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Le journaliste Laurent Bazin contraint de fermer son blog ?

Mercredi 24 janvier 2007, Laurent Bazin, journaliste à i>TELE, a annoncé qu’il fermait son blog. Ouvert il y a seulement trois mois, celui-ci avait pour ambition d’être un lieu de liberté de parole et d’échange avec les internautes. Cette belle entreprise s’est avérée « impossible » à poursuivre, sans risquer de mettre en péril la carrière du journaliste. Laurent Bazin doit, pour sa tranquillité, rentrer dans le rang. Un micro-événement pour le moins inquiétant.

Dans une note intitulée Voilà, c’est (déjà) fini, Laurent Bazin explique à ses lecteurs les raisons de la fermeture précipitée de son blog, le pourquoi de cette capitulation : Il m’est en effet impossible de continuer l’exercice de transparence que je m’étais imposé le 16 novembre dernier en entamant ce dialogue avec vous. Je réalise aujourd’hui, sans doute trop tard, qu’en vérité on ne peut pas "tout publier". Formidable naïveté de ma part, presqu’inquiétante, diront certains, après vingt ans de métier. Naïveté... Formidable... Inquiétante... Après vingt ans de métier... Il y a quelque chose d’assez bouleversant dans ces mots. Dans la croyance qu’avait conservée, malgré une expérience déjà longue, ce journaliste intègre en la noblesse de son métier, un métier - voire une mission - qui prétend (dans l’idéal) "porter le fer dans la plaie", chercher le vrai, et le dire, malgré les risques et les pressions, passant outre tous les inconforts. Laurent Bazin croyait, via son blog, pouvoir demeurer un saint homme de l’information ; il a dû se résoudre, finalement, après trois mois d’aventure, à reconnaître qu’il était avant tout un salarié. Qui ne fait pas absolument ce qu’il veut. Qui n’est pas en mission. Mais qui bosse, pour un boss, qui fixe les règles, et qui a ses intérêts propres, auxquels doit se plier le petit soldat de l’information s’il veut rester en place. Le ventre commande, et les beaux idéaux s’y plient. On le comprend.

On ne peut donc pas "tout publier". On le savait déjà, c’est vrai. Mais qu’a bien pu révéler notre ex-journaliste-blogueur pour subir les pressions qui l’auront fait capituler aussi vite ? Des secrets d’Etat ? Les frasques extraconjugales de nos candidats à la présidence ? Même pas. Laurent Bazin écarte ces pistes d’une phrase sèche : Nicolas, Segolène et les autres n’y sont pour rien. Alors quoi ? En fait, le journaliste s’est heurté à... ses propres confrères : Ce sont mes confrères qui ont le plus souffert. Il en a ainsi blessé certains, exaspéré d’autres, a enfin déclenché la colère des derniers. Le parti-pris de la transparence ne leur était manifestement pas bien familier... Autant d’inimitiés suscitées par une entreprise somme toute assez saine, cela a de quoi refroidir quelque peu les ardeurs des plus enthousiastes.


Mais que devient l’idéal du journaliste ? Peut-on le jeter si facilement aux orties ? Mais je suis un salarié, nous répond Bazin, mon entreprise a des actionnaires et des intérêts et - sauf à vouloir jouer les chevaliers blancs - je ne peux continuer à mener parallèlement ces deux vies éditoriales. La déclaration a le mérite de la franchise. Alors qu’en novembre dernier, Loïc Le Meur prophétisait la fin du off pour les politiques, la déconvenue de Laurent Bazin - qui s’était fait une spécialité sur son blog de trahir les off -, indique clairement que la transparence pour les journalistes n’est pas encore d’actualité. C’est que tout le monde se tient : On est toujours en connivence avec quelqu’un... On se retient toujours de livrer une information dont on ne se priverait pas si il s’agissait d’un inconnu. Tant que l’on est salarié, que l’on travaille avec une équipe, toute vérité n’est pas bonne à dire. C’est comme ça. La transparence n’était qu’un rêve (ou un cauchemar). Les relations humaines élémentaires s’y opposent. Tension sans résolution simple entre l’humain et l’exigence du vrai.

Et Laurent Bazin de saluer ses lecteurs, un peu orphelins de sa liberté ce mercredi matin : Merci à tous ceux qui avaient trouvé ici un espace de discussion. J’ai aimé votre liberté de ton, j’ai été surpris aussi par la violence de vos mises en cause. Vous pouvez vous payer ce luxe. Moi pas. En tout cas pas sous cette forme-là. Luxe. Qu’on peut se payer ou pas. La vérité, espérons-le, saura emprunter d’autres chemins...

Audace, insolence... inconscience ?

Je ne peux m’empêcher de mettre en rapport le billet de clôture du blog de Laurent Bazin avec cet autre billet, très osé, qu’il avait écrit le 7 décembre 2006, intitulé Ne tirez pas sur le lampiste.... Peut-être se heurtait-il là aux limites qu’un journaliste ne doit pas dépasser. Il s’en prenait alors, sans ambages, à la fois à ses confrères journalistes et aux hommes politiques : Je crois profondément que les politiques ne se sauveront pas en accusant artificiellement les journalistes de ne rien comprendre aux vraies aspirations du pays et que les journalistes n’iront pas bien loin non plus s’ils se contentent de servir la soupe aux candidats et changer de cheval au gré du vent. Je crois qu’on ne respecte pas ceux qui vous sont acquis. Et que rentrer dans ce jeu, c’est se condamner à n’être plus respectable. Je crois aussi que c’est aux politiques d’agir et qu’ils ne peuvent pas continuer à accuser les journalistes de ne rien comprendre sous prétexte que la colère des électeurs gronde. Remontrance pour le moins vigoureuse... Les politiques ont, en effet, parfois la fâcheuse tendance - qu’ils partagent d’ailleurs avec les blogueurs - à taper sur les journalistes, car c’est à la mode, c’est plutôt tendance. Ça peut sans doute rapporter quelques suffrages de plus. Mais les journalistes sont aussi un peu responsables de ce mauvais traitement qui leur est fait : s’ils ne font que "servir la soupe aux candidats" ? S’ils ne font que "changer de cheval au gré du vent" ? "Rentrer dans ce jeu, c’est se condamner à n’être plus respectable." Sentence terrible de Bazin. Mais tellement lucide. Pour ne plus servir de défouloirs aux politiques - et aux blogueurs et autres "journalistes citoyens" -, les journalistes de métier devraient sans doute avoir le courage dont a fait preuve Laurent Bazin durant trois mois sur son blog, en osant parler vrai. La fin de son entreprise, hier, n’a pas de quoi rendre optimiste pour l’avenir de la presse...


Toute cette note du 7 décembre 2006 mériterait d’être citée, pour sa liberté de ton et sa clairvoyance : Je lis vos commentaires et je suis frappé de voir combien la critique des médias est devenue courante, quotidienne, le mépris parfois systématique. [...] A mon niveau, je n’ignore évidemment pas les petites - et parfois les grandes - compromissions de certains. La complicité passée ou présente qui unit les uns ou les autres. Les petits arrangements ou les grandes réconciliations qui ont rythmé l’histoire agitée du couple politiques/journalistes et politiques/industriels.

