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Le Net, La Poubelle, et le Philosophe...

Alain Finkielkraut fait les Poubelles. Cet esprit splendide a assez médité sur les possibilités de ce nouveau média, le Net, pour en conclure un magnifique lieu-commun : il est une zone de non-droit, dangereuse. Internet ? Un « asile pour les images, les photos, les conversations volées. » « Une Poubelle pour toutes les informations. »Voilà, n’en doutez pas, de l’analyse. Point final sur l’arobase et nos triples w.

La fugace vidéo qu’Agoravox a diffusée, il est vrai, n’est guère à l’avantage du philosophe, qui, de toute évidence, et à plusieurs reprises, est dépassé par la question, faute d’une connaissance plus précise et ouverte de cette réalité. On doit sérieusement admettre une indigence de sa pensée.

Mais il serait trop facile de s’en prendre à un moment de patente faiblesse argumentative. Cela arrive, je suppose, même aux ’’meilleurs’’... Il est plus intéressant de se demander ce qui circule d’incompréhension dans ce discours...

Finkielkraut prend un exemple et imagine que Daily Motion diffuse une de ses conversations privées et détendues, captée à la caméra d’un téléphone portable. On suppose sans peine, en effet, que le philosophe aurait pu en raconter en secret des vertes et des pas mûres, si on en croit déjà quelques-unes de ses déclarations tout à fait officielles... Exemples ?

« En France, on aimerait bien réduire ces émeutes à leur dimension sociale, les voir comme une révolte des jeunes des banlieues contre leur situation, contre la discrimination dont ils souffrent, contre le chômage. Le problème est que la plupart de ces jeunes sont des Noirs ou des Arabes avec une identité musulmane. Regardez ! En France il y a aussi des immigrés dont la situation est difficile — des Chinois, des Vietnamiens, des Portugais — et ils ne prennent pas part aux émeutes. C’est pourquoi il est clair que cette révolte a un caractère ethnique et religieux. »

« Les gens disent que l’équipe nationale française est admirée par tous parce qu’elle est black-blanc-beur. En fait, l’équipe de France est aujourd’hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l’Europe. »

C’est beau, la dentelle... Un philosophe, comme tout un chacun, doit savoir parfois fermer sa gueule...

Revenons au débat, en vidéo, qu’on lui aura donc officiellement dérobé : le philosophe se suppose alors sans recours, violé dans son intimité, au détour d’une conversation entre amis.

L’internet met en danger, en effet, le plus secret de ma vie...
La preuve est que je m’y exprime, comme vous
.

Il faut qu’on lui rappelle, à Finkielkraut, que le net n’est nullement une zone de non-droit. Le voilà bien étonné de savoir qu’une vidéo le concernant, privée, et qui lui poserait problème, serait retirée de Daily Motion bien avant, - heureusement pour lui - qu’il ait à se présenter au Tribunal.

Daniel Schneidermann a en définitive une réponse savoureuse et subtile : « Internet, ça n’existe pas. » Il entend par-là lui rappeler qu’il y a une différence entre le blog anonyme et le site du Monde, qui ne sont pas, ajoute-t-il, les « mêmes lieux. »
Cette remarque est non seulement juste, mais profonde. Elle montre immédiatement la stupidité réductrice de l’analyse de Finkielkraut qui se nourrit simplement des préjugés les plus courants sur le net, mais aussi, il est vrai, d’une posture endurante qui est la sienne, et dont l’ossature fut toujours un conservatisme de bon aloi, sans considération pour les volontés d’émancipation un peu plus radicales. La pensée de Finkielkraut a toujours eu la tiédeur d’un centre-droit fier d’avoir à concilier avec lenteur et circonspection tradition et modernité, tiédeur il est vrai traversée paradoxalement par de soudains bouillons d’amalgames et de communautarisme.
Rien d’autre, tandis qu’il est un des philosophes les plus médiatiques de notre temps.
Qu’on ne s’étonne pas, dès lors, de la vacuité de sa pensée quant à la richesse et à la diversité du travail d’internet : le médiatisme télévisuel et radiophonique d’un tel Génie l’empêche de percevoir ce qui se passe ici, chez nous.

Que voulait lui dire, en définitive, Schneidermann ? « Internet, ça n’existe pas. »
Peut-être disait-il, cet excellent journaliste, qu’il faut éviter deux erreurs :
La première, celle de Finkielkraut - pur produit du médiatisme traditionnel - et qui consiste, en manichéen, à opposer la Bonne Information, l’Information sérieuse, aseptisée, officielle tant qu’on y est, à l’anarchisme et aux flux inconséquents et irresponsables du Net. Autant dire qu’Agoravox fait pipi de chat, et le Figaro splendeur d’objectivité.

La deuxième qui consisterait à croire qu’Internet est radicalement différent du régime traditionnel des médias plus traditionnels. Ce qui est faux. Car ce sont les mêmes questions qui sont en jeu, ici. En particulier, celle de l’exposition, et celle de la qualité et de la vérité des informations. On peut même affirmer, premièrement, que l’exposition médiatique est bien plus difficile à acquérir sur la toile que sur papier ou écran plasma. Le Net n’est d’abord qu’une matrice de possibilités de connections. Quant à la qualité et la vérité des informations, leur régime est certainement différent de celui, d’avance réglé, des médias plus traditionnels. Il peut y avoir plus d’errance, d’une part, c’est entendu ; mais plus de profondeurs, de libertés ou d’originalités, d’autre part. Mais ne cédons pas à notre tour au dualisme des bons et des méchants. Il se peut que le télévisuel fasse bouquets de questions réelles.

