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Accueil du site > Actualités > Médias > Le Monde : la grande crise de la presse a commencé

Le Monde : la grande crise de la presse a commencé

Le plan social au journal Le Monde est un coup de tonnerre. Le groupe tranche dans ses forces vives : un quart de sa rédaction est supprimé. Comment remonter la pente après ça, et même éviter l’effondrement de la qualité de l’information produite par le journal ?

Mais cette crise n’est pas isolée : en France, après Libération, Le Figaro tranche lui aussi à la hache dans sa rédaction. Aux Etats-Unis, une vague sans précédent de licenciements de journalistes est annoncée dans des dizaines de journaux.

A la recherche d’une introuvable rentabilité, les groupes de presse qui ne retrouvent pas sur le net les ressources publicitaires qui sont en train de leur échapper sur le papier, en viennent les uns après les autres à réduire massivement la voilure. Le prix à payer pour la survie de la presse sera-t-il la baisse de la qualité de l’information ?

L’état du groupe de presse Le Monde est si mauvais, qu’un plan de sauvetage sans précédent est annoncé, entraînant la « suppressions d’emplois de 130 personnes (sur un total de plus de 600 salariés), dont près de 90 sur les 340 journalistes que compte le titre » (Le Figaro). Soit le quart ( !) des effectifs de la rédaction...

Une « réduction drastique des effectifs » (Le Figaro), un « redressement par coupes claires » (20 minutes), « le choc est encore plus rude que prévu », « un Monde cruel » (Libération), « un Monde sans pitié » (L’Humanité), un « plan très dur », «  Le Monde au régime sec » (Journal du dimanche).

« C’est un coup de bambou », assure Alain Faujas, délégué SNJ du Monde (au JDD). « On ne pensait pas que le plan serait de cette taille. Ça fait très, très mal. »

« Méchant, beaucoup plus méchant que prévu », lâche un journaliste (dans Libération).

Un plan en quatre volets

Selon Libération :

Le plan, qui prévoit « une économie structurelle minimum de 15 millions d’euros sur deux ans » et qui doit « restaurer l’équilibre du quotidien et de ses suppléments à échéance 2010 », s’articule en quatre volets.

La suppression de 130 emplois au quotidien Le Monde et dans ses suppléments, dont les deux tiers au sein de la rédaction, se fera par l’intermédiaire d’« un plan de départ volontaire et d’un plan de départ contraint ».

Les entités « déficitaires ou non stratégiques » que le groupe entend céder sont Fleurus Presse (groupe d’édition jeunesse), les éditions de l’Etoile (société éditrice des Cahiers du cinéma), le mensuel Danser et le réseau de librairies spécialisées en littérature religieuse La Procure.

Un troisième volet du plan consiste à « moderniser les systèmes (rédaction, gestion, abonnements), afin de mutualiser les coûts et simplifier les structures ». Un dernier volet consiste à « revisiter les implantations immobilières » du groupe.

Enfin, toujours selon le communiqué du conseil de surveillance, ce plan intègre « une nouvelle approche de l’offre éditoriale du quotidien et de ses suppléments qui devrait voir le jour à l’automne ».

Le « passif »

Les salariés mettent en cause le « passif » de la gestion calamiteuse du trio Minc/Colombani/Plenel, puis du duo Minc/Colombani, après le départ du troisième :

« Cette hémorragie annoncée est le résultat d’une gestion irresponsable de l’entreprise par les précédents directoires et d’une vigilance inexistante de la part du conseil de surveillance », souligne l’intersyndicale (SNJ, CGT, CFDT), qui juge le plan « inacceptable » (Libération).

« Il y a une bouffée de colère contre l’ancienne direction, qui s’est perdue dans des dépenses somptueuses et somptuaires, à commencer par les locaux dans lesquels nous sommes, et contre Alain Minc, l’ancien président du conseil de surveillance, qui n’a rien surveillé du tout », s’enflamme Alain Faujas. « Résultat, on a été en déficit constant, avec pas une seule année en positif » (JDD).

« Les élus syndicaux condamnent “fermement ces mesures d’une sévérité sans précédent” et annoncent qu’ils s’opposeront “à tout licenciement contraint”. “Une fois de plus, les salariés font les frais des errements de leurs dirigeants”, regrette le communiqué commun [CGT-CFDT-SNJ] » (Le Monde).

Appel à la grève

« Pour Romain Altmann, délégué de Infocom’CGT du groupe, ce plan “est la remise en cause du modèle social du Monde”. Autant on peut discuter d’un plan de départs volontaires, “autant on ne discutera pas d’un plan de licenciements”, a-t-il affirmé » à l’AFP.

« Les salariés du Monde, réunis mardi matin 8 avril en assemblée générale, ont voté un mot d’ordre de grève pour lundi prochain, qui pourrait entraîner la non-parution du journal » (...) Une motion en ce sens, présentée par l’intersyndicale CGT-CFDT-SNJ, a été votée à une écrasante majorité par le personnel au cours de cette assemblée générale à laquelle assistaient des délégations de filiales du groupe (Fleurus presse, Courrier international...) (Nouvel Obs).

