Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Médias > La Trahison des médias, le dessous des cartes

La Trahison des médias, le dessous des cartes

Pierre Servent, journaliste au Monde et à La Croix vient de faire paraître un ouvrage intitulé « La Trahison des médias ». Analysant avec précision un monde qu’il connaît bien - pour en être issu - l’auteur analyse en profondeur les mécanismes qui ont conduit le quatrième pouvoir à trahir son rôle.

L’auteur commence par un diagnostic sans concession. Notre démocratie est malade. Sa maladie ? La « médiatique » !

Paradoxalement, ce n’est pas la liberté des médias qui fait défaut ni l’ancrage démocratique de notre pays. Une vieille tradition démocratique, avec une presse libre, peut enfanter un Léviathan médiatique : « Etrange paradoxe, pourtant, l’abus de média peut également plomber une démocratie ancienne, insidieusement, sans que l’on y prenne garde (...). La liberté absolutisée de la presse peut virer à une sorte de « totalitarisme » mental qui marginalise les autres pouvoirs » p.12.

Comment en sommes-nous arrivé là ?

Premier élément du mécanisme : les professionnels des médias, les journalistes, rédacteurs en chefs, ne remplissent plus leur rôle, celui pour lequel on les attend : l’analyse !

Il n’y a plus de traitement ni d’analyse. Il y a tout juste un émotionnalisation de l’information.

« A coup de chocs émotionnels et de visions binaires "bourreau-victime", ils donnent trop souvent de l’actualité une vision massifiée, à vocation totalisante, au sens où une information, une seule, occupe soudainement tout le champ visuel. Elle écrase les autres avant de céder sa place » p. 13.

Quand les médias tiennent une nouvelle idole, elle en diffuse l’image jusqu’à l’écœurement. Ce qui fait dire à Jean-François Khan « La presse "lèche, lâche et lynche" ses victimes » p. 16.

L’auteur dénonce aussi la tentation pour le journaliste de chercher le scoop, l’info qui dézinguera un politique en vue, voire un notable. C’est ce qu’il appelle la « chasse au gros ». La critique sera tous azimuts et servira surtout à masquer une faiblesse de l’analyse, à masquer une incapacité à peser le pour et le contre. Si la devise des mousquetaires était « Un pour tous, tous pour un », l’auteur la détourne avec humour en « Un pourri, tous pourris... » p. 81.

Pour masquer l’absence d’investigation, le manque d’analyse, le journaliste se fiera à son intuition, à ce qu’il sent du sujet. Le « feeling » remplace le raisonnement.

Cela est particulièrement vrai à la télévision, où l’émotion est devenue quasiment l’unique vecteur de « communication » avec les téléspectateurs.

Le menu du journal télévisé du 20 heures « déroule en début de soirée - devant presque deux Français sur trois - une litanie sans fin de drames sans aucun signe d’espérance. Litanie de maux, liturgie médiatique... léthargie démocratique » p. 19.

Pour ce média qui a une place à part dans notre société, l’auteur ne mâche pas ses mots : « Le journal télévisé, c’est vingt minutes d’angoisse et dix minutes de "c’était mieux avant" » (citation tirée d’une étude sur le sujet) p. 21.

« Les médias alimentent cette machine à déprime en ne traitant qu’une partie de la réalité, la plus noire. La plus fausse » p. 21. « L’image qui se vend bien est l’image de mort » p. 26... On ne saurait être plus clair.

Mais ces éléments n’auraient pas cet effet aussi négatif si les médias n’étaient pas victimes de leur succès. Ils ont créé une caste de toxicomanes dépendants, les hommes politiques. Est-ce une circonstance atténuante ? Pas vraiment ! Ils seraient plutôt complices de cette addiction.

Le problème est la généralisation de l’idée qu’il faut être vu pour être en vie. Les politiques se comportent un peu comme ces produits dont le seul argument est d’avoir été « Vu à la télé ». L’important n’est pas de « savoir faire, mais bien de faire savoir ». Et l’auteur parle en des termes presque cliniques de « l’addiction de certains dirigeants à la drogue dure du petit écran » p. 33. La volonté de certains de ne rater aucune chance de passer à la télévision, surtout si c’est dans le cadre d’un événement « émotionnel » conduira à des spectacles déplorables.

En découle un terrible narcissisme des médias qui se croient ainsi faiseurs de rois. Les médias « confondent information et communication. Non au service d’une firme ou d’un parti - cette communication-là est vite décelée -, mais au bénéfice de leur propre narcissisme » p. 27.

Troisième élément de cette mécanique : la marchandisation de l’information.

L’auteur rappelle le théorème de Patrick Le Lay (ancien PDG de TF1) selon lequel la première chaîne française est surtout là pour « préparer les cerveaux à recevoir les publicités des annonceurs » p. 62. L’auteur tire les conséquences de ce simple mécanisme : « La complexité est à proscrire. C’est un coup à faire décrocher le spectateur, donc l’audimat et, avec lui, les annonceurs » p. 62.

Le besoin de simplification à outrance est particulièrement marqué dans la dichotomie que l’on retrouve dans le traitement de l’information : il y a des victimes et des bourreaux. « Sans s’en rendre compte, les médias contribuent à réactualiser le bon vieux discours de la lutte des classes, version mondialisation » p. 55.

Quand une affaire apparaît, il faut aller vite. Les journalistes ne peuvent manquer une info. La faute à qui ? A la concurrence entre médias ? On peut l’admettre. « Il faut être le premier - et, en tout cas, certainement pas le dernier - à parler de ces affaires » p. 91.