Et voici alors parti notre kamikaze de l’information dans une critique acérée de Nicolas Sarkozy et de Paris-Match, pointant du doigt le récent retournement de l’hebdomadaire, qui, un an après avoir froissé le premier flic de France en publiant une photo de sa femme au bras de son amant, nous offrait un numéro à sa gloire qui est resté dans toutes les mémoires, évoquant "un destin en marche". Faut-il y voir le résultat d’un marchandage ? D’un changement de ligne éditoriale ? Une contrepartie ou une façon de s’excuser d’avoir été trop loin ?, s’interroge Bazin. Une seule certitude : entre la une sur Cécilia et la une sur Nicolas, le directeur de la rédaction de Match, Alain Genestar, a été remercié par son actionnaire. Nicolas Sarkozy a été tellement furieux de voir cette photo en couverture d’un journal du groupe Lagardère que pendant des semaines, il n’a plus pris au téléphone ni son propriétaire, Arnaud, ni Jean-Pierre Elkabach (patron d’Europe1, de Public Sénat et administrateur du groupe sus-nommé) dont il est si proche. Une brouille ostensible. Presque un début de guerre... Et de dresser le portrait assez effrayant de celui que le tout Paris considère comme "l’homme qui a une chance sur deux de devenir président de la République". Un homme à craindre et qui sait en imposer aux rédactions comme à ses collègues ministres. Sans oublier de taper sur les confrères, en dénonçant leur incorrigible lâcheté : Et cette une est sans doute un exemple frappant de cette pusillanimité qui reste le fort de certains journalistes et patrons de presse. Toujours avec les loups, gorge offerte. Les premiers à agiter les dagues lorsque le vieux lion faiblit. Pas vraiment adepte de la langue de bois, ce Bazin... On comprend aisément que ses envolées blogosphériques n’aient pas plu à tout le monde.

Segolène Royal en prend également pour son grade, ainsi que la poignée de journalistes admiratifs (et -tives) qu’elle a su très habilement fidéliser autour d’elle, et qui ont offert, selon Bazin, le spectacle de remarquables palinodies (ou retournements de veste), dictées par le seul mouvement apparent du vent...


Bazin comprend ainsi fort bien le coup de gueule du candidat de l’UDF contre une certaine collusion politico-médiatique : Je ne peux pas dire que Francois Bayrou se trompe lorsqu’il dénonce avec Jean-Francois Kahn la "bullocratie". Mais, pour autant, il met en garde contre la tentation que l’on peut avoir, au regard de cette "bullocratie", de discréditer les journalistes : Parce que je déteste autant qu’eux ces petits arrangements et que je n’ai pas le sentiment d’en être complice, je suis ulcéré de voir que ce thème des journalistes "loin de tout, pervertis par le système", est en train de devenir une autre forme de pensée unique. Protestation légitime, lorsque l’on n’est pas soi-même complice de ces petits arrangements entre amis. Il faudrait sans doute davantage de journalistes aussi peu complices pour que cette nouvelle pensée unique ne puisse prendre racine et se développer. Mais Bazin a jeté l’éponge hier matin. Blog fermé. Espace de liberté abandonné. Ce n’est pas là le signe le plus encourageant qu’il pouvait nous offrir, à nous, qui souhaiterions un quatrième pouvoir digne de ce nom. De quoi, à l’inverse, légitimer encore un peu plus le cinquième pouvoir, que j’évoquais hier à travers Thierry Crouzet.


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Les réactions les plus appréciées

  • Par Cyril (---.---.---.11) 25 janvier 2007 12:19

    Je comprends la fermeture , c’est un professionel il faut bien qu’il mange , c’est déja courageux d’avoir essayé.

    C’est avec les amateurs que la vérité éclatera , eux ils n’ont de comptes à rendre à personne.

  • Par Marsupilami (---.---.---.212) 25 janvier 2007 11:09
    Marsupilami

    Très intéressant. Et très inquiétante information. Sarkozy est un vrai danger public. Je ne crois pas trop aux vertus qu’on accorde au cinquième pouvoir, mais si son exercice permettait au moins d’en finir avec la culture politico-journalistique du « off » ce serait déjà pas mal. Mais ça pourrait aussi induire un effet encore pire : un discours encore plus formaté pour éviter tous les dégâts éventuels du « off ».

  • Par Cosmic Dancer (---.---.---.155) 25 janvier 2007 11:34

    Et me revoilà encore une fois juste derrière Marsu, et pour dire peu ou prou la même chose... smiley

    @ L’auteur : énorme info. Je ne connaissais malheureusement pas ce blog et je le regrette. Votre article est parfait. Je n’ai rien à ajouter, à part des remerciements. Et peut-être ce détail : je suis, ou plutôt j’étais, de la profession. Virée deux fois pour « électronlibrisme ». Le seul lieu où je retrouve le goût d’écrire et de penser, c’est dans l’espace privé d’un blog où je suis anonyme. Et ici, sur Agoravox. La profession est en alerte : propositin d’assises nationales. Peut-être le journalisme saura-t-il retrouver les valeurs qui ont fondé sa dignité.

  • Par caramico (---.---.---.229) 25 janvier 2007 12:39

    A quelque chose toujours malheur est bon, en l’occurence à décrédibiliser encore un peu plus les médias dits traditionnels qui, sur la défensive, continuent à se tirer des balles dans le pied, jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Réactions à cet article

  • Par Marsupilami (---.---.---.212) 25 janvier 2007 11:09
    Marsupilami

    Très intéressant. Et très inquiétante information. Sarkozy est un vrai danger public. Je ne crois pas trop aux vertus qu’on accorde au cinquième pouvoir, mais si son exercice permettait au moins d’en finir avec la culture politico-journalistique du « off » ce serait déjà pas mal. Mais ça pourrait aussi induire un effet encore pire : un discours encore plus formaté pour éviter tous les dégâts éventuels du « off ».

  • Par Cosmic Dancer (---.---.---.155) 25 janvier 2007 11:34

    Et me revoilà encore une fois juste derrière Marsu, et pour dire peu ou prou la même chose... smiley

    @ L’auteur : énorme info. Je ne connaissais malheureusement pas ce blog et je le regrette. Votre article est parfait. Je n’ai rien à ajouter, à part des remerciements. Et peut-être ce détail : je suis, ou plutôt j’étais, de la profession. Virée deux fois pour « électronlibrisme ». Le seul lieu où je retrouve le goût d’écrire et de penser, c’est dans l’espace privé d’un blog où je suis anonyme. Et ici, sur Agoravox. La profession est en alerte : propositin d’assises nationales. Peut-être le journalisme saura-t-il retrouver les valeurs qui ont fondé sa dignité.

    • Par cyrkar (---.---.---.20) 7 février 2007 16:33

      Merci beaucoup cosmic dancer, visiblement quelques rares hommes continuent à placer leurs idéaux et leur conscience au dessus de leur vie professionnelle.

      J’ai trouvé l’article très bon mais ne suis pas d’accord avec l’auteur quand il prétend que ce journaliste n’avait pas le choix. Il avait le choix de rester en accord avec lui-même et de ne pas se plier devant ce qui est pour lui l’autorité à savoir en l’occurence son patron.

      Et peut-être même que si beaucoup arrête de se courber pour un ligne droite (noir désir) alors les choses changeront vraimment.

  • Par Cyril (---.---.---.11) 25 janvier 2007 12:19

    Je comprends la fermeture , c’est un professionel il faut bien qu’il mange , c’est déja courageux d’avoir essayé.

    C’est avec les amateurs que la vérité éclatera , eux ils n’ont de comptes à rendre à personne.

  • Par caramico (---.---.---.229) 25 janvier 2007 12:39

    A quelque chose toujours malheur est bon, en l’occurence à décrédibiliser encore un peu plus les médias dits traditionnels qui, sur la défensive, continuent à se tirer des balles dans le pied, jusqu’à ce que mort s’ensuive.

  • Par candidat 007 (---.---.---.75) 25 janvier 2007 13:12

    Voici ce que l’on trouve sur la page d’accueil de Itélé.

