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Accueil du site > Actualités > Médias > Le bon journaliste est un empêcheur de juger en rond

Le bon journaliste est un empêcheur de juger en rond

Ce texte est le compte rendu d’une conférence donnée à l’Institut français de Port au Prince (Haïti) le 12 mars 2009 dans la cadre d’un colloque réunissant des magistrats, journalistes et policiers organisé par l’ONU portant sur les rapports entre média et justice lors des enquêtes pénales. Je viens d’en corriger le compte rendu. D’où cette contribution.

Port-au-Prince.

Le bon journaliste est un empêcheur de juger en rond.

Qu’est ce qu’un bon journaliste ? C’est la question qui m’intéresse ici dans ce pays. Le bon journaliste est-il celui qui fuit ? Celui qui reste et s’arrange avec les autorités étrangères ou haïtiennes ? Celui qui harangue ? Celui qui résiste ? Celui qui diffame ? Qu’est ce que résister ici dans ce pays de pirates ? Si j’étais en France, j’aurais des réponses aisées à chacune de ces questions. Mais je suis en pleine Caraïbe. A Port au Prince. Cette ville qui fut belle dans cette île qui fut belle. Ce pays chargé d’un passé si lourd, si mouvementé qu’aucune question ne semble trouver de réponses tant elle en amène une autre et encore une autre et encore une autre.

Un bon journaliste pose des questions. Certes. Il attend aussi des réponses. Un bon journaliste pose d’abord des questions gênantes. Et doit s’accrocher pour trouver les réponses.

En voici une. Pourquoi y a-t-il autant de grosses 4/4 en Haïti qui dépensent tant d’essence sur des routes si défoncées dans un pays si pauvre ? Qui en amène une autre : pourquoi trouve-t-on toujours de l’essence pour les 4/4 et pas d’argent pour les écoles des petits enfants de Port aux Princes ? Et où iront ces rares enfants scolarisés qu’on voit sagement marcher en rang dans leurs beaux costumes sur les trottoirs défoncés de Port au Prince ?

Je peux changer de registre si vous le souhaitez et parler du colloque que vous organisez. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on inaugure aujourd’hui une école de la magistrature, pour la deuxième fois si j’ai bien compris, alors qu’aucun élève magistrat n’est prévu pour entrer dans cet école avant ? Avant quand déjà ?

Je l’ai déjà posée cette question. On m’a dit qu’il fallait être patient et que l’école allait servir à faire de la formation. La formation a bon dos, non ?

Je peux poser une autre question encore plus locale si vous voulez. Où est passé l’argent du narcotrafic trouvé à Port de Baie ? Comment se fait-il qu’aucune information fiable, recoupée ne soit sortie depuis plusieurs mois ? Y a-t-il volonté d’enquêter, de démasquer les coupables ? Ou des édiles haïtiens ont-il intérêts à étouffer un scandale en devenir ?

Le journaliste doit toujours être un contre-pouvoir. Un poil à gratter. Je ne vais pas déroger à la règle.

Je réfléchissais en écoutant les orateurs parler à ce qui unissait nos professions. Magistrat. Journaliste. Quel est le dénominateur commun ? Qu’est ce qui nous unit ? Dans un monde idéal, je dirais qu’il devrait s’agir de l’œuvre de justice. Un bon magistrat, comme un bon journaliste devraient placer très haut son idéal de justice et tout mettre en œuvre pour l’atteindre. Et donc combattre de toutes ses forces l’injustice.

Quand on travaille dans le domaine judiciaire -qu’on soit policier, juge d’instruction, parquetier ou ministre- doit-on avoir un idéal de justice et se le fixer comme un graal à atteindre ou est-il possible de faire œuvre de justice sans cet idéal ?

Cette question vaut pour Haïti comme pour la France.

Disons que le journaliste qui écrit, commente, intervient dans le domaine judiciaire est là pour rappeler aux magistrats qui auraient tendance à l’oublier qu’ils sont d’abord dans les tribunaux pour rendre justice. Et donc être juste. En cela, le journaliste -le bon journaliste- est toujours un emmerdeur, un empêcheur de juger en rond.

Disons que la vérité portée par le bon journaliste vient souvent -j’allais dire toujours- se heurter, entrer en conflit avec la vérité servie par le corps judiciaire.

Cette confrontation produit la bonne information.

Je ne mets pas en cause la nécessité d’encadrer cette relation tumultueuse par des lois qui protègent les personnes. Encadrer ne veut pas dire contrôler mais offrir un cadre légal souple, humain, juste au travail du journaliste. Ce n’est pas le cas ici je crois. Rassurez-vous, ce n’est pas le cas en France non plus où la vieille loi sur la diffamation qui réglemente la presse date de bien avant l’invention de la radio…

Les lois sur la diffamation, le secret défense ou le respect de la personne et de son image restent, la plupart du temps, très utiles pour faire taire le journaliste quand celui-ci se heurte à des pouvoirs d’argent. Les procédures coûtent tellement cher que, même s’ils gagnent leurs procès, les journaux hésitent beaucoup avant de se lancer dans une enquête. Economiquement, une enquête est rarement rentable.

Je sais que votre pays a faim, que votre pays manque d’eau, d’arbres, de médecins, de professeurs, que la crise financière va vous toucher encore plus que nous car vous vivez beaucoup de l’argent de la diaspora américaine et européenne, que ces questions peuvent vous semblez désuètes. Je les trouve importantes. Néanmoins. Car si une démocratie a besoin de pain avant tout, de pétrole et de perspectives, elle a aussi besoin de justice. Et la production, la diffusion d’une information indépendante participe pleinement à l’édification de cette justice. De ce sentiment de justice.

Je vais développer maintenant devant vous trois exemples personnels et exotiques -puisque français- montrant des conflits entre justice et média, entre vérité judiciaire et vérité médiatique.

Trois lieux. Toul, dans l’est de la France. Paris et Genève.

Trois époques.

 1985-1987 pour l’affaire de Toul. Où un long article écrit par moi jugé diffamatoire par un tribunal, a provoqué ensuite l’ouverture d’une instruction judiciaire qui a montré et prouvé que tout ce que j’avais écrit était juste et fondé. Je l’avais simplement écrit avec un peu d’avance. Et l’appareil judiciaire, par certains privilèges de juridiction, protégeait plus l’élu que le citoyen. Un élu important du Conseil général de Meurthe et Moselle, le patron d’une chaîne d’hypermarché et une dizaine d’agents corrompus ou corrupteurs ont été inculpés pour corruption, trafic d’influence et pour certains mis en prison. Même si je n’aime pas la prison, force est de reconnaître que la diffamation peut donc parfois être nécessaire et utile.

