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Accueil du site > Actualités > Médias > Le sondage et le militant : intérêts divergents

Le sondage et le militant : intérêts divergents

 Le sondage est-il l’avenir de l’homme (ou de la femme) politique ? Le rêve millénaire de la prédiction, la connaissance de l’avenir, reste un vœu pieu. Laissons-le à madame soleil et à ses adeptes. Pourtant, les militants et sympathisants de gauche, toujours sonnés par le 21 avril 2002, soumis au feu incessant des médias, de peur de revivre un nouveau désastre, adaptent leur jugement en fonction des seuls sondages : « Il faut soutenir celui ou celle qui est le ou la mieux placé-e ». Le débat de conviction s’avère marginal, les prises de position les plus « étonnantes » ignorées. Les sondages de popularité éclipsent tout. Si l’espoir d’un succès est louable, le réveil risque d’être difficile. C’est pendant la campagne électorale, au cours des débats, grâce à la promotion d’un projet de gauche et nulle part ailleurs que se situent les éléments de la victoire, la « cristallisation ». Constatons simplement les faits, déconstruisons cette « irréalité sondagière » et analysons à partir de la seule réalité les conditions nécessaires pour éviter une défaite assurée.

Neuf mois avant les élections présidentielles, les sondages se sont toujours trompés. Jetons rapidement un regard éploré du côté de ceux qui, neuf mois avant les élections, pensaient se draper des habits de président de la République française.

En 1980, Michel Rocard est le candidat des sondages. Sa cote de popularité est élevée. Il incarne le renouvellement. Certains disent, la modernité. François Mitterrand, lui, serait battu, écrasé même. Valery Giscard d’Estaing l’emportera, c’est certain. Le futur président de la République est crédité d’un retard tel que sa candidature même est impensable. Il ne recueillerait que 43% au second tour, soit 14% d’écart avec le président sortant. François Mitterrand sera réélu en 1988...

En septembre 1994, le candidat des médias, de la presse et des sondages est le Premier ministre. Edouard Balladur est à 31% dans les sondages, presque le double de son opposant et futur président, Jacques Chirac. Le résultat, nous le connaissons. N’oublions pas également que Jacques Delors devait être le candidat victorieux des socialistes...

Plus proche de nous encore. Lionel Jospin, fier de son bilan, est à l’automne 2001 haut dans les sondages. C’est certain, il sera le successeur d’un Jacques Chirac « vieux et usé ». A 25% d’intentions de vote, record pour un premier ministre sortant, le candidat pilote et adapte sa stratégie en fonction des sondages, joue un second tour qui devrait être une promenade de santé pour la gauche. Le résultat tombe. 16,1%. Le Parti socialiste est derrière le FN.

Autre exemple, différent mais tout aussi marquant. Le référendum sur le projet de constitution européenne. En septembre 2004, le oui frôle les 70% ! Les partis de gouvernement s’engagent en faveur d’une ratification simple formalité. Le président de la République et la direction du Parti socialiste ne prennent aucun risque. Neuf mois plus tard, le non l’emporte largement.

Il ne s’agit pas là de réflexions mais de données brutes. Les faits sont aussi têtus que les amoureux des sondages et de leurs icônes. Pourquoi de tels écarts ? Pourquoi une telle inversion des résultats ? Simplement, le temps du débat politique, de l’engagement, de la persuasion, de la conviction. En un mot, la démocratie plutôt que la « sondocratie ». Quand une campagne électorale commence, ce sont les aspirations de l’électorat et le débat d’idées qui reprennent le dessus.

Avant même les candidats déclarés ou investis, les sondages alimentent le débat. Pris au pied de la lettre, ils deviennent des éléments déterminants pour les citoyens qui les intègrent dans leur stratégie. Ces sondages effectués bien en amont ne donnent cependant qu’une photographie à un moment donné loin des échéances. Les instituts et les commentateurs le rappellent parfois mollement. Ils alimentent ainsi un débat fictif sans lien direct avec les enjeux, renforçant la personnalisation aux dépends de l’échange démocratique et politique, et, griots, induisent des comportements. Ainsi, le dialogue de la gauche avec son électorat premier (en l’occurrence les ouvriers, les salariés, les fonctionnaires, le monde scolaire, etc.) et ses attentes (pouvoir d’achat, éducation, prévention, etc.) est occulté ou déplacé à un niveau ludique, voire démagogique.

Le risque est alors grand de voir investie une personnalité aujourd’hui populaire mais décalée par son discours des grandes aspirations de l’électorat de gauche, aspirations qui seront au centre des débats des derniers mois. L’exemple de 2002 devrait servir de leçon. Il n’en est malheureusement rien. En jouant dès à présent un hypothétique second tour, en tenant un discours a minima recentré, en courant derrière des thématiques qui ne sont pas celles de la gauche, les mêmes causes occasionnant les mêmes effets, la défaite s’annonce. Les militants socialistes, pour faire gagner leur camp, doivent désigner celui ou celle qui représente par ses prises de position le mieux les valeurs et les aspirations de la gauche, et assume le débat. Rappelons que le Parti socialiste n’a remporté de victoires qu’en tenant un discours authentiquement de gauche (de la semaine des 40 heures à l’éphémère « Et maintenant l’Europe sociale ! ») et parfois même impopulaire comme l’emblématique abolition de la peine de mort. On ne gagne pas en se reniant ! On ne convaincra pas sans débattre ! Les exigences d’un mode de scrutin bipolarisant renforçant la coupure nette de la société française née de la Révolution française devraient conduire les socialistes à construire une stratégie en adéquation avec l’exigence de victoire. Car à suivre les résultats des études, une chose est certaine, l’avenir ne sera pas rose. A défaut de porter bonheur au candidat le mieux placé dans les sondages, nous l’avons montré, comme une boussole indiquant le sud, les instituts mettent en exergue, neuf mois avant l’échéance, le ou la candidate qui ne gagnera pas !