Finkielkraut est en définitive représentatif de la garde médiatique traditionnelle de la philosophie, largement dominée par des auteurs sans grande profondeur essentielle, les BHL, Glucksmann, etc. (ce ne sont, en philosophie pure, puisqu’ils se disent philosophes, ni Sartre, ni Deleuze, ni Badiou), penseurs incapables de surcroît de comprendre les structures nouvelles de leur temps, et cependant coqs bienheureux d’occuper l’espace millionnaire de la Télévision.

Qu’on se méfie donc de la poubelle... de la philosophie...

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38 réactions à cet article    


  • Serpico Serpico 4 mai 2009 10:47

    Finkielkraut fait semblant. En réalité, il sert un discours destiné au bon peuple qui n’y comprend que dalle.

    C’est une attitude de mépris : il croit tout simplement que son discours est à la portée du téléspectateur de base. Il lui re-transmet l’image qu’e ce dernier est censé avoir déjà d’internet.

    Aucune innocence, aucune ignorance : il alimente le sentiment d’incompréhension des gens qui ne vont jamais sur le net. Il nourrit leur méfiance et leur sentiment d’insécurité.

    Comment croire qu’un rhéteur de ce calibre puisse se fourvoyer dans une jungle qu’il ne connaît pas ? c’est le B A BA de la compréhension des choses. Il sait très bien qu’il relaie des clichés. Il le fait sciemment.


    • Gazi BORAT 4 mai 2009 11:33

      Mr Finkielkraut semble surtout ennuyé par le fait qu’Internet fait disparaitre les notions de « ON » et de « OFF » qui lui sont chères, comme à d’autres « Grans Communiquants ».

      On pouvait ainsi autrefois s’exprimer vertieusement en certaines tribunes officielles puis, se laisser aller entre amis à des plaisanteries racistes..

      L’individu est éminemment narcissiques et apprécie les pauses avantageuses.

      Pris en flagrant délit d’expression d’opinions contraires à celles qu’il adopte en temps ordinaire, et, plus grave encore pour cet esprit enclin à la préciosité en flagrant délit de trivialité, il déteste ce médium qui permet à tout un chacun de découvrir instantanémént ses dérapages.. qu’il se garde bien d’assumer.

      A relire : ses explications embarrassées lors de la publicité faite autour de son interview donée à « Haaretz », qu’il n’aurait jamais imaginé être débattue en France..

      gAZi bORAt


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 4 mai 2009 23:23

        @ gazi

        " On pouvait ainsi autrefois s’exprimer vertueusement en certaines tribunes officielles puis, se laisser aller entre amis à des plaisanteries racistes... « ... En off...mais, maintenant, le off fleurit sur la toile interdisant à quiconque, la moindre once de skyzophrénie naissante. Alors, que dire de l’avérée, déclarée et prouvée.

        @ serpico,

         » Aucune innocence, aucune ignorance : il alimente le sentiment d’incompréhension des gens qui ne vont jamais sur le net. Il nourrit leur méfiance et leur sentiment d’insécurité. " en s’exprimant ainsi, il décourage ceux qui ignorent la toile à aller y mettre le nez, au risque d’y trouver quelques cinglantes vérités susceptible de les éclairer.

        Excusez moi pour ma grandiloquence, mais je trouve personnellement qu’il y a quantité de petits philosophes inconnus, mais brillants, sur la toile, et particulièrement sur Agoravox. Allez, je vais pousser le bouchon encore plus loin et oser le dire : La vraie sagesse est libérée de toute considération matérielle et mercantile et seuls, ceux qui se livrent, sans compter, sur cette toile à deux faces, méritent ainsi cette dénomination.


      • Alpo47 Alpo47 4 mai 2009 11:39

        Ouvertement raciste et cherchant à faire taire toute idée, ou échange, qui ne lui soit pas favorable, Finkielkraut est égal à lui même : Condescendant, méprisant, donneur de leçons.


        • HELIOS HELIOS 4 mai 2009 11:47

          Je retire deux éléments de cet article que je n’aime pas trop, mais qui, par principe, doit être publié :

          --- la condamnation de la pensée unique n’est pas prete de se developper.
          En effet, je n’aime pas particulierement Finkielkraut... mais nous lui devons le droit de s’exprimer. Tout ce qu’il raconte n’est pas, par definition, idiot je prefere largement qu’on s’oppose a lui avec des arguments, pied a pied, plutôt que par des condamnations basée sur une forme de pensée unique... Je trouve que cet article, sous une fausse approche d’ouverture est en fait un carcan.

          --- Internet n’est pas un media comme les autres.
          Malgré ce qu’on dit, internet n’est pas en lui même un media, mais un reseau de communication. confondre l’outil et les sites n’est evidement pas tres futé. Mais sur l’usage qui est fait de cet « internet » au sens de l’article ici, Internet n’est egalement pas un media comme un autre, car interne a DE LA MEMOIRE. une memoire infinie et multiforme, une memoire qu’on ne peut effacer, une memoire qui gène, une memoire qui fait sa force.

          Un magazine, un journal, une fois qu’il atterri dans la poubelle ou qu’il emballe les epluchures de legumes n’existe plus et ce qui fut ecrit s’evapore. Nos memoires s’estompent et il ne sert plus de reference pour defendre d’ulterieurs débats. Internet est present, et le plus petit article, les plus petites photos ou videos ressurgiront quand on voudra s’en servir. Combien Internet recele t-il de morceaux de culture, de technique d’art etc enfouis dans les trefonds de disques durs, de cartouches et autres memoires ?