(…)

1994-1995 pour l’affaire Longuet, du nom du ministre de l’économie et président du parti républicain au pouvoir alors. Nous étions sous le régime balladurien et cette affaire va faire naître ce qu’en France, nous avons appelé la jurisprudence Balladur. A savoir : un ministre mis en cause dans une affaire doit démissionner. Ça a été le cas du ministre Longuet. Et de quelques autres. La presse par sa persévérance -les politiques disaient son harcèlement- a permis cela. Ensuite, le pouvoir politique a repris les choses en main. Un gros travail en coulisse et des tensions exacerbées entre corps judiciaire, politique et médiatique. Cette affaire Longuet, où j’étais avec mon journal Libération en première ligne, montre comment la justice et certains magistrats peuvent devenir des auxiliaires politiques, comment on s’arrange pour saucissonner des procédures et sauver les meubles d’une république vacillante. Elle provoquera indirectement ma démission du quotidien Libération. Puisque je ne voyais alors plus d’autre issue que cette sortie ou devenir un auxiliaire de justice. Et le journaliste ne doit jamais servir des intérêts autre que ceux d’une bonne information cachée au public. C’est une évidence mais bon…

(…)

Et 2001-2009. L’affaire Clearstream, du nom de cette multinationale de la finance basée à Luxembourg, montre la nécessité absolue de créer une justice européenne et indépendante pour lutter contre la propagation des secrets et des paradis fiscaux. Et contre la toute puissance des multinationales apatrides. Le secret bancaire, vous le savez est un droit de l’homme… riche. Cette affaire qu’avec des amis précieux et rares, j’ai révélée dans des livres et des films a contaminé ma vie mais j’en sors plus fort. Clearstream, mais aussi des banques russes et luxembourgeoises, ont multiplié les procédures en diffamation contre moi dans plusieurs pays. Si je m’excusais, si je mettais en cause mes témoins, j’avais la vie sauve -je veux dire par là qu’on me fichait la paix- . J’ai refusé cette fausse transaction. J’ai peut-être eu une vie plus difficile mais j’ai la conscience tranquille et le sentiment du devoir accompli. Un journaliste peut avoir raison contre les règlements judiciaires étriqués des pays en retard sur les agissements de la grande criminalité financière. Un journaliste peut tenir bon face aux pouvoirs de l’argent et la mollesse des juges et des politiques. Il y a une sincérité absolue dans les livres et les films, qui, au delà des batailles politiques ou judiciaires passe ou ne passe pas. Dans mon cas, je crois qu’elle passe. Dans cette affaire, grâce aux livres et à une poignée d’amis chers, une mobilisation forte s’est créée autour de ce travail dénonçant Clearstream, le Luxembourg et les paradis fiscaux. Elle est devenue comme un cordon de sécurité. La crise financière que nous vivons aujourd’hui et qui met le projecteur sur ces paradis et ces multinationales de la finance prouve que j’ai eu raison de résister. Elle le prouvera de plus en plus. Ce qui rend ma détermination inébranlable c’est qu’au delà de mon cas personnel, j’ai le sentiment que c’est toute la profession de journaliste qui risque de perdre ou de gagner une partie importante.

(…)

Quand j’écrivais mon livre « la justice ou le chaos » à l’origine de l’appel de Genève, Balthazar Garzon, le magistrat espagnol devenu ensuite célèbre pour avoir coincé Pinochet, comparait la justice à un mammouth incapable d’attraper les criminels financiers qui possédaient des moyens qu’aucun juge ne posséderait jamais. Quand le mammouth trouve une planque, le criminel financier a déjà changé de cachettes cinq fois, dix fois, disait-il.

La justice ou la chaos , le titre de mon livre, sonnait comme un ultimatum. Si vous n’améliorez pas le fonctionnement de la justice, si vous ne créez pas un Etat plus juste, nous sombrerons dans le chaos. C’est ce que voulait dire le juge Garzon. Je trouve cette citation pertinente et assez terrible ici à Port aux Princes. Le pays du chaos.

Denis Robert

 

Photo : AFP


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47 réactions à cet article    


  • Ramila Parks Ramila 22 mai 2009 23:59

    Disons que la vérité portée par le bon journaliste vient souvent –j’allais dire toujours- se heurter, entrer en conflit avec la vérité servie par le corps judiciaire "

    bonjour Denis

    j’ai beaucoup apprécié cet article qui soulève un problème très actuel et assez universel
    on a jamais autant dénombré de journalistes, comme vous, démissionnés,
    on a jamais senti autant les journalistes, soit corrompus, soit déprimés, frustrés, chômeurs
    Aussi, vos propos sont universels, même si il est évident que lorsque, comme en Haiti, le chaos est visible, palpable, quotidien, intégré dans les cerveaux, le musèlement de la presse est la censure du seul contrepouvoir qui pourrait modifier la situation

    Bàv


    • -noID- 24 mai 2009 19:17

      Bonjour à tous

      Je profite de cet article de M Robert pour lui témoigner toute ma gratitude.

      Etant quelqu’un d’un peu simple : je fais partie de cette classe ne gagnant pas assez pour defiscaliser tout en étant assez à l’aise pour payer des impôts, ce que je ne déplore pas hein (bien au contraire :), je suis heureux de voir que des intellectuels français d’envergure internationale oeuvrent encore sous nos cieux.

      Les travaux de Denis sont prophétiques à plus d’un titre : souvenez vous de « Clearstream expliqué à un ouvrier de DAEWOO » ou bien encore l’Appel de Genéve (1996 quand même !!)
      De la belle ouvrage...

      J’en profite pour vous invite à lire l’avis de Jacques Sapir sur le « Journalisme » :
      http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2738
      « Instruisant »... :)

      @+


    • patroc 23 mai 2009 09:44

       Bon article.. Les médias institutionnalisés sont, aujourd’hui et pour la majorité, devenus les porte-paroles d’un pouvoir en place. Les journalistes sont pressés, censurés, virés, et d’ailleurs, peu importe ce qui est écrit sur les torchons, l’argent coule en amont via un système de subventions d’état qui fait que le citoyen (sans être lecteur) a déjà payé avant que la propagande ne sorte en kiosques.. Il est ainsi facile de comprendre que le journalisme que vous représentez n’est plus cours ou si peu, et qu’il soit même combattu par vos collègues désormais soumis aux diktats de l’argent et de la censure.. Le journaliste est devenu un perroquet bien nourri des grands palais, adepte du « entendre-répéter » et c’est un malheur que de voir que l’investigation dépend de chaque citoyen (agoravox par ex..) ou des « déchus » du pouvoir (« confessions d’un banquier pourri » de crésus par ex..).. Payer pour dire et non dire pour être payé, la recette du journalisme moderne.. Avec çà, on comprend que le lecteur hésite à acheter la propagande : C’est la double peine pour lui !..


      • dom y loulou dom 23 mai 2009 10:21

        merci d’être resté intègre

        vous faites honneur à votre profession

        le verbe existe pour la vérité et elle est douce comme du miel dans la bouche et amère au ventre...

        le mensonge, lui, est un poison mortel et il semblerait que nous n’ayions plus de médias libres tant que les criminels qui ont organisé le 11 septembre 2001 courent toujours et que les gens sont assez stupides pour leur remplir les poches et leur faire des courbettes.

        Je pense là à sieur Caligula-Rumsfeld, principal actionnaire du Tamiflu.

        mais nous avons d’autres remèdes à leurs poisons, aux « terreurs obligatoires » :


        lulu.com Ludus - le jeu de perles de verre


        mais ce remède... je ne peux le boire à votre place.


        • dom y loulou dom 23 mai 2009 10:29

          la vérité est douce à la bouche et amère au ventre parce qu’elle éclaire, nous en ressortons avec plus de compréhension, mais il faut la digérer car elle réaligne nos convictions.

          Ainsi parlait Enki le sumérien déjà il y a 4000 ans

          ainsi St.Jean faisait parler « l’ange des eaux » ... le porteur d’eau = Ea - Enki.

          et nous avons plus qu’intérêt à nous souvenir de son récit.


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 23 mai 2009 11:09

            Heureux de vous savoir reconstitué et plus fort encore.

