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La Trahison des médias, le dessous des cartes

Pierre Servent, journaliste au Monde et à La Croix vient de faire paraître un ouvrage intitulé « La Trahison des médias ». Analysant avec précision un monde qu’il connaît bien - pour en être issu - l’auteur analyse en profondeur les mécanismes qui ont conduit le quatrième pouvoir à trahir son rôle.

L’auteur commence par un diagnostic sans concession. Notre démocratie est malade. Sa maladie ? La « médiatique » !

Paradoxalement, ce n’est pas la liberté des médias qui fait défaut ni l’ancrage démocratique de notre pays. Une vieille tradition démocratique, avec une presse libre, peut enfanter un Léviathan médiatique : « Etrange paradoxe, pourtant, l’abus de média peut également plomber une démocratie ancienne, insidieusement, sans que l’on y prenne garde (...). La liberté absolutisée de la presse peut virer à une sorte de « totalitarisme » mental qui marginalise les autres pouvoirs » p.12.

Comment en sommes-nous arrivé là ?

Premier élément du mécanisme : les professionnels des médias, les journalistes, rédacteurs en chefs, ne remplissent plus leur rôle, celui pour lequel on les attend : l’analyse !

Il n’y a plus de traitement ni d’analyse. Il y a tout juste un émotionnalisation de l’information.

« A coup de chocs émotionnels et de visions binaires "bourreau-victime", ils donnent trop souvent de l’actualité une vision massifiée, à vocation totalisante, au sens où une information, une seule, occupe soudainement tout le champ visuel. Elle écrase les autres avant de céder sa place » p. 13.

Quand les médias tiennent une nouvelle idole, elle en diffuse l’image jusqu’à l’écœurement. Ce qui fait dire à Jean-François Khan « La presse "lèche, lâche et lynche" ses victimes » p. 16.

L’auteur dénonce aussi la tentation pour le journaliste de chercher le scoop, l’info qui dézinguera un politique en vue, voire un notable. C’est ce qu’il appelle la « chasse au gros ». La critique sera tous azimuts et servira surtout à masquer une faiblesse de l’analyse, à masquer une incapacité à peser le pour et le contre. Si la devise des mousquetaires était « Un pour tous, tous pour un », l’auteur la détourne avec humour en « Un pourri, tous pourris... » p. 81.

Pour masquer l’absence d’investigation, le manque d’analyse, le journaliste se fiera à son intuition, à ce qu’il sent du sujet. Le « feeling » remplace le raisonnement.

Cela est particulièrement vrai à la télévision, où l’émotion est devenue quasiment l’unique vecteur de « communication » avec les téléspectateurs.

Le menu du journal télévisé du 20 heures « déroule en début de soirée - devant presque deux Français sur trois - une litanie sans fin de drames sans aucun signe d’espérance. Litanie de maux, liturgie médiatique... léthargie démocratique » p. 19.

Pour ce média qui a une place à part dans notre société, l’auteur ne mâche pas ses mots : « Le journal télévisé, c’est vingt minutes d’angoisse et dix minutes de "c’était mieux avant" » (citation tirée d’une étude sur le sujet) p. 21.

« Les médias alimentent cette machine à déprime en ne traitant qu’une partie de la réalité, la plus noire. La plus fausse » p. 21. « L’image qui se vend bien est l’image de mort » p. 26... On ne saurait être plus clair.

Mais ces éléments n’auraient pas cet effet aussi négatif si les médias n’étaient pas victimes de leur succès. Ils ont créé une caste de toxicomanes dépendants, les hommes politiques. Est-ce une circonstance atténuante ? Pas vraiment ! Ils seraient plutôt complices de cette addiction.

Le problème est la généralisation de l’idée qu’il faut être vu pour être en vie. Les politiques se comportent un peu comme ces produits dont le seul argument est d’avoir été « Vu à la télé ». L’important n’est pas de « savoir faire, mais bien de faire savoir ». Et l’auteur parle en des termes presque cliniques de « l’addiction de certains dirigeants à la drogue dure du petit écran » p. 33. La volonté de certains de ne rater aucune chance de passer à la télévision, surtout si c’est dans le cadre d’un événement « émotionnel » conduira à des spectacles déplorables.

