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Accueil du site > Actualités > Médias > Le mur du silence français autour de l’espéranto se lézarde

Le mur du silence français autour de l’espéranto se lézarde

France Inter l’a présenté dans une l’émission "Tcha tcha tchatche", d’Olivia Gesbert, 28/08/08, 10 heures, première partie, sur le thème les langues dans le monde (le français est-il menacé, l’anglais, etc.)

En duplex de France Bleu Provence : Roland Breton, géographe auteur de L’Atlas des langues du monde : une pluralité fragile, Ed. Autrement.

Avec Sylvestre Vanmuxen, président de l’association des professeurs de langues vivantes, Jean-Loup Cuisiniez, agent de maîtrise d’AXA Assistance, militant CFTC, membre du collectif pour le droit de travailler en français, et les reportages de Maja Nešković (chroniqueuse de l’ex-émission Arrêt sur images).

Félicitons ces deux journalistes pour leur ouverture d’esprit, pour avoir évité moqueries et clichés. Le boycott de l’espéranto – pourtant soutenu par des députés européens et enseigné à l’université dans d’autres pays – est si persistant chez nous dans les grands médias nationaux (c’est-à-dire à l’exception de France 3 et internet) qu’on en vient à féliciter des journalistes de faire leur travail !

M. Cuisiniez a pu aborder le thème du droit à travailler en français en France, notion qui paraît évidente, mais qu’il a été nécessaire de défendre devant les tribunaux...

Au gré des différents intervenants, il a été rappelé le rôle du colonialisme dans la répartition des langues, le rôle du rapport de forces. Que la proportion de l’anglais sur la toile a beaucoup régressé. Que, dans l’UE, la plupart des textes sont maintenant écrits en anglais, quand autrefois c’était majoritairement en français. Qu’il y avait un "manque de cohérence, de clarté" de nos politiciens sur ces sujets. Que le processus de Bologne d’intégration de l’enseignement supérieur conduisait à enseigner en anglais en France (Erasmus mundus), et à décourager les étudiants étrangers d’apprendre le français.

Malheureusement, le polyglottisme, la communication dans l’UE et dans le monde, les langues à l’école – ce sont des sujets si vastes et l’émission est si courte que bien des notions n’ont pu être abordées.

Manquait notamment toute évocation du choix des langues, du libre-arbitre : sur quelles bases morales et juridiques impose-t-on aux enfants l’apprentissage de telle ou telle langue ? Pourquoi l’idée même de choix est-elle moribonde en France ? (anglais imposé au primaire à près de 85 %, sans choix.)
 
Il a été rappelé que l’espéranto ne vise pas à remplacer les autres langues (l’analogie avec l’euro est trompeuse), qu’il ne s’agit que d’un plurilinguisme différent de français+anglais : un polyglottisme avec une langue auxiliaire européenne commune, français+espéranto+langue au choix selon les envies, l’origine familiale ou les besoins professionnels.

Quelques avis tout à fait contestables, à notre avis, ont été émis comme :


— Ce qui aurait été prouvé en matière d’enseignement précoce des langues, un domaine où les études scientifiques sérieuses, de bonne méthodologie, sont rarissimes, et où les opinions péremptoires nombreuses : c’est l’argument d’autorité qui a souvent servi à justifier des erreurs scientifiques.
On peut d’ailleurs tout à fait concevoir une initiation précoce aux langues, aux alphabets, à la phonétique différente des autres langues (projet Evlang), sans tomber dans la spécialisation précoce dans l’anglais, car le primaire est le lieu de l’ouverture d’esprit, de la découverte (divers sports, diverses formes musicales), pas de la spécialisation !


— Il a aussi été dit que l’espéranto n’avait pas vocation à être appris à l’école, alors que tant de langues sont possibles au bac en option !


— Au sujet de l’anglais : "Maintenant on ne peut plus faire marche arrière, c’est un fait établi", "l’anglais est le langage de la mondialisation".

Néanmoins, ce sont des sujets qu’il est urgent d’aborder, à l’heure où l’UE se fait chaque jour davantage un représentant de commerce de l’anglais, à l’heure où la diversité linguistique est en chute libre dans nos écoles, à l’heure où l’on se rend compte que la construction européenne telle qu’elle se fait est incompatible avec la défense de la francophonie.
Compte tenu du thème, on peut regretter le choix de la programmation musicale, aux trois quarts anglophone m’a-t-il semblé. On aurait pu songer à une chanson en italien, une en espagnol, en russe, etc., je crois qu’il y a des extraits de six ou sept chansons, dont une en espéranto !