          C’est probablement sous cet aspect, analogie avec la poubelle, que Finkielkraut s’est exprimé avec un evident soucis d’exageration et de polemique.

          Tout ça ne cache pas, neanmoins, le juste réequilbre qui doit se retablir entre la responsabilité et ses actes ou paroles. Le defaut majeur que les puissants, ceux qui sont arrivés au sommet des la société, reprochent a internet, c’est l’exposition que celui ci fait d’eux et l’impossibilité d’en maitriser les contenu.
          Nous le vivons en temps réel avec la loi Hadopi.

          En tant que « systematicien » --- je sais, ça n’existe pas --- il manque, ou du moins je ne connais pas, de professionnels chargés d’effacer internet. cela devrait exister au dela des services secrets. une sorte d’eboueurs d’internet, puisque celui çi est une poubelle !


          • Raoul Schol 4 mai 2009 12:49

            « Un magazine, un journal, une fois qu’il atterri dans la poubelle ou qu’il emballe les epluchures de legumes n’existe plus et ce qui fut ecrit s’evapore. »

            Je ne pense pas. Un magazine est un support de l’information or celle-ci n’est pas matérielle et ne disparait pas. Si je vous donne un bien matériel qui est en ma possession (ex : une pièce de monnaie) je perds ce bien, si je vous donne une information celle ci reste en ma possession car elle est toujours présente dans ma mémoire. L’information relayée par la presse écrite ne disparaît pas, elle perdure dans la mémoire collective. D’ailleurs les journaux eux mêmes sont conservés, on peut consulter les archives. Pour preuve nombre de travaux réalisés par des universitaires reposant en partie sur l’étude d’informations exposées par différents journaux (ex : Chomsky, Hermann, etc.).

            « [...] il manque, ou du moins je ne connais pas, de professionnels chargés d’effacer internet. cela devrait exister au dela des services secrets. une sorte d’eboueurs d’internet [...] ».

            A quelle(s) fin(s) ??


          • HELIOS HELIOS 4 mai 2009 15:10

            Merci Raoul pour votre participation.

            Ce que je voulais exprimer, au dela de la conservation materielle des supports, c’est l’accessibilité. Une information existante mais inaccessible n’existe pas. Par exemple, si vous enfermez l’historique de tous les Paris Match dans les bibliothèques du Vatican, le magazine n’existe plus et son contenu avec.

            De plus, les informations importantes sont souvent de diffusions limitées sur des supports plus rares. leurs disparitions est plus rapides.

            Internet a cet avantage, c’est qu’il est relativement neutre sur le contenu et la date. On retrouve des informations sur n’importe quel sujet et de n’importe quelle date.

            Maintenant je vais préciser le dernier point que vous avez remarqué. Oui, il existe des éboueurs d’internet. j’ai été discret et je le resterai. cela consiste a rechercher des informations qu’on souhaite voir disparaitre, contacter les proprietaires de ces informations./sites/supports et de les convaincre de les rendre inaccessibles voire les eliminer... parfois de façon disons « osées ».


          • abdelkader17 4 mai 2009 12:12

            Finkielkraut porteur de valise de l’idéologie dominante, un relais actif de l’idéologie réactionnaire.


            • plancherDesVaches 4 mai 2009 12:24

              Je vais vous surprendre, mais ... je pense comme lui : sur internet, bien sûr. Le reste, je lui laisse.

              En effet, le net est un binz où tout existe, et surtout n’importe quoi. Sans oublier qu’il faut de tout pour faire un monde..même virtuel. Mais franchement, hormis les adorateurs de technologie (geek) ou les commerciaux qui veulent nous vendre leurs pubs et leurs blogs et mettent internet au rang de monde à part entière... le net est bien fait par des humains, non ?
              Ca n’est donc qu’un outil. Dont certaines personnes ou société usent, ou plutôt, abusent.

              Revenons au coeur du sujet : le net est bien une « poubelle ». Amusant lorsque l’on sait que les meilleurs espions savent parfaitement utiliser nos poubelles pour tout connaître sur nous.... (tiens, on rejoint aussi le réel, là...)
              Le considérer comme une poubelle est d’ailleurs tout à fait l’optique des gens qui aime l’ordre et trouver ce qu’ils veulent au bon endroit car rangé préalablement et facilement accessible. Bref, le souci d’efficacité. Et un paquet d’écoles intégrent maintenant, non plus un savoir seul, mais aussi une dimension de savoir trouver le savoir.

              Hé, mais j’y pense (ça m’arrive...)
              Ce rangement, cet ordre, cette dimension de refus de toute approximation,... n’aurions-nous pas ça dans une vision de gouvernance de société... ???
              Une société totalitaire dans laquelle tout avis contraire serait interdit.. ???
              Une bonne groose dictature bien se chez nous... ???
              Non... ?? smiley


              • Kalki Kalki 4 mai 2009 13:11

                @plancher Bonjour, comment allez vous ?
                Tu aurais pas lu ma page descriptive ?

                « qualité et de la vérité des informations » et pour l’’auteur ( la qualité ou la vérité des informations n’est jamais mise en question dans les médias )...

                Le problème n’est pas la vérité, le problème c’est les croyances.

                L’idéologie, dicte nos pas, c’est une prison dans nos têtes.

                Quelle prison peut retenir quelqu’un qui veut s’évader ? Aucune, encore faut il VOULOIR s’évader.

                Et la technologie (disons le matérialisme ou la société de consommation si vous préférez) sont là pour nous faire tout oublier, ou nous faire passer la pilule quand on à un instant de consciense sur les réalités de ce monde.