En découle un terrible narcissisme des médias qui se croient ainsi faiseurs de rois. Les médias « confondent information et communication. Non au service d’une firme ou d’un parti - cette communication-là est vite décelée -, mais au bénéfice de leur propre narcissisme » p. 27.

Troisième élément de cette mécanique : la marchandisation de l’information.

L’auteur rappelle le théorème de Patrick Le Lay (ancien PDG de TF1) selon lequel la première chaîne française est surtout là pour « préparer les cerveaux à recevoir les publicités des annonceurs » p. 62. L’auteur tire les conséquences de ce simple mécanisme : « La complexité est à proscrire. C’est un coup à faire décrocher le spectateur, donc l’audimat et, avec lui, les annonceurs » p. 62.

Le besoin de simplification à outrance est particulièrement marqué dans la dichotomie que l’on retrouve dans le traitement de l’information : il y a des victimes et des bourreaux. « Sans s’en rendre compte, les médias contribuent à réactualiser le bon vieux discours de la lutte des classes, version mondialisation » p. 55.

Quand une affaire apparaît, il faut aller vite. Les journalistes ne peuvent manquer une info. La faute à qui ? A la concurrence entre médias ? On peut l’admettre. « Il faut être le premier - et, en tout cas, certainement pas le dernier - à parler de ces affaires » p. 91.

Phénomène connu et souvent décrié, l’auteur revient sur le manque de distanciation avec les élites, qu’elles soient du show-business ou de la politique.

Il enfonce le clou sur la déliquescence du métier de journaliste « les médias étant de plus en plus assimilés à l’univers du show-business, la frontière entre réel et virtuel, entre fiction et réalité étant de plus en plus ténue, le métier de journaliste est surtout perçu comme étant une variante des métiers du spectacle » p. 67. Cela se reflète notamment dans les concours d’entrée aux écoles de journalisme où certains candidats mélangent complètement ces deux métiers.

La proximité avec les politiques tourne à la complicité. D’autant que le métier de politique est un terrain fertile pour la mégalomanie. « Avec cette étrange maladie, le donneur - le journaliste - et le receveur - le « médialomaniaque » - sont souvent complices, compères, comparses, parfois copains ou copines ». Politiques, qui vont s’enfermer dans leurs bulles, reliés au reste du monde par les journalistes, avec comme unique structure de pensée leur plan média.

Mais comme il n’y a pas de média sans audience, l’auteur n’écarte pas la responsabilité du public. Tout cela n’est survenu que parce que « nous » avons construit une démocratie d’opinion.

Le diktat de l’opinion prive le politique de ce dont il a le plus besoin : le temps pour orienter sa politique sur le long terme. « Le facteur dominant, c’est la démocratie d’opinion dans laquelle nous vivons. En sacrifiant sans cesse le long terme au court terme, elle coupe l’herbe sous le pied des grands hommes qui ont besoin de temps pour s’affirmer » p. 149. Temps qui est aussi précieux pour le journaliste, pour analyser plutôt que de verbaliser.

Enfin, dernier rouage de cette mécanique bien démontée par l’auteur : le rôle des nouvelles technologies. Avec leur impérieuse nécessité de la vitesse, les nouvelles technologies sont un réel facteur aggravant. Tout doit aller vite. La prime est au scoop, au temps réel. L’analyse et l’investigation qui demandent du temps ne payent pas.

On pourrait ajouter un dernier paragraphe, tout juste esquissé dans l’ouvrage, et qui concerne les nouvelles menaces pour la profession de journaliste.

- En premier lieu, l’essor d’internet et des blogs, qui permet à tout un chacun de trouver de l’information, de l’analyser et de la publier, avec la plus grande des facilités. La défiance actuelle envers les experts conduit à privilégier l’avis du simple quidam (le bloggeur qui parle vrai *) au détriment de celui qui sait, mais dont on ne sait pas à quel lobby il est inféodé.