On dégraisse partout... en France

Faire peser toute la responsabilité de ce désastre sur les épaules de Minc/Colombani/Plenel, et sur la gestion spécifique du Groupe Le Monde, est pourtant un peu court. Car on supprime des postes de journalistes partout dans la presse :

Au Monde (2005-2006) : « Déjà en 2005-2006, 130 départs volontaires » (Nouvel Obs). « En 2005, des plans de réductions d’effectifs se sont soldés par le départ de plus de 200 personnes au quotidien et à l’imprimerie » (Les Echos).

A Libération (novembre 2005) : « Le projet concerne près de 16 % des effectifs. Il prévoit 38,5 suppressions de postes et 14 externalisations. Sur les 38,5 suppressions, 28,5 sont prévues à la rédaction, notamment 5 à la documentation, 4 au service société et 5 en culture et guides. Les 14 externalisations visent principalement les inspections des ventes et le service abonnements » (L’Expansion).

A Libération (novembre 2006) : « La direction de Libération a présenté lundi aux syndicats un projet de restructuration prévoyant 76 suppressions de postes sur 276 (...). 40 postes seraient supprimés à la rédaction écrivante, 23 à la rédaction non écrivante (édition, photo, maquette...) et 13 dans les autres services » (TF1/LCI) [« Un “plan social” qui prévoit 81 suppressions et 5 créations de postes », selon Acrimed.]

Le Figaro (février 2008) : « La direction du Figaro a présenté (...) un projet prévoyant 60 à 80 départs volontaires » (Les Echos).

« Le climat social se tend dans les médias » (Europe1, Le Point, Le Figaro, Le Monde...) (Marianne2/février 2008) :

Ces derniers mois, ô surprise, se font jour de plus en plus de revendications qui ne déparent pas l’ensemble du paysage social français : pouvoir d’achat, salaires, inquiétudes sur de possibles dégraissages. Ajoutons à cela des craintes spécifiques à la profession portant sur des reprises en main ou des atteintes à la liberté d’expression, et l’on aura une idée du climat social plutôt dégradé qui caractérise ce début d’année. Conséquence de ces angoisses d’une ampleur rarement observée : nombre de rédactions, plutôt calmes, ont effectué des débrayages ou menacé leur direction de mouvements de grève. Presque du jamais-vu. Un phénomène tellement rare qu’il mérite qu’on y prête attention.

... et aux Etats-Unis

Car ce vaste mouvement n’est pas spécifique à la France, dont on connaît la faiblesse économique particulière du secteur de la presse quotidienne. On licencie des journalistes à tour de bras aux Etats-Unis également :

« Suppression de 100 postes de journalistes, annoncée à la mi-février par [Le New York Times], [faisant] suite à des coupes similaires, sinon plus importantes, dans des dizaines de titres à travers les Etats-Unis (...) Au cours des derniers mois, l’Union Tribune de San Diego s’est séparé de 100 journalistes, les deux quotidiens de Philadelphie ont laissé partir 34 employés. Plus de 200 rédacteurs ont été licenciés au Mercury News de San Jose. (...) En trois ans, la rédaction du premier quotidien de la côte Ouest [Los Angeles Times] est passée de 1 200 à 870 journalistes » (Libération/février 2008).

« The Tribune Co., qui édite notamment le Los Angeles Times, The Chicago Tribune et le Baltimore Sun (...) a annoncé la suppression de 400 à 500 postes » (Les Echos, avril 2008).

L’introuvable rentabilité

Pourtant, « ces coupes interviennent alors que nombre de ces titres sont bénéficiaires », insiste Libération :

Pour les analystes, les difficultés de la presse émanent d’un double déclin qui n’est pas près de se renverser : celui des tirages (en baisse de 2,5 % à 3 % par an depuis trois ans) et de la publicité sur le support papier. Les revenus publicitaires ont chuté de 7 % en 2007, selon l’Association des journaux américains. Ce déclin tient aussi bien à la situation économique qu’au transfert de la manne publicitaire vers le net, qui rapporte moins. Pour chaque dollar investi pour toucher un lecteur papier, il ne faut que 5 cents pour toucher un lecteur internet. « Il n’y a plus d’autre choix que de couper les coûts de production, donc les salaires », commente Ken Doctor.

C’est qu’un vaste « coup de froid sur la publicité dans les journaux américains » est attendu, selon Les Echos :

Ce serait la baisse la plus sérieuse enregistrée par la presse écrite aux Etats-Unis depuis cinquante-sept ans. (...) Les journaux américains, qui s’imposent désormais comme des acteurs majeurs du web, ont toutefois gagné des lecteurs l’an dernier, grâce à leurs sites internet. Ce mouvement de vases communicants ne suffit pas à sauver les comptes des grands groupes de presse américains.

