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Le journalisme après internet

 Note de lecture

« Le journalisme après internet », Yannick Estienne, L’Harmattan, 2007, 313 p., 31 €.

Voyage au pays des soutiers de l’information en ligne, ces journalistes invisibles, « hybrides » et « dominés », qui travaillent dans les sites web d’information...

Le chercheur voit dans ce journalisme d’un nouveau type « un laboratoire pour le journalisme du futur », qui se développe « sous l’emprise du marketing » et détourne les outils et la culture participative du Web 2.0 et du journalisme citoyen pour conforter les « médias marchands » face à des internautes réduits au rôle de client et de consommateur...

Si Yannick Estienne ne voit pas là « la fin du journalisme », il s’agit bien tout de même d’une transformation en profondeur...

Yannick Estienne est docteur en sciences de l’Information et de la Communication et chercheur associé au CRAPE-Rennes 1 (Centre de Recherches sur l’Action Politique en Europe).

Le chercheur Yannick Estienne se place délibérément en marge de ces « discours techno-eschatologiques », celui d’un Bruno Patino par exemple (lire dans la bibliothèque de novövivison : « Une presse sans Gutenberg »), qui « défendent l’idée qu’internet a provoqué une rupture radicale dont on ne prendrait véritablement qu’aujourd’hui la mesure ».

Son livre est le résultat d’un travail universitaire, qui mobilise les outils de l’ethnographie. C’est une plongée dans les entrailles du journalisme en ligne, tel qu’on le fait aujourd’hui dans les sites web d’information français. C’est une enquête de terrain, qui dévoile sans fard le monde invisible des soutiers de l’information en ligne, ces« journalistes dominés », au profil « hybride », sans prestige, sans autonomie, soumis à une logique commerciale, en marge des canons déontologiques professionnels.

Mais c’est aussi une thèse, qui avance que le journalisme en ligne est « un laboratoire pour le journalisme du futur », « sous l’emprise du marketing », effaçant peu à peu les frontières entre professionnel et amateur, entre publicité et rédactionnel, entre information et divertissement, qui anticipe une révision en profondeur de la culture du métier, dont « les ambitions pédagogiques et citoyenne doivent être revues à la baisse » au nom de la logique consumériste.

L’auteur propose une analyse percutante de cette « ruse de la raison “participative” », qui consiste aujourd’hui à récupérer, à instrumentaliser même, la culture libertaire du « journalisme citoyen », associée aux outils du Web 2.0, pour conforter « la position des médias marchands comme acteurs incontournables de l’information sur internet »... « ce qui conduit [le chercheur] à tempérer l’enthousiasme militant des défenseurs des outils et technologie de“ l’ère participative” »...

Histoire et économie de l’information en ligne

Dans un rappel de la courte histoire du web, depuis 1995, Yannick Estienne souligne que, dès leur arrivée en ligne, les médias traditionnels ont dû faire face à une concurrence d’un nouveau type qui remettait en cause leur monopole de la production de l’information.

Dans des rapports complexes de concurrence directe, de sous-traitance et de partenariat, les médias ont affaire en ligne à des agences de contenus, des portails et des agrégateurs, à des « éditeurs 100% web », dont les journaux en ligne n’ont pas d’équivalent papier, qu’il s’agissent d’ailleurs de webzines militants ou commerciaux...

Le cas des agrégateurs, tels GoogleNews, qui a fait « par le passé l’objet de vifs débats et polémiques », car ils se situent « à la limite de la légalité » en matière de propriété intellectuelle, réalisant même « le “fantasme technologique” du journal sans journalistes, conçu à 100% par les machines », et reposant sur « le mythe de l’objectivité journalistique revisité par le positivisme technicien »...

L’arrivée sur internet des médias traditionnels est très loin de marquer une rupture dans leur histoire, souligne l’auteur avec justesse, contre bien des idées reçues. Ils étaient en effet pionniers sur le Minitel, mais l’étape décisive de cette histoire se situe bien en amont, au cours des années 80, avec la considérable mutation technique de la presse qui consista à informatiser les rédactions bien avant l’invention du web.

Cette informatisation des rédactions, qui permettait la numérisation de l’ensemble de la chaîne de production, depuis le rédacteur jusqu’à l’imprimerie, avait pour objectif la réalisation d’importants gains de productivité industrielle, et conduisit à une réduction très importante des emplois d’ouvriers d’imprimerie dans les journaux. Et c’est bien cette « informatisation des rédactions [qui] fut le préalable à l’émergence d’une véritable presse électronique ». Avant de placer un ligne un contenu éditorial, encore fallait-il, en effet, qu’il soit disponible sous une forme numérique...