- Autre menace, moins précise, mais non moins dangereuse, celle de l’apparition des nouveaux métiers de l’analyse. Je veux parler des professionnels de la veille ou de « l’intelligence économique » dont le savoir-faire réside dans les capacités de collecter, analyser et diffuser des informations pertinentes (et dont je fais profession). La seule différence est qu’ils le font pour le compte d’entreprises et dans le cadre du secteur marchand du conseil. Ce domaine est particulièrement dynamique dans le développement de systèmes automatisés de collecte et de traitement, outils sophistiqués que les journalistes seraient bien inspirés de s’approprier au plus vite.

Qu’en conclure ? Va-t-on jeter le bébé média avec l’eau du bain ?

On l’a bien compris, si les médias ont trahi, les responsabilités sont multiples, partagées et les mécanismes complexes.

On ne peut faire porter la faute sur un seul coupable, qui deviendrait ainsi le bouc émissaire. Tout est lié. « Les citoyens et les décideurs ont les médias qu’ils méritent », rappelle l’auteur p. 17.

Un diagnostic plus général est porté sur la France. Notamment quand l’auteur écrit : « Paniquée par l’avenir, la France donne l’impression de s’être emmaillotée dans la toile des grandes confusions (...) » p. 47.

On tient sans doute là, une des clés les plus profondes de ce malaise : l’effroi face à un avenir que l’on ne pense pas maîtriser. Même s’ils ont une responsabilité importante dans la situation actuelle, les médias ne sont ni victimes ni bourreaux. Ils sont avant tout le catalyseur de ce malaise. A ceci près qu’un catalyseur, dans une réaction chimique, ne sort pas affecté par la réaction qu’il a entraînée. Or, dans notre cas, le catalyseur-média s’appauvrit constamment.

Jérôme Bondu

http://www.inter-ligere.net/

La Trahison des médias de Pierre Servent

Edition Bourin 2007 - 169 pages

Toutes les phrases entre guillemets sont issues de l’ouvrage.

* A noter que je fais partie des bloggeurs invétérés.

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    Par La Taverne des Poètes (xxx.xxx.xxx.178) 6 février 2008 10:45
    Voris

    Lerma, la seule censure c’est votre connerie étalée sans vergogne chaque jour en première place des commentaires !

     

  • vote :
    Par geo63 (xxx.xxx.xxx.106) 6 février 2008 10:29

    Merci à l’auteur pour ce point de vue structuré et clair. Bien que n’étant absolument pas du "monde de la com" mais plutôt versé dans l’étude des catalyseurs chimiques (les vrais), le rôle effarant des médias lors de la dernière élection présidentielle m’a fait souvent hurler au point de m’interroger sur le simulacre de démocratie que nous vivions. 

    Les mécanismes sont complexes, d’accord avec cela, mais nous assistons globalement à un glissement lent et inexorable (surtout à la télé) vers l’opinion recherchée dans les "micros trottoirs" et l’absence d’analyse, quel que soit le sujet traité. On retrouve ce phénomène dans les réactions spontanées des internautes sur le web, parfois lourdes, mais la pluralité des réponses fait qu’une image globale des avis peut être obtenue. Donc c’est encore une niche de démocratie, pour combien de temps ?

    Regarder le JT de 20H est devenu pour moi une purge absolue, je préfère et de loin mon écran d’ordi et les débats sur AV !

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    Par Forest Ent (xxx.xxx.xxx.205) 6 février 2008 12:06
    Forest Ent

    Je ne suis pas entièrement d’accord avec cette analyse.

    Il est attendu qu’un journaliste de la presse écrite écrive à charge contre internet, mais celui-ci a quand même moins de défauts. Finalement, je préfère lire AV au Monde.

    La presse en France est libre, c’est incontestable. Mais elle est dépendante. Elle dépend des actionnaires qui la capitalisent, et des annonceurs qui la financent. Résultat : un brouet commercial révérencieux, indigeste et désinformant. Ca n’a rien à voir avec la technologie. Ca a à voir avec le pognon.

