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Le 11-Septembre et la Spirale du Silence

Le huitième anniversaire du 11-Septembre fut marqué, comme le précédent, du sceau de la polémique, et Mathieu Kassovitz fut, cette année, notre victime expiatoire. Sacrifiée pour l’exemple. Dans le même temps, le journaliste Bruce Toussaint nous laissa entendre qu’il avait tout compris du 11-Septembre. On l’appelle désormais l’Oracle de Canal. Kassovitz n’avait qu’à le consulter avant d’aller l’ouvrir chez Taddeï... Plus sérieusement, comment comprendre la sévérité de nos médias face à la sortie du sceptique Kassovitz ? Quel mécanisme permet d’en rendre compte ? Et quelle attitude, justement, les sceptiques doivent-ils adopter s’ils veulent sortir de ce conflit, qui les oppose aux médias, par le haut ? Ces derniers jours nous ont permis de nourrir une petite analyse à ce propos.

La critique qui suit n’épargne aucun camp, et seuls ceux qui n’ont pas la vérité comme seul horizon en seront, j’imagine, irrités.

La sortie du livre d’Eric Raynaud sur les Vérités cachées du 11-Septembre aurait pu être l’occasion d’un grand débat en France, à la manière dont la télévision russe en avait organisé un l’an dernier. En guise de débat, nous eûmes droit - c’est une habitude - à de la polémique stérile. Et à une formidable chasse aux sorcières dont, cette année, après Marion Cotillard et Jean-Marie Bigard, le réalisateur Mathieu Kassovitz fit les frais. Son crime : avoir considéré, en direct sur France 3, que l’on devait continuer à se questionner sur le 11-Septembre, au regard de nombreuses bizarreries et zones d’ombre, et que ce travail devait se faire à la télévision, et pas seulement sur Internet.
 
"C’est votre droit de ne pas nous le répéter"
 
Inutile de revenir en détail sur le lynchage dont le cinéaste fut l’objet (une compilation vidéo en fait déjà le tour). On en soulignera simplement le caractère odieux lorsque les journalistes Renaud Revel (L’Express) et Nathalie Levy (France 5) comparèrent Mathieu Kassovitz au négationniste Robert Faurisson.
 
On n’oubliera pas non plus comment Nicolas Poincaré (France Info) essaya de piéger Frédéric Taddeï, l’animateur de Ce Soir ou jamais, lieu du "scandale", en tentant de lui faire dire - en vain - qu’il était d’accord avec son invité : "Merci Frédéric Taddeï, même si vous n’avez pas voulu nous dire le fond de votre pensée, moi j’avais l’impression en vous regardant un peu, que vous aviez l’air un peu d’accord avec Mathieu Kassovitz, mais c’est votre droit de ne pas nous le répéter". Cette remarque fait inévitablement penser à l’oeil de Big Brother dans 1984 de George Orwell, sur le point de mettre à nu un crime par la pensée... On imagine que la carrière de Taddeï aurait pu s’arrêter sur-le-champ s’il avait laissé échapper la moindre parole hétérodoxe.
 
Bruce Tout-Puissant : omniscient...
 
Ce qui fut le plus frappant ces derniers jours, dans les réactions médiatiques au pseudo "dérapage" de Kassovitz, c’est l’ignorance crasse de nos journalistes sur le "sujet interdit". Certes, on le savait déjà, mais c’est encore plus flagrant aujourd’hui. La Palme de l’Ignorance revenant sans conteste à Bruce Toussaint, animateur de L’Edition spéciale sur Canal Plus, qui déclara le 17 septembre, accrochez-vous, ne pas savoir où se situeraient les soi-disant "zones d’ombre" du 11-Septembre, auxquelles faisaient référence les internautes qui, durant son émission, le submergeaient de mails.
 
 
Cette déclaration, sortie de la bouche d’un journaliste de ce niveau, est absolument surréaliste. Pour Bruce Toussaint, le 11-Septembre ne comporte aucune zone d’ombre. C’est ce même journaliste qui, rappelons-le, avait mis en scène l’an dernier dans un "vrai-faux JT", Breaking News, une fausse arrestation de Ben Laden, dans le "but de créer une interrogation sur le pouvoir des images", "sur la vérité des images que l’on peut détourner si facilement".
 
 
Comme je suis charitable, je le renverrai à un seul livre : La Face cachée du 11-Septembre du grand reporter Eric Laurent, où il en découvrira un certain nombre, de zones d’ombre... Le 11 septembre 2006, Eric Laurent était l’invité de 2000 ans d’histoire sur France Inter pour discuter de son livre. En moins de 30 minutes, Bruce Toussaint pourra acquérir un peu plus de lucidité.
 
 
Les joies de la caricature
 
Il est intéressant justement de s’arrêter sur le cas d’Eric Laurent. Car il incarne une forme de contestation de l’histoire officielle qui refuse en même temps le "conspirationnisme", tel qu’il est dénoncé dans nos médias. Voici ce qu’il écrivait, il y a trois ans, sur AgoraVox : "Cinq ans après les attentats du 11 septembre, les nombreux mensonges et silences officiels qui entourent cette tragédie n’ont toujours pas été levés. Désormais, deux lectures de l’événement dominent. La première (...) reprend sans sourciller la version officielle, sur une grave lacune des services de renseignements américains dûment avertis de l’imminence d’un attentat mais incapables de réagir à temps. Une thèse aussi fausse que celle défendue par certains « conspirationnistes » qui voient, par exemple, dans le détournement des quatre avions de ligne un complot monté par les autorités américaines avec la complicité même d’Israël, afin de créer un choc dans l’opinion qui ouvrirait la voie à une intervention militaire en Irak. Ces deux lectures opposées me paraissent également ineptes et dangereuses. Dans le premier cas, elles accréditent une vérité tronquée et dans l’autre, elles ouvrent la voie au pire délire, tout en laissant de côté des faits réels et troublants."
 
Or, lors des polémiques médiatiques autour du 11-Septembre, comme celle que nous venons de vivre avec Mathieu Kassovitz, on remarque que la position d’Eric Laurent, que l’on qualifiera de modérée, n’est jamais évoquée, nos médias réduisant tous les esprits critiques à des "conspirationnistes", dont la croyance serait : Al-Qaïda n’est en rien mêlée au 11-Septembre, et ce sont les services secrets américains, voire israéliens, qui ont tout organisé. La simplification permet ici le mépris. Et c’est alors que l’accusation de "négationnisme" tombe (ils nient le 11-Septembre, lit-on parfois), qu’on appuie souvent par l’idée, défendue par certains, selon laquelle aucun avion de ligne ne se serait écrasé sur le Pentagone... Quand on est malhonnête comme Philippe Val, on avance aussi l’idée selon laquelle aucun avion ne se serait écrasé sur les Twin Towers, ou encore celle selon laquelle aucun Juif ne s’y serait trouvé (Complément d’enquête, France 2, 1/12/08). Des idées absurdes, partagées par à peu près personne, mais bien utiles pour calomnier et s’éviter toute discussion sérieuse.
 
Ceci posé, on peut ensuite affirmer, comme le fait encore Val, que les tenants de la "théorie du complot" ont un but : "aider Al-Qaïda", et sont de "purs criminels", animés par la "haine de l’Amérique", la "haine du Juif", la "haine de la démocratie" et la "haine de l’autre" (Soirée Théma « De quoi j’me mêle : Tous manipulés ? », Arte, 13 avril 2004). On peut aussi les traiter de "sales cons"... Récemment, c’est Franz-Olivier Giesbert, organisateur, non pas, comme il le prétend, d’un débat avec Eric Raynaud, mais d’un traquenard, qui osa ranger les "conspirationnistes" dans "la même famille" que les "scientologues" et les "Témoins de Jéhovah".
 