                L’inconnu semble plus dangereux que la chaude prison avec ses souffrances qu’on accepte, finalement.

                Vous ne trouvez pas que c’est plus simple a diriger un peuple qui n’aura plus jamais la force de dire NON (avec les bons outils, bons moyen de « communication » qui sont peut être d’autres moyens de pression, et d’action) ?

                Le monde, tel que nous le percevons, est de notre invention.

                “_ On laisse s’étendre des systèmes de ‘machines’ (ou des personnes acceptant de se laisser se gouverner cybernétiquement/machinenalement), quasiment à l’infini ?

                Oui.

                N’est-ce pas risqué ou dangereux ?

                Oui. Dans ce systeme de ‘machine’ (ou personne/machine), tous les énoncés sont exacts ( le feu de l’information s’auto-entretient l’illusion de la ‘réalité’ dans le social), et c’est exactement ce que l’on veut.

                Et pourquoi sont-ils exacts ? Parcequ’ils se déduisent tous les uns des autres.

                À quoi cela conduit-il ?

                À d’autres déductions.

                Mais il existe bien une limite ?

                Non, c’est l’avantage, on peut toujours aller plus loin.

                Dans la logique ?

                Oui c’est ça.

                Mais dans la réalité ?

                Ou se trouve la réalité ? Montrez-la-moi.” Dans Voyage en cybernétique.


              • plancherDesVaches 4 mai 2009 13:36

                Ca va bien, Kalki. Et vous ?

                Vous savez, je pense, depuis longtemps que je suis incroyant, critique, scientifique et, heureusement, humaniste.
                Donc, les idéologies, la manipulation que l’on nous fait gober tous les jours, je la perçois assez facilement. En gros, il suffit bien souvent de se poser la question : « A qui profite le crime ? » (vous verrez, c’est un truc de flic, mais ça permet, justement, de repérer les causes et SURTOUT les motivations. (mobiles en language flic))
                Dans votre présentation, je vous sens assez remonté contre l’utilisation de la technologie par des humains qui pensent bien évidemment avant tout à leur profit.
                Est-ce une raison pour craindre, voire, rejeter, toute technologie... ?
                Je ne pense pas.
                Par contre, NE JAMAIS OUBLIER QUE CE NE SONT QUE DES OUTILS faits par l’homme, là, oui. (même une bombe atomique, d’ailleurs. Aussi horrible que cela puisse parraître)

                Tiens, ça me fait penser à la fée électricité.... Voyez comment on peut vivre sans la « fée »....
                Et bien... bien mieux. Ou, en tout cas, de façon plus humaine et surtout plus réelle... (sans Agora... lol)


              • Kalki Kalki 4 mai 2009 16:43

                Je ne suis pas contre la technologie, mais contre l’utilisation mercantile de la technologie ( appuyé par la science et les scientifiques qui doivent bien vivre et faire leur boulot comme on dit). ( Je vous conseil Bernanos , et Kaszinsky )

                Une technologie ( qui avec l’économie) sont placés aux centres du système.

                SI l’économie est la roue, les technologies sont les dents voraces sur la roue.

                Une technologie qui rime avec pollution, dépendance, energie (dans un monde qui en a toujours manqué, mais ca ca dépend comment on compte ou on s’aveugle, en économie).

                La technolo/science peut etre une idéologie : c’est la société de consommation, le consumérisme.

                Cette société de consommation fait 2 choses aux individu : (apres leur avoir donner les bons cotés, les cotés utile, facilitant)
                Elle oblige à entrer dans le systeme, pour obtenir
                Elle enchaine, et annihile la volonté de changer les choses, d’exister, de vivre et elle l’a remplace par de l’individualisme.
                ( et au passage elle peut abrutir)

                Comment une révolution nait ?
                Elle nait du désespoir, cela peut etre de la « famine », de nourriture, ou d’energie pour les outils ( ce qui tres rapidement revient au meme).

                 ( Une famine d’ordre immatériel, spirituel, idéologique ? ca ne fera pas réagir un peuple , c’est ce qui se passe et s’est passe. Le peuple n’a pas le droit penser, il ne pense pas, profondément. Donc cette crise d’ordre spirituel ou identitaire ne brusquera rien. Si la fin morale du « capitalisme » signifie la fin du systeme : LE PEUPLE NE REAGIRA MEME PAS).

                Et le peuple ne saura pas quoi faire ( ni sortir des anciens schéma du systeme et du « capitalisme », tel qu’il est concut aujourdhui).

                Ils remercieront rapidement celui qui proclamera avoir une solution.

                Il faut réfléchir et coucher un autre systeme dès aujourd’hui


              • plancherDesVaches 4 mai 2009 18:11

                Kalki : je pense commencer à vous comprendre. Surtout, rectifiez-moi si je mets à coté de la plaque, ça m’arrive souvent.
                Déjà, la technologie est un endroit où je me sens bien.
                Je cotoie les scientifiques depuis tout petit et est bien compris qu’un système électronique se doit de n’être qu’une mécanique bien huilée.Huilée tout comme les rouages des Mathématiques qui ne sont (hé hé... réducteur) que des outils.