    Plus d’information sur ce thème dans "la forêt des médias" :

    http://forestent.free.fr/

    _

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    Par Philou017 (xxx.xxx.xxx.24) 6 février 2008 17:28
    Philou017

    Certaines choses apparaissent à travers l’information donnée par les médias :

    - Les médias parlent peu de la crise boursiere en cours : il ne faut pas affoler la bourse et preserver les intérêts des gros actionnaires

    - Les medias critiquent peu ou pas du tout la récente reforme de la constitution par le gouvernement, qui baffoue le suffrage populaire qui avait dit non à cette constitution : Il faut faire progresser l’Europe qui permet de dépouiller les citoyens de leur pouvoir en élargissant les pouvoirs de la Commission Européenne et du parlement, organismes lointains, peu controlables, et pour la Commission, repaire de sous-marins des multinationales

    - Les médias tendent à justifier une éventuelle guerre contre l’Iran, en reprenant facilement les arguments de Bush & co : Soumission à la puissance dominante et justification des guerres si profitables au monde financier

    Et j’en passe.

    Contrairement à mr Servent, je ne ferais pas preuve d’une innocence béate en attribuant la dérive des médias à une évolution "sans vrai responsable". Les médias sont construits aujourd’hui pour être au service de l’Empire dominant, cad l’Empire Financier.

    Si un monde ne connait pas la crise aujourd’hui, c’est bien celui des grosses fortunes. CQFD.

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    Par Internaute (xxx.xxx.xxx.5) 7 février 2008 08:22

    La presse n’est pas libre car elle est au main de groupes de pression cosmopolites. Il ne s’agit pas de l’actionnariat comme le laisse entendre certains commentaires. Dévier le débat sur l’absence de liberté d’expression vers la télé marchande est une manoeuvre pour noyer ce débat essentiel. Il n’y a pas le moindre indice qui puisse laisser penser que Bouygue et Lagardère s’assoient à une table avec comme thème de discussion « Comment doit-on éduquer le peuple sur les événement de la deuxième guerre mondiale » ou « israël, phare de la démocratie mondiale ».

    D’ailleurs, la presse la plus muselée n’est pas la presse privée mais la presse publique. Il serait intéressant d’avoir un CV comparatif des différents directeurs de l’information à TF1, A2, A3. On comprendrait peut-être mieux ce qui les motive et pour qui ils roulent. Quelle sont les racines du « politiquemnt correct » et des « droits de l’homme » qui ont fini par tuer toute liberté d’expression dans notre pays ?

    Les marchands ont bien évidemment un impact au travers des budgets publicitaires mais la subversion permanente contre les valeurs de la nation n’est pas leur politique jusqu’à preuve du contraire.

    Actuellement sur A2 passe une pub pour un de leur films qui mélange tous les thèmes de la propagande déstructurante actuelle. Il s’agit d’un film sur les homosexuels. Ils ont réussi à mélanger la tarte à la crème récurrente du nazisme et la « beauté » de la relation homosexuelle pour inoculer leur poison quotidien. Selon eux il faut penser « être pd c’est vachement bien, déplorer l’homosexualité c’est être nazi ». On retrouve le duo permanent de la culpabilisation des masses et de l’inacceptable, le premier servant à faire gober l’autre. Quelque soit le sujet, nous baignons depuis des decennies dans ce modèle.

    De la même manaière, Decarolis a déjà programmé 6 séances de progagande juive sur l’année 2008. payée avec nos impôts.

     Autre exemple, la propagande pour le métissage, autre facteur de déstructuration de notre société. On a tous remarqué que le moindre reportage donne l’occasion de mettre en valeur un immigré. Y-a-t’il un retard dans les avions ? parmis les milliers de passagers, seul le noir présente un intérêt quelconque pour le journaliste, les français passant toujourd au second plan. Par contre, n les retrouve toujours au premier lorsqu’il s’agit de crimes violents. Là, on nous les montre de face et de profil pendant une semaine.

    Il y a évidemment des ordres de conduite qui sont donnés aux journalistes par leur direction. Qui est à l’origine de ces ordres de propagande ? J’aimerais bien qu’on m’explique comment Bouygues ou Lagardère sont derrière ces saloperies. Je n’y crois pas un seul instant mais ils servent de paravent pour dévier la discussion.

