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Le contrôle des médias n’est pas d’actualité

Pays le plus connecté à Internet dans le monde avec le débit le plus rapide et une population 10-40 ans à 99% sur la toile, la Corée du Sud n’en reste pas pour autant un pays où les relations entre l’industrie digitale et le gouvernement sont au beau fixe.

Depuis sa prise de pouvoir et surtout l’ampleur des manifestations qui se sont tenues contre sa politique en 2008 grâce à la diffusion par les médias digitaux, le président Lee Myung-Bak a toujours souhaité imposer de nouvelles règles aux utilisateurs d’Internet. Mais il ne pensait peut-être pas faire face à une telle résistance qui ne cesse de croître.
 
Pour les utilisateurs, le gouvernement est allé trop loin. Le dernier conflit en date est survenu après que les autorités de censure (KOCSC) et la police coréenne (NPA) aient demandé au KISO (organisation indépendante de l’Internet en Corée) de faire retirer un certains nombres de commentaires sur certains blogs, commentaires qui dénonçaient une conspiration du gouvernement concernant la réalité du naufrage du navire Cheonan fin mars, les autorités ayant annoncé qu’une torpille nord-coréenne était à l’origine de l’incident.
 
Pour le KISO, qui représente les grands leaders de l’industrie de l’Internet en Corée (NHN, Daum, SK Communications, Yahoo ! Korea, etc.), cette demande n’a strictement aucun motif juridique recevable. En tout, ce sont 16 commentaires qui posent problèmes ainsi qu’un blog intitulé « Cheonan a été coulé par un sous-marin américain ». Le KISO précise dans sa réponse aux autorités que les bloggeurs ont certains droits en termes d’opinions, même si celles-ci ne sont pas fondées.
 
« La demande du KOCSC n’a pas été confirmée comme une demande officiellement administrative et peut simplement être prise comme une recommandation » précise un représentant du KISO. Le gouvernement compte pour sa part multiplier les moyens de contrôler la toile en Corée du Sud.
 
Différentes mesures voient le jour au fil des mois : limitation de l’anonymat, régulation des sites Internet sous le même cadre juridique que les autres médias, contrôle du droit de censure, etc. La suppression d’articles, de commentaires et de photos essayée l’an dernier a poussé certains bloggeurs coréens à s’orienter vers des plateformes internationales, comme Google, le gouvernement ne pouvant avoir la main dessus.
 
Pour les trois géants de l’Internet en Corée, Naver, Daum et Nate, il est désormais hors de question d’accepté de répondre favorablement aux demandes des autorités. Le combat des sites Internet prend véritablement forme !
 
Bienvenue en Corée du Sud


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Arosmik

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