Mais bravo donc à France Inter pour cette audace. Cette émission est écoutable pendant une semaine à compter du 28 août.


Moyenne des avis sur cet article :  4.14/5   (70 votes)




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297 réactions à cet article    


  • seginus 1er septembre 2008 10:48

    Je voudrai juste ajouter un lien vers une très intéressante suite de vidéos que présente Claude Piron, un linguiste.
    Il y expose l’état actuel de l’anglais en tant que langue d’échange internationalle.
    Je trouve que ces vidéos sont vraiment à voir, et méritterai d’être diffuser à heure de grande écoute, mais bon, je crois qu’on en est pas encore là.

    Le lien :
    http://esperanto.nord.online.fr/fr/esperanto/defilangues.htm


    • Krokodilo Krokodilo 1er septembre 2008 11:02

      Tout à fait d’accord, je les avais indiquées après un autre article, mais c’est toujours utile de le rappeler. Je précise d’ailleurs pour ceux qui craignent de tomber sur du militantisme exacerbé que seule la dernière conférence (dix minutes) propose et parle d’espéranto. Les neuf premières traitent de la communication , de la traduction en général, et sont parsemées d’anecdotes, d’exemples vécus puisqu’il a été traducteur et interprète pour l’anglais et le chinois.


    • FuturHebdo FuturHebdo 1er septembre 2008 11:45
      24/09/2057 : Standardisation linguistique
      	 	 	 	

      Le Collège d’Oxford, l’équivalent de notre Académie Française, vient de créer la surprise générale en retirant près de 1000 mots de son dictionnaire.

      	 	 	 Si ces mots n’était que des termes désuets et obsolètes, il n’y aurait que peu à dire sur la dure sélection naturel qui sévit dans l’univers des langues modernes... Lire la suite.


    • Krokodilo Krokodilo 1er septembre 2008 15:43

      Futur hebdo, je suis allé voir, merci de l’info, mais je ne partage pas ce sentiment qu’une langue interntaionale est née, détachée de l’anglais. l’anglais d’aéroport est simpelmetn un mauvais anglais, de petit niveau, d’ailleurs qui va marquer "anglais international" ou "anglais d’aéroport" dans son CV ?


    • Abolab 1er septembre 2008 11:07

      L’espéranto en tant que langue construite, inventée par la pensée et donc artificielle n’est pas une langue viable. Il s’agit d’une langue "syncrétique" prenant à plusieurs langages des élements de construction.

      Le langage a des bases biologiques et sociales. Les langues construites, tels les pidgin, résultent à échelles locales de conflits interlangagiers, par exemple lorsque l’on est confronté à deux langages différents dans notre quotidien, ou et dans un souci de simplification du langage. Mais ces pidgin ne sont pas des langues en soi, juste des approximations de langage. Reprise par les enfants, il est possible que ces codes soient augmentés de bases langagières plus biologiques, pouvant finalement la naturaliser.

      L’espéranto étant une langue inventée, aussi astucieuse et intelligente soit-elle, elle n’a pas les bases environnementales, ni biologiques caractérisant une langue naturelle. La diversité des langages est une richesse humaine, et vous aurez beau vouloir imposer une langue unique dans le monde, celle-ci sera inévitablement transformée localement et géographiquement du fait d’éventuelles correspondances génétiques de language avec la génétique des populations. Le langage étant une caractéristique superficielle de l’esprit et du cerveau humain, même s’il est prédominant dans notre vie de tous les jours, ce n’est qu’un épiphénomène.


      • seginus 1er septembre 2008 11:24

        Je pense que tu devrais te renseigner un peu plus sur l’Esperanto, parce que ton commentaire en montre une grande méconnaissance.
        En effet, sont but n’est nullement d’en faire une langue unique, mais un moyen de communication efficace pluriculturel.
        De ce fait, il n’y a pas de raison qu’elle se localise de tout côté, vu que les gens ont leur langue maternelle pour ça et que l’espéranto est justement fait pour communiqué avec des gens d’autres cultures.
        Ton constat pourrait être bon si l’espéranto avait pour vocation de devenir la langue unique, mais ce n’est pas du tout le cas.
        Je te conseille d’ailleur de regarder les vidéos cité dessus, tu pourras être bien étonné de ce que tu vas attendre.