    PAGE D’ACCUEIL LES PROGRAMMES LA CHAINE RECEVOIR i>TELE LES COMMUNIQUES LES MOMENTS FORTS D’i>TELE NOUS JOINDRE LE BLOG DE LAURENT BAZIN

    le blog de laurent Bazin, journaliste à i télé bénéficie de cette exposition. Il me semble normal que son patron ait quelque chose à dire sur son blog, ou même ses partenaires d’émission. (il voulait le beurre et l’argent du beurre)

    Il pourrait aussi ouvrir un blog sous un pseudo comme n’importe quel pékin connecteur moyen, ? pourquoi il ne le fait pas ?

    a) d’abord parce il n’aurait pas une audience automatique ? (référencement, militantisme fatiguant du bloggeur ? course après les liens etc etc)

    b) mais aussi peut-etre qu’il se sentirait moins couvert, et qu’une certaine autocensure, on ne sait jamais, il fazut quand même se découvrir un peu) l’empêcherait de se livrer à toutes ses révélations.

    Pour le cinquième pouvoir, la question n’est donc pas de dire que les journalistes du 4 éme pouvoir sont tenus d’une manière ou d’une autre, la question est de se demander pourquoi il n’ouvre pas un autre blog personnel sans la caution de son employeur ?

    • Par Petit (---.---.---.48) 25 janvier 2007 15:07

      Mis à part l’argument du lien provenant d’un site donne droit de regard vers le site pointé, (imagine je pointe www.agoravox.fr et que le leur demande des comptes), petit paragraphe pertinent. J’offre un bon point :)

    • Par Reinette (---.---.---.65) 25 janvier 2007 16:45

      ce sentiment répandu présentant les banlieues comme des jungles, des zones de non-droit ?

      Ces représentations sont construites par des marchands de peur.

      Elles proviennent à la fois :

      1) d’hommes politiques qui se présentent comme les derniers remparts contre la barbarie (de préférence immigrée et/ou musulmane),

      2) d’entrepreneurs pour qui la sécurité est un énorme marché et

      3) de policiers qui ne cessent de fantasmer sur les zones de non-droit comme s’il s’agissait de zones FARC de Colombie.

      Ces 3 séries de discours trouvent un écho puissant dans des médias, qui, dans un contexte de dépendance accrue des groupes industriels, cherchent une audience à tout prix.

      Et ce à plus forte raison que, du fait de l’élévation du niveau social des journalistes, ils sont chaque jour plus coupés des milieux populaires.

      Ces raisons expliquent largement que les journalistes ne soient pas souvent les bienvenus dans les quartiers. En retour, cette hostilité renforce leur réceptivité aux discours catastrophistes tenus par les marchands de peur.

  • Par T.B. (---.---.---.162) 25 janvier 2007 13:18
    T.B.

    Vous pouvez en savoir un peu plus sur cette histoire (épiphénomène dans l‘air du temps) sur Wikipédia.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lauren...

    Bazin, que je ne connaissais pas avant-hier et je ne m’en portais pas plus mal, est sorti des rails : il retourne dans les rails. Rien d’extraordinaire. Il servait la soupe et continuera à la servir avec, au milieu, un court épisode bloguesque pour faire comme tout le monde ou presque.

    En tant que citoyen ordinaire, j’ai désormais pour réflexe depuis que j’ai accès à internet, d’aller sur Wikipédia dès que je veux apprendre, découvrir ou approfondir une idée perso ou une info. C’est mon 5ème pouvoir interne, je me sens moins con ou moins démuni depuis que je consulte Wikipédia. Avant la découverte du web, je rageais contre les medias (sauf le Canard pour faire court). Aujourd’hui je découvre ce que je souhaitais savoir, presque tout, grâce à l’info en continue et bien étayée sur Wikipédia. Avant je pestais contre les journalistes, aujourd’hui ils m’indiffèrent sauf à les retrouver, pas dans tous les articles heureusement, sur Avox. Agora Vox m’intéresse pour voir comment les citoyens ordinaires utilisent ce nouveau auto-média dans lequel ils peuvent (nous pouvons) enfin nous exprimer.

    Circule sur le web des pétitions. Pétitions initiées par des citoyens la plupart anonymes. Ajoutez un cadre juridique à ces pétitions, cadre fixé par un nombre n de signataires à atteindre dans un laps de temps t prédéfini, assorti d’un référendum (d’initiatives citoyenne donc !) à l’échelle nationale pour commencer et vous aurez une démocratie directe. Non virtuelle. A la place de se limiter à des spéculations mentales et théoriques le 5ème pouvoir se manifesterait concrètement dans les urnes, pas pour élire des hommes mais pour créer ou supprimer une loi. Il y aurait toujours des législatives pour élire les députés mais ils réfléchiraient à deux fois avant de faire adopter une loi. Un Président symbolique, présent juste pour représenter la France à l’étranger ou recevoir les ambassades. Dans ces conditions autant qu’il soit nommé, une fois par an, par les parlementaires. Gain de temps et gain d’argent . Nul besoin non plus d’aller manifester dans la rue puisqu’une pétition juridiquement acceptable suffirait à balayer une loi jugée inepte ou liberticide. A-t-on besoin d’un Président si le peuple souverain détermine les lois ? N’est-elle pas là la vraie démocratie ?

    Enfin, l’actualité ne doit pas être accaparée et dirigée par des groupes de pressions (économiques) mais se soumettre aux besoins (économiques) du plus grand nombre ou d’une poignée de citoyens plus avisés que les autres et qui n’appartiennent pas à la classe des politiques professionnels (ou carriéristes).

    C’était quelques idées ... citoyennes.

  • Par pace (---.---.---.166) 25 janvier 2007 13:29

    Laurent Bazin, fais comme un vrai journaliste engagé,

    « DEMISSIONNE » de Itélé.

    la liberté n’a pas de prix........................

  • Par Romain (---.---.---.200) 25 janvier 2007 13:52

    Inadmissible, digne des regimes totalitaires. La liberté d’expression mes fesses. A force de trop prendre les gens pour des cons attention au retour de baton. Les révolutions sa peut aussi se faire dans le sang.

  • Par jerome (---.---.---.53) 25 janvier 2007 14:11

    @TB : wikipedia ??? je me gausse ... un ramassis d ’ incapables rivés à leur écran , autopromus modérateurs , en fait censeurs bien au chaud dans le penser correct , incapables de nous donner leurs références et qui se cachent tous vertueusement derrière des pseudos enfantins . Je ne met plus les yeux sur ce site de minables et je vous conseille d ’ en faire autant ! Mais chacun sa liberté et son sale gout , hein ? Bonne journée Jérome Boireau 44 Nantes

  • Par zen (---.---.---.150) 25 janvier 2007 14:33
    ZEN

    Il y a eu des précédents : le courageux Denis Robert, par ex.,mais il est allé jusqu’au bout...

    Certains journalistes US un peu trop curieux ont dû aussi démissionner : lire « Blacklist »(10/18)de Kristina Borjesson> des journalistes, et non des moindres, témoignent...

    Une charte qui vaut toujours, à afficher dans les salles de rédaction :

    http://www.info-impartiale.net/arti...

  • Par chandre (---.---.---.106) 25 janvier 2007 14:36

    Loin de cet excellent article qui met en lumiere les turpitudes de la liberté d’expression, je ne peux m’empêcher de me poser une question : un journaliste doit-il tout (mais vraiment TOUT) dire ?

    Tout dire vs éluder l’information, un exercice d’équilibriste sans doute périlleux ...

    C

    • Par Petit (---.---.---.48) 25 janvier 2007 14:40

      Non il peut se passer de nous dire ce qu’il a mangé à midi par exemple.

      Si on arrête de l’idôlatrer les journalistes et le journalisme en général, et que l’on redescend sur terre, on en voit les limites avant de lire les pseudos confessions d’un journaliste du groupe vivendi.

  • Par Jaimz (---.---.---.8) 25 janvier 2007 14:44

    Article très intéressant, et en effet le constat en est inquiétant. Perte de confiance du public face au journalisme, un mal très répandu mais qui est peu débattu.

