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Le Monde ou comment reprocher à Taddeï son manque de courage en publiant un papier qui n’en a pas

« Mieux vaut être couard une minute que mort tout le reste de la vie », à ce rythme là, Judith Perrignon a encore de beaux jours devant elle.

J’invite à la lecture du papier du Monde "Frédéric Taddeï, l’homme sans convictions" pour comprendre de quoi il est question ici.

Si beaucoup sont terrifiés par l’état de délitement du journalisme dans notre Nation de gouailleurs où le débat est intrinsèquement lié à notre tempérament et la rhétorique portée sur le piédestal des arts, cette Tribune dans ce qui est censé se faire de plus intellectuel dans l’univers de la presse hexagonale a de quoi terriblement les conforter.

Si la rhétorique, redoutable arme politique conduisant les Parlements de Provinces à faire plier un empoté Louis XV, ou Voltaire réhabilitant La Barre, le débat, lui, permettra également de rétablir des profondes injustices qui jalonnent notre Histoire à l’instar du procès Dreyfus.

Judith Perrignon, de son côté pense utiliser la rhétorique et crucifie le débat. Dans sa logique implacable, tous les débats ne sont pas bons exister. C’est un parti pris qui n’est pas dénué d’une certaine raison, mais la lâcheté dont elle fait preuve en s’attaquant plus au moyen qu’à la fin est, elle, totalement dénuée de noblesse. Dom, la Perrignon n’en caresse même pas l’espoir. Don, on verra qu’elle n’en a point plus.

Etude d’un texte à charge grotesque de la Procureur Perrignon.

Dès les prémices, en parlant des années 2000, « Années des émotions plus que des convictions » écrit celle qui fera un livre intitulé La Nuit du Fouquet’s , loin d’elle l’idée avec un titre semblable, de chercher à capter l’audience « buzzique » d’une opinion qui s’emballe.

En 2012 en commet un autre N’oubliez pas que je joue coécrit avec Sonia Rykiel connue pour ses prises de positions acerbes et courageuses a l’instar de la « demode ». Non vraiment, rien de normatif qu’une journaliste « politique » qui partage l’affiche avec une star des Fashion Week. Dans une enquête américaine, le « The State of the News Media in 2004 » indiquait que les reportages sur les débats nationaux dans les plus grands magazines américains avaient chutés de 25% alors qu’à la même période les papiers sur les célébrités et « l’entertainment » avaient doublés. 8 ans plus tard, notre journaliste politique écrit un livre sûrement rempli d’analyses de son champs d’expertise avec une co-auteur toute trouvée pour ces questions là…

Mais la technique descriptive de sa Némésis du moment est une leçon d’objectivité journalistique : « Sinon, il a la voix plus traînante et le cheveu plus gris qu’à la télé ». Comprendre, « c’est un blasé amer ». Quant au récit de la couleur des cheveux de sa cible, dont on se serait bien passé par ailleurs, elle est digne d’un dialogue de rencontre d’un anonyme avec une star du showbiz : « Vous faites plus petit qu’à la télé ». Déjà Madame Perrignon donne le ton de l’utilité de son raisonnement.

Réfléchissant avec une intensité d’une remarquable fadeur sur le rôle du journaliste, elle lâche, probablement avec la fierté du puceau tout juste déniaisé : « Ça laisse aux autres le poids des responsabilités et le rôle du mauvais coucheur. »

Prouvant une fois de plus, si besoin, que le journalisme publié dans ce qui se croit de plus cérébrale en France, n’est qu’un vomi de formules plates.

Elle l’ose, cette brillante journaliste !

Elle l’ose, coucher un axiome sur le papier sans voir la contradiction entre sa profession et sa prise de positions. A croire qu’elle n’a pas une once de compréhension primaire de ce qu’elle dit. Mais pourrait-on rappeler à Madame la Procureur, que c’est précisément le rôle d’un journaliste digne de ce nom que de donner des clefs de compréhension au lecteur et de laisser cette latence qu’elle qualifie avec arrogance « de mauvais coucheur » et que d’autres, pourtant, appelleraient « interprétation ». Mais non, Perrignon ne sourcille pas, selon elle le journaliste doit traduire, le peuple est probablement trop con pour le faire seul.