 
La religion des faits
 
Eric Laurent, lui, n’a jamais défendu de "thèse" ou de "théorie" sur le 11-Septembre. La lecture de son livre laisserait bien imaginer qu’il se situerait plutôt du côté de celle du "laisser-faire". C’est l’impression qu’il fit à Annie Lemoine, chroniqueuse dans On a tout essayé il y a quelques années : "Vous sortez de la lecture de ce livre avec une seule question : Pourquoi les Américains ont laissé faire le 11-Septembre ?", lui avait-elle demandé. C’est aussi l’impression qu’il fit à Bruno Gaccio sur le plateau de Tout le monde en parle, le 23 octobre 2004 : "Vous êtes en train de dire, en gros, qu’ils ont laissé deux Boeing rentrer dans des tours plutôt que de les intercepter, alors qu’ils pouvaient le faire", avait fini par lancer l’auteur des Guignols, agacé par la prudence du journaliste, qui s’en tenait à sa "religion des faits", refusant d’en rien déduire. Même Patrice Gélinet, au début de son entretien avec Laurent dans 2000 ans d’histoire, lui avait demandé si c’est parce qu’on avait laissé faire ou provoqué l’attaque, comme possiblement celle de Pearl Harbor, qu’on avait menti sur le 11-Septembre. Jamais Laurent ne répondra à cette question qui brûle toutes les lèvres, ne livrera la moindre intime conviction...
 
L’enquêteur rapporte des faits, il a inévitablement des soupçons, à moins de s’empêcher de penser, mais il peut ne rien croire - ce que nos journalistes médiatiques ont du mal à comprendre, cherchant toujours la "théorie" se cachant derrière le questionnement.
 
Théories piégées
 
Cette prudence permettra à Laurent de ne jamais être attaqué, comme le fut par exemple Aymeric Chauprade, qui ne défendit certes aucune "théorie", mais en exposa une tout de même, dans Chronique du choc des civilisations : "Si l’on fait la synthèse de ces trois volets, chacun ébranlant fortement la thèse officielle, on voit alors s’esquisser une sorte de complot – pas nécessairement à un niveau gouvernemental ou présidentiel, mais associant obligatoirement des composantes du renseignement américain et (ou) israélien – se superposer au complot islamiste. Une conspiration chargée de réussir un attentat sous « faux drapeau » de façon à justifier des choix politiques américains forts. Al-Qaïda, dont la responsabilité dans le 11 septembre proprement dit n’a jamais vraiment été établie, ne serait dès lors que le réseau exécutant et le responsable visible de cette conspiration. Des avions pilotés à distance auraient été téléguidés sur des tours qui devaient s’effondrer sous l’effet de destructions contrôlées à l’explosif, orchestrées à partir du centre de contrôle du bâtiment 7. Le vol AA 77 aurait atterri sur une base militaire de l’Ohio où il aurait disparu avec ses passagers et il aurait été remplacé par un drone Global Hawk envoyé sur l’aile en réfection du Pentagone..." On remarque que même dans ce scénario, qualifié de "théorie du complot", Al-Qaïda n’est pas absente, et Bush pas nécessairement impliqué, alors que nos médias présentent généralement la "théorie du complot" comme dédouanant complètement Al-Qaïda et accablant George W. Bush... Illustration encore de la grande légèreté avec laquelle ils abordent ce sujet.
 
C’est que nos médias sont souvent restés braqués sur les seuls propos de Thierry Meyssan, qui incarne, pour eux, le "conspirationnisme", et tend à éclipser les esprits critiques plus modérés et prudents. Meyssan, à la différence de Chauprade, propose une "théorie". Dans son dernier article, paru le 15 septembre 2009 dans l’hebdomadaire russe Odnako, il prétend nous "révéler" ce qui s’est passé le 11-Septembre. Et cette révélation a de quoi laisser perplexe. Meyssan laisse entendre, sans jamais livrer de preuve décisive, que les avions qui ont percuté les Twin Towers n’étaient pas les Boeing détournés, mais des avions cargos sans passagers... D’ailleurs, aucun avion n’aurait été détourné : "Nous savons aujourd’hui (...) que les avions n’ont pas été détournés, mais substitués", écrit-il. Et puis, il laisse entendre que les terroristes n’ont même pas embarqué... Concernant le crash sur le Pentagone, il écrit : "Les témoins décrivent un missile". Faux : aucun témoin n’a jamais dit avoir vu un missile. Certains témoins auditifs ont décrit un son qui leur a rappelé celui d’un missile. Mais tous les témoins visuels ont vu un avion (un gros avion de ligne le plus souvent, un petit avion plus rarement). Meyssan évoque encore un autre missile... au World Trade Center : "Au moment exact du second impact, un missile traverse le champ de vision de la caméra de la chaîne New York One. Il est tiré par un aéronef masqué par la fumée de l’impact et se dirige en diagonale vers le sol. On n’entendra plus jamais parler de ces images incongrues." Où sont les images ? Qui les a vues ? Mystère.
 
Selon lui, l’un des kamikazes, Walid al-Asheri, est toujours en vie : il "est un pilote de ligne de Royal Air Maroc. Il vit à Casablanca où il a donné plusieurs conférences de presse..." Cette intox, que Meyssan n’est pas le seul à propager (Eric Laurent aussi...), a pourtant été depuis longtemps élucidée : des homonymes s’étaient bien manifestés après les attentats, et des médias avaient relayé leurs protestations, mais c’était avant la parution des photos des pirates de l’air le 27 septembre 2001 (lire Der Spiegel et BBC). Si un seul des 19 terroristes exhibés sur les photos du FBI était encore en vie, un "chercheur de vérité" aurait bien eu l’idée d’aller le filmer, non ? La vidéo aurait fait le tour du monde en quelques heures sur YouTube et Dailymotion, et la supercherie du 11-Septembre aurait été avérée. Pourtant, personne, à ce jour, n’a eu l’idée de réaliser une telle vidéo.
 
Et puis Meyssan rapporte un autre épisode de cette journée du 11-Septembre, très troublant et significatif pour lui : "À 18h42, Donald Rumsfeld donne une conférence de presse au Pentagone, encadré par les leaders républicains et démocrates de la Commission sénatoriale de la Défense. Ensemble, ils réaffirment l’unité nationale dans ce moment tragique. Soudain, Rumsfeld prend le sénateur Carl Levin à partie et lui demande si les événements du jour suffisent à le convaincre d’augmenter les dépenses militaires". Cet épisode avait déjà été rapporté dans deux autres articles du Réseau Voltaire, le 14 décembre 2001 et le 16 avril 2003. Il y était précisé que la scène avait eu lieu "au milieu de la conférence, en direct devant les caméras de la presse internationale", et la citation exacte de Rumsfeld était donnée. Problème : ce n’est pas Rumsfeld qui est le véritable auteur de la citation, et qui interpelle Carl Levin... mais un journaliste dans la salle. La preuve en images (à 11 min 30) : 
 
 
 
 
Pour accréditer ses dires, Meyssan nous renvoie donc à des images de télévision... qui le contredisent. David Ray Griffin, citant Meyssan, reproduira cette erreur dans Le Nouveau Pearl Harbor (page 132). Meyssan affirme encore qu’on a retrouvé le passeport de Mohamed Atta dans les décombres des tours, alors qu’il s’agit en fait de celui de Satam Al Suqami.
 
Nous avons donc là un auteur qui, certes, soulève parfois de bons problèmes, mais suppute aussi, imagine, et prétend bientôt révéler la vraie histoire, dont il ne doute guère plus, semble-t-il, une histoire qu’il parsème pourtant d’erreurs et d’informations hautement douteuses... Cette démarche a régulièrement été dénoncée dans les médias, ce que l’on comprend. Mais, là est la faute des médias, ils ont presque systématiquement traité tous les sceptiques comme des "adeptes de Thierry Meyssan" - ce qu’ils ne sont pas. Beaucoup d’entre eux conservent, fort heureusement, leur liberté de jugement.
 