            " Disons que la vérité portée par le bon journaliste vient souvent –j’allais dire toujours- se heurter, entrer en conflit avec la vérité servie par le corps judiciaire. « Le danger du communautarisme est qu’il y règne un discours qui ne résonne plus qu’en interne. Tout l’intérêt du journaliste est de préserver son indépendance afin de traduire de façon impartiale, le discours du judiciaire à l’oreille du justiciable. André Prévot, petit académicien du siècle dernier disait ceci : » Celui qui écoute sa conscience ne tardera pas à entrer en conflit avec la Société. «  Il n’est pas étonnant qu’avec une telle vérité, il ait été jeté dans le panier des réduits au silence. Si tous les organes et outils sociaux se détournent de leur usage au service du citoyen, justice, presse, etc...il n’est pas étonnant que la conscience populaire s’en inquiète et s’en plaigne. Et qui est le relais entre ces organes et le citoyen...le journaliste !

             » 1994-1995 pour l’affaire Longuet, du nom du ministre de l’économie et président du parti républicain au pouvoir alors, nous étions sous le régime balladurien et cette affaire va faire naître ce qu’en France, nous avons appelé la jurisprudence Balladur. " Justement, cette année là, Jacques Chirac est intervenu sans prévenir sur les jt avec un sujet phare : La réforme de la justice . Je n’arrive pas à retrouver le document, pourtant il pourrait bien déceler l’intervention que l’Etat allait engager pour museler celle-ci.

            Il est intéressant de vous entendre apporter un éclairage particulier sur les îles paradisiaques en rêve. Tous ces 4X4 dans ces routes et rues défoncées sont pourtant à plus à leur place que sur nos routes vierges de tout nid de poules...votre mauvaise foi apparait clairement !


            • Ecométa Ecométa 23 mai 2009 11:29

              L’argent pour l’Argent : cupidité quand tu nous tiens !

              Que dire, sinon que ce monde, par certains côtés, même et surtout du côté de ceux qui sont sensés être sans reproches, celui des « Elites » en tout genre, politiques, économiques, voire même sociétales, journalistiques : ce monde est vraiment devenu pitoyable !

              Je suis persuadé qu’en France, si on interrogeait les gens sur l’affaire Clearstream, ils évoqueraient simplement cette affaire de corbeau politico financière entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, et non la véritable affaire financière. Cette collusion entre banques et grandes multinationales, cet « entregent », afin d’éviter les affres de la mondialisation financière, et les laisser supporter aux autres ! Une mondialisation financière, dont par ailleurs, les mêmes ventaient les mérites : faites ce que je dis... mais surtout ne faites pas ce que je fais !

              Sauf à fausser tout le jeu économique, celui national, comme celui des échanges internationaux, aucune monnaie nationale ne devrait être en même temps une monnaie d’échange internationale ! Actuellement, et assez étrangement, ce système de compensation international, qu’avait d’ailleurs proposé en son temps Keynes, au sortir de la dernière guerre mondiale avec le Bancor, et qu’ont pratiqué les protagonistes de la véritable affaire Clearstream, est souhaité par la Chine : serait-ce le seul pays conscient de ce qu’il convient de faire au plan des échanges internationaux ?

              Pour mémoire, je rappelle que l’Europe, dont la France, et bien sûr les Etats-Unis, ne sont pas sur cette ligne : qu’ils en sont mêmes très éloignés car ils entendent bien garder leurs prérogatives monétaires ! Prérogatives monétaires car leur monnaie, à la fois nationale et d’échanges internationaux, fausse tout le jeu économique, celui national comme international, car elle leurs permettait, du moins jusqu’ici, cette monnaie très particulière, spécifique, économiquement spécieuse, d’exporter à la fois leur chômage, leur inflation : leur incurie en matière sociétale !

              Ceci par aveuglement dogmatique doctrinal, les vrais problèmes ne sont pas réellement évoqués ; c’est ce qui fait que nous ne sommes pas près de, et pas prêt pour, sortir de cette crise financière : de ce jeu de dupes économique international ! L’affaire des « subprimes », à côté de celle des produits dérivés, soi-disant sensés couvrir les risques en tout genre, est de la rigolade ; c’est uniquement le petit grain de sable qui a fait déraper la belle machine : la monstrueuse machine financière ! En effet, et véritable économie à part dans l’économie réelle ; et, je le répète, sensée selon les initiateurs, couvrir les risques économiques et en tout genre ; l’économie financière représente mondialement en volume dix fois l’économie productives de biens et services !

              Il y a tout simplement que les banques, entre elles, ne savent pas réellement où elles en sont : qu’elles n’ont plus confiance entre elles : à malin, malin et demie ! Que cet abcès financier est loin d’être crevé ; que cette tumeur maligne, véritable cancer financier généralisé, est loin d’être enrayée car rien ne remet en cause le capitalisme financier pourtant véritable tautologie de l’argent qui fait de l’argent, et, forcément : véritable cercle vicieux !


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 23 mai 2009 12:35

                « Une mondialisation financière, dont par ailleurs, les mêmes ventaient les mérites  »

                Je ne sais pas si vous avez fait exprès, Ecometa, mais je la trouve très bonne !

                Puisque vous soulevez la question d’une monnaie mondiale parallèle, il serait effectivement important d’en fixer les changes avant que la crise ne déséquilibre l’ensemble des marchés. Autant nous avons de bonnes raison de ne pas remettre en cause notre Euro, voire de l’Améro, autant il ne contredit nullement l’idée du Bancor...Pensez vous qu’il est urgent de l’imposer dans les discussions telles le G2O et suivantes, ou trop tard pour agir dans ce sens ?


              • Ecométa Ecométa 23 mai 2009 14:34

                @ Lisa Sion

                « Une mondialisation financière, dont par ailleurs, les mêmes ventaient les mérites »... Je ne sais pas si vous avez fait exprès, Ecometa, mais je la trouve très bonne !

                Je vous remercie pour ce compliment ; bien sûr ! Quand on y réfléchi un tant soit peu, c’est tout de même un tour assez pendable que nous ont joué les Banques et les Multinationales, qui, au passage, ouvraient leurs propres banques pour opérer sur les marchés financiers : on est jamais mieux servi que par soi-même !

                Il y a également eu d’autre tour aussi pendable, et même encore plus ! Je veux parler de cette duperie véritable escroquerie économique du milieu des années 70, tout début de la mondialisation financière, et, qu’en économie, on appelait à l’époque, le « théorème de Schmidt », Helmut, de son prénom, social démocrate, ancien Chancelier d’Allemagne de l’Ouest ! Ce « théorème » économique sensé traduire une vérité économique de bon sens, disait, que « les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après demain » ; à vrai dire et au bout du compte : nous les attendons toujours ces emplois ! En effet, car, si les efforts ont bien été faits et les profits bien réalisés, ceci, sur le dos des travailleurs, de la masse laborieuse, de la « plèbe », avec, en France, une perte de 10 points de répartition de la « Valeur Ajouté » pour les revenus du travail ; les investissements, quand ils ont eu lieu, ne se sont pas réalisés là où les efforts avaient été consentis, mais sous de cieux bien plus cléments pour le capital investis ! Ils ont été réalisés, capitalisme financier oblige, dans des pays émergeants à fort potentiel de croissance économique et forcément de croissance capitalistique ! C’est, là, en Europe, avec le retour du capitalisme financier, avec le retour d’une économie de la seule rente financière, pourtant déjà tristement expérimentée, le tout début de la mondialisation financière de l’économie ; qu’après ce que l’on a appelées les « trente glorieuses »… nous vivons les « trente piteuses », voire même plus, car dans le genre capitalisme financier, l’argent pour l’argent, ou celui du capital qui se regarde le nombril : nous sommes assez bien partis !