                J’ai écrit volontairemnt endroit par provocation et SURTOUT pour bien montrer que l’on peut être faciné. Tout comme par l’argent, d’ailleurs.
                L’on peut quitter ou plutôt orienter ses valeurs profondes en étant faciné par le « merveilleux ».
                Hors, lorsque vous écrivez que cette crise « d’ordre spirituel ou identitaire ne brusquera rien. Si la fin morale du « capitalisme » signifie la fin du systeme : LE PEUPLE NE REAGIRA MEME PAS). »

                Laissez-moi oser écrire que lorsqu’il s’agira de trouver à bouffer, ou se loger, ou même avoir une quelconque assurance vu l’hyper-inflation que nous allons subir, LA SPIRITUALITE OU L’IDENTITARITE OU LA CONSIDERATION DANS CETTE MERDE DE TECHNOLOGIE POURRONT ALLER SE FAIRE CONSIDERER CHEZ LES GRECS ET NOS GOUVERNEMENTS AUSSI.
                Surtout que nos « chers » gouvernements sont en train d’endetter non plus la seconde, mais la troisième générations de NOS ENFANTS.

                Bien à vous. (et depuis que je crie, ici, que nos enfants doivent aussi se révolter, j’espère qu’ils ne resteront pas TOUS SCOTCHES DEVANT LEURS IDIOTS DE JEUX)


              • Kalki Kalki 4 mai 2009 19:55

                oui c’est ce que je dis ... seul quelque chose de réél peut emporter le peuple.

                (tout le monde s’en fout du monde dans lequel il vit, du moment qu’ils ont quelque chose dans l’assiette, et peuvent faire mumuse, et peuvent discutailler et piailler de connerie, ILS ACCEPTENT TOUT VISION DE LA REALITE, TOUT FONCTIONNEMENT DU MONDE)

                Et c’est aussi le danger que je veux mettre en avant : ils vont retomber sur les même pourrit pour leur dire ce qu’il faut faire comment se conduire, et dans quelle classe de la société il faut etre.


              • plancherDesVaches 4 mai 2009 21:12

                Heu... non, pas vraiment, Kalki.

                Et pour connaître quelques Allemands nés pendant la dernière guerre, je reste marqué par cette femme, de beaucoup mon ainée qui disait avec ferveur : « Mes parents ne savaient pas qu’il nous conduirait à la guerre ».
                Dedieu... quelle horreur. Quelle horreur de penser que cette tromperie trouve ces origines dans la crise du capitalisme de 1929.
                Quelle horreur de penser que, finalement, ça ne fait que recommencer.
                Quelle horreur de penser qu’il faudra tuer. Cette fois-ci, non plus par l’argent, mais parce que des richépuissants vous enverront à la guerre en vous disant que c’est pour votre bien.
                Ils le diront. Il n’y a aucun doute.
                Bien.... Bien. Bien matériel. Bien à vous. Bien ne profite qu’à celui qui abuse des autres. Bien mafioso vaut mieux que mal mafiosi. Bien bien. D’autres biens peuvent être versés si vous êtes de la cosa nostra... smiley


              • Kalki Kalki 4 mai 2009 22:48

                oui et non...

                Quand la guerre étaient lancés quelle était leur conscience de ce qui se passait ? C’est pas une question au future, sur ce qui va se produire, ( ca encore on peut l’excuser). Mais la conscience de ce qui se passe au présent, dans le réel.

                Ils savaient surement que c’était mal quelque part dans leur conscience (pas nécessairement tout le monde, et a different niveau),, leur pays l’allemagne, faisant la guerre, mais le peuple ne se souleve pas pour ca ! ( au contraire en plus si c’est dans son interet matériel)

                (il y a quand meme d’autre cas de prise de position du peuple au niveau politique, mais ca ne dure pas et ils se font vite avoir).

                Ca serait pareil pour le délabrement « morale » des sociétés tournant vers des non sociétés, anarchie de droite, poussé par l’économie capitaliste. La guerre justifiée, la guerre économique justifiée la mondialisation justifiée, la délocalisation justifiée. Le chomage un prétexte.. ;etc etc

                Beaucoup se rendent compte de ce que c’est (mais ca reste secondaire, « ils font avec », « vivent dans leur bulles »), personne n’agit.

                C’est à force de laisser faire qu’on en est là... si on remonte au début : Tout commence par des idées, certaines qu’on laisse s’installer, comment résister à leur cotés tentant, et à leur force dans le non.

                Au lieu d’etre un oui à la vie et l’humanité.


              • Liyah 4 mai 2009 12:32

                Je vous conseille vivement, le livre de Bernard Stiegler, « ré-enchanter le monde », qui traite également de ce sujet, avec un regard lucide et intelligent...il y a également un site dédié à la réflexion de ces nouveaux « hypomnemata » (peut se traduire tout simplement par supports de mémoire) que le net compose aujourd’hui...

                Voici un lien pour ceux que ça intéresse :
                http://www.arsindustrialis.org/


                • TSS 4 mai 2009 12:50

                  il est gateux, Finkielkraut... !!


                  • Roche 4 mai 2009 13:42

                    Ce type est un raciste primaire qui se sert du savoir pour propager sa connerie, goebbles avait la même posture, mais ce fink a du oublier le passé ! 

                    Liyah
                    suis allée voir Stiegler, étonnant de réalisme et que replace bien le mal des hommes dans sa globlaité, il n’y a ni pire ni mieux dans les ethnies, mais une bande de petits mafieux qui nous enfumes pour le pouvoir et du coup a des fins purement personnelles genre ce Fink  !


                    • Relladyant icare 4 mai 2009 18:33

                      Un point Godwin pour toi. ^_^


                    • Roche 4 mai 2009 13:44

                      Liyah

                      cf : il a notamment introduit les dangers de la nanoscience omniprésente dans nos vies !