N’oublions pas enfin que l’intérêt - économique - des instituts et des médias n’est en rien - changer la réalité sociale - celui des militants et des sympathisants. Comme l’écrivait en 1995 le sociologue Patrick Champagne dans un article resté célèbre : « Les sondages qui sont commandés par les responsables politiques et par les médias visent, en effet, moins à connaître « l’opinion publique » qu’à savoir, à des fins essentiellement de marketing, ce que le public (ou l’électeur) aime voir ou entendre dans le but de fabriquer des programmes (politiques ou de télévision) ajustés à ses attentes ainsi construite. »

Reste cette phrase de François Mitterrand qui ne fut pas le plus mauvais des stratèges : « L’habileté ne monte jamais assez haut pour expliquer les grands destins. Quand on s’use à faire carrière, il ne reste rien pour l’histoire. » La réalité se construit, elle ne s’invente pas. Il ne suffit pas d’avoir un désir d’avenir pour changer la vie. A charge pour les médias et les instituts de sondage de ne pas « construire » un ou une candidat/e et de le ou la conduire vers une défaite assurée. Aux dépends des militants.

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49 réactions à cet article    


  • Sam (---.---.201.61) 26 septembre 2006 10:45

    Un long texte pour dire des choses qu’on sait.

    Un aspect pas souligné, ou pas assez : les instituts, et surtout l’un d’entre eux appartient à la mère Parisot, notre délicate patronne Tchaterienne du Mouvement Entièrement Destructeur de l’Ensemble de la France.

    La multiplication des sondages comme des petits pains est une manne pour cette capitaliste.

    Faudrait quand même aussi rappeler que les sondages ne sont qu’une photo floue, un agrégat partiel parce qu’artificiel : l’opinion publique, ça n’existe pas.


    • T.B. (---.---.21.162) 26 septembre 2006 12:33

      Exact :
      - Ifop détenu à 75 % par Laurence Parisot ...
      - CSA (institut de sondage) est détenu à 40 % par Vincent Bolloré, 451ème homme le plus riche du monde selon Forbes, nombreuses prises de participation dans le Capital de Bouygues, a également lancé DIRECT 8 en 2005.

      Les autres « instituts » de sondage : http://forestent.free.fr/

      Bref, les questions proposées aux français sont posées par ceux et celles qui détiennent le pouvoir. Ca ne vaut pas, donc, les pétitions / initiatives populaires / référendums à valeurs immédiatement décisionnelle encadrés par une sécurité juridique laquelle est, elle aussi, quasi inexistante en France. Ici on pourra vraiment parler de démocratie directe, semi-directe (forcément participative) plutôt que de suivre les résultats des sondages comme les vaches regardent passer les trains.

      Quant à désirsd’avenir c’est une supercherie en matière de démocratie participative puisque seuls les avis des militants ou sympathisants PS y apparaissent. Ca me fait penser aux JMJ sigle qui oublie un C final comme Catholique (lequel provient du grec katholikos, « universel », ben voyons ...) Encore une supercherie, une volonté hégémonique (Monique ?) de répandre l’information, la vraie, la seule. Très honnête tout ça !


      • (---.---.113.21) 26 septembre 2006 13:52

        Une autre phrase de François Mitterrand (au moins, il reste ça !) : « arracher ses racines pour mieux s’épanouir est le geste idiot d’un idiot ».


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 1er octobre 2006 10:49

          Il a dû piquer cela à Nietzsche.


        • pippo (---.---.231.22) 26 septembre 2006 15:16

          Et si les sondages, reflet des opinions d’aujourd’hui, se répétaient jusqu’à l’échéance du vote de >Mai 2007, et si les résultats confirmaient ces sondages.. serait-ce là impossible.et innacceptable ?Et Si la gauche incarnée par les partisans de Ségolène ROYAL venait à accéder au pouvoir, devrions-nous vraiment nous en plaindre, nous qui en avons un peu marre des lendemains qui toujours déchantent ! Nous serions nombreux croyez moi à ne pas bouder notre plaisir,parce que voulons construire un avenir meilleur.


          • Seb (---.---.165.205) 26 septembre 2006 15:43

            « Poire à lavement » ou « sandwich au caca ». Voilà le triste enjeu de l’élection présidentielle. Alors, que choisissez-vous ?


          • T.B. (---.---.21.162) 26 septembre 2006 15:45

            C’est ben vrai ça, d’autant qu’elle donne le bon exemple citoyen, exemples à suivre :

            - cumul d’au moins 3 mandats, et pas des moindres, pendant qu’elle fait et se fait la belle à Dakar ou ailleurs.
            - plagiat d’auteurs pour étoffer la pertinence de ses livres.
            - mensonge et usurpation du mot démocratie participative.
            - comportement de négrière eut égard à ses « domestisques », oui ça existe encore dans certaines « bonnes » familles.

            Cela, en effet, nous promet des lendemains radieux !

            Sinon, pippo, ça t’arrive quelquefois de réfléchir par toi-même, comme un grand ?


          • (---.---.147.185) 26 septembre 2006 19:43

            pour moi ce sera sandwich au caca mais est’ce que je peux avoir un cornichon avec


          • Sam (---.---.201.61) 27 septembre 2006 10:10

            L’auteur de ce message enthousiasmant que je fais tout de suite passer à Chantal Goya, s’appelle pippo.. smiley


          • Arthur de Villepin (---.---.89.94) 26 septembre 2006 15:37

            Les sondages ne reflètent en effet qu’un instant T, qu’une photographie à un moment donné.