La règle
 
On l’aura compris, ce qui est est condamné dans les médias, ce n’est pas tant le questionnement, dont la légitimité est heureusement parfois reconnue, mais ce qui peut s’ensuivre (et qu’on confond trop souvent avec le questionnement lui-même) : l’élaboration d’une "théorie" alternative ne reposant pas sur des éléments suffisamment probants (mais sur des "suspicions", des "hypothèses", des "constructions spéculatives"). C’est cette "dérive" qui est appelée "conspirationnisme". Serge Kaganski, des Inrocks, exprime bien cette distinction le 19 septembre sur son blog : "Certes, le 9/11 est un évènement tellement complexe et hors normes qu’on est loin d’en avoir saisi tous les aspects. Certes, il demeure de nombreuses zones d’ombres, de nombreuses questions, de nombreux détails de l’affaire à élucider. Certes, le gouvernement Bush garde ses secrets d’état, comme tous les états de la planète. Par conséquent, s’interroger sur le comment et le pourquoi du 11 septembre, vouloir élucider certains de ses aspects obscurs, est un réflexe naturel de citoyen. Jusque là, comme dirait je ne sais plus qui, tout va bien. Le problème, c’est que ce besoin légitime d’en savoir plus sur le 9/11 peut entraîner facilement vers les rumeurs, les amalgames, les fantasmes, les supputations, les projections paranoïaques, les scénarios les plus délirants, les thèses complotistes - toutes choses qui pullulent sur le net et n’ont plus rien à voir avec une info vérifiée."
 
Ne pas supputer - comme le ferait selon lui Kassovitz, sur le fait que "Bush aurait fait le 9/11 pour justifier à postériori sa “guerre à la terreur” (et détruire au passage les archives de la CIA)" : telle est la règle à laquelle il faudrait se tenir pour critiquer avec le plus d’efficacité la "version officielle". Et j’en serais assez d’accord. Car la critique est aujourd’hui si facile, qu’il est dommage qu’elle soit rendue inaudible par d’inutiles supputations. Les sceptiques devraient s’en tenir à rapporter les mensonges flagrants, les erreurs manifestes, au maximum les coïncidences troublantes, qu’il ne s’agirait pas d’interpréter, mais simplement d’interroger. Seule la réouverture d’une véritable enquête pourrait permettre d’aller plus loin. Il faut se contenter d’en montrer la légitimité et même la nécessité.
 
Incomplet, mais vrai ?
 
Quand Serge Kaganski parle de "la version “officielle”, qui jusqu’à preuve du contraire est la vraie (même si elle est incomplète)", il résume bien le paradoxe dans lequel baignent tous ceux qui se contentent de la version officielle : incomplète, celle-ci serait néanmoins vraie. Etrange postulat, selon lequel ce qui manque est forcément secondaire. Mais comment le savoir avant d’avoir enquêté ?
 
Quand un rapport du Congrès censuré par Bush en 2003 prétend justement apporter des "preuves" (selon le sénateur Bob Graham) de l’implication saoudienne, est-ce secondaire ? Quand le Times of India et d’autres journaux évoquent la "preuve", obtenue par le renseignement indien et le FBI, du lien entre le kamikaze Mohamed Atta et le chef des services secrets pakistanais, est-ce là une information périphérique ? (J’avais joint l’auteur du papier du Times of India, pour lui demander le degré de fiabilité qu’il lui accordait ; il m’a finalement répondu : "Franchement je n’ai rien de plus à dire sur ce sujet. J’ai été questionné par beaucoup de monde, mais tout ce que je peux dire, c’est que cette information était fondée sur une haute source ministérielle dans le gouvernement indien"). Quand Sibel Edmonds affirme que des documents classifiés qu’elle a eus entre les mains pourraient "prouver" que les Etats-Unis ont utilisé Ben Laden jusqu’au 11-Septembre dans des opérations en Asie centrale, est-ce sans intérêt ? Quand des journaux comme Haaretz et Forward rapportent l’arrestation de cinq agents du Mossad suite à leur comportement choquant face aux Tours, l’un d’eux déclarant plus tard : "notre but était de documenter l’événement" (ABC News), est-ce totalement anodin ? Une troublante affaire remise au goût du jour, il y a à peine deux mois, par le criminologue Xavier Raufer... Quand toute l’administration Bush a menti en affirmant que les attaques du 11-Septembre étaient "inimaginables" et qu’aucun avertissement n’avait été reçu, est-ce là sans importance ? Qu’aucune mesure de sécurité n’ait été prise, malgré les alertes (voir le coup de gueule du sénateur Bob Kerrey sur CNN), sauf pour quelques personnalités importantes, n’est-ce pas troublant ? Les probables délits d’initiés, est-ce que ça compte pour du beurre ? Les exercices militaires qui simulent des détournements d’avions et un crash sur le NRO, à 40 km du Pentagone, au moment même où ont lieu les attentats, est-ce forcément le fruit du hasard ? N’est-ce pas une concomitance intéressante à creuser ?
Si l’expression "la version officielle est vraie" signifie simplement, pour Serge Kaganski, qu’Al-Qaïda a réalisé l’opération, on pourra lui concéder que c’est sans doute vrai (même si tout le monde n’en sera pas d’accord). Mais est-ce là toute la vérité ? Est-ce là la vérité suffisante ? On comprend bien, au vu des quelques informations qui précèdent, que non. Des complicités, des manipulations pour ne pas entraver les attaques, voire pour les favoriser... tout cela doit être interrogé, et les informations "troublantes" déjà parues à ce jour (pas des supputations) légitiment une telle recherche, qui peut modifier considérablement la vision que l’on a du 11-Septembre, quand bien même Al-Qaïda serait responsable, voire le principal responsable.
 
Du mal à comprendre
 
Daniel Schneidermann avait reproché à Eric Laurent d’avoir abusé, lors de son passage chez Ardisson en 2004, d’expressions comme "La chose vraiment étonnante", "La chose la plus troublante", "Il y a un truc incroyable"... mais c’est que ces choses "troublantes" existaient bel et bien... Le journaliste de Libération ne percevait dans l’enquête du grand reporter qu’un acharnement contre Bush, allant jusqu’à résumer son message à cette formule sortie de nulle part : "Bush est Le Mal". Le reporter était accusé de participer au "quart d’heure de la haine" quotidien envers Bush et l’Amérique. A l’époque déjà, comme on le voit, la critique n’était pas bien fine... Elle était pourtant emblématique.
 
Schneidermann s’était aussi scandalisé de la révélation selon laquelle des délits d’initiés avaient eu lieu avant les attentats et s’étaient poursuivis... jusqu’à l’effondrement des tours : "A-t-on bien compris ? Les traders présents dans les tours lors de l’attaque auraient spéculé au milieu des flammes ?", avait-il demandé, incrédule. Puis, plus loin, il avait dénoncé "cette obsession qui nous présente (...) ce soir les victimes du World Trade Center comme des monstres qui, jusqu’au dernier instant, ont continué à spéculer dans leur tour en feu, jouant à la baisse les compagnies aériennes". L’ennui, c’est que Daniel Schneidermann avait mal compris ; jamais en effet Eric Laurent n’a prétendu (et encore moins écrit) que les victimes elles-mêmes spéculaient dans les tours en flammes... Il s’en expliquera lui-même, le 7 novembre 2004, dans Arrêt sur images : les manipulations n’étaient pas le fait de traders coincés dans les tours, les disques durs appartenant à une société de "clearing" qui ne faisait qu’enregistrer des transactions qui avaient lieu ailleurs (peut-être sur le marché des options de Chicago). Une mauvaise interprétation durant sa lecture, ajoutée au préjugé selon lequel toute critique du discours officiel repose sur un anti-bushisme, voire un anti-américanisme, avait donc été cause de la colère de Schneidermann.

Mais encore, lui, avait-il lu... Tous nos journalistes n’ont pas eu le même sérieux. Ainsi, Stéphane Malterre, auteur d’un documentaire assassin (et manipulateur) sur Loose Change et David Ray Griffin, reconnut, contraint et forcé, qu’il n’avait lu qu’en partie le livre de ce dernier... Schneidermann lui-même reconnut ne pas avoir vu le documentaire 9/11 Press for Truth, pourtant incontournable... Christine Ockrent, à qui l’on voulait offrir, lors d’un salon du livre, Le Nouveau Pearl Harbor du même Griffin, refusa le présent... Quant à Nicolas Poincaré, agacé par les doutes de Kassovitz, il reconnut n’avoir pas lu le livre d’Eric Raynaud, pourtant à l’origine de la polémique. Comment ensuite s’étonner que nos journalistes, à l’image de Bruce Toussaint, tombent des nues quand on leur parle de "zones d’ombre" au sujet du 11-Septembre ? S’ils n’y connaissent rien ?
 