Phénomène connu et souvent décrié, l’auteur revient sur le manque de distanciation avec les élites, qu’elles soient du show-business ou de la politique.

Il enfonce le clou sur la déliquescence du métier de journaliste « les médias étant de plus en plus assimilés à l’univers du show-business, la frontière entre réel et virtuel, entre fiction et réalité étant de plus en plus ténue, le métier de journaliste est surtout perçu comme étant une variante des métiers du spectacle » p. 67. Cela se reflète notamment dans les concours d’entrée aux écoles de journalisme où certains candidats mélangent complètement ces deux métiers.

La proximité avec les politiques tourne à la complicité. D’autant que le métier de politique est un terrain fertile pour la mégalomanie. « Avec cette étrange maladie, le donneur - le journaliste - et le receveur - le « médialomaniaque » - sont souvent complices, compères, comparses, parfois copains ou copines ». Politiques, qui vont s’enfermer dans leurs bulles, reliés au reste du monde par les journalistes, avec comme unique structure de pensée leur plan média.

Mais comme il n’y a pas de média sans audience, l’auteur n’écarte pas la responsabilité du public. Tout cela n’est survenu que parce que « nous » avons construit une démocratie d’opinion.

Le diktat de l’opinion prive le politique de ce dont il a le plus besoin : le temps pour orienter sa politique sur le long terme. « Le facteur dominant, c’est la démocratie d’opinion dans laquelle nous vivons. En sacrifiant sans cesse le long terme au court terme, elle coupe l’herbe sous le pied des grands hommes qui ont besoin de temps pour s’affirmer » p. 149. Temps qui est aussi précieux pour le journaliste, pour analyser plutôt que de verbaliser.

Enfin, dernier rouage de cette mécanique bien démontée par l’auteur : le rôle des nouvelles technologies. Avec leur impérieuse nécessité de la vitesse, les nouvelles technologies sont un réel facteur aggravant. Tout doit aller vite. La prime est au scoop, au temps réel. L’analyse et l’investigation qui demandent du temps ne payent pas.

On pourrait ajouter un dernier paragraphe, tout juste esquissé dans l’ouvrage, et qui concerne les nouvelles menaces pour la profession de journaliste.

- En premier lieu, l’essor d’internet et des blogs, qui permet à tout un chacun de trouver de l’information, de l’analyser et de la publier, avec la plus grande des facilités. La défiance actuelle envers les experts conduit à privilégier l’avis du simple quidam (le bloggeur qui parle vrai *) au détriment de celui qui sait, mais dont on ne sait pas à quel lobby il est inféodé.

- Autre menace, moins précise, mais non moins dangereuse, celle de l’apparition des nouveaux métiers de l’analyse. Je veux parler des professionnels de la veille ou de « l’intelligence économique » dont le savoir-faire réside dans les capacités de collecter, analyser et diffuser des informations pertinentes (et dont je fais profession). La seule différence est qu’ils le font pour le compte d’entreprises et dans le cadre du secteur marchand du conseil. Ce domaine est particulièrement dynamique dans le développement de systèmes automatisés de collecte et de traitement, outils sophistiqués que les journalistes seraient bien inspirés de s’approprier au plus vite.

Qu’en conclure ? Va-t-on jeter le bébé média avec l’eau du bain ?

On l’a bien compris, si les médias ont trahi, les responsabilités sont multiples, partagées et les mécanismes complexes.

On ne peut faire porter la faute sur un seul coupable, qui deviendrait ainsi le bouc émissaire. Tout est lié. « Les citoyens et les décideurs ont les médias qu’ils méritent », rappelle l’auteur p. 17.

Un diagnostic plus général est porté sur la France. Notamment quand l’auteur écrit : « Paniquée par l’avenir, la France donne l’impression de s’être emmaillotée dans la toile des grandes confusions (...) » p. 47.

On tient sans doute là, une des clés les plus profondes de ce malaise : l’effroi face à un avenir que l’on ne pense pas maîtriser. Même s’ils ont une responsabilité importante dans la situation actuelle, les médias ne sont ni victimes ni bourreaux. Ils sont avant tout le catalyseur de ce malaise. A ceci près qu’un catalyseur, dans une réaction chimique, ne sort pas affecté par la réaction qu’il a entraînée. Or, dans notre cas, le catalyseur-média s’appauvrit constamment.

Jérôme Bondu

http://www.inter-ligere.net/

La Trahison des médias de Pierre Servent

Edition Bourin 2007 - 169 pages

Toutes les phrases entre guillemets sont issues de l’ouvrage.

* A noter que je fais partie des bloggeurs invétérés.


Moyenne des avis sur cet article :  4.81/5   (63 votes)




Réagissez à l'article

49 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 6 février 2008 10:11

    "Pierre Servent, journaliste au Monde et à La Croix"

    Oui ,durant des années il aura collaboré à tout cela sans rien dire (quel resistant !) et maintenant il publie un bouquin pour surfer sur le mécontentement de cette presse digne de Pétain

    Franchement,à quoi bon commenter un bouquin d’un loser que personne n’ira achété car on achetait déjà plus leurs journaux

     


    • La Taverne des Poètes 6 février 2008 10:29

      Lerma, regardez-vous dans un miroir et vous verrez un très gros looser !


    • geo63 6 février 2008 10:29

      Merci à l’auteur pour ce point de vue structuré et clair. Bien que n’étant absolument pas du "monde de la com" mais plutôt versé dans l’étude des catalyseurs chimiques (les vrais), le rôle effarant des médias lors de la dernière élection présidentielle m’a fait souvent hurler au point de m’interroger sur le simulacre de démocratie que nous vivions. 