            Néanmoins il faut comprendre que la France a changé, que par la même occasion la politique aussi.

            Mon sentiment est que les électeurs de part et d’autres gauche et droite veulent désormais avant tout Gagner ! Et pour ce faire ils choissent les candidats qui seraient en situation de gagner. Sarkozy, Royal... Ils se disent on gagne d’abord et après seulement on voit ce que l’on fait de cette victoire. Ce qu’ont retenu les socialistes du 21 avril 2002 c’est : On a perdu, la droite nous est passée devant, donc morale de l’histoire la prochaine fois il faut à tout prix gagner pour ce faire il faut un candidat en situation.

            Pour le reste...

            Les instituts de sondages sont détenus par des grands groupes néanmoins ce ne sont pas les PDG de c’est groupes qui fixent les questions a poser ! Encore une vision manichéenne des choses qui consiste a validé une théorie ridicule un peu trop répandue en ce moment dans notre pays à savoir la théorie du complot.

            -  Un sondage IFOP donne 60% de popularité à Nicolas Sarkozy
            -  Un autre sondage LE MONDE-RTL donne 58% à Sarkozy
            -  Un autre Libération-I-Télé donne 61% à Sarkozy
            -  Tandis qu’un autre Europe 1-20 min donne 59% à Sarkozy

            Croyez vous réellement que les PDG de ces groupes ce réunissent dans des salons secrets et disent : la semaine prochaine on lance une série de sondages sur Sarkozy et on fait en sorte que les chiffres concordent entre 58 et 61%, qui peut croire ça ??????

            Y a que dans les films que ce genre de choses arrive !!!!!!


            • T.B. (---.---.21.162) 26 septembre 2006 15:59

              ... de Vilepin > Lis attentivement les préambules, au moins, de http://forestent.free.fr/.

              Il n’y a pas de « théorie du complot ». Des noms, des chiffres, des liens. Brut de décoffrage. A toi, ensuite, de réfléchir ...

              Ca te changera de TF1 France2 FranceInfaux et autres intox.


            • (---.---.235.92) 26 septembre 2006 19:14

              A l’évidence, le Vil Pin se surestime, ou sous estime les effets que peuvent produire les enjeux sur le comportement de certains individus ou groupes d’individus.

              N’y crois pas (à une collusion entre les instituts de sondages) si ça te chante.

              Mais laisse les autres y croire, si ça les chante.

              Jouer aux incrédules comme tu le fais porte à s’interroger sur tes motivations réelles.


            • (---.---.147.185) 26 septembre 2006 19:45

              ceux qui nous proposent des sandwichs au caca ?


            • Zamenhof (---.---.112.176) 26 septembre 2006 20:54

              Alors vous aussi vous vous laissez bourrer le crâne et terroriser par la nouvelle arme psychologiques des américaisn pour faire taire les gens qui posent trop de questions ?

              Si on en croit les idéologues des articles (par exemple dans les wikipédias, c’est officialisé ce concept bidon et manipulateur !) et autres exposés et utilisation (.....) du concept « théorie de la conspiration » il faut dire alors :

              non ! ceux qui ont avancé des théories fumeuses, comme quoi les procés staliniens des années 36-37 étaient en fait un complot de Staline pour faire disparaitre des témoins génants de son passé d’ancient indicateur de l’Ochrana, etc ne sont que des adeptes de la théorie du complot, ce sont des malades mentaux, des anti-sémites, des gens qui croyent aux soucoupes volante, en fait il faut, bien entendu, puisque par définition il ne peut pas y avoir, jamais, de complot, ne pas douter que tous ces généraux, et touts ces anciens et historiques blochéviques étaient bel et bien tous des espions au service des capitalistes, des trotskistes, des terroristes, d’ailleurs ils ont avoués, vous n’allez quand même pas, poussés par une maladive tendance à voir des complots, imaginer qu’ils auraient été torturés ?!!! Voyons, vous savez bien que les Etats officiels ne torturent jamais ! c’est indécent de seulement supposer ça. C’est digne d’un Meyssan ! (beurk bouchons-nous le nez) toute affirmation contraire n’est que de la propagande islamique, non , pardon, capitaliste, non, antisémite, enfin vous avez compris.


            • T.B. (---.---.21.162) 26 septembre 2006 20:56

              « Villepinpon : ce ne sont pas les PDG de ces groupes qui fixent les questions ». Tu es juste un peu naïf. Tu connais le mot oligarchie ?

              Si moi, en tant que citoyen, je veux poser une question pour connaître, grâce à un sondage, ce que les français ont dans la tête, comment fais-je ? Je peux point ! Pourtant, je devrais pouvoir puisqu’il paraît que notre régime est à la fois, excusez du peu, une démocratie et une république ...

              Ma question : je suis d’accord pour les raveparties autorisées par le prefet, à condition cependant qu’elles aient lieu chez et avec le prefêt 3 jours et 3 nuits d’affile comme convenu. Bien sûr le coût de cette grande expression musicale sera prelevé sur les émoluments personnels de Mr ou Mme le prefêt.
              - d’accord.
              - pas d’accord.
              - je vote blanc.

              C’est, me semble-t-il, un sujet parmi tant d’autres (j’en ai d’autres) qui mériterait au moins, un sondage et au mieux un référendum, par questions groupées, au même titre que d’autres réponses que les français sont en droit d’obtenir.