                Vous dites : « Puisque vous soulevez la question d’une monnaie mondiale parallèle, il serait effectivement important d’en fixer les changes avant que la crise ne déséquilibre l’ensemble des marchés. Autant nous avons de bonnes raison de ne pas remettre en cause notre Euro, voire de l’Améro, autant il ne contredit nullement l’idée du Bancor...Pensez vous qu’il est urgent de l’imposer dans les discussions telles le G2O et suivantes, ou trop tard pour agir dans ce sens ? »

                Il ne s’agit pas d’une monnaie parallèle mais d’une monnaie « meta ou supra » nationale réservé aux seuls échanges internationaux, avec des taux non pas fixes, mais limités dans leurs variation, ceci, afin d’en finir avec la guerre économique, avec une spéculation affairiste essentiellement financière !

                Il n’y a pas à proprement parler d’économie mondiale, au sens précis du terme, de logique d’ensemble, même sociétale, comme il existe des économies nationales ! Ce qui existe, ce sont des échanges internationaux, un sous-système complémentaire, exclusivement complémentaire au système principal, ceci, afin de combler les manques ou écouler des surplus de production, qui, forcément, ne manqueront pas dans toute économie nationale même la plus parfaite qui soit !

                La mondialisation économique libérale est un sophisme : une lubie de libres échangistes désireux de faire du monde un marché unique ; un marché indépendant libre de toutes contraintes nationales, politiques, mêmes économiques, sociales : sociétale ! L’économie mondiale c’est l’ensemble des économies nationales et non un système constitué à part entière exclusivement de nature internationale !

                Bien sûr qu’il y a urgence à imposer dans le G 20 ce thème d’une monnaie spécifiquement internationale ! Trop tard, peut-être ; de toute façon il faudra payer les pots cassés ! Mais, forcément, si nous voulons cesser tout ce cirque : nous y viendront !

                Vous me donnez l’occasion de rectifier le paragraphe suivant, ceci, en rajoutant une précision importante.

                  

                « Sauf à fausser tout le jeu économique, celui national, comme celui des échanges internationaux, aucune monnaie nationale ne devrait être en même temps une monnaie d’échange internationale ! Actuellement, et assez étrangement, ce système de compensation international, qu’avait d’ailleurs proposé en son temps Keynes, au sortir de la dernière guerre mondiale avec le Bancor, et qu’ont pratiqué les protagonistes de la véritable affaire Clearstream, est souhaité par la Chine, et, bien sûr, pour tout le monde, toutes les Nations, et non simplement pour quelques protagonistes initiés s’entendant comme larrons en foire  : la Chine serait-elle le seul pays conscient de ce qu’il convient de faire, au plan des échanges internationaux, pour calmer ce jeu de guerre : de guerre économique ?



                Dans votre intervention précédente, celle à l’auteur, vous dites : « Il est intéressant de vous entendre apporter un éclairage particulier sur les îles paradisiaques en rêve. Tous ces 4X4 dans ces routes et rues défoncées sont pourtant à plus à leur place que sur nos routes vierges de tout nid de poules...votre mauvaise foi apparaît clairement !

                Je ne sais pas si vous l’avez fait exprès... peut-être vouliez-vous faire de l’humour en évoquant la mauvaise foi de l’auteur ! Avec une pointe d’humour vous auriez pu écrire : « en même temps, avec toutes ces routes en mauvais état, tous ces nids de poules : quoi de plus normal que d’utliser des 4X4 ?    


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 23 mai 2009 18:09

                @Ecometa,

                « Il y a tout simplement que les banques n’ont plus confiance entre elles  » Les banques se faisaient confiance quand elles s’appuyaient sur un système de contrôle résolument sûr...AAA, mais le citoyen qui sur les conseils de sa banque de dépot, a mis ses économies sur Natexis, vient de découvrir l’absence de contrôle et l’état de la spéculation sur son dos...

                @ Denis,

                " Disons que la vérité portée par le bon journaliste vient souvent –j’allais dire toujours- se heurter, entrer en conflit avec la vérité servie par le corps judiciaire." me vient cette idée saugrenue : judiciaire et judaïque sont ils amalgamique illusionnel, ou homonymie involontaire ?

                Si tel peut être le premier cas, comme le prétendraient les anti-sionnistes, il est temps d’y penser car alors, notre justice subirait les pressions de même ordre économico-politique...tout comme notre santé, notre éducation et notre univers quotidien...

                Il est donc important de séparer les pouvoirs médicaux, judiciaires, et éducatifs...du pouvoir de l’Etat primordial...

                C’est la seule façon de garantir et d’assurer l’indépendance de toutes nos institutions laïques et impartiales.


              • Reinette Reinette 23 mai 2009 12:53

                Un communiqué des Nations Unies, daté du 18 mai 2009, indique qu’en apprenant la nouvelle de sa nomination comme émissaire de l’Onu pour Haïti, Clinton a déclaré que « le bilan des catastrophes naturelles survenues l’année dernière est lourd mais le gouvernement et le peuple haïtien ont la détermination et la capacité de « mieux reconstruire » non seulement en vue de réparer les dégâts subis mais de jeter les bases du développement durable auquel ils aspirent depuis si longtemps »


                Pourtant la popularité de Clinton en Haïti a été sérieusement érodée au cours des dernières années :

                1) nombreux sont les Haïtiens qui n’ont pas pardonné à Clinton d’avoir rétabli Aristide dans ses fonctions et, surtout, d’avoir renforcé l’embargo décrété par l’Organisation des Etats américains et l’Onu contre le pays et dont le bilan, notamment sur la santé des enfants, n’a jamais été dressé. Personne n’a oublié non plus la fermeture unilatérale des comptes bancaires détenus aux États-Unis d’Amérique par des milliers de simples citoyens haïtiens qui n’étaient mêlés ni de près ni de loin au coup d’État de 1991 ;

                2) le désenchantement régnant dans le camp de La Fanmi Lavalas. En effet, alors même que les partisans d’Aristide faisaient croire que la venue de Clinton faciliterait le retour de leur chef, l’ex-président américain avait déclaré à Cité Soleil qu’il fallait regarder vers l’avenir. Pour Clinton, la page d’Aristide était donc clairement tournée. Cette volte-face n’a certainement pas plu aux lavalassiens. D’autre part, ceux qui pensent encore que la nomination de Clinton pourrait avantager le retour d’Aristide ne comprennent rien à la politique internationale et encore moins à la nouvelle politique américaine.

                3) le camp Démocrate américain a été soupçonné, sous la présidence de Clinton, de tremper dans plusieurs dossiers de corruption, notamment au niveau de la compagnie nationale de télécommunications (TÉLÉCO).



                « Aujourd’hui, nous devons mener une autre forme de lutte afin d’aboutir à notre indépendance économique, dont l’inexistence rend fragile notre indépendance politique » René Préval - 18 mai 2009
                « Nous dépendons trop de l’aide étrangère », a-t-il ajouté.


                Le plus ancien quotidien d’Haïti s’interroge sur la nomination de Bill Clinton, « présenté comme « un avocat international pour Haïti », même quand les nationalistes modérés voient déjà en lui le « nouveau gouverneur général ». Il aura « la lourde tâche d’appuyer les efforts des autorités haïtiennes en vue du développement économique et social durable du pays et de promouvoir le renforcement des capacités locales et un avenir meilleur pour Haïti . Qui va appuyer qui ? Qui va orienter quoi ? », se demande Le Nouvelliste dans son éditorial du 20 mai dernier, en ajoutant : « Qui faudra-t-il blâmer quand on s’apercevra que « plus ça change, plus c’est la même chose » ? Qui sera responsable du sous-développement ou du mal-développement du pays ? Comment des responsables d’un pays peuvent-ils accepter qu’un étranger, qui perçoit un salaire symbolique d’un dollar US annuellement, fasse le travail de développement économique et social à leur place ? ».