                      • Liyah 4 mai 2009 20:12

                        Oui Roche, il nous met en garde contre la nano-technologie qui va petit à petit s’implanter dans le monde, apparemment en Australie c’est déjà fait, où certains employés dits sensibles (armée, banques,..) se sont fait implanter des puces ainsi qu’au Mexique (Au Mexique, plus de 1.000 patients se sont fait implanter une puce Verichip).
                        Pour B.Stiegler, c’est lorsque les industries ont commencé a fonctionner en terme d’industrie de service que les choses ont commencé à se « gâter »...puis bien sûr toute une série d’événement, la logique économique dans l’école, on forme les enfants pour l’avoir (futur producteur et consommateur qu’ils seront) et non plus pour l’être...Pour regarder, où une Société basée essentiellement sur une logique mercantile et où le high-tech domine, il suffit de s’intéresser au japon avec les phénomènes des « hikokomori » et les « otaku »...


                      • abdelkader17 4 mai 2009 13:57

                        @L’auteur
                        vous lisez Alain Badiou attention vous risquez de finir en prison ,c’est de la littérature subversive en ces temps de chasse aux sorcières et de tribunaux de l’inquisition médiatique.


                        • Marc Bruxman 4 mai 2009 13:58

                          Finkielkraut a très bien compris un truc : Qu’Internet représente une rupture dans l’organisation de la société. Et comem ce philosophe est déja assez passéiste (cf ses écrits sur la « créolisation du monde »), il n’y a pas a s’étonner qu’il y voit la quelque chose d’horrible.

                          Parce que finalement Finkie est attaché à l’existence de peuples forts, d’états nation. Il n’est pas pour la globalisation des cultures qu’Internet rend qu’on le veuille ou non inévitable. Il est également pour un certain pouvoir central fort (aka Etat) qui ne pourra plus être aussi fort qu’il a été dans l’avenir.

                          Ne soyez donc pas surpris qu’il traite internet de poubelle. Souvenez vous en effet de la citation de Gandhi :

                          “First they ignore you, then they laugh at you, then they fight you, then you win.”
                          C’est ce qui se passe. D’abord largement ignoré du monde politique, le monde technologique a été l’objet de risées dans les années 90 avec les bonnes blagues qui tournaient sur l’informaticien boutonneux à la pizza geek asocial et j’en passes. Le combat est en cours avec HADOPI et diverses lois liberticides dans le pipe et ce dans tous les pays du monde. Cela signifie juste que tous ces gens qui regardaient avec mépris le changement dans les années 90, se disant qu’il ne durerait pas puis se sont réjouis de la démise des sociétés technologique en 2001 commencent à s’appercevoir que non seulement ce changement est la pour durer mais qu’il leur fait mal.

                          • plancherDesVaches 4 mai 2009 15:21

                            « il leur fait mal »

                            Vous auriez pu expliquer pourquoi il leur fait mal.
                            Ainsi, chacun se rend compte que l’information de la réalité est un pouvoir.
                            Comme toute religion a toujours bien fait en sorte de cultiver l’obscurantisme avec un amour proche du jardinnier pour sa plus belle rose.
                            L’appat du gain... purement matériel, d’ailleurs (le pouvoir de l’argent ou l’argent du pouvoir...)... ce qui est un comble quelque part en parlant de « spiritualité ».
                            Homine, homo lupus est.


                          • Julius Julius 4 mai 2009 15:31

                            Le problème avec Internet c’est que vous pouvez trouver quoi que ce soit. Certaines informations sont très fiables, d’autres pages ne sont que mensonges ou tout simplement la merde. Et il est très difficile de trouver la vraie valeur du site. Tout semble avoir la même valeur.

                            Bien sûr, tout ce existait avant Internet. Vous avez parlé avec vos amis dans le café. Vous pouvez obtenir le même mélange de l’information, fiable et non fiable. Mais tout le monde savait que c’était juste « quelqu’un m’a dit que .... ». Et la (mauvaise) information s’est propagé très lentement.

                            Tout ca a changé. Tout le monde a immédiatement accès à tout. Les hoax peuvent se propager dans le monde entier en quelques minutes. Et chacun peut trouver les mensonges qu’il veut voir.

                            Et ce qui se passe ? Le monde est divisé en plusieurs réseaux. Ces réseaux ne communiquent pas. Nous avons un réseau de l’extrême-gauche, un autre réseau islamique, un autre réseau raciste, ... Ils sont lus par les différentes populations. Lecteur d’un réseau ne lit les articles dans un autre réseau. Tout le monde ne lit que ce qu’il sait déjà. Tout le monde ne voit que les informations qui lui dit que son opinion est partagée par d’autres. Les gens ne savent pas que leur avis n’est probablement pas très largement partagée. Ils ont l’impression que tout le monde est comme eux. Les divisions entre les groupes deviennent plus fortes. Tous les réseaux sont de plus en plus agressive à des opinions différentes. Et tout le monde est heureux.


                            • plancherDesVaches 4 mai 2009 18:15

                              Tiens, un libéral...

                              Coucou Julius.


                            • savouret 4 mai 2009 16:29

                              bien entendu le discours de finkielkraut est trop manichéen.est ce de l’exagération délibérée ou une conviction refletant sa pensée conervatrice ?je me prononcerai plutot hélas pour la deuxième hypothése ,
                              si mon impression correspond à la réalité, je trouve que cela est particliérement affligeant, car quelques soient les orientations idéologiques d ’un « penseur », il me semble inconcevable qu’un esprit à priori brillant puisse céder à une reflexion aussi simpliste.
                              ceci dit, il ne convient pas pour autant de faire l’apologie d ’internet, mais il est nécessaire de faire un effort d’objectivité afin d ’appréhender l’impact que peut avoir cet outil de communication sur la société.
                              or, il me parait évident que le net n ’est pas positif ou négatif par essence,sachant que ce constat est une banalité , puisque comme pour tout progres technique de grande ampleur susceptible de transformer les modes de vie,tout dépend de l’utilisation qui en est faite par les utilisateurs.