Autant dire que ces chiffres inquiétants venus d’outre-Atlantique donnent des sueurs froides aux éditeurs de journaux du Vieux Continent.

L’équation semble impossible à résoudre... Les ressources issues du net ne compensent pas celles qui sont perdues sur le papier, il faut réduire les coûts de production, et il ne reste qu’un poste sur lequel on peut encore réduire : l’effectif des rédactions.

Le « transfert » des rédactions papier vers le net s’annonce donc comme une très sérieuse réduction de voilure. Au prix d’une information en ligne au rabais ?

Post-scriptum (à 22 h 30) : est-il besoin de rappeler que l’annonce de cette grande crise n’est pas une bonne nouvelle pour internet ?

L’essentiel de l’information d’actualité diffusée sur le net provient en réalité des rédactions des quotidiens papier et des grandes agences de presse (très peu de contenu original est produit par les rédactions web, qu’elles soient liées aux grands médias « traditionnels » ou bien nouvelles venues « pure web »).

Les saignées que connaissent les rédactions des journaux, et celles qu’elles vont connaître encore (car, au-delà du Monde, de Libération et du Figaro, tous les autres journaux sont dans une situation extrêmement fragile), n’annoncent qu’une réduction globale de la quantité d’information originale produite et mise à disposition du public, sur le net et ailleurs...

Crédits photo : L’Observatoire des Médias 


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55 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 9 avril 2008 10:31

    Ce matin,j’ai lu et voté pour cet article qui mérite bien un débat

    Nous avons tous constaté ces dernières années la stratégie catastrophique de Mr Colombani pour devenir "un industriel de la presse" et pouvoir "peser" sur le pouvoir politique en place

    Il en avait simplement oublié les lecteurs !

    "Le Monde" s’est ainsi dévitalisé de toutes les grandes signatures qui avaient ce grand journal,pour devenir un 2eme journal BOBO,après "libé"

    La conséquence est dramatique puisque ce journal permet son indépendance

    En France ,les journaux sont trop cher et ne sont pas objectif et c’est dernier temps dans un "sursaut" de survie,ils sont tous tombé dans la provocation avec les mots clé qui rapportent "SARKOZY" "CARLA BRUNI"

    Vivement demain,vivement la mort de ces torchons qui n’auront fais que cirer les chaussures d’un pouvoir en place,quelque soit la couleur du régime politique

     


    • Forest Ent Forest Ent 9 avril 2008 11:40

      Article assez factuel et réaliste. Quelques détails quand même.

      La plupart des journaux se contentent désormais de commenter les dépêches d’agence, et il n’y a que trois agences sur la planète AP, AFP et Thomson. Ca pose un problème, quel que soit l’état de la presse écrite ou sur le net. Je ne parle même pas de la télé, qui ne passe pas d’info.

      Ensuite, même s’il est vrai que toute la presse souffre, M Minc ne peut pas s’exonérer de ses responsabilités, lui qui se réjouissait il y a seulement deux ans d’avoir assuré la "croissance phénoménale" du périmètre du groupe, avec des entités comme la PQR qui ont été revendues il y a 6 mois. M. Minc aime bien parler de business, et expliquer au public ignorant ce qu’est vraiment l’économie. Mais depuis le raid foiré sur la SGB avec de Benedetti, toutes les affaires dans lesquelles il est intervenu ont mal fini.

      D’ailleurs, plus généralement, il est amusant de constater que les grands libéraux qui conduisent ces groupes, en appellent maintenant à l’intervention publique, à l’instar de l’institut Montaigne qui appelle au "sauvetage de la presse écrite".

      Enfin, si la presse écrite se casse la gueule, c’est avant tout parce que les lecteurs fuient. Il y a effectivement un sujet technique : par exemple internet est plus pratique. Mais il y aussi le fait que la qualité baissait et que les lecteurs le voient. A force de compromissions ...


      • Ceri Ceri 9 avril 2008 13:37

        et ce qui est le plus grave, c’est qu’actuellement les groupes de presse n’envisagent pas de relever le niveau, puisqu’il faut faire des économies et qu’ils sont persuadés que les lecteurs sont des cons.

         

        Je sors d’une formation d’une semaine pour m’expliquer comment faire de l’émotion, qu’il faut "personnaliser" l’info, avoir chaque jour "le troll du jour" (c’est l’expression de la direction), un type qui fait quelque chose. Il faut aussi "le sujet de conversation du jour", par ex : le froid, la grele, la fete foraine, mais jamais un fait économique ou politique bien sur.

         

        pour remonter la presse, il faut investir dans l’information : donner du temps aux journalistes, afficher les opinions quand il y en a, arreter de se dire "neutre" et objectif quand ce n’est pas le cas.

         


      • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 9 avril 2008 14:12

         @ Forest Ent et Ceri

        Je partage tout à fait vos analyses. En cessant d’être critique, et en convoitant avec gourmandise les gras revenus de la presse people vers laquelle elle oriente progressivement sa ligne éditoriale, la presse d’information oublie le principe fondamental de tout positionnement marketing : la différenciation. 