    Je ne crois plus que la liberté d’expression existe encore en France, l’exemple de ce journaliste (soumis à la pression de ses co-professionnels) ou d’un étudiant ayant des propos violents (propos inspirés de série télé en génral) ; Le blog est mort-né, sauf pour y raconter les déboires de sa petite vie nombrilique... c’est dommage, internet représentait un espace de liberté « sans contraintes » qui n’est plus.

    Mr Sarkozy est tout puissant, son implication dans le licenciement d’un rédacteur en chef, ou l’exemple du bloquage de l’édition d’un livre sur sa biographie, sont assez d’exemple pour comprendre que monsieur ne supporte pas la critique et qu’il n’hésite pas à utiliser des moyens dictatoriaux pour faire taire la contestation.

  • Par rachid (---.---.---.20) 25 janvier 2007 14:51

    la liberté d’éxpression ne peut étre appliqué à la lettre que dans des affirres comme celle des caricatures. oû sont les défenseurs de cette valeur comme P vAL BHL et les autres.

    • Par Petit (---.---.---.48) 25 janvier 2007 14:56

      C’’est vrai les gros trolls racistes permetent de déterminer le degré de liberté d’expression d’une société à l’idéologie antiraciste. Et apparament, dans le domaine de la critique de l’islam y a pas de trop censure en France.

  • Par tchoo (---.---.---.52) 25 janvier 2007 14:51

    Si il est vraiment comme ça, si ce qu’il vit est vrai, cela va vraiment être difficle pour lui.

    Il va trouver d’autres moyens où d’autres lieu (si il le veut bien)

  • Par Roland Gerard (---.---.---.49) 25 janvier 2007 15:41

    Merci pour ce beau témoignage.

    Authentique leçon de courage. Dire la vérité ce sera bien toujours l’enjeu n°1 pour celui qui ose dire. Nous sommes nos mots autant que nos gestes et le mensonge quelque soit sa dose (taire est mentir) demeure une terrible violence. Qui ? D’une façon ou d’une autre ne voudrait y échapper. Bravo d’avoir essayé. Les média de notre société violente sont violents, voilà le message que j’entends. Et il s’agit de rester sur le fil. Vivant !

    Beau témoignage parceque cette « naïveté » (après tant d’années de journalisme !) vaut bien plus chère qu’un blog, fraîcheur sans laquelle, peut être bien, aucune création n’est possible. La reconnaître nous invite à libérer la notre et nous éloigner du cynisme régnant. Vous aviez raison, c’est clair, il fallait essayer.

    Le poète qui meurt c’est celui qui dit la vérité au mauvais endroit au mauvais moment. Mais il y a des bons endroits et des bons moments. Bien joué de faire un pas de coté.

    Le poète qui vit laisse jaillir sa parole dans les interstices. Cette expérience montre qu’il y en a qui tentent de sortir de la chappe de plomb, qui par leur action élargissent les interstices qui seront bientôt des boulevards pour plus de vérité !

    Il faudra bien de toute façon, on est au pied du mur ! RG

  • Par rachid (---.---.---.20) 25 janvier 2007 15:48

    la situatation médiatique en france me rappelle bisarement celle du maroc des ammées de plomb sauf qu’à l’époque les journalistes conyinuaient de faire leur travail en risquant la prison et la torture. en france aujourd’hui on risque certainement pas ni la prison ni la torture mais on peut perdree notre gain pain qui est aussi une forme de violence. journalistes libres courage.

  • Par (---.---.---.150) 25 janvier 2007 16:08

    « Moi aussi, je sais des choses sur votre vie privée... » Comment Sarko met la presse sous pression Tantôt charmeur, tantôt menaçant, le président de l’UMP est un expert en relations médiatiques.

    http://hebdo.nouvelobs.com/p2203/do...

    • Par Petit (---.---.---.48) 25 janvier 2007 16:09

      Un suppo et au lit.

    • Par Taïké Eilée (---.---.---.50) 25 janvier 2007 20:48
      Taïké Eilée

      Excellent article du Nouvel Obs, assez terrifiant sur Nicolas Sarkozy et sa mainmise sur les médias, avec un aperçu de ses méthodes franchement dérangeantes. Quelques extraits frappants :

      « Lui et les siens savent faire planer une forme d’intimidation, voire de menace. En riant... bien sûr. Recevant la rédaction du « Parisien », le premier flic de France interpelle ainsi l’auteur d’articles sur ses déboires conjugaux : « Moi aussi, je sais des choses sur votre vie privée... » Il insiste : « Moi aussi, je pourrais en dire, des trucs... » Et il y a l’autre version, glaciale celle-là, expérimentée par notre confrère de « l’Obs », Hervé Algalarrondo, sur qui Sarkozy a par deux fois pointé publiquement un index vengeur : « Je ne l’oublierai pas ! Je ne l’oublierai pas ! » Quoi donc ? Le numéro titré « Sarko secret », qui lui avait déplu. Et avec quels arguments a-t-il dissuadé un éditeur de publier une biographie de Cécilia ? Résultat garanti en tout cas : 25 000 exemplaires envoyés au pilon ! »

      « Nicolas Sarkozy a conçu un système de tenaille inédit et diablement efficace. Au sommet des principaux médias, il compte nombre d’amis intimes dans le club des propriétaires : Martin Bouygues (TF1, LCI), Bernard Arnault (« la Tribune »), Arnaud Lagardère (Europe 1, « Paris Match », « le Journal du dimanche », plusieurs quotidiens régionaux)... »

      « Au sommet des rédactions, aussi, Sarkozy a son réseau : les vacances au Pyla sont des occasions de fréquenter en privé Jean-Claude Dassier (LCI), dont le fils est d’ailleurs le conseiller internet de l’UMP. Ou encore le voisin d’Arcachon, Nicolas Beytout, directeur de la rédaction du « Figaro ». Jean-Marie Colombani (« le Monde ») est aussi un ami, si l’on en croit son ancien adjoint Edwy Plenel, qui relate ainsi un rendez-vous à trois : « J’en suis ressorti avec le sentiment d’avoir été un intrus(1). » Et comme la vie est bien faite, l’Agence France-Presse est dirigée par Pierre Louette, ancien conseiller de Balladur, dont Sarkozy était lui-même ministre. »

      « Il applique ce qu’il théorisait, en 1995 et sous pseudonyme, dans un feuilleton estival publié par le quotidien « les Echos » : « Privilégiez les [journalistes] les plus jeunes et les moins titrés [...], vous les formerez à votre main et vous bénéficierez d’un réseau qui vous sera acquis. » La toile tissée par le président de l’UMP, du haut jusqu’au bas de la hiérarchie - et c’est inédit à ce degré -, l’amène à ignorer délibérément la séparation des pouvoirs. »

      « Décidément, la règle d’airain édictée voici bien longtemps par Hubert Beuve-Méry garde toute son actualité : « Un journaliste doit être proche de ses sources et distant à la fois. » »

      Vive la démocratie... smiley

  • Par rachid (---.---.---.20) 25 janvier 2007 16:16

    Sarko n’est pas un génie mais quand t’a tous les patrons de la presse qui sont des pots les jeux sont fait.

  • Par Reinette (---.---.---.65) 25 janvier 2007 16:17

    Chabot et charentaises

    La promotion en février 2004 de la maîtresse tape-dur du PAF, Arlette Chabot, au poste de directrice de l’information de France 2 consacre une longue carrière vouée au culte de l’Autorité politique, policière et patronale.

    « Mots croisés », la terrifiante émission de « débats » qu’elle anime sur la chaîne publique, a en effet servi de vecteur privilégié - ex-aequo avec les émissions-gyrophares de Charles Villeneuve sur TF1 - à la propagation de la pandémie sécuritaire qui a conduit à la réélection brejnévienne de Chirac, avant d’offrir un porte-voix stridant à la doxa ultra-libérale du Medef.