            • Sam (---.---.201.61) 27 septembre 2006 10:19

              Encore une vision manichéenne des choses qui consiste a validé une théorie ridicule un peu trop répandue en ce moment dans notre pays à savoir la théorie du complot.

              Le ridicule, en l’occurence, c’est toi.

              Il y a complot, c’est un fait. Les médias sont détenues et tenues par quelques grands groupes. Ces grands groupes par la voix de leur patrons respectifs donnent tous leur bulletin à SDNB, et leurs pages et leurs Unes.

              Les hommes politiques eux-mêmes dénoncent, comme Bayrou, et se font MENACER - on demande comment le CSA n’a pas réagi devant l’innaceptable..- et ne bénéficient que du dixième, pour la plus « argentée », des sommes dont les banques et les groupes industriels et de presse, évidemment, ont arrosé pour sa pré-campagne devine qui.

              Qui possède une durée d’apparition télé bien plus importante que les autres ?...

              A part ces quelques petits faits, il n’y a pas complot. smiley

              J’oubliais, le parrain de Sarko, c’est qui ?..Si tu me dis, c’est un oncle pauvre de Hongrie, je te dirais « t’as le droit de rejouer ».


            • Becran (---.---.55.59) 26 septembre 2006 15:40

              Et si les sondages avaient quand même une influence, mais peut-être pas dans le sens qu’on imagine ? Comme lorsqu’on observe une lutte on a tendance à soutenir le plus faible, le promis dans les sondages se voit amputé d’une partie de ses électeurs potentiels qui préfèrent voter pour un autre que celui donné gagnant d’avance, avec une préférence certaine pour l’un ou l’autre cruellement perdant dans les sondages. Une piste peut-être, le non conformisme à la française ?

              Il serait intéressant de savoir si cette différence systématique entre les prévisions et les résultats se retrouve à l’étranger et dans quelles proportions. L’exception et l’insoumission française aurait elle encore frappé ? Le français se plairait il à croire qu’il n’est pas un mouton dont on pourrait tondre la laine sans qu’il bouge d’un pouce ?


              • Lui (---.---.178.61) 26 septembre 2006 17:08

                Sondages = manipulation

                c’est tout simple pas besoin d’en faire des lignes.


                • poertu (---.---.139.190) 26 septembre 2006 18:08

                  Souvenez-vous la une scandaleuse de Libé le lundi qui a suivi Lens, consacrant Royal sur la base d’un sondage bidon. Et bien ce manquement déontologique flagrant a été épinglé par la commission des sondages ! Et ce rappel à l’ordre est publié aujourd’hui dans Libé !

                  LIBERATION Politiques Une mise au point de la commission des sondages QUOTIDIEN : Mardi 26 septembre 2006 - 06:00 La commission des sondages nous adresse cette précision : « Si le sondage réalisé par LH2 pour le quotidien Libération et publié dans son édition du 18 septembre sur le choix du candidat socialiste à l’élection présidentielle n’appelle pas d’observations particulières quant aux méthodes utilisées par l’institut, la commission des sondages considère que sa présentation aurait dû être accompagnée à titre de précaution des mentions suivantes : ­ le sondage a été réalisé auprès d’un échantillon de sympathisants de gauche et de sympathisants socialistes alors que le candidat socialiste sera désigné par les seuls adhérents du PS ; ­ eu égard à la taille fort réduite du sous-échantillon de sympathisants socialistes, les résultats obtenus doivent être interprétés en tenant compte de la marge d’erreur importante qui les affecte. » http://www.liberation.fr/actualite/politiques/206761.FR.php?mode=PRINTERFRIENDLY


                  • casino Royal (---.---.139.190) 26 septembre 2006 18:16

                    Au casino Royal, à tous les coups on perd ! Lettre ouverte d’un militant socialiste à ses camarades