        Les patrons de presse ont été remplacés par des financiers. Où sont les Beuve-Mery du Monde, les Wolf de Paris-Normandie, les Servan Schreiber de l’Express, dont on attendait les chroniques ? 

        La presse d’information ne peut lutter contre le papier glacé et la mise en page provocante des magazines ni contre la force de l’image animée et du son de la télévision. En cherchant à disputer ses lecteurs à ses concurrents, elle perd progressivement la base de son lectorat : celle qui recherche une information factuelle et mesurée.

         

         


      • nasko 10 avril 2008 02:52

        vous parlez de défaite pour le journalisme. Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres. Peut être s’agit il de victoire.... Mais de victoire pour qui ? Pour le pouvoir ? Mais quel pouvoir ? Oû se situe le pouvoir aujourd’hui ? Je ne suis pas sûr que Minc ait mal fait son travail.... Les années qui vont venir vont être très dures, et peut être que le pouvoir va avoir besoin de docilité... Non ?


      • Sir Guy of Guisbourne 9 avril 2008 11:44

         Les syndicats font mine de s’étonner de la situation en trouvant des coupables faciles alors que : 1) le journal est en déficit chronique depuis toujours, situation bien connue ; 2) la stratégie du "trio" constituant à créer un groupe de presse a permis d’éviter pendant des années les ajustements douloureux indispensables tôt ou tard - que refusaient constamment les personnels du Monde - en renflouant les caisses ; 3) Le Monde vient de perdre 1 an sans faire aucune mesure d’économie du fait de ses guerres internes impulsées par la rédaction ; 4) La rédaction a décidé de démanteler une partie du groupe et refuse obstinément une recapitalisation : il n’y a donc plus d’alternative à une restructuration radicale du quotidien ; 5) toute la presse quotidienne nationale doit de toute façon prendre des mesures difficiles du fait de l’effondrement du marché publicitaire.

         


        • Ceri Ceri 9 avril 2008 14:10

          c’est le manque de lecteurs le problème, pas le cours de la page de pub (qui suit le nombre de lecteurs d’ailleurs)


        • 1984 9 avril 2008 11:52

          C’est dingue !!! Ils trouvent des journaliste à licencier mais pas un pour écrire un article !!!!???


          • ZEN ZEN 9 avril 2008 12:06

            « Il y a une bouffée de colère contre l’ancienne direction, qui s’est perdue dans des dépenses somptueuses et somptuaires, à commencer par les locaux dans lesquels nous sommes, et contre Alain Minc, l’ancien président du conseil de surveillance, qui n’a rien surveillé du tout », s’enflamme Alain Faujas. « Résultat, on a été en déficit constant, avec pas une seule année en positif » (JDD).

             

            Ma colère n’est pas encore retombée...

            Le Monde pouvait éviter le pire , s’il ne s’était engagé dans les pires aventures financières : rachat du groupe Bayard-Presse, de la Procure, etc...


            • ZEN ZEN 9 avril 2008 12:16

              J’ai oublié de signer :

              Un ancien fidèle lecteur en colère...


            • Ceri Ceri 9 avril 2008 13:38

              idem, Le Monde s’est fait Hara Kiri il y a 3 ans avec sa nouvelle formule : pas d’analyse, pas de mise en perspective, + de faits divers, gros titres, gros texte, photos, et réduction des effectifs.


            • Ceri Ceri 9 avril 2008 14:08

              déjà, le canard n’a aucun problème pour trouver des sources : elles viennent directement contacter la rédaction, et sont nombreuses et variées.

              Ensuite, il ’n y a pas de pub, les journalistes ont du temps et sont libres d’aborder les sujets chauds.

               

              Et puis, le Canard annonce la couleur : satirique et de gauche, le lecteur sait à quoi s’en tenir et je crois que c’est important.


            • Nicolas Peuch 9 avril 2008 15:49

              @ Ceri

              Où voyez-vous écrit "de gauche" sur le Canard Enchaîné ? ;)

              Il faut quand-même reconnaître que le rôle des journalistes du Canard et celui des journalistes de la persse plus traditionelle (j’entends par là celle qui commente les faits au jour le jour, qui est vraiment absolument dépendante de l’actualité).

              Le Monde, Libé, Le Figaro, Les Echos... tous ces journaux tendent en effet à l’objectivité (les journalistes ne disent pas être objectifs puisque l’objectivité n’existe pas, mais ils disent tendre vers ce but). Le Canard n’a pas vraiment ce problème, c’est un journal satyrique qui donc porte un regard satyrique sur tout et tout le monde.

              Les journaux traditionnels tendent également à une certaine exhaustivité (du mois avoir un panorama assez complet de l’actualité). Le Canard est bien plus dans le commentaire, l’investigation, les bruits de couloir bien croustillants etc.

              D’autre part, le Canard est un hebdo. Les hebdos ne sont pas les plus touchés par la crise (cf les résultats du magazine Marianne).

