopathe croit qu’on peut y habiter et que ça peut fonctionner (mdr).

Sarkozy est décidément surprenant, inattendu, à l’image d’un supporter de foot envahissant le terrain en costume de Casimir, piquant le ballon, puis le découpant en tranche comme s’il s’agissait d’une orange géante. C’est un peu ce qu’on ressent à la présentation de la nouvelle télévision. Les journalistes sont restés cois au point de n’avoir aucune imagination pour commenter cette fin de premier acte joué par la commission Copé. Et peu auront été assez attentifs pour repérer ce coup de théâtre, quand Copé à l’antenne salue ceux qui œuvreront pour la métamorphose de la télé et, notamment, Christine Largarde. Quel lapsus, qu’on croirait que Mme Albanel n’existe pas. En direct, vous aurez sans doute remarqué une grimace de l’intéressée qui a dû être vexée dans ce vaudeville à trois voix (mdr).

La taxation des phoneurs et des internautes constitue une mesure étrange. Le principe des taxes, c’est souvent de faire participer les usagers au financement d’un service qu’ils utilisent et de pallier les effets secondaires. C’est par exemple le rôle de l’écotaxe. Celui qui achète un appareil contribue à son recyclage une fois qu’il part à la poubelle. Or, les usagers du phone et d’internet vont devoir payer une taxe pour ce qui représente en fait un non-usage d’un service. Pendant qu’il téléphone ou qu’il surfe, l’individu n’est pas devant sa télévision. Qu’il soit donc puni et taxé pour ne pas avoir mis son temps de cerveau au service des images hertziennes. Montesquieu verrait derrière cette loi un esprit dérangé (mdr). Autre étrangeté, cette auto-légitimation d’un groupe d’élus à décider de la teneur des programmes souhaitables pour la télévision publique. On croit rêver et pourtant c’est comme ça que ça se passe chez Copé. Les producteurs, les artistes, les professionnels du studio, les téléspectateurs, ça ne compte pas. Autant dire que le passage en force du président sur le thème de la télévision publique sera à juste titre interprété comme une vexation et un mépris, à la fois par les professionnels et les citoyens, pour peu qu’ils ne soient pas endormis et parfaitement conscients des tenants et aboutissants de cette réforme.

Pour être complet dans cette affaire, essayons d’anticiper quelques aménagements qui ne sont pas dits, mais pourtant envisageables. France Inter, par exemple, n’a pas le droit de faire de la publicité, excepté les messages des associations, du gouvernement, des mutuelles et quelques autres. Ne pourrait-on penser à un usage du même ordre avec des passe-droits pour diffuser des spots. Recherche sur le cancer, téléthon, et puis, en cas de crise, hop, un peu de temps d’antenne pour vanter les vins du Gard, et puis les poissons de Bretagne, et les tomates de Marmande, et pourquoi pas certains romans à succès et, tant qu’on y est, pour compenser la misère occasionnée par les internautes au pain durement gagné par les chansonniers, des spots et des clips, pour Johnny, Jenifer, Renaud et Carla… (mdr) et, last but not least, notre gouvernement n’aura plus qu’à saisir le nouveau chef de la télévision pour diffuser ses spots montrant qu’il travaille, qu’il réforme, qu’il faut être patient. Là c’est cohérent, comme peut l’être le début des programmes à 20 heures 30. Presqu’une demi-heure de gagnée pour aller se coucher. Sacré télé publique, au service des Français qui se lèvent tôt ! (mrd)

Mais cette télé populaire en deux et trois et nulle n’était-elle pas déjà morte au vu des programmes qu’elle proposait ? C’est possible. Alors pas de quoi s’affoler, la vie continue, les géraniums poussent et les hibiscus fleurissent. J’ouvre quand même ce billet à un coup de colère d’un de mes potes hallucinés qui m’a sollicité pour ce petit billet d’humeur. Merci Raymond !