                    Ebranlé par le choc du 21 avril 2002, déboussolé depuis faute de leadership, incapable d’adopter une ligne politique en phase avec son électorat « naturel » et ses préoccupations, le PS est en danger. Ayant perdu les deux dernières consultations nationales, il ne se relèverait probablement pas d’une troisième défaite. Pourtant, certains de ses responsables et surtout de ses élus locaux, aveuglés par leur intérêt personnel, préfèrent tabler sur une nouvelle défaite - tel ou telle pour s’assurer une réélection dans sa baronnie, tel ou telle autre pour prendre date en 2012 et sacrifier l’actuelle génération de leaders. Il faut en avoir conscience : tous les socialistes ne veulent pas gagner les élections présidentielles en 2007. C’est un premier danger. L’autre danger, plus grave encore, c’est le risque d’accentuer le décalage entre le PS et son électorat « naturel ». Ce décalage s’est creusé entre le 21 avril 2002 et le 29 mai 2005, pour devenir béant, et rien ne dit qu’il a été comblé par la vague d’adhésions par internet et à prix cassé. Pour retrouver ses électeurs, le Parti socialiste doit retrouver une ligne politique en phase avec son électorat, et choisir celui qui portera cette ligne, car l’un ne va pas sans l’autre. La difficulté de l’exercice n’est pas qu’il se déroule sous le regard des médias, car les socialistes ont depuis toujours l’habitude des débats démocratiques et maîtrisent « l’art de la synthèse », c’est-à-dire la capacité à se réconcilier au terme de débats qui peuvent être vifs. A condition que ces débats aient lieu. La difficulté vient du fait que les médias, loin de jouer leur rôle d’observateurs neutres, jouent de plus en plus le rôle de prescripteurs d’opinion et entendent choisir le candidat socialiste, notamment grâce à cet outil anti-démocratique par excellence que constituent les sondages, mais aussi en surexposant médiatiquement la personnalité qu’ils ont choisie. Celle-ci se laissant d’ailleurs complaisamment faire, y compris lorsque l’emballement médiatique devient vulgaire et scabreux : en refusant d’engager un procès contre les journaux qui ont publié des photos d’elle en bikini, Mme Royal leur envoie un signal clair : continuez ! Ainsi, MM Dassault, Lagardère, Pinault, Bouygues - tous propriétaires ou actionnaires des principaux médias et bien connus pour leur sympathie socialiste - ont-ils délibérément choisi Mme Royal comme adversaire de leur candidat, à savoir Nicolas Sarkozy. Les journalistes mettent en scène, au sens propre, cet affrontement, comme ils avaient mis en scène celui de Jacques Chirac et Lionel Jospin, oubliant de garder une place pour Le Pen. Cette logique est forte, très forte, elle intimide même certains ténors socialistes. C’est cette logique qui a eu raison d’Arnaud Montebourg, pourtant prompt à dénoncer, jusqu’alors, le fonctionnement de la machine médiatique. Pour le moment, les médias facilitent évidemment et outrageusement celle qui aura le privilège d’affronter leur « poulain » au second tour. Mais évidemment, c’est avec la certitude que cette adversaire sera battue par Nicolas Sarkozy. Au pire, se disent-ils, même si elle l’emportait, nous ne perdrions pas beaucoup au change. Ils ont raison ! Mme Royal n’a de cesse de singer les positions du président de l’UMP, sur les 35 heures, la délinquance ou, plus récemment, l’éducation. Or le seul argument des partisans de Mme Royal, en dehors du fait que c’est une femme, ce qui est incontestable, c’est qu’elle peut battre Nicolas Sarkozy car elle est la championne des sondages (quand bien même les sondages se trompent tout le temps lorsqu’ils prétendent donner le résultat d’une élection). Cet « argument » séduit forcément les militants et sympathisants, qui ont de l’affection pour leur parti, sont affligés de voir qu’il a subi deux cruelles défaites et rechignent à accabler leur sympathique premier secrétaire. Mais l’électorat de gauche n’est pas animé par de tels sentiments. D’autant que cet « argument » disparaîtra dès l’éventuelle désignation de Mme Royal. Car on peut en être certain : le lendemain d’une éventuelle désignation par les socialistes, Mme Royal ferait l’objet - de la part de ceux qui l’encensent actuellement - d’une campagne médiatique aussi violemment hostile qu’elle est aujourd’hui outrageusement favorable. La logique économique (celle des milieux d’affaires proches de Nicolas Sarkozy) rejoindrait alors la logique médiatique (on adore brûler les idoles, demandez à Raffarin et Villepin, concurrents de Sarkozy, ce qu’ils en pensent...). Qu’ils ne se bercent pas d’illusions, les socialistes ne pourront pas compter sur les médias pour cette élection. Ne resterait alors, chez Mme Royal, que le discours et la ligne politique. Et là, stupeur ! Avec Mme Royal, quand on n’est pas dans un vide sidéral (en matière internationale par exemple), on s’écarte franchement du projet socialiste (voir par exemple sa dernière proposition phare concernant la suppression de la carte scolaire, quand le projet socialiste propose de mieux l’appliquer...) et on navigue, en matière économique et sociale, quelque part entre M. Blair et M. Raffarin, souvent d’ailleurs plus près de M. Raffarin. Qui peut sérieusement prétendre que les tempêtes qui ont emporté le PS le 21 avril 2002 et le 29 mai 2005 vont être surmontées par une telle ligne politique ? Pour que le PS ne s’égare pas et pour qu’une troisième défaite consécutive ne lui soit pas fatale, il est temps d’appeler les militants au sursaut. Sinon, le peuple de gauche se fera à nouveau voler sa victoire. Car au casino Royal, à tous les coups on perd !


                  • (---.---.235.92) 26 septembre 2006 19:32

                    « La difficulté vient du fait que les médias, loin de jouer leur rôle d’observateurs neutres, jouent de plus en plus le rôle de prescripteurs d’opinion et entendent choisir le candidat socialiste, notamment grâce à cet outil anti-démocratique par excellence que constituent les sondages, mais aussi en surexposant médiatiquement la personnalité qu’ils ont choisie. »

                    « Or le seul argument des partisans de Mme Royal, en dehors du fait que c’est une femme, ce qui est incontestable, c’est qu’elle peut battre Nicolas Sarkozy car elle est la championne des sondages »

                    Il n’y a pas à dire, vieux. Tu l’as cogité bel et bon.

                    C’est criant de vérité.

                    La droite n’aurait pas pu trouver mieux que des sondages favorables a la Royal pour piéger la gauche pour les présidentielles 2007.

                    A la gauche de trouver la parade, et vite. Sinon, GARE A LA CATA.