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 23 mai 2009 18:21

                  Reinette,

                   « Qui va appuyer qui ? Qui va orienter quoi ? », se demande Le Nouvelliste dans son éditorial du 20 mai dernier, en ajoutant : « Qui faudra-t-il blâmer quand on s’apercevra que « plus ça change, plus c’est la même chose » » A un dollar symbolique annuel, on ne pourra pas blâmer le responsable...

                  Tout ce qui importe pour les étasuniens, ce sont ces îles à portée de Yatcht ( Yachk...enfin yaucht je sais pas, j’en ai pas d’amis riches ) Cuba et Haïti, à quelques heures de voiles de florride...Le rêve, non ! 


                • E-fred E-fred 23 mai 2009 12:59

                  Bravo à vous Denis Robert.

                  Merci pour le rappel déontologique de ce que doit être « un bon journaliste »...

                  Merci de continuer à poser « les bonnes questions », ce qui nous permet aussi de réfléchir.

                  Il faut soutenir les journalistes, les bons !


                  • Daniel Roux Daniel R 23 mai 2009 13:12

                    Lorsque l’on parle de la Justice, de quoi parle t-on ?

                    Les citoyens Français, dans leur grande majorité, ont peur de l’institution JUSTICE. Cette peur est fondée par l’image de justice de classe qu’elle donne.

                    Image renforcé par la nécessité d’avoir recours à un avocat du fait de la complexité des règles et langages corporatistes, dont la charge financière est laissée au citoyen victime sous le prétexte fallacieux qu’il est normal de payer pour se défendre.

                    L’affaire Clearstream, par exemple, a bien montré la complaisance de la Justice face à la persécution judiciaire coûteuse qu’a subi Denis Robert.

                    Mais aussi les milliers de procès verbaux des inspecteurs du travail classés sans suite par les procureurs ou donnant lieu à de ridicules condamnations de la part des tribunaux.

                    Mais aussi l’interdiction faite aux citoyens de se grouper pour attaquer plus efficacement et plus économiquement des délinquants économiques.

                    Mais aussi l’hypocrisie de l’obtention des preuves dans les affaires civiles quand ces dernières sont impossibles à obtenir car en possession exclusive et protégée de l’adversaire indélicat et de mauvaise foi. Je pense notamment aux affaires opposants les salariés à leur employeur mais aussi les petits clients à leur banque ou aux grandes entreprises monopolistiques.

                    Mais aussi la faiblesse des condamnations que reçoivent les délinquants polico-financiers par rapport à la sévérité qu’ils réclament et qu’ils obtiennent pour les délinquants issus de la misère et du désespoir.

                    Lorsque l’on connait l’incroyable carrière de célèbres magistrats au service de Chirac puis de Sarkozy dans des affaires politico-économiques sensibles, la honte doit peser sur plus d’un juge français.


                    • jaja jaja 23 mai 2009 13:18

                      Le problème majeur du bon journaliste, qui doit lui aussi gagner son pain, c’est que ses patrons, les magnats de la presse, sont aussi les marchands de canons et les financiers qui dominent le monde....

                      Il y a peu de journalistes, suffisamment forts et intègres, pour mordre la main du voleur qui les nourrit...


                      • pallas 23 mai 2009 13:44

                        Je ne suis pas d’accord avec toi Denis Robert

                        Sur le fond tu veux une societe de justice et d’egalité. Mais le puple est corrompu, chaque individues a le coeur corrompu.

                        Je suis pour l’avenement d’une societe d’une totale injustice ou chacun sera ecrasé, ou le sentiment de solitude sera le seule sentiment et surtout l’impuissance, que l’ego de chaques etres, soient aneantis.

                        De toute maniere Denis Robert il faut que le peuple paie les consequences de ces actes et ce n’est pâs a des etre comme toi de te sacrifié pour la masse débilisé, la masse dois aussi apprendre ou s’ecrasé.


                        • ZEN ZEN 23 mai 2009 14:11

                          So sprach Pallas !...Hélas !

                          Merci Denis Robert !


                        • Ecométa Ecométa 23 mai 2009 15:03

                          @pallas

                          La démocratie n’est pas donnée, elle est compliquée et demande une vigilance de chaque instants ; d’autant plus que ses ennemis sont malins, souvent très instruits, et bien plus nombreux qu’on l’imagine généralement !

                          Les « Elites » sont parfois diaboliques et cynique dans leur façon d’opérer. Le plus souvent le peuple est floué, trompé, abusé, manipulé ; qu’il se laisse un peu trop facilement faire, et qu’à ce titre, il porte une certaine responsabilité : sans aucun doute ! Pour autant, souhaiter au peuple tous les malheurs du monde, tomber au plus bas pour ensuite renaître de ses cendres, et je pense que c’est là où vous voulez en venir...  c’est tout de même excessif !

                          Nous sommes sensés être plus intelligents collectivement, sociétalement ; la nécessité sociétale est sensée limiter les excès de l’individualisme, précisément en intégrant des concepts comme l’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altruisme ! Il est vrai que le système dominant n’a rien d’ontologique, ni de déontologique, forcément pas davantage éthique, ni altruiste : que c’est même tout le contraire !


                        • Abolab 23 mai 2009 15:07

                          "Je suis pour l’avenement d’une societe d’une totale injustice ou chacun sera ecrasé, ou le sentiment de solitude sera le seule sentiment...« 

                          C’est la réalité actuelle de notre monde, bien malheureusement

                           »...et surtout l’impuissance, que l’ego de chaques etres, soient aneantis.« 

                          Et cette réalité actuelle est justement le fait que l’ego de chaque être est la seule norme qui soit. Depuis la toute petite enfance, cette idée de »moi« est cultivée chez chacun d’entre nous, et l’égo est sans cesse mis en valeur et érigé comme norme ultime, à travers le culte de l’ambition, du succès personnel, de la réussite sociale...etc etc.

                          Cette idée mise en valeur tant par les politiciens et leurs systèmes que les traditions dites »religieuses« cultive la séparation entre les êtres humains : le »moi« et le »non-moi", et cette division, à la base de toute notre structure psychique, se retrouve dans toutes les constructions de la pensée (nations, groupes...etc) qui n’en sont que le continuum externe.


                        • Marianne Marianne 23 mai 2009 14:52

                          Merci et bravo Denis Robert pour le travail que vous avez accompli et que vous continuez de faire et pour la haute estime que vous portez au métier de journaliste.

                          Les combats que vous avez menés contre ceux qui voulaient vous faire taire vous honorent. Et comme vous le dîtes, le journaliste se doit de veiller à l’oeuvre de justice :

                          « Disons que le journaliste qui écrit, commente, intervient dans le domaine judiciaire est là pour rappeler aux magistrats qui auraient tendance à l’oublier qu’ils sont d’abord dans les tribunaux pour rendre justice. Et donc être juste. En cela, le journaliste -le bon journaliste- est toujours un emmerdeur, un empêcheur de juger en rond. »

                          Et vous avez encore raison lorsque vous affirmez :

                          « La crise financière que nous vivons aujourd’hui et qui met le projecteur sur ces paradis et ces multinationales de la finance prouve que j’ai eu raison de résister. Elle le prouvera de plus en plus. Ce qui rend ma détermination inébranlable c’est qu’au delà de mon cas personnel, j’ai le sentiment que c’est toute la profession de journaliste qui risque de perdre ou de gagner une partie importante. »
                           


                          • pallas 23 mai 2009 15:27

                            Ecomata,

                            La destructuration de nos societes, la violence de plus en plus exacerbé de nos concitoyens dans un monde qui est en train de mourrir de plus en plus rapidement.