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    Par Lucrezia (xxx.xxx.xxx.51) 7 février 2008 09:18

    Bravo pour votre article clair, à charge et à décharge ...Si les Auteurs d’Agoravox reprennait à leur compte votre Article ... cela nous donnerait certainement plus envie d’y participer !

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    Par Le vénérable du sommet (xxx.xxx.xxx.191) 7 février 2008 09:27
    Le vénérable du sommet

    "Mais comme il n’y a pas de média sans audience, l’auteur n’écarte pas la responsabilité du public. Tout cela n’est survenu que parce que « nous » avons construit une démocratie d’opinion."

    Ben tiens !!

    Grace à un "nous" magique, voila toute une profession qui se dédouane de ces responsabilités ...

    C’est sur que c’est le public qui demande depuis si longtemps que lui mente, qu’on le manipule, etc etc ...

    Je rappelle quand même que le public ne prend que ce que l’on veut bien lui donner (contrairement à internet), il n’a pas le choix.

    Le monde de la politique et le monde des médias ont ceci de néfaste qu’ils pensent savoir ce qui est bon pour la "France d’en bas". Ces prétentieux sont tellement convaincu de leur supériorité qu’ils en deviennent ridicules. C’est le monde journalistique seul qui a décidé qu’il fallait faire vite et mal, pas les français.

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    Par Le vénérable du sommet (xxx.xxx.xxx.191) 7 février 2008 13:35
    Le vénérable du sommet

    "Je lis différentes presses de différents bords. La France est suffisamment riche en la matière."

    Oui mais non !! Si c’est pour avoir des avis différents, là c’est sur que la France est riche. Il est bien évident que je n’attend pas le même papier de la part de l’Huma que de la part du Figaro sur la crise des subprimes par exemple. Le soucis pour moi se pose avant, au niveau de l’enquête, de l’information de base. Le cas du sondage sur l’entrée de la Turquie en Europe est un cas éloquent. L’absolu totalité de la presse (tout médias et sensibilité politique confondus) a débattue pendant des semaines sur une information erronée car tronquée. Combien de journalistes ont réellement enquêté avant de donner leurs avis ??

     

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    Par fourminus (xxx.xxx.xxx.76) 7 février 2008 13:50
    fourminus

    "Les médias léchent, lachent et lynchent"

    Belle formule ! Elle me rappelle le troublant travail de René Girard sur les "boucs émissaires" ("les origines de la culture"). A lire absolument...

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    Par stojic (xxx.xxx.xxx.151) 8 février 2008 19:15

    Bonsoir

    Je n’hésite pas une seule seconde pour dire que les médias TV sont responsables de la nullité de l’info et des programmes et pas le public :

    l’emission " l’odyssée de l’espèce" a fait le meilleur score de toute l’année 2006 (2005 ?), c’est une émission scientifique.

    Donc, il n’y a pas photo, le public veut des bonnes émissions.

     

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    Par Papybom (xxx.xxx.xxx.117) 9 février 2008 17:37
    Papybom

     

    La Presse en France est si largement inféodée par les avantages de la fonction !
    Sans avoir votre culture, je me souviens d’un article de RUE 89 :
     