      • Philippe D Philippe D 1er septembre 2008 11:33

        @ Abolab

        C’est marrant que vous qui venez de consacrer un article et une centaine de commentaires à expliquer votre refus de tout sentiment de nationalité (française), vous ne soyez pas plus ouvert à cette forme de langage "trans-langues" qu’est censé être l’espéranto.

        J’y vois comme une espèce de vague contradiction.



      • Krokodilo Krokodilo 1er septembre 2008 11:35

        Vous avez bien appris vos clichés et vos préjugés, maintenant, pourquoi ne pas creuser un peu le sujet ?
        Le langage, "un épiphénomène" ? C’est une caractéristique essentielle de l’évolution, qui a permis la conservation du savoir, la transmission de l’expérience et des connaissances !

        "(…) celle-ci sera inévitablement transformée localement et géographiquement du fait d’éventuelles correspondances génétiques de language avec la génétique des populations."

        Que vient faire là la génétique ? Si vous parlez de la dialectisation des langues, l’espéranto s’est montré remarquablement stable depuis sa naissance, un siècle et quelques, malgré un usage (certes minoritaire comme on nous le fera remarquer) sur divers continents par des locuteurs de diverses langues, grâce à un "noyau dur" grammatical superbement conçu.
        Apparemment, vous connaissez le futur "sera inévitablement", moi je m’en tiens à ce qu’on peut constater, il ne s’est pas dialectisé, et a très peu d’idiotismes.

        "Les langues construites, tels les pidgin,(…)"

        Comme vous l’expliquez, un pidgin n’est pas une langue. L’espéranto oui, un ensemble harmonieux qui fonctionne et a les mêmes fonctionnalités (traduction précise, etc.) et la même évolutivité (création de termes) que toute langue. Là est la différence : en l’assimilant à un pidgin, vous faites une erreur.

        "L’espéranto en tant que langue construite, inventée par la pensée et donc artificielle n’est pas une langue viable."

        Le français ou l’anglais ne seraient pas nés de la pensée ? C’est nouveau, car à ma connaissance, toutes les langues sont issues de l’esprit.
        "Pas viable" ?
        Il a 120 ans, à peine moins que le français si on compte en siècles, et progresse régulièrement, étant passé de un locuteur à 1 à 2 millions - il est aussi difficile de le savoir que de dire combien de gens parlent anglais, ça veut dire quoi "parler anglais", quel niveau ? Donc, de zéro à un million, des rencontres régulières, des forums, des livres, radios, bouquins, revues, enseignés dans quelques universités étrangères, sites d’enseignement en ligne, pas mal pour une langue non viable ? Il faut vous renseigner.



      • Abolab 1er septembre 2008 11:35

        Le meilleur moyen de communiquer avec les autres cultures est d’apprendre leur langue. Il est clair qu’il est impossible pour une seule personne de vouloir apprendre toutes les langues, aussi le monde est très très vaste, et c’est une fantasmagorie de prôner un rapprochement de tous les peuples autour d’une construction langagière unique. D’ailleurs, pour le quidam, il n’y a nul intérêt à cela. Si vous êtes réellement intéressé par une culture particulière, vous vous immergez dedans, et vous apprenez sa langue, sinon ce n’est qu’un intérêt superficiel, et ce qui indique que vous n’êtes pas vraiment intéressé par l’altérité, mais plutôt par ce qu’elle peut vous rapporter.


      • Hermes esperantulo 1er septembre 2008 11:37

        petit oiseau ne semble pas bien connaitre les langues, elles sont toutes issues de l’esprit et la biologie n’a aucun rapport avec les langues sauf dans l’action de communiquer et dans cette action toutes les langues y sont égales. Pour le contexte social, l’anglais international n’a pas de contexte social comme l’anglais britich ou americain. Toute langue donne une forme et une partie de contexte social, l’esperantie à un contexte social et une histoire lié à la langue, comme toute langue


      • Abolab 1er septembre 2008 11:41

        L’espéranto est une construction langagière artificielle, ce n’est pas une langue, comme on peut qualifier de ce nom les langues naturelles. 

        Le langage a des fondements biologiques, dans ses processus intrinsèques mêmes. (Je vous renvoie aux travaux linguistiques de Chomsky sur la grammaire générative entre autres). Le génome humain fonctionne en réseaux complexes, et il y est fort à parier que comme la diversité biologique humaine, la diversité langagière est liée aux structures génétiques complexes formées par ces réseaux.

        Cela dit, c’est une composante fortement environnementale, car le cerveau à la naissance est très malléable (plasticité du cerveau) et il a été prouvé que tous les nourrissons sont à égalité à la naissance quant à l’apprentissage de telle ou telle langue. (cf mon article justement sur la nationalité).