Un rapport de forces inversé
 
Là est bien la grande leçon de ces derniers jours (et de ces dernières années en vérité). Les journalistes sont dépassés par leurs lecteurs, qui en savent souvent bien plus qu’eux. Dan Gillmor, célèbre journaliste de la Silicon Valley, l’avait dit dès 2004 : "Mes lecteurs en savent plus que moi" ; mais lui incitait à la coopération entre journalistes et citoyens (ou amateurs), espérant un gain qualitatif dans l’information. Nos journalistes, eux, n’ont pas encore accepté cette coopération, et prétendent demeurer sur leur piédestal, et continuer à faire la leçon. Sauf que leurs élèves les ont dépassé... et ont parfois mené, à leur insu, cette coopération (voir le remarquable travail documentaire et critique du journaliste citoyen Paul Thompson). Les journalistes professionnels ont certes conservé l’autorité du maître, sa crédibilité de façade (ce pourquoi leurs avis et approbations nous paraissent encore si importants, car ils crédibilisent l’information) ; mais ils n’ont plus la supériorité réelle du maître. Sur le 11-Septembre en particulier, où de solides préjugés leur ont fait refuser de se pencher sur ce dossier trop sensible et propice aux "délires", et leur ont fait prendre un retard considérable face aux amateurs (au sens de passionnés).
 
On a souvent entendu des journalistes railler ces amateurs, qui s’acharneraient sur des détails, une multitude de détails, une masse de détails... forcément "insignifiants". Mais comment mène-t-on une enquête, si ce n’est justement en examinant une foule de détails, de faits ? Les journalistes ont sans doute été, dans leur majorité, effrayés par cette masse d’informations, absolument énorme. Leurs conditions de travail, sans doute, ne leur permettaient pas de s’y consacrer. Charge impossible. Du coup, ils prirent souvent le parti de tout envoyer promener, d’un simple revers de main. Découragés.
 
François Bayrou avait vu juste à ce sujet, lorsqu’il avait regretté, en mai dernier, que la presse n’ait plus les moyens de saisir la réalité dont elle parle : "Pour faire sortir des choses, il faut du temps et de la persévérance, mais les rédactions n’ont plus d’argent pour le faire, et plus le temps à cause de la culture du zapping. Du coup, on n’approfondit plus", avait-il déploré... Avant d’ajouter qu’Internet constituait un espoir pour approfondir les dossiers que la presse ne parvenait plus à traiter. Un espoir, Internet ? Pour la plupart des journalistes qu’on a entendus ces derniers jours, Internet rimait plutôt avec poubelle... Mais l’explication de Bayrou, sur l’absence d’enquête dans la presse, et même de curiosité, n’est pas suffisante pour rendre compte de ce qui se passe autour du 11-Septembre.
 
La Spirale du Silence
 
Quel mal frappe donc nos journalistes ? Sont-ils "à la solde de Bush et de la Pensée Unique" ? Et la presse est-elle "corrompue, ligotée, aux ordres" ? Non, Serge Kaganski, ces idées sont bien sûr trop caricaturales. En revanche, l’assimilation de tout questionnement sur les zones d’ombre (réelles) du 11-Septembre au "conspirationnisme" (Al-Qaïda est innocent et tout est de la faute d’un grand complot américano-sioniste), au "négationnisme" (les attentats n’ont pas eu lieu), voire à l’antisémitisme (douter de la version officielle du 11-Septembre, c’est bientôt nier l’existence des chambres à gaz - cf. Marin Karmitz) crée une peur - d’exclusion sociale - qui entraîne naturellement un refoulement de toute question, et bientôt... le silence. Nous sommes ici en plein dans le processus décrit en 1984 par la sociologue Elisabeth Nöelle-Neumann sous le nom de "spirale du silence".
 
En voici une courte présentation par son auteur :
 
"La thèse de la spirale du silence est fondée sur l’hypothèse que les hommes ont une double nature : un caractère individuel et une nature sociale. La nature sociale de l’homme a besoin d’assentiment, d’approbation, de reconnaissance, de popularité ; et cela non seulement avec les personnes de l’environnement immédiat, mais aussi avec le public anonyme. Les individus scrutent constamment leur environnement, observent sans cesse ce que les autres pensent. Ils souhaitent savoir avec quel comportement et avec quelles opinions ils se feront accepter et avec quel comportement et avec quelles opinions ils seront refusés, en conséquence isolés. S’ils remarquent que leurs opinions sur des questions controversées et moralement chargées rencontrent l’approbation, ils les prononcent fort, en parlent beaucoup. Dans le cas contraire, c’est-à-dire lorsqu’ils ont l’impression que leur opinion diffère de celle qu’ils estiment être l’« opinion légitime », ils deviennent prudents, en parlent de moins en moins. Et comme une partie des individus parle fort – ceux qui pensent être du côté de l’« opinion légitime », comme l’on n’entend parler qu’eux, cette partie semble plus importante qu’elle ne l’est en réalité. Et comme la contrepartie se tait de plus en plus (car les individus de ce camp se sentent minoritaires), ce camp semble plus faible qu’il ne l’est réellement. Ce mouvement se poursuit en rotation de spirale jusqu’à ce que l’un des deux camps maitrise complètement l’opinion et que l’autre soit pour ainsi dire noyé".
 
Mais pourquoi ce funeste amalgame entre sceptiques et "conspirationnistes" ? Sans doute à cause de la combinaison de deux facteurs : d’abord, une ignorance des faits problématiques qui taraudent à juste titre les sceptiques, et, ensuite, l’envie de se protéger des dérives conspirationnistes, qui isolent. Les journalistes rendent alors compte des questionnements incessants (et incompréhensibles pour eux) des sceptiques en recourant hâtivement à des schémas explicatifs clé en main sur la "théorie du complot" (écoutez le sociologue Pierre Lagrange), pas faux en général, mais parfois inadéquats. Et voici les sceptiques ramenés au rang de "conspirationnistes", et sommés de se taire, sous peine d’être diabolisés et rejetés.
 
La Toile pour sortir de la spirale ?
 
Internet permet en partie d’échapper à cette terreur qui confine au silence. L’anonymat, dont les risques ne sauraient, certes, être niés (déresponsabilisation en particulier), peut aider à l’expression de ce que l’on pense réellement, sans craindre une mise à l’écart du groupe, une exclusion sociale, une sanction. Le bénévolat des amateurs est aussi un gage de leur liberté : aucune contrainte économique ne vient entraver leur plume vagabonde. Et puis, Internet rend possible un échange de points de vue fort variés, introuvable ailleurs, qui permet de mesurer l’écart entre l’opinion dominante (des médias traditionnels) et l’opinion récalcitrante (sur le Net), et de se rendre compte que son opinion n’est pas forcément aussi minoritaire qu’on l’avait cru. 
 
Internet nous aura ainsi permis d’entendre le seul débat contradictoire organisé en France à l’occasion du 8e anniversaire des attentats ; un débat d’1h30, diffusé à l’origine sur Radio Courtoisie, avec, entre autres, Jean Robin et Kropotkine (l’un des bons connaisseurs du sujet). Il nous aura aussi permis de voir que la télévision norvégienne est bien plus ouverte au débat que la nôtre, ou encore d’assister à une très belle interview d’Eric Laurent, réalisée le 5 décembre 2008 (mais encore peu vue) par des étudiants de Sciences-Po, ce genre d’échange, libre et tout en longueur (50 min), qui fait encore le charme d’Internet face aux médias traditionnels. Simples exemples...
 
Terminons avec deux petites notes d’espoir, que la Toile permettra justement de faire circuler : d’abord, les propos du philosophe Cédric Lagandré, passés un peu inaperçus lors de la soirée où Kassovitz exposa ses doutes ; il remarqua l’existence de "dispositifs de pouvoir horizontaux" dans nos médias, pourtant libérés de toute "censure verticale", et un usage abusif de l’expression "théorie du complot", sorte de "pare-feu" pratique pour éviter toute discussion - une discussion légitime à ses yeux.
 