Après le Minitel, avec l’arrivée d’internet, « l’histoire de la presse en ligne peut se découper en trois périodes : les balbutiements, l’explosion, et enfin la crise qui annonce l’entrée dans l’âge de la maturité » : « le temps des pionniers (1995-1998) » ; « l’essor de la presse en ligne (1998-2001) » ; « la crise (2001-...) ».

« Les filiales, les services et les rédactions Web des journaux [ont été] profondément déstabilisés par la crise » de 2001, l’« éclatement de la bulle internet », qui provoquera « la chute des investissements et des recettes publicitaires », entraînant l’effondrement de nombreuses entreprises internet et la restructuration en profondeur des survivantes.

Cette crise aura été « un noeud dans l’histoire du web », forçant l’ensemble du secteur à se poser douloureusement la question de son « modèle économique » (gratuit, payant, mixte...), une question jusque-là « différée » et qui ne semble toujours pas résolue aujourd’hui, tant l’économie de l’information en ligne reste « incertaine »...

Un journalisme dominé, aux contours flous

Les métiers de l’information en ligne sont « jeunes et extrêmement labiles », mais surtout marqués, comme le révèle cette enquête, par une indifférenciation entre métiers de l’information et métiers de la communication qui « ne cesse de progresser ». Dans ce cadre, « le flou règne d’autant plus facilement sur les frontières professionnelles que le journalisme en ligne ne peut, aujourd’hui, être défini que “mollement” ».

Des métiers de l’information, « qui se situent juste en marge du journalisme », se développent en ligne « dans un contexte extrêmement instable », qui les fragilise et « contrarie leur structuration » : webmaster, webmaster éditorial, chef de projet... Des métiers « hybrides » apparaissent qui « incorporent ces trois dimensions (technique, éditoriale et commerciale-gestion) ».

"La séparation entre métiers du journalisme et métiers de la publicité et de la communication se situe au fondement de la légitimité de la profession de journaliste. (...) Or, cette séparation formelle entre le journalisme et les métiers de l’information-communication reposent sur des bases de moins en moins solides. (...) Ces frontières sont encore plus fragiles sur le média internet qu’ailleurs. Malgré une volonté clairement affichée de dissocier les journalistes des autres professionnels de l’information sur internet, une certaine forme d’indifférenciation l’emporte, tant les territoires des journalistes en ligne sont mouvants."

 

L’attribution de la carte de presse à ces journalistes en ligne n’a pas été sans difficultés, tant « la Commission [de la carte d’identité des journalistes professionnels, chargée de son attribution. NDR]réaffirme en permanence le mythe du journalisme “pur” séparé de la communication et du commerce, “impurs” ».

De plus, cette carte n’étant pas attribuée sur des critères professionnels (le travail effectué est-il ou n’est-il pas du journalisme ?), mais sur des critères juridiques (statut juridique de l’employeur) et économiques (part des ressources du demandeur provenant d’une entreprise de presse), « beaucoup de rédacteurs web ne peuvent prétendre obtenir la carte de presse et doivent renoncer aux avantages matériels ainsi qu’à la sécurité et au prestige qu’elle procure » et « se trouvent rejetés hors de l’espace journalistique dans une zone indéterminée du monde de l’information-communication ».

Les offres d’emploi « relevant des activités éditoriales en ligne » témoignent de « beaucoup d’ambiguïté », entre le travail auquel elles correspondent, la dénomination qu’on lui donne, et le statut qui lui est attaché, accentuant « les effets de brouillage sur la frontière ».

Internet est souvent perçu par les jeune embauchés « comme un bon “sas” d’entrée dans le journalisme », selon le principe qui veut que « le journalisme en ligne mène à tout à condition d’en sortir ». D’ailleurs « une partie importante de la population de travailleurs de l’information en ligne qui a émergé avec l’essor du média internet a quitté les rangs du journalisme après la crise ».

La « spécialité » de journaliste « en ligne » a toujours « du mal à s’imposer en tant que telle dans le champ journalistique ». « Peu nombreux, invisibles et inconnus du public, ces derniers disposent de très peu de pouvoir (...) et effectuent souvent un travail, sinon ingrat, du moins peu valorisant. » Ils n’ont « pas conscience de faire partie d’un groupe » et n’ont donc « ni représentant, ni porte-parole, ni organe représentatif ».