                  • Solal (---.---.182.140) 30 septembre 2006 09:11

                    Pas joli de dénigrer plutôt que de contre argumenter. Apparemment tu ne sais pas lire Ségolène Royal qui n’a pas dit qu’il fallait abolir la carte scolaire, mais que son aplication réelle aujourd’hui était inégalitaire et qu’un assouplissement devait être permis à tous (et non à ceux qui peuvent se payer fausse adresse) par le choix possible entre 2 voire 3 établissements. Dire qu’une telle question fait problème et mérite ajustements et améliorations, est-ce grave docteur ? Idem avec les 35 heures. Dire ce qui se disait tout haut dans le peuple de gauche c’est sortir de langue de bois et être condamnable ? Il est extraordinaire d’entendre parler de vide d’une ministre qui est issue des mêmes équipes et des mêmes gouvernements que les éléphants. Ce discours de militant sérieux sous entend que la politique est une chose trop sérieuse pour être confiée aux citoyens. Il ne prend pas en compte ce qu’il y a comme besoin de renouvellement et d’espérance dans ce pays. Il y a plusieurs bons candidats au PS et tant mieux. Par contre il se dégage quelqu’un qui prouve actuellement qu’elle est meilleure devant l’ensemble du pays et non dans un scénacle doctrinaire. Faut il bouder ? Faut-il faire des insinuations ? Du chantage à l’unité qu’on refuserait demain ?

                    Croyez vous que Bachelet a trouvé un appareil socialiste chaleureux face à son emergence. Aurait-il été plus heureux pour les chiliens qu’il la fisse échouer.

                    Mais comme disait Aragon - cette fois bien inspiré politiquement - la réalité pour certains est trop impure pour qu’elle vaille la peine d’être changée. Et changer, c’est prendre des risques, c’est surprendre. Il ne me semble pas que DSK que j’aime bien, que Jospin qui pour moi a été un très bon premier ministre de 1997 à 2000, que Lang qui est sympa et souvent judicieux aient eté grandis par leur traitement de ce facteur de changement qu’est Ségolène Royal. Ils se sont face à elle lamentablement retrécis. Voyez vous la moindre dynamique les portant plutôt qu’elle ? Demain veulent-ils concourrir au succès de la gauche - dans la quelle il y a d’autre place que celle de president possible ou bien exister par la nuisance ?


                  • T.B. (---.---.21.162) 6 octobre 2006 03:02

                    Bonjour Ségolène, ça va ? Très classieux l’utilisation de l’imparfait du subjonctif ...


                  • Panama (---.---.198.59) 26 septembre 2006 18:48

                    Allez faire un tour sur www.votez2007.com

                    Tiens, les sondages IFOP et autres sont vérifiés...

                    Arrêtez la parano. Désolé pour le militant socialiste de base, mais ne vaut-il pas mieux donner au candidat socialiste les meilleures chances de gagner en 2007 ?

                    Ca n’est pas ça le but, gagner les élections ?


                    • (---.---.147.185) 26 septembre 2006 19:51

                      et le meilleur c’est Hollande parce qu’il est le bas dans les sondages, les sondeurs nous mentent non ?


                    • (---.---.235.92) 26 septembre 2006 20:16

                      Ca veut dire quoi les sondages sont vérifiés ?

                      Tout le monde n’est pas adepte de la démocratie sous lobotomie, avec des instituts de sondages, quels qu’ils soient, qui font les choix pour les électeurs.

                      Si les gens s’interrogent afin d’y voir un peu plus clair en vue de faire leur choix, qu’y a-t-il de mal a cela ?

                      A moins que le fait de savoir que les électeurs cogitent sur la question ne suffise à décontenancer certains.

                      Parano ou pas, le peuple veut comprendre de quoi il retourne avant de se rendre aux urnes ; c’est son droit le plus absolu.

                      Que la droite ne supporte pas les échanges, ce n’est pas nouveau. Il n’y a qu’à voir la pénurie de candidats a droite pour comprendre que le débat y est interdit. Les élections se font dans un théâtre de coups bas et de dénonciations pernicieuses, en vue de descendre son adversaire (de même bord politique). Et tout ceci se passe systématiquement en dehors du terrain des échanges a caractère démocratique.

                      Et ça prétend donner des leçons de démocratie à l’international.

                      Faudrait-il également interdire le débat à gauche pour plaire à la droite ? Laquelle, soit dit en passant, s’est arrangée avec les sondages patronaux pour designer son challenger au PS ?

                      Pas étonnant que certains veuillent que les socialistes s’alignent sagement sur la tendance des sondages pour permettre a sarko d’écraser la Royal dont l’étoffe n’est faite que de sondages.


                    • T.B. (---.---.21.162) 26 septembre 2006 20:21

                      Panama, tu peux me dire où ils se trouvent tes sondages Ifop sur ta pub 2007 à répétition ? Je ne les ai pas vu !

                      Par ailleurs voilà comment sonr fabriqués les sondages, ifop et autres :

                      Sarkozy dit : il faut se laver les dents avant d’aller au lit ! Etes-vous d’accord avec Sarkozy ? s. Royal dit : adolf hitler il était pas gentil ! Etes-vous d’accord avec Royal ?

                      Résultat : 95 % des français approuvent Sarkozy ... 85 % des français approuvent Royal ... Oulala ça s’annonce serré entre nicolas et ségolène qui seront, assurément, tous deux au second tour.

                      Je caricature pas, je résume.


                    • (---.---.147.185) 26 septembre 2006 20:37

                      et peu importe les canditats de toute maniere ce sera serrre entre eux. les sondage sont important maintenant pour le PS car ils permettent a Royal de contourner les elephants c.a.d. l’appareil du partie,ensuite ; celui ou celle qui passe le 1er tour sera designe/e comme candidat du PS ,vous comprenez, peu importe le candidat ou la candidate c’ est la masse de l’electorat qui seul compte


                    • (---.---.147.185) 26 septembre 2006 20:41

                      quand je parle d’electorat je parle de l’electorat de gauche ici evidemment


                    • T.B. (---.---.21.162) 26 septembre 2006 21:10

                      Je comprends rien à ce que tu racontes et de toutes façons je ne voterai pas pour une menteuse cumularde négrière. Et de toutes façons, je ne suis pas un mouton, n’ai pas besoin d’être representé par des opportunistes carriéristes de droite à gauche. Pour moi, c’est démocratie directe ou rien. J’accepte semi-directe.