      Les mécanismes sont complexes, d’accord avec cela, mais nous assistons globalement à un glissement lent et inexorable (surtout à la télé) vers l’opinion recherchée dans les "micros trottoirs" et l’absence d’analyse, quel que soit le sujet traité. On retrouve ce phénomène dans les réactions spontanées des internautes sur le web, parfois lourdes, mais la pluralité des réponses fait qu’une image globale des avis peut être obtenue. Donc c’est encore une niche de démocratie, pour combien de temps ?

      Regarder le JT de 20H est devenu pour moi une purge absolue, je préfère et de loin mon écran d’ordi et les débats sur AV !


      • tvargentine.com lerma 6 février 2008 10:41

        "La Taverne de la Censure",voila un surnom que mérite notre ami censeur du MODEM et qui vient ensuite précher la "liberté de la presse"

        Votre ami DUGUE est en RTT aujourd’hui ???

        Et votre ami MORICE ,quel complôt va t-il découvrir aujourd’hui ???

         

         


        • La Taverne des Poètes 6 février 2008 10:45

          Lerma, la seule censure c’est votre connerie étalée sans vergogne chaque jour en première place des commentaires !

           


        • TSS 6 février 2008 10:44

          @lerma

          allez rendre compte à la Douma


          • Black Ader 6 février 2008 11:14

            "Pierre Servent, journaliste au Monde et à La Croix"

             

            On voit par la même toute la corruption de la presse. Comment un journaliste du monde, donc obligatoirement Maoiste et en tout cas communiste, et donc destiné à être damné, puisque le socialisme c’est le Mal, peut il en même temps écrire à la croix, un journal tout de même catholique ? Le socialisme et le christianisme sont incompatible, totalement. Or le même personnage écris pour les deux support !

            Le probléme majeur des média en France, c’est que n’y régne pas la pluralité, mais que tout le monde est de gauche. Combien de journalistes FN à France2 ? De l’UMP ? Aucun, zéro, tous des communistes et des socialo.. D’ou la présence massive de débile comme Besanceno dans ces média, et la censure quasi officiel des représentants du FN.. Bref, les bases de la République foulées aux pieds.


            • ZEN ZEN 6 février 2008 11:14

              Excellent compte-rendu , qui donne envie de lire le livre, et qui rejoint sur beaucoup de points la petite étude plus ancienne de Serge Halimi :Les nouveaux chiens de garde

              Voir aussi aujourd’hui l’article de Florentin Piffard


              • Forest Ent Forest Ent 6 février 2008 12:06

                Je ne suis pas entièrement d’accord avec cette analyse.

                Il est attendu qu’un journaliste de la presse écrite écrive à charge contre internet, mais celui-ci a quand même moins de défauts. Finalement, je préfère lire AV au Monde.

                La presse en France est libre, c’est incontestable. Mais elle est dépendante. Elle dépend des actionnaires qui la capitalisent, et des annonceurs qui la financent. Résultat : un brouet commercial révérencieux, indigeste et désinformant. Ca n’a rien à voir avec la technologie. Ca a à voir avec le pognon.

                Plus d’information sur ce thème dans "la forêt des médias" :

                http://forestent.free.fr/

                _


                • Philou017 Philou017 6 février 2008 17:16

                  La presse n’est certainement pas libre. C’est la liberté de parole qui est (encore libre). Les médias appartiennent tous aujourd’hui à des financiers, qui n’ont aucun intérêt à la liberté de la presse ou la qualité de l’information. Il est intéréssant de noter que tous les journaux perdent de l’argent. Alors pourquoi continuent-ils à les financer. Pour vendre leur soupe, en partie.

                  Cependant, quand on voit un journal de centre gauche de qualité comme "Le Monde" passer à un franc libéralisme de droite et qu’on voit pendant des années Mr Minc president du directoire, cela veut tout dire. Les journaux sont devenus des organes de propagande au service des programmes des financiers : libéralisation à tout va, Europe soumise aux marchands, destructuration du tissu social, individualisme, voilà quelles sont les valeurs défendues plus ou moins ouvertement par les journaux. ET voilà quels sont les objectifs des financiers : destructurer la société en individus isolés accroc à la consommation et gobant l’idéologie de nos "elites" à travers les médias. Cette manipulation subtile et efficace nous mene dans un monde qui n’est plus si loin du 1984 d’Orwell.

                  A ce titre, je trouve l’article palichon et sans profondeur. Si mr Servent a fait quelques pas pour ouvrir les yeux, il lui reste du chemin.


                • Forest Ent Forest Ent 6 février 2008 18:44

                  C’est la parole qui est (encore) libre. Les médias appartiennent tous aujourd’hui à des financiers.

                  Nous sommes d’accord. C’est bien la différence entre liberté et indépendance.


                • Jerome Bondu Jerome Bondu 6 février 2008 22:15

                  C’est vrai.

                  Mais elle est aussi dépendante du ... public. C’est tout le sens du dernier paragraphe de l’article.

                  Jérôme


                • Jerome Bondu Jerome Bondu 6 février 2008 22:19

                  @ Philou017

                  Vous dites : "Si mr Servent a fait quelques pas pour ouvrir les yeux, il lui reste du chemin"

                  Vous ne pouvez pas juger de la progression de M. Servent, à l’aune de vos propres critères, et sur la base du résumé que j’ai fait de son livre. Ce résumé est un travail personnel, et reflète uniquement ma compréhension de son propos.

                  Cordialement

                  JB.