                            En 2050 sa sera le cauchemard sur Terre, le livre « 1984 » pourra etre comparé au paradis face a se nouveau monde qui s’annonce.

                            Justement nous sommes en democratie, le peuple a elu ces chefs, donc le peuple est le premier responsable, le role du politique est bouc emissaire.

                            Ou je veux en venir ? nul part, je n’attend rien de mes contemporains, nos aieux ont tous ete barbare, on peut remonter tres loin dans le temps en commençant par le cruel « Assur-nasi-apli » dont son nom terrifia des milliers d’individues et qui assassina son propre pere pou avoir le trone.

                            Aujourd’hui nous vivons sous une dictature administrative, au debut des années 1900 les intellectuels disaient que nous courrions droit a la catastrophe, extremisme, fanatisme, solitude, transformation de l’homme en machine du systeme.

                            Les dés sont jettés et quoi que l’ont tentent, le futur sera un cauchemard, sa sera digne de l’enfer. Les anciens diraient que les dieux vont se mettre en colere.


                            • appoline appoline 23 mai 2009 16:36

                              @ Pallas,

                              Vous parlez de 2050, il faut d’abord que nous y arrivions, tous les oracles s’accordent à dire et ce depuis des millénaires, qu’une date butoir va nous donner du fil à retordre, en l’occurrence 2012 et pour une fois ce ne sera pas la faute du nain du jardin.


                            • Ecométa Ecométa 24 mai 2009 12:32

                              @pallas

                              @appoline

                              De même que la première condition pour résoudre un problème est de reconnaître qu’il existe ; pour qu’une chose arrive, pour que l’Humanité progresse et pas uniquement technoscientifiquement mais aussi et surtout « humainement », la première chose c’est d’y croire : autrement cela n’arrivera jamais !

                              Je reconnais que les pires ce sont les indifférents ; autant que les cyniques qui nous gouvernent ! pour autant rien n’est évident, l’Humanité ne peut qu’expérimenter : procéder par erreur et réussites ! Le progrès de l’Humanité ne peut donc pas être linéaire... il ne peut être qu’en relief avec des creux et des rebonds ! Il se peut même, parfois, comme en ce moment, que le chaos domine ! Je n’oublie pas que le XX è siècle, s’il a été un siècle de progrès scientifiques et techniques absolument incroyables ; qu’en même temps il a été un véritable siècle de barbarie car le plus meurtrier de toute l’histoire de l’humanité ! Nous sommes en droit de nous interroger : est-ce réellement cela le progrès humain ? Non et de nos jours, il n’y a vraiment pas de quoi être satisfait de la tournure prise par les évènements car socialement, économiquement, politiquement comme intellectuellement, culturellement et démocratiquement nous régressons. Pour cause puisque l’économisme, autrement dit la société au service de l’économie et l’économie qui se regarde le nombril, domine la société. Tout ceci n’est pas sans relation avec cela et c’est ce qui fait que partout dans le monde, ce monde dit « moderne », c’est le parti des abstentionnistes qui est le plus important, et c’est ce qui fait le lit des extrêmes. De la sorte, ce sont les « j’m’en-foutistes » et les « indifférents » qui répondent de la sorte aux dirigeants et à leur savoir élitiste hypocrite, à cette technocratie jusqu’au-boutiste ! Pour autant l’abstention n’est pas la solution.

                              Les choses ne sont pas facile et les gens sont perdus : totalement perdus ! Ils n’ont plus aucune croyance et surtout celle qui leur a été enseigné à l’école de la « République » comme les principes du même nom, de « Liberté », d’« Egalité » et de « Fraternité » ; des principes républicains qu’une économie libérale, qu’un libéralisme économique libertaire et liberticide contredit en permanence ! Une liberté républicaine forcément conditionnelle car de nature sociétale, et non une liberté inconditionnelle libéraliste systémique ! Une égalité républicaine en droit et en devoir et non égalitariste ou communiste ! Une fraternité républicaine et non une classe au service d’une autre dirigeante et élitiste ! Les gens, et il y a de quoi, sont perdus ; ils ne savent plus à quel Saint ou plus exactement à quelle Sainte se vouer : la Sainte République, la Sainte Démocratie, la Sainte Politique ou la Sainte Science Economique, ou même la Sainte religion ? Tout ceci, toute cette confusion, cette indécision, cette manipulation, fait le lit des intégrismes et des communautarismes de toutes sortes ; c’est ainsi que le populisme et ses corollaires que sont le racisme et la xénophobie reprennent du poil de la bête un peu partout dans le monde. Ce n’est pas la fin de l’histoire prêchée depuis deux siècles par les tenants du libéralisme et du libre échangisme, et récemment reprise par Francis Fukuyama : c’est bel et bien l’histoire qui se répète !

                              C’est vrai que dans nos sociétés dites modernes et donneuses de leçons, au lieu de parler de démocratie, ne devrions-nous pas plutôt parler de ploutocratie, d’oligarchie, de technocratie, d’énarchie, voire d’économicratie crétine ? Enfin, parler de toute autre chose, de tout ce que l’on veut, mais pas de réelle démocratie. Même si c’est primordial, il ne suffit pas qu’il y ait processus électoral pour dire qu’il y a réellement démocratie. La démocratie est complexe, extrêmement complexe et comme toute les choses complexes facilement manipulable, de mille façons et, visiblement, certains ne s’en privent pas !

                              Certes, et j’en conviens, les choses vont mal, même très mal, mais cessez d’être des oiseaux de mauvais augure : 2050, 2012 ! Nous sommes d’accord sur le constat mais il faut dépasser ce constat, s’interroger sur tout, dire ce qui va et ce qui ne va pas, même surtout ce qui ne va pas, puis fonction de cette analyse proposer des solutions. En fait, la démocratie, les principes de la république et mêmes ceux d’Humanité, s’ils ont été découverts à l’époque de ce qu’on appelle l’Antiquité, ont mis pratiquement deux millénaires pour nous parvenir. Quant à l’école de la République, elle a à peine un siècle : un peu de patience ; et ne cessons pas de remettre l’ouvrage démocratique et républicain sur le métier au lieu de baisser les bras ! Personnellement, je crois aux principes d’humanité, à ceux de la République, comme à la démocratie. Regardez bien et vous verrez qu’il y a des éléments qui permettent de croire au progrès de l’humanité.

                              Ce n’est pas facile, et même pas évident du tout, mais nous devons tous savoir dire « NON » quand nous estimons que les choses ne vont pas ! Ceci, dans notre vie professionnelle comme dans notre vie de tous les jours, et quitte à en payer le prix, même le prix fort... et je sais de quoi je parle ! A notre manière nous devons tous être des « Denis Roberts » : être des emmerdeurs et des empêcheurs de tourner en rond quand les choses ne vont pas ! C’est à ce prix que l’humanité progressera !