    Souvenirs d’épouvante. Celui d’un 13 mai 2002, après les présidentielles, quand Chabot présidait d’un œil avachi un simulacre de pluralisme où les théoriciens de la tolérance zéro bavassaient devant leurs adeptes (flics, magistrats, Malek Boutih...).

    Ce tribunal où n’officiaient que des procureurs anticipait à la perfection les lois qui allaient suivre. Un an plus tard, le 23 juin 2003, « Mots croisés » posait une question dont la formulation renfermait tous les prémisses de la démolition sociale : « Pourquoi est-il impossible de réformer la France ? » Question subsidiaire : « Est-ce la faute des syndicats, immobilistes par principe ? » Assurément ! Mais la faute aussi aux fonctionnaires, aux gauchistes, au droit du travail, aux minima sociaux...

    Pour une fois que les « jeunes d’origine immigrée » n’y étaient pour rien, on s’est bien gardé de faire la fine bouche.

    • Par Reinette (---.---.---.65) 25 janvier 2007 16:25

      La critique académique feutrée du système médiatique d’oppression idéologique et de manipulation des foules est un sport élitiste, un truc pour happy few qui vivent en réalité de ce même système.

      L’heure est plutôt à la multiplication des médias alternatifs, les vrais (pas les lèche-culs, les vendus et les bouffeurs de subventions)

  • Par Jean (---.---.---.132) 25 janvier 2007 17:00

    Article interressant.

    Je regrette ce qui est arrivé a Bazin, mais en même temps je trouve que cela est tres significatif des ressentis de chacun.

    Je pense que bon nombre de journalistes savent que tout ne peux etre dit dans les medias ou ils travaillent mais reste globalement persuadés que leur image et leur fonction reste celle du chevalier blanc de la Verité (avec le grand V qui va bien).

    Le probleme c’est que cette image plus personne ne l’a l’esprit à part les journalistes. Personne ne croit plus à leur integrité ni à leur independance. Essentiellement parceque la plus part des citoyens ont en memoire tellement de gachis du type agression du RER et autres conivences du padoc avec tel ou tel politique, que du coté du lecteur l’affaire est entendu depuis longtemps. Les chiffres de ventes des journeaux sont là pour le rappeler à chaque instant.

    La dessus est venu se greffer « internet » ou la competence d’explication du journaliste n’a plus aucune utilité, je n’ai pas besoin que quelqu’un qui n’est pas plus diplomé que moi, vienne m’expliquer tel ou tel chose, je suis lecteur et je peux aller chercher directement « l’information » là ou elle se trouve, sur le site specialisé ou en general officie un vrais expert de la question.

    Il ne reste donc plus que la critique politique, mais là encore on sait tres bien que le journaliste ne pourra jamais dire pleinnement ce qu’il pense il tente donc de le dire sur le net et fait son blog...mais, non seulement personne ne l’a attendu pour en faire autant mais aussi il n’est plus en situation de donner l’information, il est assis au milieu de ses lecteurs et egale à eux.

    Mr Bazin arrete donc son blog et je le regrette (je n’y etais allé que une seule fois),c’est grave pour lui, pour la liberté aussi, mais l’affaire n’est pas si grave pour le lecteur puisque personne ne prend plus au serieux ce qui est dit à la télé et que tout le monde continue sa recherche de l’info sur le net ou des milliers d’autres sites existent.

    On lui a fait fermer son site, les responsables peuvent etre content d’eux ils ont fait un paté de sable pour arreter la marée...

    J’imagine que ca doit etre dur pour l’image du preux journaliste pourfendeur du mensonge, mais au final la meilleur chose que pourrait faire Mr Bazin c’est de changer de metier, réouvrir son blog et enfin parler librement !

    Puisqu’a apparement les jounalistes ont aujourd’hui moi de pouvoir de dire la liberté que n’importe quel simple citoyen. Journaliste n’est vraiment pas un metier d’avenir et globalement ça ne change rien...ils sont devenus impuissant.

    • Par Jean (---.---.---.132) 25 janvier 2007 17:10

      Je voullais juste ajouter que Mr Bazin écrit (et il doit le penser) :

      « Parce que je déteste autant qu’eux ces petits arrangements et que je n’ai pas le sentiment d’en être complice, je suis ulcéré de voir que ce thème des journalistes »loin de tout, pervertis par le système« , est en train de devenir une autre forme de pensée unique. »

      Il faudrait peut etre qu’il comprenne que quand on est pas soit meme journaliste, ce n’est pas de la pensée unique, c’est du vecu, du ressentie et aussi un peu de la colere, car personnellement je regrette de ne plus lire le monde ou libé comme je le faisais il y a encore une dizaine d’année...

  • Par rodofr (---.---.---.246) 25 janvier 2007 17:14

    Revenez un peu sur terre car la vérité est un idéal jamais acquis toujours fuyante et à reconquérir. Ce qui manque aujourd’hui c’est des hommes comme Camus capable de partir du particulier pour nous donner une vue d’ensemble quasi philosophique d’un problème. Les journaliste sortent tous d’une même école qui les a formater. Ils ne prennent plus de risques et n’ont plus l’idéal des fondateurs. J’ai moi-même travaillé au monde, pas longtemps, et je me souviens, le patron de la rédaction reprochait aux journalistes de ne jamais allés sur le terrain et de faire des articles sur ce qui avaient été lu le matin. Pour beaucoup, ils sont jeunes, beaux, savent écrirent et parler, mais ils leur manque ce qui fait un grand journaliste. Cette soif jamais éteinte de redonner à l’homme et au citoyen qu’il est, les armes nécessaire à sa liberté de conscience. Mais chercher la vérité n’est pas donner à tout le monde. Il y a un côté rebelle que notre époque n’a plus et qui a fait par le passé la grandeur de ces moines de l’infos qu’était le journaliste. Pas tous bien sûr. Mais je m’inquiète pas car tant qu’il y aura des hommes il y aura toujours un ou deux rebelles assoiffés de vérités pour les éclairer sur l’état du monde et donc dans leur choix. Seulement, ils se font rare.

  • Par Christophe Grébert (---.---.---.93) 25 janvier 2007 17:17

    Une nouvelle fois c’est la liberté d’expression qui se trouve fragilisée. La loi devrait activement protéger les citoyens (journalistes ou non) s’exprimant publiquement. Les pressions exercées contre L. Bazin -d’où qu’elles viennent- sont inadmissibles.

    • Par Courouve (---.---.---.85) 25 janvier 2007 17:30
      Senatus populusque (Courouve)

      On va pas quand même pas reprendre à zéro à chaque nouvelle censure la question de la liberté d’expression.

      Ceux qui n’ont pas voulu défendre Houellebecq, Vanneste, Charlie-hebdo, Gollnisch, Redeker, Sevran, etc. n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes dans cette nouvelle affaire.

      La liberté d’expression vaut pour tous et pour tous les sujets, sinon ce n’est plus une liberté, mais un simple privilège.

    • Par nisco (---.---.---.2) 25 janvier 2007 18:43

      @ courouve

      T’as pas mis frêche et garaudy dans ta liste. Un oubli ?

    • Par Courouve (---.---.---.174) 25 janvier 2007 22:15
      Senatus populusque (Courouve)

      Bien sûr ! La liberté d’expression vaut pour tous et pour tous les sujets, sinon ce n’est plus une liberté, mais un simple privilège.

      En ce qui concerne Frêche sur l’équipe de France, le père d’Alain Finkielkraut, et Alain Finkielkraut lui-même, avaient dit la même chose sans être inquiétés.