Puis le phare continue de nous guider : « Taddeï lui a rétorqué qu’il était pour la liberté de parole, tant que personne ne tombait sous le coup de la loi. A l’image, lui et son principe l’emportaient haut la main. »

De nouveaux elle traduit, « A l’image, lui et son principe l’emportaient haut la main » avec un souci des formules également aussi puissant que la précision de vocabulaire est dédaigneux : un « lui » de hauteur qui vise à qualifier Taddeï et surtout à le disqualifier (j’ai aussi mon petit sens de la formule).

Encore : « lui et son principe l’emportaient haut la main ». La loi, selon notre brillante éditorialiste, est « un principe » propre à Taddeï. Le procureur Perrignon ne lésine pas à brocarder la loi de la République, peut-être est-ce une invitation à s’en affranchir. Madame Perrignon serait-elle plus dissidente qu’elle ne le prétend ? Mmmmh, je vois dès lors pointer le doux fumet du brûlot contestataire.

Il n’en est malheureusement rien… Tout cela retombe bien vite et la gaule sera de courte durée. Seule dureté à l’horizon est celle d’une forme qui dessert un fond qui n’en avait pourtant pas besoin.

Elle illustre son texte avec une imagerie propre à un lavage de cerveaux d’une répugnante inefficacité : « ricane-t-il ». Ignoble rictus réservé aux pervers manipulateurs ou aux farauds moqueurs…

Ah cet insolent Taddeï : « Ça excite les autres, qui lui cherchent un camp. » !

Mais ça excite qui au juste ? Elle ? Car le spectateur se contre fou du camp de Taddeï. D’ailleurs depuis quand exactement le journaliste doit avoir un camp ?

Et là on atteint le paroxysme de l’insensé.

Perrignon écrit : « L’animateur défend, comme à son habitude, la liberté de parole ». Pourquoi ce « comme à son habitude » disqualifiant ? Ne devrait-ce pas être la partie non négociable de tout journaliste ? N’est-ce pas le principe fondateur de cette profession ? Comprend-elle seulement la mission difficile de Reporters sans Frontières à travers le monde et plus particulièrement maintenant ?

Elle reproche à Taddeï de faire son boulot correctement en somme. Une aberration qui trouve écho dans un journal traditionnel à grand tirage, qui en dit long sur l’effondrement des valeurs que ces professionnels sont censés défendre.

Il est reproché à Taddeï ses invités. Au lieu de s’attaquer aux invités, elle s’attaque au medium. Sous couvert de la liberté d’expression Taddeï rechercherait la couverture médiatique : « Ça fait du buzz. Il ne s’est pas trompé d’époque ».

Le déballage cuistre de la journaliste, lui, n’est pas « mainstream » peut-être ? Tirer sur un homme à terre n’a jamais ouvert les portes de l’Académie encore moins celles du Panthéon. Car Taddeï, depuis qu’il a invité l’impensable n’a pu éviter les remontrances, elles viennent de lui coûter son émission.

Voir un psy est pour la journaliste l’ultime indicateur de possession d’une conscience, d’un équilibre et de n’être plus suspect.

Ne pas en voir un en revanche…« D’où lui viennent ses tripes froides ? Aucun psy ne lui posera sérieusement la question, il n’en voit pas ». Taddeï t’es un sombre connard, tu ne vois pas de psy !

« Il est devenu le miroir concave des débats français en pleine dislocation. ». S’il en est le miroir, pourquoi notre journaliste n’attaque-t-elle pas tous les autres journalistes de sa courageuse verve ? Peut-être parce qu’il n’y en a pas d’autres, et que Taddeï n’est le miroir de rien sinon d’un débat qui n’existe plus. Elle aurait bien du mal à se battre contre ces chimères depuis longtemps disparues.