L’enquête de Yannick Estienne révèle « un puissant clivage entre deux grandes catégories : les journalistes des sociétés internet [médias 100% internet] et les journalistes des sites-titres ([adossés à un média traditionnel] ».

"Les journalistes des sites Web des médias traditionnels souhaitent en priorité affirmer leur légitimité aux yeux de leurs pairs des médias traditionnels. Quant aux journalistes des médias 100% Web, leur priorité semble être de construire les bases de cette légitimité qui leur est déniée."

 

Les rapport entre les journalistes web des sites-titres et ceux du médias traditionnel auquel ils sont adossés sont « troubles » : sentiment d’un « manque de considération » et de « reconnaissance professionnelle » pour les uns, « méfiance et scepticisme » pour les autres, qui associent volontiers les premiers « aux menaces qui pèsent sur le journalisme »...

"S’il est de plus en plus question aujourd’hui dans le discours des managers de développer des synergies entre le papier et le web, entre les équipes du journal et celles du site, les cloisons semblent encore solides et la communication entre les personnes et les services reste difficile."

 

La nature réelle du travail effectué par le journaliste en ligne contribue largement à alimenter cette frustration, à faire de lui « un journaliste dominé ». Les équipes web sont petites, elle effectuent pour l’essentiel un travail de desk, du « journalisme assis », qui ne va jamais sur le terrain et ne dispose pas de moyens pour enquêter : « l’essentiel de leur travail s’articule autour d’information de seconde main ». Il est réalisé « en flux-tendu », avec une forte demande de « réactivité » et de « productivité », dans une position bien souvent asservie à la machine.

« L’essentiel du travail d’éditorialisation du journaliste Web consiste à sélectionner et à hiérarchiser l’information fournie par le support original, les agences de presse et les partenaires ou sous-traitants. » Il ne requiert jamais de réel travail d’écriture, ou de production d’articles, l’activité qui reste considérée comme la plus intéressante et valorisante dans le métier de journaliste : en ligne, le journaliste web ne signe pas...

Un journalisme banalisé

« A l’ère du “journalisme Web 2.0” », « Le magistère des journalistes professionnels est ébranlé » par un « phénomène, qui semble sur internet primordial : l’indifférentiation croissante entre journalisme professionnel et journalisme non-professionnel. Journaliste, amateur, public : ces catégories se chevauchent perdant peu à peu de leur pertinence ».

Avec le développement de « l’autopublication en ligne et le “phénomène blog” », « les frontières des territoires du journalisme professionnel tendent à se brouiller davantage ».

" « Journalisme collaboratif », « journalisme participatif » ou « journalisme citoyen », ces expression désignent bien souvent le même phénomène : l’association jugée féconde entre journalistes, contributeurs occasionnels et « simples » lecteurs. On parle déjà de journalisme « proam » (professionnel-amateur). Mais de tels concept suggèrent un glissement subreptice vers une conception du journalisme dans laquelle les journalistes professionnels ne sont plus nécessaires."

 

Dans certains projets, l’auteur n’est pas loin de voir une forme de double langage :

"Si les journalistes “citoyens” incarnent l’avenir du journalisme, ils permettent d’abord à la chaîne d’être alimentée en contenu gratuitement ou à moindre coût. (...) L’enjeu principal est de pouvoir économiser sur les coûts fixes (locaux, personnel, etc.), grâce aux contributions bénévoles, en mettant la rhétorique participative au service d’un projet de nature commerciale."

 

Les possibilités offertes par internet en matière d’autopublication contribuent alors à un double mouvement : « la professionnalisation du lectorat et la déprofessionnalisation des journalistes ».

Le lecteur devient de plus en plus compétent dans la recherche d’information, comme dans son traitement et sa restitution, « des compétences qui relèvent traditionnellement du travail des professionnels de l’information : recouper, vérifier, creuser les informations diffusées par la presse ou par d’autres sources d’informations. »

"Face à l’essor de l’autopublication et à l’évolution des comportements de leurs lecteurs, les journalistes web peuvent légitimement craindre d’être à terme dépossédé de leur expertise et de devoir abandonner leur rôle traditionnel de gate keeper. (...) Le journaliste [leur] concède en quelque sorte certains de ses secrets de fabrication."

 

Et même au delà de cette « banalisation du journalisme », « la forme que semble prendre le journalisme en ligne suscite des inquiétudes quant au risque de déqualification du travail journalistique » : remise en question de son autorité, partage de ses compétences, déclin de son « charisme »...

L’emprise du marketing

Phénomène déjà bien connu des chercheurs, « l’emprise croissante des logiques économiques et du marketing dans la presse » (« conversion au management des équipes de direction des journaux, croissance de la dépendance à la publicité, intensification des luttes concurrentielles et de la quête d’audience, etc. »), semblent s’exprimer dans la presse et le journalisme en ligne de manière plus intense encore et « concourent, par certains côtés, à accélérer le mouvement ». La presse en ligne, « un laboratoire pour le journalisme du futur »...

"Si le marketing éditorial progresse dans tous les secteurs de la presse, l’approche marketing semble, à bien des égards, être constitutive de la presse en ligne."

 

La presse magazine connaissait déjà bien, sur le papier, le phénomène des « pièges à pub », « ces publications dans lesquelles l’information n’est qu’un prétexte à la publicité », qui inondent aujourd’hui les kiosques. Comme l’a écrit le chercheur Erik Neveu, la presse magazine et spécialisée constitue « le laboratoire des logiques marketing sur l’écriture et le travail rédactionnel » [1].

Acclimatée en ligne sous la forme de webzines thématiques (femmes, hommes, santé, cuisine, auto, voyages...), cette logique marketing s’y déploie sans contraintes : « dans ce type de webzines, les cloisons traditionnelles entre l’espace promotionnel et l’espace rédactionnel sont quasiment abolies ».

Une sorte de réconciliation de la presse et de la publicité marque également, en ligne, un tournant remarquable, et contribue à lever une barrière : « jusque dans les années 1970, le public et les journalistes n’ont jamais dissimulé leur hostilité à la publicité, souvent associée, dans l’imaginaire social, au lucre et à la propagande ». D’ailleurs, « l’idée qu’il existe une incompatibilité fondamentale entre la fonction de journaliste et la fonction mercantile est toutefois encore très répandue au sein de la société française. »

Mais sur internet, « le caractère envahissant et intrusif de l’e-pub s’affirme » et « grignote du terrain sur l’espace rédactionnel ». « L’intégration de la publicité à l’intérieur du contenu a franchi un pas supplémentaire avec l’avènement de la publicité dite “contextuelle”. »

"Ces publicités parfaitement ciblées qui, activées par l’internaute, se nichent au sein même du contenu éditorial des sites, représentent l’ultime avancée de la destruction totale du “mur de l’argent”, la séparation traditionnelle entre le rédactionnel et le promotionnel. Pour les journalistes en ligne, ce qui est en jeu n’est autre que le maintien à un niveau minimum de cette distinction sur laquelle est bâtie la presse moderne."

 

"Que le “mur de l’argent” tombe, personne ne l’envisage réellement. Cependant, le flou progresse à mesure que convergent les logiques journalistiques et les logiques commerciales."

 

Phénomène plus insidieux encore, la possibilité, inconnue jusqu’alors, pour le journaliste de connaître finement et quasiment en temps réel, les caractéristiques de son audience en ligne (par les outils de mesure d’audience, par les systèmes de notation par le lecteur...), portent en germe la menace d’une influence déterminante sur la définition de la politique éditoriale : l’accomplissement du marketing éditorial.

Autre menace, vers laquelle pousse, tout aussi insidieusement la « logique marketing » appliquée à l’information : le développement de l’infotainement.

"Il apparaît assez clairement que la conception “pratique” et “ludique” de l’information a gagné du terrain avec l’arrivée d’internet."

 

"Le développement des nouveaux médias n’a fait que confirmer le déplacement du centre de gravité de l’information de presse vers le pôle “pratique” et “divertissement”."

 

"Dans un tel contexte, il est difficile de maintenir une distinction nette entre, d’un côté, une information destinée à former le citoyen et nourrir la démocratie et, de l’autre, une information plus pratique servant à guider le consommateur et à soutenir la croissance du marché de la consommation."

 

"Le travail du journaliste s’oriente vers la conception de message divertissants, utiles et rassérénants, en vue d’accompagner les lecteurs dans leur vie de consommateurs."

 

"La presse en ligne est un puissant agent mis au service de la production et de la reproduction du mode de vie consumériste."

 

Le laboratoire du journalisme du futur

"Aujourd’hui, et en dépit des discours qu’ils peuvent tenir, les journalistes ne sont plus réellement en mesure de se prétendre étrangers aux préoccupations commerciales et gestionnaires."

 

"Un profil professionnel hybride, à mi-chemin entre le manager et le journaliste, émerge."

 

Sous cet angle, la réappropriation de la logique « participative », issue du web libertaire des origines, par le web marchand peut être vue comme un détournement, ou mieux « une instrumentalisation ».

"L’économie de la presse en ligne a attribué à l’internaute une valeur marchande. Dans cette perspective, la participation sert un double objectif : fidéliser l’internaute et le mettre au travail."

 

"Grâce aux dispositifs de participation de l’internaute à la production de l’information, une partie du travail d’information est sous-traitée au consommateur lui-même."

 

"La volonté de fidélisation des publics s’appareille de plus en plus à la recherche d’identification à la “marque”."

 

"Le “journalisme participatif” serait alors au journalisme ce que la “démocratie participative” et le “management participatif” sont à la démocratie représentative et à l’entreprise : des concepts visant à régénérer en profondeur des institutions en crise."

 

 

Donc, « les journalistes en ligne fonctionne comme un laboratoire où toute une génération de journalistes acculturés aux nouveaux médias expérimente un nouveau rapport au “métier”. »

31 €, c’est un peu cher pour un livre, surtout à l’ère de la gratuité 2.0, mais j’espère que cette - très longue - note de lecture, vous aura montré la pertinence du propos de l’auteur et donné envie de lire les 300 pages de cette thèse remarquable...

[1] Erik Neveu, La sociologie du journalisme, La Découverte, 2001.


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11 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 12 mai 2008 11:33

    La question mérite d’être posée car bien souvent que cela soit dans la critique de cinéma,le journalisme a été remplaçé par du journalisme de complaisance ou du publi-reportage

    En politique ? ,mais ou sont les critiques pour dénoncer SEGOLENE ROYAL qui ne verse pas les salaires de ses employés ?

    Ou sont les critiques sur SEGOLENE ROYAL qui se dit SOCIALISTE et qui va prier à l’église ?????

    On attend toujours

     


    • Nicolas Peuch 12 mai 2008 11:53

      "Ou sont les critiques sur SEGOLENE ROYAL qui se dit SOCIALISTE et qui va prier à l’église ? ? ? ? ?"

      En quoi est-ce incompatible ?


    • Guillaume Narvic Guillaume Narvic 12 mai 2008 21:38

      Le procès perdu de Ségolène Royal face à ces anciennes employées (qui n’a exactement aucun rapport, ni de près, ni de loin avec le thème du livre dont je vous propose une note de lecture. Donc : qu’est-ce que vous venez faire ici ?)) : vous l’avez su, et nous le savons nous aussi. C’est donc que l’information a bien été diffusée et entendue (en tout cas par vous, et par nous), et elle a bien été diffusée par des journalistes. Donc ils ont fait leur travail.

      Seulement ce que vous demandez, c’est autre chose. Vous auriez aimé un battage médiatique autour de cette affaire. Ce que vous demandez, c’est exactement ni de l’information, ni du journalisme, vous demandez le détournement du métier de journaliste au profit de la propagande, voire du lynchage.

      C’est vrai que les médias font malheureusement souvent ce genre de chose. Et c’est regrettable. Mais ça n’est sûrement pas une raison pour réclamer, comme vous le faites, que les médias le fassent encore plus qu’ils ne le font déjà, en particulier contre vos adversaires politiques. Et quand bien même vous le demanderiez aussi pour ceux qui partagent vos idées (que j’ai du mal à discerner dans le détail, tant elles sont souvent confuses), ça ne serait pas une raison non plus.

      Votre intervention s’assimile donc, finalement, elle aussi, à de la propagande.


    • La mouche du coche La mouche du coche 12 mai 2008 21:41

      Article trop long. L’auteur ne nous dit pas où il veut en venir et se contente de reprendre des phrases du livre.

      Ce n’est pas tant internet que Google qui va tuer le journalisme : Aujourd’hui toute recherche sur Google conduit à lire d’abord les blogs et rejette loin derrière le message officiel des journalistes. Nous n’avons tout simplement plus le temps de les lire ! Voilà la véritable révolution qui va faire disparaitre ces aristocrates pour laisser enfin !, la place à la voix du peuple.Qu’elle immense joie !


    • tvargentine.com lerma 12 mai 2008 12:12

      Si les journalistes avaient réellement fait leur travail d’information,jamais le MARKETING de Me ROYAL ne serait passé et nous n’aurions pas une une madone qui se dit "SOCIALISTE" alors qu’elle est en réalité une catholique

      Ne pas diffuser l’information mais servir seulement de caisse de raisonnance pour le marketing peut apporter de grave conséquence pour un parti politique démocratique

      Le PS est actuellement dans une impasse et la presse de copinage avec SEGOLENE ROYAL en porte une responsabilité importante

       


      • Nicolas Peuch 12 mai 2008 14:29

        "Si les journalistes avaient réellement fait leur travail d’information,jamais le MARKETING de Me ROYAL ne serait passé et nous n’aurions pas une une madone qui se dit "SOCIALISTE" alors qu’elle est en réalité une catholique"

        Votre "reflexion" est digne d’un collégien, et encore.

        Vous êtes sectaire, et dangereux.

        "Le PS est actuellement dans une impasse et la presse de copinage avec SEGOLENE ROYAL en porte une responsabilité importante"

        Et, naturellement, la campagne présidentielle s’est déroulée sous le signe de l’adhésion totale de la presse à Mme Royal.

        C’est marrant, j’avais plutôt l’impression que l’hypocrisie genre je vais à la messe, j’adule le pape, bref je conforte mon supposé électorat (c’est raté, soit dit en passant...), était de l’autre côté de l’échiquier.


      • tvargentine.com lerma 12 mai 2008 16:52

        Me ROYAL a été photographié en train de prier dans une église italienne

        OUAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!! elle est catho mais pas socialiste 

        C’est bien ici la preuve qu’elle n’est pas crédible dans ses réthoriques "socialistes" et qu’elle cherche à substituer l’idéal socialiste par la compassion social chere aux curés

        C’est une trahison pour les électeurs de gauche

        SHuuuuuuuuttttttttttttt il ne faut pas que cela se sache car cela ferait fuir le reste des électeurs de gauche qui apprécieront la démagogie de celle qui prétend parler au nom des laics

        Ou est cette information dans la presse ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????,

        Pourquoi la presse n’en parle pas ,alors que la "presse" nous fait un plat de lentille quand Nicolas Sarkozy s’exprime ou Carla Bruni s’exprime

        Pourquoi la presse ne dénonce t-elle pas le manque total de respect de Me ROYAL pour ses ex-salariés qui ont réussi à la faire condamné par la justice ?

        Elle se dit "socialiste" ???? et va prier en cachette à l’église ???

        Elle se dit "socialiste" et traite ses alariés (ex) comme de la merde ?

        Libre à chacun de choisir ,personnellement,je pense que DSK aurait été elu

         

         

         

         

         


        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 12 mai 2008 18:12

          travail de fiche de lecture un peu partiel puisqu il manque le contexte : on ne parle pas du fait que les ecoles de journalisme diploment de plus en plus d’etudiants ni du fait que la presse francaise est en crise, les quotidiens notamment, puisque les gens ne les achetent pas, a la difference du Royaume Uni, de la Norvege ou de l’Allemagne.

           

          Sinon @ Lerma : le catholicisme et le socialisme ne sont pas incompatibles cf Marie Noelle Lienneman, ou meme cf le message originel de Jesus, de partage et de depouillement, tout comme il y a une droite athée de facto ou de choix.

          par contre en effet c est vrai que les salaires non payés par Marie-Segolene Royal si peu evoqués par lal presse, c’est etonnant.


          • Guillaume Narvic Guillaume Narvic 12 mai 2008 19:07

             C’est une fiche de lecture en effet, comme indiqué en sous-titre smiley Pour le contexte, reportez vous aux autres articles publiés sur Agoravox, il n’en manque pas sur ce sujet précisément, certains de moi d’ailleurs.


          • Yvance77 12 mai 2008 18:50

            Lerna, sombre con ... elle t’a fait quoi la Sego ... rien c’est peut etre cela qui te derange.

            Sinon l’article o combien excellent tu l’a lu (compris c’est sur que non) ....

            Et pour me mettre au meme niveau de betise crasse alors je vais balancer sur Sarko, lui c’est un genocide qu’il progromme avec ses copains liberaux, du vrai communisme pirive en somme ... a quelques uns toutes les richesses et on est couvert pas l’ami du Chateau... ca va comme cela

            La Sego il faut qu’elle soit condamnee si cela est avere point barre, mais c’est hors sujet ici triple buse

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