      Ces poursuites à la tête du client, et à l’initiative d’associations (MRAP, LICRA, UOIF, etc.), ont donné naissance au concept nouveau de « justice associative ».

      Aristote avait décrit deux concepts plus pertinents : la « justice commutative » et la « justice distributive ».

    • Par nisco (---.---.---.195) 26 janvier 2007 09:05

      Courouve négationiste ! Ou du moins contre la sanction pénale des négationistes, on aura tout vu...

      Je désapprouve la liberté de parole quand elle sert à favoriser, diffuser et entretenir la haine, la peur et le rejet de l’étranger, du différent, de l’autre quoi !

      Nisco

      PS : j’avais expressément utilisé ces noms pour susciter une réaction que j’imaginais virulente. Je tombe de haut.

    • Par Romain (---.---.---.200) 26 janvier 2007 09:16

      Vanneste, gollnish... Homophobes et xenophobes à souhait ! Defense de la liberté d’expression vous rigolez ? Incitation à la haine plutot !

    • Par (---.---.---.141) 28 janvier 2007 13:06

      @ nisco

      L’Italie vient de renoncer à une loi Gayssot après les recommandations d’une centaine d’historiens, et enFrance la majorité des historiens et des juristes sont opposés à cette loi.

      Il n’est pas dans les traditions françaises d’apprendre l’histoire sous la contrainte du juge.

  • Par Courouve (---.---.---.85) 25 janvier 2007 17:32
    Senatus populusque (Courouve)

    Je n’ai guère entendu Laurent Bazin protester lors des précédentes atteintes à la liberté d’expression.

  • Par erick (---.---.---.71) 25 janvier 2007 18:14

    tres curieux, surtout quand l emission « arret sur image » existe toujours alors que je ne donnais pas cher de sa peau il y a presque 10 ans.

  • Par Pierre R. - Montréal (---.---.---.186) 25 janvier 2007 19:31
    Pierre R. Chantelois

    Un journaliste du Québec attaque dans un quotidien un syndicaliste et ses méthodes de fier-à-bras. Cet article est appuyé sur des faits probants. Le même journaliste est également l’auteur d’un blog hébergé par son journal. Cette fois, il attaque en termes peu équivoques le même syndicaliste, le traitant de menteur, notamment. Le syndicaliste a porté plainte au Conseil du presse du Québec pour manquement à l’éthique professionnelle. Le Conseil n’a retenu aucun grief contre le journaliste. Toutefois, le Conseil s’est interrogé sur l’ambiguité des deux traitements donnés à une même information : dans la presse écrite et sur un blog. Je joins ces interrogations qui traduisent fort bien, à mon avis, les limites fragiles à ne pas franchir pour un journaliste :

    le comité des plaintes et de l’éthique de l’information a considéré que la véritable question est de savoir s’il est conforme à l’éthique qu’un journaliste puisse couvrir un événement, traiter le sujet en rapportant dans son journal les comportements d’une personne et, en même temps, interpeller cette personne sur une autre tribune publique - quelle que soit cette tribune - pour se moquer d’elle, la provoquer et la ridiculiser ? Deux principes - énoncés dans le guide Droits et responsabilités de la presse - peuvent aider à clarifier la meilleure conduite à tenir dans des circonstances analogues. Le premier veut que pour préserver leur crédibilité professionnelle, les journalistes soient tenus à un devoir de réserve quant à leur implication personnelle dans diverses sphères d’activités sociales, politiques ou autres qui pourrait interférer avec leurs obligations de neutralité et d’indépendance et leur crédibilité. L’autre principe veut que le droit de réponse des journalistes aux commentaires des lecteurs, doit être exercé avec discernement et dans le plein respect des personnes. Les journalistes ne doivent pas se prévaloir de ce droit pour dénigrer, insulter ou discréditer les lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. Pour ces raisons, le Conseil a retenu le grief sur cet aspect du devoir de réserve. Même si le journalisme d’opinion et le journalisme d’information sont deux formes de pratique professionnelle qui reviennent de droit au journaliste, ce dernier peut difficilement, selon le Conseil, passer librement d’un genre journalistique ou d’une tribune à l’autre sur un même sujet sans risquer de porter atteinte à sa crédibilité professionnelle et à la validité de son information. Par conséquent, le Conseil incite fortement les mis-en-cause à éviter à l’avenir de telles affectations journalistiques.

  • Par Radnor (---.---.---.146) 25 janvier 2007 21:56

    Boarf

    Il n’avait qu’à utiliser un pseudo, une adresse mail anonyme et une adresse IP non fixe : il faut alors être dans la police pour retrouver le blogger... et à défaut de délit la police ne peut pas communiquer ce genre d’infos à un tiers.

    Si il a arrêté c’est parce qu’il n’a pas pris de précautions : scripta manent comme disaient déjà les Romains.

    Tant pis pour lui : quand on est con on est con !

  • Par Aïcha Qandicha (---.---.---.20) 26 janvier 2007 09:12

    Au fait, la liberté de « tout publier » en France est valable essentiellement pour insulter les musulmans, leur Livre saint, leur Prophète et leurs dogmes. Pire que la censure, le politiquement correct et la langue de bois de ces journaleux, dignes de l’ère stalinienne !

  • Par Aïcha Qandicha (---.---.---.20) 26 janvier 2007 10:17

    Pourquoi Reporter Sans frontières, si prompt à dénoncer les atteintes à la liberté d’expression dans le Tiers Monde ne s’offusque pas de l’emprisonnement en Espagne de Tayssir Allouni, journaliste d’El Jazeera soupçconné de liens avec El Qaïda pour avoir contrarié la vision médiatique monolithique des faiseurs de la guerre, illustre particulièreent par sa célèbre entrevue avec Oussama Ben Laden et sa couverture journalistique de la campagne américo-britannique en Afghanistan en 2001 ? Piur en savoir plus : http://www.legrandsoir.info/article...

    • Par Aïcha Qandicha (---.---.---.20) 26 janvier 2007 10:23

      Pourquoi les Français, si férus de liberté d’expression ne s’émeuvent pas de l’emprisonnement depuis 5 ans dans le bagne barbare de Guantanamo de Sami Al Haj cameraman de la chaîne Al Jazeera envoyé en octobre 2001 en Afghanistan pour couvrir la guerre américaine ? Pour en savoir plus : http://stopusa.be/scripts/texte.php...

    • Par Aïcha Qandicha (---.---.---.20) 26 janvier 2007 15:49

      Merci faxtronic pour la « représentante du peuple » ; merci pour le « sois-disant journaliste » ; merci pour tous mes « congénères ». Mille merci d’enlever le masque et de dévoiler votre véritable visage !

    • Par Radnor (---.---.---.176) 28 janvier 2007 15:06

      Sacrée Aicha, elle n’e rate pas une !

      C’est ton cousin ?

      Ton frère de lait ?

      Le fils de ta voisine ?

       smiley smiley smiley smiley

      Ils sont suspects de terrorisme non ?

      Et puis, ils ne sont pas encore égorgés en live comme ceux qui tombent dans les mains d’Al Qaida ... et je ne parle même pas du procès qu’ils ont eu avant !!!

       smiley smiley smiley

      Bref, tu as des valeurs éthiques à deux vitesses : deux poids et deux mesures !!!

       smiley

      Une pour les arabes sunnites et une pour les autres ...

      Ne serait ce pas du racisme ?

  • Par bulu (---.---.---.42) 26 janvier 2007 10:53

    en tout cas, le menage a ete fait sur ce fil depuis hier, des messages de shawford ont disparu. Agoravox prend une tournure bizarre.

    • Par shawford (---.---.---.73) 26 janvier 2007 11:05

      Merci bulu

      grâce à ta vigilence et ton intervention, mon cas ne peut plus être traité arbitrairement par l’équipe d’agoravox.