« Et si certains invités refusent de se serrer la main en coulisses, on s’invective rarement sur le plateau. » Taddeï, sur ton plateau les invités ne s’entre déchiquètent pas, tu devrais avoir honte ! Nous voulons du sang et des larmes. Au contraire tes invités font preuves de retenue et de lâcheté. C’est de ta faute s’ils se haïssent en privé mais n’ont pas le courage de le montrer au petit écran. Tu biaises le débat en tenant ton émission. Lâches les fauves, laisses les se dévorer, du panache bordel ! On est là pour les jeux pas pour le pain…

Un papier incroyable au sens littéral du terme dans lequel la journaliste ne rougit pas de sa subjectivité, répand en place public les ressorts qui visent à déconstruire son opposant. Il est inquiétant de voir un article si froidement exposer les dérives de ce qu’il prétend justement combattre. Plus aucune subtilité du journaliste exposant ses arguments, plus aucune gêne de démontrer en Une que l’on est contre le débat.

Un papier qui s’attaque au contenant plutôt qu’au contenu. Puisqu’il est reproché au seul journaliste du PAF qui fait correctement son travail de le faire, quelle est la prochaine étape ? A qui Madame Perrigon va-t-elle s’attaquer ensuite ?

On peut douter qu’elle s’en prenne à ceux qui faillissent à leurs devoirs, une autoanalyse est fortement déconseillée par Freud.

En fin de compte la journaliste, en condamnant Taddeï pour son manque de convictions, nous montre qu’elle n’en est pas dépourvue de son côté quand elle conclue son délit par un Oh combien courageux : « A suivre donc. »

L’objet :

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2013/11/08/frederic-taddei-l-homme-sans-convictions_3509637_3236.html

Voici "L’homme sans convictions" : http://www.dailymotion.com/video/xrpk9u_interview-de-frederic-taddei-le-21-juin-2012-l-integrale_news


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24 réactions à cet article    


  • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 20 janvier 2014 11:11

    100% d’accord.
    On voit bien que Taddéi se prend pas mal de bois vert en ce moment de tous côtés, et en particulier de la part de ses chers confrères et soeurs.

    Mais à bien observer, quand on voit d’où ça vient, c’est une qualité. Quand à ceux, il y en a, ici même, qui pensent qu’il n’en fait pas assez (récemment on lui reprochait au contraire sa partialité dans le choix des détracteurs pathétiques de Bricmont), ils ont le même comportement en fait que Judith Perrignon, inversé : Ne pouvant reppropcher à Taddéï qu’il ne se range à notre avis, on lui reproche alors un manque de courage et d’engagement, qui serait, l’article nous le dit bien, le contraire de l’objectivité requise.

    Je pense qu’il serait temps que Pierre Carles nous sorte un nouvel épisode des « Chiens de Garde », parce qu’apparemment, y’a de la matière en stock.


    • La mouche du coche La mouche du coche 26 janvier 2014 16:06

      Je trouve très bien que le lobby vire M. Taddei. La télé doit ne plus être qu’un robinet de séries américaines et d’émissions de recettes de cuisine. Toutes les émissions un peu polémiques lui donnent un alibi politique pour qu’elle s’imagine avoir de la valeur. Il faut arrêter cela. Il faut que M. Taddéi disparaisse de l’écran et qu’on le remplace par une petite jeune sans seins présentant la météo. C’est ce qui va arriver. Tout va bien. smiley


    • pens4sy pensesy 20 janvier 2014 11:43

      J’avoue ne pas avoir lu a l’époque cet article du Monde (il est déjà vieux de 2 mois et demi).
      Maintenant c’est fait.
      C’est abject.
      Notez que les commentaires des lecteurs sont loin d’être unanimes derrière l’analyse et les idées développées dans ce torchon.
      Compte tenu de la modération qui a du censurer un paquet de commentaires comme d’habitude (raison pour laquelle, entre autres, je ne visite plus le site du Monde), on peut raisonnablement penser que son article a fait pshitt (63 réactions, waouh) chez les lecteurs.
      Cependant ailleurs, elle a été entendue.
      Elle doit être contente aujourd’hui, Judith, que l’émission de Taddei soit déplacée voire supprimée.