                   


                • Forest Ent Forest Ent 6 février 2008 22:35

                  elle est aussi dépendante du ... public

                  Le financement est de plus en plus publicitaire. Le risque pour les médias "traditionnels" est le basculement des lecteurs puis de la pub vers internet. Pour l’instant, internet représente moins de 10% du volume global de pub en CA, télé incluse. Mais il y a aussi une certaine productivité : elle revient beaucoup moins cher que celle sur papier, à efficacité pas bien moindre.

                  Sinon, je ne pense pas que les journalistes se poseraient des questions sur leur métier. Ca fait 100 ans qu’ils servent la soupe tiède, ils en auraient bien repris pour 100 ans de plus. A travers de pseudo-problèmes philosophiques, déontologiques et métaphysiques, nous voyons à l’oeuvre une simple rupture technologique. Comme l’imprimerie...


                • Philou017 Philou017 9 février 2008 22:14

                  Je trouve qu’il est un peu abusif de parler des journalistes en général. Les journalistes qui tiennet les roles principaux sont des gens qui ont été choisis car ils ont un certain profil : conformistes, arrivistes, prêts à répercuter une information émotionnelle sans vrai analyse, avec des opinions à peu pres conforme aux idées des pouvoirs en place. Ces journalistes n’enquêtent pas (ou si peu), ne se posent guere de question, n’ont pas d’opinion alternative, sont finalement très consensuels.

                  Ce sont ces journalistes conformes qui donnent une information exécrable, sans vérification, traitant des sujets peu dérangeants, acceptant des compromissions. Il existe de vrais journalistes encore aujourd’hui, mais ils n’ont plus leur place dans le systeme "bourrage de crane Soft" des médias d’aujourd’hui.

                  Tant que nous accepterons de nous intéresser à des médias qui n’ont aucune indépendance financiere, il en sera ainsi, à mon avis.

                   


                • debase 11 février 2008 18:30

                  @l’Auteur et @Forestent

                  Vos explications concernant la subordination des médias et des journalistes au pouvoir de l’argent et des grands groupes du CAC40 sont pertinentes mais ne constituent qu’un aspect des choses et certainement pas le plus important.

                  Vous savez tous deux parfaitement bien qu’il en existe un autre (aspect), celui-ci étant littéralement ’aveuglant’...

                  Si vous n’êtes par sûrs de bien me comprendre, suivez ce lien que j’ai découvert il y a peu :

                  http://groups.google.fr/group/fr.soc.politique/browse_thread/thread/92d4dee 5405f1018/ea72bc857e7ad90d?&hl=fr#ea72bc857e7ad90d

                  Soit (a) cas le plus grave qui à mon avis ne vous concerne pas : tout comme les auteurs de certains livres, vous participez à la manipulation (évoquée par "Internaute", voir plus bas), soit (b) vous êtes d’une fantastique inconscience ou naïveté, soit encore (c) vous hésitez à franchir un tabou.

                  Marre de toute ces manipulations OU de cette hypocrisie OU de cette naïveté qui finira par PETER A LA FIGURE de TOUS leurs responsables !!!
                   


                • geko 6 février 2008 12:06

                  La lecture de cet excellent article m’a sans cesse rappelé les dernières élections présidentielles ! Vous n’avez pas tord de souligner le rôle du public. Un peu comme dans l’histoire de l’oeuf et de la poule, je me demande toujours si les medias incitent le public à la faiblesse ou si c’est l’inverse ! Après lecture de cet article je m’aperçois qu’il n’y a pas de responsabilité à chercher mais à constater la catalyse d’un malaise, symbol d’une société qui met l’argent au centre du système !

                   


                  • Jerome Bondu Jerome Bondu 6 février 2008 22:23

                    @Geko

                    Merci pour votre commentaire mesuré. C’est vrai que l’on ne sait pas trop qui a commencé le premier à tirer l’autre vers le bas : le public ou les médias ?
                    Ce qui est sur, c’est que faire porter la faute entièrement sur l’autre (par exemple sur les médias) n’est pas honnete.

                    Jérôme


                  • geko 7 février 2008 08:52

                    Le crobard des "nouveaux beaufs" du canard enchaîné de la semaine dernière illustre bien le propos.

                    En titre "Les sondages concernant les nouveaux beaufs sont truqués" et sur le permier dessin on peut lire : "Comme tout le monde, je dis que je préfère Arte...Mais en fait, je me vautre devant TF1".

                    Le suivant : "Je suis contre la presse de concierge....Mais je me régale avec la presse caniveau".

                    Cordialement, bonne journée.


                  • Black Ader 6 février 2008 16:29

                    Mon pauvre.. Vous n’avez pas encore compris que le journaliste français se fou de la réalité ? Il poursuit une lutte idéologique anti droite (anti capitalisme, libéralisme, démocratie, nation, etc) et pense qu’il doit éduquer le peuple et le guider.. Journaliste en France, c’est un sacerdoce, une croisade pour le Bien, l’engagement de toute une vie..

                    Alors vos critiques sur des histoires d’enquétes ! Pourquoi enquéter ? Si c’est de gauche (Mazarine), ca sert pas le Camps du Progrés, oublions. Si c’est de Droite (Sarkozy sur le bateau de Bolloré), de toute façon, elle est coupable. Donc, vos enquétes, arf !


                  • geko 6 février 2008 18:35

                    Black Ader ne seriez vous pas le cousin à Lerma ?