      J’espère une réintégration de mon IP fixe des plus rapides (la suppression de mes posts en regard de cette mesure devient anecdotique) et à tout le moins une réponse claire de carlo.

      Il n’y a ni complot ni comportement voyou de ma part ;

      Et soyez bien sûr que je défendrai mes droits de citoyen.

      Si je dois trouver une nouvelle Ip toutes les trois minutes pour intervenir, soyez encore plus sûr que je le ferai également !!!

    • Par nisco (---.---.---.195) 26 janvier 2007 11:17

      T’as raison Shawford, t’es bien plus joli en bleu avec ton paysage qui te sert de portrait !

      Je m’associe à cette dénonciation d’abus de pouvoir sur AVox.

      Continue le combat pour la liberté d’expression Shawford, on est avec toi !

      Au fait, c’était pas ça le sujet de l’article ? Sont culottés les censeurs d’AVox...

  • Par Loïc Decrauze (---.---.---.30) 26 janvier 2007 23:59
    Loïc Decrauze

    Pas besoin d’être le salarié d’une entreprise de presse pour se faire censurer... Agora Vox le pratique ici pour des motifs pour le moins suspects. Dernier exemple en date pour moi : un article proposé le 22 janvier sur l’abbé Pierre (le jour même de son décès) sous forme d’un petit témoignage croisé entre lui et ma grand-mère morte aussi à 94 ans fin décembre dernier. Je dois attendre le 26 décembre pour apprendre le refus de ce petit article pour le motif suivant : « Article contenant des informations évoquées abondamment dans l’actualité (non-inédit) » Certain qu’en quatre jours les autres n’allaient pas se priver de commenter ! J’aimerais bien connaître la philosophie de ce comité de rédaction dans l’ombre...

  • Par christelle (---.---.---.94) 27 janvier 2007 22:13

    Cher tous.. Cette année il y a élection présidentielle et légisaltive.. Attendez vous à toutes les pressions, à tous les revirements de situation. Chacun a un prix pour sa conscience : certains se font acheter, d’autres non. Et il n’y a pas que dans le journalisme.. Et cela se termine souvent par du chômage.. S’il vous plaît ne donner pas de leçons. Bazin a eu l’honnêteté intellectuelle de vouloir faire les choses en face.. De toute façon il avait déja dû retirer un post de son blog sur un « off » de déjeuner avec Sarko. Sa position n’était pas tenable et le sera sans doute encore moins s’il reste ou est maintenu à son poste. La liberté n’a pas de prix mais chacun a le droit de faire ses choix surtout quand ils les expriment clairement et publiquement.. Et de grâce attention à l’info d’internet, tout ce qui y est écrit n’est pas forcémment la vérite ou la réalité.. I faut là aussi recouper ses sources...

  • Par poupoule (---.---.---.22) 28 janvier 2007 06:10

    ce qui est bien regrétable..ce n’est pas la faute des autres qd on prend une telle decision d’arreter d’ecrire la verité..On est souverain de soi, de son royaume , de son panier de vie, et réagir en fonction d’un état d’ame de « peur » ou etât d’hommes ce qui tend a être du pareil au même, c’est d’un petit smiley.. Qu’à t-il-fait de son « je suis », libre, de penser, de dire, d’écrire « d’être » tout simplement.. Ce journaliste avc son entreprise, sa carrière, le pouvoir d’avoir, de possèder, faire vivre ses salariés, et ses potes journalistes qui lui font la gueule, tou le monde a eu peur pour sa petite vie ..et quelle vie ! BOUH il a eu peur.. mais dans quel monde vivons nous...la peur, la peur, et tout le monde survis dans cette bulle , c est grave ça..bon c’est un constat pas un jugement , si il se sent mieux comme ça..chacun fait ce qu’il veut. En esperant que la nouvelle génération ne trainera pas un aussi lourd fardeaux celui de la peur :smiley-p

  • Par PasKal (---.---.---.240) 28 janvier 2007 11:07

    Dimanche 28 janvier 2007

    Journal suisse « LE MATIN » -http://www.lematin.ch/

    ÉLECTIONS - NICOLAS SARKOSY CONTRÔLE MÊME LA VIE PRIVEE DES JOURNALISTES

    MAINMISE SUR LA PRESSE TRICOLORE -

    LIAISON DANGEREUSE Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a placé des hommes à lui dans presque toutes les rédactions parisiennes, dans la presse écrite comme dans la presse audiovisuelle

    Paris Ian Hamel

    Les Français ne connaissent pas la société audiovisuelle ETC (Etudes, techniques et communication). Pourtant, ils ne cessent de voir ses productions à la télévision. C’est cette entreprise, appartenant à l’UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, qui filme le candi¬dat Nicolas Sarkozy et qui ensuite vend (ou plus souvent donne) ses reportages aux chaînes de télévision françaises. « Le plus grave, ce n’est pas que Sarkozy organise ses propres reportages, mais que les télévisions acceptent ce procédé car il leur fait écono¬miser de l’argent », proteste un journaliste parisien sous couvert d’anonymat.

    Pourquoi se gêner ? La société ETC jouit d’une excellente réputation profession¬nelle, elle offre des images parfaitement maîtrisées, avec des caméras face à la tribune, sur les côtés, et survolant la foule. Nicolas Sarkozy a même organisé le re¬tour de Cécilia, son épouse, au domicile conjugal. Son photographe a pris soin de prendre les clichés à distance afin de faire croire qu’il s’agissait de photos volées par un paparazzi... Rien d’étonnant à cela. Comme le rappelle Frédéric Charpier dans son livre « Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir » (1), l’actuel ministre de l’Intérieur avait imaginé un temps devenir journaliste

    Les journalistes au pain sec

    Maire de Neuilly, dans la région pari¬sienne, et président des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, Nicolas Sarkozy courtise de longue date les patrons de presse, qui sont souvent ses administrés, comme autrefois Robert Hersant, propriétaire du Figaro et de 30% de la presse française, et aujourd’hui Martin Bouygues, le patron de TF1, dont le journal télévisé est regardé par 8 mil¬lions de personnes. « Il est non seulement l’ami des patrons de presse, mais il est aussi l’ami des rédacteurs en chef et des chefs des services politiques qu’il appelle tout le temps au téléphone. Sarkozy s’est aussi constitué une cour de sans-grade qui espionnent pour lui à l’intérieur des ré¬dactions, recevant en compensation des informations exclusives ou des promesses de promotion », raconte un enquêteur connu de la presse parisienne.

    Le climat est devenu tellement étouffant que ce journaliste demande non seulement que son nom n’apparaisse pas, mais que son journal ne soit pas mentionné non plus. « Je suis contraint de me méfier de mes propres collègues », déplore-t-il. Ministre de l’Intérieur, à la tête de deux services secrets, la DST et les Renseigne¬ments généraux (RG), Nicolas Sarkozy est un homme tout-puissant. Alors que ses « amis » journalistes sont abreuvés de scoops sur la délinquance ou sur le terro-risme, les autres rédacteurs se retrouvent au pain sec : les policiers ne leur parlent plus.

    Pire, ils découvrent que les Renseignements généraux ne font pas seulement des enquêtes sur les collaborateurs de Ségolène Royal, la candidate socialiste, comme Bruno Rebelle, ancien directeur de Greenpeace. Mais qu’à l’occasion, ils s’intéressent aussi à la vie privée des rédacteurs un peu trop à gauche.

    « UN PROCHE DE SARKOSY VOUS APPELLE AU TELEPHONE ET LÂCHE LE NOM DE VOTRE MAITRESSE, MENACANT DE LE FAIRE SAVOIR A VOTRE EPOUSE SI VOUS NE DEVENEZ PAS DAVANTAGE CONCILIANT AVEC LE CANDIDAT DE L’UMP », s’étrangle un journaliste du Figaro.