      • Gollum Gollum 20 janvier 2014 15:07

        Il faut sauver le soldat Taddeï..


        • Agor&Acri Agor&Acri 20 janvier 2014 15:19

          @ l’auteur,

          je ne fais pas la même lecture que vous de l’article du Monde.

          Vous parlez d’une condamnation de Taddeï pour son manque de convictions.

          J’y vois au contraire un soutien à la position de neutralité de Taddei.
          Ce que j’ai lu, moi, du papier de Judith Perrignon,
          pourrait se résumer ainsi :
          « Certains, et notamment ceux qui s’érigent en censeurs, pourraient être tentés de lui prêter des arrières-pensées qu’il dissimulerait sous de faux airs de neutralité
          mais en fait il est réellement neutre. »

          Voici quelques extraits pour illustrer ma perception.

          A propos de l’altercation avec Patrick Cohen  :

          Taddeï lui a rétorqué qu’il était pour la liberté de parole, tant que personne ne tombait sous le coup de la loi. (…)

          « Comme si ce métier n’était pas de choisir, de donner du sens à ce qu’on fait », se souvient Patrick Cohen. Mais Frédéric Taddeï ne choisit pas. Ça excite les autres, qui lui cherchent un camp.

          Et elle ajoute d’ailleurs :
          Le lendemain de cette prise de bec, le standard de France Inter a été bloqué pendant des jours par des appels demandant la démission de Patrick Cohen. De probables admirateurs des "cerveaux malades«  et défenseurs de Taddeï, qui n’avait rien demandé.
          Ce qui, à mes yeux, sous-entend : »ce ne sont pas juste quelques admirateurs de « cerveaux malades » qui peuvent bloquer le standard de France Inter pendant des jours mais bien une masse de spectateurs normaux qui sont simplement opposés à la censure  ».

          Continuons :
          «  Ce n’est donc pas à l’écran que se joue le match. C’est dehors, au sein d’une intelligentsia française aux capteurs encrassés, qui ne sait plus sur quelle digue danser.
          Taddeï a ses partisans, comme l’éditeur Raphaël Sorin, qui découvrit Houellebecq : « Il a le mérite de maintenir quelque chose de libre dans le débat totalement autocensuré par les faiseurs d’opinions.
          Ça fait du bien.
           »

          Et encore :
          Il a des détracteurs, BHL en tête, qui, dès 2010, l’attaquait sur son »Bloc-Notes« dans le magazine Le Point pour avoir reçu Dieudonné. Il lui prêtait des mots qu’il n’avait pas prononcés, comme »complot juif« , et lui offrait, le temps d’un droit de réponse, la posture du héraut de la liberté de penser : »Je croyais naïvement que monsieur Lévy voulait être le Sartre de son époque. Je me trompais. Il se contente d’un rôle moins ambitieux : agent de la circulation médiatique. Il siffle quand ça lui déplaît, agite son bâton, demande les papiers, fait souffler dans le ballon. Heureusement que nous vivons en démocratie, sinon il nous passerait à tabac !  »

          Plus loin :
          Il entretient son mystère. Seulement, y en a-t-il un ? (...)
          Il donne des dîners « très intelligentsia », murmure un convive qui ne croit pas à une dangereuse dérive de son ami.