                  • Philou017 Philou017 6 février 2008 17:28

                    Certaines choses apparaissent à travers l’information donnée par les médias :

                    - Les médias parlent peu de la crise boursiere en cours : il ne faut pas affoler la bourse et preserver les intérêts des gros actionnaires

                    - Les medias critiquent peu ou pas du tout la récente reforme de la constitution par le gouvernement, qui baffoue le suffrage populaire qui avait dit non à cette constitution : Il faut faire progresser l’Europe qui permet de dépouiller les citoyens de leur pouvoir en élargissant les pouvoirs de la Commission Européenne et du parlement, organismes lointains, peu controlables, et pour la Commission, repaire de sous-marins des multinationales

                    - Les médias tendent à justifier une éventuelle guerre contre l’Iran, en reprenant facilement les arguments de Bush & co : Soumission à la puissance dominante et justification des guerres si profitables au monde financier

                    Et j’en passe.

                    Contrairement à mr Servent, je ne ferais pas preuve d’une innocence béate en attribuant la dérive des médias à une évolution "sans vrai responsable". Les médias sont construits aujourd’hui pour être au service de l’Empire dominant, cad l’Empire Financier.

                    Si un monde ne connait pas la crise aujourd’hui, c’est bien celui des grosses fortunes. CQFD.


                    • Jerome Bondu Jerome Bondu 6 février 2008 22:30

                      @ Philou017

                      Vous dites "Contrairement à mr Servent, je ne ferais pas preuve d’une innocence béate en attribuant la dérive des médias à une évolution "sans vrai responsable"."

                      Mais imputer tout le mal sur les médias, ou ceux que vous estimez tirer les ficelles (les financiers) masque nos propres responsabilités face à la situation actuelle.

                      Quand dans une cours de récréation, une bétise a été commise, et qu’un enfant s’écrit "c’est pas moi c’est l’autre" ... on peut être sur qu’il est dans le coup !

                      Cordialement,

                      JB

                       


                    • Philou017 Philou017 9 février 2008 22:05

                      Bien d’accord. Les premiers responsables sont les citoyens qui acceptent une information dévoyée, sans se donner la peine de verifier l’information, ni de se faire une idée de l’indépendance réelle des médias. A ce titre, nous sommes tous responsables.

                       


                    • dom y loulou dom 11 février 2008 00:18

                      @philou

                       

                      et ne perdons pas le groupe Bilderberg de vue

                       

                      Bilderberg : la montagne d’images... édifiant... avec ces vagues de films cauchemardesques faits pour traumatiser les pauvres foules que nous sommes...


                    • frédéric lyon 6 février 2008 19:09

                      La Presse en France est si largement inféodée à la gauche que celà en devient risible !

                      Et voici qu’un certain Servient, journaliste de son état, s’avise soudain de son manque de crédibilité !

                      Mais qui ne sait que son propre journal (Le Monde) est le journal officiel du Parti Socialiste ? Qui n’a jamais regardé FR3 en s’écroulant de rire devant les efforts piteux des domestiques de service, qui nous vendent une "information" digne d’un pays soviétique ?

                      L’échec de Ségolène Royal, candidate de la caste médiatique, qui l’a fabriquée de toutes pièces quelques mois avant le début de la campagne électorale,alors qu’elle n’était qu’une parfaite inconnue jusque là, échec qui est venu après DEUX échecs successifs du candidat des médias Lionel Jospin, est la preuve que nos crapules journbalistiques sont loin de disposer du pouvoir de manipuler qu’ils imaginent dans leurs rêves de semi-analphabètes pilotés par les superbobos du quartier Saint-Germain.

                      Pauvres apprentis-journalistes qui pensait pouvoir "éduquer" le Peuple et qui se sont précipités dans toutes les salles de rédaction de l’Hexagone au sortir de l’école, en espérant pouvoir y fabriquer une opinion conforme à ce qu’attendaient les socialistes !

                      Ils en sont pour leur frais aujourd’hui et ils ont ruiné une profession qui, nulle part ailleurs qu’en France, jouit, si l’on peut dire, d’un discrédit désormais à peu près total. 

                       


                      • jrr 10 février 2008 20:53

                        ... enfin un commentaire objectif dans ce fleuve de niaiserie...


                      • dom y loulou dom 11 février 2008 00:27

                        vous dites "ségolène royal fabriquée de toutes pièces..." vous n’étiez pas en France lorsque madame Royal était ministre sous la présidence Miterrand ?

                        votre manque de dignité vis-à-vis de vos adversaires politiques est tellement flagrant que vous en perdez en crédibilité. Vouloir attaquer quelqu’un en croyant tout savoir de lui mais en ne sachant rien nous rend parfois plus humble. 

                        ah... et puis il n’y a pas qu’en France que les citoyens se sont rendus compte qu’ils étaient floués par des mensonges et des répétitions hypnotiques.


                      • ddacoudre ddacoudre 6 février 2008 21:30

                        Bonjour bondu

                        Bon article qui cerne toute la difficulté de l’appauvrissement de l’information par les journalistes, non par manque de compétences mais par souci d’audimat.

                        Je crois que la concurrence des médias est une raison de cette appauvrissement, car quand il faut "chopper" l’auditeur ou le lecteur rien n’est plus facile que de le prendre dans ce qu’il a de déterminé au BA ba de ses sens, là où l’on sait qu’il ne pourra pas résister, être en permanence vigilant.

                        La civilisation se caractérise par l’usage de la capacité du cerveau d’assembler de plus en plus d’informations avec lesquelles il peut voyager au delà de l’immédiateté de ses perceptions sensorielles pour se projeter vers un futur incertain.

                        Tout cheminement inverse est une régression, (ne pas y lire une connotation péjorative car il y a toujours la nécessiter d’observer si le cheminement culturel est un progrès ou pas,et inversement une régression peut être bénéfique), mais pour le cas qui nous occupe c’est un retour à l’absence de réflection et d’analyse comme tu le soulignes.