    Un proche de Sarkozy que Karl Laské, journaliste à Libération appelle carrément « le lanceur de boules puantes ». Le livre à charge intitulé « Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus » (2), écrit par plusieurs journalistes parisiens sous le pseudonyme de Victor Noir, s’est vendu à plus de 25 000 exemplaires. Il est réédité en livre de poche.

    (1) Frédéric Charpier, « Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir », Editions Presses de la Cité, 304 pages (2) Victor Noir, « Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus », Editions Denoël, 306 pages

  • Par liberté d’expression (---.---.---.222) 28 janvier 2007 18:25

    Il est étonnant qu’aucune pétition n’aie circulé pour demander la ré-intégration du rédacteur en chef de Paris Match dans la profession des journalistes. Le public des journaux même s’ils n’aiment pas et ne lisent pas ce journal auraient signés en nombre. Alors hier Genestar aujourd’hui un tel demain un autre... La démocratie n’est jamais acquise et si vous ne la défendez pas... la liberté d’expression y passera ! retrouvez un peu d’honneur !

    • Par fortenmath (---.---.---.118) 28 janvier 2007 18:29

      Je cygne lapetission

    • Par (---.---.---.141) 28 janvier 2007 18:35

      fort en maths, mais pas en orthographe ...

      La liberté d’expression vaut pour tous, et pour tous les sujets, sinon ce n’est plus une liberté, mais un simple privilège.

      Faute de se rassembler sur ce principe, les différentes victimes vont se faire avoir les unes après les autres, comme les Curiaces.

      Aristote avait décrit la justice commutative et la justice distributive. Or les atteintes à la liberté d’expression sont aujourd’hui presque toujours le fait d’une sinistre justice associative (MRAP, CFCM, LICRA, LDH, UOIF)

      (le matheux appréciera)

      http://perso.orange.fr/Connaissance...

    • Par (---.---.---.12) 28 janvier 2007 19:10

      @ liberté d’expression

      « hier Genestar aujourd’hui un tel demain un autre... »

      Avant hier, beaucoup, dont l’abbé Pierre, hier Genestar et quelques autres, aujourd’hui Bazin, demain encore bien d’autres.

      Faute de défendre tous ensemble la liberté d’expression pour tous et pour tous les sujets, ils se font avoir comme les Curiaces de la pièce de Corneille.

  • Par Taïké Eilée (---.---.---.93) 29 janvier 2007 08:36
    Taïké Eilée

    J’ai pu constater avec plaisir que mon article avait été repris sur un blog de soutien à Ségolène Royal (segolene2007.com), ici :

    http://segolene2007.com/archives/1361

    Seul petit souci : l’article a été amputé d’un paragraphe, pour ne pas dire censuré, puisqu’il s’agit précisément du petit paragraphe qui parle de Ségolène Royal :

    « Segolène Royal en prend également pour son grade, ainsi que la poignée de journalistes admiratifs (et -tives) qu’elle a su très habilement fidéliser autour d’elle, et qui ont offert, selon Bazin, le spectacle de remarquables palinodies (ou retournements de veste), dictées par le seul mouvement apparent du vent... »

    Pas très sport comme attitude... d’autant qu’il n’y avait rien de très méchant. Le long paragraphe qui tape un peu sur Sarkozy a bien été, quant à lui, maintenu. Le blog a d’ailleurs bien pris soin de ne pas faire de lien vers l’article original d’AgoraVox... La ségolénitude (des supporters de Ségolène) devrait encore gagner un peu en transparence et en honnêteté... Un article est à prendre ou à laisser, dans son entier !

    • Par Dragoncat (---.---.---.87) 29 janvier 2007 08:42
      Dragoncat

      Ben voui, les partisans de Nicolas n’ont pas le monopole de la manipulation... Ce n’est pas un scoop.

    • Par sam (---.---.---.93) 16 février 2007 01:39

      D’abord merci pour votre article. C’est moi qui l’ai repris et qui ai omis d’inclure le passage que vous citez ici. Je le regrette. J’ai pensé qu’il risque de donner l’impression d’un message contradictoire aux surfeurs de notre site.

      Je pense que la meilleure solution c’est de donner aux lecteurs le lien de l’Article d’origine.

      Continuez à écrire aussi bien !!

      Sam.

       smiley

  • Par Dragoncat (---.---.---.87) 29 janvier 2007 08:40
    Dragoncat

    @ l’auteur

    Merci pour l’article, l’info est intéressante et symptomatique...

    Malheureusement, sur le fond, c’est assez peu spectaculaire. Les journalistes travaillent pour des groupes de presse, eux-mêmes en relations commerciales avec d’importants groupes financiers, eux-mêmes en connection avec le pouvoir.

    Il suffit de regarder les infos version TF1 pour être convaincu que le journalisme indépendant et d’investigation est une entité en voie de disparition en France.

    Pour reprendre une formule écrite par les Guignols de l’Info : « Si le Watergate avait eu lieu en France, Nixon aurait été réélu deux fois. »

    Mais la faute n’est pas à attribuer uniquement aux journalistes. Quand on voit que des politiques ayant une batterie de casseroles judiciaires aux fesses pour malversations diverses concernant l’argent public (exemple : Balkani) arrivent à se faire réélire haut la main, c’est à pleurer.

    Si nous électeurs, restons indifférents à la morale de nos politiques, pourquoi les journalistes devraient-ils être plus pointus ? On a les politiques et les journalistes qu’on mérite !

    Dragoncat

    • Par Dragoncat (---.---.---.87) 29 janvier 2007 14:16
      Dragoncat

      @ Philippe Renève

      Je m’autorise une réponse puisque votre post m’est également adressé.

      Je ne peux pas parler à la place de l’équipe d’Agoravox mais depuis quelques mois que je m’y promène, j’ai vu tellement de noms d’oiseaux voler bas pour l’ensemble de la classe politique, ministres compris, que l’hypothèse me parait peu vraisemblable. Il suffit de voir le nombre de papiers qui descendent Sarkozy en flamme pour fournir un début de réponse à votre proposition 1.

      Quand à la proposition 2, je peux vous jurer sur l’honneur que je n’ai ni n’ai eu aucun lien particulier ni aventure sans lendemain avec Carlo Revelli. Ce qui ne m’a pas empêché d’avoir deux articles publiés.

      Peut-être votre article a-t-il semblé trop partial ? Ou peut-être sera-t-il publié plus tard ? Ce serait dommage parce que, pour l’aperçu que vous en donnez, il y a pour le moins matière à débat.

      Cordialement,

      Dragoncat

  • Par Taïké Eilée (---.---.---.16) 18 février 2007 03:18
    Taïké Eilée

    Tiens... Le titre de l’article a changé : un point d’interrogation a été rajouté. De l’affirmation originale « Le journaliste Laurent Bazin contraint de fermer son blog », on est donc passé - récemment, manifestement - à une question, « Le journaliste Laurent Bazin contraint de fermer son blog ? ». Je ne sais pas le pourquoi de cette décision d’AgoraVox...

    http://fr.news.yahoo.com/25012007/3...

    Cet article avait été repris en de multiples endroits sur le Web, avec son titre initial - affirmatif.

  • Par O+ (---.---.---.55) 21 février 2007 10:28

    Les peuples n’ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur.......Stendhal

  • Par mich (---.---.---.145) 25 mars 2007 16:00

    Il reste un impératif : que chaque citoyen garde sa place afin qu’une certaine forme d’harmonie puisse prendre sa place. Car je pense en écoutant les divers médias ou débats (télé ou magazines divers) que nous vivons un temps d’anarchie qui peut mener à la dictature : il faut faire fi des références soit disant antiques, nous vivons une amorce d’ère nouvelle dont nous ne percevons pas tous les tenants et encore moins les aboutissants.

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