                              Il y a l’Humain avec des « Principes », des principes philosophiques, ceux d’ontologie, de déontologie, d’éthique et d’altruisme, ou encore ceux de la République, ou celui de démocratie, qui les rejoignent ! Mais les choses sont allez rapidement, très rapidement, trop rapidement, c’est ainsi que nous avons sauté la case philosophie, que nous sommes passés de la pure croyance religieuse, d’une vérité soi-disant révélée par Dieu, à la croyance dans une vérité pure scientifique pourtant pur sophisme car la science pose autant de problèmes qu’elle en résout ; voire même beaucoup plus ! Ceci, cette évolution mal contrôlée, « scientiste », du « comment sans le pourquoi », véritable imposture intellectuelle, n’est pas sans poser de très graves problèmes ! Il nous faudra du temps pour digérer toute cette évolution, pou faire la part des choses : pour calmer cette fuite en avant économico technoscientiste ! Du temps pour mettre en conformité notre savoir et nos principes : ceux d’Humanité ! Les difficultés auxquelles nous sommes confronté sont avant tout de nature fondamentale ; c’est un vrai problème de savoir auquel nous sommes confrontés : de cohésion de notre savoir ! Nous avons un vrai problème de compréhension, de compréhension de la réalités, des réalités : un problème de paradigme ! En effet, il y a belle lurette que nous ne cherchons plus réellement à comprendre les choses, qu’esprit scientifique oblige, nous réduisons et manipulons tout ! Nous croulons sous un aveuglement paradigmatique exclusivement scientifique et même scientiste : la science pour la science ! Un paradigme désormais technoscientifique, qui, de plus en plus, participe de la réification de l‘être humain ; un être humain qui devient une chose comme une autre : manipulable au même titre qu’une autre ! Un aveuglement paradigmatique qui nie l’humain et les principes d’humanité, qui privilégie le quantitatif, le productivisme humain, au détriment du qualitatif humain !

                              C’est simple, on pourrait même dire simpliste, mais pour notre époque moderne au modernisme, celle du changement pour le changement, véritable paroxysme de modernité et plus simple modernité, la science est devenue générique de savoir et du « SAVOIR » et, il n’y aurait plus de « valeurs », comme d’ailleurs de « PRINCIPE », que de nature scientifique et technique ! Au diable l’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altruisme : tous ces acquits intellectuels humains ! Renvoyée aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire la « métaphysique », cette « épistémologie » première, cette  première philosophie et interrogation sensée qui sortait l’humain de l’état de pure croyance. Une question se pose : sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs scientifiques et techniques ? Non, il semblerait que non ; il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent car toujours aussi ignorant de l’humain ; voire même de plus en plus ignorant de l’humain et des principes d’humanité !

                              Pour être plus intelligents, il conviendrait de remettre le concept d‘ « Humanité » au centre de notre développement et non celui d’« humanisme »... d’un progrès scientifique et technique à tout prix et à n’importe quel prix !


                            • Emmanuel Aguéra LeManu 23 mai 2009 15:43

                              M. Robert, s’il était un journaliste que je devais respecter, ce serait vous.

                              Problème : je n’en respecte aucun qui se présente comme tel.

                              Je respecte ô combien votre travail, et vous propose de remplacer le mot journaliste par celui de citoyen dans tout votre article. Ca sonne pas mal, bien qu’alimentairement parlant, ça laisse un peu à désirer…

                              Oui, la défense de la Cité est l’affaire du citoyen, comme de remplir un journal écrit ou parlé celle du journaliste.

                              L’heureux fait que le papier disparaisse (la télé de saurait tarder à suivre, du moins celle d’aujourd’hui), conjugué au non moins heureux fait que tout citoyen se retrouve aujourd’hui à même de diffuser ses opinions plus vite, plus loin et plus fort que Paris-Match, font du journalisme-"mission professionnelle" une notion aujourd’hui obsolète. Quel qu’en ait été sa motivation ou le bien-fondé de sa légitimité, même citoyenne, pour certains.

                              Vos mésaventures luxembourgeoises (il me plaît à vous surprendre en disserter à nouveau : ce n’est pas fini, et votre nom entrera dans l’histoire, M. Robert ; je vous renouvelle mon soutient total et inconditionnel dans cette affaire, et mes remerciements (…citoyens !) de l’avoir exposée) auraient-elles été possibles si elles avaient en leur temps été relayées par Agoravox, Backchich, Rue89 ou autres, au lieu des tréditionnels et très« corporate » média ? Permettez-moi d’en douter. Je pense même que le retentissement en aurait été salutaire… pour vous et fatal à d’autres. Serait-ce arrivé 8 ans trop tôt ?

                              Le Rôle dérangeant du « journaliste vrai » que vous défendez, qui traque la vérité du pourquoi du comment, est un pléonasme. Personne n’apprécie qu’on expose les cadavres trouvés dans son placard. Reste à ce « fouteur de merde »de réaliser qu’il est avant tout un citoyen lambda qui joue le rôle de citoyen dicté par la conscience sociale qu’il aura l’heur de posséder, et qui lui confère une responsabilité vis-à-vis de la collectivité. Et d’arrêter la défense anachronique du « journalisme institutionnel », dont les derniers représentants qui resteront seront, très logiquement, les plus asservis au système (et là, les surprises seront nombreuses, les noms relevés sur la liste des « artistes » POUR Hadopi nous le laisse augurer… Boycott !). A quand un hadopi pour « protéger » le droit d’informer ????

                              A ce prix la dénonciation restera une arme crédible. Mais, vous le savez déjà, vous l’avez payé assez cher. Sous cet aspect, cher confrère-citoyen, cet article ne vous mérite donc pas.

                               

                              Ceci-dit, comme les moines copistes à l’arrivée de Gutenberg (comme les marchands de bougies à celle d’Edison, comme Universal à celle de Naspter, comme Renault, comme Maxime Le forestier, et…, on peut y aussi passer la nuit si vous voulez) la presse d’information honnête doit repenser son service si elle tient à en vivre. Pour s’enrichir, on verra plus tard.

                               

                              Et le web en sera (en est déjà, le fait que j’écrive ces lignes le prouve) la plateforme privilégiée.


                              • alberto alberto 23 mai 2009 16:02

                                Salut, Denis Robert, et merci de nous donner quelques (bonnes) nouvelles : ton silence sur AgoraVox nous inquiétait un peu !

                                Mais je vois que tu as toujours la niaque et c’est bien rassurant...

                                A+ et bien à toi.


                                • pallas 23 mai 2009 17:24

                                  appoline,

                                  Vous ne voulez pas comprendre. Nous vivons dans une societe qui est corrompu de la base jusqu’a l’elite. Jugez la corruption des elites reviendrai a dire de juger sa propre corruption individuel. Certe la corruption du citoyen lambda se chiffe a quelques centaines d’euros jusqu’a quelques milliers et les elites sa tourne a des millions d’euros.

                                  Pour autant cela a d’enorme consequence, les hommes et femmes de bonnes volontés, qui ont de l’intelligence, qui sont honnetes sont systematiquement rejetté et mis a l’ecart.

                                  La societe tombe dans d’enormes travers, de violences, extremisations, criminalisations, abrutissement generalisé des masses qui est du a eu meme et non d’un pseudo complot mondial. Cela s’appel la « decadence ». Le probleme de cette decadence c’est qu’il n’y a pas pire moment ou elle arrive, avec la destruction de notre planete, la rarefaction des ressources energetiques, la destructuration de notre societe va encore s’aggraver.

                                  En d’autre terme le combat de Denis Robert est louable, c’est un homme de bonne volonté qui combat dans une societe totalement sclerosé ou meme le petit citoyen lambda est corrompu de coeur.