    La RATP (très) généreuse avec les journalistes
    Par Augustin Scalbert (Rue89)  00H36  23/01/2008
    Le 7 janvier, pendant la cérémonie de voeux du président de la RATP, Pierre Mongin, un petit manège n’a pas échappé à quelques observateurs. Très discrètement, des représentants de la régie ont aimablement offert aux journalistes présents une carte intégrale 5 zones. Un sésame valable un an et que le quidam paie un peu plus que le montant d’un smic mensuel net, soit 1062,60€.
    Cela permet de payer un trajet de moins quand on emmène ses bambins s’aérer dans la vallée de Chevreuse, s’amuser dans un célèbre parc d’attractions ou même pour aller prendre un avion à Roissy, à condition toutefois de ne rien avoir contre le RER.
    Sollicitée par Rue89, la direction de la communication de la RATP n’a pas répondu à nos questions à ce sujet. Selon des journalistes spécialisés, il s’agit pourtant d’une tradition bien ancrée, qui concernerait une quarantaine de confrères chargés par leurs médias de couvrir les activités de la régie. "Il me semble qu’avant, c’était limité à deux zones", croit savoir un journaliste fin connaisseur du secteur. Il pense que les confrères bénéficiant de cette faveur "sont triés", puisqu’ils seraient beaucoup plus nombreux à travailler sur ce domaine.
    Les petits ou gros cadeaux offerts aux journalistes couvrant certains secteurs sont relativement fréquents. Cette pratique est généralisée dans la presse automobile, où les rédacteurs sont invités à "tester" un modèle le temps d’une soirée ou d’un week-end. En s’arrangeant, on peut le faire tous les soirs, et tous les week-ends. A tel point que certains ne possèdent pas de voiture, et s’en vantent.
    Le journalisme de tourisme est un autre secteur très concerné, ce qui pousse la plupart des rédactions de médias généralistes à refuser ce type de "voyages de presse", ou à les payer aux organisateurs. En presse féminine, certaines rédactrices revendent les coffrets offerts par des marques de luxe pour arrondir leurs fins de mois. D’autres les offrent à leurs copines.
    Chaque profession a ses petits avantages, rétorqueront certains. Et il est tolérable, lorsqu’on est journaliste, de pouvoir tester des produits mis à disposition par les marques, dès lors que la plume reste libre. Question : les journalistes couvrant la RATP ont-ils vraiment besoin de tester quotidiennement le métro ou le RER ?
    L’association des journalistes économiques et financiers (AJEF) publie des rapports sur ces problèmes de déontologie. Le dernier date des années 90. "Nous envisageons de le remettre au goût du jour cette année", annonce sa présidente, Françoise Crouigneau.
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    Par Torvald (xxx.xxx.xxx.115) 9 février 2008 18:40

     

     Comme dirait Schneidermann y a pas Fotto

     mais rino c’est rosse.

     

     

     

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    Par hihihihi (xxx.xxx.xxx.61) 9 février 2008 23:05

    j aime qu on parle de ce sujet

    la derive mediatique

    qui est responsable. ? le premier qui a invente l ecriture ?le deuxieme qui a appris a lire ? le troisieme qui se sert de l ecriture pour ses interets ? le quatrieme qui demande du poeple pour rever ?

    nous sommes tous dependant du progres

    a nous d utiliser la connaissance avec sagesse

    helas on s eloigne de la sagesse a vitesse grand v

    oui il faut une politique de civilisation de la morale du respect helas c est pas ce que le peuple veut

    il veut des jeux du cirque du pouvoir d achat le pouvoir sur ses semblables 

    ce peuple est humain donc jaloux ,cupide... il faut le sauver  qui est le sauveur ?

    sego ? bayrou ? j en doute je crois en la democratie et l election presidentielle a eue lieu , il y a eu un elu

    respectez le ... ca sera le debut de la guerison de cette spychose generalisee et oui ,il est grand temp d arreter ces charognards

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    Par Torvald (xxx.xxx.xxx.41) 10 février 2008 11:14

     

    "...le public ne prend que ce que l’on veut bien lui donner..." Qui vous oblige à prendre ce qu’on vous donne en pâture ?"

    ".../... La France est suffisamment riche en la matière. C’est sur que si vous considérez que tout -absolument tout- est pourri, là ... c’est un autre problème. Quand on ne veut pas trouver, ... forcément on ne trouve pas."

    TAKATOURNERL’BOUTON
    Toujours la même rengaine, changez de disque SVP.

    A quoi cela sert-il que les auteurs ils se décarcassent si c’est pour en arriver à une conclusion émolliente.