      • Hermes esperantulo 1er septembre 2008 11:46

        petit oiseau a encore des prejugés, une langue c’est diffcille à apprendre pour attendre le niveau de sa propre langue.

        une langue rapide à apprendre comme l’est l’esperanto remedit bien à cette difficulté d’apprentissage des langues, sans pour auttant empecher l’aprentissage d’autres langue et même plus, elle permet d’apprendre plus de langues car elle permet plus de temps d’apprentissage par sa facilité voir les articles sur avox.


      • Abolab 1er septembre 2008 11:49

        Bien sûr qu’une langue est difficile à apprendre et pourquoi ? Parce qu’arrivé à l’âge adulte ou après les premières étapes de développement lors de l’apprentissage d’une langue naturelle, sa première langue, les câblages neuronaux du cerveau sont mis en place à partir de cette langue particulière. Ausi apprendre une nouvelle langue fait intervenir non seulement la mémoire et l’apprentissage d’un vocabulaire, mais aussi le cerveau et son pré-câblage se trouve confronté à une structure associée à un câblage différent. (J’utilise ici le terme câblage qui est une approximation imagée pour bien comprendre le mécanisme). 


      • Abolab 1er septembre 2008 11:51

        Les personnes avec des facilités d’apprentissage langagier dispose sans doute d’une plasticité de leurs systèmes neuronaux plus élevés que la moyenne. 


      • Hermes esperantulo 1er septembre 2008 11:54

        non vous comprennez mal ce linguiste, l’apprentissage d’une langue induit un programme circuit dans le cerveau qui devient moins maleable avec le temps, c’est la consequence de l’action de communiquer, c’est pour ca qu’il n’y pas de biologie ou plutot de genetique liée à la langue. En resumer c’est comme pour le sport si vous pratiquer un sport un AM, certaines actions vont induire un changement de comportement dans les gestes ce qui induit un changement dans les circuits neuronaux part la répétition, les langues c’est le m^me principe. Il n’y a pas daspect biologieque mais seulment d’adaptation sensorielle


      • Krokodilo Krokodilo 1er septembre 2008 11:59

        C’est effectivement une langue construite, par opposition aux langues naturelles, car le terme artificiel est ambigu : les chaussures sont artificielles et pourtant c’est bien pratique ! Et étymologiquement cela veut dire fait avec art, alors que c’est devenu un terme péjoratif.

        Quoi qu’il en soit, c’est bien plus naturel que vous le pensez, car le vocabulaire est millénaire, ce sont des racines empruntées aux grandes langues européennes de la fin du 19e, et la grammaire est assez internationale, puisque basée sur des structures essentielles, communes à beaucoup de langues. Le fondateur, Zamenhof, a apporté son esprit de synthèse réellement génial, mais sur un matériau naturel, les autres langues, et des générations de locuteurs ont peaufiné la langue tout en gardant sa structure de base.
        En ce sens, c’est à peine plus "artificiel" que le français, c’est simplement peu connu.



      • Hermes esperantulo 1er septembre 2008 12:03

        Une preuve que le genome n’a pas de rapport avec une langue il suffit de voir comment un bébé adopté va facilement s’adapter à une autre langue, par exemple un chinois le francais, par contre la fonction de communication est biologique et cela est démontré par les rares cas d’enfant sauvage ou justement l’absence de stimulis de communication langugier humain donne des enfants innadaptés à la société humaine et donc leur mort prematurés par depression chronique


      • Abolab 1er septembre 2008 12:26

        @Esperantulo, cela ne contredit pas ce que j’ai dit ni les travaux de Chomsky sur la grammaire générative. En effet, ce dernier décrit le langage comme associé à une structure de surface et à une structure profonde. Le langage a ainsi intrinsèquement des fondements biologiques. Les observations de Wernicke et de Broca sur les syndrômes aphasiques indiquent bien que certaines zones du cerveau sont associées à la capacité de langage. Aussi, la formation des organes est également associée à des considérations génétiques : l’étude du développement des organes est ce que l’on appelle la morphogénèse, et le cerveau n’échappe pas non plus à cela. Le langage est donc intrinsèquement lié à des considérations d’ordre génétique que celles-ci soit de l’ordre du développement ou d’arrangements liés par exemple à l’environnement. Le génome humain fonctionne en réseau complexe, aussi il ne faut pas perdre de vue qu’il ne s’agit pas ici d’avoir une approche réductionniste assez fréquente en biologie moléculaire, mais bien d’appréhender l’organe du cerveau commun à tous, dans sa globalité. 