              Bref, le Canard Enchaîné et le Monde ne sont pas vraiment comparables : ils n’ont pas les mêmes objectifs, le même contenu, les mêmes besoins, les mêmes difficultés etc.

              @ Rapetout

              "Serait-ce parce que ses journalistes font leur boulot comme il faut ?"

              Mais qu’entendez-vous au juste par "font leur boulot comme il faut" ? En quoi le journaliste du Monde qui fait un papier sur les affrontements au Kenya fait-il moins bien son boulot que celui du Canard qui enquête sur Clearstream ?

              On ne leur demande pas la même chose, point. Qui critiquez-vous, en fin de compte ? Les journalistes qui font leur travail comme ils peuvent ou ceux qui dictent les choix éditoriaux ?


            • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 9 avril 2008 17:05

              Satyrique "et de gauche" le Canard ?

              - Dans sa tombe Tonton doit crier à la trahison !


            • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 9 avril 2008 17:10

              Ah Céri, j’ai oublié de te dire :

              - La Reine d’Angleterre lit le Canard toutes les semaines.

              - Tu crois qu’elle est de gauche ?


            • Gilles Gilles 9 avril 2008 17:43

              ceri

              "Et puis, le Canard annonce la couleur : satirique et de gauche"

              Lisez le bien alors ! Surtout en période de gouvernement de "gauche"

              S’il cogne plus à droite c’est :

              - qu’ils sont au gouvernement donc plus succeptibles de faire paler d’eux

              - que franchement, zavez vu la bande de branquignols, de guignols, de voleurs, de menteurs, de rats d’égouts qu’on se tape (comme d’hab mais là on est passé dix huits crans au-dessus) ? Normal qu’il attirent la satyre, la dénonciation, la critique


            • Ceri Ceri 9 avril 2008 18:58

              ben y’a pas écrit "de gauche" mais si tu lis le canard tu as remarqué qu’ils n’aiment pas la casse sociale et défendent les acquis sociaux... c’est de gauche ca, non ?


            • Ceri Ceri 9 avril 2008 19:03

              vous me faites bien rire, les lecteurs d’agoravox. Si y’avait pas de journalistes, y’aurait pas d’infos ici, puisque la plupart des auteurs d’agoravox reprennent des infos trouvées par les journalistes, dont c’est le métier.

               

              et bon je tiens à préciser que la plupart des journalistes sont conscients du problème et ne travaillent pas comme ça par plaisir mais par contrainte. De plus, même si on ne publie pas la plupart des infos qu’on a, elles circulent quand même là où il faut, en off ou dans les médias alternatifs où il y a aussi des journalistes à travailler.

               

              Le problème est la logique de rentabilité maximale qui a entrainé un nivellement par le bas, et du coup on perd nos lecteurs. Mais regardons TF1, y’a pas plus nul et ca marche bien, donc sans journalistes vous aurez le minimu, c’est-à-dire TF1 ou Choc


            • Ceri Ceri 9 avril 2008 19:03

              aha hahaha ah, j’ai même pas la force de te répondre


            • Marc Bruxman 9 avril 2008 22:19

              Ah bon c’est de gauche le canard ? Pourtant quand Jospin était au pouvoir qu’est ce qu’ils lui ont mis dans la tronche ! Et Mitterand aussi a dégusté. En ce moment c’est la droite qui est au pouvoir et donc elle déguste.

              Et tant que les moeurs politiques de notre cher pays n’auront pas changé le canard fera coin coin. Chers politiques, continuez donc à voler et à être lamentables sinon il va y avoir des supression de postes au canard !


            • Marc Bruxman 9 avril 2008 22:30

              Cette crise du journalisme est simplement due à un changement technique majeur. Cela va tanguer pendant quelques années puis cela se restabilisera. Sauf que certaines enseignes risquent effectivement de n’exister plus que sur internet.

              Dans un premier temps, l’arrivée d’internet permet à tout le monde d’informer pour un cout voisin de zéro. Les journaux papiers ont leur infrastructure. Ces couts reste fixe. La seule variable d’ajustement est donc le personnel. Au début le crétinisme ambiant fait qu’un mec du conseil d’administration prend son ton de vache sacré pour dire : "Oui mais le papier ca disparaitra jamais. On va tout de même pas faire de l’internet...". Donc la stratégie internet est remise à plus tard.

              Pendant ce temps, et suite aux licenciements la qualité du journal baisse et devient proche de celui des sites web qui se contentaient de repomper l’AFP. Sauf qu’entre temps, ces sites sont devenus rentables et peuvent employer des gens. Leur qualité s’améliore.

              A tout cela, rajoutez :

              • Les blogs dont certains sont bons, d’autres à chier mais il suffit de connaitre les bons.
              • Le wifi dans les trains bientot qui fait que je serai moins tenter de lire un canard sur papier. Et probablement bientot le wifi dans l’avion.