                        La multiplication des médias impose à chacun d’eux de trouver leur créneau et il y a souvent pléthore sur les mêmes, sauf sur le créneau de France culture par exemple.

                        Hors c’est au quotidien qu’il leur faut à chacun remplir des pages et des heures d’émissions et comme tu le soulignais le plus rapidement possible.

                        Mais le lien que l’on peut faire à partir de ton article, c’est démontrer que contrairement à ce qu’il est affirmé par les dogmatiques de la concurrence, elle n’est pas dans tous les domaines une source de progression.

                        Nous voyons bien dans l’information et le divertissement la régression qui s’exerce, parce qu’il est fait appel à ce qui est le plus facile à apprendre, écouter, lire, pour un rapport immédiat. En cela je ne discute pas l’activité marchande, mais je constate que si on ne l’organise pas, elle affaiblie le développement d’informations et d’oeuvres intellectuelles qui sont plus lourdes à organiser et à vendre.

                        Il en découle inévitablement que dans la masse gigantesque d’informations chacun se replie à répéter la même chose que l’autre par peur de manquer la cible lucrative, car innover c’est prendre le risque de perdre des ventes. Nous tombons donc dans une uniformisation médiatique, de gens qui parlent en permanence de pluralité au nom de la liberté car il confonde la diversité des informations à diffuser, avec la quantité de médias à dire la même chose.

                        Je suis bien de ton avis de ne jeter la pierre à personne, car pour suivre l’évolution de l’information il faut aussi suivre l’évolution des préoccupations des français et de la lepénisation des esprits qui est en grande parti la source de l’information sécuritaire, quand le débat politique c’est focalisé sur ce sujet d’où sont sortis des concepts comme tolérance zéro, principe de précaution et tout ce qui nous vaut les thèmes liberticides sur le contrôle tout azimut de tout.

                        Sans crier au complot l’on peut effectivement constater qu’il y a une connivence implicite à parler des mêmes affaires avec les mêmes méthodes, c’est ce qui caractérise tous les états qui disposent d’une presse totalitaire. Eux généralement ils ont un organe officiel pour délivrer la bonne parole, nous nous avons des organes « libéraux oligarchiques » qui délivrent la même parole. La différence n’est donc pas qualitative mais quantitative.

                        Compte tenu de la prégnance de l’information diffusé il ne peut en être autrement. Il y a donc urgence que les médias soient réorganisés pour permettre à la pensée intellectuelle d’y être représenté. Et faute de compter sur les journalistes il vaut mieux faire une chaîne ou des journaux ou radios informatives pour les publicités, de telle manière que les programmes des chaînes ou les informations des médias ne soient pas décidés dans la perceptive de la diffusion publicitaire.

                        Ainsi chacun serait libre d’aller sur ces médias chercher leur publicité plutôt que de se les voir imposer contre son gré, curieuse démarche pour des « libéraux adeptes de la liberté de choix ».

                        Ce qui ne changerait rien pour la bourse des auditeurs ou lecteurs car ils paient tout, mais seulement de manière différé quand ils font leur achat.

                        Cette soumission journalistique sur la forme et sur le fond n’est pas faites pour rehausser leur crédibilité, alors que l’information est essentielle car c’est ce de quoi nous sommes faits (mais c’est un autre débat), comme celui de voir la plus part de nos activités financées par la publicité y compris les partie politiques, mais si nous refusons l’impôt nous ne échinons pas à régler la taxe publicitaire au marchand, il serait amusant que dans le cadre de la traçabilité financière, chaque produit porte le pourcentage de son prix qui correspond à la publicité. Comme cela chacun verrait tous les mois le financement qu’il consacre à tout ce qu’il prend pour du gratuit.

                        Cordialement.

                         

                         


                        • Brieuc Le Fèvre brieuclef 6 février 2008 21:49

                          Mon opinion est surtout que les médias, depuis des années, cherchent à "informer de façon neutre". C’est une connerie, car l’information neutre n’intéresse pas le quidam. Ce qu’il veut, c’est du débat, c’est se sentir impliqué, concerné par l’information et surtout par ce qui en est dit. Le monde du "consommateur d’info" est aujourd’hui coupé en deux :

                          1. Il y a ceux qui restent devant l’information neutre, donnée comme on distribue des bonbons à la récré (équitablement mais parcimonieusement). Ceux-là demandent surtout de l’info-spectacle, parce que c’est uniquement par cela qu’il se sentent "émotionnés".
                          2. Les autres vont ailleurs chercher de l’info-débat, des avis tranchés, des coups de gueule et parfois du saignant pour untel ou untel. Ceux-là, c’est nous, les blogueurs, agoravoxiens et autres forumeurs.

                          La soumission des médias officiels aux groupes financiers et lobbies militaro-politico-industriels fait que, ben en effet, pousser une belle gueulante contre Lagardère ou Sarkozy, lancer un vrai débat et affirmer son opinion, c’est peu compatible avec la sécurité de son emploi de journaliste.

                          La sortie serait peut-être vers une information certes libre (elle se veut l’être), indépendante (elle ne l’est pas du tout) et engagée (il faudra un saut culturel de la part des journalistes pour y parvenir, un saut qui nous remettra au niveau d’un "J’accuse !").

                          Les citoyens n’ont rien à fiche de l’info en elle-même. Ils ont besoin, pour réagir, de se sentir concernés, emportés, d’entrer dans un débat, de prendre position, bref, de faire de la politique. L’info neutre n’existe pas, sauf dans les manuels d’instruction. Instruction pour règler votre chaudière, instruction pour programmer votre lecteur DVD, instruction pour bien voter. L’info neutre, c’est du mode d’emploi selon celui qui la diffuse. La vraie info, c’est de s’empoigner par titres interposés, jusqu’à la diffamation si nécessaire.