        @Krokodilo, le fait que l’inventeur de l’espéranto est synthétisé par lui-même des éléments de différentes langues indiquent un processus de pensée conscient et réfléchi. La structure profonde du langage n’est pas quelque chose d’accessible par la simple réflexion ou introspection.


      • Hermes esperantulo 1er septembre 2008 12:43

        petit oiseau vous avez raison, j’ai mal compris votre propos, vous parler de language biologique et non de langue biologique, ce qui est autre chose, le language est bien biologique,

        mais par contre comme exemple prenons dog et chien, des aspect phonologiques vont faire parcourir dog et chien de facon diffente mais en utilisant les même zones du cerveau ( aire auditive) comme leur graphie, par contre l’image qu’ils representent sera exactement la même, plus deux langues sont proches et plus l’auditif et le visuels aurons des parcours neuros proches, c’est le principe du temps de reflexion.

        pour Zamenof, oui c’est un procedé conscient, mais il a laisser suffisament de liberté pour que les locuteurs generent par eux mêmes de facon consciente et inconciente la langue, comme pour le francais ou tout autre langue, le coté inconconcient est l’assimilation generalisatrice et le coté conscient est la création de nouveaux mots comme on peut le voir par exemple pour le mail email courriel dont le coté concsient est une reflexion en partie basé sur l’assimilation generalisatrice


      • Asp Explorer Asp Explorer 1er septembre 2008 12:57

        L’espéranto en tant que langue construite, inventée par la pensée et donc artificielle n’est pas une langue viable.

        Vous avez raison de ramener un peu de rationnalité dans le concert de mièvrerie militante et autosatisfaite que ne manquera pas de devenir ce sujet. Pour donner un ordre d’idée de l’échec de cette langue, il faut rappeler que l’espéranto a été inventé il y a 121 et qu’après avoir connu une croissance rapide, il est en déclin constant depuis les années 20.


      • Abolab 1er septembre 2008 12:58

         Non nous parlons ici de langage humain et du cerveau humain.

        Aussi merci d’arrêter de me nommer "petit oiseau", ce n’est qu’une illustration pas une identification personnelle à un animal. Si par contre vous êtes vous-mêmes identifiés à un drapeau espérantiste, une sorte de nation espérantiste, cela vous concerne, et toute appartenance quelle qu’elle soit génère de la division et du conflit.


      • seginus 1er septembre 2008 13:14

        Il existe une catégorie de personnes de puis quelques années que forment les touristes internationnaux. On peut très bien s’intéresser à des cultures de façon superficiel et préferer cotoyer 50 cultures différentes superficiellement que de 2 en profondeur. En effet, arriver dans un pays sans en connaître la langue, sans passerelle (si on suit ton exemple, on a pas à s’aider de l’anglais), c’est long.
        Le deuxième point est que, même si certains sont contre, nous vivons une époque de mondialisation. Les français vivent en union européenne et les décisions sont prisent logiquement ensemble. Et bien figure toi que tout les politiques de tout les pays ne parlent pas toutes les langues de leur correspondant et que quand un nouvel état devient membre, tout le monde n’apprend pas une nouvelle langue. Et là oui, on fait appel à une langue commune, qui est pour l’instant l’anglais. Hors toutes les études dont celles faites par l’union européenne elle-même montre que c’est un désastre complet. Le soucis est que le monde et la politique est dictée par les industriels qui sont eux, parfaitement anglophone. Et donner à tous les moyens de s’exprimer à pied d’égalité est pour eux néphaste. D’où sans doute une des bonnes raisons du tabou fait autour de l’espéranto.
        Pas étonnant d’ailleurs que les pays les plus rétissants à l’usage de cette langue soit les pays les plus liés au monde des affaires (comme la France).


      • Abolab 1er septembre 2008 13:22

        Il est normale qu’il existe une langue diplomatique. Actuellement, c’est l’anglais, car c’est la langue la plus communicative et la plus apte au commerce.

        Maintenant s’il s’agit uniquement de faire du tourisme, il me semble qu’il s’agisse bien d’un passe-temps de riches, et qui ne concerne que les plus privilégiés et notamment les occidentaux. 