                    • boby (---.---.162.39) 27 septembre 2006 05:51

                      tout pareil avec T.B. j’ai des conviction et je m’y tient. Et je ne voterai que pour le candidat qui s’en rapprochent le plus, quel que soit son score dans les sondages. Celui qui vote en fonction des sondages, faut lui retirer sa carte d’electeur. Quant à sarko-royal, overdose total, programme de chiotte, sont pas près d’avoir ma voix, même à 99%.


                    • Jean-Luc-75 (---.---.73.216) 27 septembre 2006 00:24

                      « Neuf mois avant les élections présidentielles »

                      ridicule, les spécialistes de sondages n’arrètent pas de dire depuis 30 ans qu’un sondage ne prévoit pas l’avenir, et donne l’image d’une opinion, valable uniquement le jour de sa parution, ensuite l’opinion change d’avis. de plus un sondeur ne donne jamais un chiffre unique mais une plage et un pourcentage de chanche d’être dans cette plage, ce qui donne tel candidat à entre 49 et 53 % des intentions de vote, mais avec 5% de chanche d’être complètement en dehors de la plage, c’est a dire qu’il peut parfaitement faire 40 % des voix. tout ceci est parfaitement décris dans des livres de vulgarisation sur les probabilitées (voir la fnac).


                      • Rocla (---.---.108.96) 27 septembre 2006 07:16

                        Les sondages d’ il ya quelques années sont d’ âge mûr maintenant , alors que les très vieux sont d’ âges périmés .

                        Rocla


                      • achille (---.---.23.5) 27 septembre 2006 14:13

                        J’ai le sentiment que les sondages dérangent surtout ceux à qui ils sont défavorables. Je ne sais quelles seraient les réactions si DSK ou Fabius étaient en tête des sondages. Pourquoi Ségolène serait-elle moins compétente pour appliquer le programme du PS que DSK ou Fabius ? Si elle peut battre Sarko, et que les autres font courir un risque de défaite il faut à mon sens la soutenir, au lieu de l’enfoncer, comme il est fait systèmatiquement ici.


                        • Luc Derai 27 septembre 2006 15:03

                          Je vous remercie pour vos commentaires, souvent très stimulants. Agoravox n’est pas me semble t il pas le lieu d’un débat entre supporters de tel ou tel. Il existe de nombreux forum pour cela. Je voudrais simplement revenir sur un ou deux aspects. 1/ Tout d’abord, bien entendu que les sondages sortent à des dates liées aux intérêts soit des médias (il faut vendre, on peut le comprendre. on ne peut que regretter cependant que le people faisant recette, l’intérêt bien compris de certains journaux conduise à des excès c.f. la commission des sondages versus libération. La réalité disparait au profit de la vente), soit de personnalités ayant des liens avec les instituts et les médias. Cela a été parfaitement indiqué dans plusieurs messages. Je ne pense pas que nous devions être naïfs sur ce sujet. Genestar l’a payé de sa personne même s’il était question dans ce cas de photos et non de sondages. 2/ Sur les sondages stricto sensu. Il est désormais courant de lire des articles sur l’américanisation de la vie politique française. Demain (voir déjà), des shows à l’américaine seront la panacée. Des comités de soutiens, l’argent aidant. Je ne le crois pas totalement. Pour une raison simple, avec un exemple. La France est un pays politique. Notre nation s’intéresse à la politique, aime débattre. Il suffit de constater les débats sur le projet de traité constitutionnel européen. Les sondages et les médias, les partis de gouvernement n’y ont pas suffit. L’opinion s’est créée dans ces centaines de milliers de débats entre citoyens, sur le net, par la persuasion sur le fond des idées plutôt que par l’endoctrinement. Cela me semble particulièrement important et classe la France à part. La France se veut toujours universelle. Les français ne veulent pas être des suiveurs mais souhaitent décider de leur avenir. Il est de notre devoir d’aller dans ce sens. 3/ J’en viens à mon dernier point. Bien entendu, les sondages dérangent ceux qui ne bénéficient pas d’une cote à la hauteur de leur ambition (j’ajouterais, de leur valeur). Pourtant, et c’était tout le sens de mon article, les sondages se sont toujours trompés car en fixant à un temps T un résultat à T + 200, il délaisse ce qui fera le vote fondée sur « des grandes lignes de force ». Ainsi, le mouvement actuel tend vers la gauche. Le 21 avril perdu en l’absence de « programme socialiste », les victoires de la gauche aux régionales et aux européennes sur des stratégies clairement de gauche (Et maintenant l’Europe social est un slogan parlant. les programmes des régionales étaient très ouvertement, même étonnement « de gauche » dans leurs propositions), le rejet du TCE par une majorité de l’électorat socialiste, le combat contre le CPE etc. Tout cela montre non seulement la volonté de débattre de nos concitoyens mais également un souhait clair d’une gauche de gauche. Ce n’est pas qu’une formule tautologique. C’est assez marquant. La gauche française ne pourra l’emporter qu’en portant des projets de gauche, rassemblant les partis de gauche et suivant cette vague de fond. Il apparaît improbable qu’en recentrant le débat sur des problématiques, disons le clairement, de droite, c’est à dire en acceptant d’aller sur le terrain des idées de l’adversaire, la gauche puisse se rassembler. En ouvrant un espace à gauche, en perdant au centre, la défaite ne devient pas qu’une crainte. Par contre, dans la pure tradition mitterrandienne de rassembler son camps au premier tour pour élargir au second, porté par une dynamique forte, la victoire peut s’envisager. Il ne suffit pas d’être le meilleur dans les sondages et dans la presse pour gagner. Il faut porter un projet de rassemblement et une ligne ancrée dans les préoccupations fondamentales des français. Le candidat investit par les socialistes comme en 81 et en 95 montera automatiquement dans les sondages mais surtout cristallisera des intentions fermes de votes. Là est l’important. Les sondages d’aujourd’hui n’annoncent aucunement les résultats de demain. Nous ne pouvons finalement que nous en féliciter. Bien à vous tous. Et dans l’espoir de continuer à vous lire. Luc DERAI