                          Dès lors que les journalistes reprendront l’initiative du débat acharné, les citoyens sortiront de leur torpeur.

                           Enfin, je pense...

                          Brieuclef


                          • Internaute Internaute 7 février 2008 08:22

                            La presse n’est pas libre car elle est au main de groupes de pression cosmopolites. Il ne s’agit pas de l’actionnariat comme le laisse entendre certains commentaires. Dévier le débat sur l’absence de liberté d’expression vers la télé marchande est une manoeuvre pour noyer ce débat essentiel. Il n’y a pas le moindre indice qui puisse laisser penser que Bouygue et Lagardère s’assoient à une table avec comme thème de discussion « Comment doit-on éduquer le peuple sur les événement de la deuxième guerre mondiale » ou « israël, phare de la démocratie mondiale ».

                            D’ailleurs, la presse la plus muselée n’est pas la presse privée mais la presse publique. Il serait intéressant d’avoir un CV comparatif des différents directeurs de l’information à TF1, A2, A3. On comprendrait peut-être mieux ce qui les motive et pour qui ils roulent. Quelle sont les racines du « politiquemnt correct » et des « droits de l’homme » qui ont fini par tuer toute liberté d’expression dans notre pays ?

                            Les marchands ont bien évidemment un impact au travers des budgets publicitaires mais la subversion permanente contre les valeurs de la nation n’est pas leur politique jusqu’à preuve du contraire.

                            Actuellement sur A2 passe une pub pour un de leur films qui mélange tous les thèmes de la propagande déstructurante actuelle. Il s’agit d’un film sur les homosexuels. Ils ont réussi à mélanger la tarte à la crème récurrente du nazisme et la « beauté » de la relation homosexuelle pour inoculer leur poison quotidien. Selon eux il faut penser « être pd c’est vachement bien, déplorer l’homosexualité c’est être nazi ». On retrouve le duo permanent de la culpabilisation des masses et de l’inacceptable, le premier servant à faire gober l’autre. Quelque soit le sujet, nous baignons depuis des decennies dans ce modèle.

                            De la même manaière, Decarolis a déjà programmé 6 séances de progagande juive sur l’année 2008. payée avec nos impôts.

                             Autre exemple, la propagande pour le métissage, autre facteur de déstructuration de notre société. On a tous remarqué que le moindre reportage donne l’occasion de mettre en valeur un immigré. Y-a-t’il un retard dans les avions ? parmis les milliers de passagers, seul le noir présente un intérêt quelconque pour le journaliste, les français passant toujourd au second plan. Par contre, n les retrouve toujours au premier lorsqu’il s’agit de crimes violents. Là, on nous les montre de face et de profil pendant une semaine.

                            Il y a évidemment des ordres de conduite qui sont donnés aux journalistes par leur direction. Qui est à l’origine de ces ordres de propagande ? J’aimerais bien qu’on m’explique comment Bouygues ou Lagardère sont derrière ces saloperies. Je n’y crois pas un seul instant mais ils servent de paravent pour dévier la discussion.


                            • debase 9 février 2008 19:20

                              @Internaute

                              Bravo et merci surtout pour cette remarque parfaitement lucide et bien vue : "Dévier le débat sur l’absence de liberté d’expression vers la télé marchande est une manoeuvre pour noyer ce débat essentiel"

                              Pourquoi les grands médias audio-visuels français sont-ils à 100% immigrationnistes ? Comme vous dites, leur petit manège concernant la mise en avant systématique des immigrés et de la soit-disant "nouvelle réalité de ce (notre) pays" n’échappe à personne ? Il y a de manière évidente une volonté... Qui est derrière cela ? Qui donne les directives ?

                              Tous ces bouquins, articles, débats, forums où il est question des médias n’évoquent comme par hasard jamais cette particularité fondamentale qui expliquerait sans doute bien des problèmes. Nos médias ne nous concernant plus il en résulte un certain déclin d’audience ! c’est tout simple et il y a ’manoeuvre’ de la part de certains à chercher à proposer systématiquement d’autres explications.

                              Concernant Bouygues, Lagardère et consorts, ce sont avant tout des affairistes qui se moquent comme d’une guigne de la France et des français. Je pense qu’il sont pour l’immigration massive - tout comme ils sont pour l’entrée de la Turquie dans l’U.E. - et cherchent aussi à influer en sa faveur. Il leur faut tout faire pour avoir accès à la plus grande masse possible de consommateurs déculturés (entre autre parcequ’ils auront perdu leurs racines), faciles à manipuler par la pub ou la communication  !


                            • Lucrezia 7 février 2008 09:18

                              Bravo pour votre article clair, à charge et à décharge ...Si les Auteurs d’Agoravox reprennait à leur compte votre Article ... cela nous donnerait certainement plus envie d’y participer !


                              • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 7 février 2008 09:27

                                "Mais comme il n’y a pas de média sans audience, l’auteur n’écarte pas la responsabilité du public. Tout cela n’est survenu que parce que « nous » avons construit une démocratie d’opinion."

                                Ben tiens !!

                                Grace à un "nous" magique, voila toute une profession qui se dédouane de ces responsabilités ...

                                C’est sur que c’est le public qui demande depuis si longtemps que lui mente, qu’on le manipule, etc etc ...

                                Je rappelle quand même que le public ne prend que ce que l’on veut bien lui donner (contrairement à internet), il n’a pas le choix.