      • seginus 1er septembre 2008 13:57

        Ce qui est sûr avec tes tournures, c’est que tu as bien certitude sur tout :
        « L’anglais est la langue la plus apte » : et au nom de quoi ? si cette langue est si simple, pourquoi fait-on appelle à des interpretes pendant les échanges internationnaux ? Le fait est que l’anglais n’étant au contraîre pas du tout apte dans ce rôle, on utilise des gens spécialement formé pour combler cette lacune.
        En un an d’apprentissage de l’espéranto, on atteind un résultat proche de celui de dix ans d’anglais, et avec un taux de réussite incomparable. Si c’était enseigné (ce qui ferait d’ailleurs un très bon entraînement pour l’apprentissage des langues étrangères ; on commence par apprendre à marcher, pas à faire le marathon), on aurait pas besoin d’interprète et on aurait une très bonne comprehension lors des échanges (l’étude de l’union européenne à montré que avec l’anglais, seul la moitié de l’information « arrivait » au destinataire lors des échanges internationnaux.
        Donc non, l’anglais n’est pas la plus apte pour ce dommaine, loin de là (une des vidéos de Claude Piron montre d’ailleurs la quantité de catastrophe aérienne du justement au faut que l’anglais soit inadapté à ce besoin).


      • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 1er septembre 2008 14:02

        En un an d’apprentissage de l’espéranto, on atteind un résultat proche de celui de dix ans d’anglais,

        C’est un mythe espérantiste ridiucle que vous ressortez souvent mais sans jamais en apporter la preuve ni la cause, autant dire que la valeur de cette argutie est nulle.

        Typhon


      • seginus 1er septembre 2008 15:46

        C’est simple, on voit ce qu’on parle en espéranto et en anglais après dix ans de pratique.
        Une chose est sûr, c’est que comme tout ce qui sort un peu de l’ordinaire, les détracteurs critiques presques toujours sans jamais avoir essayé (ou alors 10 minutes, je me demande que ça aurait donné 10 minutes d’essaie de l’anglais).
        Alors un mythe, non, ça n’en est pas, et c’est même explicable et expliqué dans la vidéo de Claude Piron. L’espéranto à une grammaire extrèmement simple, aucune exception, un vocabulaire grandement factorisable par l’ajout de sufix et prefixe, là où l’anglais va par exemple formé l’adjectif lunar avec le mot moon.
        Donc ce n’est pas un mythe, mais c’est sûr qu’en se bloquant sur des a-prioris et des certitudes, on ne peut pas regarder.
        Et pour information, ceux qui disent ça sont généralement des espérantistes. Bon nombre d’entre eux sont également anglophone et peuvent donc comparer. Alors que les détracteurs n’ont comme seul justifification que leur a-prioris du à je ne sais pas quoi.
        En effet quand on a une solution pour faire communiquer toutes les nationalités simplement, sans l’utilisation d’interprète et préfère simplement dire : ce n’est pas possible, c’est le l’utopie, l’anglais c’est super, je comprend simplement pas ce qui peut motiver à avoir ce raisonnement.
        Il n’y que deux millions de pratiquants de l’espéranto dans le monde, c’est très peu. Cependant, au vu des origines de ses pratiquants, c’est sufisant comme échantillon pour dire que ça fonctionne ou pas, que c’est rapide ou pas à apprendre et que c’est compréhensible par tous où pas et même d’en étudier l’évolution.
        Je suis grandement étonné sur un tel site qui logiquement devrait être fréquenté par des gens un peu ouvert d’esprit et voulant voir un peu autre chose que ce que l’on nous dit de voir, un tel enfermement sur des préjugés qui n’apporte rien.


      • Krokodilo Krokodilo 1er septembre 2008 16:06

        Seginus, il faut savoir qu’un petit groupe suit à la trace tous les articles qui évoquent l’espéranto, ou qui remettent en cause l’hégémonie de l’anglais, ou sont simplement signés des quelques personnes qu’ils pistent pour se défouler... Tout en persistant à dire qu’on ne représente rien ils perdent un temps fou à commenter, le tout parsemé d’insultes, même s’ils se sont calmés depuis qu’on a été obligés de signaler des messages grossiers, même selon les normes élastiques d’AV !


      • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 1er septembre 2008 16:37

        @K : Tu t’es déjà remis en question ou tu es né sans cervelle ?

        Pour Feginus : Piron reviens, Piron reviens parmi les tiens !

        Typhon


      • seginus 1er septembre 2008 16:51

        Je me suis du super, un vrai argumentaire contre l’espéranto, qu’est-ce que ça donne. Et bien c’est d’un creu, un assemblage de remise en question de petit bout de phrase, rien de concret, que du « l’anglais c’est la langue internationnal » ou autre. C’est vraiment pas un document comme ça qui peut faire changer d’avis sur quoi que ce soit.


      • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 1er septembre 2008 16:56

        Genre, vous auriez pas confondu l’article de Piron (creux comme un puit, rempli d’air) avec mon commentaire dont je suis certain que vous n’avez pas réussi à comprendre la moitié du quart de la partie que vous avez lu (infime)...

        Ou alors, donnez des arguments à l’appui de vos dires. Vous pouvez également apposer des commentaires à la fin de la seconde partie, en oubliant pas de les signer.

        Typhon


      • Krokodilo Krokodilo 1er septembre 2008 17:02

        Adolab,
        Bien sûr que le meilleur moyen de découvrir les autres cultures, c’est d’apprendre leur langue, mais il en existe dit-on plus de 6000 ! Qui peut apprendre plus de 3 langues à un bon niveau, c’est très rare, surtout quand ce n’est pas en rapport avec la profession. Superman, c’est à la télévision seulement. Dans la vraie vie, quasiment tout ce que l’on connaît des autres cultures nous vient de la traduction.


      • Hermes esperantulo 1er septembre 2008 17:43

        Adolab, bon je vous apellerais plus petit oiseau, moi je trouvais cela simpa. historiquement la place de l’anglais en tant que langue "parfaite" des affaires, n’existe pas, elle est arrivé juste au bon moment car la plus grande puissance economique sont les USA donc la langue du commerce est leur langue, si cela avait été les russes cela aurait été le russe, ce qui ce passait alors en URSS

        Bon sinon c’est vrai certains nous suivent à la trace, le typhon c’est fait ejecté deux fois d’agoravox et l’explorer a dit "les gens utiles parlent une langue commune " dont le sujet était la langue anglaise. ce sont les lermas de l’esperanto.

        Sinon la vitesse d’apprentissage de la langue esperanto tiens en fait à sa structure interne, mais bon si vous jettez un coup d’yeux sur le web, vous trouverez rapidement les informations


      • gil 1er septembre 2008 22:26

        "l’anglais : la langue la plus communicative" ????????????????
        d’où vient cette affirmation ?
        en complète contradiction avec ce que nous vivons aujourd’hui. l’anglais oral maitrisé est réservé à une élite. rien qu’au niveau européen, malgrè les milliers d’heures de cours d’anglais inculquées à chacun, la grande majorité arrive tout juste à l’utiliser pour trouver un bureau de poste dans une ville étrangère (et encore)

      • Jean-paul 1er septembre 2008 22:27

        @abolab

        Vous ne voulez plus etre Francais mais vous etes pour les langues nationalites .
        L’esperanto vous conviendrait mieux .
        Savez vous au juste ce que vous voulez ????


      • Jean-paul 1er septembre 2008 22:31

        @ Abolab
        Vous voulez etre au RMI et en plus faire du tourisme ?????????


      • Kventino 1er septembre 2008 22:38

        "L’espéranto en tant que langue construite, inventée par la pensée et donc artificielle n’est pas une langue viable."
        Donc, ce qui est créé par la pensée n’est pas viable ? Il n’y en a pas beaucoup alors ... Une langue est forcément artificielle. On le sait au moins depuis que Frédéric II a essayé de trouver quelle était la langue naturelle de l’homme, en entretenant des nourrissons sans jamais que leurs nourrives ne leur parlent ... Qu’ont fait les nourrissons ? Ils ont dépéri. Alors oui, communiquer est naturel à l’homme. Mais il n’a pas de langue naturelle. D’ailleurs, tant qu’il n’a pas intégré les automatismes d’une langue, un enfant peut apprendre n’importe laquelle ... De là on vient à la deuxième partie du message :
        "Le langage a des bases biologiques et sociales."
        Sur le terme social, rien à dire. Mais biologique ! C’est proprement choquant. Car dire qu’un phénomène social, qu’il s’agisse d’un peuple, d’une coutume, d’une religion ou d’une langue, dire qu’un tel phénomène est basé sur la biologie, c’est le principe du racisme. L’identité, l’appartenance à un groupe est au contraire basé sur cette artificialité que vous abhorrez tant. Vous allez me dire "et les identités sexuées, elles sont basées sur la culture et la société peut-être ?" Oui. Je ne pense rien vous apprendre en vous disant que les rôles de chaque sexe varient en fonction de la société où l’on grandit. Une identité ne paraît "naturelle", "biologique", que parce qu’elle nous façonne depuis notre naissance, et bien souvent avant même. Bien entendu, je ne dis pas que vous êtes raciste. Je ne vous connais pas, je ne me permettrais pas de porter un tel jugement. Ce raisonnement, par contre, mène, si on l’approfondit, au racisme.
        Une langue n’a rien à voir avec la biologie. Toute langue est naturelle, ce qui n’enlève rien à sa beauté et à sa richesse, ni au fait qu’elle est indispensable.