                                  • Emmanuel Aguéra LeManu 23 mai 2009 17:32

                                    Cette « décadence » est une chance, Marie Bernadette !
                                    Rien n’empêche le « petit citoyen lambda est corrompu de cœur » de se réveiller. Ton commentaire le prouve. Je viens de répondre à DR que la seule conscience de notre propre citoyenneté est la clef de voûte de ce rêve, réveil, révolution.
                                    ok ?


                                  • Yvance77 23 mai 2009 17:53

                                    Salut,

                                    Denis Robert, John Paul Lepers, Brun Gaccio et quelques rares autres devraient être déclarés espèce journalistique protégée ...

                                    A peluche


                                    • maharadh maharadh رجل حر 23 mai 2009 18:25

                                      S’il est vrai que, face à la tyrannie, la liberté est au bout du fusil, il ne faudrait pas oublier que, dans la vie quotidienne de chacun-e, la liberté est aussi au bout de son savoir ! Ne pas savoir ou, plus exactement, refuser de savoir, ce n’est pas une erreur mais une faute dont le prix est terrible puisqu’il est celui du renoncement à ou de la perte de sa liberté.

                                      Pourquoi des types comme Denis Robert sont rares ?


                                      • ZEN ZEN 23 mai 2009 18:40

                                        On n’oublie pas tous les journalistes tués en Irak , qui ont refusé d’être « embarqués »


                                        • Nicole 23 mai 2009 23:35

                                          Merci, et continuez !


                                          • Emmanuel Aguéra LeManu 23 mai 2009 23:55

                                            Robert président !

                                            (excusez-moi, je n’ai pas résisté)


                                            • Christoff_M Christoff_M 24 mai 2009 06:47

                                              le bon journaliste comme le bon enquêteur va aller gratter la ou personne ne pense à gratter,

                                              et si on lui fait remarquer qu’il perd son temps et qu’on essaye de le dissuader d’aller plus loin, en évoquant tous les motifs plausibles et inimaginables, du genre les amis qui se manifestent en lui disant « tu perds ton temps, laisses tomber, ça ne mène à rien » ou mieux « je t’aurais prévenu !! »...

                                              surtout si on l’incite à ne pas aller par la ou à ne pas fouiller dans cette direction, il persiste et il va fouiller encore plus loin, en reprenant tout à zéro, en écoutant son instinct, sa petite voix intérieure...

                                              Encore faut iil qu’il lui reste quelques appuis dans des cas délicats, des soutiens financiers, et une issue pour faire sortir l’information ou relater les faits relatifs à une investigation...

                                              That is the problème !! souvent on ne sait pas ou une enquête peut mener... monsieur Robert en sais quelque chose...


                                              • Christoff_M Christoff_M 24 mai 2009 06:55

                                                Un bon enquêteur est un inconnu ou plutôt un personnage passe partout, un personnage anodin en apparence dont les traits sont moyens comme eut dit Pierre Dac, qui n’éveille aucune attention, ni aucun soupçon, tellement son allure est moyenne, peu typique et donc rassurante pour ceux qui assurent le contrôle et la surveillance...

                                                Je pense qu’il est difficile de rester un bon enquêteur ou un bon investigateur lorsqu’on commence à etre connu, fiché ou simplement identifiable... le mieux étant un monsieur anodin qui travaille, que l’on croise et qui peut vous approcher...

                                                Les sociétés se méfient terriblement maintenant des faux vigiles, faux personnels de nettoyage, faux livreurs, et nombreux petits métiers peuvent preter à couverture pour espionner qqu’un ; le journaliste et le photographe sont peut etre trop visibles à un moment donné !!


                                                • Nadia Nadia 24 mai 2009 08:10

                                                  « Le courage ,c’est de refuser la loi du mensonge triomphant ,de chercher la vérité et de la dire » JEAN JAURES

                                                  www.memejusticepourtous.vox.com


                                                  • chmoll chmoll 24 mai 2009 09:35

                                                    le 12 mars 2009 dans la cadre d’un colloque réunissant des magistrats, journalistes et policiers organisé par l’ONU portant sur les rapports entre média et justice lors des enquêtes pénales.

                                                    pas la peine d’attendre la réponse l’12 mars , tout vas bien


                                                    • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 24 mai 2009 17:25

                                                      La disparition programmée de la lutte contre la délinquance financière plus une réforme de la justice consacrant la main mise directe par le parquet (donc du pouvoir étatique) sur toute les décisions de justice font qu’il va bientôt être impossible pour tout journaliste « honnête » d’enquêter sur les magouilles politico-financières. 

                                                      Cet état de fait plus d’autres signes inquiétants(*) font que nous allons donc tout droit vers un totalitarisme mou nouveau style, à la Berlusconi mélange de peepoolisation+démagogie+méthodes mafieuses le tout sans complexe. Les médias dans leur ensemble n’assurant plus leur rôle de contre pouvoir, il n’y a qu’à voir l’absence de traitement médiatique sur la longue grève des universités et de la recherche...

                                                      (*) Volonté de contrôle par le « prince » des télévisions publiques et privées, d’internet par le moyen d’Hadopi, désignation des hommes du « prince » dans les entreprises (affaires Pérol et Stéphane Richard),  criminalisation des citoyens avec la stigmatisation d’un nouvel ennemi intérieur « pseudo mouvance anarko-autonomeu »affaire Julien Coupat et bien d’autres encore...


                                                      • Reinette Reinette 24 mai 2009 23:27

                                                        Un bon journaliste pose des questions. Certes. Il attend aussi des réponses. Un bon journaliste pose d’abord des questions gênantes. Et doit s’accrocher pour trouver les réponses. Denis Robert

                                                        à Denis Robert

                                                        En 2001, un ami m’a fait un cadeau, votre livre : Deux heures de lucidité. Entretiens avec Noam Chomsky.

                                                        Puis Révélation$ ;

                                                        puis La Boîte noire. quatrière de couverture : Au départ, ce devait être une petite enquête. Et les ennuis sont arrivés. En même temps que les menaces. Les banquiers n’aiment pas qu’on dévoile leurs secrets.


                                                        J’en conseille assez souvent la lecture. Bizarrement je ne trouve pas vos livres dans la bibliothèque de mon quartier. Ce serait assez intéressant de savoir si c’est le cas dans les autres bibliothèques, en France. (à moins que ce soit votre choix ?)

                                                        Salutations.


                                                        • Reinette Reinette 24 mai 2009 23:34

                                                          AUCUN régime ne résisterait à l’inventaire de ses arrières-boutiques.


                                                          • Denis Robert Denis Robert 25 mai 2009 09:36

                                                            Merci pour ce vote digne de l’UMP version Sarko et pour vos réactions que je viens de lire et que je trouve toutes intéressantes. Pour ceux qui cherchent mes livres, on peut les trouver en librairie et dans les bibliothèques qui en font la demande. Sauf « Révélation$ » en raison des procès. Sa cote flambe d’ailleurs sur le net (150 euros sur Amazon...). Pour les films, c’est plus compliqué... Pour ceux qui souhaitent prolonger, il y a le site de soutien « lesoutien.blogspot.com » (nouveaux tee shirts très fashion). Pour le reste, un roman (« naissance d’un héros » chez Julliard et une expo (galerie W 44 rue lepic Paris 18) à la rentrée. Et un film « Bankable » en cours de tournage et de financement. J’oubliais aussi Le procès de septembre où je vais retrouver pendant un mois mes « amis » Gergorin, Lahoud, DDV et mon ami Florian Bourges. Du travail, des pressions, de l’aventure. La vie, quoi.

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