    Les nouveaux chiens de garde S. Halimi, P. Carles (1997) 

    L’omerta française (incroyable mais vrai) Sophie Coignard, Alexandre Wickham (1999)

    Le premier pouvoir : Inventaire après liquidation  E. Levy (2007)

    maintenant et onze ans plus tard, "La trahison des medias" inspiré de la "trahison des clercs" de Benda, P. Servient en attendant le nième sur la crise du Monde après les Péan, Schneidermann etc... 
    les titres sont éloquents qu’est-ce qu’il vous faut de plus à la fin.
    Faites comme à Camden Lock foutez le feu à la barraque on pourra toujours dire que c’est un accident !!

     

     

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    Par Mohammed (xxx.xxx.xxx.33) 10 février 2008 17:35
    Mohammed MADJOUR

    @L’Auteur

    Que croyez-vous donc ?

    Cela fait des années que nous dénonçons l’Entreprise de la Désinformation qui a réussi malheureusement à créer un Monde faux ! Oui tout est faux !

    Les journalmistes à la solde des malades qui gouvernent ont pollué les esprits par la profusion de la propagande soit alarmiste soit envoûtante et surtout par le terrorisme intellectuel dont les effets ne se voient pas immédiatement ni ne se localisent en un lieu bien déterminé...Aujourd’hui le Monde est une roue folle, il tourne mais il le fait dans tous les sens de sorte que le seul vertige de l’argent fait tourner la tête à l’ensemble de l’humanité !

    Je blame les scientifiques qui comprennent que l’INFORMATION est une énergie qui lorsqu’elle chan,ge de signe elle devient DESINFORMATION tout en gardant la même son intensité ! Oui c’est très grave, en quelques années et avec le développement de ces nouvelles technologies incontrôlable LES MEDIAS DE TOUTES NATURES ONT REUSSI A CREER UN AUTRE MONDE, Un monde de merde sans valeur et presque sans aucun idéal ! Pour une même population, les moyens de production se sont multipliés par 100 en quelques années mais cette planète pue toujours la misère ! Où vont les patrimoine, est-ce que le TRIANGLE DES BERMUDES est toujours un mystère ?

    MOHAMMED.

  • vote :
    Par jrr (xxx.xxx.xxx.214) 10 février 2008 21:30

    La gangrène de l’illusion socialiste française ronge aussi la Suisse francophone, notamment par son quotidien "Le Temps", affilié au "Monde".

    Corolaire pour le simple pékin : alors que les français sont entassés comme des sardines dans leur TGV puants, les ICE allemands respectent les passagers, qui ont environ deux fois plus de place... et disposent de toilettes propres.

    L’Allemagne et les pays nordiques oeuvrent à l’essor de la grande Europe... la France en voie de paupérisation a pour seul argument sa maîtrise de l’arme nucléaire, grâce au général de Gaulle - c’est sa seule chance pour exister encore politiquement en Europe.

    Il est essentiel que le pouvoir politique cloue enfin la gueule de la racaille journalistique de gauche, C’est une vraie guerre dont dépend la survie de la France. La France doit impérativement se débarrasser de ces charognards haineux et oligophrènes, genre Ségolène et consort. Plutôt que de faire la gueguerre aux petits revendeurs de cannabis - que voulez-vous qu’ils fasse d’autre ? ça fait pas de mal de fumer un joint, et ces gens n’ont pas la possibilité de s’offrir du bon vin -, elle devrait mieux cibler ses véritables fossoyeurs : l’illusion socialiste qui a gangréné pratiquement toute la presse écrite. Malgré la chute du Mur et l’effondrement du socialisme. Les franchouillards sont vraiment durs à la comprenette. Si vous n’êtes pas convaincus, comparez l’organisation impeccable, le design top et la propreté de l’aéroport de Berlin ou de Francfort à la démence ubuesque de l’aéroport Charles de Gaulle. Les Français sont devenus fous.

     

     

  • vote :
    Par jrev (xxx.xxx.xxx.170) 11 février 2008 10:39
    jrev

    Enfin, un peu d’air frais...

    Merci Jérome

  • vote :
    Par Jerome Bondu (xxx.xxx.xxx.25) 11 février 2008 21:02
    Jerome Bondu

    Je suis attérré par le déchainement de haine que mon article a provoqué.

    JB

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    Jerome Bondu

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