              La presse est à un tournant. Soit elle saisit le papier électronique et l’occasion que cela représente pour dynamiter ses coûts fixes et vendre à nouveau leur journal. (Mais le syndicat du livre et les bar-tabac-presse vont hurler). Et la il deviendra possible de vendre un abonnement pas cher à un journal de qualité. Donc les gens paieront peut être. Pour la presse ca a l’air bien parti vu qu’ils ont l’air clairement décidé à ne pas se faire distancer cette fois ci. Mais ceux qui ne saisiront même pas le papier électronique vont être atomisés en plein vol. L’information de qualité renaitra ailleurs. Ce n’est un drame que pour ceux qui n’évoluent pas. Les autres trouveront l’info ou elles se trouve et ceux qui la fournissent y trouveront leur compte.

              Non pour les prochaines victimes, cherchez du coté du marché de l’édition quand le e-paper va arriver. Parce que la derniére fois que j’ai vu un éditeur et après qu’il ait pu jouer avec un proto qu’il a lui même trouvé impressionnant j’ai eu droit au sempiternel : "mais le livre ca mourrera jamais ! ". Je bosse plus sur le sujet depuis mais je me tient au courant de cette petite innovation. Et qu’est ce que je me marre en y pensant !

               


            • Guillaume Narvic Guillaume Narvic 9 avril 2008 23:09

              @ Marc Bruxman

               

               Oui, marc, tes réflexions sont très justes.

               

              Ce qui me défrise pas mal, c’est que la "variable d’ajustement", ce sont des hommes et des femmes, avec une vie, une famille, une dignité, qui vont sérieusement morfler dans cette phase d’ "adaptation". Certains ne s’en remettront peut-être pas.

               

              D’autres transitions technologiques ont été gérées avec plus d’intelligence et moins de dégâts, que ne sont manifestement capables de le faire les médiocres dirigeants de la presse actuellement. Mais ce n’est pas eux qui morfleront...

               

              Mais il y a autre chose : ton espoir que la presse de qualité renaisse par ailleurs reste... un espoir. Pour le moment, on ne voit guère, et nous sommes tout de même quelques uns à explorer ça de très près, d’où viendra la solution... On peut aussi imaginer qu’elle ne vienne pas de sitôt.

               

              Il y a tout de même un problème de fond dans cette histoire : nos sociétés "modernes" et "avancées" ont besoin d’une information crédible pour fonctionner. Pas seulement en ce qui concerne les citoyens, mais aussi les usagers, les patients, les consommateurs, les habitants, etc., etc.

               

              Le modèle économique qui se dessine n’est pas en mesure d’assurer un équilibre entre viabilité économique et exigences sociales, sauf à sacrifier le niveau de satisfaction des exigences sociales en qualité d’information. Le niveau de rejet en bloc de la profession de journaliste atteint chez certains (à lire plusieurs commentaires ici) témoigne bien que cette insatisfaction est déjà très grande, alors que la suite du processus laisse imaginer que la situation va encore se dégrader...

               

              Tout ça n’est pas bon signe, et ne prend pas le bon chemin...


              On réfléchit à tout ça sur novövision smiley

              • bede 9 avril 2008 16:01

                Colombani s’est recyclé sur France Inter, dans la matinale de France Inter tous les journalistes, commentateurs et amuseurs font une pub d’enfer au Monde et le Monde perd de l’argent. Ils doivent être réellement mauvais au Monde pour ne pas trouver de clients.


                • yannick yannick 9 avril 2008 16:28

                  Aux journalistes et autres :

                  C’est pas bientôt fini de manifester chacun dans votre coin ? Vous rigolez ou quoi ? Vous avez l’esprit trop étroit pour voir le combat global qui s’amène ?

                  Vous aviez le pouvoir d’informer et d’éviter ça, vous avez préféré ne pas le faire pour garder votre emploi, bien fait pour votre gueule, venez maintenant rejoindre les gens dans la rue, et manifestez pas tous en même temps parce que le mouvement pourrait prendre une ampleur trop grande et aboutir à des résultats.

                  Alors chacun son tour, qu’on puisse vous ignorer tranquillement.


                  • grangeoisi 9 avril 2008 17:02

                    Oui, mais Morice toujours à Agoravox !


                    • Gzorg 9 avril 2008 17:03

                      Mon dieu les journaux meurt....

                      Ho lalala que c’est grave...

                       

                      - Nous n’allons plus avoir un gros ramassis de scribouillards tout juste bon à annoner des dépêches AFP, mais seulement un petit tas ?

                      ...et alors ?

                      - Nous n’allons plus voir les eternels pensum de bien pensance se repandre dans ce qui fut il y a des décénies une presse libre ? 

                      ...et alors ?

                      - Il y aura moins de types pour rabacher les même lignes editorials ?

                      ...et alors ?

                      - On a frétillé de la queue depuis des années devant les oligarques de notre pays et aujourd’hui ils sont pas gentils ?

                      ...et alors ?