      • gil 1er septembre 2008 22:42

        Un conseil, faites votre expérience vous même :

        ESSAYEZ l’ESPERANTO (provu esperanton)


        - c’est facile (facilas)

        - on se marre bien (oni ridas bone)

        - on rencontre des gens vraiment sympas (oni renkontras simpatiajn personojn)

        -  et (surprise pour moi) on redécouvre sous un autre angle sa langue maternelle et les autres langues apprises, avec leurs histoires, leurs spécificités, leurs points communs. Excellent pour comprendre la grammaire d’une langue.

        Question à tous : quelqu’un a-t-il déjà rencontré une personne qui a regretté d’avoir appris l’esperanto ?



      • Hermes esperantulo 2 septembre 2008 17:37

        Adolab, j’ai relu encore une fois votre commentaire, votre analyse du language est correcte, par contre vous sembler melanger langue et language, ce qui m’a induit en erreur, ce qui fait que je n’ai pas totalment tord. Le language c’est les structures primaires qui amenent au processus de la langue, les processus du language ont une origine genetique commune avec tous les êtres ( sauf queques cas, sourd et muet par exemple)par contre le processus de langue est le systeme secondaire de la placticité cérébrale lié principalement à l’environnement ( milieu monolingue, bilingue ou plurilingue), un element génétique la mielinisation et la perte de plasticité cerébrale mais qui est une composant genérale du corp humain et non specifique au languague car on la retourvre dans le systme visuel, auditif, attention, reflexif, moteur et psychologique ( cette derniere est peu connue mais influence beaucoup la psychologie du monde adulte par le reflexe de conservation de l’environement familier issu de l’enfance et de la petite enfance), un autre facteur entre aussi en compte c’est le potentiel de placticité cerebrale liée qui permet à certains individus un potentiel plus important à apprendre plusieurs langues par exemple mais la pression environnementale peut permettre à un individu de faible potentiel de langue à obtenir un niveau aussi bon que quelqu’un avec un bon potentiel voir le depasser.

        Le language est genetique, la langue est surtout environnemental etson coté génétique n’est que potentiel


      • Libera menso Libera menso 3 septembre 2008 00:40

        Aux olympiades de la niaiserie et de l’absurdité, notre ami Asp vient de remporter haut la main une superbe médaille d’or !
        Enivré par son obsession monomaniaque de nuire à l’espéranto, il en vient à encourager et à qualifier de rationnel le délire suivant : "
        L’espéranto en tant que langue construite, inventée par la pensée et donc artificielle n’est pas une langue viable."
        Il faut vraiment être un penseur à deux balles pour prétendre que ce qui est artificiel n’est pas viable !
        L’automobile, le téléphone, internet ne sont-ils pas viables sous prétexte qu’ils sont artificiels ?
        Je veux bien croire que certains ici est l’esprit ramolli à force de gober de façon moutonnière les pseudo-évidences linguistiques dictées par le conformisme intellectuel de l’époque. Il n’en demeure pas moins qu’ils devraient conserver un soupçon de lucidité et d’honnêteté. Cela leur éviterait sans doute de se ridiculiser au travers de raisonnements aussi foireux ...



      • Libera menso Libera menso 3 septembre 2008 01:19

        Etre pris pour un sot par plus sot que soi est une délicate gourmandise ...

        D’ailleurs le cynisme prétentieux de borntofrag me rappelle un certain film ("Le dîner de cons") où ceux qui se croyaient supérieurement intelligents ont au bout du compte bien souffert ...

        "Tous les mercredis, Pierre Brochant et ses amis reçoivent des cons. Petits, gros, jeunes, grands... L’idée consiste à trouver la perle rare, le plus spectaculaire des spécimens et justement, Brochant pense avoir dégotté un champion en la personne de François Pignon, constructeur de maquettes en bois d’allumettes, comptable au Ministère des Finances et rondouillard plutôt bouché. "On va se régaler !", jubile le bourgeois cynique. Effectivement, il va en prendre plein la vue."
        http://www.chez.com/diner/

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