 
Quant à Eric Zemmour, l’un des rares esprits plutôt libres de notre paysage médiatique, il a reconnu, samedi 19 septembre, la légitimité d’un débat ouvert sur le 11-Septembre. "Il faut prendre des risques", a-t-il conclu, face aux peurs, somme toute compréhensibles, de ses interlocuteurs. C’est par la prise de position de tels leaders d’opinions que la parole peut se libérer. Que des personnalités facilement ridiculisables (show biz...) ne soient plus les seules à dire de telles évidences (oui au débat, oui à la recherche), et chacun osera les faire siennes, et les dire. La parole et la pensée seront alors libérées. Merci donc à Eric Zemmour pour ces quelques secondes de bon sens.
 

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119 réactions à cet article    


  • caramico 23 septembre 2009 11:05

    Vous faites allusion à la spirale du silence :

    Celle-ci ne concerne que le monde microcosmique des médias qui parlent haut et fort et s’auto-suggèrent du bien fondé de la théorie officielle.

    Ils ignorent qu’ils s’éloignent ainsi d’une grande majorité de l’opinion publique, qui loin des schémas réducteurs (anti-américains, anti-sémites, et autres épouvantails qui ne font plus peur à personne) s’interroge et utilise elle, ses neurones.

    Ces mêmes « journaleux » risquent d’être victimes de ce phénomène quand ils se seront tous ainsi décrédibilisés.

    Vous faites référence à quelques rares « esprits éclairés », en citant Zemmour.
    Ce monsieur doit sentir avant les autres que le vent tourne, et se prépare une porte de sortie.

    Les autres sont au choix veules, bêtes, achetés, aux ordres...


    • Taïké Eilée Taïké Eilée 23 septembre 2009 22:24

      Précision : Suite à mon article (semble-t-il), Thierry Meyssan a corrigé son erreur au sujet de la fausse déclaration de Donald Rumsfeld. Elle a été retirée de son dernier article, ainsi que de l’un des deux autres articles que je cite.


    • Paul Muad Dib 23 septembre 2009 11:27

      Salut a l’auteur, sacre compilation !! tout y est .je ne critique pas ,entendez moi bien..
      je ne connais personne qui ait nié les avions dans les tours , pour moi l’histoire officielle ne tient pas..point barre..le demi secret est si lourd, comme le fait qu’il n’y ait pas de poussière sur les pieds du LEM lunaire ..comme la collaboration de certaines élites US avec Adolphe H ( le mythe de la bonne guerre de Jacques pauwells sur dailymotion) et sûrement tant de mauvaises choses encore cachées.....dans tous les pays..certains plus que d’autres quand même.. !!
      mais je me demande : qu’espérons nous de bien quand l’humain a pour seul objectif la compétition pour le profit de très peu ?? rien de bien globalement sur la durée, mais l’histoire ne sert a rien , même l’histoire officielle a la française, désormais protégée par la loi...
      Ce pays, la France est en bien piteux état....


      • Nicole 23 septembre 2009 13:04

        Bonjour Paul,

        Efectivement, ce pays est en très piteux état. Là où la Belgique a diffusé « Path to 9/11 » (Destination 9/11) qui fut primé et que le CEO de Disney et donc d’ABC a fait couper, en France, rien de tel. Si vous en trouvez une version, merci de m’en donner le lien.

        Sinon, je ne sais pas si vous connaissez ce remarquable article qui me semble être la base de Missing Lings : Bi nationaux : loyaux à qui ?

        La question centrale me semble être de savoir qui tient les médias. Qui a le pouvoir de manipuler pour disqualifier les recherches honnêtes, d’infiltrer comme cela l’a toujours été fait dans les mouvements de résistance, le mouvement pour la vérité...

        J’en reste à ces deux références : Missing Links et Path to 9/11, avec également « itwasn’tmuslims »

        Cdlt


      • Nicole 23 septembre 2009 13:27

        Désolée d’avoir oublié le lien sur itwasn’t muslims

        Une vidéo que je trouve intéressante pour montrer à quel point les médias sont tenus. Taddei est en substance sommé de dire qu’il croit la version officielle.


      • Paul Muad Dib 23 septembre 2009 16:19

        Salut Nicole, je n’ai pas de lien pour path to the 9/11, en fait je ne cherche plus ,tout est clair pour moi , l’axe des puissants financiers et autres aux usa incluant bien sur les sionistes activistes qui ont mis la main sur la france...et d’autres pays encore..tout ceci n’est qu’une déclinaison de vies dediees au profit personnel sur le dos de la communaute ,le reste n’est que declinaison de cela..y compris les aspirations pseudo nationalistes,pseudo religieuses etc...c’est tres simple...
        sans changement complet dans la psyche humaine, tout ,y compris le pire peut arriver..
        vous faites un travail remarquable, abdel aussi et pleins d’autres...personnellement je me situe sur un chemin de voir l’humain different arriver, des milliers de « bouddhas » oserais je dire , un humain qui depasse les limites de son ego par la comprehension de soi..ou quand l’exception doit devenir la regle....l’ego est le probleme, denoncer est salutaire mais il faudra plus, je vous salue ainsi que abdel qui ne doit pas etre loin...


      • Paul Muad Dib 23 septembre 2009 18:14

        nicole il y a une copie de ce que vous cherchez sur-btjunkie.org-, un torrent..salut


      • Nicole 23 septembre 2009 18:33

        Merci Paul, bonne fin de journée.


      • yoananda 23 septembre 2009 11:29

        Bravo, bel article bien documenté et argumenté pour un sujet essentiel visant profondément le mal-être de notre société.


        • ZEN ZEN 23 septembre 2009 12:32

          « On ne parle plus que ça »

          Oui, mais pour masquer l’essentiel
          Un brouhaha médiatique pour décourager les gens de chercher par eux-mêmes
          Pendant qu’on parlote et discutaille, on reste en marge des vraies questions


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 septembre 2009 12:52

          @ Taike Eilée : 


           Magistralement renseigné et parfaitement raisonnable. Je n’ai aucune opinion ferme concernant ce qui s’est passé le 11 septembre, mais je suis fermement convaincu que la vérité n’est pas entièrement connue, que les autorités mentent, que médias et journalistes en vue en sont complices, se voilant la face par peur ou intérêt, et que la manipulation de l’opinion publique concernant cette affaire est emblématique de la fin de la démocratie. Merci pour votre travail. Merci pour votrecollaboration aux 7 du Québec Nous somme entrés dans l’ombre. Vous êtes des phares qui nous restent. 



          Pierre JC Allard

        • franck2010 23 septembre 2009 11:48

          Bruce Toussaint, le gars qui a une bonne tronche de commis charcutier le midi sur canal +, avec son comparse Bobogélifié Ariel Wizmann, semblent au départ gênés de leur intervention contre l’émission de Taddéi à propos du 09/11....Puis c’est Nicolas Domenach qui enfonce le clou : « ces théories qui fleurissent sur internet et qui fleurent bon l’anti-sémitisme ... » ....ben voyons . Tu parles d’un argument ...


          Ce sont des émissions de commande. On n’est pas là pour faire son boulot de journaliste. On est en service commandé. On est dans le registre de la propagande. C’est chiant, mais on est jugé sur ce genre d’interventions par les maîtres qui financent nos vacances , la scolarité de nos gosses, nos tenus chics, nos tickets repas chez Maxime ...


          Bof *


          • Baltimore 23 septembre 2009 11:53

            Bonjour Taïké,

            Bravo pour cet article d’une grande objectivité. Je trouve que vous mettez l’accent sur les problèmes fondamentaux liés au 11 septembre.