          Et un dernier :
          le sociologue Michel Maffesoli, devenu son ami après avoir participé à plusieurs de ses émissions.« Dans ses tripes, il a senti qu’il n’y a pas de vérité, que du feed-back, de la multiplicité. »

          Donc, selon moi, l’article n’est ni à charge, ni médisant.
          Il serait plutôt écrit par une plume qui souhaite lui apporter un discret soutien, comme pour ne pas se voir reprocher de prendre ouvertement sa défense,
          alors que certains
          (pour reprendre les propres termes de la journaliste : l’intelligentsia française aux capteurs encrassés ? les faiseurs d’opinion ? les agents de la circulation médiatique , ...)
          souhaitent le mettre sur le sellette.


          • Serpico Serpico 20 janvier 2014 17:16

            Les larves sont déchaînées, ces jours-ci.

            Ici, l’invertébré fait la leçon au vertébré. On aura tout vu.


            • pimit pimit 20 janvier 2014 17:29

              Bah vous savez ce qu’on dit : « Un bon sourire est encore ce qui seche mieux les larves ».


            • ptimarc 20 janvier 2014 17:53

              à quoi donc,m.audiard,disait il que l’on reconnaissait un(e)con ?


              • Batonche Africa Batonche Africa 20 janvier 2014 18:19

                Journaliste collabo de la haine comme on ne le fait plus, je croyais que Vichy n’existe plus, comment ce Taddéi peut inviter des idéologues raciste anti-noirs-juif dans le plateau ?
                Si Taddéi est parvenue à son poste, c’est au système démocratique qu’il le doit, il me semble que Taddéi à des origines juifs, qu’il sache que ceux qu’il invitent seront les premiers à le dénoncer aux forces racialiste, si ce type de régime reprenait le pouvoir en France, par sa bêtise, les africains laïcisés et respectueux en pâtiront aussi.
                Il faut faire taire les racistes (Dieudonné, Soral ect....).


                • pimit pimit 20 janvier 2014 18:28

                  @ Agor&Acri

                  Merci pour ce message et l’effort précis de lecture de cet article ainsi que celui du Monde. Mais effectivement je pense que nous n’en avons pas la même lecture (ce qui est vraiment intéressant d’ailleurs).
                  Vos exemples sont des propos rapportés par des tiers, une façon de prendre ses distances avec ce qui est dit.
                  Certes, là elle remplit son rôle de journaliste à merveille quand il s’agit de citer les défenseurs de Taddei. Ce sont les seuls moments profondément neutres. Et si je ne les ai pas cite, ce n’est pas pour cacher quoique ce soit, c’est parce qu’ils ne me semblaient pas répréhensibles justement.
                  Les propos qui m’ont semblé au contraire emprunts de mauvaise foi, je les ai mis dans le papier.
                  Je ne change pas d’avis pour autant, mais votre commentaire est tout à fait justifié.


                  • Agor&Acri Agor&Acri 21 janvier 2014 15:17

                    @ l’auteur,
                    merci de votre réponse.

                    Pour ma part, bien que je comprenne certains de vos points,
                    je persiste à trouver que l’article du Monde n’est pas globalement médisant.

                    Le commentaire de liberty1st (du 21/01 à 11h, voir plus bas) complète très bien le mien (du 20/01 à 15:19, voir plus haut smiley )

                    Je rajouterai même des exemples supplémentaires :

                    Lorsque vous traduisez :
                    __________________________
                    Ne pas en voir un en revanche…« D’où lui viennent ses tripes froides ? Aucun psy ne lui posera sérieusement la question, il n’en voit pas ». Taddeï t’es un sombre connard, tu ne vois pas de psy !
                    _________________________

                    Moi je lis : « lui ne se pose pas de questions existentielles, ne ressent pas le besoin de faire un travail d’introspection car il ne se sent pas mal dans sa peau = il n’a donc pas besoin de recourir au service d’un psy »
                    = c’est positif.

                    Ou encore :
                    ________________________
                    « Il est devenu le miroir concave des débats français en pleine dislocation. »
                    S’il en est le miroir, pourquoi notre journaliste n’attaque-t-elle pas tous les autres journalistes de sa courageuse verve ?
                    ________________________

                    Moi je lis : « il fait ressortir le fait que les débats français sont en pleine dislocation ».
                    = c’est positif.