                              ainsi, internet peut conduire aux pires dérives , et comporte le risque de favoriser l ’abetissement de l’individu ou le renforcement de certaines tendances néfastes pour la cohésion sociale, telles que le communautarisme ou l ’extremisme qui percoivent le net comme un terreau propice à leur diffusion.internet peut aussi avoir pour conséquence d ’exacerber le modéle consumériste en renforcant le conditionnement des jeunes générations vis a vis de celui ci.

                              toutefois, pour les individus ouverts d ’esprit , pourvus d ’uneréelle curiosité intellectuelle, qui ne sont pas sectaires , le net constitue une source de vitalité intellectuelle, dans la mesure ou certains sites comme agora contribuent à l ’existence de débats de qualité.
                              il peut aussi permettre un renouvellement du débat démocratique et favoriser un réinvestissement du citoyen dans la vie politique, ce dont les derniéres elections présidentielles semblent laisser augurer.


                              • Relladyant icare 4 mai 2009 18:02

                                Bravo, un joli plan bien scolaire avec le pour le contre, et puis le fameux « finalement c’est bien et c’est mal ca dépend ». Bref, du vent, des lieux-communs.
                                « Rien n’est positif ou négatif par essence », oui ça on le sait, maintenant on peut peut-être passer au niveau supérieur. Pour une majorité de gens qui sont engros les -25 ans, le net est un formidable outils d’abetissement, et la prétendue « ouverture sur la culture » sans cesse brandie est un cache-sexe.

                                Je vois mon cas, celui de ma petite soeur, celui de mes amis, et bien désolé, on ne passe pas notre temps à lire Rabelais en version numérique sur l’écran, mais on glande sur Facebook, ou sur MSN, ou on enfile comme des perles des phrases de 3 mots complètement vides, creuses. N’importe qui ici qui est en contact avec « des jeunes » mentirait en disant le contraire.

                                Pour l’essentiel des gens, Internet donne l’illusion de la connaissance, ce qui est bien pire que l’ignorance.


                              • Kalki Kalki 4 mai 2009 18:29

                                Il est ou le grand méchant geek ?

                                http://www.vincentabry.com/wp-content/uploads/2009/03/einstein-sexy-geek.jpg

                                Il doit être à la plage , en train de surfer ?

                                Bon sérieusement :

                                2 choses :
                                -L’être humain est FASCINE par les écrans (la télévision, les ordinateurs ... ... ... ) ( sont cerveau se focalise sur ce qui bouge, si il trouve ça « bien » « regardable » pas nécessairement intelligent, ou culturel d’ailleurs, il se relâche, il n’est pas obligé d’être totalement inactif pour que ça fonctionne (il peut participer, lire, écrire, écouter, rire...), son encéphalogramme devient celui d’une grenouille prêt à être dégusté, c’est alors que tout les messages, les comportements, les idéaux, les modes de vies... peuvent être inscrit dans le cerveau totalement disponible).

                                -La personnalité se construit avec tout ce que l’on cotoit dans la réalité, et généralement se que l’on voit ( a beaucoup d’importance). Que se passe t’il si tout ce que l’on vie, voit , entend , touche est irréel, et ne fait pas partie de la réalité (normal d’un animal / humain)

                                Addiction à la télévision : http://www.dailymotion.com/video/xy9zd_addiction-a-la-television_extreme

                                Les jeux vidéos : http://video.google.fr/videoplay?docid=8138851878705590479&ei=TBf_SdKBI8PC-AaK2f0p&q=jeux+video+documentaire&dur=3

                                Bourdieu la télévision : http://www.dailymotion.com/video/xnxqt_pierre-bourdieu-1996-la-television_events

                                http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9personnalisation

                                http://en.wikipedia.org/wiki/Depersonalization

                                http://en.wikipedia.org/wiki/Depersonalization_disorder

                                http://en.wikipedia.org/wiki/Derealization

                                http://en.wikipedia.org/wiki/Social_alienation


                              • Relladyant icare 4 mai 2009 17:52

                                Finkielkraut produit de la sphère médiatique ??? o_0
                                Heureusement que j’étais assis en lisant cette ânerie. BHL, je veux bien. Finkielkraut... je ne vois pas. Je rappelerai à l’auteur de l’article que je dois remonter à 2 ou 3 ans en arrière pour trouver Finki en invité chez Durand, alors que Badiou est passé chez Taddéï il y a quelques semaines, et il était déjà passé l’an dernier... Ceci pour recadrer un peu les choses : Badiou est donc une vedette, un produit du monde des média.

                                D’autre part, il est doublement surprenant de voir le propos de l’auteur de cet article : d’abord, il est supposé « professeur de philosophie ». Ensuite, il s’indigne des raccourcis et des généralisations, et il nous fait une analyse de la pensée de Finkielkraut basée sur deux phrases. Un bien mauvais exemple à ne pas enseigner à vos élèves !