            Vous pointez les problèmes majeurs d’information et de communication qui gravitent autour cet attentat sans montrer qui que ce soit d’un doigt inquisiteur.
            Vous mettez notamment une chose primordiale en avant. La presse aujourd’hui répond à une logique commerciale qui bride totalement sa mission d’information.
            Beaucoup d’organes de presse (télévisuel principalement) sont soumis à une politique de rendement qui implique une forme de censure. Il est assez désastreux d’admettre que la première source d’information nationale est également la plus mauvaise. La censure n’est en plus pas directe mais insidieuse, car lors des réunions de rédaction, on parle chiffre plutôt qu’idéologie pour justifier le traitement d’une information plutôt qu’une autre, ce qui fait que la pilule passe mieux.
            Bien sur il demeure quelques magazines que nous ne pouvons pas qualifier de mauvais. On regrettera cependant l’émission « Arrêt sur image » qui a été supprimer pour des raisons plus ou moins obscures, probablement par ce que sa présence dans les médias avait quelque chose de paradoxale. En effet comment peut on faire cohabiter des programmes d’information régit par des stratégies de communication à la limite du marketing et une émission comme celle ci qui arrive tel un chien dans un jeu de quille pour nous décortiquer ces programmes et mettre en exergue les tares qui rongent le paysage médiatique.

            Internet aujourd’hui semble vouloir damer le pion à la télévision pour remplir cette mission d’information « responsable ». Nous avons besoin sans aucun doute d’un média d’expression et d’information qui ne soit pas brider. Ce média numérique est aujourd’hui vierge de toute censure (ou presque) et il est important qu’il demeure ainsi. Cela dit, il est également vecteur de rumeurs plus ou moins dangereuses, de théories plus ou moins absurdes, de fakes, etc...de toutes sortes de choses qui pourraient polluer ou diluer la qualité des informations qu’il diffuse, leur authenticité, leur fiabilité.

            Vers qui se tourner alors ? Vers une télévision envahit par la politique commerciale ? Ou vers internet qui est véritablement ce qu’on pourrait appeler « une jungle » d’information, où le meilleur comme le pire se côtoient.
            Je me risquerais bien à dire qu’il faut laisser le temps à internet de prendre forme, de se structurer comme une institution populaire. Mais si le web revêt une apparence formelle (comme monsieur Hortefeux le voudrait par exemple) bonjour l’autorité restrictive, bonjour la langue de bois,etc...

            La question se pose...ou plutôt non elle ne se pose pas vraiment. A nous simplement de savoir garder la tête froide, de ne pas consommer de l’info au pied levé, de synthétiser, de contre-balancer, de confronter ce que nous entendons, ce que nous voyons, ce que nous regardons sans jamais émettre de conclusion hâtive. En fait, nous nous familiarisons à peine avec ces nouvelles formes de communication, celle revêtu par la télévision, et celle que représente l’outil internet. il faut du temps pour apprivoiser cette profusions de données sans précédent et faire le tri.

            Il faut prendre son temps pour apprendre à lire l’information afin d’éviter de devenir ces apprentis sorciers provoquant par inconscience des évènements que l’on regrette un peu tard tel mickey mouse se débattant, submergé par des balais...


            • Baltimore 23 septembre 2009 12:50

              Bonjour Shawford,

              Vous m’avez manqué...

              Je ne vois pas en quoi ce que je dis ici est en contradiction avec ce que j’ai pu dire hier. Quand j’ai demandé hier pourquoi on ne s’est pas contenter de planter deux avions dans les tours, je visais ceux qui prétendent qu’elles étaient truffés d’explosif. (parce que cela représentait pour moi, un élément absurde de la thèse du complot)

              Je n’ai pas émis de conclusion hâtive même si je ne partage pas l’opinion des pro-complotistes dans l’ensemble. Je remet en question certains point a travers une interrogation mais ca s’arrête là. A aucun moment je ne me suis prononcer sur le reste de la théorie, ce que je me garderais bien de faire aujourd’hui tout autant qu’hier.

              Mes respect « good fellow »...


            • parousnik 23 septembre 2009 22:31

              Si les tours n’avait pas été truffé d’explosifs elles ne se serait pas effondré et Larry Silverstein n’aurait pas touché le pactole des assurances et aurait du désamianter les tours... quand on sait que le désamiantage de la tour de la fac de jussieu a Paris a couté la bagatelle de 1 milliards d’euros et qui fait pas cent mètre. le désamiantage des tours jumelles lui aurait couté au moins 5 milliards de dollars donc bien plus que le prix qu’il les a acheté... 3,5 milliards de dollars... De plus quand on sait que les tours jumelles ont toujours été déficitaires...et depuis leur construction toujours renfloué pas les contribuables new-yorkais on se demande pourquoi Larry Silverstein a acheté ce complexe ruineux...quelques semaines avant le 11 septembre et pourquoi qu’il les a fait assuré contre un attentat alors que rien ne justifiait puisque ni la CIA ni le FBI était au courant disent ils qu’un attentat était sur le feu ...a moins bien sur qu’il savait ce qu’il allait se produire le 11 septembre 2001...ce dont je ne doute pas une seconde ...


            • ZEN ZEN 23 septembre 2009 14:18

              @Léon
               Merci pour ce jugement tout à fait nuancé, basé sur une lecture très fine de l’article
              Montaigne aurait apprécié...


            • Philippe D Philippe D 23 septembre 2009 14:58

              Shawford,

              J’ai presque l’impression que toi et moi on se bagarre pour rien, ou presque.

              Une façon de formuler sa pensée différente.


            • Philippe D Philippe D 23 septembre 2009 15:32

              Je pense que si preuve était apportée que la VO est valide dans ses grandes lignes, tu serais un des rares sceptiques à l’admettre.
              Tes questions, tous azimuts, sont le reflet de l’imbroglio actuel.


            • ZEN ZEN 23 septembre 2009 17:16

              Je doute, donc je suis...con-spirationniste

              Au secours Descartes !


            • signolab signolab 23 septembre 2009 17:51

              @leon

              Le « sceptiques » sont juste la version soft et honteuse des conspirationnistes...
              dites donc le père la morale, faudrait voir à ne pas trop se lâcher comme vous le faites, même à votre âge ! Pouvez vous justifiez la raison pour laquelle vous évoquez la « honte » ?

              La retraite ne vous réussit en rien, si vous la passez en rodomontades sur Avox..


            • Francky la Hache Francky la Hache 23 septembre 2009 11:57

              On ne parle « que » de ça, en effet sur internet, c’est un sujet totalement essentiel.
              Pourquoi une telle absence de ce débat dans les grands médias, il faudra se poser la question, après une plus information au public.

              Soyons honnête, France24 viens de faire une deuxième tentative honnête.
              L’an dernier, deux journalistes se sont faits alors virés !!!
              Cette année, une très belle interview : http://www.dailymotion.com/bookmarks/Francky_la_Hache/video/xajqcy_11-septembre-france-24-brise-la-loi_news

              Le minimum exigé, c’est qu’on puisse voir ça sur France2 ou TF1, et raisonnablement un débat qui permette à la vérité de progresser, sans parti pris.


              • Baltimore 23 septembre 2009 12:10

                Sur TF1 ?? Un débat ??? POLITIQUE ????

                Personnellement je suis assez pessimiste d’avoir l’occasion de voir ça un jour vu mon espérance de vie ( il doit me rester une cinquantaine d’années pas plus, je suis pas sur que ca suffira...)


              • Francky la Hache Francky la Hache 23 septembre 2009 12:17

                SCOOP : rendez-vous sur France5 samedi 19h.
                Un débat aura peut-être lieu avec Jean-Marie Bigard et Paul Amar.

                Bigard a déjà défendu et justifié le fait que « la VO est troublante »
                liens : http://www.dailymotion.com/JeanMarieBigard
                Paul Amar est connu pour être de mauvaise foi sur le sujet.

                Ça promet !


              • goc goc 23 septembre 2009 12:16

                Ce qui est le plus curieux c’est quand même de constater que ceux qui voient partout des conspirationnistes, sont aussi ceux qui soutiennent la politique raciste de l’entité sionniste, la politique bushienne de la 2eme guerre du golf, et actuellement l’endoctrinement destiner a mettre les populations en état de réceptivité pour une future guerre contre l’Iran.

                Bref tout ce petit monde a un point commun, c’est une islamophobie menant en toute impunité, à un racisme anti-arabe plus général, a peine déguisé et arrogant, sous couvert de défense de valeurs occidentales.