                    Mis bouts à bouts, mes 2 messages et celui de liberty1st donnent un éclairage qui relativise très fortement celui que vous proposez.

                    De mon point de vue, vous avez sur-interprété l’article de la journaliste, en vous basant sur un a priori.


                  • David Heyo 20 janvier 2014 19:06

                    culotté cet article du monde.Ils hurlent avec les loups , sans aucun caractère ni esprit critique, et ose dire qu’un des seul journalistes des médias« groseille » qui fait son boulot, n’est pas courageux ! quand le monde fera un article sérieux sur les Bilderberg par exemple, ils pourront peut-être dire quelque chose.en attendant, le monde diplomatique, agoravox ou le journal du siècle ont des kilomètres démocratiques d’avance 


                    • Alpaco 20 janvier 2014 19:10

                      Bonjour Pimit,

                      Déjà le titre de l’article du Monde : « Frédéric Taddeï, l’homme sans convictions ». affirmation ou question ? affirmation il semble. Mais le doute s’impose.

                      « Dans »Ce soir ou jamais« , les invités que vous ne verrez sûrement pas ailleurs. » Comme on promet les monstres à la fête foraine.

                      Là c’est un parti pris de la fumeuse bien-pensance. Les gens qui pensent différent sont des monstres. Écrit avec le style d’un poète sous absinthe, ça passe mieux, comme du ketchup pour faire avaler un hamburger industriel.

                      « Mais pourrait-on rappeler à Madame la Procureur, que c’est précisément le rôle d’un journaliste digne de ce nom que de donner des clefs de compréhension au lecteur ».
                      Chez les gens payés pour diffuser l’information en 2014, la procureur confirme que l’information n’est pas le fait « d’homme sans convictions ». L’information serait devenue l’avis majoritaire, l’interprétation du réel qui fait vendre plus. Rien à voir avec la raison, la philosophie, la liberté et tout ces concepts qui tiennent plus de la lubie intellectuelle que de l’efficacité commerciale.

                      Il n’y a pas de « défenseurs de Taddei », que des défenseurs du savoir partagé, ce qui est principalement le rôle du journalisme.


                      • liberty1st liberty1st 20 janvier 2014 20:56

                        Très surprenante votre analyse concernant cet article du monde.

                        La description qui est faite de Taddéi par Judith Perrignon est poétique et loin de le rabaisser, bien au contraire (envieuse ou amoureuse ?).

                        Un portrait profond et détaillé nous apparait au fil d’une lecture agréable et met en lumière « l’homme » de principe. Un très bel article du Monde qui conclu par « Je suis quelqu’un qui n’est pas fini » ; une ouverture sur un homme en mouvement qui possède la conviction qu’un autre journalisme est possible.

                        Pour ma part, cet article valorise Taddéi, l’homme seul face au « monde ».


                        • Janus Titus Augustus 21 janvier 2014 03:28

                          En attendant la rebellion du monde réel.


                        • pimit pimit 20 janvier 2014 22:01

                          @ liberty1st
                          C’est étonnant, vous êtes le second à dire ça.
                          Même si je n’aime pas l’argumentaire par le nombre, je suis forcé de pointer le fait que la majorité des commentateurs du papier de Madame Perrignon ainsi que la majorité des commentateurs et votants de ce papier ont senti la même chose que moi. Si  l’article était une ode à Taddei, nous sommes, soit nombreux à ne pas l’avoir perçu comme tel, soit la journaliste s’est mal exprimée.
                          J’ai beau le relire encore et encore, je n’arrive pas à percevoir la moindre valorisation de Taddei.


                          • liberty1st liberty1st 21 janvier 2014 11:08

                            J’ai lu l’article du monde avant d’avoir lu le fil du sujet (pas de préjugé négatif donc), et après relecture ce matin du portrait fait par Judith Perrignon, je maintient mon sentiment.