                        • solal (---.---.12.205) 27 septembre 2006 17:09

                          écoutez (si l’on peut dire). je penchais très nettement pour mme Royal. mais je suis sensible aux arguments développés. et la transformation de madame royal en sarkolène me fait un peu peur. je suis d’accord avec l’idée que la virtualité d’aujourd’hui ne sera pas le résultat de demain. et quand bien même, voter sarkozy ou sarkolène, entre nous... Elle m’ennuie. vraiment. elle pouvait changer les choses. elle ne l’a pas fait. tant pis pour elle, tant pis pour nous. si j’étais socialiste je voterai Fabius. A cause du NON. ce n’est pas un second choix ni une désillusion. c’est simplement que je comprends maintenant mieux que l’on ne s’invente pas président. et que la stratégie de royal est vouée à l’échec.


                        • T.B. (---.---.21.162) 27 septembre 2006 21:27

                          Luc Derai, adjoint au maire du 14ème arrondissement de Paris et conseiller technique au conseil régional d’Ile de France.

                          Votre intervention est loin d’être brillante, mauvais papier qui s’apparente à un essai de « communication politique » totalement indigeste.

                          Votre « contribution citoyenne » a été produite vers 15h00 un jour de semaine, ce qui m’amène à me demander si les élus sont à leur poste de travail, comme il se devrait.

                          Le 14ème arrondissement est administré par son maire + 12 adjoints + une dizaine de conseillers. Soit une vingtaine de personnes pour assurer le bon fonctionnement de plus de 130 000 administrés. Ya donc, pour chaque « administrateur », de quoi faire. J’espère que vous en conviendrez.

                          J’ai visité le site officiel de la Mairie du 14ème. Préalablement je vous ai vu, sur un autre site, interviewer votre maire (lequel en plus d’être maire est inspecteur général de l’industrie et du commerce au Ministère de l’économie et des finances).

                          J’ai visité votre site pour connaître le budget de votre arrondissement. Savoir où va l’argent et le montant exact récolté à travers :
                          - Les impôts locaux et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (taxe à ne pas sous-estimer),
                          - Les impôts ménages (taxe d’habitation et taxe foncière),
                          - Le reversement de la taxe professionnelle.

                          Quel est la part de l’Administration générale dans la répartition des dépenses de fonctionnement ?

                          Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’aucun chiffre n’apparaissait. Il y a tout sur tout sauf le budget ! S’agissement sûrement d’un oubli malencontreux de votre part, je vous demanderai également de bien vouloir nous communiquer les salaires (émoluments, traitements, bref vous voyez ce que je veux dire) du maire, de ses adjoints et de ses conseillers.

                          J’utilise le media AgoraVox pour étancher ma soif de connaissance et puis, comme ça, tout le monde pourra profiter de votre réponse que j’attends, vous vous en doutez, avec impatience. Attention, ne vous défaussez pas !

                          Contribuablement : T.B.


                        • Luc Derai 28 septembre 2006 17:52

                          Cher Monsieur TB, effectivement le courage de répondre à un anonyme... J’avoue que l’envie n’est pas tellement présente. mais jouons le jeu. j’aurais espéré mieux de vous, un administrable. pour votre information d’administré, un adjoint au maire gagne 1000€ environ par mois, un conseiller municipale 0€. Vous conviendrez que l’enrichissement est bien la cause de l’engagement. pour votre information d’administré, sachez que les mairies d’arrondissement n’ont pas la personnalité morale et donc ne dispose pas d’un budget de pleine exécution et donc de ressources propres. je vous conseille donc d’aller sur le site de la mairie de paris pour vous renseigner. pour votre information d’administrés, les élus réalisent des permanences. je vous y attends et aurait le plaisir d’échanger avec vous, anonymement bien entendu. Pour le reste je vous laisse seul juge. Et, puis, avec mes excuses, je retourne travailler. bien à vous,


                        • henri (---.---.9.30) 27 septembre 2006 18:27

                          A l’auteur de l’article et à ses lecteurs : une question tourne en boucle dans mes neurones depuis quelques semaines. Je l’ai posée à divers instituts de sondages qui ne m’ont pas toujours répondu. Comment expliquer qu’il n’y ait pas de sondages sur les intentions de vote des militants socialistes qui vont élire à la mi-novembre leur candidat à la candidature ? Je dis bien : des militants (et non des sympathisants socialistes dont les intentions de vote apparaissent régulièrement dans les sondages). Est-ce une expertise techniquement impossible ? Comment cela s’explique-t-il ? Si vous avez une information fiable sur ce sujet, je vous remercie par avnce de la faire connaître. Cordialement...


                          • T.B. (---.---.21.162) 29 septembre 2006 19:55

                            Luc DERAI : DEA de science politique et DESS de communication politique.

                            Ben là, en matière de communication ça brille pas ... A mon avis, ils ont également inventé, en plus des emplois, les diplômes fictifs. smiley

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