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Le coup de colère de Raymond la science (très en colère) après quelques verres de vérité

Cette évolution de la télévision publique signe le naufrage de cette institution devenue incapable de s’opposer à l’usinage pratiqué par la caste au pouvoir qui obéit à Sarkozy. La télévision publique n’a qu’à se laisser féconder par le génie de Copé, Sarkozy et Mme Albanel. Cette évolution est pour ainsi dire naturelle. A force de ronronner et de pratiquer une gestion digne d’une collectivité locale, avec les connivences et autres népotismes, prébendes et autres combines, la télévision publique s’est offerte à la prédation politique de l’équipe Sarkozy, comme en d’autres temps, Weimar a vendu son âme à Adolf. Ce n’est pas bien grave. Sarkozy enterre la télévision publique avec la bénédiction de son animateur emblématique, le très populaire Michel Drucker qu’on n’osera pas appeler la voix de son maître parce que l’expression est tellement convenue. Michel Drucker, le valet qui se prend pour un maître en appuyant les mesures de financement de la nouvelle télévision publique. Un Drucker qui sait qu’il faut cirer les pompes du pouvoir pour rester en place et continuer à bénéficier de tous les avantages de la maison. Il est vrai que Drucker, n’ayant pas pu créer comme Ducasse un empire de la gastronomie, ne pourra pas se faire naturaliser monégasque. D’ailleurs, le contingent des laquais dans les palaces est complet.

On pourra trouver à juste raison inquiétantes les mesures prises par Sarkozy pour la télévision publique. Mais la liberté d’expression n’est pas entamée et, pour l’instant, le mieux est de se gausser de ces mesures et d’ironiser sur cette renaissance d’une télévision publique morte depuis deux décennies. Quand l’argent est trop facile, la médiocrité s’installe. Sarkozy tire sur une ambulance, il se fout de la charité, mais ne sera pas l’hôpital capable d’opérer avec succès la télévision publique. De cette institution vérolée et gangrenée par l’indolence et la négligence, il ne fera qu’un monstre bancale. La nature déviée se mue en tératogenèse. Sarkozy tente de conjurer la tératogenèse ambiante, mais il use des mêmes ressorts que le mal qu’il veut combattre. La télévision publique qu’il dessine sera aussi nulle que l’actuelle, mais laissons-le faire. En espérant que les professionnels sauront saboter avec docte ressentiment cette entreprise, comme en d’autres temps certains faisaient dérailler les trains.


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113 réactions à cet article    


  • Marc Viot idoine 26 juin 2008 12:10

    >Pierre Desproges nous manque. 

    Quelques petits efforts de concisions et l’humour aidant ..., j’espère prendre un jour au moins autant de plaisir à l’écouter qu’à vous lire.


    • gaelec 26 juin 2008 16:42

       

      Il n’est pas de surprise sur ce qui se passe en ce moment dans ce pays et il n’est nul besoin de développer ce que sera la France en 2012. Il nous suffit d’imaginer le pire et nous aurons déjà une partie de la réponse.

      De plus, rien ne nous oblige à acheter une Renault, une Peugeot, ou bouffer tous les jours du Sarko ! C’est nous qui tenons la zapette me semble t’il ? No Comment !

      Par ailleurs, lorsqu’il se déplace avec ses 1200 robocops dans un bled à Melun ou ailleurs pour faire un coup de Com, restons chez nous, fermons nos volets ! Offrons-lui des rues désertes et la solitude !

      Tout seul le Sarko !!

      Il aura l’air malin avec sa bande de figurants, ses 1200 flics, ses tireurs d’élites sur les toits et la zone dans le bled !

      En plus, ça nous évitera les gaz lacrymo, les coups de matraques dans la tronche et les prises d’empreintes ADN ! Bref ! Que du bonheur !

      Patience les amis, Plus que 46 mois ! Et n’oublions pas qu’avec six cerveaux, il a six fois plus de chances de nous faire une bonne grosse hémorragie cérébrale bien carabinée !

      Signe prémonitoires !

      Les paroles qui vont suivre ont été prononcées, entre deux tics d’épaule et deux grimaces, par le Leader Minimo à l’hôpital de Bourges (Cher) le 14 juin dernier (Le Canard Enchaîné, 18 juin 2008) :

      « La douleur, la mort, on n’en parlait pas… Ce sujet a été gravement sous-estimé durant des décennies dans notre pays [...] C’est quand même pas depuis mon élection qu’on meurt ! C’est quand même pas depuis mon élection qu’on souffre ! [...] Bien que je sois président de la République, la fin de vie, ça me concerne comme les autres, hein ! Je ne serai plus président depuis longtemps que les gens continueront à mourir, hein ! [...] On ne doit pas laisser mourir les gens comme des bêtes ! … D’ailleurs, les bêtes sont des êtres humains ! »

       

      Objectif légume ! Que du bonheur j’vous dis !