                            Il me semble qu’au contraire, Judith Perrignon décrit un homme qui incarne l’essence du journalisme en déclin dans nos sociétés. Sans opinions politiques, sans réactions viscérales, « Chez lui, pas d’empreinte, de racines apparentes », « Taddeï s’annonçait tel qu’aujourd’hui, curieux, regardant le monde d’au-dessus, jamais de l’intérieur ». Un Taddéï qui voit d’en haut, de loin (figure divine). La description par la narratrice n’est par ailleurs pas figé et présentée d’un point de vue externe, une vérité d’apparence. Elle ne tend pas à exposer la vérité.

                            Pour finir, quant on regarde la majorité des phrases rapportés par des « proches » donc d’un point de vue plus interne, on observe un portrait favorable se dessiner.

                            Ode à Taddéi, champion journalistique d’un monde partial et non une satire le ridiculisant.


                          • jacques jacques 26 janvier 2014 17:20

                            je suis d’accord avec liberty1st l’article commence mal pour Taddeï mais fini de façon laudatives ou alors cette dame est vraiment dérangée a une inversion des valeurs.
                            Un peu comme la Quenelle qui serait un salut nazi inversé alors que nicolas Bedos a fait une quenelle inversée sans que cela pose de problème au Crif ni a quiconque .


                          • Mister_Will Mister_Will 21 janvier 2014 00:01

                            Même si son titre est en effet ambigu dans l’interprétation que l’on peut s’en faire, pas si méchant que ça l’article de cette journaliste du Monde... Je ne crois pas qu’on puisse y voir une évidence de « Taddéi Bashing » et c’est un portrait plutôt bien écrit finalement.

                            Mais si l’on y suspecte un dénigrement de Taddéi, alors c’est vraiment d’une suave et tendre poésie, comparé à d’autres tel que celui-ci. On y atteint de tels sommets, dans la forme propagandiste, que j’ai cru tout d’abord qu’il s’agissait d’une parodie !

                            Je finis avec un sourire : Canteloup évoque le sujet Sublet (à partir de 8’20)


                            • reneegate 21 janvier 2014 09:11

                              Malgré ce que vous dites qui est très juste, transpire de nombreuses qualités (humaines) de ce personnage, imaginez un article même éloquent sur Cohen.


                              • Marcel Kroutchev Marcel Kroutchev 22 janvier 2014 17:28

                                IMPORTANT :

                                Selon une dépêche de l’AFP de ce jour 16 h 59, Dieudonné aurait été transféré d’Anet (Eure et Loire) à Paris ; ce transfert aurait un lien avec l’arrestation de son fils, il y a quelques jours portant un couteau et de la drogue...

                                Cela sent le coup fourré !

                                Marcel Kroutchev


                                • Arnaud69 Arnaud69 22 janvier 2014 18:03

                                  RECTIFICATIF : Le fils de Dieudonné a été arrêté le 14 janvier avec un couteau, il n’est question de drogue nulle part . (il a 15 ans)
                                  Ce après le spectacle de sont père devant le théâtre le 14 janvier.

                                  Dieudonné n’est pas incarcéré donc encore moins transféré, il s’est juste rendu à une audition de son propre chef pour éclaircir la diffamation d’un « huissier » .

                                   smiley


                                • volpa volpa 26 janvier 2014 21:03

                                  Qui est actionnaire à « le Monde ».

                                  Vous aurez la réponse.


                                  • Denzo75018 27 janvier 2014 07:42

                                    Vous confondez article de propagande et article journalistique !
                                    Il y a depuis belle lurette que le Monde est inféodé au PS, aussi insidieusement il tente de manipuler la « pensée » des Français en la guidant systématiquement vers les dogmes et lunes du PS ! Même s’il doit tordre le coup aux faits ou à la réalité !

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