                      - "On dis tous la même chose, c’est qu’on a raison" n’as pas été une devise financierement viable ?

                      ...et ça vous etonnes ?

                       

                      Qu’ils crevent jusqu’au dernier, l’information est libre, elle est infiniment plus précise, beaucoup plus techniques et competentes et elle se trouve sur internet...

                      J’ai pas besoin de payer pour qu’on me decortique une dépéche AFP, des milliers de gens qui sont des proffessionnels des questions abordées,le font gratuitement , 1000 fois mieux que des journalistes et c’est sur internet...

                      C’est quoi un journaliste aujourd’hui ? juste un perroquet de l’idéologie dominantes tout juste bon a cirer les pompes de leurs maitres et qui ne savent plus que jetter l’anatheme sur tout ceux qui osent douter de leur affirmations.

                       

                      De journaux, Il n’en reste plus que deux : le monde diplo et le canard...en fait c’est insuffisants, mais les autres ne sont déjà plus des journaux depuis des années, alors franchement qu’ils disparaissent quel différence ?

                      Moi perso je m’en moque !

                       

                       


                      • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 9 avril 2008 17:08

                        Ils peuvent bien tous disparaître. Et le plus vite possible !

                        - Pour l’information qu’ils nous servent .............................................


                        • Gilles Gilles 9 avril 2008 17:39

                          Pourquoi pas délocaliser ?

                          • Correspondant étrangers locaux
                          • Pigistes et chroniqueurs locaux
                          • petites main locales
                          • Impression en afrique du nord (le matin y aura les journaux dans le métro car ils travailleront la nuit sans rechigner, pas comme nos sales syndicalistes flemards, sinon se sera le gnout ou la famine)

                          Restent en france la direction, grassement payée pour avoir redressé la barre et le cours des actions, ainsi que les journalistes stars ou couvrant l’Europe Et encore ne peut-on pas sous traiter, voir payer des indiens ou marocains venant en Europe pour l’occas sans y habiter et payés au salaire de leur pays ?

                          Imaginez la meute de journaleux entourant Sarko à chaque voyage.... des indiens, des arabes,des noirs, des chinois....l’enregistrant pendant qu’il pérore une,nouvelle innanité sur l’immigration choisie et la chasse aux profiteurs sucuer d’allocs que sont les clandestins...hi hi hi

                          Non sérieux...je crois que c’est déjà en cours, du moins aux US avec recours à la sous traitance massive pour les articles courts et simples ou juste copier/coller de dépêches


                          • barba_papa barba_papa 9 avril 2008 18:55

                            Le Monde et Libération en liquidation ??? Bon debarras ! ca economisera un peu de papier (pas beaucoup si on en croit les tirages.

                            Quand on voit Mediapart sur le Net créé par des transfuges du Monde..on se dit que les intello de gôche n’y comprendrons jamais rien et sont voués a s’eteindre comme des dinosaures.

                            Qu’ils lisent donc AGORAVOX pour en prendre de la graine smiley


                            • chmoll chmoll 9 avril 2008 19:05

                              m’en fout j’lis que l’journal paris turf

                               


                              • Bigre Bigre 9 avril 2008 19:43

                                Une des différence essentielle entre les journaux et plus globalement la presse traditionnelle, y inclus TV et radio donc, et les journaux du net est l’absence de réplique, l’absence de vérification, de contradicteurs.

                                "Le seul fait d’être désormais sans réplique a donné au faux une qualité toute nouvelle. C’est du même coup le vrai qui a cessé d’exister presque partout, ou dans le meilleur cas s’est vu réduit à l’état d’une hypothèse qui ne peut jamais être démontrée. Le faux sans réplique a achevé de faire disparaître l’opinion publique, qui d’abord s’était trouvée incapable de se faire entendre ; puis, très vite par la suite, de seulement se former.[Guy Debord]

                                Lorsque les journalistes avaient de la déontologie, du temps, de la formation (mais il n’y a plus de bibliothèque à l’École supérieure de journalisme de Paris), bref, lorsque les journalistes essayaient de ne pas relayer tout et n’importe quoi, ne recopiaient pas mot à mot les notes des agences de presse, ... on pouvait croire à une recherche de vérité. Plus maintenant. Faire passer le faux pour du vrai ne leurre pas tout le monde tout le temps et quand le doute est installé ...

                                En tant qu’outil efficace de communication, internet permet les répliques, sur les vidéos, sur les émissions de radio, sur les écrits, ... cela implique une révolution du travail du journaliste. qui n’a pas (encore) été faite.

                                La presse traditionelle récolte ce qu’elle a semé ... dans un contexte qui évolue vite.