                                Le monde de la politique et le monde des médias ont ceci de néfaste qu’ils pensent savoir ce qui est bon pour la "France d’en bas". Ces prétentieux sont tellement convaincu de leur supériorité qu’ils en deviennent ridicules. C’est le monde journalistique seul qui a décidé qu’il fallait faire vite et mal, pas les français.


                                • geko 7 février 2008 09:36

                                  "...le public ne prend que ce que l’on veut bien lui donner..." Qui vous oblige à prendre ce qu’on vous donne en pature ?


                                • Jerome Bondu Jerome Bondu 7 février 2008 09:46

                                  @ Vénérable du sommet (quel pseudo !!)

                                   

                                  Vous dites "Je rappelle quand même que le public ne prend que ce que l’on veut bien lui donner (contrairement à internet), il n’a pas le choix."

                                   

                                  Ha bon ! Pas pour moi en tout cas. Je choisi ma presse, mes émissions de radio ou de télé. On ne m’a jamais forcé en la matière. Je lis différentes presses de différents bords. La France est suffisamment riche en la matière. C’est sur que si vous considérez que tout -absolument tout- est pourri, là ... c’est un autre problème. Quand on ne veut pas trouver, ... forcément on ne trouve pas.

                                  JB

                                   


                                • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 7 février 2008 13:35

                                  "Je lis différentes presses de différents bords. La France est suffisamment riche en la matière."

                                  Oui mais non !! Si c’est pour avoir des avis différents, là c’est sur que la France est riche. Il est bien évident que je n’attend pas le même papier de la part de l’Huma que de la part du Figaro sur la crise des subprimes par exemple. Le soucis pour moi se pose avant, au niveau de l’enquête, de l’information de base. Le cas du sondage sur l’entrée de la Turquie en Europe est un cas éloquent. L’absolu totalité de la presse (tout médias et sensibilité politique confondus) a débattue pendant des semaines sur une information erronée car tronquée. Combien de journalistes ont réellement enquêté avant de donner leurs avis ??

                                   


                                  • fourminus fourminus 7 février 2008 13:50

                                    "Les médias léchent, lachent et lynchent"

                                    Belle formule ! Elle me rappelle le troublant travail de René Girard sur les "boucs émissaires" ("les origines de la culture"). A lire absolument...


                                    • stojic 8 février 2008 19:15

                                      Bonsoir

                                      Je n’hésite pas une seule seconde pour dire que les médias TV sont responsables de la nullité de l’info et des programmes et pas le public :

                                      l’emission " l’odyssée de l’espèce" a fait le meilleur score de toute l’année 2006 (2005 ?), c’est une émission scientifique.

                                      Donc, il n’y a pas photo, le public veut des bonnes émissions.

                                       


                                      • Papybom Papybom 9 février 2008 17:37

                                         

                                        La Presse en France est si largement inféodée par les avantages de la fonction !
                                        Sans avoir votre culture, je me souviens d’un article de RUE 89 :
                                         
                                        La RATP (très) généreuse avec les journalistes
                                        Par Augustin Scalbert (Rue89)  00H36  23/01/2008
                                        Le 7 janvier, pendant la cérémonie de voeux du président de la RATP, Pierre Mongin, un petit manège n’a pas échappé à quelques observateurs. Très discrètement, des représentants de la régie ont aimablement offert aux journalistes présents une carte intégrale 5 zones. Un sésame valable un an et que le quidam paie un peu plus que le montant d’un smic mensuel net, soit 1062,60€.
                                        Cela permet de payer un trajet de moins quand on emmène ses bambins s’aérer dans la vallée de Chevreuse, s’amuser dans un célèbre parc d’attractions ou même pour aller prendre un avion à Roissy, à condition toutefois de ne rien avoir contre le RER.
                                        Sollicitée par Rue89, la direction de la communication de la RATP n’a pas répondu à nos questions à ce sujet. Selon des journalistes spécialisés, il s’agit pourtant d’une tradition bien ancrée, qui concernerait une quarantaine de confrères chargés par leurs médias de couvrir les activités de la régie. "Il me semble qu’avant, c’était limité à deux zones", croit savoir un journaliste fin connaisseur du secteur. Il pense que les confrères bénéficiant de cette faveur "sont triés", puisqu’ils seraient beaucoup plus nombreux à travailler sur ce domaine.
                                        Les petits ou gros cadeaux offerts aux journalistes couvrant certains secteurs sont relativement fréquents. Cette pratique est généralisée dans la presse automobile, où les rédacteurs sont invités à "tester" un modèle le temps d’une soirée ou d’un week-end. En s’arrangeant, on peut le faire tous les soirs, et tous les week-ends. A tel point que certains ne possèdent pas de voiture, et s’en vantent.
                                        Le journalisme de tourisme est un autre secteur très concerné, ce qui pousse la plupart des rédactions de médias généralistes à refuser ce type de "voyages de presse", ou à les payer aux organisateurs. En presse féminine, certaines rédactrices revendent les coffrets offerts par des marques de luxe pour arrondir leurs fins de mois. D’autres les offrent à leurs copines.
                                        Chaque profession a ses petits avantages, rétorqueront certains. Et il est tolérable, lorsqu’on est journaliste, de pouvoir tester des produits mis à disposition par les marques, dès lors que la plume reste libre. Question : les journalistes couvrant la RATP ont-ils vraiment besoin de tester quotidiennement le métro ou le RER ?
                                        L’association des journalistes économiques et financiers (AJEF) publie des rapports sur ces problèmes de déontologie. Le dernier date des années 90. "Nous envisageons de le remettre au goût du jour cette année", annonce sa présidente, Françoise Crouigneau.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès