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Accueil du site > Actualités > Médias > Le journalisme « classique » en question

Le journalisme « classique » en question

Ils sont partout. Alors qu’ils devraient décrire l’actualité, nous l’expliquer, nous la commenter, nous offrir un éclairage nous permettant de mieux appréhender le monde, les évènements et leurs conséquences, ils deviennent objet d’actualité. Ils sont devenus des personnalités à part entière qui incarnent une vérité, un pouvoir. Ils sont eux-mêmes sur la couverture de leur propre magazine.

Mais comment en est-on arrivé à donner caution à des incultes, tout juste bon à suivre et à relayer les opinions, tels des moutons suivant le berger ?

D’aucuns les présentent comme des faiseurs d’opinions, des grands sachant naviguant entre différents courant d’opinion et distinguant, grâce à leur esprit de synthèse fantastique, l’insignifiant de l’essentiel.

Je pense personnellement qu’ils sont le résultat d’un système de connivence et de verrouillage de l’information, pour lequel de dociles chiens de garde sont utiles. Je les pense trop bêtes pour être animés d’une volonté quelconque, ou pour poursuivre un dessein quel qu’il soit.

Les journalistes sont, dans leur grande majorité, des bœufs, qui par leur inculture servent parfaitement le pouvoir qui les maintient en place.

La question qui reste en suspens est bien entendu : comment en sommes-nous arrivés là ?

1) Une grande famille

Les medias et les « grands » de ce monde sont avant tout une grande famille. Il n’y a qu’à voir un plateau télé classique, où se côtoient les BHL, les Bogdanoff, ou les Patrick Poivre d’Arvor pour comprendre que la compétence où la reconnaissance de leurs pairs n’est pas la vertu principale recherchée. On se vouvoie en direct, mais on se tape volontiers dans le dos en se demandant comment va le petit dernier en coulisses.

Comment peut-on encore inviter sur un plateau un Patrick Poivre d’Arvor alors que sa supercherie a été révélée au grand jour ? Comment peut-on lui servir la soupe sans le confronter aux faits, à savoir un grossier copier-coller de son nègre qu’il n’a pas même pas la décence d’évoquer ? Comment peut-on sans sourciller accepter ses explications alambiquées qui ne résistent pas dix secondes à l’épreuve des faits ?

Comment peut-on apporter enfin encore crédit à des pseudos-scientifiques comme les frères Bogdanoff, condamnés pour plagiat, qui mentent ostensiblement sur leur CV, si ce n’est parce qu’on est ici entre gens de bonne compagnie ?

Il n’y a qu’à voir un gouvernant interrogé par Laurence Ferrari ou David Pujadas pour comprendre ce qu’absence de préparation et couardise peuvent faire comme ravage. Mais s’il est assez troublant de voir à quel point ces journalistes mangent dans la main des hommes politiques interrogés en prenant soin de ne pas dire un mot plus haut que l’autre, cela n’a rien d’étonnant lorsque l’on connaît l’étrange connivence entre les deux milieux (on n’égrènera pas la liste des journalistes mariées à des hommes politiques (et vice versa comme diraient les inconnus)). Cette connivence associée à la peur de perdre sa situation, dans un contexte où le pouvoir politique peut décider de l’éviction d’un patron de chaîne, tel le maître congédiant un laquais, et où ne pas être dans les petits papiers du pouvoir peut vous valoir de sérieuses déconvenues, explique mieux que tout cet état de fait.

Un autre phénomène qui accentue cette « pression » à l’encontre des journalistes qui souhaiteraient sortir du rang est la concentration de plus en plus forte des organes de presse, et le poids considérable que la publicité prend dans leur équilibre financier.

Reprenons la définition de Marc Raboy, professeur à la chaire Beaverbrook en éthique, média et communication : "La concentration est le processus économique et financier qui caractérise un marché marqué à la fois par la réduction du nombre des acteurs et par l’augmentation de leur envergure".

Malgré les différentes tentatives qu’a connues l’histoire pour empêcher ces regroupements, comme l’ordonnance du 26 Août 1944, on la loi anti-Hersant en 1984, on ne peut que constater l’influence de plus en plus forte des grands groupes de presse. A quelques rares exceptions près (citons le Canard Enchaîné), les journalistes ont tous des comptes à rendre à tel ou tel groupe d’intérêt privé.

2) De l’incompétence comme carte de visite

Evidemment, comme un malheur n’arrive jamais seul, pour être un bon laquais, il est souvent utile de mettre sa fierté et son intelligence dans sa poche, et les journalistes excellent dans ce domaine. Il n’est pas trop problématique pour des journalistes formatés dès l’école, de rentrer dans un moule dès leur sortie de l’école. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si la plupart des groupes de presse préfèrent embaucher des étudiants tout juste sortis d’HEC ou de Sciences Po, pour éviter de se retrouver avec de jeunes gens sans culture générale, et sans un bagage minimum en droit de la presse. Cependant, prendre des étudiants sortant d’écoles de commerce, et n’ayant aucune formation journalistique est-elle la réponse à la médiocrité de l’enseignement des écoles officielles ?

Il n’y a qu’à allumer son poste à 20h tous les soirs pour constater l’ignorance crasse des journalistes qui nous présentent les évènements majeurs des dernières 24h.

L’anecdote pour moi la plus représentative de cette déliquescence totale est le passage du millénaire ou pendant plusieurs semaines des zozos défilaient les uns après les autres pour savoir si le millénaire commençait en 2000 ou en 2001. Si les journalistes ne savent pas résoudre ce problème d’une complexité toute relative (c’est le moins que l’on puisse dire), comment pourraient-ils nous expliquer la complexité du monde ?

« Dans la vie, il y a trois sortes de gens. Ceux qui savent compter, et les autres »

Il est amusant de constater à quel point le journaliste moyen est fâché avec les chiffres. Petit exemple récent trouvé dans l’Express concernant Fukushima.

Petit extrait :

« Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est), a reconnu dimanche soir s'être trompé en annonçant le matin un niveau de radioactivité "10 millions de fois plus élevé" que la normale dans une nappe d'eau échappée du réacteur 2.
Tepco a convoqué une conférence de presse en urgence après que le nombre de "10 millions" eut été repris en boucle par les médias japonais et du monde entier, alimentant encore davantage la psychose concernant le site accidenté.
En revanche l'annonce d'un taux mesuré de "1000 millisieverts par heure" dans l'eau retrouvée au sous-sol de la salle de la turbine est exact, a assuré Tepco.
 »

Petit tour sur le site d’IRSN pour constater que la radioactivité naturelle telle qu'on peut la mesurer en France est de l'ordre de 100 nanosievert/h. Ok, maintenant sortons la calculette (ustensile inconnu du journaliste), donc 100 nano / 1000 milli = … suspense !

10 millions !

Incroyable, non ?

3) Le sens des mots

Pour asseoir la propagande qu’ils véhiculent souvent involontairement, les journalistes utilisent une sorte de novlangue Orwellienne totalement aseptisée, et transmettent, par ce faire, des idées lisses, lorsqu’ils croient déranger, des concepts mous, lorsqu’ils croient briser des tabous. C’est ainsi, que dans le combat permanent qui oppose le patronat et les salariés, les instances représentatives du personnel deviennent des partenaires sociaux, et l’on en appelle à la flexibilité pour justifier la précarisation des classes sociales (pardon des couches sociales diraient nos chers journalistes, trop frileux à l’idée d’utiliser du vocabulaire emprunté à Marx) les plus défavorisées (les moins aisées diraient-ils), sous l’œil attentif des patrons du Medef (pardon, des entrepreneurs).

Manquant de repère, le journaliste moyen ne se rend pas compte qu’en parlant cette langue dénuée de sens, il opère, tel le sondage de base, un formatage des esprits préjudiciable à la compréhension du monde dans ses rapports de force.

4) Pensée simplifiée, pensée jetable

Il est assez frappant lorsque l’on suit un reportage à la télévision, ou lorsque l’on lit un article dans la presse, sur un sujet que l’on connaît bien de voir à quel point les approximations côtoient les contre-sens, et à quel point, sous couvert de vulgarisation et en présentant des faits de manière biaisée, on défend des thèses douteuses, voire on assène des contre-vérités scandaleuses.

Il y a quelques semaines était diffusé un documentaire qui semblait prometteur sur la gestion privée de l’eau en France (« Water makes money »). Le débat est d’utilité publique en l’espèce, car les enjeux à venir sur la répartition des ressources en eau et leur protection sont colossaux (à peu près autant que les profits engendrés par les multinationales qui exploitent ces services pour le compte des collectivités).

Le reportage commence mal, avec un montage tape à l’œil, et des séquences découpées où l’on a peine à comprendre la question posée aux intervenants dont leur réponse par contre éclaire volontairement la thèse unique véhiculée par le reportage : le privé, c’est mal. Euh, soit, pourquoi pas, mais encore ?

Pour accréditer cette thèse, on a le droit à de grands moments de télévision, avec un discours qui pose des questions sur le coût de l’eau, au moment où l’on voit une jolie séquence avec de la pluie (message subliminal s’il en est : l’eau qui tombe du ciel est gratuite !). Ma séquence préférée est celle où l’on voit une canalisation fuir, et un zozo explique que le délégataire ne répare pas la fuite, parce que de toute manière l’eau est facturée. Stop. Arrêt sur image. C’est bien entendu complètement faux, puisque, pour quiconque a déjà eu une facture d’eau à payer, c’est bien au compteur du consommateur qu’est calculée la consommation facturée (donc après la fuite), et non pas à la sortie de l’usine. Comment une telle énormité peut-elle passer dans un reportage à large diffusion ? Mystère et boule(tte) de gomme !

C’est ainsi que dépourvue de profondeur ou d’un minimum de culture générale, le discours n’a plus de poids, la pensée devient jetable, applicable à tout et donc à rien. Le discours journalistique devient une musique d’ascenseur qui ferait passer les quelques secondes qui nous séparent de notre étage d’arrivée.

En toute circonstance, le journaliste doit avoir réponse à tout, et pour cela rien de mieux qu’un bon paquet de pensées kleenex, du genre qui se déplie facilement, sert et finit à la poubelle.

5) Sélection naturelle et mémoire sélective

Dès lors qu’un problème est un peu complexe (peu importe son importance), on le minimise en ne lui accordant aucune attention, et il tombe vite dans l’oubli, participant ainsi au marasme ambiant et à l’homéostasie du système en place.

Le journalisme actuel étant avant tout un métier de suiveur, il est assez frappant de constater la parfaite synchronisation des thèmes choisis par les grands journaux télévisés. Mais ce n’est pas tant dans le choix de ces grands sujets que se cache le vice, mais bien dans ceux qui ne sont pas traités.

Pourquoi parle t’on tant de la Lybie, alors que le coup d’état au Honduras en 2009 n’a eu quasiment aucun écho dans la presse nationale ?

Pourquoi a-t-on fait la une sur Fukushima quasiment tous les jours au début de la catastrophe, alors que ce drame n’est plus guère évoqué aujourd’hui que la situation est devenue totalement incontrôlable sur place, faisant redouter une menace planétaire ?

L’exemple le plus frappant pour moi est le cas du journaliste Denis Robert, récemment blanchi par la cour de cassation, qui s’était fusillé sur place par la plupart des grands médias lors de la publication de ses livres (principalement « Révélation$ », et « La boîte Noire »).

On a droit ici à un double effet kiss cool à l’œuvre, le premier est de ne pas parler de ce sujet, ou alors pour dénigrer ce journaliste, car il ose s’attaquer aux puissants amis de cette « grande famille ». Le deuxième est, une fois nos torts reconnus (Denis Robert totalement blanchi avait donc … raison !), de ne surtout pas en parler.

6) Absence d’humilité et course à la sensation

Alors que l’humilité devrait être la première qualité d’un journaliste, censé vulgariser des sujets qu’il ne peut connaître en profondeur, la plupart étale leur ignorance dans une arrogance qui laisse songeur, comme si leur aplomb était un gage de sérieux.

Sur les plateaux de télévision, il faut aller vite, et parler fort pour être sûr de capter l’audience. Ainsi, on n’a pas le temps de réfléchir, et de peur d’être coupé au montage, on fait dans le gros et gras. Le sensationnalisme est ainsi la seule chose qui permet de justifier notre présence sur le plateau. S’il est un homme emblématique de ces deux dérives, c’est bien Zemmour.

Du moment que l’on assène une « vérité » quelconque avec assez de sérénité (et le regard sévère surtout), le simple fait d’être invité sur un plateau (que vous soyez penseur intergalactique ou ancien journaliste entrant sur les plateaux dès lors qu’il y a de la lumière) et de faire réagir correctement le public (du genre sortir une grosse connerie (rires), puis un truc assez immonde mais avec des mots savants (applaudissements)), l’instantanéité du direct et la gravité fabriquée de l’évènement transforment n’importe quelle connerie en vérité médiatique (vue à la télé !), et l’on incarne alors LA vérité, celle que personne n’ose prononcer tout haut, mais que l’on se cache peu de penser tout bas.

Ces qualités associées à l’incompétence citée plus haut explique souvent pourquoi la présentation des évènements est la plupart du temps descriptive (des gens qui pleurent après le passage de la vague, ou qui cherchent leurs proches dans des séquences à la limite du supportable) et non explicative. Pendant Fukushima, combien de fois a-t-on entendu les experts dégoulinant de sueurs nous expliquer que « le réacteur allait entrer en fusion ». Super, ça a l’air grave les gars, mais ça veut dire quoi ?

7) Une fracture qui s’agrandit

Comment ne pas terminer cette liste sans évoquer la formidable capacité des journalistes à ne pas s’intéresser aux faits eux-mêmes. Un exemple un peu moins récent me vient de suite à l’esprit, c’est l’affaire Polanski.

A quel soutien unanime des puissants et des médias nous avons pu assister pour une affaire des plus sordide ! A la limite peu importe qu’un pays veuille faire respecter la justice (les USA que les medias disaient « acharnés »), peu importe que la personne poursuivie soit un « people » (n’aurons-nous pas tous notre minute de gloire ?), les faits sont eux têtus, et plutôt glauques. Mais dans cette affaire, ils furent vite écartés car indécents, et la victime fut tout désignée : il s’agit de Polanski bien sûr, et c’était loin d’être Romanesque.

La bonne nouvelle c’est qu’en s’écartant des faits, les medias accentuent la fracture entre eux et le « peuple », ce qui augmente la prise de conscience de la nécessité de la lutte.

En guise de conclusion

Ok, ok, vous allez croire que je suis dénué d’espoir et d’un cynisme à l’épreuve des balles. C’est en partie vrai. Cependant, force est de constater qu’aujourd’hui un formidable contre-pouvoir est en train de naître. Ce contre-pouvoir, vous y êtes en ce moment même, il s’appelle le net.

Malheureusement, une formidable opportunité est souvent associée à un risque majeur (parlez-en aux traders, ils vous expliqueront). Comme chez les journalistes, où du moyen et du franchement mauvais se côtoient naturellement, sur le net on trouve de tout.

Dieu merci, les effets d’influence qui s’exercent dans les « sphères du pouvoir » sont ici amoindris, car la majorité des gens qui contribuent à la masse d’information accessible à tous le font gratuitement, et sans contrepartie. Ceci dit, on voit de plus en plus cet espace être récupéré par des prosélytes de tout camp (pour ou contre la vaccination, pour ou contre l’Islam, etc.). Le risque est donc de voir ce champ investi de manière plus ou moins intelligente, et de voir cet espace de liberté se transformer en un nouveau champ de propagande.

Au final, cet espace de liberté sombrerait dans un chaos irrémédiable, où une chatte n’y retrouverait pas ses petits.


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48 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 2 avril 2011 11:50

    La manipulation mentale évoque de sinistres choses. Il y a des siècles, les églises furent les premières à façonner nos pensées. Les souverains se sont servis des religions pour modeler nos esprits et nous imposer l’obéissance. Avant, il y avait l’Église qui distillait la bonne parole des puissants et maintenant il y a les médias, et quand on sait que près de 90% des médias appartiennent à seulement 3 hommes, proches du pouvoir … et amis de notre cher président : N.Sarkozy !

    Pendant la grande messe du 20 H les informations importantes sont noyées dans une masse de faits divers qui détournent l’attention du téléspectateur. Malgré cela beaucoup de sujets n’ont pas été traités, dommage ! Mais en matière de médias, rien n’est innocent, le silence moins que tout. Ce n’est pas parce que l’on ne parle pas de misère sociale que ça n’existe pas. Et ce n’est pas parce qu’ils l’ont « dit à la télé » que c’est forcément vrai ! Lire....

    http://2ccr.unblog.fr/2011/02/18/informations-et-manipulations/


    • Julien Julien 3 avril 2011 13:38

      Les faits divers (meurtre d’une femme qui faisait son jogging, policier écrasé, etc.) sont en effet des non-informations, qui concernent très peu de personnes, et donc qu’on ne devrait pas entendre.

      C’est effectivement un bon moyen de détourner l’attention des gens des vrais sujets (comme l’économie).

      Le net a fait connaître la loi Pompidou-Giscard de 1973. Cheminade en parle, M. Le Pen, Dupont-Aignan. M. Le Pen en a même parlé sur un plateau devant Copé. Mais aucun journaliste ne s’est emparé du sujet. Sur le fait que les banques créent l’argent à partir de rien, seule l’émission « Arrêt sur Image » a proposé une émission :


      Et quelle émission ! Quand on voit le malaise des « économistes » sur le plateau (bégaiements, hésitations, etc.), on comprend tout de suite qu’on a là un sujet chaud qui devrait être analysé sur toutes les chaînes !!!

    • Fanny 2 avril 2011 15:23

      Superbe article, qui donne confiance dans l’avenir du net en tant que média d’information et d’opinion. Attention cependant à la judiciarisation : des syndicats/associations de journalistes pourraient porter plainte pour stigmatisation (incitation à la haine !) d’une corporation. La France est aussi une juxtaposition de corporations et la profession d’avocat n’a jamais suscité autant de vocations. Ils peuvent tuer le net s’ils le décident. Quant aux juges, ils adaptent la lecture des textes de lois à l’air du temps (on se souvient de la condamnation d’Edgar Morin pour racisme, heureusement annulée par la suite). Quant au reste, je suis en plein accord avec votre propos, mais avec tristesse. Il est triste en effet qu’au pays de Diderot, Voltaire, Hugo … nos journalistes soient si médiocres. Ils sont il est vrai soumis à de terribles pressions. Mais pourquoi donc les journalistes suisses paraissent un cran au dessus des nôtres ? Mystère.


      • LE CHAT LE CHAT 2 avril 2011 15:58

        perso , je préfère regarder le journal d’euronews , pas de journalistes , que de l’info !
        ras le bol d’entendre des gugusses nous raconter des faits divers sans importance et faire de la pub déguisée pour des spectacles ou des artistes , des Ferrrari et des Pujadas n’ont qu’à se la péter chez eux devant leur miroir , leur avis on s’en tape !


        • Emmanuel Aguéra LeManu 2 avril 2011 19:04

          « pas de journalistes , que de l’info »

          Tout est dit là-dedans...


        • liberta 2 avril 2011 21:37

          @ le chat

          dans la présentation de l’info il y a des journalistes !!


        • Emmanuel Aguéra LeManu 3 avril 2011 11:02

          Non. Il y a des présentateurs.
          Ou des animateurs, des informateurs, des collaborateurs, etc... comme vous voudrez.


        • HELIOS HELIOS 3 avril 2011 11:48

          Pourquoi croyez vous qu’on ne retrouve pas Euronews sur la TNT, a votre avis ?
          Pourquoi Euronews, societe Lyonnaise, a-t-elle falli disparaitre 2 fois (au moins) deja...
          Pourquoi c’est le groupe TF1 qui a recupere une grande partie du capital ?

          Et encore...
          Pourquoi la version française d’euronews — c’est a dire la version images modifies/son français — sont elles sur un canal séparé alors qu’on retrouve la version complete images/son multilingue 8 langues — sur un canal difficile d’acces ?

          Mais en allant plus loin, quand on voyage dans le monde, c’est a dire hors d’Europe, on a les chaines d’infos americaines, arabes, chinoise et.. europeenes gratuites ?
          Tiens, pourquoi ,n’a-t-on pas TV5 Monde, la vraie avec les journaux canadiens et les redif sur les satellites alors qu’on nous sert TV5 FBS (france belgique suisse) et TV5 « monde » avec le filtre dit « Europe » ? Et le dernier avatar France24, pourquoi n’a-t-on pas le droit de le voir nous aussi quel que soit la nullité des contenus ?
          Ne pourrait on pas avoir un canal TNT avec Euronews/France24/TV5monde/CNN/BBCW etc... 8 chaines d’infos pour nous expliquer que le nuage de Fukumachin passera bien chez nous et la retransmission des discours de notre petit president dans leur integralité chose qui n’est jamais possible en France !



        • zelectron zelectron 2 avril 2011 15:58

          Soyez pleinement rassurés : ils serviront la soupe au prochain gouvernement sans aucune vergogne !


          • Annie 2 avril 2011 22:13

            Comme quoi, tout arrive et je suis d’accord avec vous là-dessus. Je ne pense pas tant aux journalistes qui font leur travail qu’à ceux qui risquent leur vie pour le faire, comme au Mexique par exemple, ou dans des pays en guerre, Afghanistan, Iraq, ces journalistes dont les noms pour certains n’ont pas une consonnance occidentale et qui par conséquent ne font pas la une des journaux lorsqu’ils sont tués ou assassinés, mais qui sont utilisés par les grandes agences de presse parce qu’ils sont les seuls à pouvoir se déplacer sans éveiller de suspicion. Parce que nos journalistes sont vendus, faut-il vraiment jeter le discrédit sur toute une profession ? 


          • HELIOS HELIOS 3 avril 2011 11:58

            ... qu’attend la profession pour faire le menage chez elle ?

            il n’y a pas une « commision » deontologique ?

            - Qui suspendrait la carte d’un journaliste qui a fait une faute ?... comme de ne pas relever un mensonge ou une inexactitude dans un interview du president ou d’une quelconque autorité, quel qu’en soit le niveau ?
            - Qui suspendrait lorsque le journaliste accepte une reponse qui ne correspond pas a sa question ?
            - Qui suspendrait lorsque la presentation des fait est tronquée alors que la depeche de l’agence est complete ?

            Il existe bien des Oscar a Hollywood, pourquoi ne presenterions nous pas des « Oscars » aux redactions qui occultent beaucoup d’information, les manipulent, les accentuent etc...
             
            je vois tres bien « l’Oscar special Playmobil » decerné a David Pujadas, une sculpture en platre representant la grosse langue rouge des années 80, decernée pour son obsequiosité de l’année...

            Bon dimanche


          • xray 2 avril 2011 16:20


            Si l’on veut avoir une idée de la censure et du mensonge, il suffit de lever le couvercle de la poubelle médiatique et d’écouter ce qui en sort. 

            Menteur comme un journaliste 
            http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/05/03/menteur-comme-un-journaliste.html 


            LES GRANDES IMPOSTURES 

            CONQUISTADOR SPACE 
            La connerie humaine est la seule approche que l’on peut avoir de l’infini. 
            http://conquistador-space.over-blog.fr/ 

            Le 9/11 
            Une opération menée par l’armée américaine. 
            http://mondehypocrite501.hautetfort.com/archive/2006/10/05/un-certain-11-septembre.html 

            SIDA, L’IMPOSTURE (Le complot des blouses blanches et des soutanes) 
            http://levirusmachin.hautetfort.com/archive/2010/11/27/sida-l-imposture.html 




            • Tuscany 2 avril 2011 16:44

              J’espère que le journalisme se transforme en quelque chose de plus libre.
              by Tuscany


              • diego149 diego149 2 avril 2011 17:29

                @ l’auteur
                Très bon article. Malheureusement il n’y a pas qu’en France que c’est comme ça.


                • Greenapple smerit 3 avril 2011 13:24

                  C’est vrai mais il faut bien admettre qu’en la matière, elle bat les records !


                • mitra 2 avril 2011 19:01

                  Bonjour à l’auteur.
                  Vous écrivez :
                  " Ma séquence préférée est celle où l’on voit une canalisation fuir, et un zozo explique que le délégataire ne répare pas la fuite, parce que de toute manière l’eau est facturée. Stop. Arrêt sur image. C’est bien entendu complètement faux, puisque, pour quiconque a déjà eu une facture d’eau à payer, c’est bien au compteur du consommateur qu’est calculée la consommation facturée (donc après la fuite), et non pas à la sortie de l’usine. Comment une telle énormité peut-elle passer dans un reportage à large diffusion ? Mystère et boule(tte) de gomme !"

                  Hum.. Le producteur facture effectivement la totalité de ce qui sort de chez lui réparti sur la somme de ce qui arrive chez vous. Comme vous aimez la base 10, imaginez qu’il sort 1000 l de la station de production qui sont envoyés dans les tuyaux auxquels sont connectés 10 abonnés . Il y a une perte de 900 l par les fuites d’adductions d’eau situées avant les compteurs particuliers (oui, c’est beaucoup et pas représentatif ;o). Il arrive alors que 100 l réparti sur les 10 abonnés. La somme de ce qu’ils paieront correspondra au prix de 1000 l que doit recevoir le producteur. La facture des utilisateurs est donc multipliée par 10 par rapport à un système sans fuites. Dans les 2 cas le producteur ne perd rien.
                  De la même façon que nous payons l’électricité perdue par effet joule dans les câbles de distribution (sauf que ça on ne sait pas bien le limiter si ce n’est augmenter la tension, mais ça génère d’autre problèmes)

                  Sinon il y a des bons trucs dans votre article, mais je dirais qu’il n’y a pas que le journalisme classique qui peut être mis en question. (et je ne m’en prive pas ;o)

                  Sans rancunes

                  Mitra


                  • Fabienm 3 avril 2011 09:52

                    Euh oui, mais non, ce n’est pas comme cela que ça marche.
                    Ce que vous décrivez est un système de compteurs généraux / divisionnaires (pour un immeuble par exemple), à savoir si la partie commune est utilisée pour de l’arrosage, on répartira sur l’ensemble des payeurs le résiduel (équivalent à de la fuite).
                    En l’occurence pour une Délégation de Service Public, c’est totalement différent, la différence dont vous parlez (les 900 de perte) sont bien pour la pomme du délégataire (ce qui ne lui coûte pas tant que ça d’ailleurs, puisqu’ entre le prix facturé et le prix d’un litre d’eau produit, il y a quand même un gap).
                    C’est pourquoi les collectivités suivent ce que l’on appelle le rendement de réseau, qui correspond grosso modo à la différence entre ce qui est produit (sortie d’usine) et facturé (sommes des volumes facturés au client), et qui inclut donc les volumes de fuite du réseau (mais pas seulement), et y assigne des pénalités lorsqu’il passe sous un seuil (en général 90%).
                    Donc, vous avez tout faux, mais c’est bien essayé smiley
                    Sans rancune non plus.


                  • mitra 3 avril 2011 15:57

                    "En l’occurence pour une Délégation de Service Public, c’est totalement différent, la différence dont vous parlez (les 900 de perte) sont bien pour la pomme du délégataire (ce qui ne lui coûte pas tant que ça d’ailleurs, puisqu’ entre le prix facturé et le prix d’un litre d’eau produit, il y a quand même un gap)."

                    Justement, je voulais (maladroitement je l’admet) parler de comment le producteur re-transfert par ce gap la partie qui est perdue dans les tuyaux. C’est bien pour cela que la différence est bien pour sa pomme, mais il la répercute sur les tarifs pour que ce soit au final payé par les poires (sinon, tous les ans, le producteur serait en faillite pour faire simplet).

                    Bref son prix de l’eau prend en compte les pertes en charge ainsi que les pénalités qui sont répercutées aussi en les diluant sur des années de fournitures (pareil pour le droit d’entrée)

                    Mais de l’eau comme pour bien d’autre choses, la complexité camoufle le fonctionnent complet. Cette complexité est-elle voulue/nécessaire/fortuite ? Difficile de démêler.

                    Mitra


                  • Fabienm 3 avril 2011 17:05

                    Mais non, mais non. L’équilibre d’un contrat de DSP est complexe, vous croyez que si son réseau fuit de partout, il a le droit d’augmenter le prix de l’eau comme ça ?
                    Vous plaisantez bien sûr. Les délégataires doivent des comptes-rendus financiers détaillés tous les ans (les célèbres CARE) dans lequel ils détaillents les gains et les pertes. Et encore une fois ils sont contrôlés à travers le rendement de réseau (qui ne prend pas en compte que les fuites). Une société comme la Lyonnaise a énormément de contrats déficitaires, pertes qu’elle éponge avec des contrats plus juteux.
                    De toute manière, ce que disait la personne interrogée était complètement faux et trompeur, c’est bien ce que je voulais dire dans mon article, puisqu’il induisait dans la tête du spectateur une notion fausse, comme quoi le délégataire laisserait fuire le réseau car il facturait l’eau dans tous les cas, ce qui est faux


                  • mitra 3 avril 2011 17:43

                    On ne va pas y arriver, mais ce n’est pas grave ;o)

                    Juste pour tenter de comprendre ce que vous voulez dire par :
                    "ce que disait la personne interrogée était complètement faux et trompeur, c’est bien ce que je voulais dire dans mon article, puisqu’il induisait dans la tête du spectateur une notion fausse, comme quoi le délégataire laisserait fuire le réseau car il facturait l’eau dans tous les cas, ce qui est faux« 

                    Ce qui est faux (donc absolument pas vrai) c’est :
                    1) Le délégataire laisse fuire (au lieu de »il ne se bouscule pas pour réparer« ou »il ne s’acquitte pas du taux de remplacement de 1% par an du réseau de distribution« )
                    2) Il facture la totalité de l’eau perdue (au lieu de »il en facture indirectement une partie« )
                    3) Dans tous les cas ( au lieu de »mais ce n’est pas toujours comme ça" )

                    Ou l’ensemble des 3 réunis ?

                    Pis après j’arrête promis ;o)

                    Mitra


                  • Fabienm 4 avril 2011 09:07

                    Mais si on va y arriver :
                    Vous écrivez :
                    1) Le délégataire laisse fuire (au lieu de « il ne se bouscule pas pour réparer » ou "il ne s’acquitte pas du taux de remplacement de 1% par an du réseau de distribution« )

                    Ma réponse : énormément de contrats incluent des délais d’intervention, par exemple, bordeaux, on doit réparer une fuite en moins de deux heures. Je ne sais pas sinon où vous avez été péché le taux de renouvellement, il est variable d’un contrat à l’autre et dépend de beaucoup de paramètres (dont l’état du réseau au moment où le délégataire le récupère notamment). Une fuite est toujours gérée comme une urgence (que ce soit en régie ou en dsp), si vous pensez le contraire, vous vous trompez.

                    2) Il facture la totalité de l’eau perdue (au lieu de »il en facture indirectement une partie« )

                    Ma réponse : ni l’un ni l’autre, les tarifs sont renégociés tous les 5 ans avec les collectivités, vous pensez sincèrement qu’il peut comme ça ni vu ni connu ajouter ses pertes sur la facture d’eau (dans tous les cas, s’il laisse fuire le réseau, il a 5 ans à attendre pour se refaire, ce qui ne paraît pas très malin d’un point de vue économique), donc là encore vous vous trompez.

                    3) Dans tous les cas ( au lieu de »mais ce n’est pas toujours comme ça« )

                    Ma réponse : ça dépend à quoi vous faites allusion smiley

                    Je ne défends pas les »vendeurs" d’eau, je pense qu’il y aurait beaucoup à dire de leur gestion, et il y aurait beaucoup à dire sur la privatisation d’un tel service public. Par contre, ce que je sais c’est que débattre de cela avec des idées fausses au départ n’aide pas le combat.

                    a+ et merci pour la discussion


                  • Eusèbe 4 avril 2011 13:39

                    Est ce que la réponse dans l’apparent paradoxe ne tiendrait pas dans l’entretien du réseau. Autrement dit, il faudrait différencier les grosses fuites liées par exemple à un accident sur le réseau (et effectivement réparées car insoutenables par hausse des tarifs) et les fuites liées à la vétusté du réseau.


                  • Fabienm 4 avril 2011 14:55

                    l’une comme l’autre n’a pas à être soutenue par les hausses de tarif. Il existe d’autres mécanismes pour cela (délais d’intervention contractuelle, contrôle du rendement de réseau, etc).
                    Sujet complexe s’il en est !
                    L’entretien du réseau est un problème en soi (investissement nécessaire, et on sait que les délégataires ne respectent pas toujours leurs engagements), donc la réponse est curative (au lieu d’être préventive), c’est là un problème effectivement.


                  • Pépé le Moco 2 avril 2011 19:10

                    Excellent article,
                    Comme vous l’indiquez dans votre article, le Canard Enchaîné reste l’un des rares journal indépendant et il est important de préciser que sa situation financière est bonne, contrairement à la majorité des journaux dits d’information.
                    Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, les situations financières catastrophiques de ces derniers ne sont pas dues à la concurrence d’Internet, mais précisément à la médiocrité de leur contenu.
                    Le Monde en est un bon exemple (voir l’article du Fakir ou lire l’analyse d’ACRIMED sur le livre La face cachée du Monde de Péan et Cohen), c’est édifiant.


                    • Fabienm 3 avril 2011 09:54

                      Absolument d’accord !! (merci pour les liens)


                    • patdu49 patdu49 3 avril 2011 07:15

                      Un exemple TOUT SIMPLE pour etayer ton article.

                      quasi TOUT LES MEDIAS si un mois donné, pôle emploi à une baisse par exemple, de chomeur de catégorie A, de 4 000 demandeurs d’emploi, vont annoncer, ou tîtrer :

                      - première baisse du chômage
                      - baisse significative du chômage
                      - chômage 4000 demandeurs d’emploi en moins
                      - le chômage baisse

                      etc etc ... une avalanche d’information, la même partout ... PRESSE , RADIO, TELE ... des millions donc de lecteurs, d’auditeurs, de téléspectateurs.

                      mais dans la réalité, le même mois, il y a eu, 26 000 radiations supplémentaires par rapport au mois dernier ( pour defaut actualisation + administratives ) donc c’est une supercherie, tout le monde en conviendra ENORME, GIGANTESQUE... puisque dans LES FAITS il y a + de demandeurs d’emploi, que le mois précedent.

                      AUCUN média, je dis BIEN AUCUN, ne va faire l’info, ne va dire cette vérité, ne vas aborder et approfondir le sujet, parler des radiations pour defaut d’actualisation etc .. AUCUN.

                      Donc, moi ou un autre, qu’est ce qu’on va faire ?
                      on va se dire, tiens, ce journaliste, qui se dit libre, indépendant, honnète ...

                      par exemple : JEAN JACQUES BOURDIN, RMC à la radio le matin, + passage Télé en même temps sur BFM le matin aussi.

                      ..je vais me dire, donc, ah mais NON .... il fait la propagande, du gouvernement, là, je vais lui apporter LA PREUVE, qu’il ne dit pas la vérité, comme c’est un mec qui se dit sérieux, etc, il va donc rectifier, dénoncer la manipulation ...

                      donc j’envoi par exemple à la radio :

                      - mails
                      - message sur facebook
                      - message sur tweeter
                      - j’ecris message dans les commentaires, sur blog, site, ou dans leur forum.
                       
                      avec lien du rapport DARES de 19 pages, qui prouve donc la désinformation qu’ils font etc, voir je leur laisse mon numéro de téléphone, afin de pouvoir dénoncer moi même la supercherie à l’antenne, s’ils le souhaitent.

                      PEINE PERDUE .... DES AUTISTES ... DES MENTEURS PROFESSIONNELS.

                      PIRE ... ils en remettent une couche la fois d’après, exactement les mêmes infos tronquées .. et tout les mois suivant IDEM.
                      ou ILS INVITENT les politiques, sur leurs plateaux, et leur laisse à nouveau MANIPULER l’information, sur TOUTES LES CHAINES etc etc ... sans même les contredir une seule seconde.

                      c’est REVOLTANT.
                      bon à force quand même, il y a des timides évocations, des seuls radiés administratifs, içi ou là ... la DARES aussi a fait des petits efforts, en evoquant une partie des radiés, dans leur communiqué de presse ...

                      car oui, ça fonctionne avec des communiqués de PRESSE .. envoyés, et les journalistes, ne regardent JAMAIS les vrais RAPPORTS complets.
                      ou quand on leur communique, ils s’en branlent.

                      ensuite ILS ONT LE CULOT de dire, que d’après sondage, trucmuch, le SUJET DE PREOCCUPATION numéro 1 du peuple, c’est le chômage !!!


                      • Fabienm 3 avril 2011 09:54

                        Oui le traitement des chiffres du chomage est malheureusement un grand classique.


                      • Emile Mourey Emile Mourey 3 avril 2011 08:51

                        @ Fabienm

                        Bon article. Bonnes questions mais est-ce aussi simple ? Auteur de 171 articles sur Agoravox dans lesquels je dénonce avec véhémence les erreurs de localisation de nos anciennes capitales gauloises, Gergovie et Bibracte, en accusant, arguments à l’appui, la technostructure, voire la maffia de l’archéologie officielle et de ses journalistes acrédités, comment me voyez-vous ? Suis-je un menteur manipulateur de l’internet, comme certains commentateurs le pensent ou suis-je un auteur sérieux et crédible comme me le disent ceux qui me soutiennent ?


                        • Fabienm 3 avril 2011 09:53

                          Je vous dirai cela après avoir lu vos 171 articles smiley


                        • Emile Mourey Emile Mourey 3 avril 2011 10:46

                          @ Fabienm

                          Ma question est très sérieuse. Je vous propose un cas concret beaucoup plus pertinent. Presque capitale de la Gaule indépendante, je pense que vous êtes d’accord avec moi que c’est un sujet qui fait partie du bagage de tout Français qui se prétend cultivé. Comme vous dites que sur le net on trouve de tout, c’est à vous de faire un choix ; ou bien, je suis un pollueur de l’internet - il suffit de faire le mot clé « Bibracte » ou mieux « Bibracte Mourey » pour me trouver - ; ou bien, il faut me soutenir si vous voulez changer les choses.


                        • gaijin gaijin 4 avril 2011 10:03

                          Emile il y une alternative
                          je peut considérer que je ne sais pas ou est Bibracte
                          une des avancées positives qu’apporte le web (selon Moi) c’est qu’en permettant a tous les soucoupistes de diffuser y compris n’importe quoi il nous obblige a devenir critique a l’ égard de l’information.
                          plusieurs cas de figure sont possibles.
                          Si je suis vraiment intéressé par le sujet je devient moi même un spécialiste de Bibracte
                          Si j’ai plus tendance a croire au version officielles je décide que vous êtes un manipulateur
                          Si je suis faché avec le Système je vais vous trouver sérieux
                          Si je suis un rationnel j’essaie d’appliquer la méthode de croisement de la valeur de la source et de la probabilité de la véracité de l’information
                          on voit donc que la question me ramène a devoir prendre conscience de mes aprioris dans mon rapport a l’information
                          A partir de là je n’ai plus d’autre choix que de comprendre qu’il n’y a pas de vérité absolue qui soit indépendante de mon propre point de vue
                          Je ne sais donc pas où est est Bibracte je ne crois ni vous ni les autres et je ne participe a aucune guerre pour établir par la force une Vérité contre une Autre


                        • candide candide 3 avril 2011 10:39

                          Saviez vous que les commissaires européens ont leur retraite supprimée s’ils critiquent l’Europe ?

                          Posez vous la question :
                           Ai-je déjà entendu une critique de l’Europe de la part d’un commissaire européen ? 
                          (A part Nigel Farage qui visiblement n’aura pas sa retraite européenne et qui a révélé cette information) (recherche Google , Nigel Farage Jovanovic)

                          Donc un journaliste est un homme comme vous et moi qui veut continuer à manger tous les jours et qui s’assoie sur ses convictions comme nous le ferions tous à sa place !



                          • clostra 3 avril 2011 12:48

                            Peut-être y aurait-il un lien entre « représentatif » et « participatif » qui signifierait qu’une fois élu tout le monde doit suivre (même si il y a erreur au départ, même si seulement 25% de la population a permis d’être élu à une « majorité écrasante »).

                            Ayant pas mal bourlingué dans le monde associatif, chacun connaît (en a en principe fait le scénario en écrivant les statuts) bien les risques d’OPA (généralement opérées par des personnages velléitaires, au service d’une représentativité, mais au risque de détruire une instance participative).

                            Dans le cadre de la « majorité écrasante », la presse locale est évidemment « au service du pouvoir », et même bien souvent, les articles sont relus avant d’être publiés... C’est le système qui veut ça sous un prétexte quasi institutionnel de la « démocratie » représentative.

                            Or, localement (penser globalement, agir localement) la dialectique est recommandée pour une vie citoyenne vivante et active. Fut un temps où certaines localités s’enorgueillissaient du nombre de leurs associations...Ce temps est révolu : à droite comme à gauche.

                            N’est-il pas en effet intéressant de connaître comment un élu dit représentatif, se présentant à des élections nationales, se comporte localement ? comment il accepte le débat ou comment, de quelle façon il le refuse, quels sont les risques de chauvinisme etc

                            Nous le savons : nous ne sommes plus en démocratie dans bien des fiefs pourvus de polices municipales armées, de journalistes « aux ordres » par nécessité, qui diffusent des infos aseptisées, ce qui leur donnera plus de pouvoir ultérieurement.

                            Observons bien la presse citoyenne dans les mois qui viennent...Imaginez une OPA avec un grand nombre de « journalistes » faisant basculer les libres opinions face à une « majorité ».

                            Alors, je diffuse la mienne (puisqu’il reste tout de même les commentaires...) : espérant être vraiment polémique :

                            Il est scandaleux qu’une centaine de personnes parmi les plus pauvres, installées à quelques km d’un hôpital de plus d’1 milliard d’euros, autant pour la rénovation fastueuse d’une ville toute proche (Evry, mais également Corbeil), un grand centre de la génomique, ultra pointe mondiale, n’aient pas leurs ordures ménagères enlevées quotidiennement depuis 6 mois, les enfants pataugeant proches de rats crevés, sans eau distribuée pour se laver, harcelés pour effectuer des démarches administratives en préfecture qui les épuisent, mal nutris, mal logés, exclus, repoussés.

                            Ceci rejaillit sur nous.

                            Alors, qu’un maire puisse, alors qu’il n’habite pas « sa » ville, puisse se (re)présenter dans un grand temple de la consommation à une heure de pointe en train d’acheter son pain...peut alimenter son capital de sympathie..sauf pour ceux qui n’y ont pas accès, ça va de soi, ne votant pas de surcroît !


                          • clostra 3 avril 2011 13:23

                            et puisqu’on en est aux exercices pratiques du journalisme citoyen (mention particulière à Krokodilo), dans le même temps que le maire achetait son pain, un gestionnaire, agent des collectivités locales, faisait le déplacement à la place du maître pour « proclamer » que l’OPA municipale sur la plus ancienne association, gestionnaire de la MJC, était un postulat (sic), ie : « un principe non démontré utilisé dans la construction d’une théorie », je dirais plutôt « un principe n’ayant pas à être démontré » qui ressemble bien à un ordre de l’ordre du pouvoir absolu, celui-ci, dans le cas d’une population locale étant bien entendu rendu évident par la menace de la force...

                            Tout de même intéressant dans cette réflexion - où les journalistes peuvent même obtenir une place de chef d’orchestre - sur les refondations de la démocratie et autre pacte républicain, révision des fondamentaux, si certains comme moi pensent que le PS n’est plus porteur d’avenir.


                          • Krokodilo Krokodilo 3 avril 2011 14:58

                            Tout accusé le droit d’être défendu, ici le journalisme professionnel : par exemple dans le dernier Nouvel obs, dossier « Au coeur du lobby nucléaire » qui détaille l’opacité de ce lobby, sa force au sein des gouvernements successifs, et son efficacité pour « acheter » le silence des élus, des communes, des citoyens eux-mêmes, par les flots d’argent issus de la taxe professionnelle, les nombreux emplois qu’il crée autour des centrales. Une commune de 1200 habitants dotée d’une patinoire (entre autres) alors que certaines villes de 10.000 habitants n’en ont pas !


                          • clostra 3 avril 2011 19:30

                            Nous ne nous sommes pas compris : je voulais dire que la presse citoyenne était capable de fournir des informations que taisent les médias « trop polies pour être honnêtes » (vlan) mais qu’elles n’avaient pas toujours les égards des rédacteurs (vlan).

                            Et sur le nucléaire, vous avez bien raison mais d’une certaine façon : les médias attendent parfois l’extrême limite avant que l’info leur échappe, comme en témoignent au moins deux sujets « sortis d’outre-tombe » : le médiator, mais également le dossier sur le nucléaire :

                            Un excellent article qui nous dit tout sur TELERAMA ici 
                            Le titre de l’article vaut sa chandelle :
                            « Nucléaire : la France en retard d’un débat » ...


                          • Krokodilo Krokodilo 3 avril 2011 20:29

                            @Clostra, tout à fait d’accord, le « journalisme-citoyen » est complémentaire et permet de faire entendre d’autres analyses ou de pointer des sujets négligés ou boycottés, de faire circuler l’info - et aussi de ne pas la laisser tomber dans l’oubli (comme l’affaire de l’appartement de NS, juste avant les élections (Marianne). D’ailleurs, quelques journalistes participent à ce mouvement ou tiennent leur propre blog pour s’affranchir de la ligne éditoriale de leur employeur.
                            Sur la Tunisie, comme souvent le Canard a sauvé l’honneur, car je me rappelle bien qu’il avait parlé (lui et quelques autres journaux) du frère de Ben Ali pris avec une valise de drogue, ou du vol d’un yacht par un membre de la famille -retrouvé dans un port chicos (Sidi bou saïd, équivalent de St-trop ou Cannes) par un privé - affaire finalement réglée à l’amiable.


                          • Julien Julien 3 avril 2011 12:58

                            Merci pour votre article.

                            Je pense que le premier problème est la NULLITÉ des journalistes en sciences. Ce qui m’agace fortement, ce sont les erreurs de logique dans les discours. Comme quand Rama Yade (mais quelle imbécile opportuniste, celle-là) dit que « plus on travaille longtemps, moins il y a de chômage, car »en Allemagne, les gens travaillent plus longtemps, et il y a moins de chômage« . D’une part d’après ce que j’ai pu lire, les gens ne travaillent pas plus longtemps en Allemagne (pas un journaliste pour la reprendre), et d’autre part, le fait qu’il y ait moins de chômage en Allemagne n’est pas forcément lié au fait qu’ils travaillent plus longtemps !! Et même, je dirais que TOUTE CHOSES EGALES PAR AILLEURS, évidemment, si on prolonge la durée du travail, le chômage augmente (cela paraît évident) : d’où la notion de dérivée partielle en mathématiques.

                            Pour le nucléaire, avec le facteur »10 millions« , effectivement les journalistes se sont tous faits prendre, ils ont répété en boucle sans prendre leur calculette. Je passe sur certains journalistes qui donnaient des valeur de radioactivité naturelle complètement fantaisistes.

                            Pour le reportage sur l’eau, attention, ce que voulait dire la personne en disant »de toute façon c’est facturé" n’est pas forcément faux, et à mon avis est même sûrement vrai : oui la facturation n’est pas directe via votre compteur, mais du fait des fuites, le vendeur d’eau ajuste son prix à la hausse pour un m^3 à votre compteur. Voyez-vous ce que je veux dire ?

                            Pour la centrale japonaise, effectivement, j’étais assez outré quand ils parlaient de la Lybie à longueur de journée. Je m’en foutais !! Ce qui est de loin le plus important (et cela s’argumente), c’est cette centrale !!

                            Maintenant, je vais vous dire ce qui m’agace profondément :
                            * la place qui est réservée au sport dans les infos (et pourtant, je suis sportif, mais je le pratique). En particulier, le nom des joueurs de foot répété sans cesse : cela rentre dans mon cerveau, contre mon gré !
                            * les journalistes, par exemple sur France Info, qui n’arrêtent pas de répéter leurs noms. On s’en fout ! En effet, ce ne sont pas des critiques, ils ne font que répéter des informations en boucle ! On n’a pas le droit de bourrer le crâne des gens avec des noms dont on se moque (à l’instant où je vous parle, j’ai plein de noms de journalistes de France Info qui me viennent en tête - l’effet est plus marqué depuis que je me suis mis à faire de la physique de manière sérieuse, comme si mon cerveau était devenu une éponge). Il me semble qu’Euronews est un bon choix, puisqu’ils ne donnent pas leurs noms. Maintenant, pour les critiques, je comprend qu’ils donnent leur nom, et je suis prêt à les retenir. Mais pas pour les répéteurs de dépêches d’agence de presse !!
                            * je ne veux pas qu’on parle des faits divers, mais uniquement des choses qui concernent un grand nombre de personnes ! Je me fous de savoir que telle femme a été assassinée en faisant son jogging ! C’est une affaire criminelle qui doit rester confidentielle. A quoi cela sert-il de bourrer le crâne des gens avec ce genre d’infos ?? La rubrique policier écrasé et hold-up, je m’en fous ! Parlons d’économie, analysons les théories de Maurice Allais, bref, soyons sérieux 5 minutes !
                            * il faut arrêter de laisser les hommes politiques sortir des contre-vérités sans les reprendre. J’attends des critiques qu’ils fassent leur boulot, à ce niveau.

                            Pour ces raisons, Agoravox est aujourd’hui ma quasiment unique source d’information.

                            • Fabienm 4 avril 2011 09:10

                              tiens oui, c’est un bon exemple, j’ai oublié de parler des « spécialistes » sur tel ou tel domaine. En science, en général, c’est plutôt pathétique.


                            • Julien Julien 6 avril 2011 19:25

                              Le sens de mon discours, c’est que d’avoir fait un minimum de sciences et mathématiques (en particulier la logique : savoir ce qu’est une implication, une contraposée, etc.) permet de maintenir un minimum de cohérence dans les discours.

                              Pour l’instant, souvent je ne vois pas de cohérence. Les transitions entre les phrases sont souvent insensées.

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