                Or mettre en doute la VO du 11 septembre c’est surtout mettre à jour des méthodes peu glorieuses (même si on s’arrête a une simple complicité passive du gvt bush), et par voie de conséquence redéfinir les frontières du camp du « Bien » et celles de celui du « Mal ». Est-ce que l’occident peut se prévaloire de défendre le « Bien » alors qu’il est complice d’un des attentats les plus horribles de notre histoire


                • Francky la Hache Francky la Hache 23 septembre 2009 12:25

                  Arrêtons ce débat inutile.
                  Le mouvement pour la vérité n’a aucun rapport ni avec l’antiaméricanisme, ni avec l’antisionisme, ni avec je ne sais trop quoi !!!

                  Si le gouvernement US ou autre est complice d’une entreprise privée dans les responsabilités des attaques du 11/9,
                  Alors seul le gouvernement et les dirigeants doivent être inquiétés, pas le peuple relatif.


                • abdelkader17 23 septembre 2009 12:47

                  ras le cul du 11 septembre,l’occupation à distraire le monde avec ces vrais faux attentats. occulte d’autres enjeux contemporains majeurs.


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 septembre 2009 12:47

                    @ Taike Eilée : 


                     Magistralement renseigné et parfaitement raisonnable. Je n’ai aucune opinion ferme concernant ce qui s’est passé le 11 septembre, mais je suis fermement convaincu que la vérité n’est pas entièrement connue, que les autorités mentent, que médias et journalistes en vue en sont complices, se voilant la face par peur ou intérêt, et que la manipulation de l’opinion publique concernant cette affaire est emblématique de la fin de la démocratie. Merci pour votre travail. Merci pour votre collaboration aux 7 du Québec  Nous somme entrés dans l’ombre. Vous êtes des phares qui nous restent. 



                    Pierre JC Allard




                    • Baltimore 23 septembre 2009 12:56

                      Est ce qu’on vraiment parler de manipulation ? J’opterais plus pour l’absence de considération envers les masses populaires...

                      Pourquoi les manipuler quand il suffit de les ignorer...


                    • Antoine Diederick 23 septembre 2009 18:30

                      a JC. Allard,

                      Effectivement nous sommes entré dans « l’Ombre » . La fin de la Démocratie ?

                      Lorsque des archétypes forts servent à créer des comportements collectifs , à faire agir l’opinion, archétypes auxquels la masse s’identifie et se (la masse) crée de l’identité personnelle pour chaque membre de cette masse, sans voir que chaque individu possède sa part de liberté, alors les archétypes agitent la société.

                      ex : toutes les généreuses femmes allemandes devaient faire des enfants pour le Fuhrer (En suivant ce précepte elle abdiquaient d’elles-même sans respect pour leur personnalité propre, comme ce qui serait ce « Golden Warrior » qui sommeille en chaque homme et qui se croit dans une exaltation patriotique alors qu’il s’identifie à un archétype et se soumet à une fureur dont il se croyait incapable).

                      La démocratie abdique lorsque ces forces se mettent en place et qu’elles sont encouragées .

                      Est-ce à dire que la Démocratie est menacée ? Oui, à condition que des facteurs aggravants le permette. Mais, j’ai confiance, cela ne se produira pas si facilement.


                    • Baltimore 23 septembre 2009 12:59

                      Veuillez m’excuser par avance pour mon manque de relecture, toutes les fautes de conjugaison, d’accord ou les mots oubliés...


                      • Philou017 Philou017 23 septembre 2009 14:03

                        @L’auteur : Article intéressant, mais non exempt d’une certaine mauvaise foi.sur E Laurent :

                        « La première (...) reprend sans sourciller la version officielle, sur une grave lacune des services de renseignements américains dûment avertis de l’imminence d’un attentat mais incapables de réagir à temps. Une thèse aussi fausse que celle défendue par certains « conspirationnistes » »

                        Si E. Laurent a écrit un livre sur des points troubles du 11/9, il n’a pas écrit dix lignes pour dire pourquoi la thèse du complot intérieur serait fausse. Pour votre information, Laurent a quand même déclaré qu’il était absolument opposé à la thèse du complot intérieur. (je ne sais plus où)

                         Si un seul des 19 terroristes exhibés sur les photos du FBI était encore en vie, un « chercheur de vérité » aurait bien eu l’idée d’aller le filmer, non ?
                        Dans deux cas, la coïncidence allait plus loin que quelques homonymies.
                        Pour Abdulaziz Alomari, ca concernait le nom et la date de naissance.
                        Pour Saeed Alghamdi, son nom, date et lieu de naissance et travail.
                        http://911research.wtc7.net/disinfo/deceptions/identities.html#ref1

                        Beaucoup de choses sont troubles dans l’affaire des pirates. notamment :
                        « « Beaucoup trop de choses ont été gardée secrètes » dans le document, « mais vous savez, nous avons fait notre travail et avons essayé de faire lever le voile du secret sur une plus grande partie du rapport, sans pouvoir obtenir davantage », notamment sur le rôle joué par l’Arabie Saoudite dans le financement des terroristes du 11 septembre, dont 16 étaient Saoudiens.
                        Plus de 28 pages du document consacrées à cette question ont été ainsi laissées en blanc. « Cela aurait été peut-être embarrassant si le secret avait été totalement levé sur ce sujet », a commenté le sénateur. »
                        http://www.jereagis.com/11_sept_dossier/le_renseignement_epingle.htm

                        l’élaboration d’une « théorie » alternative ne reposant pas sur des éléments suffisamment probants (mais sur des « suspicions », des « hypothèses », des « constructions spéculatives »)

                        Tu parles Charles. L’analyse du 11 Septembre montre une implication de l’appareil d’état à l’évidence. Si la VO est fausse, c’est forcément un complot intérieur. Dire autre chose, c’est hypocrite pour qui connait le dossier.

                        toutes choses qui pullulent sur le net et n’ont plus rien à voir avec une info vérifiée."
                        Il est normal pour un citoyen responsable de se poser la question de ce qui s’est réellement passé ce jour là. La neutralité est une façon de fuir le problème. Et ca n’a rien à voir avec le fait d’approuver certaines théories parfois délirantes.

                        Seule la réouverture d’une véritable enquête pourrait permettre d’aller plus loin. Il faut se contenter d’en montrer la légitimité et même la nécessité.
                        L’antienne d’une nouvelle enquête est une illusion. Il y aura enquête lorsque des faits nouveaux la rendront inévitable.

                        Sur les journalistes :
                        Du coup, ils prirent souvent le parti de tout envoyer promener, d’un simple revers de main. Découragés.
                        (Dans le cas contraire, c’est-à-dire lorsqu’ils ont l’impression que leur opinion diffère de celle qu’ils estiment être l’« opinion légitime  », ils deviennent prudents, en parlent de moins en moins.

                        Je ne peux pas être d’accord avec cette thèse de la spirale du silence.
                        Quand Thierry Meyssan prend la parole en 2002, il n’y a pas de thèse alternative. Le microcosme politico-médiatique décide alors de décréter que toute remise en cause du 11 septembre est tabou et diabolise Meyssan.
                        La conformité sociale vient après, et dans une certaine mesure.
                        Ce qui fait la spirale du silence, c’est l’établissement de ce tabou, plutôt qu’un conformisme, même si celui-ci existe aussi.
                        Le tabou repose sur l’impossibilité des médias à remettre en cause une vision du monde qu’ils défendent et mettent en scene tous les soirs au journal de 20h (ou ailleurs).

                        Mais je suis d’accord avec le fait que la plupart sont sincères. Ils ne peuvent pas douter de la VO, car ils se pensent les mieux informés et que l’info n’est pas seulement de l’information pour eux, mais motive leur légitimité sociale et professionnelle.
                        Remettre en question la VO ne remet pas seulement en cause le 11 Septembre, mais leur façon de travailler et leur interprétation du monde à tous les niveaux (les journalistes des grands médias ont presque tous la même).

                        Vous oubliez de dire que les journalistes sont choisis et sélectionnés par les rédactions pour avoir un certain type de profil tres conformiste et avoir peu de tendance à poser des questions vraiment dérangeantes.