    • BuZardinho BuZardinho 26 juin 2008 17:59

      A méditer.

      J’aimerai que les défenseurs de Sarkozy pensent à cette tirade quand ils parlent de leur égérie.


    • Olga Olga 26 juin 2008 23:31

       

      Il a beaucoup de mal à faire la synchro entre ses 6 cerveaux d’écureuil sous amphétamine. Ça part en sucette dès qu’il essaye de parler sans prompteur. Une vraie buse. C’est le fils caché de Louis de Funes et de Brigitte Fontaine, l’humour en moins.


    • melanie 27 juin 2008 10:52

      C’est drôle : "D’ailleurs les bètes sont des être humains", on dirait du Bush et ses busheries cf. le livre "les amuse bush " www.amazon.fr/Bush-%C3%A0-oreille-Nouveaux-Amuse-Bush/dp/2749101794

      Jusqu’pù va le mimétisme entre ces deux clowns maléfiques ... !!!

       

      D’ailleurs j’ai toujours trouvé que le masque simiesque de Bush avait quelques affinités avec le faciès hilare et grimaçant de notre président.


    • geo63 26 juin 2008 12:31

      Merci pour ce billet M. Dugué. Personnellement j’ai un sentiment très proche du vôtre.

      Dans son intervention d’hier, très agitée comme dab, notre grand artiste a sous-entendu : l’état c’est moi et il a dit "j’assume" avec comme sous-entendu : bande de tarés.

      On peut lire ce matin dans tous les jounaux ; "le retour de l’O.R.T.F." Il y a cependant une différence de taille, l’existence d’un nouveau moyen de communiquer entre les "tarés" : LA TOILE. Même s’il essaie de l’étrangler, ce sera difficile. A cette seule pensée je me sens plus léger

       


      • herve33 27 juin 2008 15:05

        Il y a cependant une différence de taille, l’existence d’un nouveau moyen de communiquer entre les "tarés" : LA TOILE. Même s’il essaie de l’étrangler, ce sera difficile. A cette seule pensée je me sens plus léger.

        Propos de Sarkozy

        « Je veux tout voir et tout savoir. » - Nicolas Sarkozy, 2006, à propos de la video-surveillance

        Je doute qu’après l’appropriation de l’audiovisuel public par l’executif , les idéologues de notre gouvernement n’est pas penser à museler Internet . Le filtrage des contenus sous prétexte de protéger nos enfants est en route .

        http://www.laquadrature.net/fr/big-brother-sarkozy-en-revait-fillon-le-fait

         


      • herve33 27 juin 2008 15:37

        Avec la suppression de la publicité sur le service publique , on va payer davantage avec nos abonnements internet et téléphone portable , pour faire sauver TF1 , cette chaine appartenant à Bouyghes, copain de Sarko et son grand journaliste d’investigation qu’est Jean Pierre Pernaud , plébiscité dans les maisons de retraite .

        Bref , on paiera Plus pour voir Plus Sarko à la télé . Pas mal NON !!!

         


      • La Taverne des Poètes 26 juin 2008 12:40

        "Les Branquignols de l’info", c’est pour bientôt sur vos petits écrans, petits et grands, grâce aux journaux unfiés des chaînes publiques sous le contrôle du Monsieur de l’Elysée.


        • Reflex Reflex 26 juin 2008 15:38

          La pub, gage de l’intégrité journalistique ? L’art du paradoxe frise là la malhonnêteté intellectuelle. Souvenez-vous des boucliers que vous leviez bien haut quand elle fit son trou dans l’audio-visuel public. Elle ne pouvait, hurliez vous alors, que le corrompre. Aujourd’hui, cette même pub, par son absence, vicierait l’information (l’information, pas la communication).

          Ainsi, M. Le Lay avait-il tout faux lorsqu’il prétendait libérer les neurones pour les mieux coacher à ingurgiter des sodas. Au contraire, à vous en croire, ces sodas faisaient pétiller nos synapses en de foisonnant accélérateurs d’analyses critiques.

          Aurai-je mal compris ?

           


        • Traroth Traroth 26 juin 2008 12:41

          J’ai résumé mon avis sur la question sur mon blog :

          http://traroth.blogspot.com/2008/06/le-fait-du-prince.html


          • Forest Ent Forest Ent 26 juin 2008 12:57

            Ben c’est facile, tout ça.

            ASF, c’était pour Vinci.

            GDF, c’est pour les Frère, Desmarais, Arnault, Carron.

            France Télé, c’est pour Bouygues et Vivendi.

            Areva, c’est prévu pour Bouygues.

            EdF, on ne sait pas encore, mais il y aura du Veolia (c’est à dire des banques US), Total, Suez, ...

            La Francaise des Jeux, ce sera pour les nombreux copains de Sarko dans les casinos.

            Etc ...

            Ca n’est pas une politique de droite. Ca n’est pas une politique libérale. Ca n’est pas vraiment une politique. C’est un système. Dans le temps, on disait une "république bananière".


            • Traroth Traroth 26 juin 2008 14:21

              Genre Partouche. Et puis Laporte...


            • marc berger marc berger 27 juin 2008 10:19

              Ne pas oublier non plus :

              Toutes les mesures sur la santé qui profitent entre autre au frère de nicolas sarkozy :

              "Il se trouve enfin que le frère cadet de Nicolas Sarkozy, François Sarkozy — médecin pédiatre devenu directeur médical chez Aventis Pharma puis directeur du développement international chez Roussel-Uclaf avant d’être propulsé Vice-président du laboratoire pharmaceutique BioAlliance Pharma et Président d’AEC Partners Inc — fait également partie du Comité d’évaluation de Paris Biotech Santé et est à ce titre habilité à donner des avis, favorables ou non, sur les programmes présentés à Paris Biotech Santé, tels entre autres celui de l’Arche de Zoé. Bio Alliance Pharma est une société biopharmaceutique qui a entre autres pour objet de tester des nouveaux médicaments sur des patients volontaires avant leur lancement sur le marché. Quant à AEC Partners, société de conseil dans le domaine pharmaceutique, ses principaux clients sont l’américain Pfizer, leader mondial de l’industrie pharmaceutique , et le syndicat français de l’industrie pharmaceutique (LEEM)." (source : collectif28sansp.canalblog.com/archives/2008/01/12/7535259.html)

              N’oublions pas non plus l’autre frère de sarkozy qui vient de rejoindre la belle entreprise CARLYLE :

              (source : www.trends.be/fr/economie/banque-et-finance/12-1636-44851/un-sarkozy-chez-carlyle—l-autre-decore-albert-frere---y-a-t-il-un-lien—.html#topPage)

              Enfin bon maintenant on sait vraiment ce qu’est la politique de Sarkozy, vendre la richesse de la france à tous ces petits copain. Reveillez vous avant qu’il ne soit trop tard !

               


            • Carbonara Carbonara 27 juin 2008 12:43

              vous essayez de faire passer ces deux informations pour une preuve de votre hypothese (sarko met sa bande aux bons endroits). Cela ne prouve rien pour moi, je ne dis pas que sarko n’a rien fait (je n’en sais rien), mais sa famille peut très bien profiter de son nom sans qu’il intervienne... J’imagine que beaucoup de portes s’ouvrent toutes seules lorsqu’on s’appelle Sarkosy.


            • Forest Ent Forest Ent 27 juin 2008 14:18

              Il est clair que Carlyle a bénéficié en France de quelques intéressants passe-droits :

              http://forestent.free.fr/carlyle.html

              donc l’info est pertinente.

              Par contre, pour BioAlliancePharma, je n’en ai pas personnellement entendu parler, et j’ai un doute sur la pertinence de l’info. Cette société appartient aux Dassault, Mérieux et PAI, donc est très proche de l’UMP, mais ce n’est pas un délit en soi.

              Si quelqu’un a une info avérée sur un quelconque favoritisme dont auraient bénéficié MérieuxAlliance ou BioAlliance, je suis preneur.


            • Cug Cug 26 juin 2008 13:03

               Sarko ne gouverne pas ... il fait des cadeaux à ses amis. 

               C’est Noel pour certains depuis 1 ans et encore pendant 4 ans.


              • Cug Cug 26 juin 2008 13:06

                 Sarko de son métier est avocat d’affaire ... et bien des affaires il en fait et des excellentes qui plus est.

                 La droite décompléxée c’est le pillage de la nation en bonne et due forme.


              • TSS 26 juin 2008 13:22

                sarkho l’a dit en 2007 "je ne ferais pas plus d’un mandat après j’irais gagner de l’argent dans le privé"

                1)il fait voter des avantages indus pour ses copains industriels !!!

                2)2012,renvoi d’ascenseur


                • BuZardinho BuZardinho 26 juin 2008 18:02

                  Parait-il qu’il aurait une place de rêve à Aréva.

                  Maître du monde qu’il va devenir.


                • tarkan 26 juin 2008 13:22

                  oauis bof....

                  La qualite du service public est calamiteuse ... France2 veut faire du tf1 sans moyen. , pour faire de l’audimat

                  esperons que la suppression va ameliorer les choses .... je n’en suis pas sur ! regardons Arte !


                  • Bigre Bigre 26 juin 2008 13:52

                    La meilleure chose à faire est d’inviter ses voisins à boire un coup sur la terrasse, de refaire le monde et de rigoler, de fermer définitivement la télé !


                  • BuZardinho BuZardinho 26 juin 2008 18:03

                    Ben, là j’y vais justement.

                    Allons faire la fête, la révolution sera pour un peu plus tard, après les vacances. Là, il fait trop chaud en plus.


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 26 juin 2008 13:23

                    "...De tout ce fatras compliqué et franchement bordélique, on ne peut rien extraire de précis pour ce qui est de savoir où va la télévision publique..." avez vous bien dit, Bernard,

                    La télé est un vieux média sclérosé et dépendant.

                    Quand vous avez quarente journalistes qui font deux heures chacun d’images sur la sortie de deux cent parlementaires...Après avoir payé l’écran plat, la redevance, les impôts, les taxes sur la bière et la canapé...il ne reste plus que dix fois les mêmes deux petites minutes de la même scène avec vingt flash de pub racollante, indécente et tenant du harçèlement abrutissant intégral... !!!

                    La foire d’empoigne qui sévit dans le giron des animateurs producteurs stars du paf et le patronnage des directeurs chefs présidents dans le « moulin va trop vite », relève du concours de trahison digne des pires scénariis de séries américaines, et ne trouve audience qu’auprès des accros fanatiques des épisodes les plus glauques, donnant un goût de Dallas à ce média...je préfère nettement la toile.

                    Pas de starisation, pas de pub, trois milliards de pages ouvertes sur la diversité mondiale, de l’info hors-étau-censure, de la liberté et de l’interactivité...Alors, le monde de la télé...c’est dépassé !

                    Néanmoins, France deux a une belle carte à jouer. Les allergiques à la pub vont se rabattre sur ces chaines et en décalant d’autant leurs programmes, peuvent remporter de l’écoute et du chiffre. En fouillant dans les archives de l’INA, qui doit lui appartenir, ( peut-être me trompai-je ) il y a quantité d’émissions de films, de sujets passionnants, d’images mémorables, de dossiers complets, de recoupement d’avec l’histoire et l’actualité..etc. S’ils se prennent le temps de rechercher les quantités de perles enfouies dans les dédales du passé, le jeu peut être gagnant. Et cela, d’autant que sans la pub, point n’est besoin d’impératif fixant le prix des secondes, liés aux taux d’écoutes...

                    Mais, tant que les émissions phare que sont " Envoyé spécial et Complément d’enquètes " sont préservées, c’est que tout va bien. si elles viennent à disparaitre... 

                     


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 juin 2008 18:17

                      Je me souviens d’un café philo à la Concorde du temps de Seuve, France 2 avait dépêché trois types depuis Paris, ils ont filmé pendant une demi heure, pour le lendemain, 30 secondes de reportages. Combien ça a coûté, déplacement, hôtel, matériel, salaires mais pourquoi dépenser moins quand on peut dépenser plus ?


                    • melanie 27 juin 2008 11:13

                      Presque d’accord, sauf que : le nouveau média de la publicité, au moins aussi insupportable, est le NET, avec images imposées intercalaires et impossibilité de couper le son puisque l’image s’inscruste.

                      Secondo, il est faux de dire que la 2 fabrique de la Une sans moyens- cela dit je boycotte le Une depuis toujours-, il existe de très bonnes émissions et de bonnes fictions. Et, par ailleurs, F2 comme toutes les chaines est un melting-pot, une mosaïoque et il est illusoire de croire que l’on va conserver les "bonnes émissions" et virer les autres sous pretexte de manque de moyens liés à la carence de pub : Au contraire, ce sont les bonnes émissions, riches en créativité et en moyens qui patiront le plus de ce manque à gagner, d’où une télé au rabais.

                      Reste effectivement la 5, qui patira aussi du manque à gagner.

                      Il n’ y a rien à attendre de postif de cette abscence de ressources qui touchera toute la chaine de production de TV publique.


                    • sisyphe sisyphe 26 juin 2008 14:36

                      Pas du tout de quoi être mort de rire....

                      bis repetita :

                      Cette fois-ci, les choses sont claires.
                      Outre le cadeau fait aux chaines privées déjà à la botte du pouvoir, d’un surplus de pub qu’elles demandaient depuis longtemps, le démantèlement du secteur public et sa mise aux ordres du pouvoir est enclenchée.
                      Après l’ahurissante déclaration du chef de l’état hier, détricotant totalement les propositions de la pourtant fantomatique Commission Copé, et annonçant la nomination du Président de France Télévision par le pouvoir exécutif lui-même (lisez nommé par fait du Prince), c’est "back to the future", la formidable régressionde la télévision publique au système d’avant 1981 : tout le système télévisuel entièrement sous contrôle du clan Sarkozy

                      Comme c’était déjà prévu et annoncé, mais en bien pire encore que ce qu’on pouvait attendre, après les campagnes de com’ vantant l’action du pouvoir sur le pseudo-pouvoir d’achat, Sarkozy déclenche donc les hostilités frontalement, vis-à-vis du service public.

                      Sous couvert de suppression de la publicité sur les chaines publiques, le plus incroyable retour en arrière est donc annoncé : c’est le chef de l’état, en personne, qui se nomme chef des programmes de la télévision publique.

                      Le système Berluscosarkozyen est en marche !!

                      Comme l’expliquent RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS dans Libé aujourd’hui :

                      Un ex-directeur de campagne à la direction de TF1 (Laurent Solly), Alain Genestar patron de Paris Match viré pour une une déplaisante, un ami, Jean-Claude Dassier, à la direction de l’info de la Une, laquelle est détenue par un vrai pote, Martin Bouygues, tout comme l’est Bernard Arnault (Les Echos), Vincent Bolloré (Direct 8 et des gratuits), Arnaud Lagardère (le JDD, Paris Match, etc.) et de très gros soupçons d’intervention dans la nomination de Laurence Ferrari à la place de PPDA…

                      Toujours fourré la main dans les affaires des médias, Sarkozy est allé encore plus loin hier : « Les choses doivent être claires, a-t-il martelé, il y a un actionnaire, cet actionnaire nomme le président. » Ça, pour être clair… Même si l’actuel système de nomination par le CSA reflète les majorités présidentielles, là, c’est du jamais vu.

                      La bronca ne s’est pas fait attendre : le « patron [de France Télévisions, ndlr] va être nommé par le pouvoir, et ses financements dépendront chaque année du bon vouloir des gouvernants », a dénoncé le président du Modem François Bayrou.

                      Le député PS Christian Paul a fustigé un « nouveau modèle français, que Poutine et Berlusconi vont pouvoir bientôt envier ». Seul garde-fou : le CSA pourra donner son avis et une majorité de députés, si elle est qualifiée, pourra s’y opposer. C’est-à-dire que trois quarts des députés devront être contre le candidat de Sarkozy pour qu’il ne soit pas nommé. Autant dire impossible.

                      Ainsi, TOUT le paysage télévisuel et médiatique français (rappelons que Dassault et Lagardère, eux aussi amis du pouvoir, détiennent quasiment l’ensemble de la PQR, plus un nombre incalculable de revues et magazines), se trouve entièrement au service du pouvoir, pour diffuser sa propagande, et trier les informations qui auront l’heur de plaire au petit autocrate et sa clique d’obligés.

                      C’est une régression jamais vue dans aucune démocratie ; un nouveau coup fatal porté à l’indépendance et à la liberté de la presse et des médias, l’installation progressive d’un système autoritaire qui rappelle les plus sombres heures des pires dictatures ; une véritable mise en pièces du système républicain, un pas de plus (et quel pas de géant) vers un système autoritaire et antidémocrate.

                      Le petit dictateur se révèle sous son vrai visage : espérons, cette fois-ci, que le peuple de France ne se laissera pas ainsi voler ses droits et ses libertés, et empêchera ce véritable coup de force par tous les moyens qui lui sont offerts.

                      Le premier étant le refus général de payer la redevance, tant que ce projet de loi liberticide ne sera pas abandonné.


                      • sisyphe sisyphe 26 juin 2008 17:41


                        Dans un chat au Monde.fr, Jean-Louis Missika, sociologue et adjoint au maire de Paris chargé de l’innovation, doute que la nomination directe du président de France Télévisions telle qu’elle a été proposée "soit acceptable par le Conseil constitutionnel s’il respecte sa propre jurisprudence sur l’indépendance des autorités administratives".

                      • sisyphe sisyphe 26 juin 2008 17:55

                        Reporters sans frontières (RSF) dénonce aussi la décision de Nicolas Sarkozy "qui redonne au pouvoir exécutif la capacité de contrôler la ligne éditoriale des médias publics. C’est inacceptable en 2008 dans un pays démocratique comme la France".
                        Cette décision est "très inquiétante et va à contre-courant de toutes les mesures prises, notamment dans l’Union européenne, pour offrir toujours plus de garanties d’indépendance aux médias publics".
                        "La consultation prévue du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et des parlementaires n’est pas un garde-fou suffisant". (Communiqué, jeudi 26 juin)


                      • melanie 27 juin 2008 11:43

                        @ sysiphe

                         

                        Très juste comme toujours, mais : Les français ne bougeront pas et paieront encore et toujours les taxes imposées.

                        Pourquoi ?

                        Parce que la coupe n’est pas pleine et que l’une des victoires majeures du libéralisme instillé graduellement, insidieusement depuis 20 ans au moins - avec l’émergence de formules dès les années 80 du style" chacun son truc", "c’est pas mon problème " - a été d’installer une crispation sur soi, ses problématiques - y compris le "developpement personnel" - , ses besoins personnels, et par suite un délittement du collectif.

                        Le néomanagement basé sur l’individualisation des enjeux, la personnification extrême et l’autonomisation , a fait voler en éclat les solidarités d’entreprise. désormais, c’est chacun pour sa pomme.Le syndicalisme est moribond - Sarko l’a tuer -et les manifestations exangues.

                        Nous sommes bel et bien rentrés en dictature et je le pressentais qui disait il y a 6 mois à une copine" c’est drôle mais nous sommes le seul pays avec l’Angleterre- si on y met pas Tatcher - à n’avoir pas connu la dictature : La grèce, l’Italie, L’espagne, L’allemagne, le Portugal. Et bien nous y voilà...".

                        Nous n’avions pas été vaccinés, nous avons 4 ans pour apprendre.


                      • sisyphe sisyphe 27 juin 2008 18:16

                        Melanie, nous sommes - hélas - bien d’accord !


                      • charlie 26 juin 2008 14:57

                        Elle va nous couter cher la morte ???


                        • miwari miwari 26 juin 2008 15:03

                          Les médias Français vont ressembler de plus en plus à ceux de l’Italie.

                          Berlusconi a les médias dans sa poche en achetant les journaux contre monnaies trébuchantes mais Sarkozy fait plus fort il a les médias dans sa poche en se faisant élire président

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