                                • Fabien Tarby Fabien Tarby 4 mai 2009 19:22

                                  Cher Icare,

                                  Vos remarques désobligeantes m’invitent à quelques mises-au-point. Vous vous brûlez les ailes au soleil des raccourcis en croyant me donner si facilement la leçon.
                                  Premier point : cette réponse sera évidemment insuffisante, faute d’espace et de temps. Vous pourrez répliquer, etc., etc., vous trouvant dans la même situation que moi, le tout n’ayant très vite plus grand intérêt.
                                  Mais tout de même :
                                  1. Vous êtes très mal renseigné sur la puissance médiatique respective de Finkielkraut et de Badiou. Vous ne voyez pas ? Il y a quelques apparitions télévisuelles de Badiou, ok, phénomène récent, de surcroît, pour un penseur né en 1937. Il y a des dizaines et des dizaines d’apparitions télévisuelles et radiophoniques d’Alain Finkielkraut. Je vous rends donc le bonnet d’âne. Faites-en bon usage...
                                  2. Vous voulez bouffer du ’’prof de philo’’ ? Un petit complexe, peut-être ?! Ne vous inquietez donc pas pour mes élèves et mes étudiants...
                                  Sur le fond, mon analyse de la pensée de Finkielkraut n’est pas fondée sur deux phrases. Mais, voyez-vous, un article n’est pas un livre. Votre critique est donc formelle, dénuée de fond. Expliquez-nous donc la pensée de Finkielkraut. Et en quoi ma lecture est fausse... Enfin, si j’épingle un ’’philosophe’’ droitier des plus médiatiques, c’est justement pour rappeler que sa position n’est pas celle de toutes les ressources de la pensée. Cela ne constitue nullement une critique de la philosophie, en soi. Il n’y a donc là aucune contradiction avec ma profession.
                                  Bien à vous, Icare.
                                  F.T


                                • Relladyant icare 4 mai 2009 22:55

                                  Un philosophe « droitier » ? Au milieu du torrent de récriminations et critiques à l’encontre de Sarkozy, celle de Finkielkraut a certainement bien plus de fondement que celle automatique et systématique de la majorité « de gauche ».

                                  Ce dont parle Finkielkraut ? De « la défaite de la pensée », tout simplement, de l’inexorable expansion de ce que Harendt appelait la « barbarie ». De ce point de vue, Finky n’innove pas vraiment, il resuce ce qu’on a dit avant lui. Mais de façon étrange, on a vis-à-vis de la première bien plus de précaution que pour le second, bien que le propos soit le même... (intéressant à noter non ?)

                                  Je m’étonne beaucoup de voir que les professeurs, qui sont aux avant-postes, soient aussi longs à remarquer les dégats du « fabuleux outils Internet » sur leurs élèves.


                                • barbouse, KECK Mickaël barbouse 4 mai 2009 18:06

                                  bonjour,

                                  même s’il s’y prend comme un néophyte en matière d’internet, voir même avec les arguments d’un homme qui ne l’utilise pas,

                                  internet n’est pas exempt de toute critique, de désinformation organisée, de calomnies, de dérapages, de manipulation de propos ou d’image a des fins propagandistes ou de nuir a l’intégrité de l’expression d’un homme, et par voie de conséquence son oeuvre quand il en a une.

                                  Finkelkraut est un des rares véritable penseur de son temps, et là, il viens de montrer qu’il n’a pas pensé l’ère internet qui lui succède, mais qu’elle l’effraie.

                                  amicalement barbouse



                                  • Relladyant icare 4 mai 2009 22:59

                                    N’est-ce pas ce pseudo-philosophe qui parle « d’indigènes » et qui ne voit pas ou est le problème d’accoler « identité nationale » avec « immigration » ?

                                    Oui c’est ça. Mais pourquoi, on est supposé avoir des boutons quand on place « immigration » et « identité nationale » dans la même phrase ??
                                    Au contraire, on ne peut pas parler d’immigration sans parler d’identité nationale, puisque le concept d’immigrer implique qu’on immigre bien dans quelque chose qui est différent de l’endroit d’ou on vient...

                                    Ca me fait penser à ces gauchistes qui expliquent qu’on est tous frères, tous identiques, et qui deux phrases plus tard vantent le métissage ! (métissage qui ne devrait pas exister puisque je vois mal comment métisser des gens qui n’ont pas de différences)


                                  • Relladyant icare 5 mai 2009 13:41

                                    L’identité nationale, c’est ce qui « identifie la nation », c’est à dire, ce qui définit la France et sa culture.


                                  • Relladyant icare 5 mai 2009 16:57

                                    Ben oui, quand on demande ce qu’est l’identité nationale, il ne faut pas s’attendre à une révolution du savoir. Tu peux poser des questions plus délicates et la réponse sera certainement plus intéressante, mais tu as raison de commencer par le b-a.ba, car notre prof de philo nous expliquerait bien qu’il faut commencer par définir les termes.


                                  • Relladyant icare 5 mai 2009 18:35

                                    Il vous paraissait évident que « immigration » et « identité nationale » n’avaient rien à faire ensemble. Pour avoir un jugement aussi certains sur ces deux notions, il faut donc bien qu’en préalable vous ayez une définition claire de limpide de ce qu’elles sont. :)

                                    L’identité nationale, c’est la France. Ah oui, c’est court, mais je ne fais pas partie des enfumeurs, et il n’y a pas besoin de gloser de façon pédante pour discuter de ce qu’une nation a une identité (sinon on ne parlerait même pas de cette nation, le simple fait qu’elle existe et qu’on en parle induit déjà qu’elle a une identité qui la distingue du voisin).

                                    Alors je répondrai en ayant recours à Renan : « les hommes de progrès sont ceux qui ont un profond respect du passé ». Ce « profond respect du passé », c’est l’essentiel de l’identité nationale.

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