                        Cela a a conduit à une corporation qui ne défend pas seulement sa vérité, mais le système dans son ensemble, car elle pense comme le système.


                        • Philippe D Philippe D 23 septembre 2009 14:19

                          En somme, voilà une histoire terroriste où nous avons presque tous les éléments à notre disposition, comme jamais histoire ne fut sans doute aussi documentée.


                          - Les images en direct, et de nombreux angles différents (sauf pentagone), des fims et des photos par milliers.

                          - Des éléments matériels nombreux

                          - Une revendication

                          - Le nom des auteurs

                          - Le modus operandi dans ses grandes largeurs.

                          - Des témoignages à la pelle

                          - Un rapport circonstancié
                          ....

                          Des zones d’ombre subsistent ici où là.
                          Certaines explications techniques peuvent faire l’objet de batailles d’experts sans changer à priori fondamentalement le scénario connu de tous.

                          Face à ces éléments concrets nous avons vu surgir des théories surprenantes, souvent divergentes, et qui jusqu’à présent ne sont guère plus que des constructions mentales, sans preuves.
                          En oubliant volontairement toutes les théories les plus fantaisistes (et pour quelles raisons finalement, et où place-t-on la barre entre le plus ou moins loufoque) on se retrouve avec une idée générale qui admet peu ou prou que la victime (pour faire très simple) pourrait être l’instigateur, ou le maître d’oeuvre des attentats.
                          Rien ne pouvant là non plus être prouvé ni démenti de façon certaine, ou admise par l’un ou l’autre camp.

                          L’affaire se transforme en un imbroglio infernal de milliers de détails que personne ne peut se vanter de connaître en totalité, pas plus ou pas moins les journalistes que les internautes.
                          Chaque détail est âprement discuté, et parmi les « sceptiques », il y a probablement autant de versions qu’il y a d’intervenants.

                          Comment va-t-on finir par réussir à sortir de ce sac de noeuds ?
                          Une nouvelle enquête réclamée par la plus-part des sceptiques aboutirait-elle aujourd’hui à des conclusions valides pour tous ?
                          On peut légitimement en douter.

                          Il resterait à attendre sagement d’autres indices que le temps finira bien par apporter.
                          Attendre d’autres pécisions ou de nouvelles modélisations d’experts.
                          Attendre les aveux, les remords de telle ou telle partie prenante.
                          Mais attendre parait tout aussi, sinon plus, impensable à notre civilisation de l’immédiateté.

                          Je suis de l’avis de Léon : On en parlera de plus en plus dans tous les médias.
                          Le réexamen se fera, probablement en pure perte.
                          Et ce ne sera pas forcément autre chose d’autre qu’une cacophonie sans nom.
                          En sortira-t-il quelque chose de mieux que de finir par évacuer l’idée qu’il existe une omerta volontaire de la presse aux ordres ?
                          Ce qui serait déjà un premier pas.

                          Chacun, de bonne foi sur le sujet, ne peut que désirer que la vérité soit faite, quelle qu’elle soit, et que l’on passe à autre chose, une fois toutes les conclusions tirées.


                          • ZEN ZEN 23 septembre 2009 14:32

                            Philippe D
                            Bonjour
                            "le scénario connu de tous." ?
                            Vous croyez vraiment ?
                            C’est justement la question
                            Une surabondance d’images (à interprétrer) ne font pas le début d’une preuve ;


                          • Philippe D Philippe D 23 septembre 2009 14:39

                            Zen,

                            Pour le scénario connu de tous, je parle évidemment de la version de base, celle que l’on a pu voir en direct, celle de la VO, qui est à peu près connue de tous.
                            Je ne dis pas qu’il soit vrai, ni qu’il soit admis par tous.
                            Seulement connu.


                          • parousnik 23 septembre 2009 22:55

                            Une enquête indépendante une pure perte ?
                            Déjà Ben laden n’a jamais revendiqué le 11 septembre 2001
                            Le nom des auteurs... Aucune liste de passagers ni aucune video des multiples caméras de surveillance des aéroports ou des embarquements dans les avions ne prouve que ces pirates de pailles sont montés dans les avions...
                            Des témoignages a la pelle affirment que des explosions se sont produite dans les sous sol du WTC 1 avant même le premier crash... etc etc
                             Mais ou sont les débris de l’avion sur le pentagone ? Pourquoi les soi disant pirates ont ils risqué une manœuvre impossible pour un pilote confirmé pour atteindre le Pentagone la ou il n’y avait personne ? Qui a débranché les radars et missiles de la protection du Pentagone ?
                            Un rapport d’une enquête entamé 440 jours après le drame et supervisé et muselé par l’administration Bush...cette même administration qui va aussi mentir au monde au sujet de l’Irak... le racisme est aveugle comme vous...


                          • ZEN ZEN 23 septembre 2009 14:34

                            A propos des images filmées...

                            Sous les images, la propagande ?
                            -A propos d’Apocalypse-

                            Les images semblent porter en elles-mêmes leur propre vérité, mais on peut leur faire dire n’importe quoi.
                            _________Arrêt sur images

                            Au lieu de réchauffer des images, il s’agirait d’abord de les penser

                            « Plus les images jouent la naïveté, plus elles sont mensongères » (L Hansen Love)

                            -Les images d’archives peuvent-elles mentir ? :


                            • Philippe D Philippe D 23 septembre 2009 14:54

                              Zen,

                              Je suis en parfait accord avec vous sur ce plan.


                            • ZEN ZEN 23 septembre 2009 17:34

                              Cher Furtif
                              « la nanothermite invisible_ »
                              Où t’as trouvé ça ?

                              Tu as dû louper un épisode, désolé
                              Pour ma part,sur un autre fil , j’ai critiqué certains papiers de Meyssan,
                              J’ai pris des distances, comme tu sais avec certaines positions de JL
                              J’ai plus d’une fois contesté Philou sur certains points
                              J’ai souvent insisté sur la nécessité de faire un tri sévère dans Reopen..
                              Faudrait-il à chaque post, mettre une ligne de démarcation ?
                              Le manichéisme, je ne sais pas faire..


                            • Antoine Diederick 23 septembre 2009 14:48

                              au plus une société va privilégier les valeurs positives de ses idéaux, au plus la part d’ombre va se manifester. Alors, que la guerrre froide se terrminait, il fallait en repoussoir un incident dramatique pour conforter les valeurs de la dite société. Que dit le 11 sept. sinon que le diable a été réveillé, et le diable survient souvent lorsque l’inconscient collectif ne peut plus supporter l’écart entre des anciens dieux qui vivent en nous et l’objectivation conceptuelle et continue de certaines valeurs définies comme celles qui doivent être l’usage.

                              Ainsi, le project des qualités démoniaques sur l’autre révèle le diable parrmi nous, et ce diable réveillé, vient dire de manière éclatante et terrifiante que notre psyché collective ne peut supporter ce qui est unilatéral ou encore univoque, ou encore que la « pensée » uniquement ne peut dominer la Création et son évolution permanente.

                              En Occident chrétien, le Sarrazin a porté par son côté sombre (supposé), cette part hors la lumière, et ceci est aussi valable pour le monde musulman qui voit dans les valeurs positives occidentales une sorte de différence propice à conforter son identité en repoussoir tant est que sa volonté idéale religieuse veut refuser le pulsion archaïque.

                              Le conspirationnisme procède de même.

                              Cher auteur, il est vrai que cet évènement n’a pas du tout épuisé le réservoir de nos pulsions profondes et nos interrogations sur le sens à accorder à cet évènement.

                              Si nous réclamons la lumière, c’est que le ciel est obscur. Mais de quelle lumière avons-nous besoin ? Celle de la vérité, soit, que s’est-il exactement passé le jour de 11 sept. Mais aussi, ce jour là, avons-nous bien saisi que nos sociétés sont indigentes car elles ne supportent plus l’invisible qui nous peuple plus que nous le croyons .

                              Bien à vous.

                              ps : ai gardé une très bonne impression sur vos articles précédents concernant cette question.

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Taïké Eilée

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