                                 


                                • abersabil abersabil 9 avril 2008 21:34

                                   

                                    Ce n’est pas tant la coupe de journalistes qui est a craindre au risque de voire la disparition de plusieurs journaux dans très peu de temps ( Internet oblige), mais le risque grandissime est de constater et on le constate déjà que l’information soit sélective, et sachant par ailleurs qui détient véritablement cette dernière, il n’est pas nécessaire d’être devin pour imaginer la suite ; on s’offusque de l’état d’une personne emprisonnée alors que des milliers le sont de part le monde ( même des enfants dans les prisons israéliennes et ailleurs), des personnes meurs chaque jour par des armes made in USA ou israéliennes, mais les feux de la rampe sont braqués sur le Tibet (une partie de la Chine) et la flamme olympique, alors que c’est la Chine qui est visée par cet occident donneur de leçons ; le monde ne tourne pas rond dans le chapitre de l’information, bien entendu que si une nouvelle est erronée, tout ce qui vient par la suite l’est aussi.

                                   

                                   

                                      


                                  • Marc Bruxman 9 avril 2008 22:41

                                    Oui effectivement l’information sur le tibet est lamentable. Cela dit Arret-Sur-Images a fourni une émission de très grande qualité sur le sujet ! L’information est donc toujours disponible. Il faut changer nos repéres et nos sources d’information et on peut toujours savoir.

                                    Cela dit concernant la Chine ce n’est pas nouveau. A chaque fois que j’y ai foutu les pieds j’ai été surpris du décalage entre la vision que l’on a de ce pays et ce qu’il est réelement. C’est loin d’être une démocratie, c’est loin d’être un pays riche (cela dit si vous ne quittez pas les centres villes vous pouvez avoir la fausse impression qu’il s’agit d’un pays riche) mais c’est franchement moins hardcore qu’anoncé dans notre presse.

                                    J’ai un jour sorti à des amis chinois qui ralaient que leur cher parti ne voulait pas libéraliser plus vite l’information : "Tu vois en Chine, tu as la censure. En France on en a pas. Mais c’est pas pour autant que tu connais la vérité. Tu peux connaitre la vérité, la crier et peut être que personne ne t’entendra". La scéne se passait à Suzhou (une charmante petite ville de la province du Jiangsu) il y a quelques années de cela. Ca n’a pas vraiment changé depuis le temps, ni en France, ni en Chine. L’information de qualité se mérite. Mais au moins en France on ne risque pas des enmerdes judiciaires pour avoir cherché à connaitre la vérité.

                                     


                                  • Zevengeur Zevengeur 9 avril 2008 22:57

                                    Goebbels : "La presse doit montrer une diversité apprente qui cache une uniformité réelle"

                                    A force de désinformer, de répéter les mêmes choses pour manipuler l’opinion et et de laisser de coté les sujets qui dérangent les pouvoirs, tous ces journaux de droite comme de gauche perdent leurs lecteurs qui prennent conscience de tout ça.

                                    Il est symptomatique de voir que le Canard qui possède une plus grande liberté (limitée quand même) conserve son lectorat.

                                    Par ailleurs c’est une preuve qu’un presse dépendante n’est pas un modèle viable.

                                    Bien fait !

                                    Allez voir ce lien : http://forestent.free.fr/

                                     

                                     

                                     

                                     


                                    • Yohan Yohan 9 avril 2008 23:09

                                      Les news papier qui survivront à l’internet ne seront pas nombreux dans le futur, sans profonde remise en question.

                                      Il reste le journalisme d’investigation. Pour l’heure internet n’est pas compétitif. Mais avec les medias collaboratifs, il y a quelques papiers plus "d’investigation" plus interne qu’externe qui peuvent sortir, mais ça reste encore marginal.  


                                      • Yohan Yohan 9 avril 2008 23:14

                                        PS Il y quelques affaires récentes où le Monde a pris ses lecteurs pour des cons. Un exemple : Brocarder Bayrou ne leur a pas attiré que des sympathies.


                                      • jrr 9 avril 2008 23:12

                                        En première page d’AVox, rien sur les OGM !

                                        Conclusion : AVox est devenu NS-Vox... Pauvre France... Manque plus que la Turqui pour que NS achève de tuer l’Europe.

                                         


                                        • goc goc 10 avril 2008 01:12

                                          il est clair que la "crise" de al presse vient d’abord et meme uniquement de la mauvaise qualité des journaux et des journalistes.

                                          il n’est qu’a voir le refus systematique d’enqueter sur le 11/09, l’alignement systematique sur le sarkozysme, pour ne pas parler de copinage ouvertement affiché.

                                          et tout ça avec des salaires et surtout des avantages en nature exorbitants, faisant de ces gens-là non seulement des privilegiés, mais le plus souvent des corrompus.

                                          Regardez les emissions presentant les films ou les spectacles. On n’a jamais de l’information mais de la publicité deguisée, allant jusqu’a la veulerie. Pas de critiques, aucun avis negatif, toujours des compliments , toujours les memes phrases stereotypées. et que dire du matraquage-promo, consistant a voir qq sur toutes les chaines avec tj le meme dissour, et tou ça par cequ’il vient vendre un livre ou un film. Comment voulez-vous prendre au serieux ces soi-*disant journalistes,et cette soi-disante presse libre

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